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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur la convocation des différents chefs de parti à l'Élysée pour parler de l'actualité internationale.

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00:00Le sujet de Valentin Rouillant sur cette convocation des chefs de parti du président Macron.
00:07Emmanuel Macron convoque une nouvelle fois les chefs de parti à l'Elysée.
00:11En janvier dernier, le président de la République avait échangé sur les questions liées à l'Ukraine.
00:17Cette fois-ci, les dossiers seront plus variés.
00:20L'Elysée précise que les conséquences en France des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient
00:24seront notamment évoquées en matière de sécurité et d'énergie.
00:29Selon l'exécutif, Emmanuel Macron souhaite rendre des comptes sur son action.
00:34Il considère également que les candidats à la présidentielle doivent disposer de toutes les cartes en main pour leur campagne.
00:40Lors de cette réunion, le chef de l'État sera accompagné de Sébastien Lecornu et des présidents de l'Assemblée
00:46et du Sénat.
00:47Parmi les autres invités, figurent des chefs de parti comme Éric Ciotti ou encore François Bayrou,
00:53mais surtout les principaux candidats à sa succession.
00:56Deux absences notables, celle de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, tous deux représentés.
01:02La chef de file du RN doute de l'utilité de cette réunion.
01:06Je trouve que c'est quand même la moindre des choses de tenir à informer les différents mouvements politiques
01:12d'éléments qui seraient en sa possession, même si, je vais vous dire, en règle générale, on n'y apprend
01:17pas grand-chose.
01:18Je ne suis pas du tout sûre que le président invite les différents chefs de parti pour écouter ce qu
01:24'ils ont à dire.
01:25Autour de la table, des représentants militaires et des services de renseignement seront également présents pour partager certaines informations.
01:33Et je vous propose d'écouter ce qu'avait dit le président de la République en juillet dernier.
01:39Mes chers compatriotes, soldats, aviateurs, marins, nous avons beaucoup fait pour redresser nos armées
01:48et nous continuerons à le faire parce qu'une armée statique serait une armée défaite.
01:53Et dans ce monde en bascule, nous devons conserver un temps d'avance, anticiper les chocs et les besoins.
02:01Nous devons être stratèges et nourrir une vision prospective.
02:05Oui, nous devons préparer les guerres à venir.
02:08Mais nous ne trompons pas.
02:11Notre capacité à les mener dépendra de notre crédibilité aujourd'hui.
02:17Ce sont les guerres d'aujourd'hui que nous devons gagner.
02:21Je ne sais pas qui fait peur là, si vous me permettez.
02:25Je ne sais pas qui joue sur les peurs.
02:26Mais il ne joue pas sur les peurs.
02:28Ah bon, là il ne joue pas sur les peurs.
02:29Il dit qu'il faut préparer les guerres à venir.
02:31Évidemment.
02:32Et tous les pays d'Europe en sont là.
02:33On est face à une espèce d'agressivité russe.
02:37On l'a vu en Ukraine.
02:39Poutine est prêt à continuer à avancer si on ne fait pas preuve de fermenter.
02:43Vous pensez que Poutine, par exemple, menace Paris ?
02:46Poutine menace l'Europe occidentale, il menace l'OTAN.
02:49Il continue à avancer ses pions.
02:50Si on recule, si on donne l'impression de ne plus soutenir l'Ukraine,
02:54il ira en Moldavie, il attaque.
02:55Allez voir les Pays-Baltes.
02:56Allez demander aux Pays-Baltes ce qu'ils pensent de Poutine.
02:59Et à la Finlande, qui vient de rejoindre la dissuasion nucléaire avancée de Macron.
03:03André, tous les attentats que nous avons eus, est-ce qu'ils sont dus à la Russie ?
03:08Mais ce n'est pas du tout le même sujet.
03:10C'est une guerre larvée.
03:11Oui, oui, ok.
03:12L'islamisme est en guerre avec nous, oui.
03:14C'est un autre sujet, ça n'a rien à voir.
03:16Oui, mais il est quand même bien présent.
03:17C'est-à-dire qu'en fait, c'est quand même dommage de ne parler que d'une seule...
03:20Mais il parle aussi de l'islamisme, Macron, enfin.
03:22Ah bah, je l'ai pensé.
03:23Bah, évidemment.
03:24Je n'ai pas entendu.
03:25Non, moi, je trouve qu'il fait peur, quoi.
03:27Joachim, Georges Fenech.
03:28Quand il dit « nous nous préparons pour les guerres à venir », c'est pas « nous nous
03:32préparons pour d'éventuelles guerres susceptibles d'arriver un jour », c'est
03:36pour les guerres à venir.
03:37C'est-à-dire que demain, il nous dit « nous allons avoir une guerre ». Et donc, il
03:40faut se préparer tout de suite.
03:42C'est ça que je...
03:43Comme l'Allemagne.
03:44C'est quand même très angoissant d'entendre le chef de l'État parler de cette façon-là.
03:48Comme l'Allemagne.
03:49La situation internationale est extrêmement préoccupante et en théorie, évidemment...
03:53Joachim, le flakimade.
03:54En théorie, évidemment, ça n'a rien de choquant d'informer les principaux chefs de
03:58partis politiques.
03:59Maintenant, on a l'impression qu'en pratique, on va un peu au-delà de ça et que le chef
04:03de
04:03l'État, une fois de plus, veut apparaître comme l'adulte dans la pièce, être au centre
04:06de la photo et imposer un récit unique sur toutes ces crises.
04:10Crises sur lesquelles, d'ailleurs, la France n'a plus vraiment de prise.
04:13Parce que la réalité du moment présent, c'est l'effacement de la France dans les
04:16affaires du monde.
04:17C'est vrai qu'il y a forcément, après dix ans d'Emmanuel Macron, une forme de...
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