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00:01Europe 1 et CNews, l'art des pros, Pascal Praud.
00:08Bonjour à tous et bienvenue sur Europe 1 ce matin jusqu'à 11h et sur l'antenne de CNews jusqu
00:13'à 11h également.
00:14Nous vivons une époque étonnante.
00:16Catherine Ringer est morte et du président de la République au journal Libération en passant par l'humanité,
00:21tout le monde lui rend hommage aujourd'hui, à juste titre.
00:25Le talent, les chansons, les textes, une certaine façon de respirer.
00:30Le pop-rock des années 80 est un son qui traverse les décennies et fait danser les enfants des enfants.
00:36Ceux qui avaient 15 ans en 1985.
00:40Je ne veux pas t'abandonner, mon bébé.
00:42Mais précisément, Rita Mitsuko, Catherine Ringer incarnent tout ce qui a disparu et qui ont marqué ces années-là.
00:51C'est comme ça.
00:53L'insolence, la liberté, l'originalité, l'irrévérence.
00:58Catherine Ringer ne craignait pas de raconter par exemple qu'elle avait tourné dans des films pornographiques
01:03et aucune dame patronesse ne venait lui faire la leçon ou la morale.
01:08Je m'étonne de lire ce matin dans la presse française tous ces louanges que je partage, bien évidemment.
01:14Mais les mêmes qui encensent ce matin à Catherine Ringer condamnent un film, une publicité ou une photo
01:22si elle ne répond pas aux critères du moment.
01:25Couvrez ce sein que je ne saurais voir.
01:28Si Casanova était le héros de la fin du XXe siècle, la tartuffe est celui des années 2020.
01:34Les histoires d'amour finissent mal en général.
01:37Les quinquas, les sexagénaires n'en finiront jamais.
01:40d'aimer ces années folles qui chérissaient la liberté et haïssaient la censure.
01:47Fred Chichin en novembre 2007.
01:50Catherine Ringer hier.
01:51Les Rita Mitsuko sont morts et avec eux, une certaine idée du bonheur de vivre.
01:58Il est 9h. Valentin Rouillon.
02:00L'heure des pros.
02:02Pascal Praud sur CNews et Europe 1.
02:11Bonjour Pascal et bonjour à tous.
02:13Une centaine de pêcheurs ont bloqué ce matin l'accès à un dépôt pétrolier à Frontignan dans l'Héroreau.
02:20Une action qui marque le troisième jour d'une mobilisation pour interpeller le gouvernement sur la hausse du prix du
02:26carburant
02:26et la dégradation de leurs conditions de travail.
02:29Selon les pêcheurs, une rencontre avec la ministre de la mer et de la pêche est prévue demain.
02:34Cette nuit à Los Angeles, un hélicoptère de la télévision NBC s'est écrasé en pleine ville.
02:39Il survolait une route pour filmer en direct un important accident de la circulation.
02:44Le premier bilan des pompiers fait état de trois morts.
02:47Une quatrième personne a été transportée à l'hôpital, toujours selon les pompiers américains.
02:53Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres un effort supplémentaire sur les dépenses en 2027
02:58qu'il veut strictement au même niveau de celle de 2026.
03:01Il explique cette décision par un nouveau choc sur les prix de l'énergie lié à la guerre au Moyen
03:06-Orient.
03:07Un effort supplémentaire qui vise à préserver des marges de manœuvre politiques pour le débat des parlementaires
03:12qui s'annoncent enflammés sur les budgets de l'État et de la sécurité sociale.
03:17Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, va s'expliquer aujourd'hui dès 9h30 devant les sénateurs
03:21sur le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.
03:25Avec Anne Hidalgo interrogée hier, il est notamment visé par une plainte pour mise en danger des libérés d'autrui,
03:30non-assistance à personne en danger et non-dénonciation d'infractions sur les enfants.
03:34Hier, l'ancienne mère socialiste de la capitale a reconnu certaines failles et a plaidé pour un échec collectif.
03:40Et puis, la mère d'une élève d'une école primaire de Lyon sera jugée le 10 décembre pour menace
03:46de mort
03:46à l'encontre d'une institutrice.
03:48Mais contente de la prise en charge d'une blessure de sa fille,
03:52elle aurait mimé un geste d'égorgement envers la directrice de l'école.
03:56L'altercation verbale a eu lieu lundi matin devant une école de Véron, village de 1900 habitants,
04:02depuis une patrouille de gendarmerie déployée aux abords de l'établissement.
04:06Merci Valentin Rouillet.
04:08Vous n'étiez pas né lorsque nous chantions dans les boîtes de nuit des années 80.
04:13Je tenais quand même.
04:14Mais oui, mais évidemment.
04:15Oui, c'est intéressant.
04:17Vous n'êtes pas comme Marine Tourdelier.
04:19Profit doux.
04:20Vous savez ce qui a existé avant vous.
04:23Pascal, si je peux ajouter quelque chose, c'est que Fred Chichin, l'autre moitié d'Éric Tamitsuko,
04:28avait dit tout le mal qu'il pensait du rap et de son folklore, pour commencer.
04:32Deuxièmement, moi j'ai eu une discussion, une seule, avec Catherine Ringer.
04:35Éric Nolo.
04:36Et comment vous dire ça ?
04:37Je peux vous dire qu'après, j'ai compris qu'elle était assez loin,
04:41idéologiquement et viscéralement, des pétitionnaires de France Inter contre Charles Sapin.
04:45J'en dis pas plus.
04:46Et une dernière chose, une des plus belles chansons d'Éric Tamitsuko, c'est Le Petit Train.
04:50Le Petit Train, c'est le petit train qui menait les Juifs vers Auschwitz.
04:54Et aujourd'hui, si elle chantait ça sur scène,
04:57eh bien elle recevrait des bouteilles comme la DJ Barbara Butch.
05:00Donc les mêmes gens qui célèbrent Catherine Ringer après sa mort
05:04sont ses opposants les plus farouches en réalité.
05:07L'hypocrisie, c'est la tartufrie totale.
05:10Qu'ils se taisent.
05:10Qu'ils se taisent.
05:11Eh bien, je suis heureux que vous disiez ça.
05:14Je salue évidemment Éric Nolot, Sabrina Medjeber est avec nous,
05:17Gérard Carreau, bon je sais pas, c'est pas vraiment votre génération,
05:19Rita Mitsuko, mais...
05:20Je suis.
05:21Non, bah vous avez...
05:22Oui.
05:23Bah j'ai adoré en tout cas.
05:24Non mais c'est plus...
05:24Oui, je suis d'accord.
05:25Ah, vous avez adoré ?
05:26Absolument, ce matin en écoutant les exprès de Champs-de-Longes,
05:30je revoyais des bons moments de ma vie.
05:32Donc c'est 84-85 évidemment, c'est aussi les années Canal,
05:35parce que tout ça est lié, les années Canal,
05:38au tout commencement, au tout début de Canal Plus,
05:41qu'il y avait un canal à incarner,
05:45cet espace-là, à ce moment-là.
05:47Et effectivement, c'était Decaune, c'était Denisot,
05:50c'était Gildas, c'était Coluge, bien sûr,
05:53et il y avait...
05:54C'est la liberté.
05:55Voilà, bien sûr.
05:56Alors Sabrina Medjeber, Éric Nolot, je l'ai dit,
05:58Joachim Lefloquimade, Thomas Bonnet,
06:01et je voulais vous montrer les unes aujourd'hui,
06:04parce que Libé, alors toute la presse française,
06:06c'est ça qui est drôle,
06:07mais à juste titre, je le dis vraiment,
06:08moi je suis...
06:09On est des fans, parce que c'est générationnel,
06:13Marseille Abaïla, tout ça, c'est vraiment générationnel,
06:15les gens qui avaient 20 ans, 84,
06:18tous adoraient l'Erytha Mitsuko.
06:20Et d'ailleurs, c'était trans,
06:22j'ai envie de dire trans-social,
06:24je ne sais pas si ça existe de dire ça,
06:25mais les bourgeois, comme les prolos,
06:28vous voyez, tout le monde aimait l'Erytha Mitsuko,
06:31comme Renaud d'ailleurs,
06:33de la même manière.
06:34Voyez la une des journaux ce matin,
06:37Libération,
06:39je ne sais pas si on le voit à l'antenne,
06:41ah, on ne les a pas à l'antenne,
06:42Libération, l'humanité,
06:43et même le Parisien.
06:44Alors, je voulais vous montrer un premier échange,
06:47alors ça dure un petit peu de temps,
06:48mais ça montre l'état d'esprit de cette année-là,
06:51et quand je parlais d'Irrévérence,
06:53c'est une émission d'Anne Sinclair, célèbre,
06:557 sur 7,
06:56il y a Robert Rue qui est sur le plateau,
06:58et il y a l'Erytha Mitsuko,
06:59Fred Chichin qui est beau comme tout,
07:01et Catherine Ringer,
07:03ils sont là tous les deux pendant 3 minutes,
07:0520,
07:05et je vous propose,
07:07je l'ai pris en longueur pour qu'on voit l'atmosphère aussi de ces années-là,
07:10et je vous propose d'écouter cette archive.
07:14Vous êtes un couple sur la scène et dans la vie.
07:17Oui, un duo.
07:19Mais Fred Chichin, Catherine Ringer,
07:21vous diriez que c'est votre femme ou votre partenaire ?
07:23Les deux.
07:24Les deux ?
07:24Oui.
07:24Je dis ça parce qu'on est en pleine conférence de Pékin sur les droits de la femme,
07:27et vous avez écrit une chanson sur le mariage assez traditionnel,
07:32quand même,
07:32comme mariage qui doit être un contrat de longue durée,
07:36c'était presque surprenant.
07:38Contrat, oui, contrat.
07:39Qu'on ne peut pas rompre comme ça.
07:41On peut rompre, le divorce existe.
07:43Oui, mais vous trouvez ça léger,
07:45et un peu désinvolte.
07:46C'était le sens de la chanson, non ?
07:49Oui, oui.
07:50C'était un peu un mode d'emploi, en fait,
07:52de longévité, de durée,
07:54comment dire,
07:55de s'accrocher à des choses qu'on a dites, quoi.
07:59C'est ça, en fait, c'est dans l'engagement,
08:01ça peut être dans la...
08:01Oui, tenir ses engagements, voilà, en fait.
08:03Je vais en parler un peu.
08:03Dans un contrat, voilà.
08:04Exactement, c'est ça.
08:05Après, ça peut être une durée déterminée,
08:08rien n'a été...
08:08Il y a des gens qui pourraient, par exemple,
08:10faire des contrats d'union,
08:11le mariage à la durée déterminée,
08:13en disant...
08:14On sait que quand on est amoureux,
08:16par exemple, les gens qui s'unissent
08:16parce qu'ils sont amoureux,
08:17alors, par exemple,
08:18ils savent que ça dure trois ans,
08:20après, il y a deux autres années
08:21où ça descend un peu,
08:22au bout de cinq ans, sept ans,
08:23craque, etc.
08:24Donc, ils pourraient faire des contrats déterminés
08:26avec enfants, sans enfants,
08:28partagent des bénéfices
08:29s'il y a une entreprise qui se fait à deux,
08:31parce que c'est vrai,
08:32des fois, les gens, ils travaillent ensemble,
08:34des fois, séparément.
08:35Où va l'argent ?
08:37C'est plus le mariage religieux,
08:37c'est le mariage...
08:38Où va l'argent ?
08:40On y viendra, ça, sûrement.
08:42Vous êtes un peu à part
08:43dans le show business,
08:45parce que vous faites des apparitions,
08:47puis vous disparaissez.
08:48Vous n'êtes pas comme beaucoup d'artistes
08:50avec un album par an,
08:52une série de concerts par an.
08:53Vous avez peur que le succès,
08:55ça vous bouffe ?
08:56Vous êtes prudent ?
08:57Vous prenez ça avec des pincettes ?
09:00On essaye de faire aussi
09:01ce qu'on aime bien faire,
09:02et ne pas se forcer à faire des choses
09:03qu'on n'a pas envie de faire.
09:05Et que le rythme vous paraît
09:06quelquefois trop dévorant,
09:07trop pressant ?
09:08Oui, c'est ça, oui.
09:09Il ne faut pas tomber dans les...
09:11à se faire entraîner,
09:11à faire des choses
09:12qu'on n'a pas envie,
09:13uniquement pour des contingences
09:14ou commerciales ou industrielles,
09:16ou des choses comme ça.
09:16Il faut faire...
09:17Là, on a fait beaucoup de scènes
09:18parce qu'on avait un bon orchestre,
09:19on s'est dit, tiens,
09:21continuons,
09:21on prend du plaisir à le faire.
09:23Après, on fait un disque
09:24parce qu'on a envie de le faire,
09:27parce qu'on a des idées.
09:27Sinon, le faire...
09:28Parce qu'il faut le faire,
09:29c'est pas bien.
09:29C'est cool, quand même.
09:31C'est-à-dire ?
09:32Parce qu'on aime bien
09:33travailler comme ça.
09:33C'est-à-dire qu'on nous donne
09:34un délai,
09:35parce que sinon,
09:35ça traîne dans l'anguère.
09:36Sinon, on ne le verra jamais
09:38le prochain album.
09:38Oui, c'est ça, c'est bien.
09:39Moi, j'aime bien travailler
09:40avec des contraintes
09:41comme des horaires pour un concert.
09:42C'est bien.
09:43On le verra quand, là ?
09:44On y va, on y va pas.
09:45Au printemps, je pense.
09:48Vous continuez...
09:49Vous aimez la provocation.
09:51C'est pour vous...
09:52J'aime, on s'amuse.
09:53C'est pour mettre un peu
09:54la folie dans la vie, c'est ça ?
09:55C'est un peu pour mettre
09:56de la folie dans la vie, c'est ça ?
09:57Non, pas de la folie,
09:58mais de la place, de l'espace.
10:00Du rire ?
10:00De la joie de vivre ?
10:02Oui, de la joie de rire,
10:04l'émotion, tout ça, quoi.
10:07On va parler tout à l'heure
10:09avec Robert Rue
10:09de la rentrée sociale,
10:11des menaces de grève,
10:12de la vie des gens difficiles.
10:15Vous avez envie de parler de ça
10:16ou vous vous dites
10:17que ce n'est pas des sujets pour nous ?
10:19Nous, on préfère parler
10:21de notre métier,
10:21on ne veut pas se mêler
10:22de donner notre avis ?
10:23Vous avez quelle approche
10:24par rapport à l'actualité ?
10:25Enfin, moi, je peux répondre
10:27séparément, chacun son opinion là-dessus.
10:29Par exemple, moi,
10:30j'aime bien en parler
10:30avec des amis,
10:31j'aime bien en parler
10:33avec les gens
10:33avec qui ça m'intéressera
10:34d'en parler,
10:35avec des gens
10:35avec qui je travaille, etc.
10:37Mais à la télé, comme ça,
10:38donner mon avis
10:40sur des choses...
10:43C'est un peu
10:44de la conversation de bistro, quoi.
10:45Ce n'est pas la place des artistes.
10:47À moi, oui.
10:48Mais sur des trucs,
10:48je peux quand même répondre des fois.
10:50Est-ce que ça, j'aime bien ?
10:51Ben non.
10:51Est-ce que je suis contre ?
10:52Ben plutôt contre.
10:54Eh oui, mais sinon, non.
10:56Je trouve que c'est magnifique
10:57et d'intelligence
10:58et d'humilité.
10:59Et elle est ennuyée,
11:00Anne Sinclair,
11:01parce qu'elle ne joue pas
11:02tout à fait le jeu.
11:03Et c'est ça qui est formidable.
11:03Elle ne joue pas le jeu
11:05des médias
11:06de dire
11:07ce que l'on veut
11:09entendre dans les médias.
11:10Ce n'est pas
11:11les pétitionnaires
11:13de France Inter.
11:13Mais c'est quoi
11:14le point commun
11:14entre Canal Plus
11:15et cette interview ?
11:16C'est le non-formatage.
11:18On ne peut pas savoir
11:18ce qu'elle va répondre.
11:19Alors que les autres
11:20artistes, je suis bien placé,
11:21j'ai travaillé pour...
11:22On n'est pas couché,
11:23je savais à l'avance
11:24ce qu'ils allaient dire
11:25sur tous les sujets.
11:26Et toute cette petite
11:28caste d'artistes
11:31qui ont signé
11:32cette tribune
11:33contre Charles Sapin,
11:35ils ne se rendent même pas...
11:38Il n'y a pas plus
11:39conformistes que...
11:40Ce sont vraiment
11:41les bien-pensants
11:42de l'époque,
11:43les donneurs de leçons,
11:44les tartuffes.
11:45Alors, je ne vais pas
11:46citer leur nom,
11:46mais c'est formidable.
11:48On a entendu Brassens
11:49l'autre jour
11:51qui disait...
11:53Elle est là,
11:54le vrai talent
11:55et l'humilité
11:55et l'intelligence.
11:57Et elle ne joue pas le jeu,
11:58vous avez vu.
11:59La première chose,
12:00Anne Sinclair lui dit,
12:01vous êtes en couple ?
12:03En duo.
12:04En duo.
12:05Boum !
12:06Tu vois ?
12:06Et c'est difficile
12:09de l'interroger.
12:09Tu sens qu'Anne Sinclair,
12:10elle est ennuyée
12:12parce qu'elle ne joue pas le jeu.
12:13Dans une émission,
12:14ils s'interviewaient l'un l'autre
12:15et chacun demandait à l'autre
12:17si on ne s'était pas rencontrés,
12:18qu'est-ce que tu serais devenu ?
12:20Alors, Frat Chichin lui pose
12:21la question.
12:22Elle dit,
12:22oh, t'aurais fait ça
12:23avec quelqu'un d'autre.
12:24Donc, il ne joue pas le truc,
12:25c'est un couple fusionnel,
12:27on est là pour toujours.
12:28La présence de Robert Rue.
12:30Alors, Robert Rue,
12:31il est magnifique.
12:32Et puis, Anne Sinclair est belle.
12:34Elle est plus nostalgique
12:36en fait dans cette archive.
12:36Mais bien sûr,
12:37mais c'était la grand-messe
12:40que notre ami Gérard a connue
12:427 sur 7
12:43sur le décor noir
12:44et c'était effectivement
12:46un moment,
12:47à l'époque,
12:48je ne sais pas si ça faisait
12:4810 millions de déléspectateurs
12:49peut-être,
12:50entre 19h et 20h,
12:51c'était le rendez-vous
12:52effectivement politique
12:53de la semaine.
12:54Alors, il y a une autre archive
12:55très célèbre,
12:56c'est Gainsbourg
12:57qui est odieux
12:58ce jour-là
12:59et qui lui reproche
13:00d'avoir tourné
13:01dans des films pornographiques.
13:03Alors, attention âmes sensibles,
13:04je le dis pour Europemains,
13:06je le dis pour,
13:07évidemment,
13:08pour CNews
13:09parce que ça aussi,
13:10c'est une émission
13:11qui était formidable
13:12de Denisot
13:12qui était à 19h tous les jours
13:14qui s'appelait Zénith.
13:15Après, il y a eu mon Zénith à moi
13:16mais il y a eu Zénith
13:17et il recevait
13:19tout ce qui était
13:19de personnalités artistiques,
13:21journalistiques,
13:21médiatiques,
13:22tout ce que vous voulez.
13:22Et il y avait un ton,
13:23une couleur,
13:24une liberté.
13:25Écoutez.
13:52C'était sur la joue,
13:55des...
13:56Mais non,
13:56vous êtes dégueulasse.
13:57Alors que ce soit dégueulasse,
13:59c'est possible.
13:59C'est dégueulasse.
14:00Ah oui,
14:00c'est dégueulasse.
14:01C'est dégueulasse.
14:02Arrêtez vos conneries.
14:03Vous avez plein de foutres.
14:06Non, non, non.
14:08Pendant les prises
14:09et puis...
14:09C'est vrai que c'est dégueulasse.
14:11Ah.
14:13Et bien alors,
14:13vous êtes dégueulasse.
14:14Moi, je le trouve dégueulasse.
14:16Ça, c'est l'aventure moderne.
14:17Non, non.
14:18L'aventure moderne
14:19n'est pas dégueulasse.
14:20Et nous avons des éthiques.
14:23Mais vous,
14:24vous avez l'air
14:24d'un vrai dégueulasse.
14:26Mais c'est vrai,
14:26depuis des années,
14:27moi, quand j'étais petite,
14:28tout le monde disait ça de vous,
14:29que vous étiez un vrai dégueulasse,
14:30que vous étiez même pas rasé,
14:31que vous vous sentiez mauvais
14:33et tout ça.
14:34Alors arrêtez de me faire la morale
14:35alors que vous,
14:36vous êtes le dégueulasse type.
14:37On ne comprend même pas
14:38ce que vous dites
14:39quand vous parlez.
14:40L'ingénieur du son,
14:41il râle
14:41parce qu'on ne comprend pas
14:42ce que vous dites
14:43quand vous parlez.
14:44Alors merde,
14:44vous êtes un vrai dégueulasse.
14:45Même avec les gens
14:45avec qui vous travaillez,
14:46vous venez à une émission,
14:47vous n'entendez pas ce que vous dites.
14:47Vous allez prendre deux baves
14:48dans la gueule,
14:49ça va être vite fait.
14:49OK.
14:50Vous êtes une salope
14:51et vous êtes une putain.
14:53Non, mais vous vous rendez compte
14:54que tu vas prendre
14:55deux baves dans la gueule,
14:58dit Serge Gainsbourg.
14:59Alors, c'est ça le paradoxe,
15:01c'est qu'on adore ces années-là
15:03et en même temps,
15:04ses propos sont parfaitement inadmissibles.
15:08Donc, tu vas prendre
15:09deux baves dans la gueule.
15:10Voilà ce que dit Serge Gainsbourg.
15:11C'est inadmissible.
15:12Les leçons de morale
15:12par Serge Gainsbourg.
15:13Moi, autant j'aime Gainsbourg,
15:15autant Gainsbard.
15:17Je le laisse où il est,
15:18vraiment.
15:19Sabrina Bédjeubert.
15:20Autant, évidemment,
15:21les propos sont odieux
15:22mais au moins,
15:23ils conversaient.
15:25Et on la voit,
15:26on la sent très libre,
15:27très forte de caractère.
15:28Elle répond.
15:29Et elle répond.
15:30Elle se fait attaquer
15:31une fois, deux fois,
15:31trois fois, quatre fois
15:32et la cinquième elle répond.
15:32Elle répond.
15:33Elle répond toute seule
15:34et voilà, en raison de ce qu'elle fait.
15:36Elle assume
15:36et elle lui rend l'appareil.
15:38En effet,
15:39donc c'est une liberté
15:40qui aujourd'hui
15:40ne pourrait plus exister
15:42tant le débat est polarisé
15:43entre les hommes et les femmes.
15:44Moi, j'étais très loin d'être né
15:45à l'époque de ce l'archive
15:47mais quand je vois
15:48à quel point
15:49la parole est triste
15:51et aseptisée aujourd'hui,
15:53je mesure tout ce qu'on a perdu
15:55et je pense que beaucoup de Français,
15:56y compris des très jeunes
15:57sont nostalgiques de cette époque
15:58même si on n'a pas connu.
15:59Sauf Gainsbourg
16:00parce qu'au dire
16:00je vais te mettre de baffe
16:01voilà, on ne peut pas
16:02bien sûr
16:04mais cette séquence
16:05et moi je trouve cette séquence
16:07bon
16:07et alors, en contrepoint
16:09est-ce que vous savez
16:10qui est
16:11Sidney Sweeney ?
16:13Bah oui
16:13Sidney Sweeney
16:14et j'ai ri des Stones
16:16des Stones
16:17bah oui, elle joue dans un clip
16:18des Stones très sympa
16:20mais elle est surtout
16:21celle qui a incarné
16:22la femme de ménage
16:23qui a été un succès
16:24de cinéma
16:25c'est un film qui fait un peu peur
16:27quoi qu'il fait peur
16:28ouais, ça va
16:29qui joue à faire peur
16:31non mais qui joue à faire peur
16:32c'est un thriller on va dire
16:33oui mais il faut le voir
16:34la femme de ménage
16:35il faut le voir
16:35en famille
16:36avec le tueur
16:36tu ris en même temps
16:38c'est un best-seller à la base
16:39oui mais tu ris
16:39vous voyez ce que je veux dire
16:40c'est pas du tout
16:41Stephen King
16:42ou Shining
16:43c'est pas du tout ça
16:45voilà, tu ris parce qu'il y a
16:46effectivement du second degré
16:48et moi ça m'a fait rire
16:49en tout cas
16:49mais j'ai regardé ça
16:51j'ai vu ça d'ailleurs
16:52avec des enfants
16:53c'est des grands adolescents
16:54mais je trouve que c'est vraiment
16:55un film à voir
16:56dans ces conditions là
16:57mais cette actrice
16:58et ça mêle en contrepoint
16:59à ce qu'on dit là
17:00elle a fait une pub
17:03c'est la star de Rofia
17:04apparaît entièrement nue
17:05ou en sous-vêtements
17:06dissimulant ses parties intimes
17:08de manière subjective
17:08derrière les accessoires
17:09de sport
17:10donc vous voyez
17:11et le slogan de la campagne
17:13affirme que l'application
17:14ne s'intéresse qu'au sport
17:15et la mise en scène
17:17hypersexualité
17:17a provoqué
17:19l'effet inverse
17:20la pub d'excité
17:21a déclenché
17:22une immense vague
17:23d'indignation
17:24chez des athlètes
17:25de haut niveau
17:26qui dénoncent
17:27une sexualisation
17:28outrancière
17:29et un affront
17:29pour le sport féminin
17:30donc on voit
17:31les deux époques
17:32qui se répondent
17:34couvrer ce sein
17:35que je ne saurais voir
17:36c'est-à-dire qu'aujourd'hui
17:37on est dans une époque
17:38de pudimondrisse
17:39oui
17:39alors
17:41je ne veux pas juger
17:43bien sûr
17:44il n'y a rien
17:44de
17:45il y a autre chose
17:46dans l'équation
17:47c'est que
17:47en fait
17:47si Neswini
17:48a été à une époque
17:50aux Etats-Unis
17:50où le wokisme
17:51est en fort recul
17:52parce que
17:53mon corps
17:53mon choix
17:54c'est le slogan
17:55des féministes
17:56aux Etats-Unis
17:56et elle n'avait aucun problème
17:57à ce que d'autres femmes
17:58posent nues
17:59simplement
18:00il y a
18:00Neswini
18:01elle incarne le retour
18:02justement un peu
18:02au standard de beauté
18:04comme on les connaissait
18:05avant justement
18:06cette période du wokisme
18:06et donc en fait
18:07elle est prise pour cette raison-là
18:08précisément
18:09parce qu'elle avait fait
18:10la pub pour une marque
18:11de jeans
18:11où il y avait un jeu de mots
18:12sur les gènes
18:13et les jeans
18:13et donc il y avait aussi
18:14tout un
18:15mais la beauté
18:17vous verrez
18:17que la beauté
18:19sera condamnée
18:20bien sûr
18:21elle est déjà
18:22oui elle est
18:22dans une époque
18:23il y a le culte
18:24de la laideur
18:25parce que la beauté
18:26et les femmes belles
18:28devront
18:29peut-être
18:30je ne sais pas
18:31mais il y a un impôt
18:32pourquoi pas
18:33à la beauté
18:34non mais le scandale
18:35c'est une publicité
18:36au cours du sport
18:37avec une femme dénudée
18:38parce qu'elle n'est pas nue
18:39dans ce qu'on a vu
18:39mais ce n'est pas
18:40des footballeuses en hijab
18:42exactement
18:42moi le véritable scandale
18:43pour moi dans le sport
18:44c'est des footballeuses en hijab
18:45mais vous avez l'impression
18:46ça devrait être
18:47un scandale absolu
18:48justement Eric
18:49ce que tu dis
18:49est très juste
18:50parce que déjà
18:51elle n'est pas sportive
18:52elle est actrice
18:53elle a toutes ses sons droits
18:55c'est sa plus grande liberté
18:56et en plus
18:57moi je peux me permettre
18:58de dire
18:58qu'elle est magnifique
18:59elle est sublime
19:00elle est sensuelle
19:01et voilà
19:02donc elle est
19:03elle exerce son droit
19:04le plus absolu
19:05de s'exprimer
19:06dans cette publicité
19:07en revanche
19:07les critiques des sportives
19:09qui sont là
19:10à foison
19:11partout dans le monde
19:13je ne les ai pas entendues
19:14et singulièrement
19:14les françaises
19:15lorsque Marzé à midi
19:17la taïkouedoniste afghane
19:19était menacée de mort
19:21Sabrina Béjeber
19:22justement
19:22elle vivait en France
19:23ce qu'elle vivait
19:24en Afghanistan
19:25auprès des talibans
19:26là c'est silence radio
19:28pour les femmes
19:28contentes d'invisibiliser
19:30une bombe atomique
19:31qui exprime son corps
19:32qui fait une pub
19:33et qui est juste
19:33dans une stratégie
19:34de marketing
19:35et de commercialisation
19:36alors là
19:37elle lui tombe tout dessus
19:38parce que son corps
19:39son choix
19:39ça ne va pas du tout
19:40à l'être rebelle
19:40je suis d'accord
19:41Joachim le Flockimade
19:43je suis d'accord
19:43avec ce que vous avez dit
19:44sur le retour
19:45du puritanisme
19:46par le progressisme
19:47mais il faut bien voir
19:47que si on lui refuse aussi
19:49le mon corps
19:49mon choix
19:50c'est parce qu'elle est devenue
19:51peut-être malgré elle d'ailleurs
19:52une icône de la contre-révolution
19:55culturelle américaine
19:55parce qu'elle est très appréciée
19:57il faut le dire
19:57par l'électorat républicain
19:58et qu'elle est elle-même
19:59inscrite comme électrice
20:00du parti républicain
20:02et ce qui est intéressant aussi
20:04c'est que ça raconte
20:05du rapport
20:06à la transgression
20:07avant la transgression
20:08c'est déconstruire les normes
20:09aujourd'hui
20:10c'est revenir
20:11assumer simplement
20:12les normes
20:12ceci d'avant
20:13une information
20:14qui concerne Patrick Bruel
20:16le contrôle judiciaire
20:16du chanteur est allégé
20:17il peut quitter le territoire français
20:19s'il le souhaite
20:19la cour d'appel de Versailles
20:20a décidé ce mercredi
20:2116 septembre
20:23d'alléger
20:24le contrôle judiciaire
20:25de Patrick Bruel
20:26qui est au coeur de plusieurs procédures
20:27pour viol
20:28tentative de viol
20:29agression sexuelle
20:30et harcèlement
20:30la cour d'appel de Versailles
20:32a décidé ce mercredi
20:33je vous le dis
20:33d'alléger ce contrôle judiciaire
20:35et
20:37cet allègement
20:39le chanteur
20:40donc a le droit
20:41de quitter
20:42la France
20:43une information
20:44importante
20:45Mbappé
20:46autre information
20:47en déplacement
20:47à Elche
20:48on dit Elche
20:49Elche en Espagne
20:50Mbappé
20:51un autre joueur
20:52qui s'appelle Vinicius
20:53et Conaté
20:54ont dissimulé
20:54une partie de leur t-shirt
20:55affichant un message
20:56de soutien à Ceuta
20:57l'enclave espagnole
20:58au coeur d'une crise migratoire
21:00avec le Maroc
21:01alors les joueurs
21:02comme ça arrive
21:03de temps en temps
21:04devaient porter
21:05un t-shirt
21:06en hommage
21:07et en soutien
21:08de la population
21:09de Ceuta
21:09mais manifestement
21:11Mbappé
21:11qui vit lui bien
21:13à l'égard
21:13sans doute
21:14de ce type
21:15d'immigration
21:16lui
21:17n'est pas
21:19solidaire
21:19des habitants
21:21de Ceuta
21:21donc c'est une petite
21:23polémique
21:23ou une grande
21:24comme on veut
21:25je vous propose
21:25de voir le sujet
21:26de Pauline Trevzer
21:29Kylian Mbappé
21:30et ce t-shirt masqué
21:32photo prise hier soir
21:33lors du match
21:34entre le Real Madrid
21:35et Elche
21:35en soutien à Ceuta
21:37les joueurs sont invités
21:39avant le coup d'envoi
21:40à le porter
21:40mais au moment
21:42d'entrer sur la pelouse
21:43le numéro 10 français
21:45enroule le vêtement
21:46pour dissimuler
21:47ce message
21:48l'initiative
21:49était portée
21:50par l'association
21:51valencienne
21:51des entrepreneurs
21:52avec le soutien
21:54de la Liga
21:54l'objectif
21:56afficher leur solidarité
21:57aux habitants
21:58de Ceuta
21:58au coeur d'une crise
22:00migratoire
22:01avec le Maroc
22:02Todos Somos Kabbalas
22:03traduction
22:04nous sommes tous
22:05des Ceutiens
22:05c'est ce qui devait
22:07apparaître
22:07sur le vêtement
22:09sur le terrain
22:09Mbappé le retire rapidement
22:11il n'est pas le seul
22:12ses coéquipiers
22:13Vinicius Junior
22:14et Ibrahima Konate
22:16eux aussi
22:17choisissent de ne pas
22:18afficher entièrement
22:19le message
22:19un geste qui interroge
22:21simple choix personnel
22:23ou prise de position
22:24politique
22:25pour l'heure
22:26Kylian Mbappé
22:27n'a pas réagi
22:28sur la scène politique
22:29il n'en est pas
22:30à sa première polémique
22:31après la dissolution
22:33en juin 2024
22:34l'international français
22:35s'exprime
22:36sur le rassemblement
22:37national
22:37plus que jamais
22:38il faut aller voter
22:39là il y a vraiment
22:39urgence
22:41on ne peut pas
22:42on ne peut pas laisser
22:43notre pays
22:45entre les mains
22:47de ces gens là
22:48un an plus tôt
22:50après la mort
22:51de Naël
22:51il écrit sur X
22:52j'ai mal à ma France
22:53et dénonce
22:54une situation
22:55inacceptable
22:56c'est aussi son silence
22:58qui avait parfois
22:59interrogé
23:00lors de la mort
23:01de Philippines
23:01en septembre 2024
23:03il ne s'était pas
23:04exprimé publiquement
23:05et effectivement
23:06cette phrase
23:07petit ange
23:08partie trop tôt
23:08est restée
23:10dans les mémoires
23:11je vous propose
23:12de lire ensemble
23:13la réaction
23:14de Marion Maréchal
23:16alors que le Real Madrid
23:17affiche son soutien
23:18aux habitants de Ceuta
23:19Mbappé et Conaté
23:21refusent de s'associer
23:22et cachent le message
23:23sur leur t-shirt
23:24pourquoi se mépris
23:25pourquoi se sentent-ils
23:26solidaires de toutes
23:27les sans-frances du monde
23:28mais jamais
23:28de celles des Européens
23:29voilà une bonne question
23:30je vous la pose
23:31Gérard Carré
23:33écoutez
23:33ce n'est pas la première fois
23:34que je suis en désaccord
23:35avec les prises
23:36de positions politiques
23:38ou orientées politiquement
23:39d'Mpappé
23:40bon
23:40ça ne me change pas
23:42de ce que je pense
23:44de lui fondamentalement
23:45c'est-à-dire
23:46qu'il ferait mieux
23:47de s'occuper
23:47de marquer des buts
23:48et puis c'est tout
23:49il en marque quand même
23:50il en a marqué
23:50il en marque
23:51qu'il continue à en marquer
23:52et qu'il fasse
23:53le moins possible
23:54de politique
23:55mais pourquoi ?
23:57parce que c'est toujours
23:58dans le même sens
24:00et je le soupçonne
24:03comment dire
24:04d'avoir une certaine
24:07réserve
24:07à l'égard
24:07du pays
24:08où il se connaît
24:09le plus grand succès
24:10footballistique
24:11moi je ne crois pas
24:12que ça soit ça
24:12c'est quoi alors ?
24:13c'est une stratégie
24:14de marketing
24:15c'est-à-dire
24:15qui s'adresse
24:16à une certaine fraction
24:18de l'opinion publique
24:19c'est encore pire
24:20oui c'est encore pire
24:21qu'on retrouve
24:21en majorité
24:22dans les stades
24:23donc il ne s'adresse pas
24:24à vous
24:24à nous
24:24il envoie le message
24:25les gars
24:25je suis avec vous
24:27continuez à me soutenir
24:28continuez à acheter
24:29mes maillots
24:29etc
24:30je trouve que c'est un intérêt
24:31voilà
24:32il a bien compris
24:33où était son intérêt
24:33je pense qu'il y a
24:34une grande part de cynisme
24:36et assez peu de conviction
24:37Fred Hermel
24:38qui a été longtemps
24:38correspondant en Espagne
24:39pour l'équipe
24:41et puis pour RTL
24:42également
24:42et puis pour RMC
24:44qui connaît bien
24:44le football espagnol
24:45mais pas que
24:46d'ailleurs on l'a reçu ici
24:47Fred Hermel
24:47et je le salue
24:49Mbappé, Vinicius et Conaté
24:50sont très critiqués en Espagne
24:51à commencer par les supporters du Real
24:53certains demandent même
24:54qu'ils soient sanctionnés
24:55par le club
24:55parce qu'en fait
24:56il faut préciser
24:56que le club a accepté
24:58l'initiative
24:58qui est venue du club
24:59d'en face d'Elche
25:00donc ils avaient l'obligation
25:01de porter le t-shirt
25:02moi j'avance
25:02deux autres explications
25:03peut-être au geste de Mbappé
25:04on verra si il s'explique
25:05peut-être qu'il ne veut pas
25:06être associé
25:07à toute initiative politique
25:08et que ça fait partie aussi
25:10des choses
25:10qu'il défend parfois
25:11non je crois pas
25:12et son meilleur ami
25:12c'est Achraf Hakimi
25:13qui est marocain
25:14et je pense que ça peut aussi
25:15avoir une explication
25:18non mais
25:18moi je trouve
25:19pardonnez-moi
25:19que Marion Maréchal
25:22a parfaitement résumé
25:24l'état d'esprit
25:25de Mbappé
25:26Eric Nolot
25:27a raison aussi
25:29de dire
25:29que c'est du marketing
25:30il parle
25:31à une certaine population
25:33et Mbappé
25:36est comme cela
25:37et ce qui est terrible
25:38aujourd'hui
25:38c'est que
25:39tout le monde
25:40parle à sa population
25:41entre guillemets
25:42c'est un peu triste
25:43parce que
25:44la France encore
25:45des années 80
25:45n'était pas comme cela
25:47elle était
25:48je veux dire
25:49chacun pouvait parler
25:49à tout le monde
25:50et aujourd'hui
25:51chacun ne parle
25:52que dans son couloir
25:53et on peut le regretter
25:54c'est le communautarisme
25:55ça s'appelle exactement
25:57ça s'appelle le communautarisme
25:58il a aussi les opinions
25:59du milieu
25:59du petit milieu
26:00dans lequel il évolue
26:01il y a une sécession
26:02des élites culturelles
26:03il y a aussi une sécession
26:04des élites sportives
26:05et ceux qui refusent
26:06de s'aligner
26:07sur cette vision
26:08sont cloués au pilori
26:09je suis
26:10regardez ceux qui refusent
26:11de prendre position
26:11les suspectes
26:12d'être du côté du RL
26:13Léon Marchand
26:14vous avez raison
26:15vous avez parfaitement raison
26:16bonne remarque
26:17Léon Marchand
26:17que l'on salue
26:199h24
26:20je ne sais pas si
26:20il nous écoute d'ailleurs
26:229h24
26:23on marque une pause
26:24il a piscine
26:25il a piscine
26:26mais lui c'est
26:27on verra ce qui se passe
26:29à Ceuta
26:29on a plein de choses
26:30évidemment à évoquer ce matin
26:32et je vous lirai peut-être
26:33la lettre d'Henri Fertet
26:34parce que
26:34excellente initiative
26:35du président Macron
26:36alors là
26:37parfait
26:38là je dis bravo
26:39bravo au président Macron
26:40bouleversante
26:41bouleversante
26:42voilà
26:42bravo
26:43et peut-être la dernière fois
26:45qu'on le dit de son mandat
26:46mais bravo au président Macron
26:47à tout de suite
26:50Europe 1 et C News
26:52l'art des pros
26:53Pascal Praud
26:58je ne doute pas que
27:00notre ami
27:01Kylian Mbappé
27:03sera accueillir
27:03dans sa somptueuse
27:05villa de Madrid
27:07quelques migrants
27:08qui sont à Ceuta
27:09il leur ouvrira
27:10grandement
27:11ces portes
27:13donc je vous propose
27:13de voir les campements
27:14qui de fortune
27:16qui sont à Ceuta
27:18et nous sommes toujours
27:19avec Sabrina Medjobber
27:20Eric Nolo
27:20Gérard Karroucheau
27:21Kim Leflot Kima
27:22Thomas Bonnet
27:22vous êtes sur Europe 1
27:23et vous êtes sur C News
27:26Ils sont des centaines
27:28à dormir
27:28se doucher
27:29devant des habitants
27:30désemparés
27:31les plages de Ceuta
27:33sont transformées
27:34en campements de fortune
27:35Voici la situation
27:37que nous vivons la nuit
27:38sur la place de Trampoline
27:39Regardez
27:40on y vend de l'alcool
27:41de la drogue
27:42de tout
27:42la situation est devenue
27:44insoutenable
27:44quand ces gens sont ivres
27:45ils commencent à se battre
27:47entre eux
27:47à se voler
27:50Si le gouvernement espagnol
27:51a annoncé le départ
27:52de 5 321 migrants
27:54en un mois
27:55la situation reste critique
27:58Les autorités
27:59regardez
28:00il n'y en a aucune
28:01les militaires
28:02et la garde civile
28:02ont été retirés d'ici
28:03la police nationale
28:05passe simplement
28:06faire un tour
28:06ils n'interviennent
28:07qu'après des affrontements
28:08un coup de machette
28:09ou de couteau
28:10Le gouvernement
28:11annonce de son côté
28:13ne pas abandonner
28:14les habitants
28:15Nous poursuivons
28:16avec de nouvelles opérations
28:17dans les prochains jours
28:18qui sont d'ores et déjà
28:19prévues et organisées
28:20Le gouvernement espagnol
28:21est pleinement mobilisé
28:22ici à Ceuta
28:23avec pour objectif
28:24de rétablir la situation
28:25qui prévalait
28:26au début du mois de juillet
28:27dans la ville
28:27Nous allons poursuivre
28:29ce travail
28:29Ce n'est évidemment
28:30ni simple ni facile
28:31mais une étape
28:32très importante
28:33vient d'être franchie
28:34avec près de 1000 personnes
28:35désormais prises en charge
28:36et enregistrées
28:37afin de pouvoir finaliser
28:38leur dossier de retour
28:39Selon les autorités locales
28:41environ 13 000 migrants
28:43sont encore présents
28:44à Ceuta
28:46Voilà ce qu'on pouvait dire
28:47sur ce sujet
28:48Joachim Lefloc
28:48Il faut quand même
28:49rappeler quelques ordres
28:50de grandeur
28:51Ce qui s'est passé
28:52à Ceuta
28:52c'est comme si
28:53du jour au lendemain
28:54c'est comme si
28:54on avait accueilli
28:55l'équivalent de la ville
28:55de Cannes
28:56dans un périmètre
28:57aussi étroit
28:58que deux fois
28:58le 15ème arrondissement
29:00de Paris
29:00et ce qu'on voit
29:01c'est que
29:01dès lors qu'on a
29:02une immigration
29:03hors de contrôle
29:04d'un point de vue
29:04quantitatif
29:05sur fond de saturation
29:06des capacités d'accueil
29:07on a une tiers-mondisation
29:09qui est inévitable
29:10et il me semble
29:10que Nicolas Pouvre-Monti
29:12de l'OID
29:12avait posé
29:13le bon diagnostic
29:13dans le Figaro
29:14il avait dit
29:15Ceuta n'est pas
29:16une anomalie
29:17c'est un avertissement
29:17et je crois
29:18que beaucoup de français
29:19ont ça en tête
29:20quand on voit ces images
29:21Je vous ai parlé
29:22tout à l'heure
29:22d'Henri Ferté
29:23alors qui est Henri Ferté ?
29:24Il est né en 1926
29:25il est mort en 1943
29:26il est lycéen
29:27en classe de seconde
29:28au lycée Victor Hugo
29:29à Besançon
29:29il est arrêté
29:30par les allemands
29:31le 3 juillet 1943
29:32il est condamné à mort
29:33par le tribunal militaire
29:371160
29:38pour fait de résistance
29:39et il est exécuté
29:40le 26 septembre 1943
29:43et le président de la république
29:44a une excellente idée
29:46puisqu'il a donné
29:48le nom d'Henri Ferté
29:50à la promotion
29:50du service national universitaire
29:51exactement
29:52et c'est une lettre
29:54qu'il a écrite à 16 ans
29:55et effectivement
29:56on se dit
29:57est-ce qu'un gosse de 16 ans
29:58aujourd'hui
29:58pourrait écrire ça
29:59alors je ne vais pas vous lire
30:00toute la lettre
30:01mais chers parents
30:03donc c'est une lettre
30:04il va être exécuté
30:05c'est un peu comme
30:06la lettre de Guy Mocket
30:07d'ailleurs
30:07chers parents
30:08ma lettre va vous causer
30:09une grande peine
30:10mais je vous ai vu
30:11si plein de courage
30:12que je n'en doute pas
30:12vous voudrez encore le garder
30:14ne serait-ce que
30:15par amour pour moi
30:18il dit
30:19je meurs pour ma patrie
30:20je veux une France libre
30:21et des Français heureux
30:22non pas une France orgueilleuse
30:24première nation du monde
30:25mais une France travailleuse
30:26laborieuse et honnête
30:27que les Français soient heureux
30:28voilà l'essentiel
30:29dans la vie
30:30il faut savoir cueillir le bonheur
30:32pour moi ne vous faites pas de soucis
30:33je garde mon courage
30:34et ma belle humeur
30:35jusqu'au bout
30:36et je chanterai
30:37cambre
30:38et meuse
30:38parce que c'est toi
30:40ma chère petite maman
30:41qui me l'a apprise
30:42avec Pierre
30:44soyez sévère et tendre
30:45vérifiez son travail
30:46et forcez-le à travailler
30:48n'admettez pas de négligence
30:49il doit se montrer digne de moi
30:51sur trois enfants
30:52il en reste un
30:54il doit réussir
30:55les soldats
30:56les soldats viennent me chercher
30:57je hâte le pas
30:58mon écriture est peut-être tremblée
31:00mais c'est parce que j'ai un petit crayon
31:02je n'ai pas peur de la mort
31:03j'ai la conscience tellement tranquille
31:06papa je t'en supplie
31:07prie
31:08songe que si je meurs
31:10c'est pour mon bien
31:11quelle mort sera plus honorable
31:14pour moi que celle-là
31:15je meurs volontairement pour ma patrie
31:17nous nous retrouverons tous les quatre
31:19bientôt au ciel
31:20qu'est-ce que s'entend
31:22maman rappelle-toi
31:23et ces vengeurs
31:25auront de nouveaux défenseurs
31:27qui après leur mort
31:28auront des successeurs
31:29adieu la mort m'appelle
31:31je ne veux ni bandeau
31:32ni être attaché
31:33je vous embrasse tous
31:34c'est dur
31:35quand même de mourir
31:37mille baisers
31:38vive la France
31:39un condamné à mort de 16 ans
31:41Henri Fertet
31:42excusez les fautes d'orthographe
31:44pas longtemps de relire
31:46expéditeur
31:46Henri Fertet
31:48au ciel
31:49près de Dieu
31:53c'est bouleversant
31:55et ça finit par excuser
31:56les fautes d'orthographe
31:58en pleine débâcle du PISA
32:00ça rappelle quand même
32:01que la langue française
32:02est co-substantielle
32:03à l'idée de France
32:03quand on entend dire
32:05que l'orthographe est fasciste
32:06la grammaire nazie
32:07la syntaxe élitiste
32:09etc.
32:10quelqu'un qui aimait la France
32:11est la langue française
32:12on ne peut pas séparer
32:13l'un de l'autre
32:14alors effectivement
32:15est-ce que quelqu'un de ces ans
32:16peut écrire cette plètre-là
32:17aujourd'hui
32:17c'est un vrai débat
32:19elle pourrait être lue
32:20d'ailleurs dans les écoles
32:21mais vraiment
32:22c'est une initiative
32:23qu'a le Président de la République
32:26qu'il faut saluer
32:27alors dans l'actualité
32:28avant de parler d'Anne Hidalgo
32:29une dernière chose
32:30c'est Marine Tondelier
32:31elle est revenue sur l'affaire Pompidou
32:33je trouve qu'elle s'en taire
32:35personnellement
32:35je trouve qu'elle s'en taire
32:36parce que bon
32:37elle est revenue sur l'affaire Pompidou
32:38et c'est la Boulosphère
32:39qui est responsable
32:40c'est la Boulosphère
32:43c'est pas sur LCI d'ailleurs
32:45mais c'est la Boulosphère
32:46qui est responsable de cela
32:48de l'inculture
32:50elle connait rien à rien
32:51Madame Tondelier
32:52en matière de 5ème République
32:54j'y peux rien
32:55elle connait rien
32:56voilà
32:56donc
32:57c'est vraiment notre champ de compétences
32:59mais sûrement
33:01mais elle connait rien à rien
33:03donc c'est quand même ennuyeux
33:04donc écoutez
33:04Marine Tondelier
33:06qui ce matin
33:08a creusé encore
33:09sa tombe d'inculture
33:12écoutez
33:12c'était une émission
33:13d'1h15
33:13que j'invite tout le monde
33:14à regarder
33:14qui était très intéressante
33:15où on demandait de la spontanéité
33:17c'était pas un état d'esprit
33:18QCM historique
33:19voilà
33:19et donc évidemment
33:20comme ça se passe aujourd'hui
33:21une séquence est extraite
33:23sur un réseau social
33:24qui veut pas du bien à l'écologie
33:25et qui veut plutôt du bien
33:26à l'extrême droite
33:27et l'algorithme a favorisé
33:28la diffusion
33:29repris ensuite
33:30par la Boulosphère
33:31CNews
33:31JDD
33:32Paris Match
33:33comme d'habitude
33:33puis
33:34quand on dit Twitter
33:35vous n'avez qu'à pas y aller
33:36en fait ça a pris sur le réel
33:37et ça se retrouve ce matin
33:38sur France Inter
33:39Monsieur Duhamel
33:40demandez à Jean-Luc Mélenchon
33:42qui est né en 1951
33:43en un mot de résumé
33:45le mandat d'Albert Lebrun
33:46demandez à Monsieur Retailleau
33:47qui est né en 1948
33:49le résumé en un mot
33:50le mandat de Vincent Auriol
33:51c'est-à-dire des présidents
33:51qui sont aussi nés
33:52deux ans avant leur naissance
33:53c'est un niveau de bêtise
33:56qui est armoire
33:56là c'est pas de l'inculture
33:58c'est de la bêtise
33:58parce que quand même
33:59d'abord
34:00l'environnement et Pompidou
34:01c'est pas deux notions
34:02qui étaient complètement séparées
34:03puis ensuite
34:03la France d'aujourd'hui
34:04a été largement façonnée
34:06par les années gaulo-pompidoliennes
34:08quand même
34:08donc c'est pas comme si
34:09on lui parlait
34:10d'un président
34:11de la Troisième République
34:15qui lui présente
34:15et qu'elle ignore
34:15c'est notre présent
34:16à ce niveau-là
34:17c'est pas possible
34:17écoutez là
34:18pareil
34:19dans les années 80
34:20ça c'était impossible
34:21ce niveau d'inculture
34:22d'une personnalité politique
34:23quand même de premier plan
34:24elle dirige un parti
34:25c'était impossible
34:26mais pardon Eric
34:27c'est une femme politique
34:30de son temps
34:31même une femme politique
34:32de gauche
34:32ah non ils sont pas tous
34:33comme ça
34:33pardonnez-moi
34:34François-Xavier Benhamy
34:35elle n'est pas comme ça
34:35Sarah Knafou
34:36n'est pas comme ça
34:37quand vous dites
34:38de son temps
34:40laissez-moi terminer
34:41c'est-à-dire
34:41je m'explique
34:42dans la rhétorique
34:43c'est-à-dire qu'elle n'y connaît rien
34:45elle sèche complètement
34:48sur les présidents
34:49de la cinquième
34:50ensuite
34:50alors déjà
34:51elle n'a même pas
34:52l'humilité de s'excuser
34:53de ne pas connaître
34:54l'histoire de la cinquième
34:55et finalement
34:56elle retourne
34:58la situation
34:58dans une inversion accusatoire
35:00ça n'est plus elle
35:01qui n'a même pas
35:02l'humilité de s'excuser
35:03de ne pas connaître
35:03les présidents
35:04de la cinquième république
35:05c'est de la faute
35:06de la bolosphère
35:07d'Elon Musk
35:08qui alimente
35:09les algorithmes
35:10on est vraiment
35:11si vous voulez
35:11dans la caricature
35:12aujourd'hui
35:13de ce que sont
35:13les gens de gauche
35:14c'est-à-dire
35:14dogmatiques
35:15sectaires
35:15et imbibés
35:17de victimisation
35:18si vous me permettez
35:19ils ne sont pas
35:20tous comme ça
35:21non j'ai pas dit ça
35:21et là je vais faire
35:22juste une petite parenthèse
35:24qui va encore vous étonner
35:26hier j'ai écouté
35:26François Hollande
35:28on n'est pas au même niveau
35:29il se trouve que
35:32je l'ai écouté
35:32on n'est pas au même niveau
35:33on pense ce qu'on veut
35:35de François Hollande
35:38je suis d'accord avec vous
35:39on pense ce qu'on veut
35:41de François Hollande
35:41mais si j'étais
35:42de ce camp là
35:44et pourquoi pas
35:45je voterais
35:46François Hollande
35:47parce que c'est le meilleur
35:49ce que j'ai entendu
35:50hier
35:51bien interrogé
35:52d'ailleurs
35:53vive la concurrence
35:54je le dis sans arrêt
35:55vive la concurrence
35:55quand la concurrence
35:56c'est très bien
35:57c'est vraiment
35:58effectivement
35:59tu te dis
36:00il y avait un certain niveau
36:01après on peut ne pas être d'accord
36:02c'est comme François Mitterrand
36:04François Mitterrand
36:05on peut regretter
36:06beaucoup de choses
36:07mais on est à un certain niveau
36:08de culture
36:10de
36:10comment dire
36:13de personnalité
36:14d'expérience
36:16on n'est pas
36:17avec Marine Tondelier
36:18chez Jean-Luc Mélenchon
36:19aussi
36:20il y a très haut niveau
36:21d'érudition
36:21une manière langue française
36:22oui mais la différence
36:23c'est que
36:24je veux dire
36:24vous avez quelqu'un
36:25qui est dans une colère
36:26une rancœur
36:26et un ressentiment
36:27et qui manifestement
36:28a des choses
36:29qu'il n'a pas réglé
36:31j'ai envie de dire
36:32il y a quelque chose
36:33de plus agréable
36:35quand vous écoutez
36:36François Hollande
36:36et notamment ce rapport
36:38quand il dit
36:39ma vie politique
36:40est dernier mois
36:41je n'ambitionne pas
36:43d'être président
36:44de la république
36:45ce que je veux
36:45c'est d'être utile
36:46à mon pays
36:47et que
36:48l'élection qui arrive
36:50je peux peut-être
36:51on n'est pas obligé
36:52de le croire
36:53à 100%
36:53je ne vous dis pas
36:54oui
36:55on n'est pas obligé
36:56de le croire
36:58quand tu as passé
36:5970 ans
37:00parfois
37:01peut-être
37:02tu as laissé tomber
37:02certaines vanités
37:03de la vie
37:04et tu es peut-être
37:05enclin
37:06à quelque chose
37:07qui peut te dépasser
37:08toi-même
37:08il est tout en oeuvre
37:09pour être en vida
37:09il est quand même
37:10plus au Parlement
37:11grâce à Jean-Luc Mélenchon
37:12je ne le dis pas
37:13tout ça
37:14je fais juste
37:16le parenthèse
37:17parce que
37:18je comprends
37:19ce que vous pouvez dire
37:19entre ceux qui ont un surmoi
37:20et ces adolescents
37:21c'est tout
37:22j'ai écouté hier
37:23je t'assure
37:24en fait ça fait du mien
37:25parce que c'est un discours politique
37:26c'est tout ce que je veux dire
37:27et c'est le plus habile
37:29Gérard Carréau
37:30il a d'ailleurs
37:31il est en train de gagner
37:32je ne dis pas qu'il va être président de la République
37:34mais il est en train de gagner
37:36la première étape
37:37la première étape c'est quoi ?
37:38de représenter la gauche
37:40face à Mélenchon
37:42à l'élection
37:42et pour ça
37:44il y avait quand même
37:44un gros os devant lui
37:46qui était le candidat
37:49potentiel des médias
37:50qui était Glucksmann
37:51il a réussi
37:54il a pratiquement
37:55à piéger Glucksmann
37:57puisque Glucksmann
37:58va être dans une primaire
37:59qu'il ne gagnera pas
38:01je parle de Glucksmann
38:02que gagnera probablement
38:04le premier secrétaire du parti
38:06Olivier Faure
38:07qui fera ce qu'il faut
38:08comme on dit
38:08et on sait comment ça se passe
38:09dans les congrès socialistes
38:10pour que ça passe
38:12et après il ne restera plus
38:13que lui et Hollande
38:15et Hollande est le plus malin
38:17moi j'ai vu Hollande
38:18vous savez
38:18j'ai gardé dans ma tête
38:20Hollande
38:21à la candidature
38:22présidentielle
38:23la dernière fois
38:24quand Strauss-Kahn
38:25s'était noyé
38:27si j'ose dire
38:27à New York
38:28Hollande
38:29était à 2%
38:30on avait dîné
38:31Catherine Ney
38:32Michel Cotta
38:33et moi
38:34on avait dîné
38:35déjeuné avec lui
38:36et Hollande
38:37on était un peu
38:39goguenard
38:39on lui a dit quand même
38:40les sondages
38:41il était candidat
38:42depuis déjà
38:42il nous a dit
38:44mais moi
38:44de toute façon
38:45je prends mon temps
38:47et la réussite
38:48il l'a eue
38:49il est parti à 2%
38:50il y a eu un concours de circonstances particulières
38:51quand même
38:52DSK est venu percuter
38:54mais il y a toujours
38:54des circonstances particulières
38:56oui parce que celle-là
38:56était très particulière
38:57Macron a bénéficié
38:58de quelques circonstances particulières
39:00pareil
39:00bon
39:00il y a toujours
39:01des circonstances particulières
39:02en tout cas
39:03son premier quenna
39:04n'était pas une réussite
39:06et c'est pour ça
39:06que d'ailleurs
39:07il n'a pas pu se représenter
39:09et que Emmanuel Macron
39:10est arrivé
39:11mais c'est intéressant
39:12d'entendre aussi
39:14comment il fait évoluer son discours
39:15quand on pense
39:16la retraite sur l'immigration
39:17on a parfois l'impression
39:18qu'il est plus à droite
39:19qu'Atalo ou Philippe
39:20mais vous avez parfaitement raison
39:22et c'est pour ça
39:22que c'est assez intéressant
39:23de l'écouter
39:23Anne Hidalgo
39:24alors on a appris
39:25quelque chose d'hier
39:26j'ai bien sûr
39:26c'est pas repris ce matin
39:27et vraiment ça m'agace
39:29on a appris une chose hier
39:312h15 d'audition
39:33et elle n'a dit
39:34qu'une chose d'intéressante
39:35c'est
39:36les consignes
39:37que j'avais données
39:38à mon administration
39:39n'ont pas été respectées
39:41phrase clé
39:42c'était quoi les consignes
39:43que soit remonté
39:45le signalement
39:46à la justice
39:47les signalements
39:48n'ont pas été
39:49remontés à la justice
39:50bon c'est quand même ennuyeux
39:52puisque son administration
39:53a désobéi
39:53et qu'est-ce qu'elle a dit
39:55comment elle a qualifié ça
39:57elle a dit
39:57c'est fâcheux
39:58mais vous vous rendez compte
39:59vous allez l'entendre
40:01c'est fâcheux
40:01c'est fâcheux
40:02si je renverse mon café
40:04mais c'est fâcheux
40:05que des gosses
40:06ont été
40:08abusés
40:08c'est fâcheux
40:10c'est le mot qu'elle a dit
40:11madame Hidalgo
40:12et personne
40:13ne reprend ce mot
40:14ce matin
40:14c'est fâcheux
40:15ben moi ça me choque
40:16écoutez madame Hidalgo
40:18lorsque j'ai découvert
40:20en préparant
40:21cette audition
40:22que
40:23à partir de 2021
40:25la direction
40:26des affaires juridiques
40:27de la ville
40:28et avec
40:29je crois
40:29la direction
40:31des affaires scolaires
40:32avait décidé
40:33de ne faire
40:35des signalements
40:36que
40:37lorsqu'il n'y avait pas
40:38d'enquête judiciaire
40:39en cours
40:40c'est-à-dire
40:40la direction
40:41des affaires juridiques
40:43avait considéré
40:44sans validation
40:45politique
40:46sans validation
40:48ni par moi-même
40:49ni par mon cabinet
40:50ni par
40:51une quelconque
40:52autorité politique
40:54de la ville
40:54que lorsque
40:57les enquêtes judiciaires
40:59étaient en cours
41:00le signalement
41:01au titre
41:02de l'article 40
41:03était redondant
41:04c'était
41:05leur
41:06ils ont
41:07modifié
41:08la doctrine
41:09sans validation
41:10politique
41:11mais donc
41:12en fait
41:12c'est une administration
41:13comment dire
41:14en roue libre
41:15qui ne vous informe
41:17pas
41:18d'un changement
41:19de doctrine
41:20encore une fois
41:20extrêmement grave
41:22mon administration
41:22n'a pas suivi
41:23ma consigne
41:24mais c'est
41:24plus que fâcheux
41:28la désinvolture
41:29de ces gens-là
41:30mais elle est responsable
41:31enfin
41:32c'est son administration
41:34et quand vous écoutez
41:35les deux heures et quart
41:36elle n'y est pour rien
41:37c'est ça
41:38il y a un moment
41:39la responsabilité
41:40même pénale
41:41se pose de madame Hidalgo
41:42pardonnez-moi
41:43de le dire comme ça
41:43elle est visée par des plantes
41:44mais j'attends
41:46elle s'est plus
41:47que fâcheux
41:48mais elle sert à quoi
41:49si elle est maire de Paris
41:51son administration
41:51déjà c'est sa version
41:53faudrait vraiment
41:54vérifier si ce qu'elle dit
41:55est exact
41:55et elle dit
41:55c'est plus que fâcheux
41:57je vous le répète
41:57si je fais tomber mon portable
41:58c'est plus c'est fâcheux
42:00mais des gosses
42:01qui ont été violés
42:02en fait c'est pas plus que fâcheux
42:05elle a aussi parlé
42:06d'échecs collectifs
42:07et en fait je trouve
42:08que c'est très intéressant
42:08parce que quand ce sont
42:09des échecs
42:09qui sont forcément collectifs
42:10en revanche les réussites
42:11elles sont forcément
42:12de son propre chef
42:14non mais ça dit beaucoup de choses
42:15parce que c'est ce qu'on retrouve
42:16dans beaucoup d'administrations
42:16quand ils réussissent quelque chose
42:18les responsables d'administration
42:20disent toujours
42:20voilà j'ai réussi
42:21j'ai agi etc
42:22en revanche quand c'est un échec
42:25elle a une part de responsabilité
42:27immense
42:27parce que c'était la chef
42:28de la mairie de Paris
42:29c'était à elle
42:30que devait en revenir
42:31cette petite phrase
42:32moi je la trouve terrible
42:33cette petite phrase
42:33et puis voilà
42:35t'es patron
42:36t'assumes ta responsabilité
42:38il y a quelque chose
42:38de très trouble dans cette affaire
42:39parce que la sénatrice
42:40que nous avons
42:41et ça continue
42:41oui en plus ça continue
42:43mais elle dit que ça concerne
42:44un tiers des écoles parisiennes
42:47quand quelque chose
42:48est aussi massif
42:49il aurait dû avoir
42:50un branle-bas de combat
42:51comment se fait-il
42:52moi quand même
42:53je ne suis pas complotiste
42:54mais est-ce qu'on n'a pas
42:55essayé de protéger des gens
42:56est-ce qu'il n'y a pas eu
42:56des consignes
42:57pour ne pas faire de vagues
42:58il y a quelque chose
42:59qui demeure très probable
43:00mais moi j'attends
43:01la responsabilité pénale
43:02de madame Hidalgo
43:04et j'attends
43:05qu'elle soit convoquée
43:06par la justice
43:07parce que ça me paraît
43:08extrêmement grave
43:09le code de la fonction publique
43:10prévoit
43:11astreint les fonctionnaires
43:12un devoir de loyauté
43:13donc s'il y avait
43:14des mouvements de désobéissance
43:15comme elle semble l'indiquer
43:17c'était à elle
43:18de les convoquer
43:18de mettre en oeuvre
43:19des sanctions
43:20le cas échéant
43:20ce qu'elle n'a manifestement
43:21pas fait
43:21écoutez Inès de Ragnel
43:23que vous avez vu
43:23dans cet échange
43:24qui représente
43:26l'opposition municipale
43:28et vous allez l'écouter
43:30elle était hier
43:30sur l'antenne d'Europe 1
43:31Inès de Ragnel
43:33aujourd'hui
43:33ils ne veulent rien avouer
43:35il y a vraiment
43:35un discours
43:36qui est en train
43:36d'en plus d'évoluer
43:37de la part de ces personnes-là
43:39qui ont été compétentes
43:40pendant 10 années
43:41aujourd'hui
43:42Emmanuel Grégoire
43:43n'est plus capable
43:44de dire qu'il y a eu
43:45une crise dans le périscolaire
43:46il ne l'a pas dit
43:47en mission
43:48qu'on a fait
43:49qu'on a effectué
43:50la semaine dernière
43:50il nous a dit
43:51il nous a dit
43:52il y a eu zéro défaillance
43:53non mais
43:53c'est hallucinant
43:54c'est-à-dire
43:55qui peut croire
43:56qu'il y a eu zéro défaillance
43:57sur les 10 dernières années
43:58il n'y a pas eu de crise
44:00pas de défaillance
44:01et la vérité
44:02c'est que selon lui
44:02s'il y a eu une multiplication
44:04de cas ces derniers mois
44:05c'est parce que
44:05grâce à leur travail
44:07exemplaire
44:08la parole des enfants
44:09s'est libérée
44:10mais c'est indicible
44:10en fait
44:11c'est insupportable
44:12à entendre pour les parents
44:13insupportable
44:14et ce matin
44:14sur l'antenne d'Europe 1
44:15à 7h10
44:16il y avait un témoignage
44:16absolument bouleversant
44:18d'une mère
44:19qui racontait
44:19d'abord ce que sa fille
44:21a vécu
44:22et je vous propose
44:22d'écouter ce témoignage
44:25à la sortie de l'école
44:26à 7h30
44:26je n'ai pas récupéré
44:28ma fille
44:28comme d'habitude
44:29et à ce moment-là
44:31elle me met sur le côté
44:32elle me raconte les faits
44:34en me disant
44:35que l'animateur
44:38Mickael
44:39l'avait touché
44:41à deux reprises
44:42je suis rentrée
44:43dans l'établissement
44:44et j'ai réagi
44:47comme une mère
44:48aurait pu réagir
44:51juste après ça
44:53j'ai mis une claque
44:54ensuite plusieurs animateurs
44:55sont venus
44:57pour séparer
44:58et à ce moment-là
45:00je leur ai dit
45:01les faits
45:02que ma fille m'a dit
45:04qu'il avait touché
45:05ma fille
45:06à deux reprises
45:07aux fesses
45:08il y en a deux
45:09qui ont cru
45:12les dire
45:12de mon enfant
45:13et qui m'ont dit
45:14qu'ils étaient au courant
45:15depuis un moment
45:15ils m'ont même montré
45:17une photo
45:17et qu'ils ne pouvaient pas
45:19du coup
45:20signaler ça
45:21car il leur fallait
45:23des preuves plus importantes
45:24le scandale du périscolaire
45:26est invraisemblable
45:27et effectivement
45:28que les informations
45:30elles sont remontées
45:31les informations
45:31et bien sûr
45:32que ces gens
45:33n'ont rien fait
45:33Gérard
45:34Gérard Carreau
45:35depuis le début
45:36depuis l'élection
45:38municipale
45:38où on a si peu parlé
45:41il y avait déjà
45:42des plaintes
45:43il y avait déjà
45:43l'affaire était connue
45:45un certain
45:45je rappelle
45:46il est d'ailleurs venu ici
45:47le maire du 6ème arrondissement
45:49en 2015
45:51avait alerté déjà
45:52M. Lecoq
45:53et d'autres élus
45:55donc il y a eu
45:57et moi je m'interroge
45:58je le mets sur la table
45:59là
45:59je ne suis pas un complotiste
46:00mais il y a véritablement
46:02une omerta
46:04suspecte
46:05à l'égard de ce que j'appellerais
46:07faute de
46:07mieux pour l'instant
46:08le lobby pédophile
46:10il y a dans notre pays
46:12il y a dans notre école
46:14il y a dans ce qui s'est passé
46:16à Paris
46:16la présence d'un lobby
46:18pourquoi ce lobby ?
46:19parce qu'on voit
46:20à la fois
46:23absolument
46:23l'absolu
46:25non-action
46:26des pouvoirs
46:28en place
46:28mais aussi
46:29des pouvoirs de contrôle
46:30c'est-à-dire
46:31des oppositions
46:32de l'époque
46:33là je mets aussi
46:33en cause
46:34les oppositions
46:35l'opposition
46:35elle est montée
46:36quand même
46:37Rachida Dati
46:37je pense qu'elle l'a fait
46:42elle l'a fait bien
46:43mais c'était
46:44et puis monsieur Lecoq
46:45en 2015
46:46il était monté
46:47moi je ne suis pas d'accord
46:47d'accord
46:48vous n'êtes pas d'accord
46:49ceux-là ont été
46:50actifs
46:51mais les autres
46:51on ne les a pas entendus
46:53et je dirais
46:54dernier élément
46:55de cet omerta
46:56pédophile
46:57il y a la justice
46:59aujourd'hui
46:59quand vous voyez hier
47:01qu'un condamné
47:03il a été condamné
47:04et on dit
47:05ah quand même
47:06quelle chance
47:07enfin il y en a un
47:09qui est condamné
47:09à de la prison
47:10on s'aperçoit
47:11qu'il a eu effectivement
47:125 ans de prison
47:13dont 4 ans
47:14avec sursis
47:15et la cinquième année
47:16comment ?
47:17la cinquième année
47:18avec effectivement
47:20un bracelet
47:21est-ce que vous pensez
47:23qu'un homme
47:23qui a agressé
47:25comme ça a été reconnu
47:27il a été condamné
47:27il n'est pas en prison
47:28il est sous bracelet
47:29électronique
47:30c'est ça que je veux dire
47:31c'est ça que je veux dire
47:31c'est pas possible
47:32qu'il ne fera pas
47:33un jour de prison
47:34mais bien sûr
47:34il est sous bracelet
47:35et il veut dire
47:36qu'il n'y a pas
47:36un complot
47:37il n'y a pas
47:37une omerta
47:38c'est-à-dire
47:39qu'on est dans un pays
47:40où on a mis
47:41un ancien président
47:41de la république
47:42en prison
47:44et un homme
47:45qui viole un enfant
47:47ou qui a
47:47une agression sexuelle
47:49sur un enfant
47:50il est sous bracelet
47:51électronique
47:51bon là évidemment
47:53alors que ces deux affaires
47:54n'ont rien à voir
47:55bien sûr
47:55mais il n'empêche
47:56de faire le raccourci
47:57et je ne suis pas le seul
47:58à faire le raccourci
47:59il faut rajouter deux choses
48:00écoutez le deuxième témoignage
48:02de cette dame
48:03de cette mère
48:04qui regrette
48:06que les institutions
48:07n'ont pas bougé
48:08écoutez ce qu'elle dit
48:10j'ai reçu
48:12aucun soutien
48:13de la part de l'école
48:13j'ai dû même déménager
48:15en premier temps
48:16j'ai dû changer
48:17d'établissement
48:17pour ma fille
48:19la directrice
48:21de l'établissement
48:22quand je lui ai dit
48:23que je ne ramènerai plus
48:24ma fille
48:24s'il continuait
48:25à exercer
48:27au sein de l'établissement
48:28elle m'a dit
48:29qu'elle ferait appel
48:30aux autorités compétentes
48:31si je ne ramenais plus
48:32mon enfant
48:32car l'école
48:33est obligatoire
48:35et elle m'avait même
48:36proposé
48:37de continuer
48:37à ramener ma fille
48:39à l'école
48:40et de la récupérer
48:42du coup
48:42pendant la cantine
48:43au moment où il travaillait
48:45et du coup
48:45pendant le tempéré scolaire
48:46chose que j'ai
48:48bien évidemment refusé
48:49et j'ai dû faire
48:50entamer les démarches
48:52pour lui changer
48:53d'établissement
48:54et j'ai déménagé
48:55témoignage est fou
48:56on va vous mettre
48:57les services sociaux
48:58ce témoignage
48:59est complètement fou
48:59je vous le dis
49:00alors je marque juste un temps
49:01parce que
49:02exceptionnellement
49:03cette émission ne va pas
49:04aller jusqu'à 11h
49:04aujourd'hui j'ai dit
49:05qu'elle allait jusqu'à 11h
49:06sur l'antenne d'Europe
49:07et elle va aller
49:08jusqu'à 10h
49:09et c'est l'excellente
49:11Christine Kelly
49:12qui va prendre la parole
49:13dans une seconde
49:14je la salue
49:15Christine Kelly
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