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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Il est 22h, vous êtes dans BFM, grand soir, je vais laisser l'assistant plateau, allez, vous pouvez vous relever
00:05et partir.
00:06C'était très discret. Merci beaucoup en tout cas pour votre boulot.
00:11C'est le sujet qui cristallise le débat politique en ce moment et pénalise chaque Français, la hausse des prix
00:17de l'essence.
00:18La situation est très inquiétante. C'est aussi le sujet qui est à la une de la tribune dimanche.
00:24J'en profite pour en parler puisque Bruno Jeudy est avec nous sur ce plateau.
00:27On va la voir dans la tempête, le couple exécutif, notamment donc en raison des prix des carburants.
00:34Le gouvernement, justement, qui réfléchit à de nouvelles aides avec potentiellement des annonces dès la semaine prochaine.
00:39On va en parler ensemble. Mais d'abord, allons dans une station service à ici, les Moulineaux, pour faire évidemment
00:46un point de...
00:47Ah non, à Paris, dans Paris, avec Clémence Renard pour faire un point de situation.
00:51Clémence, sur les prix, ça donne quoi derrière vous ?
00:56Regardez, on est au-dessus ici de la moyenne nationale pour le gasoil.
00:592,61 euros, 2,34 euros par exemple pour le 100.95.
01:03On va même quasiment 2,70 euros pour le suprême.
01:07Ça pique les yeux, nous disent les automobilistes avec lesquels on a pu échanger tout le long de cet après
01:11-midi et de cette soirée.
01:14Et forcément, surtout quand ils voient les chiffres défiler au fur et à mesure que le carburant coule et que
01:19le plein se fait.
01:21Voilà ce que nous disent les automobilistes. Pour ce qui est de leur état d'esprit, la plupart d'entre
01:24eux se disent résignés.
01:26Alors il y a deux cas de figure. Ceux qui s'inquiètent de l'avenir, notamment, ils s'inquiètent de
01:31voir les 3 euros arriver, 3 euros le litre d'ici quelques semaines.
01:34D'autres, en revanche, pour le moment, préfèrent rester optimistes et espèrent peut-être une baisse des prix à la
01:40pompe dans les prochaines semaines.
01:42Je vous propose d'écouter quelques réactions d'automobilistes rencontrées un petit peu plus tôt avec Pierre-Louis Crétin.
01:48La voiture, peut-être qu'en fin de mois, finalement, on va la laisser au garage et puis on va
01:53aller travailler à pied.
01:54Ça fait très mal et du coup, je mets un peu moins. D'habitude, je fais des pleins, mais là,
01:59je ne fais pas le plein.
02:00Un plein entier à 80, voire 90 euros, ça fait un peu beaucoup.
02:03Ça pique, ça pique, mais bon, a priori, on espère que ça va repasser bientôt.
02:07Je prends ce dont j'ai besoin, en fait, en me disant, tiens, je vais suivre le cours de l
02:12'augmentation du prix d'essence et puis, en fonction de mes besoins, je mets de l'essence dedans.
02:17Sinon, quand je peux, je prends le métro aussi, dans Paris.
02:21Voilà, des automobilistes qui se réorganisent en fonction des prix.
02:26Certains nous disent songer à abandonner la voiture, notamment pour aller au travail à pied, peut-être, quand c'est
02:32possible,
02:32ou bien avec les transports en commun.
02:34Et d'autres essayent de limiter les sorties en voiture, notamment le week-end.
02:39Merci beaucoup, Clémence Renard, avec Pierre-Louis Crétin, donc en direct d'une station-service de Paris.
02:46Thierry Brault, on est d'accord qu'il n'y a aucune raison, sans prendre en considération les mesures potentielles,
02:52on parlera évidemment des réponses potentielles, mais il n'y a aucune raison, là, à ce stade, que les prix
02:56baissent dans les prochains jours.
02:58C'est même l'inverse qui se profile.
02:59Et oui, malheureusement, vous avez deux guerres, la guerre en Iran qui continue et la guerre en Ukraine.
03:05Et ces deux guerres ont des impacts, l'une sur les volumes de brutes qui ne transitent plus via le
03:11détroit d'Hormuz,
03:12et le fait que depuis quelques jours, en plus, l'Arabie Saoudite a été attaquée.
03:16Et de l'autre côté, une guerre en Russie, en Ukraine, et les Ukrainiens qui attaquent les raffineries russes,
03:22pour essayer de désorganiser l'appareil russe en attaquant la production de diesel,
03:29et en faisant qu'aujourd'hui, il manque du diesel en Russie.
03:32Vous avez ces longues queues dans les stations-service russes,
03:35et surtout le fait que la Russie, qui était un grand exportateur de diesel, n'exporte plus de diesel.
03:40Et donc, effectivement, nous sommes aujourd'hui avec des prix qui ne peuvent que monter tant que ces deux guerres
03:45durent.
03:46Mais donc, que monter ? Dans quelle mesure ? Et à partir de quand ?
03:50Je pense qu'il faut essayer d'être le plus concret possible.
03:52Si ça devait monter à nouveau, ce serait pour quelles raisons précises ? Et dans quelles mesures ?
03:57Eh bien, parce que tous les jours qui passent, l'offre est contrainte.
04:01Si vous regardez ce qui se passe aujourd'hui en Iran, vous avez donc l'Arabie Saoudite qui ne peut
04:06plus exporter.
04:07Et donc, si on regarde, c'est à peu près 14 millions de barils par jour qui sont coincés.
04:1114 millions de barils par jour, c'est 14% de la demande mondiale.
04:15Donc, ça veut dire que chaque jour qui passe, il faut essayer de faire baisser la demande.
04:19Si vous regardez la demande en France, elle n'a baissé que de 6%.
04:23C'est ce qui a été montré dans votre reportage.
04:25Donc, il faut qu'elle baisse encore plus.
04:27Et pour qu'elle baisse encore plus, la destruction de la demande, ça va se faire avec des prix malheureusement
04:31plus élevés.
04:32Alors, jusqu'à présent, on avait trouvé des solutions.
04:34On avait utilisé les stocks, on avait utilisé les stocks stratégiques.
04:37La Chine avait moins consommé.
04:39Mais on arrive au bout de ce système-là.
04:41Et donc, effectivement, on voit les prix qui continuent malheureusement à augmenter jour après jour.
04:46Mico, bonsoir.
04:474 euros le litre de gazole, c'est envisageable ?
04:504 euros, non.
04:51On n'est pas du tout à ça.
04:53Et puis, en plus de ça, si effectivement, on était uniquement sur des logiques de contraction de la capacité d
05:00'offre,
05:00on ne serait pas quand même à 4 euros le litre en France sur du diesel.
05:03Donc, 3 euros, c'est un marqueur symbolique qui est déjà suffisamment fort.
05:07J'avais dit au début du mois qu'on arriverait dans certaines stations structurellement chères.
05:11Donc, vraiment, un type bien précis de station.
05:13Paris-Intramuros, Montagne, Autoroute, à du 3 euros le litre sur des carburants premium.
05:18Et ça, ça ferait un effet psychologique.
05:20C'est arrivé cette semaine.
05:21Et on l'a vu.
05:21Tous les médias en ont parlé.
05:22Parce qu'effectivement, ça parle.
05:24Et 4 euros, il ne faut pas exagérer.
05:25Est-ce qu'il y a d'autres raisons, au-delà des conflits internationaux dont on parle beaucoup, évidemment, ces
05:30derniers temps,
05:31d'autres raisons, d'autres facteurs qui pourraient faire que le prix de l'essence continue à monter dans les
05:36jours qui viennent ?
05:37Alors, il y a l'effet de la spéculation, évidemment.
05:39Il y a l'effet de l'augmentation de la marge des raffineurs.
05:42Je pense que ça, quand on en parlait début juillet, c'était un petit peu obscur.
05:45Là, tout le monde a très bien compris de quoi il s'agit et pourquoi surtout ça se fait.
05:47Et donc, pourquoi vous avez sur la partie raffinage et sur la partie trading une capacité d'action que vous
05:53n'avez pas forcément sur la partie de distribution ?
05:55Mais l'autre élément qui va revenir en ligne de compte, c'est effectivement la capacité ensuite à trouver des
06:00substituts.
06:01Soit de la destruction de la demande par la sobriété subie, parce que donc trop cher, on ne peut pas
06:06utiliser.
06:07Soit parce qu'on trouve d'autres mécanismes pour accéder à de l'énergie un petit peu moins chère.
06:12Et là, effectivement, il y a des mécanismes réglementaires auxquels on peut penser.
06:15sur de l'huile de friture, sur du GPL, d'autres éléments comme ça, qui ne sont pas aujourd'hui
06:20majoritaires.
06:21Attention, bien loin de là, mais de fait, qui peuvent peut-être faire l'objet de la politique publique.
06:25Et juste en un mot, rapidement, s'il vous plaît, mais je lisais dans les colonnes du Parisien qu'il
06:28y a un règlement européen sur le méthane
06:31qui sera instauré à partir de début janvier, qui pourrait avoir, je reprends les mots du Parisien,
06:36qui pourrait être un choc dévastateur sur les prix de l'essence.
06:39Donc ça, viendrait s'ajouter au reste.
06:42Ça viendrait s'ajouter au reste, on pourrait penser aussi...
06:44Et c'est 4% de plus sur le prix de l'essence ?
06:46Alors, ce sont des scénarios maximalistes, attention, donc restons quand même...
06:51Oui, mais quand je lisais ça, je me suis dit, ok, donc il y a ça aussi qui va venir
06:55s'ajouter à la...
06:55Absolument, et la logique ici, c'est une logique qui n'est pas juste environnementale.
06:59C'est une logique qui est liée aussi à la pollution dans les villes.
07:01C'est une logique qui, en fait, dépasse la question du prix du carburant lui-même.
07:05Donc, aujourd'hui, cette question du méthane, d'un point de vue climatique, pour donner un ordre de grandeur ici,
07:11si vous mettez une tonne de méthane dans l'atmosphère, c'est un pouvoir réchauffant 28 fois supérieur à une
07:16tonne de CO2.
07:17Donc, on comprend très bien pourquoi il y a ces logiques de pricing, donc de valorisation du méthane.
07:22Mais encore une fois, attention au scénario maximaliste qui sort partout.
07:25L'information importante aussi, aujourd'hui, c'est que le gouvernement prépare de nouvelles mesures,
07:31parce que le statu quo n'est pas possible, avec des réunions qui vont se succéder la semaine prochaine.
07:35Que peut faire le couple exécutif dans la tempête, comme le dit la tribune, dimanche, demain ?
07:41Olivier Babot, c'est quoi la recette magique ?
07:43Malheureusement, ça n'aura échappé à personne que nous sommes dans un contexte très particulier,
07:46qui est celui de cette discussion du pré-budget, où on commence à voir les premières mesures qui sortent.
07:52Et surtout, la contrainte générale, qui est une contrainte extrêmement serrée cette année,
07:57avec une nécessité peut-être symbolique, mais nécessité quand même d'approcher les 5%,
08:01peut-être d'être en dessous des 5% de déficit, avec une volonté de faire flèche de tout bois,
08:06mais avec donc extrêmement peu de marge de manœuvre.
08:09Et comme disait Jacques Chirac, les ennuis volent en escadrille.
08:11Il y a au moins trois effets récessifs dont on se fait en train de se passer du côté de
08:14l'énergie.
08:15Le premier, c'est qu'évidemment, on consomme un peu moins.
08:17Le deuxième, c'est que certaines personnes vont travailler un peu moins.
08:20Et puis le troisième, c'est que pour ceux qui travaillent, ça comprime les marges.
08:23C'est-à-dire qu'on perd, du point de vue de l'économie, sur tous les tableaux.
08:27Et perdre sur tous les tableaux, ça veut dire que demain, dans la prévision du budget 2027,
08:31ça rajoute encore un poids au pied du gouvernement,
08:33puisque ça veut dire qu'on aura probablement encore moins de recettes.
08:37Décidément, on n'a que des mauvaises nouvelles.
08:39Et en effet, aucune raison d'espérer...
08:41On adorerait espérer un automne qui soit plus clément du côté des hydrocarines.
08:44Et du coup, qu'est-ce que peut faire l'exécutif, Bruno Jeudy ?
08:46Qu'est-ce qui est dans les tuyaux, si je puis dire ?
08:48Alors, il y a deux choses à deux niveaux.
08:50D'abord, il y a pour les automobilistes, les aides directes qui existent pour les gros rouleurs.
08:54Ils ont décidé de les prolonger déjà jusqu'au 31 décembre.
08:58On peut s'attendre peut-être à ce qu'ils élargissent ces aides.
09:01On va voir dans quelle proportion, sans doute, que ces décisions seront prises début de semaine,
09:06avant la probable prise de parole du président de la République, jeudi soir, à la télévision.
09:11La deuxième chose, c'est au niveau international.
09:14Emmanuel Macron qui parle à New York pour l'Assemblée Générale de l'ONU.
09:19Les discussions qu'il y a aussi avec les autres membres du G7.
09:23C'est d'abord, j'allais dire, la France et d'autres vont peser pour ce qu'il y ait
09:27une espèce de deal
09:31entre deux pays autour de l'Etat d'Ormus, Oman et l'Iran,
09:35pour essayer de voir si ce deal un peu discret pourrait permettre de faire baisser,
09:41j'allais dire, le prix du litre d'essence pour tous les automobilistes.
09:46On dit entre 20 et 30 centimes.
09:48Ça avait été un peu le cas au printemps lorsqu'ils avaient réussi par deux méthodes.
09:53Cette méthode-là et puis d'autres méthodes qui sont de relâcher des stocks stratégiques,
09:57ce qui pourrait se décider s'il y avait un G7 Énergie.
10:00Et là, les grands pays pourraient coordonner leur action et peut-être espérer faire baisser.
10:04Mais tout ça reste quand même hypothétique.
10:06Donc le gouvernement va essayer, le président et le gouvernement vont essayer d'agir à ces deux niveaux-là.
10:10D'abord directement au président automobiliste et puis ensuite au niveau plus international et diplomatique.
10:14Mais auprès des automobilistes, en maintenant ce qui est déjà en place
10:19et en le prolongeant ou en le faisant monter en puissance ?
10:22Mais pas plus parce que David Amiel, dans l'interview qu'il accorde à la tribune dimanche,
10:25dit une nouvelle fois qu'il maintient que la baisse de la TVA comme le réclame le Rassemblement national
10:31coûterait, selon lui, je reprends ces mots, l'équivalent du budget du ministère de la Justice.
10:36La France n'a pas les moyens de ça.
10:38Évidemment, les uns et les autres, vous parliez du Rassemblement national justement,
10:41les uns et les autres ont continué aujourd'hui de vanter leur solution.
10:45Écoutez quelques réactions de responsables politiques.
10:49Il faut tripler le chèque énergie.
10:52Le chèque énergie aujourd'hui est de 150 euros par an.
10:54Il faut le monter à 500 euros et il faut l'étendre aux classes moyennes.
10:58La France est une anomalie en Europe puisqu'elle va bientôt devenir le seul pays européen
11:03qui refuse de baisser les taxes sur les carburants.
11:06Ça nous amène à un prix des carburants à 3 euros le litre.
11:09Je pense que c'est l'économie française qui va être à l'arrêt.
11:11Total se fait des marges énormes, 11 milliards d'euros de bénéfices
11:16rien que sur le premier semestre de 2026, sur le dos de la guerre, des guerres.
11:22Et c'est pour ça que nous demandons au gouvernement d'agir auprès de Total
11:24pour pouvoir récupérer une part de ses bénéfices, d'imposer à Total, de renier sur ses marges.
11:30Voilà pour certaines des solutions proposées par les candidats à la présidentielle et pas que.
11:35Yves Carin, on a aussi une question qui nous est parvenue d'un téléspectateur, Bernard.
11:39Il dit qu'en 1990, le gouvernement Rocard a temporairement plafonné les prix des carburants.
11:44Les cours internationaux continuaient d'être répercutés, mais les marges étaient encadrées.
11:48Le dispositif visait donc surtout à éviter les hausses spéculatives sans subvention massive de l'État.
11:55Est-ce que vous, selon vous, il y a une solution à privilégier, notamment le blocage des prix ?
12:00Nous, ce qu'on demande à Mobilité Club France, anciennement d'Ouil Club Association,
12:04on a changé de nom, c'est la baisse des taxes.
12:06Ça fait des dizaines d'années qu'on le demande, en dehors de toute sensibilité politique, parce qu'on est
12:10apolitique.
12:11Maintenant, les taxes, après, on répartit mes 50% de taxes TVA sur un produit aussi essentiel que le carburant.
12:21C'est vrai que c'est unique en Europe.
12:23En Allemagne, ils les baissent d'ailleurs.
12:25Alors, vous allez me dire, ils ont une marge de manœuvre différente avec le budget, etc.
12:28Ils sont moins endettés.
12:30Mais vous ne croyez pas que l'argent qu'on ne va pas mettre dans le réservoir, il va rester
12:33dans l'économie française ?
12:34Qu'on va aller plus au restaurant ?
12:35Alors, bien sûr, ce ne sera pas 50% de taxes, mais ça va rester en France.
12:39Il y a un véhicule à 120% d'endettement et puis un autre qui est, je parle sous le
12:42contrôle du billet labo, 60-70.
12:46C'est vrai qu'on n'a pas fait les réformes structurelles qu'on aurait pu faire.
12:49Maintenant, les solutions, et ça a été dit tout à l'heure, on sait mettre autre chose que du pétrole
12:54dans un moteur thermique.
12:55Et ce, depuis très longtemps.
12:57Alors, plutôt que de tout miser sur l'électrique, il y a 10 ans, il n'y avait pas une
13:00borne électrique en France.
13:02Si dans 10 ans, on s'y met, vraiment, on aura des biocarburants, le HVO 100 pour les camions comme
13:09pour les voitures,
13:10l'huile végétale, tout ce qui est à base de biomasse.
13:13On mettra autre chose dans un moteur que du pétrole.
13:15En tout cas, pour les voitures, pour les camions et les bateaux, ce sera plus compliqué.
13:19Mais au moins pour les voitures, on sait faire.
13:21Aujourd'hui, je roule au super éthanol.
13:23D'abord, ils sont très contents, les agriculteurs, ça fait un revenu supplémentaire.
13:26Et moi, je paie le litre, moins d'un euro.
13:27Donc, on les a, les solutions.
13:28Et pourquoi tout le monde ne le fait pas, là ?
13:30Alors, toutes les voitures à essence ne pourraient pas rouler au super éthanol en France, en tout cas produits en
13:34France.
13:34Donc, ce n'est pas une solution à très court terme ?
13:37Non, mais rien ne remplacera le pétrole.
13:38Il n'y a pas une énergie qui va remplacer le pétrole, ni l'électricité, ni rien.
13:42Il y aura une multi-énergie, enfin, il y aura des énergies différentes.
13:45Ce sera du HVO, ce sera du super éthanol, ce sera de l'électricité, de l'hydrogène, des piles à
13:50combustible, ce que vous voulez.
13:52Donc, allons-y et n'attendons pas.
13:54En fait, ces biocarburants et cette fabrication de biocarburants de synthèse, plutôt qu'elles soient contraintes, il faut la choisir.
14:01Alors, allons-y et ne misons pas tout sur l'électrique, c'est une erreur fondamentale.
14:05Mico, et après je viens vers vous, Olivier Babaud.
14:06Oui, alors, pour une fois que je peux sortir ma carte de spécialiste de l'hydrogène, merci de l'avoir
14:10cité avant moi,
14:11c'est vraiment un élément qui va être important ici, cette notion de multi-énergie, tous ces paniers.
14:16Parce que, de fait, quand on a un débat qui se focalise uniquement entre essence diesel d'un côté et
14:20électricité de l'autre, en direct,
14:22on a ici une erreur dans le débat, parce qu'effectivement, les capacités et la vitesse de transition à l
14:29'échelle vers, par exemple, du tout électrique,
14:31ça prend effectivement un temps qui ne répond pas, là, tout de suite, à nos enjeux qu'on craint.
14:36Alors que, pour autant, on va retrouver effectivement certains de ces carburants qui, moyennant un module,
14:41moyennant une petite modification dans un garage, etc., peuvent être en réalité faits, ça peut être du rétrofit et autres,
14:47ça peut être faits rapidement.
14:49Et si c'est aidé, parce que ça a déjà été aidé par notamment les régions, ça peut être faits
14:53à l'échelle.
14:54On voit que plusieurs pays à l'échelle européenne prennent des mesures, et c'est ça aussi qui interpelle, je
14:59pense, les Français.
14:59En Pologne, en Hongrie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Italie, alors avec à chaque fois des baisses différentes.
15:06On les voit, certains jouent sur la TVA, baissent des impôts sur les carburants en ce qui concerne l'Italie.
15:13Thierry Brault, j'ai une question à un téléspectateur à ce sujet qui parle des prix en Espagne.
15:18Il dit 1,76€ le prix du sansplomb 95, voici le prix des carburants en Espagne à Barcelone au début
15:24de la semaine.
15:24Ils y arrivent. Alors pourquoi pas nous ? Ras-le-bol d'être pris pour des planches à billets, nous
15:29n'en pouvons plus.
15:30Et pourquoi aider seulement les gros rouleurs ? Les autres n'ont pas le droit de se déplacer.
15:35Mais oui, mais je suis d'accord, il faut baisser la TVA.
15:37Mais le problème, c'est quand on veut baisser cette TVA, la grande question, c'est qu'est-ce qu
15:41'on coupe ailleurs ?
15:41Et en fait, Emmanuel Macron a fait cette réunion vendredi de pédagogie,
15:46mais il a oublié de savoir comment on faisait avec les plus et les moins.
15:49C'est-à-dire, oui, il faut aider les gens, oui, 3€, ça va devenir un gros problème,
15:54mais le budget de l'État tel qu'il est ne le permet pas.
15:57Et donc pour vous, là, la solution la plus viable, finalement, le bon compromis, ce serait quoi ?
16:01C'est ce qu'on fait aujourd'hui ? Des aides ciblées un peu plus importantes ?
16:04Mais je pense qu'on aurait dû réfléchir à ces questions depuis 6 mois.
16:07On a, au 1er janvier 2026, augmenté les certificats d'économie d'énergie,
16:11sans passer d'ailleurs par le mot. On les a augmentés de 10 centimes.
16:14Est-ce quelque chose d'absolument essentiel ? Est-ce qu'on pouvait revenir sur ça ?
16:19On a des dépenses qui sont peut-être inutiles, qu'on pourrait aussi couper.
16:23C'est ce genre de choses qu'il faut répondre.
16:24Mais si on fait juste que baisser le prix à la pompe,
16:28il sera payé par les générations futures, comme la dette d'aujourd'hui.
16:32Est-ce que Total est la solution ?
16:34Malheureusement, on n'a pas le temps d'en parler là, maintenant,
16:36mais on en parlera tout à l'heure avec vous, notamment Olivier Babot.
16:39On aura beaucoup plus de temps.
16:40Il y a évidemment plein de choses à dire sur ces prix de l'essence
16:43et ces solutions attendues la semaine prochaine de la part du couple exécutif.
16:48On continue à parler de ce qui fait grimper ces prix énergétiques précisément,
16:54notamment la guerre en Ukraine, la menace russe plus élevée,
16:57la réunion d'hier autour d'Emmanuel Macron
16:59et ses conséquences dans la classe politique française.
17:02A tout de suite.
17:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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