00:00Derrière, Raphaël Grappelli, est-ce qu'Emmanuel Macron est en train de nous dire,
00:04c'est qu'en l'État, on n'est pas prêt à faire face à une attaque russe,
00:08quelle qu'elle soit, sur le terrain cyber, sur le terrain des drones ?
00:12Alors, sur le terrain cyber, est-ce qu'on est prêt à faire face à une attaque russe ?
00:17On peut rappeler ce qui s'est passé ces derniers mois.
00:20Je peux vous rappeler le piratage des impôts, par exemple.
00:22Ça, c'est extrêmement important.
00:24Malheureusement, il y a quand même des éléments qui montrent
00:26qu'on a un retard fondamental en matière de cybersécurité.
00:30Et donc, oui, aujourd'hui, il y a des systèmes étatiques ou d'importance vitale,
00:34je pense évidemment aux réseaux télécoms, qui sont extrêmement à risque.
00:38Et puis après, sur le numérique, il y a le risque des attaques cyber,
00:41et puis après, il y a effectivement les attaques informationnelles.
00:43Et la question pour 2027, ce n'est pas s'il y en aura,
00:46c'est comment ça va se matérialiser.
00:48Je rappelle que les attaques informationnelles, ce n'est pas nouveau.
00:51Il y en a eu en 2022.
00:53Je rappelle, et ce n'est pas anodin concernant Emmanuel Macron,
00:56qu'il y a eu une attaque informationnelle majeure en 2017,
01:00entre les deux tours, c'est ce qu'on a appelé les Macron-leaks.
01:02Ça a été par la suite attribué à la Russie, très clairement,
01:05c'est-à-dire un piratage des mails de la campagne En Marche,
01:08avec une diffusion sur les réseaux sociaux de faux mails.
01:11C'est-à-dire qu'il y a eu un vrai piratage, des vrais mails,
01:14et des faux mails qui ont été glissés sur les réseaux sociaux,
01:18qui laissaient par exemple entendre, je précise que c'était des faux mails,
01:21qu'Emmanuel Macron aurait commandé de la cocaïne.
01:23C'est d'ailleurs la rhétorique assez fréquente concernant Zerinsky,
01:27concernant les campagnes d'ingérence aussi qui ont visé Gabriel Attal.
01:30C'est toujours un peu la même chose.
01:31Mais ça, en 2017, ça a été une réalité.
01:33Il se trouve que ça a été publié, je crois, le vendredi soir,
01:3748 heures avant le second tour, donc en plus pendant la période de réserve,
01:40qui jouait finalement de nos limites démocratiques.
01:43Et qu'à l'époque, il y avait quand même un homme
01:45qui avait relayé ce type de message qu'il avait amplifié,
01:47qui était Florian Philippot, qui à l'époque était quand même
01:50l'un des cadres du Front National.
01:52– Et qui continue.
01:52– Voilà, et qui continue, mais il n'est plus au Rassemblement National.
01:55Mais donc ce que je veux dire, c'est qu'il y a un passif
01:56qui est extrêmement important.
01:58On peut aussi parler du rôle qu'a eu Ruchatoudet
02:00dans le suivi des Gilets jaunes.
02:02C'est évidemment pas Ruchatoudet qui a créé les Gilets jaunes,
02:04c'est un mouvement authentique.
02:06Mais ce que je veux dire, c'est que dans ce cadre-là,
02:08en fait, les ingérences informationnelles,
02:10ce n'est pas créer des fausses informations de toute pièce,
02:12c'est utiliser des vraies fragilités de la société française,
02:17sur le voile, sur les Gilets jaunes,
02:19aujourd'hui peut-être sur les carburants,
02:21pour ensuite fracturer la société et instaurer un doute généralisé.
02:25C'est ça finalement ce qui est le plus dangereux à terme.
02:27Et pardon.
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