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  • il y a 7 minutes
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur l'éviction de Philippe Brun de la primaire socialiste après des accusations de violence.

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Transcription
00:00Allez, ensemble, un mot de politique avec M. Brun.
00:05M. Brun, on sait que c'était Philippe Brun, M. Brun c'était un héros de Pagnole,
00:11avec Rému, M. Brun voulait acheter le pitalugue, je vous le rappelle,
00:14mais c'est pas le même M. Brun, et là il a été écarté.
00:17Le pitalugue et le Parti Socialiste, c'est un peu...
00:19Ça chavira, tu veux acheter le pitalugue ?
00:24Bon, mais M. Brun, alors pourquoi ce Philippe Brun est-il écarté ?
00:28Et surtout à la dernière minute.
00:30Oui, c'est ça, c'était quelques minutes avant la date limite du dépôt des candidatures,
00:34il lui a été informé qu'il était suspendu du Parti Socialiste,
00:36que sa candidature pour la primaire ne pouvait pas être retenue,
00:39parce qu'il est visé par des accusations d'une ancienne collaboratrice
00:43qui l'accuserait de violence.
00:45Alors lui, il dément totalement, il dit que ce ne sont que des allégations
00:49qui visent à être instrumentalisés politiquement pour l'empêcher de concourir.
00:53Mais ce qui est le plus terrible, c'est qu'il n'y a aucun recours possible,
00:55donc même si à la fin des fins, il est blanchi totalement dans cette histoire,
00:59il n'aura pas pu concourir à la primaire socialiste.
01:01Et puis on voit derrière ça forcément des manœuvres au Parti Socialiste,
01:04on a été habitué dans le passé à voir ce genre de manœuvres,
01:07peut-être pas de manière aussi saillante d'ailleurs,
01:09mais là, Philippe Brun a été écarté.
01:11Bon, il s'était prononcé pour la retraite par capitalisation,
01:15ce qui n'est pas dans la doxa socialiste.
01:17Écoutez ce qu'a dit Olivier Faure, parce que ça traduit l'époque.
01:21Je le dis, du plus profond de moi-même,
01:24quand une femme exprime sa douleur, sa souffrance,
01:29quand elle dit qu'elle a été victime de violences sexistes ou sexuelles,
01:33je la crois.
01:35Quelles que soient les conséquences, vous dites,
01:37il faut donner la priorité à la parole de la victime.
01:39Je la crois.
01:40Voilà, c'est simple, parce qu'ensuite la justice dira,
01:43il n'y a aucune volonté d'éliminer Philippe Brun.
01:48Aucun intérêt politique, vous n'avez aucun intérêt politique.
01:51Philippe Brun, j'ai travaillé avec lui pendant des années,
01:54j'ai de l'estime pour son travail,
01:56j'ai de l'estime pour ce qu'il a apporté au Parti socialiste,
01:59je trouvais que c'était intéressant de l'avoir dans la primaire.
02:02Maintenant, je n'y suis pour rien,
02:04et j'espère que maintenant, la justice agira.
02:09Ce qui est bien avec Olivier Faure, c'est que quand il parle,
02:10on ne le croit pas du tout.
02:11Comme ça, c'est clair, on sait que tout est faux.
02:17Parce qu'il faudrait qu'il n'en croit pas une seconde.
02:19Si tu as des amis comme Olivier Faure,
02:20tu n'as pas besoin d'un ami, il faut expliquer tranquille.
02:22Philippe Brun, il est plutôt sur la ligne François Hollande, en fait.
02:25C'est ça qu'il faut expliquer, c'est qu'il est plutôt sur cette ligne-là.
02:27Et là, tout est bon.
02:29Sur le fond, elle se dise le corps.
02:30Quand un homme, quand une femme parle, il faut la croire.
02:33Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:34Écoutez, là, on est fin.
02:35Je ne sais pas ce qu'il en est.
02:37Peut-être que ces accusations s'avéront juste.
02:42On verra.
02:43Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qu'en effet,
02:45il suffit que du jour au lendemain, il y ait une prise de parole,
02:49quelqu'un qui porte plainte, surtout à l'aune d'une primaire.
02:52En effet, on a un peu le sentiment d'une barbouzerie,
02:54mais il n'est pas mis en examen.
02:57Donc moi, c'est un peu la limite.
02:58C'est-à-dire, s'il y avait des éléments probants
03:00qui permettraient une mise en examen,
03:01là, on pourrait se dire, en effet,
03:02c'est normal que le Parti Socialiste s'oppose à sa participation.
03:05À ce jour, ce n'est pas le cas.
03:06Donc moi, je suis un peu étonnée.
03:08Et en plus, il aurait suffi qu'il concourt à cette primaire
03:11pour qu'on lui renvoie cette accusation.
03:13Et finalement, il n'aurait pas menacé Olivier Faure.
03:16Il y a quand même un scandale.
03:18C'est que, évidemment, on n'en sait rien sur le fond,
03:21mais sur le timing,
03:22quand vous arrêtez un candidat
03:24quatre minutes avant minuit,
03:27c'est pas possible.
03:28C'est pas possible.
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