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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:0019h, c'est l'heure, aviez de vous retrouver. On a commencé à 18h30. Allez, on marque une pause tout
00:05de suite avec l'info.
00:06Marc Gossifer, bonsoir.
00:07Bonsoir Christine, bonsoir à tous. Le port de Sète, toujours bloqué par les pêcheurs.
00:13Ils protestent contre la hausse des prix du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail.
00:18En revanche, le blocage du dépôt pétrolier de Frontignan dans les Rôles ce matin n'a été levé.
00:23Ils attendent désormais la rencontre prévue demain matin avec la ministre de la Pêche à Paris.
00:29Et de son côté, Sébastien Lecornu lui aussi réagit.
00:32Il sollicite ses ministres pour prolonger jusqu'au 31 décembre les aides ciblées pour les secteurs les plus touchés par
00:39cette flambée des prix pour les pêcheurs.
00:41L'aide sera notamment relevée de 25 à 35 centimes par litre.
00:45Ce sera 20 centimes pour les entreprises du BTP et 15 centimes pour les agriculteurs.
00:50On se souvient de la dissolution de l'Assemblée en 2024.
00:54Pour Gabrielle Attal, elle a contribué, je le cite, à quasiment flingué l'économie française.
00:59Le candidat à la présidentielle compare les performances actuelles de la France à celles plus favorables où il était à
01:05Matignon.
01:06Il cite notamment les taux d'emprunt de la France à l'époque en dessous d'1,5% contre
01:114,5% aujourd'hui.
01:14Ce chiffre à présent, près de 8000 décès excédentaires enregistrés cette année après un été caniculaire, le plus chaud jamais
01:21connu par l'Hexagone depuis 1900.
01:24Dans le détail, 817 morts excédentaires ont été comptabilisées du 27 juillet au 20 août pendant la troisième vague de
01:31chaleur.
01:32Et puis près de 600 000, c'est le nombre de personnes qui se sont inscrites à la messe que
01:36le pape Léon XIV célèbrera place de la Concorde le 26 septembre prochain.
01:41La plateforme d'inscription est désormais clôturée.
01:43Il s'agira de l'un des points forts de la visite du pontife qui se rendra entre le 25
01:48et le 28 septembre à Paris, Lourdes et Metz.
01:51Merci beaucoup ma chère Margot.
01:54Et au sommaire ce soir, lors d'un match, Mbappé, Vinicius et Konaté semblent avoir masqué le message « Nous
02:00sommes tous siutiens » inscrits sur leur maillot.
02:04Un geste qui provoque la polémique après les événements dramatiques survenus à Ciutat.
02:09Un refus de mélanger football et politique, ou choix délibéré de ne pas soutenir l'Espagne.
02:14L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:1725 Français partis rejoindre Daesh et détenus aujourd'hui en Irak.
02:21Ils demandent à la justice européenne, la CEDH, d'obliger la France à les rapatrier.
02:27Ils dénoncent des risques de torture et de condamnation à mort.
02:31Mais peuvent-ils réclamer la protection d'un État qu'ils ont choisi de combattre ?
02:35Jusqu'où une démocratie doit-elle protéger ses propres ennemis ?
02:38Le décryptage de Stéphane Asiari.
02:42Dans l'Oise, une surveillante avait dit à un collégien « Ne joue pas avec la nourriture.
02:47Des petits Africains meurent de faim. »
02:49C'est accusé de racisme. Elle vient d'être relaxée par la justice.
02:53Cette phrase était-elle réellement raciste ?
02:55Maladroite ? Réaliste ?
02:57Nous débattrons dans quelques instants avec les mousquetaires.
03:00Carburant, pouvoir d'achat, déclassement sur les réseaux.
03:04Certains appellent déjà à ressortir les gilets jaunes.
03:07Sébastien Lecornu a demandé ce soir au gouvernement de prolonger les aides jusqu'au 31 décembre.
03:14Mais cette colère qui gronde, qui est née contre les taxes,
03:18pourrait-elle encore rester spontanée ou serait-elle récupérée par une gauche qui rêve d'insurrection ?
03:23La France est-elle à la veille d'un nouveau soulèvement populaire ?
03:26L'édito de Mathieu Bock-Côté.
03:29Les commerçants sont en colère.
03:31La police n'intervient plus.
03:33La justice ne condamne plus.
03:35Les commerçants lancent un appel au candidat à la présidentielle
03:38pour avoir l'autorisation d'afficher la tête des voleurs.
03:42La CNIL les accuse.
03:43Rale-vol le dit le cash.
03:45On affiche les voleurs parce que l'État a lâché les boutiques.
03:49Perte sèche.
03:50Assurance qui ne rembourse rien.
03:51Un rappel à la loi pour 200 euros.
03:54Leur demande au candidat un cadre légal pour montrer les visages.
03:58Pas la vengeance, pas la dissuasion, mais la dissuasion.
04:00Parce qu'aujourd'hui, on protège mieux le voleur que le commerçant.
04:04On entendra un témoignage ce soir.
04:06Ce soir, on parle également avec Johan Pleschka, ancien de la Légion étrangère.
04:11Il a créé avec son épouse une entreprise de sécurité,
04:14notamment pour protéger les commerçants.
04:16Nous allons comprendre comment et pourquoi les entreprises doivent se protéger.
04:20Nous accueillerons également un invité qui veut rester anonyme.
04:24On l'appellera Sergio.
04:25Des stars de cinéma aux familles saoudiennes,
04:28des vols sensibles d'Air France aux quartiers difficiles de Paris.
04:32Notre invité a consacré plus de 30 ans à la protection et à la sécurité.
04:37Formé par des policiers et le GIGN,
04:39il nous dévoile ce soir les coulisses d'un métier hors du commun.
04:43C'est parti pour Face à l'Info.
04:59Marc, on commençait à évoquer dans le 18h30,
05:02Philippe Rhin, qui est candidat à la primaire PS
05:06et qui a été éjecté à 23h55 par son propre parti,
05:11accusé de violences alors qu'il dit qu'il n'y a aucune plainte qui a été posée.
05:17On a entendu il y a quelques instants.
05:19Il dit qu'il annonce portée plainte et il dit qu'il est victime d'une dénonciation calomnieuse.
05:24Que comprendre ?
05:24C'est extraordinaire parce que ça devient un phénomène qui se répand lamentablement comme une lèpre
05:32et on le laisse, au nom de la morale, s'installer ce phénomène.
05:37Dans tout le monde, on a des dénonciations qui deviennent des sentences.
05:44Alors là, c'est extraordinaire.
05:46Ça ne veut pas dire qu'une personne qui a été victime ne doit pas être entendue.
05:50longtemps les victimes n'étaient pas écoutées.
05:52Mais en revanche, aujourd'hui, il suffit de grenier et d'avoir éventuellement, pourquoi pas,
05:59une intention perverse, une intention malicieuse de nuire.
06:04Et à ce moment-là, il vous suffit de dire
06:06« Ah mais Christine Kelly, moi je l'ai vue la Christine ! »
06:10Eh bien je peux vous dire.
06:11Bon, et à partir de là, vous devenez la personne qu'il faut condamner et dans l'immédiat.
06:18Alors là, on pourrait penser qu'il y a un désir de démagogie électorale.
06:24Quand on n'a pas beaucoup de voix, on se dit que quelques féministes qui viendraient grossir votre urne,
06:31ça pourrait aider peut-être.
06:34Alors, il est bon d'avoir ce type de comportement.
06:38Moi, j'aime bien quand on réfère à la justice,
06:42que l'on est intransigeant, qu'on est irréplochable.
06:45N'oublions pas l'édito tout à l'heure de notre Charlotte sur le périscolaire.
06:52Mais alors là donc, à minuit 55 hier, le parti...
06:5623h55, avant minuit.
06:58Avant minuit.
06:59Non mais c'est extraordinaire, avant minuit.
07:01Parce que là, il y a une urgence.
07:02Là, ça ne peut pas attendre.
07:04Vous voyez, c'est 23h30.
07:05Alors, le parti socialiste assure ne pas vouloir se substituer aux instances et juridictions compétentes.
07:16Celles-ci se prononceront par la suite dans le respect de l'état de droit et de la présomption d
07:21'innocence.
07:21C'est quand même extraordinaire.
07:23Vous savez, vous avez un parti qui a été interpellé par l'un de ses membres,
07:29disant, voilà, on a chez vous un homme qui est élu, qui représente et le parti et la République.
07:36Il a été odieux avec moi.
07:38Il n'y a pas de confrontation.
07:41Il n'y a pas de convocation du personnage.
07:44Mais on ne se substitue pas aux instances et aux juridictions compétentes.
07:51On tranche.
07:52Alors, je voudrais savoir ce que ça veut dire d'avoir les instances compétentes
07:57qui doivent affirmer la position en ayant le dossier.
08:02Apparemment, ils ne l'ont pas eu, puisque c'est simplement la dame en question
08:06qui a porté plainte, mais devant le parti, pas devant la justice,
08:11puisque le parquet d'Evreux n'a rien reçu, le parquet de Paris n'a rien reçu.
08:16Et donc, on a un homme qui se trouve, ben oui, il le dit, à Vili, sur la place publique.
08:22Il ne pourra rien faire.
08:24Bon, où il peut se consoler ?
08:25Est-ce si important que ça d'être candidat à la primaire du Parti Socialiste ?
08:31Ça fait comme ça dans Londres.
08:33Mais, notons aussi, si on voulait être un peu perfide,
08:38il est passé hier soir dans Face à la Faux, sur CNews, la chaîne pestiférée.
08:44Et s'il payait ça, de cette exclusion ?
08:48Non, je m'amuse, mais c'est amusant de l'envisager.
08:50Vous voyez le mal partout, mon cher Marc.
08:54En tout cas, c'est vrai, la justice, à la place de la justice,
08:57qui fait la justice aujourd'hui, alors que la justice ne fait pas forcément justice ?
09:01Quel jeu de mots !
09:02En tout cas, Mathieu Bocoté, je me tourne vers vous,
09:05puisqu'il y a une petite musique en ce moment.
09:07C'est la crise du carburant et plus largement du pouvoir d'achat
09:11qui pousserait les gilets jaunes à reprendre la France d'assaut.
09:15Certains à gauche les y poussent,
09:17comme s'ils rêvent un peu de cette explosion dans la rue.
09:21Doit-on s'y attendre ?
09:22Pourrait-elle bouleverser la présidentielle ?
09:25Vous avez tout à fait raison, c'est la petite musique du moment.
09:28Alors, on pourrait dire que depuis les gilets jaunes,
09:30et la fin de cette vague que nous avons connue il y a quelques années déjà,
09:34nous ne cessons de guetter leur retour.
09:37C'est presque devenu une formule qui revient en boucle.
09:39Est-ce le retour des gilets jaunes ?
09:41Mais ça témoigne d'une inquiétude, d'une angoisse, peut-être d'un désir.
09:46C'est-à-dire, on sait que ce qui avait conduit tant de gens à se soulever,
09:49les problèmes ne sont pas réglés.
09:51Dès lors, ils pourraient demain, dans une situation de crise,
09:54reprendre leur gilet.
09:55Alors, apparemment, on annonce sur les réseaux sociaux,
09:58on dit qu'ils se montreraient le bout du museau le 17 octobre.
10:01C'est une date qui est lancée,
10:02avec le slogan « Ressors ton gilet, justement ».
10:05Et là, la formule qui revient, c'est l'inquiétude pour le blocage général.
10:10Des politiques compétents, ou à tout le moins connus,
10:13comme François Béroud ou François Hollande,
10:16confessent aussi leur inquiétude.
10:18Ils disent « Il faut faire attention,
10:20ils pourraient ressortir et bloquer le pays ».
10:23Olivier Faure, de son côté, dit « Nous pourrions les soutenir ».
10:27Et LFI, sans surprise, annonce la même chose.
10:30Alors, qu'est-ce qui se cache derrière cela ?
10:32Des problèmes bien réels, c'est-à-dire au-delà du symbole politique
10:35d'insurrection que sont les gilets jaunes,
10:36on parle de la question du carburant,
10:38c'est-à-dire tout simplement la possibilité pour tant de gens
10:40qui ne vivent pas au cœur des grandes villes
10:42avec des réseaux de transport en commun,
10:44la possibilité de se déplacer minimalement,
10:46c'est-à-dire la possibilité de ne pas être enfermé chez soi.
10:49Premier élément, avec cette phrase qui revient souvent,
10:51des gens qui ne font plus le plein,
10:53c'est-à-dire ils n'ont plus les moyens de faire le plein.
10:55Est-ce qu'on se rend compte de ce que ça veut dire ?
10:57Autre élément, la possibilité,
10:59et ça, je pense que ça compte beaucoup,
11:01c'est non seulement le fait de ne plus pouvoir participer
11:03à la société de consommation minimalement,
11:05le commun immortel ne demande pas l'opulence permanente,
11:08mais va avoir de temps en temps le petit luxe
11:10qui lui rappelle que la vie n'est pas que nécessité et souffrance.
11:13Mais ce petit luxe-là n'est plus accessible,
11:15et les gens vivent de plus en plus de gens
11:17dans une logique de survie généralisée,
11:19avec ce qu'on appelle, pour parler comme Marx,
11:21la paupérisation des classes moyennes,
11:23donc des classes moyennes de plus en plus pauvres.
11:25S'ajoutent à ça deux éléments qui comptent aussi.
11:28Si vous êtes assez vieux,
11:29vous avez le souvenir d'une situation où c'était mieux.
11:32Vous avez la conscience du déclin que vous avez subi.
11:36Donc, vous vous rappelez, il y a 10, 15, 20 ans,
11:38on vivait mieux, et aujourd'hui, on vit moins bien.
11:41Si vous êtes jeune,
11:42vous vivez dans un environnement plus particulier
11:44où il n'y a pas d'horizon pour l'ascenseur social.
11:47L'ascenseur social appartient au passé davantage qu'au présent,
11:50mais encore moins au futur.
11:52Donc, quand vous êtes devant une société
11:54qui se présente à vous non plus comme un ordre relativement juste,
11:58mais est un ordre de consécration de certains privilèges
12:01et l'immense majorité n'y a pas accès,
12:03eh bien, les conditions d'une psychologie insurrectionnelle sont réunies.
12:08Alors, petit rappel pour ceux qui l'oublieraient,
12:10les Gilets jaunes, à l'origine,
12:11c'est un soulèvement anti-fiscal, j'aime le rappeler.
12:15C'est une insurrection contre l'État taxeur,
12:18le fiscalisme, comme disait l'autre.
12:20Donc, c'était taxes sur l'essence, notamment,
12:23les taxes plus largement.
12:24C'était pas une révolte de gauchistes.
12:27C'est une révolte de classe moyenne, de gens ordinaires.
12:29C'est une révolte de gens qui disaient, mais on n'en peut plus.
12:31C'était la révolte de ceux que j'appelle les indélogeables.
12:34C'est-à-dire, globalement, des gens qui vivent dans un coin de pays,
12:36on peut pas les recaser ailleurs,
12:38ils sont pris chez eux,
12:39ils ont pas vraiment de moyens d'acheter une maison ailleurs,
12:41ils ont pas les moyens de se sauver.
12:43Ils disaient, bien, chez nous, est-ce qu'on pourrait minimalement vivre
12:45de manière décente?
12:46Pas de manière riche, pas de manière opulente,
12:48pas sous le signe de la fortune, simplement de manière décente.
12:51Et il y avait ce soulèvement des gens ordinaires.
12:54Or, qu'est-ce qu'on a vu ensuite?
12:55La gauche a ce talent.
12:57La gauche est capable de récupérer toujours les mouvements sociaux.
13:00Donc, il y a un mouvement populaire qui émerge.
13:02La gauche arrive avec ses structures,
13:04soit de syndicales, soit de partisanes,
13:06soit de la société civile,
13:07et réussit à détourner ce mouvement
13:09pour qu'on en vienne à presque perdre le sens de son origine.
13:13Et rappelez-vous qu'à la fin,
13:14les Gilets jaunes, c'était une mouvance
13:15de gauche radicale qui était sur le mode insurrectionnel
13:18et qui demandait des trucs comme le RIC et ainsi de suite.
13:21On s'en souvient qu'en fait,
13:22ça ne ressemble plus du tout au mouvement des origines.
13:24Et là, quelle est la prochaine étape?
13:26C'est ce que vous disiez au tout début.
13:28Est-ce que les prochains Gilets jaunes,
13:29c'est un mouvement qui serait spontané, encore une fois?
13:32Parce que c'était spontané la dernière fois.
13:33On ne l'avait pas vu venir, cette révolte populaire.
13:35Ou est-ce qu'il s'agit d'un mouvement
13:36que certains appellent, en fait,
13:38pour le prendre en charge,
13:39pour perturber la présidentielle?
13:41Je crois qu'à gauche, c'est ainsi qu'on le considère.
13:43Quelles pourraient être les revendications
13:46des nouveaux Gilets jaunes?
13:47Alors, on est ici devant une forme de paradoxe.
13:50C'est-à-dire, d'un côté,
13:51ce sont des gens qui en appellent...
13:52Imaginons les Gilets jaunes de base,
13:53classe moyenne, classe populaire.
13:55Ce sont des gens qui en appellent à l'aide.
13:57À l'aide, c'est-à-dire, donnez-nous un coup de main.
13:59On ne vous demande pas tout,
14:00on vous demande un petit coup de main.
14:01Puis franchement, moi qui ne suis pas
14:03particulièrement socialisant,
14:04je pense que de l'État,
14:05on peut s'attendre de cela.
14:07Un petit coup de main.
14:07On ne demande pas à l'État de changer notre vie,
14:09mais le petit coup de pouce,
14:10le petit coup de main qui permet d'améliorer un peu la vie.
14:14Donc, dans les circonstances,
14:15qu'est-ce que ça veut dire?
14:15Est-ce que c'est un chèque?
14:17Encore une fois, la politique du chèque.
14:18Encore demain, la politique du chèque.
14:20Est-ce que c'est tenable comme modèle?
14:22Ou est-ce qu'en sens inverse,
14:23il y a encore une dimension antifiscale
14:25qui pourrait s'exprimer?
14:26Donc, ça, c'est mon...
14:27On pourrait dire, au-delà de la question de l'essence,
14:29est-ce que ça serait soulagé,
14:31de mille et de manières,
14:32le contribuable qui paye, qui paye, qui paye,
14:34sans avoir accès à quoi que ce soit de véritable?
14:36Mais la question qu'on peut se demander aussi,
14:38c'est est-ce que le modèle social, plus largement,
14:41qu'on rafistole sans cesse, est tenable?
14:43Je donne quelques éléments.
14:44Autrement dit, ce que le malaise
14:45qui s'exprimait chez les Gilets jaunes à l'origine,
14:47parce que c'est au-delà, évidemment,
14:48des seules questions monétaires,
14:50est-ce que ce malaise,
14:51donc la surfiscalisation, je l'ai dit,
14:53mais qui vient avec la pénurie des services publics,
14:55l'absence de préférences nationales dans ce pays
14:57et l'existence d'une préférence étrangère,
14:59la désindustrialisation,
15:01célébrée au nom de la mondialisation,
15:02la perte de sociabilité,
15:04soit dit en passant,
15:04la possibilité de se rencontrer minimalement
15:07une société qui détruit le lien social,
15:09la généralisation de l'insécurité,
15:11la destruction des structures sociales
15:12ou familiales élémentaires.
15:14Il y avait, à travers tout cela,
15:15le sentiment d'une société
15:17sous le signe de la dépossession.
15:19Et quand les gens se sont rassemblés
15:20sur les ronds-points, par exemple,
15:22c'était aussi l'occasion de faire société,
15:24de se retrouver comme peuple,
15:26de sortir de l'individuel,
15:27ce qui nous enferme chacun chez soi,
15:29se retrouver comme peuple,
15:31se rappeler que nous sommes quelque chose ensemble
15:32qui n'est pas qu'une addition d'individus,
15:34malheureux.
15:35Donc, il y a un désir de refondation
15:37qui se joue à travers cela.
15:39Quand on a l'impression, pour le dire,
15:40pompeusement,
15:41que la République a fait faillite,
15:42le problème est le suivant, toutefois,
15:43c'est que ça ne se décrète pas.
15:45On ne décrète pas la refondation,
15:47quoi qu'en pensent nos amis politiques.
15:48Alors, posons-nous la question inverse.
15:50Est-ce que cette révolte peut être évitée?
15:54Je crois qu'à moyen terme, non.
15:57Quelle qu'en soit la forme,
15:58regardez les deux principaux partis politiques
16:02en France aujourd'hui.
16:03L'ERN, LFI,
16:05quoi qu'on pense de leur programme,
16:06puis on ne sera pas de ceux qui vont dire
16:08les extrêmes, les extrêmes.
16:10Ce sont deux partis protestataires
16:12qui s'inscrivent à l'extérieur du périmètre
16:14du discours social autorisé.
16:17Donc, il y a un désir de rupture
16:19qui traverse aujourd'hui le pays.
16:22C'est vrai partout en Occident,
16:23mais c'est peut-être vrai encore plus en France
16:25où on compte beaucoup sur la politique
16:26pour changer sa vie.
16:28Donc, il y a une mouvance
16:29qui est aujourd'hui contestataire.
16:31Il y a le sentiment qu'on est arrivé
16:32à la fin d'un cycle.
16:33Il y a le sentiment que le politique
16:34prend tout et ne rend rien.
16:36Il y a le sentiment qu'une caste au pouvoir
16:38veut défendre ses privilèges
16:39sans avoir le souci du commun et mortel.
16:41Donc, devant ce soulèvement possible,
16:44que l'on espère démocratique, bien évidemment,
16:45la violence n'est jamais une solution,
16:47moi, tout le monde, le moins souvent possible.
16:48Devant cela, qu'est-ce qu'on voit ?
16:50Une partie du discours public dominant,
16:52du régime, qui nous annonce déjà
16:54que si les Gilets jaunes reviennent,
16:56ce ne sera non pas l'expression d'une colère,
16:57non pas l'expression d'une révolte,
16:59ce sera le coup des Russes, comme d'hab.
17:01Ce sera le coup d'une ingérence étrangère, comme d'hab.
17:03Ce serait encore une intervention
17:05qui manipulerait les Français,
17:07qui les diviserait contre eux-mêmes,
17:09qui les poussera à se détourner
17:10de leurs légitimes institutions,
17:12qui leur ferait croire
17:13qu'ils sont plus malheureux qu'ils ne le sont
17:14si les Français de demain se soulèvent
17:16ou votent pour des partis
17:17qui ne sont pas moralement autorisés,
17:19c'est parce que quelque part
17:20dans une capitale étrangère,
17:22Moscou, Washington ou Oslo, peut-être,
17:24j'en sais rien,
17:25eh bien, on a décidé de leur mettre
17:27dans la tête qu'ils sont malheureux.
17:29Devant cela, le régime, le pouvoir,
17:31se dit quelquefois,
17:32il faut mater les insurgés,
17:33encore une fois,
17:34les décourager, les convaincre,
17:36ça, je terminerai avec cela,
17:37qu'ils doivent se contenter de peu,
17:39parce que le peu qu'ils ont,
17:40ils pourraient le perdre aussi.
17:42Autrefois, on disait du pain et des jeux,
17:43maintenant, on dirait Netflix
17:44et des plats congelés,
17:45mais à travers cela,
17:46je ne suis pas certain
17:47qu'une société tienne véritablement,
17:48et de ce point de vue,
17:49l'esprit insurrectionnel,
17:50quelle que soit sa traduction,
17:52nous habitera pour longtemps.
17:53Alors rappelons que ce soir,
17:55Sébastien Lecornu a demandé
17:56au gouvernement de prolonger les aides
17:58jusqu'au 31 décembre.
18:00On marque une pause.
18:01Dans un instant, on va revenir
18:02sur ce sujet,
18:03tour de table avec les mosquetaires,
18:04j'ai envie d'entendre
18:05Stéphane Asiari,
18:06encore Charlotte,
18:07peut-être sur ce sujet.
18:08Dans l'Oise, une surveillante avait dit
18:10à un collégien,
18:10ne joue pas avec la nourriture,
18:12des petits Africains meurent de faim.
18:14Elle a été accusée de racisme,
18:15elle a été relaxée.
18:16On marque une pause,
18:17on revient dans un instant.
18:21Retourne sur le plateau de face à l'info,
18:24Stéphane Asiari,
18:25on revient avec vous,
18:25le monde a fait savoir
18:26dans un article publié le 12 septembre,
18:29que 25 djihadistes ont récemment
18:31saisi la Cour européenne des droits de l'homme
18:33pour être rapatriés,
18:35et que cela interroge le rapport
18:37que les démocraties entretiennent
18:39avec leurs ennemis de l'intérieur,
18:40ainsi que le droit en contexte de guerre.
18:44Très intéressant comme sujet.
18:45Dites-nous tout.
18:46Oui, alors commençons déjà par le prologue,
18:48puisque rappelons que depuis 2012,
18:50ce sont près de 2000 Français
18:52qui sont partis,
18:54ou ont tenté de rejoindre
18:55les rangs de l'État islamique,
18:58faisant de la France le pays européen
19:00qui a fourni le plus gros contingent
19:02de djihadistes en valeur absolue.
19:05en valeur relative,
19:06c'est-à-dire apporté à la population,
19:07la palme d'or, pour le coup,
19:09revient à nos amis belges.
19:10Alors la France,
19:11avant exportée des combattants en Amérique,
19:13en Grèce, en Espagne,
19:14pour lutter contre l'impérialisme britannique,
19:17la colonisation ottomane,
19:18ou encore le franquisme,
19:19aujourd'hui,
19:20elle exporte des foudalas.
19:21Autre temps, autre mœurs,
19:23se diront certains.
19:23On se demande ce qui a changé depuis.
19:26Alors parmi les djihadistes français
19:27partis rejoindre une organisation
19:29adepte de la décapitation
19:31ou de l'esclavage sexuel,
19:32certains ont naturellement été tués
19:35et ont pu obtenir leur lot de vierges au paradis.
19:37D'autres se sont rendus aux autorités françaises
19:40avant d'être jugés.
19:41Et d'autres, enfin,
19:42sont restés sur place.
19:44Et parmi les djihadistes restés sur place,
19:46certains demandent à être rapatriés.
19:47Et je mets bien mille guillemets,
19:49car on se demande au nom de quoi
19:51ces gens peuvent encore considérer la France
19:53comme leur patrie.
19:55Une patrie dont ils ont fait couler le sang,
19:57puisque c'est bien Daesh, rappelons-le,
19:58qui a commandité les attentats de novembre 2015,
20:02qui ont ôté la vie à plusieurs centaines
20:04de nos compatriotes.
20:05Stéphane, quelle est la position
20:07du gouvernement français sur ce dossier ?
20:09Alors, la question du rapatriement des combattants
20:12a toujours été extrêmement délicate.
20:13Pour les partisans du rapatriement,
20:15les djihadistes français seraient plus faciles
20:18à surveiller ici que là-bas.
20:21Il serait plus facile de les surveiller
20:23parce qu'ils risqueraient autrement
20:25de gonfler les rangs de nos ennemis
20:26s'ils restent.
20:27Le gouvernement français, en revanche,
20:29lui, a toujours une vision très restrictive
20:30du rapatriement des combattants masculins,
20:34en estimant que les combattants
20:36devaient être jugés sur place
20:37par les autorités locales.
20:39Et je parle bien des éléments masculins,
20:41parce que les femmes des djihadistes
20:43ont longtemps fait l'objet
20:44d'un traitement dérogatoire,
20:46soit parce qu'elles étaient considérées
20:48comme des créatures fragiles à la botte,
20:51de leurs conjoints,
20:52en vertu d'un préjugé sexiste
20:55qui voudrait que la femme radicalisée
20:57serait forcément soumise à son mari
20:59et ne pourrait pas être auteur
21:00de sa propre radicalisation,
21:02ce qui a été au passage démenti
21:04par toute une littérature sociologique.
21:06Je pense notamment au reportage
21:08de David Thompson,
21:09qui a beaucoup étudié la sociologie de Yadis
21:11et qui montrait que les femmes
21:12pouvaient parfois être tout aussi radicales,
21:14sinon plus radicales encore
21:15que leurs conjoints.
21:17Mais le plus souvent,
21:18on les faisait revenir
21:19parce qu'on ne voulait pas
21:20les séparer de leurs enfants.
21:23Seulement certains...
21:24Seulement voilà, pardon.
21:25Certains djihadistes ont manifesté
21:27une espèce de mal du pays
21:29et on apprend dans un article du Monde,
21:31donc, il y a quelques jours
21:32que 25 d'entre eux
21:34ont demandé,
21:35par l'intermédiaire de leurs avocats,
21:37donc, de saisir la Cour européenne
21:39des droits de l'homme
21:40pour obliger l'État français
21:42à les rapatrier.
21:44Alors, on parle de djihadistes
21:45qui sont retenus par les autorités irakiennes.
21:47Ces djihadistes se plaignent
21:48de mauvais traitements,
21:49de tortures,
21:50du fait qu'ils risquent en effet
21:52la peine de mort
21:53et estiment que l'État de droit
21:56exige que la France les rapatrie.
21:57Ce qu'il faut savoir,
21:59c'est que ces djihadistes
22:00avaient dans un premier temps
22:01saisi le juge administratif
22:03qui s'est déclaré incompétent
22:05pour évaluer un acte
22:07qui relève de la diplomatie
22:09et donc de la souveraineté,
22:10c'est-à-dire la décision gouvernementale
22:11de rapatrier ou non
22:13les gens qui le demandaient.
22:15Ce n'est qu'ensuite
22:16qu'ils ont sollicité
22:17la Cour européenne
22:18des droits de l'homme de Strasbourg
22:19qui avait déjà condamné
22:21la France en 2022
22:22en raison de l'absence
22:24de mécanismes de contrôle indépendants
22:26des décisions de rapatrier
22:28ou non des femmes de combattants
22:30avec leurs enfants.
22:32Alors, je cite l'avocat Mathieu Bagarre,
22:36l'un des avocats,
22:37donc des djihadistes,
22:38qui dit
22:38« Alors que la France est censée protéger
22:41ses ressortissants particulièrement
22:44lorsqu'ils sont exposés
22:45à des traitements inhumains
22:46et dégradants,
22:47il est extrêmement préoccupant
22:49de constater qu'elle assume
22:50de violer la jurisprudence
22:52de la CEDH. »
22:54Ça, c'est l'argument de la défense.
22:55Mais peut-on vraiment considérer
22:57que ces gens appartiennent
22:58à la communauté nationale ?
23:00N'y a-t-il pas un paradoxe
23:02à voir des djihadistes
23:03se réclamer de l'état de droit ?
23:05Oui, c'est là toute l'ironie
23:07pour ne pas dire l'indécence
23:08de la situation.
23:09Voilà des gens qui ont rejoint
23:10une organisation musulmane
23:12fondamentaliste,
23:13qui appliquent la charia
23:14à la lettre,
23:15et qui parlent soudainement
23:16le langage de l'état de droit.
23:19Voilà des fanatiques de Mahomet
23:20qui se muent tout à coup
23:21en disciples de Montesquieu,
23:23et qui tentent d'utiliser
23:24à leur profit
23:25le cadre libéral
23:26qui vomissent
23:27et tentent de détruire
23:28à chaque invocation divine.
23:30Voilà des gens
23:31qui se sont eux-mêmes
23:32retranchés
23:33de la communauté nationale,
23:35en prenant les armes contre elle,
23:36mais qui se prévalent soudainement
23:38de leur passeport français
23:39pour faire valoir une créance
23:41à l'endroit de la nation
23:42qu'ils ont attaqué
23:43et qu'ils décimeraient volontiers
23:44s'ils en avaient la possibilité.
23:46Alors tout cela serait
23:47évidemment amusant
23:49s'il n'y avait pas eu
23:49tant de vie détruite
23:50et si cet épisode
23:52n'était pas révélateur
23:53de la naïveté
23:54de nos démocraties.
23:56L'essayiste Jean-François Revelle
23:57déplorait déjà
23:58en son temps
23:59que la démocratie
24:00tend malheureusement
24:00à ignorer,
24:01voire à nier
24:02les menaces
24:03qu'il avise
24:03tant
24:05elle répugne
24:06à prendre
24:07les mesures
24:07nécessaires
24:08pour y répondre.
24:09Et nos sociétés,
24:10c'est tout à leur honneur,
24:11sont attachées
24:11à l'expression
24:12paisible du dissensus.
24:14Le risque,
24:14ce faisant,
24:15est qu'elles en viennent
24:16à sous-estimer
24:16le défi que nous posent
24:18ceux qui nous désignent
24:19non pas comme leurs adversaires,
24:21non pas comme leurs rivaux,
24:22non pas comme leurs concurrents,
24:23mais comme leurs ennemis
24:25existentiels.
24:25Et la morale
24:26de cette histoire,
24:27c'est que nos sociétés
24:28doivent réapprendre sans doute
24:29à tracer une frontière
24:30entre l'adversaire
24:31et l'ennemi.
24:32Et on se souvient
24:33qu'en 2015,
24:34au lendemain
24:35des attentats
24:36de 2015,
24:38François Hollande,
24:38et on va essayer
24:39de dire du bien
24:39de François Hollande
24:40pour une fois,
24:41avait émis le vœu
24:43d'étendre
24:43la déchéance
24:44de nationalité
24:45aux binationaux
24:46nés français
24:47et condamnés
24:48pour terrorisme,
24:49une sanction
24:49qui était jusqu'ici
24:50réservée aux individus
24:52naturalisés,
24:52c'est-à-dire
24:52qui avait acquis
24:53la nationalité
24:54en cours de route.
24:55Malheureusement,
24:56cette saine proposition
24:58s'est torter
24:59à la pusillanimité
25:00d'un Parlement
25:00qui n'était peut-être
25:01pas tout à fait conscient
25:02de la guerre
25:03qui nous est livrée.
25:04Sans doute faudra-t-il
25:05remettre cette proposition
25:06sur la table.
25:07Il n'est jamais trop tard.
25:09Merci pour votre analyse,
25:11mon cher mousquetaire
25:13Stéphane Asiari.
25:14Avant de parler
25:15de Kylian Mbappé
25:16qui crée
25:17la polémique
25:18avec Gabriel Cluzel,
25:19peut-être une réaction,
25:21je vais commencer
25:21par Charlotte,
25:22peut-être Michel Fayad,
25:24Stéphane,
25:24sur ce qu'on a appris
25:25aujourd'hui.
25:26Vous vous rappelez
25:27un peu dans l'Oise,
25:28une surveillante
25:29avait déclaré
25:30à un collégien
25:31de quatrième
25:32ne joue pas
25:33avec la nourriture
25:34des petits Africains
25:35meurent de faim,
25:36je cite,
25:37accusé de racisme,
25:39elle vient d'être
25:40relaxée par la justice.
25:42Cette phrase
25:42était-elle
25:43réellement,
25:44selon vous,
25:45raciste,
25:45Charlotte,
25:46maladroite,
25:47dites-moi,
25:48ou peut-être réaliste ?
25:49Qu'en pensez ?
25:50En clair,
25:51cet élève
25:52et sa famille
25:52portaient plainte
25:53en raison de sa couleur
25:55de peau à lui
25:55et à l'enfant
25:57en disant
25:57« elle m'a dit ça
25:58parce que j'étais noire ».
26:00Or,
26:00je pense qu'autour
26:01de cette table,
26:01100% des gens
26:02ont entendu cette phrase
26:03« parce qu'ils jouaient
26:05avec la nourriture »
26:06et le tribunal,
26:08avec beaucoup de bon sens,
26:09a jugé que c'était
26:09en raison du comportement
26:10de l'élève
26:11qui était en train
26:11de jouer avec de la nourriture
26:12et non en raison
26:13de sa couleur de peau.
26:14Et la seule chose
26:15qu'on peut se dire,
26:16c'est que de temps perdu
26:16dans des tribunaux
26:17débordés.
26:18Stéphane ?
26:19Oui,
26:19moi j'ai entendu
26:20cette phrase
26:20dans ma propre famille
26:22parce que je ne finissais
26:23pas mon assiette
26:23ou autre.
26:24C'est quand même
26:24assez ridicule
26:25que l'on puisse mobiliser
26:26les ressources
26:28des tribunaux.
26:29Il y a sans doute
26:30plus de choses urgentes
26:32à juger
26:32qu'une phrase
26:33qui peut peut-être
26:34paraître maladroite
26:35dans un contexte
26:36en particulier
26:36et encore,
26:37sur le plan statistique,
26:38c'est quand même...
26:39On ne peut plus rien dire,
26:40Mathieu Bocoté.
26:40Premièrement,
26:41la phrase n'est pas maladroite.
26:42Il faut arrêter
26:43de voir de la maladresse partout.
26:44Et deuxièmement,
26:45la possibilité
26:46de poursuivre quelqu'un
26:47pour cela
26:47doit être aboli.
26:48En un instant,
26:49ce n'est pas le fait
26:50que les tribunaux
26:51aient été éclairés,
26:52c'est une chose,
26:52mais ils ne devraient même pas
26:53avoir à se saisir de cela.
26:55La possibilité
26:55de poursuivre
26:56pour de telles sottises
26:58ne devrait pas exister.
27:00Moi,
27:00j'ai souvenir
27:01d'une chanson
27:01d'Anne Sylvestre,
27:02grande chanteuse gauchiste
27:03devant l'éternel,
27:04mais qui chantait très bien
27:05au demeurant.
27:06Elle disait,
27:07je l'ai chanté,
27:09pense aux petits chinois
27:10qui n'ont pas ce que tu as
27:12pour dire à un enfant,
27:13en l'occurrence,
27:14de finir son assiette.
27:15Moi, j'ai une pensée
27:15pour cette surveillante
27:16parce qu'avant d'être relaxée,
27:17il y a tout un parcours
27:18que vous avez une épée
27:20de Damoclès
27:20au-dessus de la tête.
27:21On sait l'enfer
27:22que vivent aujourd'hui
27:23les gens dans les collèges.
27:24Il fallait vraiment
27:25rajouter ça ?
27:26Je me pose vraiment
27:27la question.
27:29Moi, quand j'étais petit,
27:31quand j'arrivais en France,
27:32on était dans une école publique
27:33et on amenait
27:34des sacs de riz
27:35aux petits somaliens
27:36parce qu'à l'époque,
27:36il y avait la Somalie
27:37où les gens mouraient de faim,
27:39il y avait la guerre, etc.
27:40Et dans l'école publique,
27:42il y avait des blancs,
27:42des noirs, des beurres.
27:44Et à tout le monde,
27:45on nous disait
27:45il faut finir nos assiettes
27:47sinon, eh bien,
27:49il y a des gens
27:50qui meurent de faim
27:51en Somalie.
27:52C'était pas seulement
27:52en Afrique,
27:53ils précisaient même l'endroit.
27:54Et je ne sais pas
27:56pourquoi ça choque aujourd'hui.
27:58En tout cas,
27:59comment ?
28:00D'autant que l'Afrique
28:01concentre le plus nombre
28:02de pauvres...
28:03Comment Stéphane ?
28:04D'autant que l'Afrique
28:04concentre en Afrique
28:05la proportion la plus élevée
28:06de gens pauvres
28:07dans le monde.
28:08C'est ça qui devrait
28:09plus choquer.
28:10Exactement.
28:11On a l'impression
28:12qu'on ne peut plus rien dire
28:14et beaucoup se taisent
28:15justement avec des pressions
28:17comme celle-ci.
28:19D'autres,
28:20on aimerait bien
28:20peut-être entendre
28:21leurs réactions
28:22comme peut-être
28:23Kylian Mbappé
28:24lors du match
28:24qui a lieu hier.
28:26Kylian Mbappé
28:27et deux de ses coéquipiers
28:28ont été accusés
28:29d'avoir volontairement
28:30masqué sur leur maillot
28:32un message de soutien
28:33à Ciutat.
28:34Gabriel Cluzel,
28:35comment font-ils comprendre
28:36ce geste
28:37qui fait polémique ?
28:38Alors,
28:38ils ne se sont pas expliqués
28:40mais néanmoins,
28:40les images qui circulent
28:42ont l'air concordantes.
28:44Kylian Mbappé
28:45mais aussi Vinicius
28:46et Ibrahim Konaté
28:47ont fait en sorte
28:48de dissimuler l'inscription
28:49« Nous sommes tous des saoutiens »
28:50sur leur maillot.
28:52Alors,
28:53est-ce que ceux
28:53qui leur entiennent rigueur
28:55ont raison ?
28:56On peut dire tout d'abord
28:57que les footballeurs
28:58n'ont pas vocation
28:59à être des hommes sandwich
29:01pour telle ou telle cause.
29:02Ils sont embauchés
29:03pour taper dans un ballon
29:04avec leurs pieds
29:06et pas pour penser
29:07souvent avec leurs pieds aussi,
29:08il faut bien le dire.
29:10Si tout le monde
29:11d'ailleurs tenait son rang
29:12comme disait ma grand-mère
29:13et faisait ce qu'il avait à faire,
29:14les vaches seraient mieux gardées
29:16mais les footballeurs
29:17rêvent de faire de la politique.
29:18Les politiques se rêvent
29:19en vendeurs de flamencuches
29:20ou dans une baraque à frites,
29:22bref.
29:23Mais,
29:24on peut rajouter aussi
29:25que quand ils sont ambassadeurs
29:26de telle ou telle cause,
29:27ils sèment la division
29:28là où,
29:29comme les artistes,
29:32pardon,
29:32ils devraient
29:34engendrer la communion.
29:35donc,
29:37on peut remettre en cause
29:39le fait d'en faire
29:39des hommes sandwichs
29:40et on n'en voudra
29:41jamais assez
29:43à la récupération
29:44et la rhétorique,
29:44vous savez,
29:45en 1998,
29:46de la France
29:47Black Blanc Beurre
29:48qui a ouvert
29:48la boîte de Pandore
29:49du football idéologue.
29:51Sauf que,
29:52en l'occurrence,
29:53ce n'était pas politique.
29:55Il s'agit d'intégrité
29:57du territoire espagnol.
29:58Quand il arrive
29:59dans une catastrophe
30:00dans un pays,
30:00il est réconfortant
30:02pour les gens
30:02de voir tout le monde
30:03finalement,
30:04mais aussi les stars,
30:05les sportifs,
30:06les artistes,
30:06leur apporter
30:07leur soutien.
30:09Or,
30:09c'est une véritable
30:10catastrophe humanitaire
30:11qui s'est passée
30:12à Ceuta,
30:13c'est le pays lui-même
30:14qui a été envahi.
30:14Je rappelle 70 000 migrants
30:16pour 83 000 habitants,
30:17ça fait presque
30:18un rapport d'un à un
30:19avec de nombreux morts
30:20et disparus,
30:21du reste,
30:23parmi ceux aussi
30:24qui sont venus,
30:25des viols,
30:26une trentaine au total
30:27d'agressions sexuelles
30:29et de viols
30:29officiellement établis
30:30et on a vu
30:31ces témoignages
30:32de fillettes
30:32qui pleurent
30:33car elles n'osent pas
30:33sortir pour aller
30:34à l'école.
30:36Il y a de quoi
30:38voir la catastrophe.
30:40Donc,
30:40ce n'est pas clivant,
30:41c'est toute l'Espagne
30:42qui est concernée
30:43par son intégrité nationale
30:45et ce n'est pas politique,
30:46en tout cas,
30:47ça ne devrait pas l'être,
30:48ni de droite,
30:48ni de gauche,
30:49de dire qu'on aime son pays.
30:51Il est vrai qu'aujourd'hui,
30:52par exemple,
30:52quand un sportif dit
30:53« Vive la France »,
30:54il est traité de facho
30:55qu'on fait,
30:55vous vous souvenez
30:56de l'affaire de Léon Marchand
30:58et parlant de Ceuta,
30:59même en France,
30:59quand vous parlez de cette affaire,
31:01quand vous montriez
31:02les images,
31:03eh bien,
31:04notre cher ministre
31:04de l'Intérieur
31:05jugeait que ce n'était
31:06pas décent,
31:08que finalement,
31:08là aussi,
31:09c'était sans doute
31:09un peu facho,
31:11cacher ce candessein
31:12que je ne saurais voir.
31:14Et si c'est le fait
31:15qu'il ne veuille porter
31:16aucune cause
31:17autre que le foot ?
31:19Oui,
31:19alors on pourrait se dire
31:20« Oui, voilà,
31:20c'est tout,
31:21il veut se cantonner
31:22au ballon rond,
31:23point,
31:23laissons-le en paix ».
31:25Sauf que par le passé,
31:26il a soutenu
31:27bien d'autres causes
31:28clivantes,
31:29idéologiques
31:29et même dangereuses
31:30parfois,
31:31car susceptibles
31:31de mettre le feu
31:33aux banlieues.
31:34Par exemple,
31:35on se souvient
31:35de l'affaire Naël
31:36quand il avait qualifié
31:38ce jeune homme
31:39de petit ange
31:40parti beaucoup trop tôt
31:41alors qu'on ne savait rien
31:42en réalité encore
31:43de l'enquête
31:44ni de circonstances.
31:45On se souvient aussi
31:46de son engagement
31:48contre le RN.
31:49Donc l'engagement
31:49ne lui fait pas peur,
31:50c'est cet engagement-là
31:52pour l'Espagne
31:53qu'il ne veut pas endosser.
31:55Alors on peut y voir
31:56au choix
31:57ou en même temps
31:58parce que ce n'est pas
31:58contradictoire.
31:59Il ne l'a jeté pas tant.
32:01Vous savez que pour avoir
32:01porté ce t-shirt
32:03le joueur
32:04Abdezaban Abdezal Zoui
32:08international marocain
32:09à Betis-Séville
32:10a été conspué
32:11sur les réseaux sociaux
32:12où il a été accusé
32:13de trahir le Maroc.
32:16Alors première hypothèse,
32:18donc Hylène Mbappé
32:18n'a pas assez de courage
32:20pour défendre l'Espagne
32:21qui le nourrit
32:22pourtant qui le nourrit
32:23même assez bien.
32:25Deuxième hypothèse
32:26qui n'est pas exclusive
32:27de la première,
32:28Hylène Mbappé
32:29se moque comme d'une guigne
32:30de ses premiers crampons
32:32de ceux qu'endurent
32:33les Céhutiens
32:34parce que lui-même
32:35est bien à l'abri.
32:37Peut-être que ceux
32:38qui nous regardent
32:39ne le savent pas
32:39mais le journal
32:40de la maison
32:41explique que l'attaquant
32:42des Bleus
32:42a déboursé
32:44plus de 11 millions d'euros
32:45pour sa nouvelle demeure
32:47dans le quartier
32:47ultra sécurisé
32:48de la Finca.
32:49Alors moi je ne connais pas
32:50mais il paraît
32:50que c'est le Beverly Hills
32:52de Madrid,
32:54summum de luxe
32:55dans cette résidence
32:56de 1200 mètres carrés.
32:57C'est magnifique,
32:58un spa,
32:59même des chambres,
33:00enfin des saunas,
33:01c'est fantastique.
33:02Mais il faut surtout savoir
33:03que la Finca,
33:04au lieu d'être
33:04l'un des quartiers
33:05les plus chics de Madrid,
33:06c'est un des quartiers
33:07les plus sécurisés.
33:09C'est même un des quartiers,
33:10dit-on,
33:10les plus sécurisés
33:11d'Europe.
33:12C'est omniprésent
33:13avec dispositifs
33:14technologiques incroyables,
33:15des clôtures
33:16surveillés en continu
33:17des surveillances
33:18des plaques d'immatriculation
33:20de l'identité
33:21des uns et des autres.
33:22Une vraie forteresse,
33:24aucune chance
33:24qu'un migrant marocain
33:25aille mettre l'ombre
33:26du début,
33:27du commencement
33:28d'un doigt de pied.
33:29Bref,
33:29rien à serrer
33:30de Séouta.
33:31Mais peut-on exclure
33:32l'envoi,
33:33là,
33:34d'un signe
33:34de soutien implicite
33:36au Maroc ?
33:37Oui,
33:37c'est la troisième hypothèse
33:38qui n'exclut pas
33:39les deux autres.
33:41Kylian Mbappé
33:42refuse de soutenir
33:43un pays de la vieille Europe
33:44face à un pays
33:45du Maghreb
33:46et donc,
33:47de facto,
33:48soutient le dit pays,
33:49le Maroc.
33:50Alors pourtant,
33:51de mère algérienne,
33:51c'en était logique,
33:52il pourrait soutenir
33:53l'Espagne
33:54de Pedro Sanchez
33:55parce que si on se souvient
33:56de la genèse
33:57de cette affaire
33:58et de l'implication
33:59du Maroc,
34:01eh bien,
34:02le Maroc
34:03n'était pas content
34:04parce que Pedro Sanchez
34:05s'était rapproché
34:06de l'Algérie.
34:07dans le contexte
34:08de la reconnaissance
34:10ou non
34:10du Sahara occidental.
34:13Mais voyez,
34:13même d'extrême gauche,
34:14l'Europe reste
34:15la vieille Europe
34:16de la même façon
34:18Kylian Mbappé
34:19a refusé jusqu'à présent
34:20de soutenir
34:21Christophe Glees.
34:22Pourtant,
34:22la famille lui a demandé
34:23un journaliste français
34:24de gauche,
34:25dit-on.
34:25La famille avait fait
34:27la demande aussi
34:27à Zinedine Zidane
34:29et je crois
34:30à M. Benzema
34:31et puis M. Zinedine Zidane
34:33a fini par s'exécuter
34:34mais pas les autres.
34:37Alors certes,
34:37sa réussite
34:38Kylian Mbappé
34:39la doit à son talon propre
34:40au soutien de ses parents
34:42mais aussi à la France
34:43qu'il a repérée,
34:44sélectionnée,
34:45fait progresser,
34:46arrivé au sommet
34:47et à l'Espagne aussi
34:48qui lui a fait
34:49des ponts d'or.
34:50Ce ne serait pas
34:50inintéressant
34:51d'aider en retour
34:53ces deux pays.
34:54il fut un temps
34:55d'ailleurs
34:55où il le reconnaissait
34:57c'était il y a cinq ans
34:57et je trouve très intéressant
34:59de voir cette évolution
35:00dans un entretien
35:01accordé à l'Obs
35:02il disait
35:03je suis très attaché
35:04à la France
35:05bien sûr
35:06je suis née en France
35:07j'ai grandi en France
35:08la France m'a tout donné
35:09et j'essaie de lui rendre
35:11chaque fois que je joue
35:12pour l'équipe nationale
35:13et il continue ainsi
35:15j'ai toujours été éduqué
35:16avec cette forme
35:17de reconnaissance
35:18pour la France
35:18etc.
35:19les américains
35:20sont fiers d'être américains
35:21pourquoi les français
35:22ne seraient-ils pas
35:23fiers d'être français ?
35:24je crois qu'il faut
35:24comprendre qu'en cinq ans
35:25le pays s'est encore
35:26fragmenté
35:28communautarisé
35:28ethnicisé
35:29dans une cohésion
35:31négative
35:31d'inspiration décoloniale
35:33contre tout ce qui est
35:34français et européen
35:36cette cohésion
35:40négative
35:40donc
35:40c'est une sorte
35:41de blougi-boulga
35:42pour rendre hommage
35:43à Casimir
35:44récemment disparu
35:45de rancœur
35:46elle est file
35:47à conceptualiser
35:48en parlant
35:49des mots
35:49de nouvelle France
35:50et donc même s'il y a
35:52des dissensions
35:52entre le Maroc
35:53et l'Algérie
35:54elles doivent s'éteindre
35:55préconise le nouveau
35:56petit catéchisme
35:57rouge de la nouvelle
35:58France LFI
35:59pour être unis
36:00face à l'ancienne
36:02France
36:02et ce dogme
36:03infuse
36:04même si c'est
36:06un leurre
36:06un miroir aux alouettes
36:08prenons les dernières
36:09élections municipales
36:10j'en ai parlé
36:10avec un certain nombre
36:11de ceux
36:13qui se sont présentés
36:14donc on a vu
36:15des maires se faire
36:16éjecter
36:16parce qu'ils n'étaient
36:17pas ces représentatifs
36:18de la nouvelle France
36:19mais cette cohésion
36:21négative
36:21de la diversité
36:22jusqu'à quand
36:23elle va durer
36:24quand il n'y aura plus
36:25le bouc émissaire
36:26français de souche
36:27européen de souche
36:28même si on n'a pas
36:29le droit d'utiliser
36:29ce mot-là
36:30et bien d'autres questions
36:32se poseront
36:33d'autres fragmentations
36:34pourquoi le maire
36:35serait-il issu
36:36du Maghreb
36:36plutôt que de l'Afrique
36:37subsaharienne
36:38ou bien de l'Algérie
36:39plutôt que du Maroc
36:40le communautarisme
36:42est une longue
36:43et irréversible
36:44bombe à fragmentation
36:45en entendant
36:47les habitants
36:48de Ceuta
36:48comme Christophe Glez
36:49ne disent pas
36:50merci à Kylian Mbappé
36:53Merci pour votre analyse
36:54Gabriel Cusel
36:55dans un instant
36:56on abordera
36:57l'édito de Mathieu Bocotti
36:58avec le discours dur
36:59sur la 22e
37:00contre les peuples
37:01c'est ce que vous dites
37:02on en parle dans un instant
37:03d'abord une page
37:04sur la sécurité
37:06ici sur le plateau
37:07nous a rejoint Sergio Anonyme
37:09on lui donnera
37:09la parole dans un instant
37:11puisqu'on a beaucoup de sujets
37:12à aborder
37:13sur la sécurité
37:14les commerçants
37:15sont en colère
37:15la police n'intervient plus
37:17la justice ne condamne plus
37:18les commerçants
37:19lancent un appel
37:20au candidat
37:21à la présidentielle
37:22pour avoir l'autorisation
37:24d'afficher les voleurs
37:25la CNIL
37:26les accuse
37:27RALVOL
37:28le collectif
37:29le dit cash
37:30on affiche les voleurs
37:31parce que l'Etat
37:32a lâché les boutiques
37:33écoutez Jérôme Jean
37:35commerçant à Amiens
37:36mais surtout fondateur
37:37de ce collectif RALVOL
37:41aujourd'hui
37:428 à 9 fois sur 10
37:44on obtient le nom du voleur
37:46on a donc une identité
37:47ou alors il ramène
37:48ce qu'il a volé
37:49incroyable
37:50on a même un jeune enfant
37:51qui a ramené un courrier
37:53d'excuse
37:53au commerçant
37:54je vous jure que je peux
37:55vous montrer la photo
37:55à Caen
37:56et qui a dit écoutez
37:57je suis désolé
37:58je ne recommencerai plus
37:59je pense que lui
38:00il a pris une bonne leçon
38:01de morale
38:02parce qu'on a aussi affiché
38:03son visage
38:04moi
38:05pardon vous ou moi
38:06je pense que ça ne nous
38:06ferait pas plaisir
38:07de se voir affiché partout
38:08parce qu'on a chapardé
38:09ici ou là
38:10donc c'est efficace
38:11ça n'est pas encore légal
38:12mais on souhaite que ça le soit
38:13c'est à dire que ceux
38:14qui créent de la valeur ajoutée
38:15ceux qui proposent de l'emploi
38:17aujourd'hui
38:18sont découragés
38:19si on prend l'exemple
38:20des commerçants
38:20ces vols coûtent
38:22allez
38:22à peu près 7 milliards
38:24d'euros par an
38:267 milliards d'euros par an
38:27c'est énorme
38:28incroyable
38:29vous imaginez le nombre
38:30d'emplois
38:31qu'on pourrait créer
38:32avec 7 milliards d'euros
38:33attention
38:337 milliards d'euros
38:35payés par les privés
38:36payés par les entreprises
38:38qui vous entendent ce matin
38:39c'est à peu près
38:40l'estimation
38:40que nous on a
38:41c'est toujours difficile
38:42de faire une estimation
38:42le problème que l'on a
38:44c'est qu'en France
38:45quasiment 80%
38:46des commerçants
38:47sont victimes
38:48au moins une fois
38:50de vols à l'étalage
38:52on va avoir
38:53Johan Pleska
38:54qui vient de nous rejoindre
38:56qui est ancien
38:56de la Légion étrangère
38:57et qui a créé
38:58avec son épouse
38:59une entreprise de sécurité
39:00on va en parler
39:01vous aider
39:02des commerçants
39:03justement
39:03en matière de sécurité
39:04Sergio
39:04sur le plateau
39:06plus de 30 ans
39:0638 ans
39:07dans la sécurité
39:08pour témoigner
39:08mais d'abord
39:09écoutez toujours
39:10pour parler de ces commerçants
39:11qui ont nos marres
39:12qui lancent un appel
39:13au candidat
39:13à la présidentielle
39:14écoutez le témoignage
39:15de cette commerçante
39:18les agents
39:19se sont présentés
39:20avec leur badge
39:20et ont expliqué
39:22qu'ils venaient
39:22faire un contrôle
39:24alors ils ont posé
39:25des questions
39:26sur les caméras
39:27de surveillance
39:28combien il y en avait
39:29au total
39:29les emplacements
39:31où est-ce qu'elles étaient
39:31installées
39:32ils ont également
39:33regardé
39:34les affiches des voleurs
39:34ils ont demandé
39:36si c'était
39:37relayé
39:38si les affiches
39:40étaient relayées
39:42ailleurs
39:43ma collaboratrice
39:44lui a dit
39:45que oui
39:45que c'était relayé
39:46sur Instagram
39:47elle leur a donné
39:48l'Instagram
39:49ils ont pris
39:50le nom de la page
39:51ils l'ont pris
39:52en photo
39:52photographié
39:53ces affiches
39:54ils ont également
39:55vu que sur la vitrine
39:57du commerce
39:57il y avait
39:58l'affiche
39:59du collectif
40:00ras-le-vol
40:01ils ont établi
40:02un procès-verbal
40:03sur place
40:04ils ont également
40:05demandé
40:06qui avait accès
40:07aux images
40:08de vidéosurveillance
40:09ils ont demandé
40:10le CERFA
40:11de la préfecture
40:12ils ont demandé
40:13quelques documents
40:13après par la suite
40:14on a le sentiment
40:16qu'on
40:18on essaie de faire
40:19en tout cas
40:20ce qu'on peut
40:20pour essayer
40:21de se protéger
40:21de protéger
40:22l'activité
40:23de protéger
40:24les salariés
40:25mais on n'a pas
40:26forcément
40:26de réponse concrète
40:27derrière
40:27j'en suis venue là
40:29parce que
40:29je commençais
40:30à avoir des vols
40:31tous les jours
40:31et tous les jours
40:32j'avais
40:34une à deux personnes
40:34dans la matinée
40:35une à deux personnes
40:36dans l'après-midi
40:37il m'est arrivé
40:38entre 2025
40:39et 2026
40:40d'aller faire
40:41des dépôts
40:42de plainte
40:42quasiment
40:42chaque semaine
40:43voilà un témoignage
40:45exclusif
40:46qui nous a été
40:46transmis
40:47par Amoré
40:48Bucco
40:49journaliste
40:49police
40:50justice
40:52Sergio
40:52merci infiniment
40:53d'être avec nous
40:54sur le plateau
40:55Johan Piesca
40:56également
40:57d'abord Sergio
40:58de la cérémonie
40:58des Césars
40:59à la protection
41:00de stars
41:01et de familles
41:01saoudiennes
41:02des vols sensibles
41:03d'Air France
41:04au quartier difficile
41:05de Paris
41:05vous êtes anonyme
41:07ce soir
41:07on vous a flouté
41:08on vous appelle
41:09Sergio
41:09vous allez nous dire
41:11d'ailleurs
41:11pourquoi vous voulez
41:11être anonyme
41:12et vous avez vécu
41:13plus de 30 ans
41:13au coeur de la sécurité
41:15formé par la police
41:17par le GIGN
41:18et vous allez nous raconter
41:19les coulisses
41:19les risques
41:20et les secrets
41:21d'un métier
41:22hors du commun
41:23et vous
41:23Johan Piesca
41:24merci aussi
41:25de nous avoir rejoints
41:26je vous disais
41:26que vous avez
41:26vous êtes arrivé
41:27de Roumanie
41:28à l'âge de 21 ans
41:29pour rejoindre
41:29la Légion étrangère
41:30vous avez servi
41:3110 ans
41:32sur plusieurs théâtres
41:33d'opérations
41:34l'ex-Yougoslavie
41:35le Tchad
41:36notamment
41:36aujourd'hui
41:37vous dirigez
41:38avec votre épouse
41:38un groupe de sécurité
41:39de 130 salariés
41:40spécialisés dans la protection
41:42et la surveillance
41:42et on va essayer
41:43de comprendre avec vous
41:44comment et puis
41:45comment protéger
41:46les entreprises
41:47qu'est-ce qu'elles demandent
41:48que demandent les commerçants
41:49et puis même jusqu'aux particuliers
41:51parce qu'on se rend compte
41:51effectivement
41:52on a commencé par ça
41:53la police
41:54ne peut pas tout faire
41:55la justice
41:56ne peut pas tout faire
41:57d'abord Sergio
41:58pourquoi êtes-vous anonyme ?
42:00en fait
42:01c'est par rapport
42:01aux années
42:02que j'ai passé au GPIS
42:03donc
42:06les dernières années
42:07il y a eu
42:08des incidents
42:09où il y a eu
42:10des agents
42:11qui étaient
42:12affichés
42:13sur internet
42:14et
42:14les jeunes
42:15demandaient
42:16les adresses
42:16en échange d'argent
42:1960 000 euros
42:20voilà
42:20c'est monté
42:21jusqu'à 60 000 euros
42:22pour avoir les identités
42:24voilà
42:24GPIS
42:25qu'est-ce que c'est
42:26concrètement
42:26pour nos téléspectateurs ?
42:27donc c'est un GIE
42:28qui effectue
42:29l'émission
42:30de tranquillité publique
42:31sur tout le domaine
42:32des HLM
42:33sur Paris
42:35et il y a eu
42:36une tentative
42:37de développement
42:38sur les banlieues
42:39et ça n'a pas du tout
42:40marché
42:42ça n'a pas marché
42:43ça n'a pas fonctionné
42:44il y avait des embuscades
42:46c'était un petit peu trop
42:48par rapport
42:48à notre effectif
42:50donc
42:51on n'avait pas
42:52assez d'effectifs
42:53pour des renforts
42:54donc on a eu
42:55des agents
42:55qui étaient exposés
42:56à des
42:57très gros risques
42:59donc
42:59ils ont préféré
43:01stopper ça
43:02et se concentrer
43:03sur Paris
43:03vous avez été
43:05donc sur la sécurité
43:06dans les bâtiments
43:08de la ville de Paris
43:09c'est ça
43:09dans les logements sociaux
43:11etc
43:11qu'est-ce que vous avez vu
43:12concrètement
43:13racontez-nous
43:14témoignez-nous
43:15de ce que vous avez vu
43:15et surtout de l'évolution
43:17de l'insécurité
43:18dans ces bâtiments
43:18en plein Paris
43:20en 10 ans
43:20en fait
43:22il y a eu une augmentation
43:23de découvertes
43:23de stupéfiants
43:25augmentation
43:25de découvertes
43:26d'armes
43:27il y a même eu
43:28tout ce qui est
43:30les nouvelles armes
43:31en 3D
43:32la dernière année
43:33avant que je quitte
43:35et donc
43:37
43:38je ne sais pas
43:40exactement
43:40depuis 2024
43:41où ça en est
43:43mais en 2024
43:44ils commençaient déjà
43:46à trouver
43:46des armes en 3D
43:47et il y a eu
43:49certaines adresses
43:51où les jeunes
43:52s'entraînaient
43:52à tir à balles réelles
43:53dans les parkings
43:55incroyable
43:55quel est votre pire souvenir
43:56Sergio
43:57ça fait 38 ans
43:58que vous êtes dans la sécurité
44:00j'en ai plusieurs
44:01mais bon
44:01je ne vais pas rentrer
44:02dans le macabre
44:03mais justement
44:05au GPIS
44:06on a eu
44:07trois collègues
44:07qui ont été pris à partie
44:08par cocktail Molotov
44:10dans le véhicule
44:12ils ont dû courir
44:13sur un boulevard
44:14poursuivi par les jeunes
44:15avec des mortiers
44:16qui voulaient les achever
44:17ils sont tombés
44:18par hasard
44:19sur une patrouille de police
44:20qui a fait disperser
44:21les jeunes
44:22et en fait
44:23quand nous
44:24on est arrivé en renfort
44:25moi en face de moi
44:26j'avais un collègue
44:26avec le crâne fumant
44:27et la peau du crâne rose
44:30donc
44:31quand on connait les gens
44:33c'est assez marquant
44:35après
44:35on avait beaucoup d'interventions
44:37sur des accidents
44:37de voie publique
44:38puisqu'on bougeait
44:39d'une adresse à l'autre
44:41donc
44:42souvent
44:43c'était des accidents
44:44et
44:45souvent
44:45il y avait
44:46beaucoup de sang
44:48il y a
44:49beaucoup de choses
44:50mais c'est assez macabre
44:52et puis il y avait aussi
44:53pareil
44:53sur tout ce qui est
44:54porte de la chapelle
44:56les craqueurs
44:57qui se confrontaient
44:59avec les réfugiés
45:01donc
45:01les gars
45:02il y en a un
45:03il s'est fait sauter
45:04à la gorge
45:05arracher la carotide
45:07donc nous
45:07on a assisté à ça
45:09on a porté
45:10les premiers secours
45:10et
45:11c'était à la période
45:12où il y avait
45:13les gilets jaunes
45:13les pompiers
45:14ont mis 18 minutes
45:15pour venir
45:16le lendemain
45:17notre direction
45:18nous a convoqué
45:19pour nous dire
45:20qu'on avait bien travaillé
45:21parce que le gars
45:21n'était pas mort
45:22et que les pompiers
45:23étaient surpris
45:24qu'on ait réussi
45:25à le maintenir
45:26donc la chance
45:27qu'il y avait
45:27c'est que nous
45:28on avait
45:28Steve
45:30qui était pompier
45:31bénévole
45:32qui avait toujours
45:33une trousse de secours
45:34bien garnie
45:35donc c'est lui
45:36qui a fait les premiers
45:37secours
45:37et qui l'a maintenu
45:38vous faites partie
45:39de ces agents
45:40de sécurité
45:41de l'ombre
45:41et qui
45:42voilà
45:43qui travaillait
45:44parallèlement
45:45justement
45:46à la police
45:47on travaille avec
45:49on a des opérations
45:50conjointes
45:51sur tout ce qui est
45:51fouille de patrimoine
45:53on est entraîné
45:54pour le maintien
45:55de compétences
45:56au niveau de
45:56tout ce qui est
45:57le bâton télescopique
45:58et les bâtons de défense
45:59par la police
46:00on a des recyclages
46:03fréquents
46:03on a des entraînements
46:04fréquents
46:05c'est 2 à 3 heures
46:06par mois
46:07avec tout ce qui est
46:09le cadre légal
46:09d'intervention
46:10on fait beaucoup
46:11de flagrants délits
46:12avec tout ce qui est
46:14menottage
46:14amené au sol
46:15et on attend la police
46:16et après il faut
46:17aller déposer
46:18donc il y a une belle
46:19formation juridique
46:20et beaucoup de jeunes
46:22rentrent chez nous
46:24justement pour l'opérationnel
46:25et ensuite
46:25rentrent ou à la mairie
46:27de Paris
46:27à la police municipale
46:28ils passent les tests
46:30ou ils rentrent
46:31en police nationale
46:32ou il y en a certains
46:33qui sont réservistes
46:34en police nationale
46:35c'est intéressant tout ça
46:36et merci encore
46:37de votre témoignage
46:38je rappelle que
46:39vous êtes flouté
46:40parce que votre tête
46:41a été mise à prix
46:42à 60 000 euros
46:42on va le dire comme ça
46:44merci en tout cas
46:45de nous raconter concrètement
46:46comment ça se passe
46:46sur le terrain
46:47je me tente vers vous
46:47Johan Peschka
46:49je disais que vous êtes
46:49un ancien de la Légion étrangère
46:51vous avez créé
46:52votre entreprise de sécurité
46:53comment est-ce que vous analysez
46:55la montée de l'insécurité
46:56en ce moment
46:57vous vous occupez
46:58de la sécurité
46:59surtout d'entreprises
47:00de commerçants
47:00on a vu le ras-le-bol
47:01des commerçants
47:02comment vous analysez
47:03justement cette montée
47:04de l'insécurité
47:06je pense que la montée
47:09la montée de l'insécurité
47:11est un peu direct
47:12proportionnelle
47:13à l'image de la société
47:17en fait
47:17nous avons l'impression
47:19que ça fuit de partout
47:20et on rajoute des petites
47:22roustines à chaque fois
47:23mais c'est pas
47:24c'est pas suffisant
47:25et c'est de pire en pire
47:27les roustines sont
47:28de plus en plus importantes
47:29mais c'est pas suffisant
47:31il faudrait
47:32un changement fondamental
47:34structurel
47:35au niveau de la société
47:37elle-même
47:38c'est ça
47:38c'est ça
47:39que vous demandent
47:40les entreprises
47:40en matière de sécurité
47:42par exemple
47:43les commerçants
47:45les commerçants
47:46les entreprises
47:47en général
47:48ce que nous proposons
47:49c'est de la sécurisation
47:50de sites fixes
47:50à travers
47:51de la télésurveillance
47:53de la vidéoprotection
47:54à travers
47:58du contre-ciblage
48:01du gardiennage
48:02mais également
48:04de la sécurisation
48:05de leur mobilité
48:06les personnes elles-mêmes
48:09donc un commerçant
48:10va vous demander
48:11de sécuriser
48:12par exemple
48:13le déplacement
48:14même de salariés
48:15par exemple
48:16vous avez raconté
48:18en coulisses
48:19en préparant cette émission
48:20qu'il y a des entreprises
48:21qui vous demandent
48:22d'accompagner
48:22une livraison de tabac
48:24oui ça existe
48:25oui bien sûr
48:26bien sûr
48:27tout ce qui est
48:28haute valeur ajoutée
48:31téléphonie mobile
48:32produits de luxe
48:34tabac
48:35tout
48:37c'est
48:38c'est de la marchandise
48:40qui est très recherchée
48:41et
48:41qu'on est cool
48:42très facilement
48:43oui
48:44donc effectivement
48:45nous personnellement
48:46mon entreprise
48:48nous subissons
48:50au moyen
48:5120 attaques
48:54braquage
48:54à main armée
48:55par an
48:56depuis 2011
48:56c'est le tarif
48:59depuis 2011
49:02on est arrivé
49:03au plus haut
49:03c'est en
49:04en 2020
49:05on est arrivé
49:06à 28
49:07parce qu'il y a
49:07un transfert
49:08de la délinquance
49:09qui était plutôt
49:09autour de la drogue
49:11vu qu'il n'y avait
49:12plus de marchandises
49:14qui arrivaient
49:14par bateau
49:15par avion
49:15il y a eu un transfert
49:17de cette délinquance
49:18là temporairement
49:18sur nos activités
49:19à nous également
49:20est-ce que vous voyez
49:21qu'il y a de plus en plus
49:22de demandes
49:22de commerçants
49:23on entendait cet appel
49:24à l'aide
49:25des commerçants
49:25en matière de sécurité
49:27et vous sentez
49:29effectivement cet appel
49:29à l'aide
49:30moi je suis tout à fait
49:31solidaire avec les commerçants
49:33pour montrer le visage
49:35des voleurs
49:35oui
49:36parce que par la dogme
49:38le droit de l'homme
49:39le droit d'image
49:42ce droit d'image
49:43il peut être
49:44on le comprend
49:46je le comprend
49:46je suis le premier
49:47par contre
49:48il ne faut pas
49:49qu'il puisse nuire
49:51à la société
49:52le fait
49:53de ne pas
49:54divulguer
49:54tel ou tel visage
49:56ou tel ou tel comportement
49:57ça nuit à la société
50:00ce droit d'image
50:01doit prendre fin
50:02à partir du moment
50:03où quelqu'un
50:04qui est nuisible
50:05c'est juste mon opinion
50:07et donnez-nous un exemple
50:08peut-être effectivement
50:09de pire
50:10ou bien
50:11de convoi
50:12ou bien
50:12de sécurité
50:13que vous avez dû faire
50:14avec une de vos entreprises
50:16de ces souvenirs
50:17vous qui étiez à la Légion étrangère
50:18je sais que vous avez vu pire
50:19au Tchad
50:20en ex-Yougoslavie
50:21mais là avec des entreprises
50:22en France
50:22peut-être
50:23qu'est-ce qui vous a marqué
50:24qu'est-ce qui vous a choqué
50:24comme souvenir
50:25ensuite je reviens à ça
50:29tout nous marque
50:30finalement
50:31plus ou moins
50:32tout reste
50:33je n'ai pas
50:35je n'ai pas un exemple
50:37emblématique
50:39sinon
50:40ce qui marque le plus
50:41c'est qu'on participe
50:44parce qu'on est en partenariat
50:45avec les forces de l'ordre
50:46ce sont des gens
50:47très capables
50:48de former
50:49qui manquent
50:50un peu de moyens
50:50un peu même plus
50:52de moyens
50:52par contre
50:53ils font de leur mieux
50:54et on devrait tous
50:55les soutenir
50:55quand on voit
50:57qu'on va mettre
50:57X-7 temps
50:58pour attraper
50:59telle équipe
51:00et que
51:02les gens vont prendre
51:03au moyen de 4 ans
51:044 ans de prison
51:05mais au bout
51:06de 2 ans
51:06on les voit revenir
51:07sur le marché
51:09ils sont déjà
51:10dans le mercato
51:12ça ça marque
51:13ça c'est
51:14ce qui marque vraiment
51:15c'est ça
51:15c'est ce manque de cohérence
51:17entre la justice
51:19et la police
51:19et comment vous vous adaptez
51:21face à cette montée
51:22de l'insécurité
51:23pour protéger
51:23les commerçants
51:24les entreprises
51:25est-ce que vous avez
51:26des armes
51:27est-ce que vous avez
51:28le droit d'avoir des armes
51:29est-ce que vous êtes
51:29de plus en plus armé
51:30j'aime bien la tête de Sergio
51:31qui dit
51:31non il est en train de sourire
51:33mais c'est des questions
51:33qui se posent
51:34je veux dire
51:34donc nous n'avons pas d'armes
51:36nous n'avons pas d'armes
51:37mais nous avons des moyens
51:38de lancer des alertes
51:43de nous mettre à l'abri
51:44et de travailler
51:46avec du renseignement
51:47et puis vous avez une plateforme
51:50une géolocalisation
51:51WSS
51:52je crois aussi
51:52nous avons développé
51:53depuis 9 ans
51:54une plateforme
51:58de géolocalisation
51:59qui nous sert
51:59à la géosurveillance
52:01c'est ce qu'on appelle
52:01la surveillance des mobilités
52:03en fait
52:03on va géosurveiller
52:05en permanence
52:06les personnes
52:07le véhicule
52:07et la marchandise
52:08alors dernier mot
52:09en un mot
52:10Johan Pleska
52:11aussi c'est un duo
52:12on est des téléspectateurs
52:14on est un commerçant
52:15on est un particulier
52:16quels seraient les premiers conseils
52:18que vous donneriez
52:18aux français
52:19qui ont souvent peur
52:20de cette montée
52:21de l'insécurité
52:22pour leur commerce
52:23ou bien pour leurs propres enfants
52:25pour ceux qui ont peur
52:27ça veut dire
52:27qu'ils sont déjà conscients
52:29du danger
52:30parce qu'il y en a
52:31beaucoup qui
52:32se voient la face
52:34il y en a beaucoup
52:34qui par la dogme
52:36ils refusent
52:38ils refusent
52:39d'avoir
52:41une évidence
52:42je suis d'accord
52:43les jeunes n'ont pas
52:43forcément confiance
52:44nos enfants n'ont pas
52:45forcément confiance
52:45effectivement
52:46du danger
52:46et Sergio
52:4738 ans
52:48de sécurité
52:48sur le terrain
52:49premier conseil
52:50arrêter le téléphone portable
52:51quand on se déplace
52:54on se focalise
52:55sur ce qu'on voit
52:56pas sur l'environnement
52:58ni l'ambiance
52:59c'est
53:00c'est vraiment
53:01la base
53:02quand on se déplace
53:03il faut
53:04être au maximum
53:06vigilant
53:06s'il y a
53:08un embrouille
53:08traverser la rue
53:10si on voit
53:10que l'embrouille
53:11nous suit
53:11rentrer justement
53:12chez un commerçant
53:13signaler les faits
53:15appeler la police
53:16il faut vraiment
53:18maintenant
53:18quand on se déplace
53:19il faut vraiment
53:20être vigilant
53:20et le téléphone portable
53:21c'est un gros piège
53:22merci infiniment pour votre témoignage
53:24j'excuser Sergio
53:25Johan Pleska
53:26ne bougez pas
53:27on va écouter
53:28d'abord le coup de point final
53:30de Mathieu Bocoté
53:31avez-vous entendu
53:32le discours
53:34d'Ursula
53:35Van der Leyen
53:35qui s'est adressé
53:36aujourd'hui au Parlement
53:37européen
53:38ce discours a choqué
53:39Mathieu Bocoté
53:40une vision
53:41qui peut peut-être
53:42réconcilier
53:43les peuples européens
53:43avec l'Europe
53:44je ne crois pas
53:45Mme Van der Leyen
53:46se présente aujourd'hui
53:48devant le Parlement européen
53:50elle a parlé de plusieurs choses
53:51même de l'idée
53:52d'associer le Canada
53:53au Parlement
53:53à l'Union Européenne
53:54c'est une drôle d'idée
53:55mais quoi qu'il en soit
53:57la question centrale
53:58qu'elle pose
53:58c'est celle de ce que j'appelle
53:59l'ennemi intérieur
54:00donc elle nous dit
54:01il y a des gens
54:02en Europe
54:02dans nos pays
54:03qui n'adhèrent pas
54:05au projet européen
54:06tel que je le porte aujourd'hui
54:07elle les qualifie
54:08d'ultra-nationaliste
54:09elle les qualifie
54:10d'anti-européen
54:11elle dit que ces gens
54:12fondamentalement assurent
54:13la promotion de leurs idées
54:14par la désinformation
54:16que fondamentalement
54:17ils sont au service
54:18quelquefois
54:18d'une guerre cognitive
54:19au service d'ingérence étrangère
54:21et que dès lors
54:22elle nous invite
54:23elle ne le dit pas
54:23dans ces mots-là
54:24mais c'est elle
54:24dans un précédent discours
54:25à mettre en place
54:26une forme de bouclier
54:28démocratique aujourd'hui
54:29contre une partie importante
54:31de la société européenne
54:32c'est-à-dire qu'on est devant
54:33un empire européen
54:34qui sent bien
54:35que les peuples aujourd'hui
54:36sont sinon en révolte
54:38à tout le moins
54:38profondément insatisfaits
54:39que les mouvements politiques
54:41se multiplient pour dire
54:42nous ne voulons plus
54:42de cette Europe
54:43et on comprend que
54:44si vous ne souhaitez pas
54:45la poursuite
54:46de la construction européenne
54:47à ce rythme
54:48et à ce degré d'intégration
54:49tel que porté
54:50par Mme von der Leyen
54:51vous devenez quelque chose
54:53comme un ennemi de l'intérieur
54:54elle donne par ailleurs
54:55un exemple
54:56de ce qu'on doit faire
54:57envers les mouvements
54:58ou les pays dissidents
54:58ce qui se passe
55:00en Hongrie en ce moment
55:01alors on a beaucoup parlé
55:02des années Orbanne
55:03de manière critique
55:04je peux comprendre
55:05mais ce qui se passe
55:05en Hongrie en ce moment
55:07c'est une dérive illibérale
55:09inquiétante
55:10autoritaire
55:11mais qui est béni
55:12par l'Union Européenne
55:13pourquoi ?
55:13parce qu'elle se réclame
55:14du progressisme
55:15et de ce qu'ils appellent
55:15l'état de droit
55:16c'est-à-dire le droit
55:17de sanctionner
55:17les dissidents intérieurs
55:18qui portent le fagnon
55:19du conservatisme
55:20ce dispositif de répression
55:22à grande échelle
55:23légitimé par Mme von der Leyen
55:24il ne serait pas étonnant
55:25qu'il se traduise
55:26dans d'autres pays
55:27concrètement
55:27par exemple en France
55:29Merci à beaucoup
55:30Mathieu Bocoté
55:31tout de suite
55:32on revient
55:33après le flash
55:34le rappel des titres
55:35Margot Siffer
55:36Rebonsoir Christine
55:37bonsoir à tous
55:38flash à la flambée
55:39des prix des carburants
55:41Sébastien Lecornu
55:42demande à ses ministres
55:43de prolonger
55:43jusqu'au 31 décembre
55:45les aides
55:46pour les secteurs
55:46concernés
55:47pour les pêcheurs
55:48l'aide sera notamment
55:49relevée
55:49de 25 à 35 centimes
55:51par litre
55:51elle sera de 20 centimes
55:53pour les entreprises
55:54éligibles du BTP
55:55menées de 15 centimes
55:56pour les agriculteurs
55:59Écarté de la primaire
56:00de la gauche
56:00suite à des accusations
56:01de violences
56:02le député PS
56:03Philippe Brun
56:04se défend
56:05il accuse son parti
56:06d'avoir instrumentalisé
56:07un conflit
56:07qui l'oppose
56:08à une ancienne collaboratrice
56:09pour je le cite
56:10le tuer politiquement
56:12il réaffirme
56:13qu'aucune plainte
56:13n'a été déposée
56:14contre lui
56:16Emmanuel Grégoire
56:17auditionné ce mercredi
56:18par la commission
56:19d'enquête du Sénat
56:20sur les violences
56:21dans le périscolaire
56:22il a fait part
56:23de ses profonds regrets
56:24tout en reconnaissant
56:25que la ville de Paris
56:26a pu manquer
56:26de transparence
56:27l'actuel maire
56:28dit partager
56:29l'avis d'Anne Hidalgo
56:30qui a évoqué hier
56:31un échec collectif
56:32de l'ensemble
56:33des institutions
56:34à l'international
56:35Ursula von der Leyen
56:36qui propose
56:37lors de son discours
56:37de rentrer
56:38la création
56:39d'un conseil européen
56:40de la sécurité
56:41il associerait
56:42l'Union européenne
56:43le Canada
56:43la Norvège
56:44et le Royaume-Uni
56:45une proposition
56:46loin d'être nouvelle
56:47et qui s'était déjà
56:48heurtée
56:48à la réticence
56:49de plusieurs pays européens
56:51et puis
56:52l'Arabie saoudite
56:53accuse les outils
56:54du Yémen
56:54d'avoir mené
56:55une attaque
56:56de drone
56:56contre la ville
56:57sainte de la Mecque
56:58une ligne rouge
56:59avertit
57:00le Royaume Saoudien
57:01qui dénonce
57:01une lâche
57:02attaque terroriste
57:03les combattants
57:04pro-iraniens
57:05ont quant à eux
57:06réfuté
57:06ces accusations
57:08merci beaucoup
57:09Marc Gossifer
57:10avant de nous quitter
57:12peut-être
57:12dernier conseil
57:13Johan Pleschka
57:14patron d'une entreprise
57:15de sécurité
57:16et Sergio
57:17un dernier conseil
57:18vous qui êtes au coeur
57:19de l'insécurité
57:20qui vous voyez
57:21la flambée de l'insécurité
57:22sur le terrain
57:23dernier conseil
57:24à nos téléspectateurs
57:25maintenant il faut
57:26cacher les marques
57:27il faut éviter
57:28de porter des marques
57:29sur soi
57:30il faut éviter
57:31tout ce qui est bijoux
57:32tout ce qui brille
57:33on en est là
57:34ouais
57:35c'est une atteinte
57:36aux libertés
57:37mais si on veut
57:38la tranquillité
57:39c'est ce qu'il faut
57:40éviter de porter
57:40des mini-jupes aussi
57:41non c'est surtout
57:42les marques
57:43moi j'ai eu
57:44au commissariat
57:45du 17ème
57:45une dame
57:46qui a porté plainte
57:47elle était vêtue
57:47d'une couverture
57:494 filles
57:50l'avaient agressée
57:51avenue de Wagram
57:52et elle l'avait
57:54déshabillée
57:55dans la rue
57:56donc même les filles
57:57s'y mettent
57:58un plein pari
57:58dans le 8ème
57:59un dernier mot
58:00Johan Pleschka
58:00merci beaucoup
58:01oui je suis tout à fait
58:02en phase avec Sergio
58:05on doit faire attention
58:06on doit préparer
58:07un peu ces déplacements
58:08rester un peu
58:09en état de veille
58:10permanent
58:10sans devenir paranoïaque
58:13mais rester un peu
58:14en état de veille
58:14préparer ces déplacements
58:16merci
58:16c'est intéressant
58:18se priver de liberté
58:21effectivement dans un pays
58:22de liberté
58:22merci infiniment
58:23pour votre présence
58:24merci à Marc Menon
58:25qui a dû quitter le plateau
58:26pour vous aider
58:27à placer
58:27Michel Fayard
58:28on les embrasse aussi
58:29merci à tous les mousquetaires
58:30et à la réaction
58:30en dessous du programme
58:31l'heure des pros
58:31de Pascal Pro
58:32merci à tous les mousquetes
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