00:00On a parlé hier. Alors, revue de presse, revue médias, je le disais, alors ça c'est Céline Pigalle.
00:04C'est passionnant, Céline Pigalle. Je vais envoyer un petit texte, elle ne m'a pas répondu.
00:08Elle est connue ici, elle dirigeait E-Télé avant. Je le disais hier soir.
00:12Elle a un tropisme de gauche. Voilà, c'est une femme qui ne votera jamais pour le Rassemblement National
00:17et jamais pour Bruno Retailleau et jamais pour David Lysnard.
00:20C'est son droit.
00:21Mais bien sûr que c'est son droit. Mais ils sont tous comme ça. Il n'y a que ça
00:24dans les médias.
00:24C'est ça le problème.
00:25Donc écoutez, elle était interrogée par la médiatrice de France Inter
00:28et elle parle de Charles Sapin.
00:30Et elle dit, franchement, valeurs actuelles, c'est horrible, etc.
00:34Mais bon, écoutez ce qu'elle dit.
00:36Je voudrais savoir, Céline Pigalle, si vous vous attendiez à une réaction d'une telle ampleur,
00:42est-ce que cette colère vous semble légitime ou bien, selon vous, s'agit-il d'un malentendu ?
00:47Je comprends l'émoi, le trouble que cette décision et ce choix ont soulevé.
00:54Il y a eu, par le passé, dans les pages de Valeurs Actuelles, à la une de Valeurs Actuelles,
00:59des articles, des titres, une bande dessinée qui représentait Daniel Obono comme une femme esclave.
01:10Un certain nombre de sujets qui ont choqué et qui ont ensuite fait l'objet de décisions de justice,
01:16de condamnations pour incitation à la haine.
01:19Évidemment, je condamne absolument ce qui s'est passé à ce moment-là.
01:24C'est la première chose.
01:25Et la deuxième chose très importante, c'est qu'aucun fait de ce type ne se produiront sur l'antenne
01:32de France Inter.
01:33J'en prends l'engagement.
01:35La colère et les mois, elles sont suscitées par l'idée que ce qui s'est produit dans ce journal
01:39pourrait se produire sur l'antenne de France Inter.
01:43de toute ma personne, je suis attachée à la lutte contre les discriminations,
01:48à la lutte contre le racisme, à la lutte contre l'incitation à la haine.
01:52Et ces choses-là ne se produiront pas sur l'antenne de France Inter.
01:56Amen.
01:57Mais écoutez, non mais c'est vraiment ça.
01:59Et tout est faux en fait.
02:00Tout est faux.
02:01Et que dit hier Geoffroy Lejeune ?
02:03Parce qu'il lui a répondu qu'il était en plateau.
02:04Il a rendu les choses en place.
02:05Et écoutez la réponse de Geoffroy Lejeune hier sur notre plateau.
02:08Qui a dirigé Valeurs Actuelles à l'époque dont parle Madame Pigalle ?
02:14Bon, il se trouve qu'à l'époque, c'est vous qui dirigez Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune.
02:18Elle dit n'importe quoi déjà pour commencer.
02:20C'est très facile de présenter Valeurs Actuelles comme un journal multi-condamné, etc.
02:23La vérité, c'est qu'il y a eu deux condamnations.
02:25Les gens qui, pour une couverture, qui s'appelait « Naturalisation, l'invasion qu'on cache »,
02:32quand Manuel Valls était ministre de l'Intérieur.
02:33Et on avait fait exprès, pour prouver à quel point on avait changé d'époque
02:37et à quel point on ne pouvait plus rien dire,
02:38de reproduire une couverture du Figaro Magazine, vous vous rappelez la Marianne Voilé,
02:42avec « Immigration ou invasion », le texte était signé par Valéry Giscard d'Estaing.
02:46Nous, 30 ans après, on fait la même couverture et on est condamné.
02:48En soi, c'était hyper révélateur du fait qu'on ne peut plus rien dire dans ce pays,
02:52notamment sur ce sujet.
02:53Ça, c'est la première condamnation.
02:54La deuxième, c'est en effet l'histoire de Daniel Obono.
02:56Ce n'est absolument pas une bande dessinée qui représente Daniel Obono en esclave.
02:59C'était une fiction d'été qui plongeait des personnages d'aujourd'hui
03:04avant et on avait fait exactement ce qui s'était fait dans le film, par exemple, « Casse départ ».
03:08C'était exactement la même chose.
03:09Ou dans le roman « Bakhita », qui avait été encensé par la critique.
03:12Il se trouve que ça nous a valu, évidemment, un procès monstrueux.
03:14Moi, par exemple, j'étais au tribunal, j'ai été relaxé.
03:17Donc, en fait, présenter aujourd'hui ce journal comme un habitué des tribunaux,
03:20condamné, etc., c'est faux.
03:21Par ailleurs, pour Céline Pigalle, moi, j'ai travaillé deux fois dans des entreprises
03:24qu'elle dirigeait.
03:25Ici, à Itélé, quand ce n'était pas encore CNews, c'était la patronne.
03:29J'étais là, ça ne la dérangeait pas.
03:30Ensuite, elle a été à BFM TV, j'ai été recruté après l'affaire Obono à BFM TV
03:35et j'y ai travaillé pendant deux ans.
03:36C'était elle, la patronne.
03:37Donc, ce qu'elle dit aujourd'hui, c'est vraiment, si vous voulez,
03:39se draper dans de la vertu à peu de frais.
03:42Mais c'est ça que je souligne, André Valigny.
03:44Tout est faux.
03:45Chez Yael Brun-Pivet, comme chez Céline Pigalle, tout est faux.
03:51La preuve, elle dirigeait BFM, ça ne lui posait pas de problème d'avoir valeurs actuelles.
03:55Et là, elle t'explique le contraire.
03:57C'est ça que je ne supporte pas chez ces gens-là.
03:59Voilà, il mente.
04:01Il mente en allemand.
04:02Non mais, vraiment.
04:04Et c'est ce qu'on appelle la comédie sociale.
04:07Et elle ne peut pas dire autre chose, Madame Pigalle.
04:09Pourquoi ?
04:10Parce qu'en fait, elle est l'otage de sa rédaction.
04:14Elle est l'otage des syndicats.
04:15Je ne veux pas dire qu'elle ne sert à rien.
04:17Mais si elle ne passe pas sous les fourches codines de l'idéologie de France Inter,
04:22elle est dehors.
04:24Donc, elle dit le contraire à France Inter de ce qu'elle disait à BFM.
04:27C'est tout.
04:27Il n'empêche quand même que d'abord sur Charles Sapin, moi j'ai dit à plusieurs reprises
04:31sur ces plateaux que je trouvais tout à fait normal qu'il aille sur France Inter.
04:34Il peut y avoir de temps en temps un journaliste de gauche, de droite pardon, il y en a tellement
04:39de gauche.
04:40Donc, Charles Sapin, il n'y a aucun problème à mes yeux.
04:42Et je note quand même que Céline Pigalle, elle dit ce que vous dites, mais elle le maintient.
04:46Elle n'a pas reculé.
04:48Elle ne peut pas.
04:48Ni elle, ni Madame Veil.
04:50Mais ils ne peuvent pas.
04:51Ici même, il y a une semaine, vous vous disiez, on va voir ce qu'elles vont faire.
04:53Non, non, non.
04:54Elle ne peut pas.
04:54Madame Veil et Madame Pigalle maintiennent Charles Sapin.
04:56Elle ne peut pas.
04:57Je suis beaucoup plus choqué par ce qui arrive à Sonia Mabrouk.
05:00C'est une femme courageuse, rigoureuse, intelligente, qui a montré depuis des années son indépendance
05:06et sa conscience professionnelle.
05:08Ce que lui font les syndicats de BFM est tout à fait inacceptable.
05:10Comment c'est-tu que la direction de BFM ne réagisse pas ?
05:12J'espère que la direction de BFM…
05:13Pourquoi elle est obligée de se défendre elle-même ?
05:15C'est ça la question.
05:15J'espère qu'elle va être défendue.
05:16Mais à bonne remarque.
05:17Mais moi, c'est ça qui m'inquiète pour elle.
05:18C'est qu'elle est obligée de monter au créneau et que la direction, elle est taiseuse.
05:22On le dit « Ah ! »
05:23Mais parce qu'ils ne veulent pas une grève.
05:25Parce que s'il y a grève…
05:26Là, on est aux portes de la grève manifestement.
05:28Donc, ils ne veulent pas une grève.
05:29Donc, ils essayent.
05:30Je les comprends.
05:31Ils n'ont pas envie d'avoir une grève.
05:32Ce n'est pas facile.
05:34C'est pas chuter.
05:34Non, mais ce qu'on peut comprendre entre les lignes dans ce qu'elle explique Céline Pégal,
05:38c'est qu'elle explique que Charles Sapin a changé de média durant l'été.
05:41Il est au point qu'il est passé à Valeur Actuelle.
05:43Ce que je comprends lorsqu'elle explique ça, c'est que s'il était à Valeur Actuelle dès le départ,
05:49il n'aurait pas été recruté.
05:51C'est ça, la vérité.
05:52C'est ce qu'elle veut dire.
05:53C'est ce qu'elle dit, effectivement.
05:55C'est ce qu'elle sous-entend.
05:56Bon.
05:57Donc, communiqué des LFI.
05:58Depuis plusieurs mois, nous protestons contre le traitement des invitations politiques
06:00qui nous sont adressées par BFM.
06:02À plusieurs reprises, nos représentants ont été invités pour être déprogrammés.
06:04Donc, les LFI, ils ont décidé de ne pas aller à BFM jusqu'à la fin de la semaine.
06:08Bon.
06:08Mais je vous fais une petite revue de presse parce que c'est intéressant.
06:11Maintenant, Karim Rissouli.
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