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00:00Le prix du gazole franchit un nouveau record aujourd'hui, 2,40 euros le litre.
00:04Il frôle même les 3 euros à la pompe à Mougins par exemple et d'autres villes de France.
00:09Le gouvernement qui promet qu'il continuera ses aides après le 30 septembre.
00:13Réunion à l'Elysée ce vendredi en présence des chefs de parti et des candidats à la présidentielle.
00:18On va d'abord faire le point avec Julien Migaud-Muller.
00:21Que faut-il retenir des annonces, des déclarations d'Emmanuel Macron cet après-midi ?
00:25Eh bien le chef de l'État a eu le mérite d'être cash, très cash cet après-midi.
00:30Et il l'a dit clairement, la situation est grave.
00:32La situation est dure pour beaucoup de familles françaises et pour aussi beaucoup de professions.
00:38Et donc le gouvernement, moi-même avons à cœur d'accompagner nos compatriotes dans cette période que je sais si
00:44dure.
00:44Elle impose que nous soyons pleinement mobilisés.
00:46Donc évidemment tous les efforts qu'on fait, on ira au bout.
00:49J'entends beaucoup de gens qui nous disent faites ceci, faites cela, bloquez les prix, dépensez plus.
00:54Il faut juste être cohérent et honnête avec les Français.
00:57Moi je veux être honnête avec eux.
00:58Cette flambée des prix n'est pas la conséquence de décisions gouvernementales ou de mesures nationales, mais de la situation
01:04géopolitique.
01:05Nous avons des contraintes de finances publiques et nous sommes mobilisés pour être aux côtés des Français.
01:10Voilà, et lors de cette prise de parole dans ce contexte, le chef de l'État a toutefois rappelé les
01:16trois axes qui seront menés par le gouvernement.
01:19Quels sont-ils les biens ?
01:20Le premier, c'est de sécuriser les chaînes logistiques et d'approvisionnement.
01:24Le deuxième, c'est d'optimiser l'électrification et réduire la dépendance française aux hydrocarbures.
01:29Et le troisième axe, c'est d'accompagner la population et les grandes filières économiques face à ces défis.
01:34Si on lit entre les lignes, il sous-entend pourquoi pas des aides.
01:37Il a rappelé notamment les aides accordées aux grands rouleurs.
01:41Et puis dans le détail, Emmanuel Macron parle également de sécuriser nos approvisionnements pour préparer les semaines et les mois
01:49qui viennent
01:49et faire le maximum pour baisser les prix, mais pas seulement.
01:53Emmanuel Macron, cet après-midi, a également évoqué les projets de travaux, les travaux en cours pour organiser les pipelines
02:01entre l'Irak jusqu'à la Méditerranée.
02:04Mais il a également parlé d'un futur G7 pour assurer une meilleure coordination sur le niveau des stocks.
02:10Merci beaucoup Julien Migaud-Muller.
02:12En plateau pour en parler, nos invités politiques.
02:14Jean-Didier Berger, bonjour, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
02:18Merci beaucoup d'être avec nous.
02:20Nathalie Arthaud, porte-parole de lutte ouvrière, candidate à l'élection présidentielle.
02:24Bonjour et bienvenue.
02:25Julien Audoul, député Rassemblement National de Lyon.
02:29Bonjour à vous également.
02:30Nos spécialistes sont également présents.
02:32Martial You, éditorialiste économie chez nos confrères d'RTL.
02:36Les dindons, comment volent les classes moyennes, c'est le titre de votre livre.
02:41Alexis Cuvillier, que vous connaissez bien à vos côtés, et Antoine Oberdorf, journaliste politique à l'opinion.
02:47Les aides vont donc se poursuivre au-delà du 30 septembre, mais on ne sait pas de combien ni comment.
02:52Quelles sont les pistes sur la table ?
02:54D'abord, il faut dire qu'il y a déjà les aides qui existent aujourd'hui, et jusqu'au 30
02:58septembre, il y a 3 millions de foyers qui peuvent en bénéficier.
03:02La moitié a déjà demandé cette aide et l'a obtenue.
03:05Il reste encore 1,5 million de foyers qui sont éligibles et qui peuvent la demander jusqu'au 30 septembre.
03:11Pourquoi ils n'en parlent pas, selon vous ? Il faut faire plus de pédagogie là-dessus ?
03:14Il faut qu'on en parle peut-être davantage, parce que j'imagine que dans une situation où c'est
03:18difficile pour beaucoup de familles françaises,
03:21comme l'a dit le président de la République, difficile pour aller travailler, difficile pour se déplacer,
03:25même pour prévoir des vacances cet été compte tenu de l'augmentation des prix,
03:29je pense que cette aide est vraiment la bienvenue, en plus des aides pour les professionnels.
03:34Nous, notre objectif, c'est de faire des aides qui soient ciblées, parce qu'on ne veut pas dépenser de
03:39l'argent qui n'existe pas.
03:40Nous sommes dans une situation budgétaire difficile.
03:43Ça fait déjà sourire Julien Haudou à ma droite.
03:46Écoutez, je pense que ça n'a de vocation à faire sourire absolument personne et aucun élu responsable.
03:52Nous sommes dans une situation où il y a une augmentation des taux d'intérêt, une augmentation de l'inflation,
03:56une baisse de la croissance.
03:58Donc, face à tous ces faits qui sont liés en grande partie, à la fois aux conséquences de la sécheresse
04:05d'une part,
04:05mais aussi à la situation internationale, la guerre au Moyen-Orient, la guerre également en Ukraine,
04:11nous devons prendre des décisions qui soient justes et responsables.
04:15Donc, des aides temporaires et ciblées, il n'y aura pas d'aides généralisées, pas de plafonnement des prix,
04:20pas de baisse de la TVA comme le demande Marine Le Pen, ça ne va pas assez loin pour vous
04:24?
04:24Ce qui me faisait sourire, c'est qu'avec le gouvernement, avec les macronistes, c'est jamais de leur faute.
04:30Ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir et à chaque fois, c'est une cause extérieure à leur
04:35propre responsabilité.
04:36C'est l'Ukraine, c'est le Covid, c'est la sécheresse, c'est les martiens, que sais-je, mais
04:41c'est jamais de leur faute.
04:42Alors oui, ils ne sont pas responsables, effectivement, de la guerre en Iran, mais ils sont responsables du niveau de
04:47taxes qui est hallucinant.
04:49Et aujourd'hui, le seul levier qu'a le gouvernement, ce n'est pas la politique du chèque.
04:54La politique du chèque, on le voit, mois après mois, depuis le début de cette crise, ça ne fonctionne pas.
04:59C'est dérisoire, c'est inefficace.
05:01Le seul levier qui est utile pour rendre de l'argent aux Français et rendre de la mobilité à des
05:06Français,
05:06et particulièrement dans la ruralité, et je parle de mon département de Lyon et de mes concitoyens,
05:11qui sont aujourd'hui pratiquement assignés à résidence, c'est de baisser la TVA sur les carburants de 20%
05:18à 5,5%.
05:19Pour tout le monde, pour tout le monde, donc.
05:20Mais pour tout le monde, mais ceux qui en bénéficieront le plus, ce ne sont pas Bernard Arnault et Kylian
05:25Mbappé.
05:25Ceux qui en bénéficieront le plus, c'est ceux qui, ménages modestes, travailleurs, ont besoin de leur véhicule pour aller
05:32travailler tous les matins.
05:33Je dis que la baisse de la TVA de 20% à 5,5%, c'est concret.
05:37Sur un plein de 40 litres, c'est 14 euros d'économiser.
05:41Mais ça coûte beaucoup d'argent, non ?
05:42Près de 15 milliards d'euros, près de 15 milliards d'euros.
05:45Les 15 milliards d'euros, on les rattrape comment ? En faisant des économies par ailleurs.
05:49Économie sur le train de vie de l'État, économie sur la fraude sociale, économie sur la baisse du budget
05:54à l'Union Européenne.
05:56On nous avait dit que ce n'était pas possible, visiblement, c'est possible.
05:59Sébastien Lecornu a entr'ouvert la porte.
06:01Économie, évidemment, sur le gouffre que représente l'immigration de guichets sociaux.
06:05Sauf que vous avez entendu le gouvernement dire qu'on n'a pas les moyens, notre marge de manœuvre est
06:10particulièrement étroite.
06:11Nathalie Arthaud, sur quelle ligne vous situez-vous ?
06:13Comment aider les Français face à cette explosion des prix du carburant ?
06:17D'abord, je pense que c'est du racket.
06:20Payer 2,30, on nous dit quoi ? 2,50, peut-être 3 euros le litre.
06:25C'est du racket.
06:28Mais du racket de qui, de la part de l'État ?
06:30Mais du racket de la part de toutes les compagnies pétrolières, évidemment.
06:33Est-ce que quelqu'un se pose la question de combien ça leur coûte de produire un baril de pétrole
06:39brut ?
06:40Est-ce que quelqu'un se pose le problème ici ?
06:43Quoi ? Combien ? 20, 30 dollars ? Et ils le vendent à 103 dollars ?
06:48C'est ça ? Ils nous font les poches.
06:50C'est du racket.
06:51Et du racket sur le dos, effectivement, de femmes et d'hommes qui se posent la question aujourd'hui de
06:56savoir comment ils vont faire pour aller au boulot.
06:58Moi, ce que je propose, c'est qu'ils rendent cet argent.
07:01Total a fait...
07:02Alors, on ne sait plus.
07:0311 milliards, 12 milliards, peut-être, de bénéfices, de profits au premier semestre.
07:09Vous vous rendez compte ?
07:1011 milliards, eh bien, qu'ils le rendent.
07:12Voilà, tout simplement.
07:14Qu'ils vendent à prix coûtant.
07:19Ça leur coûte tant de produire le baril.
07:21Mais est-ce que vous comprenez aujourd'hui ?
07:23Il y a des agriculteurs, ils vendent à prix coûtant.
07:25Il y a des boulangers, ils vendent à prix coûtant.
07:27Ils n'ont pas le choix, eux, vous voyez.
07:28Et pourquoi ces grands groupes-là, ils sont en train de faire les poches de tous les travailleurs, les travailleurs
07:34salariés, les petites entreprises, etc.
07:36Mais, allez, laissons-les faire.
07:38Allez, ils peuvent encore se gagner.
07:39C'est insupportable.
07:41Bon, écoutez, c'est le principe même de tous les populismes.
07:44C'est de dire à nos compatriotes qu'ils n'ont pas besoin de faire d'efforts, qu'il n
07:48'y a pas besoin de chercher midi à 14h,
07:50qu'il suffit de prendre l'argent, soit dans la poche des ultra-riches, soit dans la poche des étrangers,
07:56soit dans la poche des assistés.
07:59Ce sont toujours les mêmes arguments.
08:01Nous, nous faisons en sorte de prendre des mesures qui soient des mesures réalistes.
08:05Si M. O'Doul avait tant d'idées d'économie que ça, je ne comprends pas pourquoi, l'année dernière,
08:11il a voté main dans la main avec la France insoumise, comme tous ses collègues du Rassemblement national,
08:1634 milliards d'impôts supplémentaires.
08:18Nous, nous proposons, avec Sébastien Lecornu, un budget sans aucune augmentation d'impôts.
08:22Et ça, ça fait effectivement une très grosse différence.
08:25Nous venons combler un effort, sans doute le plus gros effort qui n'a jamais été fait dans une année
08:32avant une présidentielle.
08:3354 milliards d'euros d'effort, de refroidissement du moteur, parce que sinon, on allait dans le mur.
08:41Ça nous permettra d'atteindre, hors augmentation du budget de la Défense, 4,8% de déficit l'année prochaine.
08:46Monsieur le ministre, mais juste un point, parce que vous avez dit sans augmentation des impôts.
08:50C'est faux.
08:51Vous expliquez ça aux entreprises, par exemple, qui voient la taxation supposée exceptionnelle des grandes entreprises
08:58reconduites pour une nouvelle année, ce qui vous rapportera 5 milliards.
09:01Je pense qu'elles le perçoivent un petit peu comme un impôt.
09:03Nous la passons de 7,5 milliards à 5 milliards.
09:06Oui, et ça en demeure pas moins d'impôts.
09:08Nous faisons en sorte de la faire disparaître.
09:09Oui, bien sûr, mais vous voyez que nous le baissons, de la même façon que nous baissons aussi d'autres
09:16impôts,
09:16mais au global, nous faisons en sorte d'avoir une stabilité,
09:19parce que nous voulons faire peser d'abord l'effort sur le baisse de la dépense publique.
09:24Il faut quand même dire les choses aux Français.
09:25Si nous ne faisons rien, le budget de la Sécurité sociale augmente de 22 milliards, sans rien faire.
09:31Si nous ne faisons rien, le budget des collectivités augmente de 7 milliards, sans rien faire.
09:35Si nous ne faisons rien, rien que l'augmentation des intérêts de la dette, c'est 10 milliards d'euros
09:41de plus.
09:41Donc tout ça, il faut trouver des économies en face, et nous voulons le faire autrement qu'en allant chez
09:47ça.
09:48Sauf qu'en l'État, et dans un instant, on va aller dans une station-service justement voir les Français
09:51directement concernés,
09:52mais en l'État, cet argument-là, il est difficilement entendable pour les Français,
09:55qui sont à découvert dès la moitié du mois, qui n'arrivent pas à j'en aller debout,
09:59et à qui on dit, en plus des prix qui explosent, vous allez devoir mettre la main à la poche.
10:02Bien sûr, bien sûr, c'est évidemment la colère qui est la plus naturelle par rapport à ce qu'on
10:07est en train de vivre,
10:08ce que les classes moyennes inférieures sont en train d'affronter.
10:12Simplement, moi, je veux juste rappeler deux, trois chiffres peut-être,
10:15parce qu'on oublie finalement ce qui s'est déjà passé.
10:18C'est-à-dire que si on prend l'ensemble de l'enveloppe qui a été débloquée par le gouvernement
10:23depuis le début de cette crise iranienne, ça fait quand même un global d'un milliard quatre,
10:27c'est pas rien du tout, c'est largement moins que d'autres...
10:29Un milliard quatre d'euros d'aides ?
10:31Toutes les aides confondues. Les aides au secteur professionnel, aux carburants.
10:36Si on prend les 100 euros de chèques carburants qui sont proposés pour les gros rouleurs,
10:41depuis le mois de février, si on prend tous les plaints qui ont été faits par les Français,
10:46c'est une augmentation globale qui est de 200 à 250 euros de plus qu'en janvier et avant.
10:51Ça veut dire que ce chèque, il a pris la moitié de l'effort financier qu'ont dû faire les
10:55Français.
10:55Et si je prends, pour finir très rapidement, un ratio pour qu'on se rende compte,
11:00parce que j'entendais aussi dans les propositions le fait de dire
11:02on enlève les huit centimes de la taxe environnementale qu'il y a sur ces huit centimes.
11:08OK. Depuis le 1er septembre, le prix du litre d'essence a pris 6,5 centimes
11:14et le prix du gazole a pris plus de 7 centimes.
11:17Ça veut dire qu'on se prive évidemment de cette taxe, on crie très très fort,
11:21mais ça ne se verra absolument pas à la pompe.
11:23C'est ça qui est compliqué à comprendre aussi.
11:24La pompe, justement, on va y aller tout de suite retrouver Antoine Forestier.
11:27Vous êtes du côté d'une station totale à ici, les Moulineaux,
11:31totale qui a décidé de plafonner des prix.
11:33Et ça crée forcément des files d'attente.
11:37Est-ce que c'est le cas derrière vous ? Je crois que oui, Antoine.
11:42Oui, on est à l'heure de pointe.
11:43Ça fait maintenant une heure qu'on est dans cette station qui compte 6 pompes
11:47et il y a des clients en permanence depuis maintenant une heure.
11:50Parfois des files d'attente qui débordent un petit peu sur les rues à côté
11:52et qui créent des petits embouteillages.
11:53Parce qu'ici, c'est le réflexe des automobilistes.
11:56Ils savent que dans cette station, les prix sont plafonnés.
11:581,99€ pour le Sanplon 95, 2,25€ pour le diesel.
12:03Et c'est pour ça qu'ils viennent ici.
12:04Ils nous le disent parce qu'il y a une station juste en face qui, elle, est beaucoup plus chère.
12:08Et ils sont prêts à attendre pour cela.
12:10Je vous propose d'écouter ces automobilistes avec qui on a échangé il y a quelques minutes.
12:13Ils sont interrogés au micro de Julie Poncet.
12:43Moi, je roule en moto toute l'année.
12:44Pour essayer de réguler parce qu'il n'y a qu'ici qu'on voit ça.
12:48Des prix comme ça, on ne voit pas ça ailleurs.
12:50Je ne sais pas si le fait de se manifester avec les gilets jaunes, ça fera l'affaire.
12:56Il faut surtout que les problèmes soient réglés au Moyen-Orient, qu'on trouve une solution.
13:00Ces automobilistes, ils n'ont pas la mémoire courte.
13:02Ils se rappellent que dans cette station, avant la guerre, on payait le sans-plomb et le gasoil à 1
13:07,74€ le litre.
13:08Ça veut dire que depuis, ils considèrent ici cette station comme pas chère.
13:11Mais ils payent leur plein, 13€ de plus lorsqu'ils se servent en sans-plomb.
13:15Et 25€ de plus pour un plein de 50 litres quand ils se servent en gasoil.
13:19Merci beaucoup Antoine.
13:20Avec Julie Poncet à la caméra, Jean-Didier Berger.
13:23Est-ce qu'il faut craindre des tensions particulières autour des stations essence, vu la gravité de la situation ?
13:29Écoutez, nous faisons tout pour qu'il y en ait peu ou pas du tout.
13:33Nous faisons en sorte de sécuriser nos approvisionnements avec la priorité de rouvrir le plus rapidement possible le détroit d
13:38'Ormousse.
13:39Mais aussi de sécuriser les autres voies d'approvisionnement.
13:42Et puis, il y a aussi toute la stratégie d'électrification de la France que nous faisons progresser pour réduire
13:48cette dépendance énergétique.
13:50Plus l'accompagnement des Françaises et des Français.
13:53C'est vrai qu'il y a sur cette marque en particulier des tensions spécifiques.
13:57Parce que le plafonnement des prix a amené à un afflux de clients sur ces stations.
14:02Mais nous faisons tout pour que les Françaises et les Français aient le moins de risques à la pompe.
14:07Mais aujourd'hui, on voit bien que la situation internationale, les tensions en Iran,
14:12le fait que les capacités de production des Russes énergétiques aient été touchées aussi,
14:18tout ça crée des facteurs qui font qu'il y a une tension toute particulière.
14:22Plus les midterms aux Etats-Unis.
14:24Tout ça, évidemment, est tout à fait explosif.
14:27Donc, nous, notre rôle, c'est de faire en sorte de prévoir, faire en sorte d'apaiser au maximum et
14:32d'accompagner les Français.
14:33En l'État, ça ne marche pas tellement.
14:34Est-ce que vous surveillez ces mouvements qui se préparent sur les réseaux sociaux ?
14:38Alors, il y a une grève, on va en parler, déjà annoncé pour le 29 septembre.
14:41Il y a ces appels à se mobiliser.
14:44Des appels qui, certes, pour l'instant, ne sont pas très organisés de la part d'anciens gilets jaunes.
14:47Mais est-ce que tout ça, c'est un point d'inquiétude pour vous ?
14:50Non, nous, ce qui nous inquiète, c'est la situation des familles, de ceux qui travaillent,
14:55de ceux qui sont obligés de réduire leurs déplacements.
14:57Et on sait que c'est très compliqué, très dur pour eux.
14:59C'est pour ça qu'on regarde comment prolonger ces aides,
15:02comment faire en sorte d'aider aussi les professionnels, secteur par secteur.
15:07Dans les mesures aussi du budget, il y a aussi le pacte papain qui va permettre la transmission des entreprises.
15:12Mais c'est tous ces sujets-là qu'on regarde pour faire en sorte d'aider les Françaises et les
15:17Français
15:17le plus concrètement possible, chacun à leur niveau.
15:21Justement, Alexis Cuilly, sur la prolongation des aides,
15:23Emmanuel Macron n'a pas tout à fait fermé la porte à une évolution, justement, des aides au carburant.
15:28C'était un passage assez intéressant de la conférence de presse,
15:32qui, bien sûr, pouvait sembler décalé à beaucoup de Français
15:35qui sont dans ce souci de très court terme de faire leur plein
15:39et d'avoir des soutiens pour ceux qui en ont le plus besoin.
15:42Alors que le Président de la République, lui, s'était placé en hauteur.
15:45Son entourage l'avait expliqué.
15:47Le sens de cette réunion avec les responsables politiques,
15:49c'était d'abord de parler de la situation internationale.
15:53Mais néanmoins, dans son propos liminaire, il est tout de même revenu sur les aides.
15:57Il a dit que le Premier ministre devrait continuer de travailler sur les aides.
16:02Il va y avoir un certain nombre de réunions gouvernementales d'ici le début de la semaine prochaine
16:07pour coordonner un certain nombre d'actions.
16:09Il y a la question, vous allez me dire, tout ça est encore un peu flou,
16:14la consolidation des mesures d'accompagnement pour les filières.
16:16Est-ce que ça veut dire qu'il y a de nouvelles annonces pour les pêcheurs ?
16:19Déjà, ils ont eu un geste, les pêcheurs, vous le savez,
16:21après leur mobilisation de cette semaine.
16:23Est-ce qu'il y a un geste supplémentaire pour les agriculteurs ?
16:26Des aides réévaluées, demande le chef de l'État.
16:29Des aides adaptées, il pose la question.
16:31Donc là, on sent qu'il y a peut-être quelque chose qui peut se jouer du côté du gouvernement.
16:35Ce qui est certain, c'est que la pression des oppositions va rester très forte.
16:39Pas que des oppositions d'ailleurs, parce que vous avez vu que par exemple,
16:42Édouard Philippe avait demandé le doublement des aides à court terme.
16:46Dans un instant, vous entendrez le témoignage d'un infirmier
16:49qui est contraint même à refuser certains patients
16:51parce que le carburant coûte désormais trop cher.
16:54On sera avec lui dans un instant.
16:56Et puis notre invité à 17h50, Pierre Gattaz, l'ancien patron du Medef.
17:01Comment fait-il face, lui, en tant que patron à cette situation, à cette instabilité ?
17:06On y revient dans un instant.
17:07Merci beaucoup, monsieur le ministre, d'être venu nous voir.
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