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  • il y a 3 minutes
Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République, député des Alpes-Maritimes et maire de Nice, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Et sur Europe 1, c'est Éric Ciotti. Bonjour à vous, bienvenue, président de l'UDR et maire de Nice.
00:04Pour vous, la République a vacillé le week-end dernier, Éric Ciotti.
00:08Est-ce que les mesures annoncées par le Premier ministre Sébastien Lecornu,
00:11qui sont les grands moyens, dispositifs policiers renforcés,
00:15militaires de la force sentinelle déployés, hélicoptères dans le ciel pour patrouiller,
00:18est-ce que ça peut permettre de ramener le calme samedi ? Est-ce qu'il n'est pas déjà
00:22trop tard ?
00:22En tout cas, je l'espère, nous verrons bien.
00:25Ce qui est sûr, et c'est la première remarque,
00:27c'est que les mesures qui avaient été prises samedi dernier
00:31n'étaient pas proportionnées, n'étaient pas adaptées,
00:34n'étaient pas à la hauteur de la violence que l'on a connue
00:38et de l'ampleur des manifestations.
00:42Naturellement, par manque d'anticipation,
00:44mais aussi par des décisions contradictoires.
00:47Ce que nous avons payé, quelque part, c'est le en même temps macroniste.
00:52J'ai échangé avec beaucoup de policiers, avec beaucoup de préfets.
00:56Ils ont tous été déstabilisés par la prise de parole du président de la République
01:01qui leur a en gros donné des consignes relayées par M. Nunes,
01:05qui en gros n'existe pas dans le dispositif,
01:07qui n'est que le porte-parole de M. Macron,
01:10pour dire, attention, il ne faut pas de vague.
01:15L'empathie face à des casseurs, c'est la consigne qu'avait donnée
01:20le président de la République.
01:22Donc, il y a eu moins de force.
01:24Ça a joué, vous pensez ?
01:25Ça a désarmé moralement les forces de l'ordre ?
01:27Il y a eu moins de forces, moins de moyens.
01:29Et puis, on a une gestion de l'ordre public
01:32qui était totalement incohérente, totalement incohérente.
01:34Il y avait, samedi dernier,
01:37il y avait, on dispose aujourd'hui,
01:40de 170 forces mobiles,
01:43CRS ou escadrons de gendarmerie.
01:46Il y en a eu à peine 70 qui ont été mobilisés.
01:51Donc, on était à moins de la moitié des effectifs possibles.
01:55Je prends un exemple à Nice, dans ma ville.
01:57On nous a enlevé une compagnie républicaine de sécurité, la CRS,
02:02un quart d'heure avant le début de la manifestation
02:05pour la rapatrier en urgence à Marseille
02:07des organisations totales,
02:09alors qu'il y avait une CRS au repos
02:12à Saint-Laurent-du-Var, dans le département des Alpes-Maritimes.
02:15J'ai moi-même appelé pour dire,
02:17mais activez cette CRS.
02:19Alors, on en a fait venir une autre,
02:21mais ça veut dire que c'est de la désorganisation,
02:24c'est de l'amateurisme.
02:25Les policiers ont manqué de moyens,
02:27ont marqué de grenades, des encerclements,
02:30ont marqué de lacrymogènes.
02:31Il fallait qu'ils aillent en urgence,
02:33chercher des munitions qui faisaient défaut,
02:36parce que, comme il y avait peu de policiers,
02:38ils ont utilisé pour sortir de nasses
02:43qui les entouraient avec des casseurs ultra-violents.
02:46Donc, il y a un problème de compétence,
02:49il y a un problème de gestion du maintien de l'ordre
02:52que l'on doit aujourd'hui dénoncer,
02:53j'espère.
02:54Donc, c'est le ministre de l'Intérieur
02:55que vous pointez du doigt, Laurent Nunez ?
02:57Il aurait dû démissionner ?
02:58C'est lui qui est dans cette organique grave,
03:00même si, dans l'état macroniste,
03:02tout vient d'en haut, tout vient de M. Macron,
03:04et la désorganisation vient toujours de M. Macron.
03:07Bien sûr.
03:08Est-ce qu'il y a une différence pour vous ?

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