00:00Allez, ensemble, un mot de politique avec M. Brun.
00:05M. Brun, on sait que c'était Philippe Brun, M. Brun c'était un héros de Pagnole,
00:11avec Rému, M. Brun voulait acheter le pitalugue, je vous le rappelle,
00:14mais c'est pas le même M. Brun, et là il a été écarté.
00:17Le pitalugue et le Parti Socialiste, c'est un peu...
00:19Ça chavira, tu veux acheter le pitalugue ?
00:24Bon, mais M. Brun, alors pourquoi ce Philippe Brun est-il écarté ?
00:28Et surtout à la dernière minute.
00:30Oui, c'est ça, c'était quelques minutes avant la date limite du dépôt des candidatures,
00:34il lui a été informé qu'il était suspendu du Parti Socialiste,
00:36que sa candidature pour la primaire ne pouvait pas être retenue,
00:39parce qu'il est visé par des accusations d'une ancienne collaboratrice
00:43qui l'accuserait de violence.
00:45Alors lui, il dément totalement, il dit que ce ne sont que des allégations
00:49qui visent à être instrumentalisés politiquement pour l'empêcher de concourir.
00:53Mais ce qui est le plus terrible, c'est qu'il n'y a aucun recours possible,
00:55donc même si à la fin des fins, il est blanchi totalement dans cette histoire,
00:59il n'aura pas pu concourir à la primaire socialiste.
01:01Et puis on voit derrière ça forcément des manœuvres au Parti Socialiste,
01:04on a été habitué dans le passé à voir ce genre de manœuvres,
01:07peut-être pas de manière aussi saillante d'ailleurs,
01:09mais là, Philippe Brun a été écarté.
01:11Bon, il s'était prononcé pour la retraite par capitalisation,
01:15ce qui n'est pas dans la doxa socialiste.
01:17Écoutez ce qu'a dit Olivier Faure, parce que ça traduit l'époque.
01:21Je le dis, du plus profond de moi-même,
01:24quand une femme exprime sa douleur, sa souffrance,
01:29quand elle dit qu'elle a été victime de violences sexistes ou sexuelles,
01:33je la crois.
01:35Quelles que soient les conséquences, vous dites,
01:37il faut donner la priorité à la parole de la victime.
01:39Je la crois.
01:40Voilà, c'est simple, parce qu'ensuite la justice dira,
01:43il n'y a aucune volonté d'éliminer Philippe Brun.
01:48Aucun intérêt politique, vous n'avez aucun intérêt politique.
01:51Philippe Brun, j'ai travaillé avec lui pendant des années,
01:54j'ai de l'estime pour son travail,
01:56j'ai de l'estime pour ce qu'il a apporté au Parti socialiste,
01:59je trouvais que c'était intéressant de l'avoir dans la primaire.
02:02Maintenant, je n'y suis pour rien,
02:04et j'espère que maintenant, la justice agira.
02:09Ce qui est bien avec Olivier Faure, c'est que quand il parle,
02:10on ne le croit pas du tout.
02:11Comme ça, c'est clair, on sait que tout est faux.
02:17Parce qu'il faudrait qu'il n'en croit pas une seconde.
02:19Si tu as des amis comme Olivier Faure,
02:20tu n'as pas besoin d'un ami, il faut expliquer tranquille.
02:22Philippe Brun, il est plutôt sur la ligne François Hollande, en fait.
02:25C'est ça qu'il faut expliquer, c'est qu'il est plutôt sur cette ligne-là.
02:27Et là, tout est bon.
02:29Sur le fond, elle se dise le corps.
02:30Quand un homme, quand une femme parle, il faut la croire.
02:33Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:34Écoutez, là, on est fin.
02:35Je ne sais pas ce qu'il en est.
02:37Peut-être que ces accusations s'avéront juste.
02:42On verra.
02:43Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qu'en effet,
02:45il suffit que du jour au lendemain, il y ait une prise de parole,
02:49quelqu'un qui porte plainte, surtout à l'aune d'une primaire.
02:52En effet, on a un peu le sentiment d'une barbouzerie,
02:54mais il n'est pas mis en examen.
02:57Donc moi, c'est un peu la limite.
02:58C'est-à-dire, s'il y avait des éléments probants
03:00qui permettraient une mise en examen,
03:01là, on pourrait se dire, en effet,
03:02c'est normal que le Parti Socialiste s'oppose à sa participation.
03:05À ce jour, ce n'est pas le cas.
03:06Donc moi, je suis un peu étonnée.
03:08Et en plus, il aurait suffi qu'il concourt à cette primaire
03:11pour qu'on lui renvoie cette accusation.
03:13Et finalement, il n'aurait pas menacé Olivier Faure.
03:16Il y a quand même un scandale.
03:18C'est que, évidemment, on n'en sait rien sur le fond,
03:21mais sur le timing,
03:22quand vous arrêtez un candidat
03:24quatre minutes avant minuit,
03:27c'est pas possible.
03:28C'est pas possible.
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