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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue dans Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:03Va-t-on vers un nouvel automne ?
00:00:05Gilets jaunes, la grogne sociale monte de toutes parts pour protester contre la hausse des prix du carburant et la
00:00:10vie chère.
00:00:11Visiblement, cela inquiète le gouvernement qui semble comprendre le danger à venir.
00:00:15Le président Macron a demandé une totale mobilisation sur l'approvisionnement et la maîtrise des prix des carburants.
00:00:21Parole, parole, on verra si cela suffit à calmer les esprits.
00:00:24La polémique autour de Kylian Mbappé, attaquant du Real Madrid,
00:00:27son désaccord hier soir sur le terrain en ne portant qu'à moitié un t-shirt porté par toute son
00:00:31équipe.
00:00:31On se souvient aux habitants de Ceuta qui sont submergés par les migrants en provenance du Maroc.
00:00:36Une façon de donner, de montrer son opinion politique, on va en débattre.
00:00:40Et puis là, crispation autour de la présence d'un éditorialiste de droite à Radio France se poursuit.
00:00:45Charles Sapin, il s'agit de lui.
00:00:47Les syndicats ont relancé un pré-éveil de grève pour la semaine prochaine.
00:00:52Pluralisme, pluralisme, j'écris en vain, tant de nom.
00:00:54On va en débattre ce soir dans Punchline, mais tout de suite il est 17h.
00:00:57Le rap de l'heure du grand, on rappelle les titres de l'actualité avec Félicité Kindoki.
00:01:01Bonsoir Félicité.
00:01:05Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:01:07Quand on casse, on doit payer les conséquences.
00:01:09Ce sont les mots de Sébastien Lecornu.
00:01:12Ce matin, au Conseil des ministres, a été présenté son projet de loi, casseur-payeur.
00:01:16Le texte prévoit que toute personne participant à des dégradations en marge des festivités ou de manifestations
00:01:21paie les réparations, y compris par le recouvrement des aides sociales.
00:01:25Cinq articles permettant ainsi de faciliter l'action de l'État en créant un nouveau régime de responsabilité civile pour
00:01:30faute.
00:01:31La primaire de la gauche démarre et ils ne sont finalement plus que cinq candidats sur cette ligne de départ.
00:01:36Olivier Faure, Ségolène Royal, Jérôme Gage, Raphaël Glucksmann et Emmanuel Morel.
00:01:40Le député socialiste Philippe Brun a été écarté pour des accusations de violence.
00:01:44Il a affirmé avoir appris avec stupeur sa suspension et dit ignorer ce qui lui est reproché.
00:01:51Il est également exclu à titre conservatoire du groupe PS à l'Assemblée.
00:01:54La cour d'appel de Versailles a tranché en faveur de l'allègement du contrôle judiciaire de Patrick Bruel
00:02:00et ce, malgré l'opposition du parquet.
00:02:02Le chanteur est autorisé à se rendre à l'étranger comme il le demandait depuis fin juillet.
00:02:07Patrick Bruel est mis en examen dans quatre affaires pour viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel.
00:02:13Des accusations ont qu'il nie fermement.
00:02:15Écoutez son avocate.
00:02:16Patrick Bruel veut défendre son innocence.
00:02:20Il veut répondre à toutes les questions.
00:02:22Il veut s'expliquer.
00:02:24Il veut que la justice dans ce dossier puisse dire la vérité.
00:02:28Or nous assistons ici à un déferlement médiatique sans précédent, sans équivalent
00:02:35et à une pression sur la justice qui nous paraît anormale et dangereuse.
00:02:39Dans l'actualité internationale en République démocratique du Congo,
00:02:43alors qu'à ce jour, 7200 cas d'Ebola, dont plus de 3500 décès, ont été recensés dans cette province,
00:02:49le chef de l'Organisation mondiale de la santé dit voir des signes d'encouragement
00:02:54dans la lutte contre cette 17e épidémie au RDC,
00:02:57une maladie extrêmement meurtrière qui a déjà tué plus de 15 000 personnes en Afrique
00:03:01au cours des 50 dernières années.
00:03:03Et puis Amnesty International qui accuse l'Iran d'avoir commis des crimes contre l'humanité
00:03:08lors de la répression des manifestations de 2022.
00:03:11Répression qui a fait des centaines de morts.
00:03:13Des accusations étayées dans un rapport publié aujourd'hui
00:03:16à l'occasion du quatrième anniversaire du mouvement Femmes, Vie, Liberté.
00:03:20Merci beaucoup. Félicité, Kine Doki.
00:03:22Je salue nos invités ce soir.
00:03:24André Valény, bonsoir.
00:03:25Bonsoir, avocat ancien ministre.
00:03:26Ravi de vous retrouver, Rachel Kahn.
00:03:28Bonsoir, Laurence.
00:03:28Azélise Lecor, journaliste au journal du dimanche.
00:03:30Merci, ma chère Azélise.
00:03:32Alexandre Devecchio, tout de rose vêtue.
00:03:35Magnifique petit cordonnier rose aux socialistes.
00:03:39C'est un hommage à François Hollande.
00:03:42André Valény, vous parlez de la prestation éblouissante de François Hollande hier
00:03:45sur une chaîne concurrente.
00:03:46Il a été très bon hier.
00:03:47Vous êtes sous le charme.
00:03:48Non, pas du tout.
00:03:49Non, non, c'est sûr que j'écris.
00:03:50Il a été très bon, très bon, pour le reconnaître.
00:03:53On attend avec impatience qu'il vienne sur nos trentaines.
00:03:54Il est un niveau au-dessus quand même de tous les autres.
00:03:56Il est ancien président de la République.
00:03:57Oui, mais pas seulement.
00:03:58Il est quoi d'autre ?
00:04:00Je veux dire, il a une sincérité dans ses convictions
00:04:03et une franchise aussi dans ce qu'il dit.
00:04:05Il est le seul à dire vraiment aux Français
00:04:07qu'il va falloir faire des efforts.
00:04:09Tout socialiste qu'il est, il est réaliste, il est lucide, il est responsable.
00:04:12Il va falloir faire ce qu'il n'a pas fait quand il est au pouvoir.
00:04:14Pendant cinq ans.
00:04:15La TVA sociale, par exemple, il était contre, maintenant il est pauvre.
00:04:19La sincérité, gentiment, je vous taquine,
00:04:21mais la sincérité n'est pas le premier adjectif que j'aurais...
00:04:23Tout le monde peut évoluer dans la vie.
00:04:25Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
00:04:27C'est magnifique, magnifique André.
00:04:28Non mais c'est dommage, je vais essayer de trouver un petit extrait
00:04:30parce que je vois qu'il y a une grande love story là avec François Hollande.
00:04:34On attend qu'il vienne et je serai très heureuse de l'interviewer.
00:04:37Je vous le connais parce que je l'ai interviewé au moment du débat
00:04:41entre Nicolas Sarkozy et lui.
00:04:42Vous avez contribué à sa victoire avec son anaphore.
00:04:44C'est vous qui l'avez fait.
00:04:46Il n'est pas trop fort quand même.
00:04:48Merci Laurence.
00:04:49Merci Laurence.
00:04:50Je lui dis à un moment, et vous président, que faites-vous ?
00:04:53Et il a démarré là-dessus.
00:04:53Et il chope la formule au vol.
00:04:55C'était une passe décidive.
00:04:56Et il dit, moi, président, moi, l'adresse.
00:04:58Ok, écoutez, si j'ai contribué à ça, c'est trop bien.
00:05:02Non, mais c'est intéressant de voir qu'effectivement, il est en embuscade.
00:05:06Monsieur André, il y a une primaire socialiste qui...
00:05:09Alors, il attend que ça se casse la figure, on est d'accord ?
00:05:11Mais oui.
00:05:12Il attend au mois de décembre de savoir si quelqu'un de l'espace social-démocrate
00:05:17a une chance de gagner.
00:05:18Si personne n'a une chance de gagner, mais que lui, il a une chance de gagner,
00:05:21il ne se dérobera pas.
00:05:22Oh, c'est beau.
00:05:23Qu'est-ce que c'est beau ?
00:05:24Qu'est-ce que c'est beau ?
00:05:25C'est magnifiquement dit, vraiment.
00:05:26En plus, il est un outruiste, François Blondin.
00:05:29Non, mais c'est beau.
00:05:30Je vais vraiment tourner.
00:05:31Il donne sa personne en sacrifice à la nation.
00:05:34Après, il veut jouer le match-retour.
00:05:36Son destin est accompli.
00:05:37Il ne fait pas ça par goût du pouvoir.
00:05:39Il l'a eu, le pouvoir.
00:05:40Il est prêt à se dévouer à l'intérêt national et à passer le relais à une génération
00:05:44de francs.
00:05:44En vrai, il n'a jamais décroché, André.
00:05:45C'est un lucide.
00:05:46Il n'a jamais décroché de son intérêt pour la France.
00:05:49Mais arrêtez la langue de voix.
00:05:51N'est plus comme ça, André.
00:05:52La politique, c'est une drogue dure, Rachel.
00:05:56Il adore la politique.
00:05:56C'est une drogue dure.
00:05:57Tous les élus...
00:05:58Le pouvoir.
00:05:58Mais vraiment, tous les politiques que j'ai pu connaître et qui n'ont plus de mandat,
00:06:03etc., sont toujours drogués au pouvoir.
00:06:05Ce n'est pas parce qu'on l'a eu une fois, justement.
00:06:07C'est parce qu'il l'a eu une fois qu'il a envie de recommencer.
00:06:09Mais c'est très bien.
00:06:10C'est parfait.
00:06:11Mais en tout cas, moi, je vois très bien sa manière de se faufiler et d'arriver
00:06:15justement à cette candidature au mois de janvier-février.
00:06:18Vous avez déjà la date, vous ?
00:06:20Je pense.
00:06:21Janvier-février.
00:06:21Oui.
00:06:22En tout cas, peut-être, il imagine le match retour avec Emmanuel Macron.
00:06:25Alors, si c'était Emmanuel Macron qui le raccompagne sur le plan de l'Université...
00:06:28Ah, juste pas mal, c'est comme image.
00:06:30Là, c'est assez samoureux.
00:06:31Il faut de chance que ça se produise quand même.
00:06:33La France n'aurait pas évolué depuis 15 ans.
00:06:34Vraiment, la France n'aurait beaucoup avancé en disant qu'il va falloir le futur.
00:06:39Parenthèse Hollande refermée, pardon.
00:06:40Mais c'était très tentant de faire parler André qui est radieux dès qu'il parle de François Hollande.
00:06:45Parlons de ce qui est moins radieux, c'est la vie chère, c'est les prix des carburants.
00:06:49Troisième jour d'une mobilisation qui ne dit pas encore son nom.
00:06:53Il y a des blocages sporadiques.
00:06:55C'était faux sur mer.
00:06:57Après, ça a été frontignant.
00:06:58C'est des pêcheurs, c'est des agriculteurs.
00:07:01On voit que ça monte de...
00:07:02Oui, ça commence à ressembler des signaux forts.
00:07:04On va écouter un patron des pêcheurs de Marseille, Médis, ce matin,
00:07:08qui répondait à Augustin Donadieu, qui dit qu'il ne s'en sort plus.
00:07:12On veut simplement vivre honnêtement, dignement, dans notre passion, dans notre pêche
00:07:17et rendre nos consommateurs heureux.
00:07:19Voilà, quand on débarque le poisson, pouvoir mettre des prix raisonnables sur le produit.
00:07:25Voilà, c'est ça notre mission.
00:07:27Parce qu'aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
00:07:29Vous payez votre litre de gasoil à 1,18€ à peu près.
00:07:32Au lieu de 60 centimes, il y a de ça quelques mois, vous ne vous y retrouvez plus.
00:07:36Ça, c'est clair, mais le gasoil, le prix du gasoil, c'est une goutte d'eau qui a fait
00:07:41déborder la vase.
00:07:42C'est un carcan réglementaire qui est fait, maintenant c'est clair, on peut le dire,
00:07:46qui est fait exprès pour tuer les petits armements, les petits chalutiers, les petits métiers,
00:07:51les palongriers de Méditerranée, parce que les spécificités méditerranéennes ne sont pas prises en compte.
00:07:55Il y a un semblant de concertation, une fois qu'il y a une directive qui tombe,
00:07:59soi-disant c'est l'Europe, c'est l'Europe.
00:08:00Mais c'est la gouvernance française qui interprète à sa façon au déprimant des petits métiers, des petits bateaux.
00:08:07Par contre, et en parallèle, on a des gros armements multinationales, hollandais, sous pavillon français,
00:08:13qui prennent 80% de la ressource et qui, eux, prospèrent.
00:08:16On voit ces mouvements, Alexandre Devecchio, et on se dit que ça pourrait faire boule de neige.
00:08:22Ça rappelle un peu les jaunes, c'était partie d'une question de carburant, même si c'était beaucoup plus
00:08:27large.
00:08:27Je suis un peu plus sceptique, parce qu'on est à un an de la présidentielle,
00:08:31mais le gouvernement devrait tout de même être prudent.
00:08:33On rentre dans un moment de vote budgétaire.
00:08:38Je pense que ce n'est pas le moment de mettre une cure de rigueur, en tout cas pas aux
00:08:44classes moyennes et populaires.
00:08:47Il faudra trouver l'argent ailleurs, dans le train de vie de l'État notamment,
00:08:53ou laisser filer un an de plus, parce que de toute manière, on n'a pas de majorité,
00:08:57et je pense que tout se décidera à la présidentielle.
00:09:00Moi, je pense qu'il y avait une solution simple,
00:09:02mais le gouvernement n'a pas voulu, pour des raisons budgétaires, c'est baisser l'État.
00:09:06Je pense que c'est une erreur, même du point de vue budgétaire,
00:09:11parce qu'on voit bien que ça, c'est des gens qui vont aller peut-être en faillite,
00:09:15qui ne consomment plus, qui ne font plus vivre leur famille,
00:09:18et c'est autant de rentrer en moins d'argent pour l'État.
00:09:22Donc c'est absurde, je pense qu'il faut lâcher du lest, au moins sur le prix du carburant.
00:09:27Donc à nouveau faire un chèque carburant ?
00:09:28Non, pas de chèque, non, non, baisser les taxes.
00:09:31Surtout pas de chèque, ce serait une usine à gaz, ça coûte plus cher de faire un chèque que de
00:09:36baisser les taxes.
00:09:36Oui, on voit bien que la difficulté, c'est justement que l'État est à l'os,
00:09:39et donc l'État ne peut pas rogner non plus sur ces recettes-là.
00:09:42Ce qui est assez intéressant, en effet, c'est de se poser la question,
00:09:45est-ce que ce mouvement peut prendre, est-ce que la fronde peut prendre ?
00:09:48Il y a plusieurs éléments qui sont réunis pour que quelque chose,
00:09:52enfin un mouvement d'ampleur comme les Gilets jaunes puisse prendre.
00:09:54Il faudrait qu'il y ait une revendication, parce qu'il ne faut pas des revendications sporadiques,
00:09:59il en faut une qui coalise, là c'est le cas aujourd'hui.
00:10:01Il faut aussi qu'il y ait une forme de mouvement spontané,
00:10:06et c'est exactement ce qui se passe.
00:10:07Peut-être que les syndicats pourraient rejoindre ces revendications.
00:10:10Le seul point, moi, qui m'interroge, c'est la possibilité, finalement, de la perspective.
00:10:16Parce que pour les Gilets jaunes, ils savaient qu'il y avait 4 ans encore de Macron derrière.
00:10:20Et donc, en fait, il n'y avait pas d'espoir, si ce n'est, en effet, montrer sa colère
00:10:25dans la rue.
00:10:26Là, il y a la possibilité de l'élection, donc la possibilité de transformer l'essai dans les urnes.
00:10:31Mais se posera la question, est-ce que les gens vont véritablement croire qu'il y a une espérance dans
00:10:36les urnes,
00:10:36ou est-ce qu'il y aura une apathie collective, une forme d'abstention ?
00:10:40On verra en quoi ça...
00:10:42Où est-ce qu'ils se disent que, moi, ça va être beaucoup trop long,
00:10:45et que le bazar, c'est maintenant, parce qu'ils ne peuvent plus, ils ne s'en sortent pas, là.
00:10:48Ils font le plein 10 euros par 10 euros aux stations essence.
00:10:52Oui, et puis il y a la conjugaison, en réalité, de trois crises.
00:10:56Il y en a une qui est extrêmement injuste, c'est la crise du travail.
00:10:59Ça veut dire qu'en fait, on n'arrive plus à vivre correctement tout en travaillant.
00:11:06Donc la crise du travail d'un côté, la crise internationale de l'autre, parce qu'il ne faut jamais
00:11:10l'oublier.
00:11:11Et enfin, la crise fiscale, et cette conjugaison de toutes ces crises, au fond,
00:11:15et on voit cet enchevêtrement lors de cette campagne présidentielle, justement.
00:11:18On a toutes les crises qui arrivent en même temps,
00:11:21et ce mouvement-là, on cristallise des crises majeures,
00:11:26notamment celles du travail et la crise internationale aussi.
00:11:28André, on va écouter juste Maude Bréjean, qui est la porte-parole du gouvernement,
00:11:31qui, visiblement, répercute ce que souhaite Emmanuel Macron.
00:11:35Il souhaite sécuriser les approvisionnements de carburants,
00:11:37parce qu'il y a certaines stations, notamment, on ne va pas les citer,
00:11:39mais si, on va les citer, parce que c'est Total,
00:11:41qui plafonne les prix, qui sont en rupture de stock.
00:11:43Écoutons Maude Bréjean, puis vous allez nous parler de cette crise des carburants.
00:11:47Le président de la République a demandé à son gouvernement la totale mobilisation sur l'approvisionnement,
00:11:56d'une part, et bien sûr, sur la maîtrise des prix, d'autre part.
00:12:01L'objectif, c'est vraiment, dans les jours et dans les semaines qui viennent,
00:12:05pour le président de la République, de sécuriser ces approvisionnements,
00:12:10sécuriser des volumes, comme on l'a fait en début de semaine sur l'Irak,
00:12:15travailler aussi sur une possibilité d'avoir davantage de flexibilité
00:12:20dans la réglementation à l'échelle européenne.
00:12:23– Qu'est-ce que ça veut dire concrètement, André Valigny ?
00:12:26– Je pense que sur la baisse des taxes, il faut faire attention,
00:12:29parce que ça paraît facile comme ça, et j'entendais François Hollande,
00:12:34justement, hier soir, dire que la baisse de un centime sur les taxes,
00:12:37ça équivaut à des centaines de millions d'euros.
00:12:39– Le socialisme est décidément passé à droite.
00:12:43– Non, mais quand les caisses sont vides, il faut faire attention à ce qu'on propose.
00:12:47Moi, je suis d'accord avec Azélise Lecors, qui disait que,
00:12:49dans la mesure, et vous le disiez un jour récemment aussi,
00:12:53Alexandre Devecchio.
00:12:54Dans la mesure où il y a des élections, et pas n'importe lesquelles,
00:12:56la présidentielle est sans doute délégislative, dans quelques mois,
00:12:59je ne suis pas sûr que les Français descendent dans la rue aussi facilement
00:13:02qu'ils l'ont fait en 2018.
00:13:04A forcerie, quand on sait, vous le disiez aussi l'autre jour,
00:13:07parce que les Français savent que cette crise n'est pas…
00:13:10enfin, l'augmentation du prix du carburant n'est pas due au gouvernement,
00:13:13mais à la crise du pétrole au détroit d'Hormuz, alors que…
00:13:17– Ce qui est différent en 2018, il y avait la TICPE,
00:13:20et je vous rappelle qu'à l'époque, le gasoil était à 1,25 €.
00:13:24– Oui, mais c'était le gouvernement qui avait décidé.
00:13:25– Oui, oui, bien sûr, mais on était à 1,25 €.
00:13:28Là, on est à plus de 2,30 €.
00:13:30– C'est pour ça que je pense que la moins mauvaise solution
00:13:32consiste à continuer à aider les grands rouleurs,
00:13:35c'est-à-dire les agriculteurs, les routiers, les pêcheurs,
00:13:39ceux qui consomment beaucoup de gasoil pour leur travail,
00:13:41c'est ça qu'il faut faire.
00:13:42– Alors, c'est ce que dit Édouard Philippe, c'est marrant ça,
00:13:43il vient de demander le doublement des aides ciblées,
00:13:46et il dit, alors c'est assez drôle, parce qu'il dit qu'il a appris assez des pans,
00:13:50que quand on demande des efforts aux Français,
00:13:52il faut faire attention à ce qu'on leur demande,
00:13:55parce qu'il se rappelle très bien,
00:13:57évidemment, il était Premier ministre au moment de la crise des Gilets jaunes.
00:13:59– Des Gilets jaunes, mais vous avez raison,
00:14:01comme asylé, je ne suis pas sûr qu'il y ait un mouvement social d'ampleur,
00:14:04mais ce n'est pas pour ça qu'il faut étrangler les gens,
00:14:09et je ne suis pas d'accord avec vous sur la baisse des taxes,
00:14:11mais parce que j'ai un raisonnement libéral
00:14:14et que je suis persuadé qu'à la fin,
00:14:16si vraiment cette crise est sévère,
00:14:18elle est de plus en plus sévère et elle dure,
00:14:20même en termes de recettes,
00:14:21le gouvernement ne s'y retrouvera pas forcément,
00:14:25parce que les recettes qu'il va percevoir avec l'augmentation des taxes,
00:14:29il les perdra fatalement ailleurs,
00:14:32il y aura plus de chômage,
00:14:34il va falloir amortir la casse sociale,
00:14:36donc moi je préfère une baisse des taxes,
00:14:38et je vais même être décidément rose et socialiste au bout,
00:14:42je pense que là, effectivement,
00:14:45la TIPPE flottante de Lionel Jospin,
00:14:48qui permettait de moduler les taxes,
00:14:50était une bonne chose,
00:14:51et il faut rappeler aussi que sur le carburant,
00:14:54la France est quand même une exception en Europe,
00:14:57c'est 80% de taxes.
00:14:59– Non, c'est un peu moins, un peu moins.
00:15:01– Peut-être un peu moins.
00:15:02– 70%, voilà.
00:15:03– Oui, donc c'est plus de 50% tout de même,
00:15:07et donc si vous voulez,
00:15:12quand vous dites l'État n'y est pour rien,
00:15:16certes le prix du carburant augmente,
00:15:18mais s'il n'y avait pas toutes ces taxes,
00:15:20il serait quand même beaucoup plus bas,
00:15:21il est beaucoup plus bas ailleurs.
00:15:23Il ne faut pas oublier que le carburant,
00:15:26c'est essentiel pour toute une partie de la France,
00:15:28nous on ne le voit pas en tant que parisiens,
00:15:29et les ministres qui ont des chauffeurs
00:15:32et qui ne voient jamais une pompe à essence,
00:15:35ne le voient pas,
00:15:36mais quand vous habitez en province,
00:15:37que vous devez aller travailler,
00:15:39ou même que vous devez parfois sortir,
00:15:41vous ne pouvez pas faire autrement que d'utiliser la voiture.
00:15:44– Moi, pardon, mais je sais que chacun,
00:15:47on a son petit enjeu, ces choses,
00:15:50et que les pêcheurs souffrent, etc.,
00:15:53mais ce qui est en creux de cette mobilisation,
00:15:57c'est la souveraineté alimentaire,
00:15:59et en creux de cette mobilisation,
00:16:00après 7 octobre, on a parlé de l'importation du conflit.
00:16:04Là, c'est directement une importation du conflit,
00:16:07de ce qui se passe aussi,
00:16:08alors ce n'est pas simplement sur la fiscalité,
00:16:10mais aussi du conflit qui se passe avec l'Iran.
00:16:12– Bon, allez, on avance, on écoute jusqu'à Gabriel Attal,
00:16:15parce que lui, il a compris pourquoi on a tous ces problèmes,
00:16:18la dissolution.
00:16:22– Avant la dissolution,
00:16:23époque où je suis Premier ministre,
00:16:25les taux, c'est en moyenne 1,2, 1,3, 1,5%.
00:16:29Aujourd'hui, on est à 4,5%.
00:16:31Avant la dissolution,
00:16:32on avait tutoyé les 2% de croissance,
00:16:36aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle.
00:16:38On était à 7,5% de chômage,
00:16:41on approche des 9%.
00:16:42Donc, tout est parti en live, entre guillemets,
00:16:45avec cette dissolution qui a contribué
00:16:46à quasiment flinguer l'économie française.
00:16:48– La dissolution a flingué l'économie française.
00:16:53Bon, on va écouter, au moins c'est dit.
00:16:55C'est sûr qu'il ne l'était pas au courant.
00:16:56C'est vrai que ça complique un peu la donne.
00:16:58– Quand même deux choses.
00:16:59Il y a quelque chose de pathétique.
00:17:01– Non, mais pathétique, c'est Gabriel Attal
00:17:02de toujours pas digérer cette dissolution.
00:17:05On a compris qu'il n'était pas au courant,
00:17:07mais il pourrait avoir d'autres arguments.
00:17:10Et ensuite, je pense que, certes, la dissolution est une erreur,
00:17:13mais si ça allait tellement bien avant la dissolution,
00:17:16peut-être que je ne vois pas très bien
00:17:17pourquoi Emmanuel Macron a dissous
00:17:21et pourquoi il a dissous suite aux élections européennes
00:17:23où le Rassemblement national était à plus de 30%.
00:17:25Donc, quand Gabriel Attal était Premier ministre,
00:17:28tout n'était pas parfait dans le meilleur des mondes en France.
00:17:30– On peut se rassurer qu'en effet, Emmanuel Macron
00:17:32n'est pas un bilan à soutenir pour sa réélection
00:17:35parce que c'est catastrophique.
00:17:37J'ai regardé la dernière étude de l'INSEE sur les chiffres de l'économie.
00:17:40La croissance est à 0,4.
00:17:41L'inflation est passée de 2,9 alors que les projections étaient à 1,3.
00:17:45Le chômage est à 8,6.
00:17:46Et il y a un recul du pouvoir d'achat, moins 0,7%.
00:17:49Donc, c'est pour ça aussi que les colères s'expriment ainsi.
00:17:52– Un tout petit mot sur les retraites
00:17:53parce que c'est un sujet évidemment au cœur des préoccupations
00:17:56à propos de ce budget 2027.
00:17:58Il s'agirait de raboter certains avantages.
00:18:01Je ne sais pas si vous allez monter sur vos grands chevaux, André, là ou pas.
00:18:04Attendez, laissez-moi juste finir sur ma phrase.
00:18:06Je le sentais partir, là, comme un cycliste.
00:18:10Donc, abattement fiscal de 10% qui serait raboté, fin de l'indexception.
00:18:13On écoute juste Nicolas Dupont-Aignan qui a été mon invité ce matin là-dessus.
00:18:18– Ah, à priori, il a changé.
00:18:21Lui, c'est pas lui, c'est pas lui.
00:18:23Nicolas Dupont-Aignan arrive.
00:18:26– C'est la rupture d'un contrat moral et d'une loi,
00:18:29la loi de 93 d'Edouard Balladur,
00:18:31qui garantit l'indexation sur les prix.
00:18:34Si on n'indexe pas sur les prix les pensions de retraite,
00:18:37en quelques années, vous plongez des millions de Français dans la misère.
00:18:41– Alors, André, vous validez ?
00:18:43– Non, je ne valide pas du tout.
00:18:45Moi, je pense que dans la situation dans laquelle se trouve le pays,
00:18:49il faut que tout le monde fasse des efforts
00:18:50et que les retraités, comme les autres, doivent être mis à contribution
00:18:53à partir d'un certain niveau de pension.
00:18:56Les petites retraites ou les moyennes retraites…
00:18:57– C'est quoi, pour vous, une petite retraite ?
00:18:59À 2 000 euros, on est riche ou pas ?
00:19:01– Je pense qu'on n'est pas riche à 2 000 euros,
00:19:02mais je pense qu'en dessous de 2 000, 2 500 euros,
00:19:05on peut faire un petit effort quand même.
00:19:07Il faut que l'effort soit proportionnel aux revenus,
00:19:10et pas seulement aux revenus, d'ailleurs au patrimoine,
00:19:12parce qu'il y a des retraités qui touchent des retraites moyennes
00:19:14mais qui ont un gros patrimoine.
00:19:16Quand le pays est en difficulté, tout le monde doit s'y mettre.
00:19:18On ne peut pas exonérer les retraités de tout effort,
00:19:20ce n'est pas possible.
00:19:21– Je suis d'accord qu'il faut prendre en compte quand même le patrimoine,
00:19:24parce qu'effectivement, si vous avez une retraite de 2 000 euros
00:19:27et pas du tout de patrimoine, ce n'est pas la même chose.
00:19:30Donc il faut quand même…
00:19:31Ensuite, c'est une solution qui ne peut être que temporaire.
00:19:34Vous n'allez pas désindexer les retraites.
00:19:37Moi, je crois qu'en vérité, on touche du doigt un débat
00:19:39qu'on devrait avoir à la présidentielle.
00:19:40Je ne sais pas si les hommes politiques auront le courage de le mener,
00:19:43mais on s'aperçoit que la retraite par répartition,
00:19:46en réalité, ça ne fonctionne plus.
00:19:47Donc il faut aller jusqu'au bout de la logique
00:19:49et aller sans doute vers une retraite par capitalisation.
00:19:54Il y a aussi derrière une question qu'a évoquée Marine Le Pen,
00:19:57je crois la question du logement.
00:19:58C'est pour ça que je parlais du patrimoine.
00:19:59C'est vrai qu'avec un salaire net très faible,
00:20:03les salaires nets pour les jeunes actifs sont faibles
00:20:05justement parce qu'il faut cotiser énormément,
00:20:08plus un loyer à payer à ceux qui détiennent le patrimoine
00:20:12qui est très haut,
00:20:14où le pouvoir d'achat des jeunes familles est extrêmement faible.
00:20:19Donc je pense qu'il faut…
00:20:20Et ils savent en plus qu'ils cotisent pour une retraite
00:20:22qu'ils ne toucheront pas.
00:20:23Il faut arrêter d'être hypocrite.
00:20:25Donc à mon avis, il faut tout remettre à plat
00:20:27sur la question des retraites
00:20:28et mettre sur la table une part de capitalisation
00:20:33parce que je pense qu'il faut garder un minimum de filet…
00:20:36De sécurité.
00:20:37De sécurité.
00:20:39Vous êtes très tranchée sur la question.
00:20:41Non mais je persiste ici sur cette question
00:20:43mais il faudrait pouvoir avoir le débat de façon sereine.
00:20:48Je vois que c'est très compliqué de l'avoir.
00:20:49Il y a une forme toujours de guerre des générations
00:20:51qui se met en place.
00:20:52Mais en fait, je suis obligée de dire que
00:20:55malheureusement, il faut revenir sur des acquis.
00:20:56C'est ça qui est extrêmement compliqué parce qu'on ne peut pas maintenir des pensions
00:21:00aussi fortes pour des personnes qui ont en effet l'essentiel du patrimoine
00:21:04et qui ont pu accumuler à une époque où il y avait le plein emploi,
00:21:08une capacité de pouvoir d'achat immense, la croissance.
00:21:11Nous, nous n'avons rien de tout ça.
00:21:13Et on est face à un mur démographique.
00:21:16Donc en fait, les boomers, et je ne le dis pas pour les poindilles du doigt,
00:21:19mais les boomers, cette génération-là, eux, ils cotisaient trois fois moins que nous.
00:21:24Nous, on cotise trois fois plus parce qu'on n'a pas de renouvellement des générations.
00:21:28Donc il y a un déséquilibre dans cette pyramide.
00:21:29Donc comment est-ce qu'on fait ?
00:21:30Puisqu'en plus, ce sont les boomers qui n'ont pas fait d'enfants.
00:21:32Et donc, je suis désolée de le répéter, mais il va falloir poser la question de ce débat,
00:21:36poser la question de la baisse des pensions
00:21:40et pas seulement être dans un débat qui est toujours sur la question du recul d'âge et retraite.
00:21:45Ça ne suffira pas à penser la question de façon structurelle.
00:21:47Rachel, votre avis ?
00:21:49Moi, en fait, je suis très perturbée parce qu'en réalité, on change les règles au milieu du jeu.
00:21:55C'est comme si sur un 100 mètres, on disait à Usain Bolt que c'était le plus lent qu
00:22:01'elle ait gagné.
00:22:01Oui, mais c'est un peu ça. Ils ont cotisé pendant toute leur vie.
00:22:04Après, je crois que c'est un prélèvement, moins bien sûr, mais c'est un prélèvement qui est assez facile.
00:22:10Après, mon problème, c'est qu'on ne doit pas faire une justice sociale en fonction de l'année de
00:22:16naissance,
00:22:16mais en fonction véritablement des revenus et de ce que la personne peut apporter à la société.
00:22:22Dernier mot, parce que là, on a beaucoup parlé de ça depuis deux jours.
00:22:25Ce qui est un côté choc des générations aussi, c'est parce qu'il y a eu un certain mépris
00:22:29et surdité
00:22:29de la part d'une certaine génération qui a pris la retraite plus tôt.
00:22:32Il faut aussi bien le dire.
00:22:34qui a moins cotisé et qui a expliqué aux actifs, vous allez travailler jusqu'à 70 ans en cotisant au
00:22:40max et on s'en fout.
00:22:41Moi, c'est parfois ce que j'ai entendu de la part d'une certaine génération qui a été au
00:22:45pouvoir.
00:22:45Il faut dire aussi que cette génération a mis des très mauvais hommes politiques au pouvoir et qu'on le
00:22:49paye aujourd'hui.
00:22:51Donc, c'est cet ensemble-là qui fait que le débat se crisse.
00:22:54Après, je suis d'accord, on ne peut pas totalement changer les règles de jeu au milieu.
00:22:59Il faut prendre en compte les revenus parce qu'il y a aussi des retraités qui gagnent pas bien, qui
00:23:04sont des très petites retraites.
00:23:05Par ailleurs, c'est un serpent qui se mord la queue.
00:23:06C'est-à-dire que le problème des retraites se pose parce qu'il y a un problème démographique.
00:23:10Or, si on prive les actifs de leur salaire et de la possibilité de bénéficier, par exemple, d'argent qui
00:23:15sont aujourd'hui reversés pour les pensions de retraite,
00:23:16qui devraient bénéficier aux familles, mais c'est l'argent de la famille de la sécu notamment,
00:23:20eh bien, en fait, personne ne va faire d'enfance.
00:23:22Ça va aussi stopper l'élan de natalité.
00:23:24Et donc, on va se retrouver avec une démographie encore plus en perte qu'aujourd'hui.
00:23:28L'élan de natalité qui n'est pas violent.
00:23:30On est à 1,6 et en 2070, on prévoit 1,4.
00:23:34Allez, petite pause, on se retourne dans un instant.
00:23:35Nicolas Bouzou nous rejoindra.
00:23:37C'est dommage, on a parlé d'économie, je veux bien aimer avoir son avis.
00:23:40Il a fait une petite passe-d'in avec Jean-Luc Mélenchon.
00:23:42Je ne sais pas si vous avez suivi, mais on va l'entendre.
00:23:45Parce que M. Mélenchon défend la création d'un état social et, évidemment, un état d'urgence sociale.
00:23:51Urgence sociale sans les policiers, sans les...
00:23:53Voilà.
00:23:54Vous êtes social sans personne.
00:23:55Nicolas sera avec nous dans un instant.
00:23:57Nicolas qui paye.
00:24:00D'ailleurs, ils ont très mal voté.
00:24:0417h30, on se retrouve dans Punchline sur CNews.
00:24:06Nicolas Bouzou nous a rejoint.
00:24:07Bonsoir Nicolas.
00:24:07Bonsoir.
00:24:08Alors, on vient de parler d'économie.
00:24:09J'attendais que vous arriviez, mais bon, ce n'est pas grave.
00:24:11On a parlé carburant, on a parlé retraite.
00:24:14J'aimerais juste parler de ce qui vous oppose à M. Mélenchon.
00:24:17Rien que ça, Nicolas Bouzou.
00:24:19Bravo.
00:24:21Il vous échappait sur Twitter, l'un l'autre.
00:24:24On va juste écouter ce qu'il a dit à propos de son état d'urgence sociale.
00:24:28Il défend la création d'un état d'urgence sociale.
00:24:30Vous allez nous dire en quoi vous n'êtes pas d'accord.
00:24:32M. Mélenchon, je crois que c'était ce week-end à la fête de l'UMA, c'est ça ?
00:24:35Oui, absolument, oui.
00:24:37Je ne veux pas que l'on croit que notre pensée serait faite de mesures d'urgence,
00:24:44de sparadraps plus performants que ceux des autres,
00:24:48de rustines mieux collées que ceux que collent les autres.
00:24:52Nous voulons véritablement et décidément la transformation de fond en comble du système de la société,
00:25:02une autre agriculture, une autre industrie, une autre répartition de la richesse.
00:25:09Nous voulons la révolution citoyenne, c'est-à-dire le contrôle populaire sur toutes les affaires qui le concernent directement.
00:25:18Pourquoi est-ce que la mayonnaise a pris entre vous deux, Nicolas Bouzou ?
00:25:21Non mais en fait, je m'étonne que ce discours n'ait pas été véritablement écouté et commenté
00:25:27parce que Jean-Luc Mélenchon dit des choses très intéressantes et il les dit très clairement.
00:25:30En fait, Jean-Luc Mélenchon, c'est l'un des seuls d'ailleurs, à mon avis,
00:25:33ça fait des années qu'il réfléchit à la façon dont il gouvernerait concrètement s'il était élu
00:25:36parce qu'il sait très bien que s'il était élu, il aurait quand même une grande partie de la
00:25:39France,
00:25:40même élu, mais une grande partie de la France contre lui.
00:25:43Et donc, en fait, ce qu'il a expliqué de façon, je trouve très claire et assez honnête
00:25:48dans son discours à la fête de l'humanité.
00:25:50Alors, je passe rapidement sur ce qu'on a entendu, la rhétorique contrôle populaire, etc.
00:25:54qui ne sonne pas très bien quand même, quand, comme moi, vous avez une culture
00:25:57qui est celle du libéralisme classique, tout ce qui est contrôle populaire, etc.
00:26:02Ça sonne justement contrôle pas populaire et contrôle très antidémocratique.
00:26:06Mais à la limite, allez, passons, je ne lui fais même pas ce procès d'intention,
00:26:10même si on n'est pas très à l'aise avec ce vocabulaire.
00:26:13Mais un petit peu plus loin dans son discours, il explique qu'il y a un état d'urgence en
00:26:17France,
00:26:18il y a une procédure d'état d'urgence qui existe, qui peut être prise par décret en Conseil des
00:26:22ministres
00:26:23quand la nation est menacée, quand il y a un péril.
00:26:26Et il explique qu'il n'y a pas de raison, qu'il ne puisse pas y avoir un état
00:26:29d'urgence
00:26:29pour des raisons économiques, sociales et écologiques.
00:26:34Et on comprend très bien dans son discours, en réalité, que cet état d'urgence mettrait fin
00:26:42ou en tout cas réduirait un certain nombre de libertés.
00:26:45Vous l'accusez donc de vouloir attendre aux libertés, dit-il dans ce tweet
00:26:49que l'on a eu l'occasion de lire mais rapidement ?
00:26:52Ce qui est intéressant, c'est que le Figaro m'a fait l'honneur de m'ouvrir ses colonnes
00:26:57pour que j'explique ça et donc Jean-Luc Mélenchon m'a répondu.
00:27:00Mais ce qui est très intéressant, si vous lisez sa réponse, c'est qu'en réalité,
00:27:04il me donne parfaitement raison, c'est-à-dire qu'il ne m'apporte aucune contradiction
00:27:07quand je dis que son état d'urgence finalement aboutirait à une réduction des libertés publiques.
00:27:14Il me répond complètement à côté, il me dit que les grandes entreprises ont versé
00:27:18beaucoup de dividendes, si vous voulez, donc on peut parfaitement avoir ce débat
00:27:21mais ça n'a rien à voir avec le fond du papier.
00:27:24Et donc, pour résumer, je pense qu'on est quand même, je ne suis pas le seul
00:27:28à avoir un peu le sentiment que si Jean-Luc Mélenchon était élu,
00:27:33notre état de droit et notre démocratie passerait un sale quart d'heure.
00:27:36Bon, mais ça, attendez, c'était mon intuition et à la limite,
00:27:39je peux me tromper, etc.
00:27:41Mais là, je crois maintenant qu'on a des éléments tangibles
00:27:45pour dire qu'il y a un candidat à l'élection présidentielle
00:27:49qui est très haut dans les sondages,
00:27:51qui pourrait d'ailleurs tout à fait remporter l'élection présidentielle
00:27:53et qui explique clairement qu'il réduirait les libertés publiques
00:27:57et qu'il attaquerait l'état de droit.
00:27:58Moi, je trouve que ça n'est pas rien et je pense quand même intéressant
00:28:01qu'on en débatte et qu'on le commente.
00:28:03Et qu'on le fasse démocratiquement.
00:28:05André, un tout petit mot là-dessus, puis on avance.
00:28:07Moi, je ne sais pas trop ce qu'il y a derrière son état d'urgence sociale.
00:28:10L'état d'urgence, c'est une loi de 1955.
00:28:15À ne pas confondre, comme l'ont fait certains commentateurs,
00:28:18avec l'article 16 de la Constitution.
00:28:20Parce qu'au début, certains ont cru que Mélenchon faisait référence à l'article 16.
00:28:23Il le cite, hein ?
00:28:24Ah bon ?
00:28:24C'est parce qu'il en parle.
00:28:26C'est lui-même qui cite l'article 16.
00:28:28Ah d'accord.
00:28:28Oui, oui.
00:28:29Non, non, donc il joue sur cette ambiguïté,
00:28:30ce qui n'est pas complètement rassurant.
00:28:32Je parle sous votre contrôle, mais...
00:28:33Il faut toujours se méfier des états d'urgence, quels qu'ils soient.
00:28:36Je ne sais pas trop ce qu'il mettrait dedans,
00:28:38mais si c'est effectivement attentatoire aux libertés publiques,
00:28:41il faut être très, très hostile à ça.
00:28:42Bon, allez, je trouve tout le monde d'accord, rapidement.
00:28:44Deux points de mesure sur l'état de droit,
00:28:46parce qu'il y a une partie de la droite,
00:28:49et moi je suis pour, et il faut l'assumer,
00:28:51qui veulent transformer l'état de droit,
00:28:53mais ils veulent faire légalement,
00:28:54après un référendum constitutionnel,
00:28:57ce n'est pas la même chose.
00:28:58Là, ce que propose en fait Jean-Luc Mélenchon,
00:29:00c'est quasiment un coup d'état.
00:29:02Mais c'est tout à fait assumé, en fait.
00:29:04Je me souviens avoir assisté à un colloque de François Ruffin,
00:29:07qui parlait d'état d'urgence écologique,
00:29:09qui voulait mettre en place un certain nombre de mesures coercitives,
00:29:11un grand plan d'économie-guerre, disait-il,
00:29:15pour contraindre les gens à arrêter de prendre la voiture, etc.
00:29:18Donc c'est les sujets que nous avons aussi abordés ensemble.
00:29:20Et donc, on voit bien qu'il y a une volonté assumée,
00:29:23et ce n'est pas du tout caché, en fait,
00:29:24de restreindre les libertés,
00:29:25mais parce qu'ils présentent cela par l'angle de la vertu.
00:29:28Et puisque les fins sont justes,
00:29:30en fait, tous les moyens sont bons.
00:29:31Et je pense que ça séduit beaucoup de gens.
00:29:33Vous avez dit, en effet,
00:29:33ils pourraient peut-être remporter l'élection présidentielle.
00:29:35Moi, je pense que c'est quand même un peu ambitieux.
00:29:38Il révulse encore beaucoup de gens.
00:29:40Mais en revanche, il fait partie des rares personnes aujourd'hui,
00:29:43dans les personnalités politiques,
00:29:44à proposer un véritable projet.
00:29:46Oui.
00:29:47Alors, dernier mot là-dessus, Rachel et Nicolas ?
00:29:48Oui, en fait, c'est juste qu'il est candidat à la présidentielle.
00:29:51Il veut non seulement le pouvoir,
00:29:53mais il veut des pouvoirs exceptionnels,
00:29:55parce que c'est ça, l'état d'urgence.
00:29:56Et c'est en ça que c'est dangereux.
00:29:58Et on peut noter aussi le clin d'œil au général de Gaulle,
00:30:00puisque l'état d'urgence a été mobilisé qu'une seule fois.
00:30:03Donc, ça serait presque l'aller-retour avec...
00:30:05L'article 16.
00:30:06Exactement.
00:30:07Justement, mais la confusion qu'il fait
00:30:09justement dans son discours entre l'état d'urgence
00:30:12et l'article 16 est quelque chose qui m'inquiète beaucoup.
00:30:15Et Alexandre Devecchio a raison.
00:30:16Bruno Retailleau, par exemple,
00:30:18propose un certain nombre d'évolutions de l'état de droit.
00:30:20Il met ça sur la table.
00:30:21On peut en discuter.
00:30:22Ils le veulent faire par référence.
00:30:23On peut en discuter, bien évidemment.
00:30:24Non, mais je veux dire, c'est propre.
00:30:26Enfin, passez-moi l'expression.
00:30:28Là, c'est autoritaire, en fait.
00:30:29Là, c'est autoritaire.
00:30:30Vous voyez, c'est pas du même ordre.
00:30:31C'est la grande différence.
00:30:32C'est pas du même ordre.
00:30:33On avance.
00:30:33On a fait notre petit échange sur Jean-Luc Mélenchon.
00:30:37J'aimerais qu'on parle de Kylian Mbappé,
00:30:39que vous avez peut-être vu, cette image,
00:30:41sur le terrain hier, avec le Real Madrid, son équipe.
00:30:44On va voir l'image où il enfile à moitié
00:30:47un maillot de soutien aux habitants de Ceuta.
00:30:52Alors là, on les voit arriver sur le terrain.
00:30:53Donc, deux de ces joueurs ont le maillot à moitié remonté.
00:30:58Je ne sais pas si on a les images du vestiaire.
00:30:59Parce que c'est ça qui est intéressant.
00:31:00On voit M. Mbappé qui prend le maillot
00:31:02et qui a un peu de mal à le mettre.
00:31:04Parce qu'en fait, qu'est-ce qu'il y a écrit sur ce maillot ?
00:31:05Il y a écrit, nous sommes tous solidaires de Ceuta.
00:31:08Et ça, c'est les habitants.
00:31:10Évidemment, c'est ceux qui disent,
00:31:11nous, on ne peut pas supporter des flux migratoires aussi importants.
00:31:14On voit que Kylian Mbappé le met à moitié,
00:31:17comme le joueur qui est devant lui.
00:31:18Ce qui veut dire, évidemment, qu'il l'enlève tout de suite
00:31:20dès qu'il arrive sur le terrain,
00:31:20qui n'est pas d'accord avec le fond du message.
00:31:23Est-ce que c'est une polémique qui, Rachel...
00:31:27Non, mais...
00:31:28André...
00:31:31André en premier.
00:31:32Moi, je trouve qu'Mbappé a raison d'avoir des convictions.
00:31:35Il les défend.
00:31:37Il ne les cache pas.
00:31:38J'entendais ce matin sur le plateau de Pascal Praud
00:31:40qu'on le critiquait beaucoup.
00:31:43Mbappé, il a des convictions.
00:31:45C'est un humaniste.
00:31:46Il n'a pas envie d'être récupéré
00:31:48par ceux qui sont à l'origine de cette opération.
00:31:51Qui est à l'origine de cette opération ?
00:31:53Je ne sais pas, justement.
00:31:55Il faut s'interroger.
00:31:57Je crois que c'est le patronat, justement.
00:31:59Et comment vous interprétez...
00:31:59On va finir.
00:32:01Mbappé est sans doute solidaire des gens qui habitent Ceuta,
00:32:04mais il est aussi solidaire des migrants,
00:32:06notamment ceux qui sont morts en essayant de rejoindre Ceuta.
00:32:09Donc, Mbappé est un humaniste.
00:32:11Et moi, je conteste violemment qu'on puisse l'attaquer.
00:32:14Je vais vous donner un point.
00:32:16C'est que moi, je pense qu'on en demande trop aux footballeurs.
00:32:17Je ne sais pas si il fallait faire ça.
00:32:19De même que le brassard LGBT,
00:32:22je pense que ce n'est pas la peine de mêler le football et la politique.
00:32:25Et un des torts de Mbappé, c'est de faire trop de politique, à mon avis.
00:32:29Mais moi, je ne vois pas ce que le message n'est pas...
00:32:31En quoi ce message ne serait pas humaniste ?
00:32:34Être solidaire envers les gens qui souffrent aujourd'hui à Ceuta,
00:32:38des viols, de l'insécurité,
00:32:41d'avoir vécu une forme de submersion migratoire.
00:32:44On ne peut pas dire que défendre ce message-là n'est pas humaniste.
00:32:48Et il me semble que c'est le club madridel.
00:32:50Madrid, c'est un peu le club de l'unité nationale
00:32:53par rapport à Barcelone,
00:32:55qui est un club pour l'indépendance catalane.
00:32:59Et donc, je pense que le message vient du club.
00:33:01Il n'y a pas de complot.
00:33:02Ce que vous dites, on dirait que c'est l'extrême droite.
00:33:04Je ne pense pas que l'extrême droite dans le football ait ce poids-là.
00:33:09Donc voilà, c'est discutable.
00:33:11Après, moi, je ne suis pas sûr qu'il faudrait moins politiser le football.
00:33:14Mais c'est les footballeurs qui en parlent, Azélise.
00:33:17Alors, c'est vrai que Kylian Mbappé a le mérite de la cohérence,
00:33:19puisqu'en fait, il s'est toujours opposé...
00:33:22Il a toujours été favorable plutôt à l'immigration.
00:33:25Il s'est opposé de manière très violente au Rassemblement national,
00:33:29à expliquer qu'il voulait être politisé.
00:33:31Et d'ailleurs, on se souvient de la polémique très récente avec Léon Marchand,
00:33:34qui a dit, moi aussi, il faut que je prenne la parole, on me somme de le faire.
00:33:36Mais je ne me suis pas encore prête, en fait.
00:33:38Ce qui était assez touchant.
00:33:39Et on a vu la volée de bois vert qui s'est prise.
00:33:42Mais ce qui est assez intéressant, là, dans ce cas-là, en effet,
00:33:44c'est quand on regarde les faits, c'est-à-dire ce qui se passe à Ceuta,
00:33:47en effet, on ne peut pas parler d'humanisme et renvoyer ça dans le camp des gentils ou des méchants.
00:33:52Il y a un très bon reportage du Figaro Magazine, d'Edouard de Maréchal,
00:33:56qui est parti à Ceuta.
00:33:57Et il raconte quoi dans ce reportage, Edouard ?
00:33:58Il raconte qu'il y a des femmes voilées,
00:34:01qu'il y a des mères de famille en poussette qui défilent dans la rue
00:34:03pour raconter ce qu'elles ont vu, c'est-à-dire des agressions sexuelles, des viols subis
00:34:07et ces camps de migrants qui s'établissent et qui s'établissent en dur.
00:34:11Donc, c'est-à-dire que ça va durer.
00:34:12Il y a au moins 5 000 migrants, selon le gouvernement central,
00:34:15donc on peut estimer que c'est à la baisse,
00:34:17aujourd'hui encore sur le territoire.
00:34:19Donc, ça crée des problèmes, on l'a dit, de violences sexistes et sexuelles,
00:34:23mais ça crée aussi des problèmes plus profonds liés au chômage, à la violence et à la délinquance.
00:34:28Et ça, il faut l'assumer.
00:34:29Et quand on lit ce reportage jusqu'au bout, ce qui est très intéressant,
00:34:32c'est que le journaliste va demander aux migrants quelle est la réalité de leur vie ici.
00:34:35Et en fait, ils n'ont aucune perspective.
00:34:38Bien sûr. Alors, Rachel.
00:34:39Oui, merci beaucoup.
00:34:40En fait, pourquoi j'ai fait un...
00:34:41Tout à l'heure, parce qu'en fait, je voyais simplement cette image
00:34:44avec ces histoires de maillots.
00:34:46En fait, les footballeurs ne sont pas des panneaux publicitaires.
00:34:49Ah bah si, ils le sont gardés.
00:34:50Voilà.
00:34:51Et justement, justement, je voyais...
00:34:53Et vous avez vu en dessous le nombre des marques.
00:34:55Je voyais Emirates, le Qatar, et je voyais Ceuta au-dessus.
00:34:59Et en fait, c'est ça qui m'a perturbée tout à l'heure.
00:35:02Après, moi, je partage ce qui a été dit.
00:35:03En réalité, nous avons deux populations qui souffrent.
00:35:05Les migrants d'un côté et les habitants de Ceuta de l'autre.
00:35:10Après, on ne sait pas ce qui s'est passé dans les vestiaires.
00:35:12Est-ce que véritablement, on leur a imposé...
00:35:14Ah oui, à l'évidence.
00:35:15Voilà, on leur a imposé.
00:35:16On lui a dit que tu fais ça.
00:35:17La solidarité, ça doit être une liberté aussi.
00:35:20Et bon, peut-être que Kylian Mbappé s'exprimera plus tard sur cet événement-là.
00:35:25Peut-être pas.
00:35:26Nicolas, un petit mot là-dessus ?
00:35:27Oui, parce que moi, je n'aime pas trop, en fait, toutes ces expressions politiques de la part des sportifs
00:35:33ou des artistes, parfois.
00:35:35Parce qu'on est quand même dans une société, en ce moment, qui est un peu tendue.
00:35:38Pas qu'en France.
00:35:39Et il me semble que, justement, ce qu'on aime quand on regarde un match de foot, en réalité, c
00:35:43'est être rassemblés.
00:35:44Et je trouve que les grandes compétitions, comme les grands concerts, on vit ça avec Céline Dion en ce moment.
00:35:49Céline Dion, qu'on aime ou qu'on n'aime pas.
00:35:50Non, mais c'est un moment de rassemblement.
00:35:52Et la société, elle a besoin de ça.
00:35:53De la même façon que quand on va voir l'équipe de France, on a envie...
00:35:57Tout le monde n'a pas le privilège d'aller voir Céline Dion, Nicolas.
00:35:59Non, mais on est tous un...
00:36:01Peut-être ça pour le pape.
00:36:02Pour le pape, très bien.
00:36:03Non, mais vous comprenez ce que je veux dire.
00:36:04On est un peu dans cette ambiance, quoi.
00:36:06Donc, je trouve que ce sont des moments de rassemblement.
00:36:09Et je pense que les sportifs et les artistes font fausse route quand ils redivisent.
00:36:14Donc, il n'y a pas besoin d'un maillot.
00:36:16Ben non.
00:36:16C'est ce que vous nous dites.
00:36:17Absolument.
00:36:18Autre polémique qui touche au sport.
00:36:20Et là, Rachel va bondir.
00:36:22Alors là, on va parler de cette publicité mettant en scène une actrice américaine assez connue
00:36:27qui s'appelle Sidney Swineck.
00:36:28Elle a parlé d'elle.
00:36:29Où on la voit de très dénudée, évidemment, faire la promotion d'une marque de sport.
00:36:33Pas du sport.
00:36:35De Paris.
00:36:35Oui, sportif.
00:36:36De Paris sportif.
00:36:37Voilà, exactement.
00:36:38On va voir quelques images de cette actrice.
00:36:42Alors, volée de bois vert, là aussi.
00:36:46Comment on ose...
00:36:48C'est les sportives qui prennent d'ailleurs la parole aux Etats-Unis.
00:36:51En disant, mais comment on nous réduit à un corps ?
00:36:54On nous réduit à des objets sexualisés ?
00:36:57Alors, ok, d'accord, il y a beaucoup de provoques dans cette pub.
00:37:02Mais en même temps, voilà, je veux dire, ça vous choque, vous, Rachel ?
00:37:06C'est-à-dire que je vois que la stratégie marketing a très bien fonctionné.
00:37:10Puisque le buzz, évidemment, puisque le buzz fait partie de la stratégie marketing.
00:37:16Cette comédienne a le droit de se mettre nue.
00:37:19Je ne suis pas purétaine, etc.
00:37:21Simplement, en tant qu'ancienne sportive et connaissant certains athlètes et certaines championnes aujourd'hui,
00:37:27qui se battent pour cette visibilité, finalement, de leur sport, de leur discipline,
00:37:34de ses exigences, que c'est d'aller aux entraînements.
00:37:36Et qui se battent aussi d'un point de vue médiatique, d'être au-devant de la scène,
00:37:40au même titre que les hommes.
00:37:42Je peux comprendre qu'elle soit un peu chafouin de cette publicité.
00:37:46Mais je ne suis pas purétaine à vouloir interdire que cette personne se mette à nu.
00:37:51Elle est dans sa stratégie de buzz et de communication.
00:37:54Voilà tout.
00:37:55D'accord.
00:37:55Qui n'est pas d'accord avec Asili ?
00:37:58Alors, je préfère pas parler d'une femme.
00:37:59Non, je préfère pas parler d'une femme, ça ne vous embête pas.
00:38:05Non, mais j'entends ce que dit Rachel sur ce que vivent les athlètes féminines.
00:38:10Mais là, ça n'a rien à voir.
00:38:11C'est-à-dire que c'est un site de pari sportif.
00:38:13Donc, en fait, c'est une publicité pour attirer des hommes.
00:38:16Parce que ce sont en majorité des hommes qui font ces paris.
00:38:18Et donc, le pari, pour le coup, est réussi.
00:38:20Puisque, en fait, les hommes sont un peu comme des enfants de 10 ans.
00:38:25Voilà.
00:38:25Le loup de ce qui fait vrai.
00:38:29Et donc, voilà, ça marche.
00:38:31Il est forcé de constater que ça fonctionne.
00:38:32Tu vois, tu m'aimes bien cette pub aussi.
00:38:33Et moi aussi.
00:38:34Et je la trouve très belle et très agréable à regarder.
00:38:36Mais bon, moi, ça ne me pousse pas à aller donner de l'argent.
00:38:39Alors que moi, ça a fonctionné.
00:38:41Non, ça ne fonctionne pas.
00:38:42Mais c'est quelque chose qu'on voit, en fait, depuis les années 80.
00:38:45Et ça n'aurait pas choqué dans les années 80, même dans les années 70.
00:38:48Peut-être dans les années 60 et encore.
00:38:51Donc, il y a une forme de régression, il faut dire ce qu'il y a.
00:38:53Le retour du puritanisme.
00:38:56En réalité, il n'y a pas que les sportives.
00:39:02Il y a aussi tout un mouvement néo-féministe qui, d'un côté, dit qu'on pourrait être libre de
00:39:09son corps.
00:39:09Mais qui, de l'autre côté, sans.
00:39:10Donc, il y a la montée d'un puritanisme qui vient du wokisme, qui ne vient pas dans ce cas
00:39:14-là.
00:39:15Mais je pense que l'islamisme a une influence sur la société, sur le retour de la pudibonderie.
00:39:21Et moi, c'est ce que je vois.
00:39:22Elle n'a rien de choquant.
00:39:23Ce n'est pas hyper élégant.
00:39:24En fait, c'est assez basique comme publicité.
00:39:28Mais franchement, je dis ça, je préfère ça que les femmes voient les...
00:39:33Il y a un côté rageur et rageuse là-dedans.
00:39:37On ne supporte plus la beauté, on ne supporte plus la féminité.
00:39:41Très rapidement, moi, je ne suis pas un puritain.
00:39:43Donc, moi, voir un homme nu, une femme nue, etc., ça ne me gêne absolument pas.
00:39:47Je trouve que ça fait partie de la liberté.
00:39:49Je trouve que plus il y a de liberté...
00:39:52Mais on voit un parfum avec un mec tout nu.
00:39:54Ça ne pose aucun problème.
00:39:55Oui, oui, mais j'entends l'argument.
00:39:58Ah, le drame.
00:39:59C'est ça ?
00:39:59Ok, c'est tout ?
00:40:01Père André.
00:40:02Père André Valény.
00:40:03Ma porte-parole est Rachel Kahn.
00:40:04Je partage ce qu'elle a dit.
00:40:05Elle veut ajouter quelque chose.
00:40:07C'est juste que dans le sport, en fait, là, on apprend avec les paris sportifs à gagner sans rien
00:40:12faire.
00:40:12Dans le sport, on apprend à perdre.
00:40:15Et on fait.
00:40:16Et on fait.
00:40:17C'est capitalisme.
00:40:18La publicité, voilà.
00:40:20On connaît la publicité.
00:40:22C'est donc rien de nouveau sous le soleil.
00:40:24Un petit mot de nos amis de Radio France qui vont surtout repartir en grève.
00:40:28L'Assemblée Générale, c'est un nouveau tenu.
00:40:30Afin de prolonger le mouvement contre l'arrivée du journaliste de Valeurs Actuelles, Charles Sapin,
00:40:34et son édito hebdomataire le dimanche sur France Inter.
00:40:36Donc on rappelle 2 minutes 40, 2 minutes 30.
00:40:40On va écouter.
00:40:41Alors je crois que c'est quelqu'un qui connaît bien France Télévisions.
00:40:44Il a été ancien rédacteur en chef de France Télévisions.
00:40:46Michael Goldstein, écoutez.
00:40:48Ah oui.
00:40:49Les syndicats sont très puissants.
00:40:52Même si c'est une minorité, ils tiennent la maison parce que c'est eux qui dirigent les régies,
00:40:58qui dirigent tout ce qui est technique.
00:41:00Donc on appuie sur un bouton, on bloque tout.
00:41:02J'ai rarement vu, et je pouvais vous dire que des grèves il y en a eu dans le service
00:41:06public,
00:41:06rarement vu les syndicats plier.
00:41:09C'est plutôt la direction qui plie.
00:41:11Vous vous rendez compte que le parti socialiste qui représente 1,75,
00:41:15ce sont eux qui ont mis la mainmise sur le service public.
00:41:18Et là, ils sont en train aussi de se faire déborder par LFI.
00:41:22Alors André Valigny, c'est vous qui avez la main sur Radio France ?
00:41:26Non mais là, en vérité, c'est un bras de fer entre les syndicats et la direction.
00:41:29Oui, et pour le moment...
00:41:30Personne ne lâche pour l'instant.
00:41:31Pour le moment, la direction tient bon.
00:41:33Il faut.
00:41:34Aussi bien Madame Veil que Céline Pigalle, elle ne recule pas.
00:41:38Moi, je l'ai déjà dit sur ce plateau, j'énerve les gens de gauche quand je dis ça,
00:41:42mais enfin, il y a quand même assez de gens de gauche sur France Inter et sur Radio France
00:41:47pour qu'il y ait de temps en temps quelqu'un de droite, certes, Sapin,
00:41:50et maintenant directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles,
00:41:53qui est un journal quand même qui pose problème, qui a été condamné, qui a eu quand même des problèmes...
00:41:57Ce n'est pas un journal qui pose problème, c'est un journal qui assume le pluralisme aussi des opinions.
00:42:01Enfin, qui a été condamné.
00:42:02Oui, mais c'est...
00:42:03Qui a été condamné.
00:42:04Donc, Valeurs Actuelles, c'est un problème, parce que, bon, ils ont des unes, ils ont des articles,
00:42:10ils sont très, très à l'extrême de la droite.
00:42:12Donc, ça s'appelle la liberté d'expression, hein ?
00:42:14Oui, c'est la liberté d'expression.
00:42:16Ok, merci.
00:42:16Mais Sapin ne vient pas en tant que directeur de Valeurs Actuelles,
00:42:19il vient en tant que journaliste engagé à droite, très à droite sans doute.
00:42:23Mais Charles Sapin n'a jamais...
00:42:24Ça qui est incroyable, c'est que je le connais bien, j'ai travaillé avec lui, Alexandre Rossi, au Figaro.
00:42:28Charles Sapin n'est pas un journaliste engagé, il n'est même pas journaliste d'opinion,
00:42:32où en effet, parfois, on peut défendre des positions, comme on le fait à Figaro Vox,
00:42:35ou moi, dans les pages d'opinion du journal du dimanche.
00:42:37Charles Sapin est un journaliste politique qui a fait le tour de l'Europe,
00:42:40quand il était au point pour, en effet, aller voir ce qu'étaient de très près les droites radicales,
00:42:45la droite hors les murs, comme on l'a appelé parfois.
00:42:47Et il en a proposé une analyse passionnante, et en effet, dépassionné.
00:42:52Et je ne comprends pas qu'on lui retire son droit d'être un véritable journaliste.
00:42:56Aujourd'hui, en effet, il a une étiquette parce qu'il est à Valeurs Actuelles,
00:42:59mais c'est un journaliste...
00:43:00Non, mais c'est un journaliste qui a toujours travaillé dans des journaux de droite et très à droite.
00:43:04C'est son droit.
00:43:06Il a travaillé au point, c'est pas très...
00:43:09Le point, le Figaro, c'est quand même des journaux de droite, que vous le vouliez ou non.
00:43:12Mais je répète qu'il a le droit d'aller sur France Inter,
00:43:15et que sa tribune ne me choque pas.
00:43:18Vous allez répéter, mais moi, je vous l'ai déjà dit,
00:43:21mais ça m'amuse, vous le dites à chaque fois.
00:43:23Bon, il y a assez de gens de gauche à France Inter, donc on peut en tolérer un.
00:43:27C'est un peu comme quand il y en a un, ça va, de bris-sorte-feu.
00:43:31Ben non, le monde a changé.
00:43:33Il va falloir s'y habituer sur le service public,
00:43:35puisqu'il représente tous les Français, c'est 50-50 maintenant.
00:43:38Donc, on va pas non plus...
00:43:39Mais on en est tellement loin.
00:43:41On en est très loin, mais on va pas non plus les remercier à genoux,
00:43:45parce qu'ils ont donné 2 minutes 30 à quelqu'un...
00:43:49Nicolas, à vous, il nous reste peu de temps, allez-y.
00:43:51Je vais être rapide.
00:43:53Partout dans le monde, les radios publiques sont plutôt de gauche,
00:43:56et en fait, il y a le même débat au Royaume-Uni, par exemple,
00:43:58avec la BBC, qui a aussi une coloration de gauche, très honnêtement.
00:44:03En effet, il est quand même logique qu'une radio...
00:44:05Donc ça, c'est un fait.
00:44:06Bon, c'est comme ça.
00:44:07Et le service public, il attire plutôt les gens de gauche.
00:44:09C'est un fait sociologique.
00:44:11Bon, il me semble complètement normal, néanmoins,
00:44:14que le service public accueille des gens qui représentent,
00:44:16en plus aujourd'hui, on va se parler franchement,
00:44:18des idées qui sont majoritaires en France,
00:44:20qui sont les plus importantes.
00:44:21Donc ça me semble logique.
00:44:22Juste une toute petite anecdote.
00:44:24Moi, je suis allé sur France Inter il y a quelques...
00:44:25Donc moi, je suis un libéral de centre-droit.
00:44:27Un truc...
00:44:28Ça va ou vous...
00:44:28Classique, hein.
00:44:29Bon.
00:44:30On vous accepte, donc, là-bas.
00:44:31Bien sûr, je suis invité sur le service public sans aucun problème.
00:44:34Mais je crois que vous l'avez même dit à l'antenne,
00:44:35c'était un débat sur l'écologie.
00:44:36J'étais quand même un peu le supporter du PSG au stade Vélodrome,
00:44:39si vous voulez.
00:44:40Donc, très bien.
00:44:42Donc déjà, moi, qui suis vraiment tout en modération,
00:44:46je sentais déjà une petite tension, quoi.
00:44:48Mais voilà.
00:44:50Ma crainte, c'est qu'on en fait...
00:44:52C'est vraiment un exemple.
00:44:54C'est-à-dire, c'est le bouc émissaire,
00:44:56c'est la chasse à l'homme.
00:44:57On commence à faire des listes de journalistes, etc.
00:44:59Et c'est pas simplement une histoire de censure,
00:45:02mais véritablement d'auto-censure
00:45:03pour l'ensemble de la population.
00:45:05C'est-à-dire que les personnes ne pourront pas s'exprimer librement,
00:45:08ne peuvent plus s'exprimer librement,
00:45:10de peur d'être sanctionnées par cet exemple,
00:45:13de ce genre de truc.
00:45:14Dernier mot à Célise.
00:45:15Quand je disais que Charles Sapin était un journaliste,
00:45:17c'est vrai qu'il était des analyses factuelles,
00:45:19ce qui est assez intéressant,
00:45:20c'est justement, dans son recrutement,
00:45:21ils ont décidé de donner un gage à droite
00:45:23en engageant un journaliste
00:45:26pour faire un édito
00:45:28qui ne va même pas être un édito extrêmement à droite.
00:45:31C'est-à-dire, quand il y avait Alexandre de Viquiot,
00:45:32à la limite, on savait.
00:45:33Et ça, c'est intéressant.
00:45:35Donc là, finalement,
00:45:36il y a l'étiquette Valeurs Actuelles aujourd'hui,
00:45:37mais quand il a été recruté,
00:45:39ce n'était pas le cas.
00:45:40Et moi, ce que je trouve intéressant,
00:45:40c'est de voir que quand,
00:45:41même quand on est de droite,
00:45:42ou en tout cas associé à un journal
00:45:44à la ligne éditoriale de droite,
00:45:45eh bien, on a tellement une pression
00:45:47par le politiquement correct
00:45:48et par la bien-pensance
00:45:49qu'on se conforme à leurs idées.
00:45:50Donc, j'ai hâte de voir, justement,
00:45:52si peut-être Charles Sapin
00:45:53va assumer des positions dans ces idités.
00:45:55Aussi, un jour, il a le droit de le faire.
00:45:56Allez, petite pause.
00:45:57Merci, Asilise, Rachel.
00:45:59Dans un instant,
00:46:00on s'en rejoint par Charles Rodwell
00:46:02qui va nous parler de ses propositions.
00:46:04Il a fait un rapport consacré
00:46:06au coup de la lutte
00:46:06contre l'immigration et l'immigration régulière
00:46:08avec des annonces.
00:46:10Et puis, n'oubliez pas,
00:46:10à 21h ce soir,
00:46:12le duel avec Robert Ménard
00:46:13et Jean-Louis Borloo.
00:46:15C'est sur CNews et Europe.
00:46:15À tout de suite.
00:46:19On se retrouve pour la suite de Punchline
00:46:21avec notre invité,
00:46:22le député Ensemble pour la République,
00:46:24Charles Rodwell.
00:46:25Bonsoir à vous.
00:46:25Vous proposez à la création
00:46:27de centres de rétention géants,
00:46:29entre guillemets,
00:46:29pour les étrangers en situation irrégulière.
00:46:31Vous allez nous expliquer votre mesure
00:46:32dans un instant.
00:46:33Vous êtes notre invité ce soir.
00:46:34Votre rapport a été présenté aujourd'hui
00:46:36en commission des finances
00:46:37de l'Assemblée nationale.
00:46:38Il s'agit pour vous de retenir,
00:46:39d'expulser plus
00:46:40et de dépenser moins.
00:46:41Voilà pour les grandes lignes.
00:46:42D'abord, il est 17h.
00:46:4418h plutôt.
00:46:4418h avec le rappel
00:46:46des grandes lignes de l'actualité.
00:46:47Félicité Kindoki.
00:46:49Félicité à vous.
00:46:52Bonsoir Laurence.
00:46:53Bonsoir à tous.
00:46:54C'est une nouvelle
00:46:54qui risque de décourager
00:46:56les familles des victimes.
00:46:57Le logisticien des attentats
00:46:59du Bataclan,
00:47:00Mohamed Bakali,
00:47:01pourrait bientôt être libéré de prison.
00:47:03Incarcéré en Belgique
00:47:04et condamné à 30 ans
00:47:05de réclusion criminelle,
00:47:07Mohamed Bakali
00:47:07pourrait être remis
00:47:08en liberté conditionnelle
00:47:09le 29 septembre prochain
00:47:11après une audience
00:47:12déjà programmée
00:47:13en raison de son transfert.
00:47:14en Belgique
00:47:15où la loi est plus favorable.
00:47:16Sa peine de sûreté
00:47:17de deux tiers
00:47:18prononcée par la justice française
00:47:20n'est pas applicable.
00:47:21Écoutez la colère
00:47:22d'un des rescapés du Bataclan.
00:47:25En forme de trahison
00:47:27de la promesse de la justice,
00:47:28on s'était donné beaucoup de temps
00:47:29pour faire ce procès.
00:47:31Ce procès a abouti
00:47:32à un verdict
00:47:33qui n'a pas été frappé d'appel.
00:47:36Et à la fin,
00:47:37on se retrouve
00:47:38avec un accusé
00:47:39qui a pris 55 ans
00:47:41accumulés en France
00:47:42et va en avoir effectué 11.
00:47:44Et donc,
00:47:44il aurait quand même été bien
00:47:46de nous le dire
00:47:46les yeux dans les yeux
00:47:47plusieurs années auparavant.
00:47:48et je crois que ça,
00:47:50ça rajoute
00:47:52un peu à la tristesse
00:47:53du moment.
00:48:03Le député socialiste
00:48:04Philippe Brun
00:48:05a été écarté
00:48:06pour des accusations
00:48:07de violence.
00:48:08Il a affirmé avoir appris
00:48:09avec stupeur
00:48:10sa suspension
00:48:11et dit
00:48:11ignorer
00:48:12ce qui lui est reproché.
00:48:14Il est également exclu
00:48:15à titre conservatoire
00:48:16du groupe PS à l'Assemblée.
00:48:17La présidente
00:48:18de la Commission européenne
00:48:19a proposé la création
00:48:20d'un Conseil européen
00:48:22de sécurité
00:48:23qui associe
00:48:23l'Union européenne,
00:48:24le Canada,
00:48:25la Norvège
00:48:26et le Royaume-Uni.
00:48:27L'idée qui n'est pas nouvelle
00:48:28avait déjà été évoquée
00:48:29par Emmanuel Macron
00:48:30il y a près de 10 ans.
00:48:32Ursula von der Leyen
00:48:32évoque ici
00:48:33une urgence encore plus grande
00:48:34aujourd'hui
00:48:35au vu de la nature
00:48:36et de l'ampleur
00:48:37des risques en jeu.
00:48:38C'est ce qu'elle a déclaré
00:48:39lors de son discours
00:48:40de rentrée
00:48:40devant le Parlement européen
00:48:41à Strasbourg.
00:48:42Et puis à l'approche
00:48:43de la présidentielle,
00:48:44ce nouveau rendez-vous
00:48:46à ne pas manquer,
00:48:47duel présenté dès ce soir
00:48:49sur notre antenne
00:48:50par vous-même,
00:48:50Laurence Ferrari.
00:48:51Vous recevrez pour cette
00:48:52première édition
00:48:53Jean-Louis Bourleau
00:48:54et Robert Ménard.
00:48:55Les deux hommes
00:48:56seront en face-à-face
00:48:57pour une heure de débat
00:48:58dès 21h.
00:48:59Merci beaucoup.
00:48:59Félicité Kindoki.
00:49:00Effectivement,
00:49:01c'est intéressant
00:49:02d'avoir ces deux personnalités.
00:49:03Mon cher André Valigny
00:49:04qui est avec nous
00:49:05et je salue aussi
00:49:05Alexandre Devecchio
00:49:06et Charles Rodouel
00:49:07notre invité.
00:49:08Deux personnalités
00:49:08avec des réalités de terrain
00:49:11tous les deux
00:49:12chevilles au corps
00:49:12et qui n'ont pas
00:49:13la langue de bois.
00:49:14Ils n'ont pas la langue de bois.
00:49:14Je pense que ça va être
00:49:16assez cash.
00:49:16Et ils ont des solutions
00:49:18à proposer.
00:49:18Donc pourquoi pas
00:49:19un de la société civile
00:49:20et un qui est en politique.
00:49:22C'est une belle affiche.
00:49:23Bravo Laurent.
00:49:24Belle affiche
00:49:24et on va voir
00:49:25si c'est fécond
00:49:26et s'il y a des idées
00:49:27concrètes qui en sortent.
00:49:29Charles Rodouel
00:49:29vous êtes avec nous.
00:49:30Merci d'être là.
00:49:31Vous allez nous parler
00:49:32de ce rapport
00:49:34consacré au coup
00:49:35de la lutte
00:49:35contre l'immigration irrégulière.
00:49:37Quelle est votre proposition
00:49:38exactement ?
00:49:38Vous avez présenté ça
00:49:40aujourd'hui.
00:49:41On parle alors
00:49:41de centre de rétention géant.
00:49:43Ça veut dire quoi
00:49:44exactement ça
00:49:44votre proposition ?
00:49:46Déjà le rapport
00:49:46que j'ai remis
00:49:48ce matin
00:49:48en commission des finances
00:49:49répond à la proposition
00:49:51que nous avons fait
00:49:52adopter en juin dernier
00:49:54en mémoire de Philippines
00:49:55pour allonger
00:49:55la durée de rétention
00:49:56administrative.
00:49:57Et il répond
00:49:58à un constat
00:49:59qui moi m'inquiète
00:50:01en tant que citoyen français
00:50:03c'est qu'aujourd'hui
00:50:04l'immigration illégale
00:50:06elle est hors de contrôle
00:50:08sur une bonne partie
00:50:09du continent européen
00:50:11dans différentes régions
00:50:11du monde
00:50:12mais y compris
00:50:13en France.
00:50:15Donc dans ce rapport
00:50:16j'ai voulu d'abord
00:50:16établir des constats
00:50:18objectifs
00:50:18et ensuite
00:50:20faire des propositions
00:50:21pour certaines
00:50:22fortes
00:50:23parce que je ne souhaite
00:50:24pas que nous abandonnions
00:50:26le combat
00:50:26contre l'immigration
00:50:27illégale
00:50:28au Rassemblement National.
00:50:29Dans ce constat
00:50:32les chiffres sont clairs
00:50:33il y a près d'un million
00:50:34aujourd'hui
00:50:35de personnes
00:50:35en situation irrégulière
00:50:37sur le territoire français
00:50:38parmi celles-ci
00:50:39320 000
00:50:40font l'objet
00:50:42d'une mesure
00:50:42d'éloignement
00:50:43et parmi celles-ci
00:50:45l'année dernière
00:50:46seuls 25 000
00:50:47ont été expulsés
00:50:48du territoire
00:50:48ce qui est un peu moins
00:50:49de 10%
00:50:51Donc à partir de là
00:50:52j'ai voulu faire
00:50:53des propositions
00:50:54qui permettent
00:50:55à la fois
00:50:56de retenir
00:50:57et d'expulser plus
00:50:58mais aussi
00:50:59de réduire
00:51:00l'immigration illégale
00:51:02à l'entrée
00:51:03du territoire français
00:51:03et européen
00:51:04à travers différentes mesures
00:51:06dont j'ai fait
00:51:07la proposition.
00:51:08Parmi celles-ci
00:51:09c'est celles que vous avez citées
00:51:10d'autres pays européens
00:51:12ont des centres de rétention
00:51:13qui sont plus grands
00:51:15que les nôtres
00:51:16En France
00:51:16on a une limite
00:51:17de rétention
00:51:18à 140 personnes
00:51:20par centre
00:51:21c'est un choix
00:51:21qu'on a fait
00:51:21il y a plusieurs années
00:51:22il présente des avantages
00:51:24mais il présente
00:51:25un inconvénient majeur
00:51:26c'est que ça coûte
00:51:27un peu plus cher en France
00:51:28que dans d'autres pays
00:51:29de retenir des personnes
00:51:31c'est la raison
00:51:32pour laquelle je propose
00:51:32de construire
00:51:33des centres plus grands
00:51:34d'à peu près
00:51:36à 1000 places
00:51:37afin que nous fassions
00:51:39réduire
00:51:39le coût unitaire
00:51:41de rétention
00:51:42afin que l'on puisse
00:51:42retenir plus de personnes
00:51:44pour pouvoir ensuite
00:51:45expulser plus de personnes
00:51:47en situation irrégulière
00:51:48qui sont actuellement
00:51:49présentes
00:51:50sur le territoire français.
00:51:51Ce n'est pas la seule
00:51:52mesure que vous proposez
00:51:53mais celle-là
00:51:54effectivement
00:51:54elle permettrait
00:51:55d'avoir plus de personnes
00:51:57dans les CRAS
00:51:58dans les fameux CRAS
00:51:59après il y a la question
00:51:59de comment vous les expulsez
00:52:01parce que si on n'arrive
00:52:01toujours pas à faire
00:52:02exécuter les OQTF
00:52:03à quoi ça servira ?
00:52:04Ce qui est sûr
00:52:05c'est que la rétention
00:52:06est un instrument capital
00:52:07pour l'expulsion.
00:52:09Aujourd'hui alors
00:52:10qu'on expulse
00:52:11un peu moins de 10%
00:52:12des personnes
00:52:13qui sont sous une mesure
00:52:15d'éloignement
00:52:16toutes les personnes
00:52:17qui sont en centre de rétention
00:52:18on arrive à en expulser
00:52:1940%
00:52:20donc on voit
00:52:20qu'il y a un delta
00:52:22énorme
00:52:22d'abord parce que
00:52:23les personnes
00:52:23qui sont en centre
00:52:24de rétention aujourd'hui
00:52:25lorsqu'elles sont
00:52:26en centre de rétention
00:52:27on protège
00:52:28la société française
00:52:28de ces personnes
00:52:29parce qu'aujourd'hui
00:52:30en rétention
00:52:30il n'y a que
00:52:31les personnes
00:52:32les plus dangereuses
00:52:32mais la deuxième des choses
00:52:34c'est qu'entre guillemets
00:52:34si vous me passez l'expression
00:52:35on les a sous la main
00:52:36donc dès qu'on obtient
00:52:38l'essai passé consulaire
00:52:39on peut tout de suite
00:52:39les emmener à l'avion
00:52:41et les renvoyer
00:52:41c'est la raison pour laquelle
00:52:43la rétention
00:52:43est essentielle
00:52:44pour les expulsions.
00:52:45Pourquoi est-ce que
00:52:46je fais ces propositions ?
00:52:48Parce que j'entends
00:52:48beaucoup de candidats
00:52:49aujourd'hui parler
00:52:50d'immigration choisie
00:52:52de lutter contre
00:52:53l'immigration irrégulière
00:52:54là je leur donne
00:52:55les outils
00:52:55si vraiment vous voulez
00:52:57réduire
00:52:57choisir l'immigration
00:52:59il faut d'abord
00:53:00réduire l'immigration
00:53:01notamment illégale
00:53:02c'est un principe
00:53:03d'état de droit
00:53:04l'état de droit
00:53:05c'est quoi ?
00:53:06c'est de choisir
00:53:07nos règles
00:53:08c'est de choisir
00:53:08nos libertés
00:53:09et c'est de choisir aussi
00:53:10qui a le droit de citer
00:53:11en France
00:53:12et qui n'y a pas
00:53:13le droit de citer
00:53:14il y a beaucoup de gens
00:53:14qui nous regardent là
00:53:15pardonnez-moi je suis un peu long
00:53:16mais qui respectent nos lois
00:53:18qui respectent les règles
00:53:19des français comme des étrangers
00:53:20qui nous regardent
00:53:21et bien aujourd'hui
00:53:22moi je veux apporter
00:53:23une réponse
00:53:23à ce défi manifeste
00:53:26à l'état de droit
00:53:26en faisant des propositions
00:53:28parfaitement républicaines
00:53:30modérées
00:53:30mais qui nous permettent
00:53:32de reprendre le contrôle
00:53:33notamment de l'immigration
00:53:33illégale
00:53:34alors André Valigny
00:53:35une petite question
00:53:37peut-être à Charles Rodouel
00:53:38qui dit
00:53:38je refuse d'abandonner
00:53:39le combat contre l'immigration
00:53:40illégale au Rassemblement National
00:53:41il a raison
00:53:42il a raison
00:53:43le Rassemblement National
00:53:45a fait son fond de commerce
00:53:46de la question migratoire
00:53:48et il n'est pas normal
00:53:49d'ailleurs
00:53:49que les partis politiques
00:53:51hors Rassemblement National
00:53:52s'en désintéressent
00:53:53donc
00:53:53toutes les propositions
00:53:55qui vont dans le sens
00:53:56de la régulation
00:53:57de l'immigration
00:53:58sont bonnes à prendre
00:53:59de la régulation
00:54:00de l'immigration irrégulière
00:54:01pourquoi pas
00:54:02augmenter la capacité
00:54:04des centres
00:54:04de rétention administrative
00:54:06à condition que tout ça
00:54:07soit fait évidemment
00:54:08dans le respect
00:54:09des normes sanitaires
00:54:10humanitaires
00:54:10et dans le respect
00:54:11de la dignité humaine
00:54:12mais la question
00:54:13qui se pose
00:54:13et Laurence Ferrari
00:54:14vous l'a posé
00:54:15c'est bien d'agrandir
00:54:17les cras
00:54:17de mettre plus de monde
00:54:18dedans
00:54:18si on n'arrive toujours
00:54:20pas à les expulser
00:54:21quelle solution vous avez
00:54:22pour obliger
00:54:22entre guillemets
00:54:23les pays
00:54:23à reprendre leurs ressortissants
00:54:25alors la mer des batailles
00:54:27pour reprendre le contrôle
00:54:28de l'immigration illégale
00:54:30c'est pas seulement
00:54:31d'expulser
00:54:31c'est pas seulement
00:54:32de retenir
00:54:32c'est d'assécher
00:54:34l'immigration illégale
00:54:35qui rentre en France
00:54:36c'est un principe simple
00:54:37mais si vous laissez
00:54:39si vous empêchez
00:54:39une personne de rentrer
00:54:40vous n'aurez pas ensuite
00:54:41à l'expulser
00:54:43la retenir
00:54:44et à l'expulser
00:54:45c'est l'objet
00:54:46du second objet
00:54:47des propositions
00:54:48qui sont les miennes
00:54:49je propose
00:54:49que nous rétablissions
00:54:50le délit de séjour
00:54:52irrégulier
00:54:53pourquoi ?
00:54:54parce qu'aujourd'hui
00:54:54la France est l'un des pays
00:54:55les plus attractifs
00:54:56socialement d'Europe
00:54:57pour les immigrés
00:54:58et pour les immigrés
00:54:59illégaux
00:55:00je veux que la France
00:55:01redevienne
00:55:02l'un des pays
00:55:03les moins attractifs
00:55:05socialement d'Europe
00:55:06pour les migrations
00:55:06illégales
00:55:07le délit de séjour
00:55:08irrégulier
00:55:09qui avait été supprimé
00:55:10par François Hollande
00:55:11en 2012
00:55:13le rétablissement
00:55:14de ce délit
00:55:14va nous permettre
00:55:16de reprendre
00:55:16le contrôle
00:55:17de l'attractivité
00:55:18sociale
00:55:19de la France
00:55:20sur la question
00:55:20spécifique
00:55:21des expulsions
00:55:22si vous avez
00:55:23moins de personnes
00:55:24à expulser
00:55:25mécaniquement
00:55:26vous mettez
00:55:26moins de pression
00:55:27sur vos centres
00:55:28de rétention
00:55:28vous pouvez garder
00:55:29ces personnes
00:55:30plus longtemps
00:55:31en rétention
00:55:32et donc vous gagnez
00:55:33du temps
00:55:33pour négocier
00:55:34les laissés-passiers
00:55:35consulaires
00:55:36avec des pays
00:55:37qui acceptent
00:55:38de les reprendre
00:55:39un mot enfin
00:55:40sur les expulsions
00:55:41le problème
00:55:42c'est pas l'Europe
00:55:43parce que nos taux
00:55:44d'expulsion
00:55:45vers les pays
00:55:46européens
00:55:46ou vers les pays
00:55:47amis de l'Union Européenne
00:55:48sont plutôt très bons
00:55:49et donc tous ceux
00:55:50qui vous disent
00:55:50que le problème
00:55:51c'est la solidarité
00:55:52entre États européens
00:55:53se trompent
00:55:54la problématique
00:55:55que nous avons
00:55:56c'est avec
00:55:56certains pays
00:55:58qui refusent
00:55:59de reprendre
00:55:59le sortissant
00:56:00je pense par exemple
00:56:01à l'Algérie
00:56:01un chiffre
00:56:03qui résume tout
00:56:03nous avons
00:56:0449 600
00:56:06ressortissants
00:56:07algériens
00:56:08sous OQTF
00:56:09aux dernières dates
00:56:10nous avons réussi
00:56:11à en expulser
00:56:122000
00:56:13ce qui est un chiffre
00:56:14familique
00:56:15et ce qui illustre
00:56:16aussi que nous avons
00:56:17à refonder
00:56:17totalement
00:56:18notre relation bilatérale
00:56:19avec ce pays
00:56:20c'est les propositions
00:56:21que j'avais faites
00:56:22il y a quelques mois
00:56:23déjà chez vous
00:56:24et je vous en remercie
00:56:25sur la refonte
00:56:26des accords
00:56:27franco-algériens
00:56:27de 68
00:56:28et de la refonte
00:56:29de notre relation bilatérale
00:56:30avec ce pays
00:56:31spécifiquement
00:56:32Alexandre De Vécu
00:56:32alors désolé
00:56:34je vais être un peu
00:56:36politicien
00:56:36mais parce que
00:56:37c'est la seule chose
00:56:37que je ne comprends pas
00:56:38chez Charles Rodrel
00:56:40c'est à dire que
00:56:40moi je signe
00:56:42pour toutes
00:56:43toutes ces propositions
00:56:44elles me paraissent
00:56:45frapper du coin
00:56:47du bon sens
00:56:48mais je ne comprends pas
00:56:49sa stratégie politique
00:56:51c'est à dire
00:56:51qu'il est
00:56:52dans le bloc central
00:56:54et je ne suis pas sûr
00:56:55qu'il m'apparaît
00:56:57extrêmement minoritaire
00:56:59à défendre
00:56:59ces positions là
00:57:01dans le bloc central
00:57:02donc à la limite
00:57:03que vous ayez
00:57:04des pudeurs de gazelle
00:57:05avec le rassemblement national
00:57:07il faudra quand même
00:57:08m'expliquer
00:57:08en quoi ils ne sont pas
00:57:09républicains
00:57:10mais par exemple
00:57:11vous auriez
00:57:12beaucoup plus votre place
00:57:13au moins avec
00:57:14un Bruno Retailleau
00:57:15donc qu'est-ce que
00:57:16vous faites là
00:57:16et Emmanuel Macron
00:57:18avait dit
00:57:19qu'il augmenterait
00:57:19les places de prison
00:57:20les places de cras
00:57:21enfin il a eu 10 ans
00:57:22pour le faire
00:57:22pourquoi les pyromanes
00:57:24d'hier
00:57:25deviendraient
00:57:25les pompiers
00:57:26de demain
00:57:27je n'ai jamais dit
00:57:28que le rassemblement national
00:57:29n'était pas dans le champ
00:57:30républicain
00:57:31moi je combats
00:57:31politiquement
00:57:32le rassemblement national
00:57:33parce que j'ai deux
00:57:34divergences irréconciliables
00:57:35avec le rassemblement national
00:57:37un
00:57:37c'est la vision
00:57:38de l'identité
00:57:39et la société
00:57:40française
00:57:40que nous portons
00:57:41eux d'un côté
00:57:42et je dirais
00:57:43moi ou nous
00:57:44de l'autre
00:57:44je crois que le rassemblement national
00:57:46porte une vision
00:57:47identitaire de la société
00:57:48alors que moi
00:57:49j'en porte plutôt
00:57:49une vision universaliste
00:57:51je vous prends deux exemples
00:57:51concrets
00:57:52je ne suis pas favorable
00:57:53à distinguer
00:57:54les français binationaux
00:57:56des autres français
00:57:56pour moi
00:57:57les français binationaux
00:57:58ne sont pas moins patriotes
00:57:59que les autres français
00:58:00deuxième élément
00:58:01je ne suis pas favorable
00:58:02à la suppression
00:58:03du droit du sol
00:58:04je ne suis pas favorable
00:58:05à limiter
00:58:06la transmission
00:58:07de la nationalité française
00:58:09uniquement par le droit du sang
00:58:10je crois que là
00:58:11on a deux visions
00:58:12qui sont légitimes
00:58:13mais qui ne sont pas réconciliables
00:58:15deuxième élément
00:58:16une fois que vous avez posé
00:58:17la question
00:58:17de l'immigration irrégulière
00:58:19c'est la raison
00:58:20pour laquelle je mène ce combat
00:58:21et c'est la raison
00:58:22pour laquelle je ne veux pas
00:58:23que nous abandonnions
00:58:24ce combat
00:58:24au rassemblement national
00:58:25c'est parce que
00:58:26je n'en partage pas
00:58:27les solutions
00:58:28un exemple
00:58:29le rassemblement national
00:58:30va proposer
00:58:31la semaine prochaine
00:58:31ou dans dix jours
00:58:32à l'assemblée
00:58:33de rétablir
00:58:34une double frontière
00:58:36donc une frontière
00:58:37à l'échelle européenne
00:58:38une frontière
00:58:38à l'échelle nationale
00:58:39la double frontière
00:58:40c'est la fin
00:58:41de l'espace Schengen
00:58:42c'est la fin
00:58:43d'une partie
00:58:43de nos institutions européennes
00:58:44c'est pour moi
00:58:45dangereux
00:58:46et c'est pour moi
00:58:47inopérant
00:58:48ce que je propose
00:58:49dans mes solutions
00:58:50c'est autre chose
00:58:51je propose que nous
00:58:52refondions
00:58:53l'espace Schengen
00:58:54sur un principe
00:58:56que nous assurions
00:58:57la libre circulation
00:58:59aux citoyens européens
00:59:01et que nous mettions
00:59:02fin à la libre circulation
00:59:03pour tous les autres
00:59:05citoyens
00:59:06de pays
00:59:06qui sont
00:59:06hors espace Schengen
00:59:08on a deux propositions
00:59:09qui n'ont rien à voir
00:59:10qui font l'objet
00:59:11d'un débat politique
00:59:12à mon avis
00:59:12important
00:59:13mais qui ont un pré-requis
00:59:15vous m'avez répondu
00:59:15sur le RL
00:59:16mais je vous ai dit
00:59:16à la limite
00:59:17vous avez des pudors
00:59:18Alexandre on va juste
00:59:19faire la pause
00:59:19sur le reste
00:59:20je n'ai pas de pudors
00:59:22je n'ai pas de pudors
00:59:22je n'ai pas de pudors
00:59:22je n'ai pas de pudors
00:59:23Charles Rodouel
00:59:24Alexandre Devecchio
00:59:25elle a la raison
00:59:26une petite pause
00:59:28et vous répondez
00:59:29dans un instant
00:59:29dans Punchline
00:59:30sur CNUSA
00:59:31tout de suite
00:59:3418h17
00:59:35on se retrouve
00:59:35dans Punchline
00:59:36toujours avec
00:59:37Charles Rodouel
00:59:37qui propose
00:59:38un plan
00:59:40pour lutter
00:59:41contre l'immigration
00:59:42illégale
00:59:43il dit qu'il ne veut pas
00:59:44laisser cette immigration
00:59:45illégale au Rassemblement
00:59:45national
00:59:46Alexandre Devecchio
00:59:46vous disiez tout à l'heure
00:59:47vous êtes complètement
00:59:48minoritaire dans votre camp
00:59:50ensemble pour la République
00:59:51qui est-ce qui valide
00:59:51votre proposition là ?
00:59:53je ne crois pas du tout
00:59:54que je sois minoritaire
00:59:55dans mon camp
00:59:56j'entends les candidats
00:59:57de la droite et du centre
00:59:59ils ont des nuances
00:59:59sur cette question
01:00:00mais ils veulent tous
01:00:01une immigration choisie
01:00:02ils ont tous les deux
01:00:03utilisé ce terme
01:00:04et moi ce que je leur réponds
01:00:05c'est que choisir
01:00:07l'immigration
01:00:07c'est réduire l'immigration
01:00:09et c'est notamment
01:00:10réduire l'immigration
01:00:11illégale
01:00:12et donc mon objectif
01:00:13et je vais continuer
01:00:14dans les mois qui viennent
01:00:15c'est d'alimenter
01:00:17de nourrir le débat
01:00:18avec ce type de proposition
01:00:19et de leur soumettre
01:00:20en les écoutant
01:00:21en me disant
01:00:22ben voilà
01:00:22puisque vous voulez
01:00:23acter une rupture
01:00:24sur la question migratoire
01:00:26par rapport
01:00:26aux plusieurs décennies
01:00:27qu'on a connues
01:00:28c'est la position
01:00:29qu'a prise Gabriel Attal
01:00:30Edouard Philippe
01:00:31et ben voilà
01:00:32je vous fais ces propositions
01:00:34vous avez les instruments
01:00:35en main
01:00:35et ce sont des propositions
01:00:37que vous pouvez
01:00:38mettre dans vos programmes
01:00:39et mettre à disposition
01:00:40des français
01:00:40si on gagne collectivement
01:00:42l'élection présidentielle
01:00:43il propose l'abrogation
01:00:44du droit du sol
01:00:44il l'a fait
01:00:44sur ce plateau
01:00:45qu'est-ce que vous lui dites
01:00:46moi je suis en désaccord
01:00:47avec cette position
01:00:49déjà par principe
01:00:50mais aussi parce que
01:00:50je crois que
01:00:51l'établissement
01:00:52de la nationalité française
01:00:53uniquement fondée
01:00:54sur le droit du sang
01:00:55ne répond pas
01:00:56aux problèmes
01:00:56qu'il cherche à adresser
01:00:58la seule solution
01:00:59de rétablir la situation
01:01:01c'est de réduire
01:01:02les flux migratoires
01:01:03entrant
01:01:04tant illégaux que légaux
01:01:06là je parle des sujets
01:01:07illégaux ce soir avec vous
01:01:09à travers ma proposition
01:01:10sur le délit de séjour irrégulier
01:01:12à travers la question
01:01:13des centres de rétention
01:01:14de 1000 places
01:01:15à travers la refonte totale
01:01:18de l'espace Schengen
01:01:19et de la refonte aussi
01:01:20de la convention européenne
01:01:21des droits de l'homme
01:01:22il y a évidemment
01:01:23la question de l'immigration
01:01:24légale à traiter
01:01:26je suis déjà venu exprimer
01:01:27mes positions
01:01:28sur l'immigration familiale
01:01:29c'est l'une des immigrations
01:01:30qu'il faut que nous reprenions
01:01:31en main
01:01:32si vraiment ces candidats
01:01:33un règne de regroupement familial ?
01:01:34je suis pour un moratoire
01:01:36moi du regroupement familial
01:01:37pour en redéfinir les règles
01:01:38afin que nous puissions
01:01:40restreindre le regroupement familial
01:01:41mais si ces candidats
01:01:43veulent une immigration choisie
01:01:45je les ai bien écoutés
01:01:46choisir l'immigration
01:01:48c'est réduire l'immigration
01:01:49et c'est notamment
01:01:50réduire l'immigration illégale
01:01:52c'est un sujet
01:01:53que nous ne pouvons pas
01:01:54abandonner
01:01:55au Rassemblement National
01:01:56est-ce que la gauche
01:01:58en parle de ces sujets
01:01:59André ?
01:01:59ah ben oui parce que
01:02:00en écoutant Charles Rodwell
01:02:02j'avais l'impression
01:02:03de relire le livre
01:02:04de François Hollande
01:02:05qui s'appelle
01:02:05Unir
01:02:06parce qu'il a exactement
01:02:07les mêmes propositions
01:02:08que vous
01:02:09monsieur le député
01:02:09sur le resserrement
01:02:11des critères
01:02:12du regroupement familial
01:02:13il faut le contrôler davantage
01:02:15resserrer les critères
01:02:16il est d'accord aussi
01:02:17sur l'idée
01:02:18il établirait le délit
01:02:19de séjour irrégulier peut-être
01:02:20qu'il avait à avoir
01:02:22il est aussi d'accord
01:02:24pour maintenant
01:02:25établir chaque année
01:02:26après un vote au Parlement
01:02:28des quotas d'immigration
01:02:29et que l'immigration
01:02:30que nous acceptons en France
01:02:31soit décidée par le Parlement
01:02:33et donc choisie
01:02:34donc il y a beaucoup
01:02:34de propositions que vous faites
01:02:35qu'on retrouve dans le livre
01:02:37de François Hollande
01:02:37J'ai un immense respect
01:02:39pour André Valigny
01:02:40donc ne prenez pas
01:02:42ce que je m'apprête
01:02:42à dire personnellement
01:02:43mais je me méfie un tout petit peu
01:02:45du décalage
01:02:46concernant François Hollande
01:02:47entre la parole et les actes
01:02:49parce que je l'entends
01:02:49fleurir ses propositions
01:02:51sur cette question
01:02:51j'étais dans l'hémicycle
01:02:54le jour où
01:02:55la France Insoumise
01:02:57a traité mes propositions
01:02:59concernant la loi
01:03:00que j'ai portée
01:03:01en mémoire de Philippines
01:03:02de loi de déportation
01:03:04vers des camps de concentration
01:03:06m'a traité
01:03:06de fascistes
01:03:07de nazis
01:03:08les socialistes étaient présents
01:03:09dans l'hémicycle
01:03:10pas un
01:03:11dont François Hollande
01:03:12ne s'est levé
01:03:13pour condamner ses propos
01:03:14il n'y en a pas un non plus
01:03:16dont François Hollande
01:03:17qui s'est écarté
01:03:19de la position
01:03:19de la France Insoumise
01:03:20tous les socialistes
01:03:22François Hollande compris
01:03:23ont voté
01:03:24main dans la main
01:03:25pour s'opposer
01:03:26à un texte de bon sens
01:03:28et un texte de modération
01:03:29premier point
01:03:29deuxième point
01:03:30si vraiment François Hollande
01:03:32veut lutter
01:03:33contre l'immigration illégale
01:03:35regrette-t-il aujourd'hui
01:03:36d'avoir supprimé
01:03:38le délit de séjour
01:03:39irrégulier
01:03:39le délit de séjour
01:03:40irrégulier
01:03:41a créé
01:03:42une pompe
01:03:43aspirante
01:03:44massive
01:03:45pour l'immigration
01:03:46illégale
01:03:47vers la France
01:03:47si vraiment
01:03:48vous voulez mettre fin
01:03:50à l'attractivité sociale
01:03:51de la France
01:03:52vis-à-vis
01:03:53de l'immigration
01:03:53illégale
01:03:54il faut rétablir
01:03:55le délit de séjour
01:03:55irrégulier
01:03:56et donc
01:03:57si François Hollande
01:03:57fait un mea culpa
01:03:58sur cette question
01:03:59on l'écoutera
01:04:00avec grande attention
01:04:01mais ce n'est pas
01:04:02ce que j'ai entendu
01:04:02pour l'instant
01:04:03concernant le candidat
01:04:04vous avez des infos là-dessus
01:04:05puisque vous êtes preuve
01:04:06du candidat Hollande
01:04:07je ne suis pas d'info particulière
01:04:07sur ce point précis
01:04:08c'est à discuter sans doute
01:04:09mais sans faire de mea culpa
01:04:10on peut évoluer dans la vie
01:04:11on peut s'adapter au contexte
01:04:13national et international
01:04:14c'est le principe des caméléons
01:04:16c'était il y a seulement
01:04:17quelques semaines
01:04:18c'était le 16 juin dernier
01:04:20il y a seulement quelques semaines
01:04:21que les socialistes
01:04:22et François Hollande
01:04:23ont voté main dans la main
01:04:24avec la France insoumise
01:04:25pour que ce soit plaisant
01:04:26est-ce qu'on m'a cru
01:04:26que ceux qui ont ruiné le pays
01:04:29hier
01:04:29encore une fois
01:04:30ne sont pas ceux
01:04:31qui le relèveront demain
01:04:32je crois que plus personne
01:04:33ne peut le croire
01:04:34c'est Macron qui a ruiné le pays
01:04:35c'est pas Hollande
01:04:37Macron était dans le gouvernement
01:04:39en Hollande
01:04:39mais je vais poser une question
01:04:41à Charles
01:04:41parce qu'on ne va pas
01:04:42en débattre
01:04:43non mais attendez
01:04:43donnez-moi le chiffre de la dette
01:04:44seconde
01:04:45pour dire quand même
01:04:45ce que Hollande a rappelé hier soir
01:04:47sur une chaîne concurrente
01:04:48il est parti en 2017
01:04:49les comptes sociaux
01:04:50étaient à l'équilibre
01:04:51la retraite et la maladie
01:04:53premièrement
01:04:53et deuxièmement
01:04:53le déficit était en dessous de 3%
01:04:55donc ne dites pas
01:04:56qu'on a ruiné le pays
01:04:57c'est depuis 10 ans
01:04:59que le pays
01:04:59je ne parlais pas seulement
01:04:59du plan économique
01:05:01il n'a même pas pu se représenter
01:05:02une question à M. Rodouel
01:05:03c'est la fin
01:05:03mais simplement
01:05:05à Charles Rodouel
01:05:06vous avez tout à l'heure
01:05:06ce qui vous distinguait
01:05:08du Rassemblement National
01:05:08c'est notamment
01:05:09la position sur l'Europe
01:05:11vous craignez
01:05:12que si les mesures
01:05:13du Rassemblement National
01:05:14soient mises en implication
01:05:15on sorte de l'espace Schengen
01:05:17et je vous ai bien écouté
01:05:19vous avez trois propositions
01:05:21qui nécessitent
01:05:21à mon avis
01:05:22un bras de fer
01:05:23très fort
01:05:24avec l'Union Européenne
01:05:26parce que le rétablissement
01:05:28du délit de séjour
01:05:29François Hollande
01:05:30c'est certes
01:05:30c'est lui qui l'a fait
01:05:31mais il l'a fait
01:05:31en traduisant
01:05:32une directive européenne
01:05:34vous avez dit
01:05:34une refonte
01:05:35de la Convention Européenne
01:05:37des Droits de l'Homme
01:05:38je ne sais pas pourquoi
01:05:38elle écouterait particulièrement
01:05:40la France
01:05:41mais là aussi
01:05:41ça se joue
01:05:42à l'échelle européenne
01:05:43et ensuite
01:05:44vous avez parlé
01:05:44du regroupement familial
01:05:46et là encore
01:05:47il est question
01:05:48justement
01:05:48du droit européen
01:05:50donc vous êtes
01:05:50pour revoir
01:05:51finalement
01:05:52l'état de droit
01:05:53deux points
01:05:53Convention Européenne
01:05:54des Droits de l'Homme
01:05:55n'a rien à voir
01:05:55avec l'Union Européenne
01:05:56les états européens
01:05:57sont signataires
01:05:58mais ce n'est pas
01:05:58une institution
01:05:59de l'Union Européenne
01:06:00il y a déjà
01:06:01une coalition d'états
01:06:02aujourd'hui
01:06:03qui veulent la renégocier
01:06:05et la réécrire
01:06:05notamment deux articles
01:06:06qui nous empêchent
01:06:07d'expulser
01:06:08notamment du fait
01:06:09de l'immigration
01:06:10cette coalition
01:06:11est portée
01:06:12par les sociodémocrates
01:06:13danois
01:06:13et les travaillistes
01:06:14britanniques
01:06:15ce qui prouve bien
01:06:16qu'on n'est pas
01:06:16sur un sujet
01:06:17droite-gauche
01:06:18mais un sujet
01:06:19parfaitement transpartisan
01:06:20deuxième élément
01:06:20pourquoi est-ce que
01:06:21je crois
01:06:22que l'Europe
01:06:23est l'une des solutions
01:06:24pour réduire
01:06:24l'immigration illégale
01:06:26Tunisie
01:06:27la Tunisie
01:06:27a signé un accord
01:06:28avec la Commission Européenne
01:06:29en 2023
01:06:30pour réduire
01:06:32l'immigration illégale
01:06:33résultat
01:06:33en un an
01:06:35d'accord
01:06:35on est passé
01:06:36de 100 000
01:06:37immigrés illégaux
01:06:39de Tunisie
01:06:39laissez-moi finir
01:06:40de Tunisie
01:06:41à l'Europe
01:06:41à 16 000
01:06:42nous avons
01:06:43grâce à cet accord
01:06:44réduit
01:06:44de 84%
01:06:46l'immigration illégale
01:06:48allant de Tunisie
01:06:49à l'Union Européenne
01:06:49c'est la raison
01:06:50pour laquelle
01:06:51je ne suis pas
01:06:51un Européen utopiste
01:06:53je suis un Européen
01:06:53pragmatique
01:06:54c'est par la solidarité
01:06:56des Etats
01:06:57et des peuples européens
01:06:58que nous parviendrons
01:06:59à reprendre
01:06:59la situation
01:07:00en main
01:07:01c'est la position
01:07:02que je défendrai
01:07:02dommage pour le regroupement
01:07:03familial
01:07:04et le délit de séjour
01:07:05merci Alexandre
01:07:05vous devriez vous présenter
01:07:07merci cher André Valini
01:07:09et merci Charles Rodouel
01:07:11dans un instant
01:07:11c'est Christine Kelly
01:07:12qui vous attend
01:07:13pour Face à l'Info
01:07:13et évidemment
01:07:14on a rendez-vous
01:07:15à 21h
01:07:15vous le voyez
01:07:16le duel
01:07:16Robert Ménard
01:07:17Jean-Louis Borloo
01:07:18ça promet
01:07:19et ça va être très intéressant
01:07:20à tout de suite
01:07:20à 21h
01:07:21Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07:24Sous-titrage Société Radio-Canada
01:07:25Sous-titrage Société Radio-Canada
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