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  • il y a 13 minutes
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Si vous souhaitez réagir, 0, 1, 80, 20, 39, 21, on écoute Mathieu Vallet, député européen du Rassemblement National,
00:06qui revient sur cette insécurité en France, ces nuits d'émeute,
00:11et sur les solutions qu'il souhaite apporter en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle.
00:16Avec Marine Le Pen et le gendarme Bardella, ce sera très clair,
00:18on va juste, et le devin, le remettre de l'ordre dans la rue, mais juste remettre de l'ordre.
00:22Et je rappelle que la CRS 8 qui a été engagée, elle a encore été tardivement.
00:25Dès qu'on voit qu'on a une situation explosive, dès l'accident passé,
00:28on voyait qu'immédiatement les policiers ont été encerclés, filmés, provoqués,
00:32harcelés par une centaine de personnes, qu'on voit aussi de manière illustre sur les réseaux sociaux.
00:37Il faut enclencher tout de suite, face à la guerre qui est menée par la voyoule dans la rue,
00:41une armada sécuritaire, les blindés de la gendarmerie, l'hélicoptère de la gendarmerie qui a été engagée,
00:45et des CRS qui sont les unités de projection rapide, notamment la 8,
00:49qui est formée, spécialisée et adaptée à ce genre de violence et d'exaction qui pourrit le quotidien des gens.
00:53Et je vous propose également d'écouter David de Bonneau, secrétaire région Unité Centre Val-de-Loire.
00:59C'est l'angoisse pour la famille Police.
01:00On sort d'une soirée d'émeute et une partie de la nuit.
01:05Alors vous doutez bien qu'aujourd'hui, le résultat ce matin, il est totalement triste,
01:09parce qu'effectivement, on a neuf collègues qui sont blessés.
01:14Donc ça, c'est des collègues qui, malheureusement, ça se trouve, ne pourront pas reprendre leur travail ce soir.
01:17Donc ça, c'est très dommageable et très regrettable.
01:21J'imagine que pour certains de mes collègues qui ont passé la nuit aux urgences, c'est le traumatisme,
01:27c'est l'angoisse vis-à-vis de leur propre famille.
01:32Et puis sachant qu'en plus, notre collègue mis en cause est encore en garde à vue.
01:37Donc j'imagine l'émoi auprès de sa famille, ses collègues, beaucoup d'incompréhension autour de tout cela.
01:45Quand il arrive des événements comme ça, c'est toujours traumatique pour la famille police et pour un commissariat de
01:51police.
01:51Éric Revelle et Georges Fenech sont avec nous.
01:54Georges Fenech, c'est l'histoire sans fin.
01:57C'est-à-dire qu'en France aujourd'hui, une intervention de police qui se passe dans des conditions extrêmement
02:05difficiles
02:06et qui inclut un accident routier avec un individu qui a refusé d'obtempérer, visiblement,
02:13en train de commettre un rodéo urbain, ça provoque des émeutes.
02:18Mon cher Adrien, si vous permettez, vous n'étiez pas né quand ça a commencé.
02:22Je calculais, ça fait exactement 47 ans que ce jeu, entre guillemets, a commencé.
02:27Ça s'est passé au Minguette, à Vénissieux.
02:30J'y étais déjà, jeune auditeur de justice.
02:32On a vu apparaître les rodéos, les caillessages.
02:35À l'époque, il n'y avait pas de mortier.
02:36Maintenant, il y a des mortiers.
02:37C'est encore plus grave.
02:38Donc, ça fait 47 ans précisément que gauche-droite confondue,
02:42on a laissé filer une situation qui est aujourd'hui, qui déborde de tous les côtés.
02:46Ça, c'est le premier point.
02:47On a fait des politiques de la ville.
02:49On a mis des milliards et des milliards et des milliards.
02:52On a essayé de réformer, mais à la marge.
02:55Notamment en 2021, la délinquance sur les mineurs, il faut tout remettre sur le plancher.
02:59Parce que quand j'entends Mathieu Vallée dire
03:01« Ah, mais quand il y aura une manifestation, on va arriver avec les blindés, les hélicos, etc. »
03:04Et alors ?
03:05Et le lendemain, s'ils sont relâchés, ça va changer.
03:07Quoi ?
03:07Parce qu'au fond, c'est le sentiment d'impunité qui nourrit cette violence chez les jeunes.
03:12Et la justice est totalement défaillante.
03:14J'entendais Yves tout à l'heure à votre micro.
03:17Il disait quoi ?
03:18Il disait l'armée.
03:18Il a raison.
03:19L'armée, pour les jeunes les plus durs, c'est ça qu'il faudra faire un jour.
03:24C'est-à-dire les placer par ordonnance d'un juge dans un centre militaire,
03:27où on leur réapprend ne serait-ce qu'à dire bonjour, à se lever le matin, à vivre tout simplement.
03:32Ce sont des institutions que j'ai rencontrées aux États-Unis, qui existent ailleurs et qui marchent très bien.
03:37Donc il faut tout revoir et faire en sorte que la justice vraiment soit présente.
03:41Les centres éducatifs fermés, il y en a une cinquantaine.
03:44Des petites structures de 8 ou 10 jeunes, il faudrait multiplier par 10.
03:47Il faudrait augmenter considérablement, faire en sorte que le jeune, quand il attaque un policier, il sait où il va
03:55finir.
03:55Aujourd'hui, ils vont être relâchés.
03:57Qui est en garde à vue ? Un policier.
03:59On a voté une loi récemment sur la présomption d'usage légitime des armes.
04:03Vous avez vu le syndicat de la magistrature, avec LFI, faire une conférence de presse pour appeler à manifester contre
04:08cette loi scélérate parce qu'elle protège le policier.
04:11Et bien ce matin, on a un policier en garde à vue.
04:13Et ça continuera comme ça tant qu'il n'y aura pas une rupture totale sur la délinquance des mineurs.
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