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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce vendredi, Pascal Praud revient sur la décision de France Inter de renoncer à l'édito de Charles Sapin face à la polémique.

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Transcription
00:00...sur France Inter, parce que là c'est terrible ce qui se passe à France Inter.
00:03Une reculade, hein ?
00:04Alors là, je suis très déçu de Céline Pigat, je l'ai dit hier,
00:08vraiment je suis très très déçu parce qu'elle cède,
00:12on voit bien d'ailleurs que les directrices de rien du tout, si elles cèdent.
00:17C'est-à-dire que c'est les syndicats qui imposent, comme toujours,
00:21c'est-à-dire que vous dites à Charles Sapin, tu n'auras plus d'édito et t'auras un
00:25débat.
00:25C'est pas du tout la même chose.
00:26Donc Charles Sapin, j'espère qu'il ne tombera pas là-dedans.
00:30Et ça montre, effectivement, ça prouve tout ce qu'a fait Charles Aloncle,
00:36que qui dirige à France Inter, c'est les syndicats,
00:39que vous avez, on le répète tous les jours,
00:41deux minutes par semaine sur 168 heures d'antenne,
00:46à 7h40 le dimanche matin,
00:48et c'est encore trop pour ces sectaires, ces intolérances et dogmatisme.
00:53C'est quand même, je l'assure, l'affaire France.
00:55Et vous avez donc la directrice de France Inter,
00:58qui comprend qu'elle ne sert à rien,
01:02et elle ne peut même pas imposer cela,
01:05et elle leur a demandé,
01:07alors visiblement les syndicats d'ailleurs ont refusé,
01:09parce que, comme toujours, elle est en situation de faiblesse,
01:12elle recule, les syndicats en profitent.
01:13Enfin, c'est quand même André Valigny,
01:16c'est inadmissible.
01:17Je ne peux pas vous dire autre chose,
01:19c'est inadmissible.
01:21Moi, j'ai dit à plusieurs reprises sur cette affaire
01:23que le fait que Sapin ait deux minutes d'antenne par semaine,
01:26ça ne me choquait pas outre mesure.
01:28Ce qui choque, c'est évidemment le journal
01:31dont il dirige maintenant la rédaction,
01:34parce que quand il a été recruté par France Inter,
01:36il est encore au point.
01:37Et puis entre-temps,
01:39il est passé à Valeurs Actuelles,
01:40qui est un journal de la droite très, très à droite,
01:43qui a été condamné par les tribunaux.
01:45– Mais Libé aussi a été condamné par les tribunaux.
01:49Gilles-William Golnadel a fait condamner
01:51Libération pour racisme et antisémitisme.
01:54– Non, mais je le répète…
01:55– C'est ce que disait Gilles-William,
01:57et je peux vous citer,
01:58effectivement, il a fait condamner Serge Julie.
02:00– Non, mais je répète que le fait
02:01de faire venir Charles Sapin
02:03pour éviter les procès en manque de pluralisme
02:05qu'avait affronté France Inter
02:08était plutôt une initiative
02:09que je ne condamnais pas a priori.
02:11Maintenant, Céline Pigalle,
02:12elle est devant un problème majeur,
02:14donc il ne faut pas que l'antenne reste comme ça
02:16en grève pendant trop longtemps.
02:17Le fait qu'elle propose un débat,
02:19c'est une sorte de compromis.
02:21– Mais non, mais non, non, non,
02:23il n'y a pas de compromis.
02:26En fait, M. Cohen,
02:27il fait son édito tous les matins
02:30et qui est engagé.
02:31C'est un édito qui était programmé.
02:33D'ailleurs, il y avait un édito sur France Inter
02:35de Valeurs Actuelles, il y a 10 ans,
02:36c'était Guillaume Roquet qui le faisait
02:37quand il était directeur.
02:38Et il y a une radicalisation,
02:40une prise de pouvoir aujourd'hui,
02:41ultra-gauche de la France Insoumise.
02:43Pourquoi pas parfois à France Inter ?
02:46Tu n'as pas à céder à ça,
02:47il n'y a pas de compromis, enfin.
02:50– Non, non, vous cédez.
02:52Vous cédez devant les syndicats, André.
02:55– Il faut bien sortir de la grève et de la crise.
02:56– Mais alors, il faut céder.
02:58– Eh bien, je vois vous, on sort de la grève.
03:00Ça fait 40 ans qu'on sort de la grève.
03:02– Ce qui est intéressant,
03:05c'est que c'est une préfiguration politique
03:06de ce qui attend le pays en cas d'alternance.
03:09En réalité, on peut imaginer
03:10que s'il y a une alternance de droite
03:12ou du rassemblement national,
03:14on se heurtrera à une forme d'État profond
03:16dans les médias, dans la refondition publique
03:19et qu'ils tenteront de bloquer le pays.
03:21Et c'est pourquoi aussi,
03:22certains sont pour la privatisation
03:24de la télé publique,
03:26parce qu'ils estiment que c'est irréformable.
03:28Et donc, je trouve que l'attitude des syndicats
03:31est irresponsable, même vis-à-vis
03:33de la télé publique,
03:34s'ils y sont attachés,
03:35puisque c'est un encouragement
03:36à la privatisation.
03:38– Restez évidemment avec nous.
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