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  • il y a 50 minutes
Ce mercredi 16 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Stéphanie Coleau sur BFM Business.

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00:00BFM Business présente.
00:05Le 18h éco, Stéphanie Collot.
00:08Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'information économique et d'analyse et de débat à la
00:13une de ce mercredi 16 septembre.
00:15C'est le discours sur l'état de l'union d'Ursula von der Leyen, la présidente de la commission
00:19européenne, a présenté ses objectifs pour l'Europe.
00:22Et ils sont nombreux à l'image des défis auxquels l'UE est confrontée.
00:26Ce qu'il faut retenir des annonces dans un instant avec André Lussocrouc-Pietry, président et directeur scientifique de JEDI,
00:32l'agence européenne pour l'innovation de rupture.
00:34Et à 18h45 avec Patrick Martin-Génier, spécialiste des questions européennes.
00:39On va s'intéresser aussi à la proposition d'UPS sur les héritages.
00:43Le parti propose de créer un impôt sur les grandes successions au-dessus de 500 000 euros.
00:49Alors est-ce plus juste ? On en débat dans un quart d'heure avec Emmanuel Lechypre.
00:53Et Alexandre Malafa est président du think-tank Sinopia.
00:57Et puis dans une demi-heure, on reviendra sur le premier jour de procès de Rachida Dattil.
01:02C'est ouvert aujourd'hui à Paris.
01:04Elle est jugée pour des soupçons de corruption et de trafic d'influence.
01:08Aux côtés de Carlos Ghosn qui lui était absent.
01:11Justine Vassogne a assisté à cette première journée d'audience.
01:14Elle nous racontera.
01:21Ursula von der Leyen était donc ce matin devant le Parlement européen à Strasbourg pour son discours de politique générale.
01:29La présidente de la Commission européenne a présenté les secteurs prioritaires pour les deux dernières années de son mandat.
01:35On l'écoute.
01:40Une Europe plus forte et plus indépendante est aujourd'hui en train d'émerger.
01:44C'est une Europe qui assure sa prospérité, qui se libère de sa dépendance toxique aux combustibles fossiles russes,
01:49qui est devenue la première puissance commerciale de la planète.
01:52C'est une Europe qui fait évoluer sa politique industrielle tout en préservant un modèle social unique au monde.
01:57Tout cela démontre une chose, l'Europe agit pour les Européens et dans un monde fragile comme du vert,
02:03la seule souveraineté qui vaille est celle que l'Europe offre aux Européens.
02:07Alors la position de la présidente de la Commission européenne sur la tech et sur l'IA a été particulièrement
02:14attendue.
02:14Bonsoir Nathan Contrafo.
02:16A l'heure où les inquiétudes se multiplient concernant le risque de l'intelligence artificielle,
02:21Ursula von der Leyen a clarifié la position européenne.
02:24Oui, la présidente de la Commission s'est d'abord montrée particulièrement optimiste quant aux bienfaits de l'IA que
02:30l'IA peut apporter à l'humanité.
02:32Une technologie vue comme un point de bascule de notre époque, mais dans le bon sens du terme, selon Ursula
02:37von der Leyen.
02:40L'intelligence artificielle est en passe de devenir un socle fondamental pour notre économie et notre sécurité.
02:46La position de l'Europe est claire, nous voulons tirer le meilleur parti de l'intelligence artificielle pour améliorer nos
02:52sociétés,
02:52notre qualité de vie et notre productivité.
02:56Mais très vite, l'optimisme a laissé place aux risques, aux dangers de l'IA.
03:01L'Europe doit se préparer à des piratages à des niveaux encore jamais vus, jamais crus possibles.
03:06Celui de Jingface cet été par des agents d'OpenAI autonomes en donne un avant-goût.
03:12Ursula von der Leyen prévient.
03:13Les modèles les plus avancés seront bientôt entre les mains d'adversaires, dont la vision du monde est radicalement différente
03:19de la nôtre.
03:20L'Europe doit donc se préparer et prendre les devants.
03:23Alors justement, Nathan, quelle est la direction d'Ursula von der Leyen ?
03:26Alors, elle prend au mot les géants de l'IA, Anthropik, OpenAI, Elon Musk.
03:30Ils veulent ralentir la course.
03:31L'Europe les aidera.
03:32Ursula von der Leyen souhaite inviter les principaux laboratoires pour discuter des mesures à mettre en place pour freiner le
03:38développement.
03:39L'Europe veut prendre sa place dans l'évaluation des modèles, leur vérification et mettre en place des garde-fous
03:45pour garantir la sécurité.
03:47Mais sans pour autant rester à la traîne.
03:49Ursula von der Leyen souhaite en même temps continuer d'augmenter massivement les capacités informatiques,
03:54investir largement dans les startups prometteuses pour préserver l'indépendance européenne,
03:59rester en course tout en limitant les risques.
04:02Rien d'impossible pour la présidente de la Commission.
04:08Les Européens n'ont pas forcément besoin de développer la technologie de pointe pour être ceux qui en tirent la
04:13plus grande valeur.
04:14L'essentiel est de créer la valeur que l'IA n'a pas encore apportée.
04:21Avec cette métaphore, Stéphanie, si l'Allemagne a autrefois inventé l'imprimerie, c'est toute l'Europe qui en a
04:26ensuite profité.
04:28Bon, à la différence que cette fois, le terreau principal de l'IA n'est pas sur notre continent.
04:32Et protéger les Européens face au danger de la tech, cela concerne aussi les réseaux sociaux.
04:36Ursula von der Leyen a donné les grands axes de son projet de loi européen Kids Act
04:40pour protéger les mineurs de la dépendance et des dérives des réseaux sociaux.
04:45Interdiction avant l'âge de 13 ans.
04:47Entre 13 et 15 ans, aucun compte personnel.
04:50Seulement un mini-compte bridé sous autorisation parentale.
04:54Les ados n'auront alors que des fonctionnalités limitées.
04:57Pas de défilement de vidéos à l'infini par exemple, avec une limite de temps d'une heure par jour.
05:02La présidente de la commission souhaite responsabiliser les plateformes plus que les mineurs.
05:07D'ailleurs, les mineurs ne sont pas les seuls concernés.
05:11L'addiction aux réseaux sociaux touche tout le monde.
05:13Un cadre plus large sera donc proposé à l'automne.
05:16Je cite, nous dictons nos règles, pas les géants de la tech.
05:19Merci Nathan Cocampo.
05:21Et justement, à propos des risques concernant l'intelligence artificielle.
05:25On apprend à l'instant que Yoshua Bengio, qui est considéré comme les pères de l'intelligence artificielle,
05:33il juge que l'humanité est en train de perdre le contrôle et appelle à la mise en place de
05:38garde-fous face à un enjeu international.
05:41Il s'exprimait dans un entretien à l'AFP.
05:45Et sur l'écologie, l'Europe va maintenir son cap sur ses objectifs climatiques.
05:50C'est ce qu'a martelé la présidente Ursula von der Leyen.
05:53Aucun territoire européen n'a été épargné cet été par les canicules et les feux de forêt.
05:59Un plan spécial contre les vagues de chaleur sera présenté le mois prochain par Bruxelles.
06:04Astrid-Olivier.
06:04Oui, le discours de la présidente a débuté par un constat.
06:0835 000 décès liés à la chaleur cet été.
06:12660 000 hectares en cendres à cause des feux de forêt et 12 millions de tonnes de récoltes perdues à
06:17cause de la canicule.
06:18Cette future loi sur la résilience climatique recensera les 100 territoires européens les plus vulnérables pour une surveillance accrue et
06:26des aides prioritaires.
06:28Il y aura aussi un volet spécifique sur l'eau car un quart de son volume est perdu à cause
06:33des fuites dans les canalisations européennes.
06:35La lutte contre les pénuries d'eau est aussi indispensable à la fois pour les agriculteurs et les industriels.
06:41Enfin, la présidente souhaite une alliance pour l'assurance des risques climatiques.
06:46Seulement 25% des pertes sont aujourd'hui couvertes par les assureurs privés.
06:51Ce sont surtout les budgets nationaux qui indemnisent les victimes.
06:54La présidente von der Leyen n'a pas convaincu les eurodéputés de gauche avec ce plan.
06:59Tous déplorent un décalage entre son discours et sa politique de dérégulation mise en oeuvre depuis le deuxième mandat de
07:07la présidente von der Leyen.
07:09L'eurodéputé écologiste Marie Toussaint lui a justement répondu.
07:14Malheureusement, vos mots sonnent creux parce que votre mandat est jusqu'à présent porteur de régressions écologiques et sociales.
07:20Vous avez affaibli non pas à une mais à deux reprises la loi contre la déforestation.
07:25Libérez les multinationales de leurs obligations climatiques.
07:28Démultipliez les permis à polluer et vous continuez à soumettre paysans et industries à toujours plus de concurrence déloyale voire
07:35des accords de libre-échange.
07:37C'est toute l'ambivalence dans ce discours.
07:40Ursula von der Leyen affirme qu'il ne faut pas choisir entre compétitivité et adaptation au changement climatique.
07:48Elle dit aussi que le climat est un marché émergent, une opportunité pour les entreprises européennes
07:53qui vont pouvoir déployer de nouvelles technologies.
07:56Mais en même temps, le détricotage du pacte vert est en marche.
08:00Sur les 12 paquets de lois de simplification, 5 concernent l'environnement.
08:04Il y a par exemple le devoir de vigilance, la taxe carbone aux frontières,
08:09les rapports obligatoires sur la durabilité des activités des entreprises.
08:14Bruxelles estime que ces mesures vont permettre d'économiser jusqu'à 7,5 milliards d'euros pour les entreprises européennes.
08:20Merci Astré Olivier. On est en ligne avec André Lese-Kroug-Pietry.
08:24Bonsoir. Vous êtes président et directeur scientifique de Jedi, l'agence européenne pour l'innovation de rupture.
08:31D'abord, votre première impression sur ce discours sur l'État de l'Union.
08:37Le 18h écho sur BFM Business.
08:39Un petit jiggle.
08:40Votre première impression sur le discours d'Ursula von der Leyen sur l'État de l'Union.
08:46Oui, je l'ai écouté, toujours avec beaucoup d'espoir, qu'on change un peu le logiciel européen,
08:54moins sur le discours, moins sur le déclaratif.
08:57J'ai noté par exemple 18 fois « il faudrait ».
09:01J'ai noté une seule fois « nous avons fait » et jamais « voilà l'impact ».
09:09En fait, ça a été une litanie de mesures, et il faut bien l'avouer, assez technocratique.
09:17Il y avait ce côté un petit peu hors-sol du partenariat avec le Canada.
09:22Évidemment, c'est quelque chose de tout à fait sympathique,
09:24mais l'exercice de l'État de l'Union, c'est un exercice que fait la Commission européenne,
09:31je crois depuis Barroso, devant le Parlement européen.
09:36C'est un petit peu un retour de l'exécutif face aux parlementaires,
09:40et donc face aux citoyens européens.
09:41Et on a l'impression quand même d'une vraie déconnexion.
09:45En fait, il y a une espèce de fuite en avant.
09:47On parle de ce qu'on va faire dans le futur,
09:49mais par exemple, pas un mot sur le rapport Draghi,
09:54qui est quand même le cœur existentiel de la compétitivité,
09:58de la croissance, des emplois pour les Européens.
10:01C'est ça, et d'autant que ce rapport Draghi,
10:04tout le monde était d'accord sur le constat,
10:07également d'accord sur les recommandations,
10:09sur ce qu'il faut mettre en place.
10:11Là, ce que vous nous dites ce soir, c'est que finalement,
10:13ce rapport Draghi, il n'est encore une fois pas au cœur
10:15des préoccupations de la présidente de la Commission européenne.
10:18Oui, et au-delà du rapport et au-delà de la personne de Draghi,
10:21on a l'impression que l'action n'est pas au cœur de nos organisations.
10:27C'est-à-dire qu'on a de plus en plus des organisations,
10:31mais au niveau des États membres, malheureusement,
10:33le constat est parfois un peu le même,
10:36c'est qu'on a des organisations qui font du processus,
10:39qui moulinent des dossiers.
10:41D'ailleurs, à Bruxelles, le jargon dit que quand on parle d'un thème,
10:45l'agriculture, l'innovation, on parle des files d'un dossier,
10:49donc c'est quand même très techno.
10:50Ce qu'on aurait attendu de la présidente de la Commission,
10:55c'est un rapport d'étape,
10:57et peut-être de mettre le pied dans le plat en disant
10:59deux ans après Draghi,
11:02uniquement un tiers à peu près de ces recommandations
11:05sont en cours de discussion,
11:07aucune n'est véritablement exécutée.
11:09Et troisième chose, de prendre en compte ce qui est aujourd'hui la valeur clé
11:13sur la défense, sur les prix de l'énergie,
11:16sur la géopolitique,
11:18sur la croissance, sur l'innovation,
11:20qui est la rapidité de mise en œuvre.
11:23Et c'est peut-être là
11:24où vraiment le yacus est le plus important,
11:29entre tout ce qu'on voudrait faire
11:31et finalement le peu d'impact,
11:33et avec le vrai risque,
11:34aujourd'hui, qui est un sentiment
11:36de rejet assez général
11:37de ce projet européen
11:40qui est un des plus ambitieux qui soit,
11:42parce qu'on a des institutions
11:44qui ne délivrent pas,
11:46pour parler un peu comme on parle à Bruxelles.
11:48Alors justement,
11:49sur l'intelligence artificielle,
11:51par exemple, Ursula von der Leyen
11:52parle à la fois d'accélérer le mouvement,
11:55mais aussi de mettre en place des garde-fous.
11:58Est-ce que l'Europe risque,
12:00à force de vouloir réguler, encore une fois,
12:03est-ce qu'elle risque pas de prendre du retard
12:05par rapport à ses concurrents
12:07que sont au hasard les États-Unis ou la Chine ?
12:11Il y aurait deux choses à faire.
12:12D'abord, c'est très intéressant
12:13parce qu'elle a repris quasiment mot pour mot
12:16le discours qui aujourd'hui est tenu
12:19par les géants de la tech,
12:21qui est de dire,
12:24voilà, la main sur le cœur,
12:26l'évolution de l'IA est tellement rapide
12:28qu'on a un petit peu peur
12:29de laisser s'échapper le génie de la bouteille
12:32et qu'on ne le contrôle plus,
12:33c'est une boîte de Pandore, etc.
12:36Discours qui tient,
12:37mais on sent bien qu'il y a un peu de marketing là-dessus
12:40puisque l'idée, c'est aussi de ralentir les concurrents,
12:42notamment chinois.
12:43D'ailleurs, pour le coup,
12:45là, il faut lui donner un point,
12:47la Maison-Blanche a tout de suite réagi
12:49en disant, écoutez, non,
12:50il faut qu'on continue à innover.
12:52Alors, pour les Européens,
12:53c'est encore pire puisque
12:55ce discours, aujourd'hui,
12:56on en est quasiment absent
12:58puisqu'on ne participe pas
12:59aux modèles les plus avancés.
13:01Et la deuxième chose qu'on pourrait faire,
13:03c'est de dire,
13:04si on veut véritablement évaluer
13:06l'impact de ces modèles
13:07et leur potentiel dangerosité
13:09en termes de cybersécurité
13:11ou de désinformation, etc.,
13:14eh bien,
13:15utilisons
13:17ce temps d'arrêt
13:18proposé par les géants de la tech
13:20pour dire, écoutez,
13:21l'Europe
13:22vous ouvre son marché,
13:25mais à condition de nous laisser
13:26regarder à l'intérieur
13:28du capot
13:29de ces modèles.
13:30Donc, en plus,
13:31il y a un aspect stratégique
13:32et tactique
13:33qui nous échappe
13:34parce que, clairement,
13:35on ne sera pas capable
13:36d'évaluer
13:38une course
13:38dans laquelle,
13:39aujourd'hui,
13:39on n'est plus.
13:40Donc, là aussi,
13:42un discours
13:43un petit peu techno,
13:45probablement assez mal conseillé
13:47sur l'IA.
13:47Je me permets de le dire
13:49aussi directement
13:49que je le pense.
13:50En tout cas,
13:50l'Europe n'a pas gagné
13:51des points aujourd'hui.
13:52Et Ursula von der Leyen
13:54parle aussi
13:55d'une dépendance
13:55à 90%
13:56sur les terres rares chinoises.
13:59Elle promet
13:59d'utiliser
14:00tous les outils
14:01disponibles.
14:03Quels sont les leviers
14:04concrets
14:04dont l'Europe dispose
14:06pour, justement,
14:07éviter cette dépendance ?
14:09Est-ce que, là encore,
14:09c'est un vœu pieux ?
14:11Alors,
14:12c'est un sujet
14:13majeur.
14:14Je tiens
14:15à rappeler
14:15que c'est un sujet
14:16qui a 15 ans.
14:18Le premier embargo
14:19de la Chine
14:20par rapport au Japon
14:21sur les terres rares
14:22date de 2010,
14:23lorsqu'ils ont eu
14:24un conflit diplomatique
14:25à propos des îles
14:27disputées
14:28dans le Pacifique.
14:30Donc,
14:31on a su
14:31assez tôt
14:31que la Chine
14:32construisait
14:33un monopole
14:34de faits,
14:35non pas sur la production
14:36de terres rares,
14:37mais sur ce qu'on appelle
14:38le raffinage.
14:38C'est pour rendre
14:40ces métaux
14:40qui sont très clés
14:41dans tout ce qui est
14:42nouvelles technologies,
14:44éoliennes offshore,
14:46digitales,
14:46semi-conducteurs,
14:47défense.
14:48On a besoin
14:48de métaux très purs.
14:50Je rappelle également
14:51que La Rochelle
14:54raffinait 50%
14:55des terres rares mondiales
14:56à la fin du siècle dernier,
14:58en 1998.
14:59Donc,
15:00on savait faire ça.
15:01Donc là,
15:01pour le coup,
15:02la réponse,
15:02elle est dans l'innovation.
15:03C'est-à-dire,
15:04est-ce qu'on peut
15:05trouver des processus
15:07industriels
15:07qui rapatrie
15:09et qui permet
15:10de faire,
15:10avec un impact
15:12environnemental
15:12dix,
15:13cent fois moins
15:14important,
15:15raffiner ces terres rares
15:16chez nous ?
15:17Ça,
15:17ça serait un projet
15:18à la fois stratégique
15:19et industriel.
15:20Oui,
15:20sauf qu'aujourd'hui,
15:22les processus
15:23de recherche
15:24et développement
15:24au niveau européen
15:25sont fixés
15:26pour sept ans.
15:27Le dernier programme cadre,
15:28c'était 2020-2027.
15:32On est en train
15:33de discuter le prochain
15:34qui ne démarra
15:34qu'en 2028.
15:35Donc,
15:36à nouveau,
15:36on est sur des timings
15:38et des tempos
15:42qui ne sont plus
15:43du tout adaptés
15:44à l'accélération
15:46du monde
15:46que tout le monde,
15:47vos auditeurs,
15:48qu'on ressent tous
15:49tous les jours.
15:50Les crises s'accumulent,
15:51s'empilent,
15:52on ne sait pas
15:53ce qui va se passer
15:53dans une semaine
15:54et c'est ce genre
15:56de tempo
15:56que nos institutions
15:59démocratiques,
15:59et c'est pour ça
16:00que je pense
16:00que c'est un sujet
16:01démocratique,
16:02il faut que les démocraties
16:03réapprennent
16:04ce que veut dire
16:06rapidité,
16:07agilité
16:07et une certaine
16:08forme de courage politique.
16:09Merci beaucoup,
16:10André Lesekroug-Pietry.
16:11Je rappelle que vous êtes
16:12président et directeur
16:13scientifique de Jedi,
16:15l'agence européenne.
16:16pour l'innovation
16:17de rupture.
16:19Restez avec nous
16:20dans un instant
16:20le débat.
16:21On va s'intéresser
16:22à la proposition
16:23du Parti socialiste
16:24sur les héritages.
16:26Le parti propose
16:26de créer un impôt
16:27sur les grandes successions
16:29au-dessus de 500 000 euros.
16:30Alors est-ce plus juste ?
16:31On en débat
16:32dans un instant.
16:33A tout de suite.
16:42C'est l'heure du débat
16:43dans le 18h éco.
16:45On va s'intéresser
16:45à la proposition
16:46du Parti socialiste
16:47sur les héritages.
16:48le PS propose de créer
16:50un impôt sur les grandes
16:51successions au-dessus
16:52de 500 000 euros.
16:53Un nouveau système
16:55qui propose aussi
16:55de taxer les héritages
16:56en fonction du total
16:57reçu par chaque héritier
16:59au cours de sa vie
17:00plutôt que transmission
17:01par transmission.
17:02Alors est-ce que
17:02cet impôt sur les très
17:05grandes successions
17:05est plus juste ?
17:06On en débat
17:07avec Alexandre Malafaille.
17:08Bonsoir.
17:08Bonsoir Stéphanie Collou.
17:09Vous êtes président
17:10fondateur du think tank
17:11Sinopia et Emmanuel Lechypre.
17:12Bonsoir.
17:13Bonsoir.
17:14Éditorialiste BFM Business.
17:16Le parti socialiste
17:17dit entendre ainsi
17:18établir de la justice
17:20dans l'héritage.
17:21Est-ce que
17:22Alexandre Malafaille
17:23c'est plus juste
17:24d'imposer
17:25les successions
17:26à partir de 500 000 euros ?
17:27En fait je pense
17:28que le raisonnement
17:29n'est pas celui-là
17:30quand on est au Parti socialiste.
17:32On a d'une part
17:33besoin comme toujours
17:34de désigner
17:35des boucs émissaires,
17:36des responsables
17:37de nos misères,
17:37des gens qui sont
17:38à l'origine des injustices
17:40qui font que les uns
17:41sont mieux lotis
17:41et que les autres ne le sont pas
17:42et en général
17:43on crée un véritable lien
17:44d'influence,
17:45de dépendance
17:46en disant
17:46voilà si vous êtes mal lotis
17:48c'est parce qu'il y a des gens
17:48qui sont mieux lotis que vous
17:49et il y a un système d'injustice
17:51qui se construit
17:51à votre détriment.
17:52Ça c'est un grand marqueur
17:53de la gauche
17:54depuis des décennies
17:55et on le voit s'appliquer
17:55dans tous les domaines.
17:56Et après la gauche
17:57quand elle arrive aux affaires
17:58ou quand elle veut
17:59arriver aux affaires
17:59elle a besoin de faire des exemples
18:01elle a besoin de marqueurs.
18:02En 2012
18:03c'était François Hollande
18:04qui avait désigné l'ennemi
18:05la finance
18:06et qui après
18:06s'était attaqué
18:08aux grandes rémunérations
18:09en disant
18:10au-dessus de 1 million d'euros
18:10je prends tout
18:11il a vite vu
18:12la limite de l'exercice
18:13et les revenus en arrière
18:14en 2014
18:14mais voilà c'est très important
18:15Tout ça s'est retombé quand même
18:16sur la figure
18:17des classes moyennes
18:18et moyennes supérieures.
18:19Ça n'a pas empêché
18:19de continuer à augmenter
18:20après le vœu
18:21augmentant en prévue
18:21donc voilà
18:22ce sont des marqueurs
18:23ce sont des logiques idéologiques
18:25voilà la logique derrière tout ça
18:26il faudrait vraiment rentrer
18:27dans le cœur du détail
18:29pour vraiment comprendre
18:29si c'est juste ou pas juste
18:31mais un chiffre
18:32quand on voit que le taux
18:33de redistribution en France
18:34est le plus élevé au monde
18:35les écarts de rémunération
18:37sont de 1 à 20
18:38ce qui est sans doute élevé
18:39enfin c'est sans doute
18:40moins pire que dans
18:40beaucoup d'autres pays
18:41et peut-être mieux
18:42que dans d'autres également
18:43par contre une fois
18:44qu'on a redistribué
18:45on n'est plus que de 1 à 4
18:46à peu près je crois
18:47je parle sous le contrôle
18:47d'Emmanuel Le Chiffre
18:48donc voilà ça veut bien dire
18:49quand même que la mécanique
18:50de redistribution
18:51après collecte
18:52et collecte massive
18:52elle fonctionne
18:53donc voilà on est vraiment
18:54sur le terrain de la politique
18:55de l'idéologie
18:56et où en fait
18:57ce qui est dangereux
18:57mais c'est vrai
18:58pour tous les partis politiques
18:59quand ils font des propositions
19:00comme ça
19:00c'est qu'en fait
19:01ils ne partent pas
19:02d'études d'impact
19:02ils ne mesurent pas
19:04leur action
19:05sur la base
19:06de ce qu'elle peut produire
19:07et même en tenant compte
19:08des réalités
19:08on vous enfume sur par exemple
19:11le risque d'exil fiscal
19:12quand on parle d'évolution
19:14des grandes fortunes
19:15si tout d'un coup
19:15on augmente les impôts
19:16Bercy a un talent extraordinaire
19:18pour vous enfumer
19:19en vous expliquant
19:19que c'est pas vrai
19:20que c'est marginal
19:21que ça marche pas
19:21dans la vraie vie
19:22ce sont des effets de long terme
19:23et ça dépend après
19:24de ce qu'on veut faire
19:24comme projet politique français
19:25c'est quoi le projet
19:26de tous ces gens-là aujourd'hui
19:27Emmanuel Lechypre
19:28est-ce que c'est plus juste
19:29de taxer à partir de 500 000 euros ?
19:30Alors je ne sais pas répondre
19:32à cette question
19:32pour savoir si c'est plus juste ou pas
19:33ce que je sais
19:34c'est que dans ce débat
19:35il y a une partie
19:36qui est philosophique
19:37et qui dépend
19:38de vos convictions personnelles
19:39c'est pour ça que je vous dis
19:40que c'est difficile
19:40de répondre sur la question
19:41de la justice
19:43il y a un débat philosophique
19:45et puis derrière
19:45ce débat philosophique
19:46il y a quand même
19:47des réalités économiques
19:49qui sont incontournables
19:50aussi incontournables
19:51que les lois de la gravité
19:52pour la physique
19:53c'est à dire que
19:54si vous lâchez une pomme
19:55elle vous tombera toujours
19:55sur la tête
19:56et bien en économie
19:57il y a aussi ces lois-là
19:58le débat philosophique
19:59c'est quoi ?
20:00C'est certains
20:01qui pensent
20:02qu'on doit pouvoir
20:03transmettre le fruit
20:04de son travail
20:05à ses enfants
20:06qui a déjà été imposé
20:07sachant exactement
20:08que tout ça
20:09a été déjà taxé
20:10ou bien
20:11autre choix philosophique
20:13est-ce qu'il faut
20:13en gros remettre
20:14les compteurs à zéro
20:15à chaque génération
20:16partant du principe
20:17que chaque génération
20:18doit être récompensée
20:19à la hauteur
20:20de son mérite propre
20:21donc ça
20:23je ne sais pas
20:23ce que vous en pensez
20:24c'est votre vision
20:25de la société
20:25par contre
20:26face à ce choix
20:27philosophique
20:28il y a quand même
20:29quelques réalités économiques
20:30qui sont incontournables
20:31la première
20:31c'est qu'effectivement
20:32c'est un défi
20:34formidable
20:34puisqu'il y a
20:359000 milliards
20:36d'euros
20:37qui seront transmis
20:37d'ici 2040
20:39c'est quasiment
20:40du sans précédent
20:41l'autre réalité
20:42dont il faut tenir compte
20:43c'est que les français
20:44détestent les droits
20:45de succession
20:46ce qui est fou
20:46c'est que vous avez
20:47quand même
20:47que 13 à 15%
20:49des successions
20:49qui donnent effectivement
20:51lieu au paiement
20:52de droits de succession
20:54donc
20:54tous les français
20:55sont contre
20:56mais en fait
20:56très peu de français
20:57sont concernés
20:5785% des héritages
20:59sont inférieurs
21:00à 100 000 euros
21:00c'est-à-dire échappent
21:01aux droits de succession
21:02exactement
21:02sauf que quand vous regardez
21:04dans les sondages
21:04plus les français
21:05sont modestes
21:07plus ils sont horripilés
21:08par les droits
21:09de succession
21:10réalité politique
21:11dont il faut tenir compte
21:12autre réalité
21:13dont il faut tenir compte
21:14c'est la concentration
21:15du patrimoine
21:16aujourd'hui
21:17la part issue
21:18de l'héritage
21:19représente près
21:20des deux tiers
21:20du patrimoine
21:21des ménages
21:22un tiers pour l'épargne
21:23c'était la proportion inverse
21:24dans les années 70
21:25donc oui
21:26ça il faut aussi
21:27en tenir compte
21:28et puis l'autre réalité
21:29qu'on connaît
21:29c'est que
21:29surtaxer les gros patrimoines
21:31notamment quand il s'agit
21:33de transmettre
21:33des entreprises
21:34c'est prendre le risque
21:35que la France
21:36perde le contrôle
21:37d'entreprise familiale
21:38donc le choix économique
21:39au final
21:40entre les deux options
21:41c'est est-ce qu'il vaut mieux
21:42version socialiste
21:44récupérer
21:4420 ou 25 milliards
21:46d'impôts supplémentaires
21:47par an
21:48au risque de voir partir
21:49des entreprises
21:50parce que la réalité
21:51c'est que
21:52au coeur de tout ça
21:53le mécanisme
21:54qui retient encore
21:55les entreprises en France
21:57c'est le fameux pacte
21:57d'Utreil
21:58en gros
21:59c'est-à-dire que
21:59sur l'outil
22:00de production
22:02vous ne payez pas
22:03les droits de succession
22:04et vous pouvez ainsi
22:05transmettre votre entreprise
22:06dans la famille
22:07or les socialistes
22:08veulent toucher à ça
22:08et là pour moi
22:09on touche au coeur
22:10du réacteur nucléaire
22:11c'est-à-dire que
22:12là on touche à ça
22:13sinon
22:15mais il y a quand même
22:16eu des abus
22:17au niveau du pacte d'Utreil
22:18c'est aussi pour ça
22:18qu'on en parle beaucoup
22:19attendez
22:20les statistiques
22:21sur le pacte d'Utreil
22:22quand vous les regardez
22:23de près
22:23il y a des chiffres
22:25qui sont évoqués
22:26et qui sont
22:26de façon totalement
22:28absurde
22:29gonflés par
22:30une ou deux situations
22:32exceptionnelles
22:32absolument extraordinaires
22:33et en réalité
22:35le pacte d'Utreil
22:36c'est complètement faux
22:38de dire
22:39que
22:39ce pacte d'Utreil
22:41ne permet pas
22:41de maintenir
22:42des entreprises
22:42en France
22:43donc moi
22:43la proposition
22:44qui me paraît
22:45la plus sage
22:45parce que ce sont
22:46des gens très sages
22:47en général
22:48en réalité
22:48ce sont les notaires
22:49et en gros
22:50toutes les propositions
22:51qui sont sorties
22:51du congrès des notaires
22:52c'est des propositions
22:53qui consistent
22:54à accélérer
22:55la transmission
22:56du patrimoine
22:57à transmettre
22:57plus jeune
22:58à transmettre
22:59plus facilement
22:59à ses petits-enfants
23:00tout au long de la vie
23:01aussi
23:01ce qui est compliqué
23:02aujourd'hui
23:02moi je pense
23:03qu'il faudrait élargir
23:04regarder ce que disait
23:05Clémence Guettet
23:05la députée LFI
23:07tout son raisonnement
23:08autour de
23:08la place plus institutionnelle
23:10que doivent prendre
23:11les liens amicaux
23:12je ne suis pas contre
23:13le fait que
23:13quand vous entre
23:14attendez Stéphanie
23:15vos enfants
23:16par exemple
23:16vous avez une entreprise
23:17vos enfants sont des crétins
23:19vous avez envie
23:20de la transmettre
23:21à des gens
23:21qui ne sont pas de votre famille
23:22et qui pourraient
23:23beaucoup mieux pérenniser
23:24l'entreprise
23:24que vos enfants
23:25pourquoi ne pas pouvoir le faire
23:26voilà donc ça
23:27moi toutes ces propositions
23:28qui visent à dynamiser
23:29la circulation du capital
23:30je suis d'accord
23:30à surtaxer le capital
23:32la transmission
23:33c'est très dangereux
23:33Alexandre Malafaille
23:34une des questions fondamentales
23:35c'est finalement
23:36c'est quoi le projet politique
23:37c'est quoi le projet de société
23:38est-ce qu'on pense
23:39que c'est la justice
23:40par la redistribution
23:41c'est la justice par l'impôt
23:42c'est la justice par une forme
23:43de nivellement
23:43c'est la justice par l'égalité
23:45poussée jusqu'à son paroxysme
23:46qu'on appelle l'égalitarisme
23:48est-ce que c'est ça la finalité
23:49est-ce que c'est ça
23:50qui va rendre les français
23:50plus heureux
23:51ou est-ce que c'est
23:52la justice par une autre approche
23:54c'est-à-dire
23:54on a besoin de prospérité
23:55de croissance
23:56on a besoin de générations
23:57qui ont un espoir
23:58un avenir
23:58qui ont envie de se dire
23:59que je me lève le matin
24:00c'est pas pour payer plus d'impôts
24:01et avoir peut-être moins de retraite
24:02où c'est pas pour payer
24:03un jour
24:04des droits de succession
24:05très élevés
24:05c'est pour avoir la perspective
24:07que quelque chose d'important
24:08se passe pour moi
24:08et que c'est possible
24:09dans ce pays
24:09et là je pense que ça impose
24:11de réfléchir sur le cadre
24:13sur la façon
24:13dont on organise la société
24:14et également sur le projet politique
24:16c'est quoi l'effet final
24:17recherché de tout ça
24:17qu'est-ce qu'on veut faire
24:18est-ce qu'on veut un pays
24:19effectivement
24:19qui met l'État au centre
24:21et qui redistribue tout
24:22ou est-ce qu'on veut un pays
24:23où justement
24:23on donne la chance à la chance
24:24et je reprends les mots
24:25et le chiffre
24:26on crée de la fluidité
24:27on donne effectivement
24:28la possibilité à chacun
24:29de réussir sa vie
24:30et de réussir dans la vie
24:31et là je trouve
24:32que c'est vraiment des approches
24:32qui sont très différentes aujourd'hui
24:34et vous seriez par contre
24:34par exemple
24:35la création d'un lien amical
24:37pour transmettre votre entreprise
24:38non mais je pense
24:39qu'il faut créer les conditions
24:40pour qu'on puisse transmettre
24:40plus facilement son entreprise
24:41qu'on puisse plus facilement
24:42donner à ses enfants
24:43après objectivement
24:44je pense que le cœur du réacteur
24:46aujourd'hui
24:46c'est pas de chercher
24:47à trouver de nouvelles solutions
24:48en augmentant les impôts
24:48c'est est-ce qu'il peut y avoir
24:49un pacte aujourd'hui
24:50entre l'État et les Français
24:52entre l'État et les entreprises
24:53pour dire bon
24:54il y a sans doute
24:54des efforts à faire
24:55pendant une durée déterminée
24:56il faut se mettre d'accord là-dessus
24:57il faut être très clair
24:57et l'État doit en faire
24:58au moins autant
24:59en termes d'efforts
25:00que les contribuables
25:02et les entreprises
25:02parce que les finances vont mal
25:04mais ça ne peut pas être
25:05une perspective
25:05sans terme d'horizon
25:07d'une part
25:07et deuxièmement
25:08ça doit être fixé
25:09dans un horizon de projet
25:10qu'est-ce qu'on veut faire
25:11de ce pays
25:11moi j'attends
25:12de la campagne électorale
25:13qui s'ouvre
25:14et qui pour l'instant
25:14est en train de démarrer
25:15de manière engluée
25:16sur c'est quoi
25:17les vraies visions
25:18à quoi on veut aboutir
25:20pour l'instant
25:20je n'y vois rien
25:21il n'y a aucun projet politique
25:22clair
25:23c'est le début là
25:24oui mais ça devrait être clair
25:25objectif
25:25on ne pouvait pas vous engager
25:26dans une bataille comme ça
25:27si finalement
25:28vous n'avez pas une vraie idée
25:28d'une certaine idée de la France
25:29comme dirait le général
25:31et ça c'est ce qui manque
25:32le plus fondamentalement
25:33on ne sait pas
25:33ce qu'on veut faire
25:34on voit bien effectivement
25:35qu'on veut réparer le bazar
25:36on voit bien
25:37qu'il y a des problèmes de dette
25:38on est empêtré dans ces débats
25:39alors on crée des initiatives
25:40etc
25:40mais c'est quoi le projet
25:42à quoi on imagine
25:43que la France peut ressembler
25:44dans 5 ans
25:44dans 10 ans
25:45on a envie qu'on soit quoi
25:46un champion de quelque chose
25:49le paradis pour la jeunesse
25:51un endroit dans lequel
25:51on est à peu près certain
25:52que demain sera meilleur
25:53qu'aujourd'hui
25:54mais est-ce qu'on peut mettre
25:55des mots derrière ça
25:55pour l'instant
25:56je ne vois rien de tel
25:57si ce n'est un empilement
25:58de mesures
25:58qui sont plus ou moins baroques
25:59à droite comme à gauche
26:00à gauche évidemment
26:01c'est la justice fiscale
26:02par dessus tout
26:03mais c'est forcément stérile
26:05et ça ne peut que créer
26:06de l'inquiétude
26:07de l'anxiété
26:07de l'angoisse
26:08de l'instabilité
26:08le discours sur l'effort temporaire
26:12etc
26:12on peut l'entendre
26:13sauf que ça ne s'applique absolument pas
26:15et ça ne peut pas s'appliquer
26:16à tout ce qui est
26:17succession et donation
26:18pour une raison simple
26:19c'est que c'est des actions
26:20que vous faites
26:21une, deux fois
26:22trois fois dans votre vie
26:23et la plupart du temps
26:24la succession ultime
26:24vous ne choisissez pas le moment
26:26donc c'est pas comme une taxe
26:27sur des revenus
26:28par exemple
26:29qui pourraient être
26:31mises en place
26:32pendant un an
26:33deux ans
26:33trois ans
26:34et qui effectivement
26:35quand fortune budgétaire
26:37sera revenue
26:38pourraient être supprimées
26:40donc c'est très dangereux
26:41de toucher à tout ça
26:42parce que
26:44les gens ont besoin
26:45d'un horizon long
26:46et notamment les entrepreneurs
26:47pour savoir à quoi s'attendre
26:48au moment de
26:49de la transmission
26:50et puis c'est vrai que
26:51ce défaut quand même
26:53de la gauche
26:53c'est systématiquement
26:55de répondre
26:56à la question
26:57on a besoin
26:58de trouver quelques milliards
26:59c'est toujours
27:00on va plumer les riches
27:00donc moi j'ai fait le calcul
27:02à peu près
27:03sur
27:04il y a à peu près
27:05entre 25
27:06et 30 sujets
27:08sur lesquels
27:09la réponse
27:10c'est
27:10c'est les riches
27:11on va plumer les riches
27:12mais les riches
27:12vous pouvez les plumer
27:13qu'une fois
27:13vous pouvez pas les plumer
27:1525 ou 30 fois
27:17je les défends pas
27:17mais c'est là où il y a
27:18l'argent
27:18oui mais ce que je veux dire
27:19c'est qu'une fois
27:20quand vous regardez
27:21les ordres de grandeur
27:23c'est à dire qu'une fois
27:24que vous les aurez plumées
27:25une fois
27:26pour je sais pas moi
27:28combler la dette sociale
27:29vous pouvez pas les replumer
27:31pour financer encore une fois
27:33d'autres choses
27:33et puis si vous les rasez
27:35tondez
27:35si vous les rasez
27:36tondez à mort
27:37vous savez combien ça fait
27:38par français
27:38allez vous prenez
27:39toutes les fortunes
27:40de tous les milliardaires
27:42et de tous les très riches
27:42ça fait
27:43en gros
27:44vous prenez tout
27:45vous les spoliez
27:46ça fait 8000 euros
27:47par français
27:48voilà
27:49est-ce que vous pensez
27:50qu'avec
27:50tous les besoins
27:52qui sont les nôtres
27:53les tickets à 100 milliards
27:54sur la transition écologique
27:56sur la rénovation
27:58des réseaux
27:59d'électricité
28:00sur la rénovation
28:01des routes
28:02des autoroutes
28:02etc
28:02est-ce que vous pensez
28:03que même
28:04en les plumant
28:05complètement
28:05avec 8000 euros
28:07par français
28:07vous arrivez à répondre
28:08à tous les défis
28:09c'est pas la solution
28:10donc voilà
28:11donc il faut arrêter
28:12et puis quand on est plus mieux
28:13on vole beaucoup moins bien
28:13donc forcément
28:14c'est pas une bonne idée
28:15merci beaucoup à tous les deux
28:16Alexandre Malafa
28:17et président fondateur
28:17du think tank
28:18Sinopia
28:19et Emmanuel Lechypre
28:20éditorialiste à BFM Business
28:21restez avec nous dans un instant
28:23on fait un point sur les marchés
28:24et on va revenir aussi
28:25sur le premier jour
28:26de procès
28:27pour corruption
28:28de Rachida Dati
28:29et de Carlos Ghosn
28:30dans l'affaire Renault
28:31à tout de suite
28:33BFM Business présente
28:38Le 18h écho
28:40Stéphanie Collot
28:40Le 18h écho
28:41se poursuit sur BFM Business
28:43on fait un point
28:44sur la séance du jour
28:45avec Guillaume Sommerer
28:46bonsoir
28:46bonsoir
28:47alors on a un cas
28:47qui termine en hausse ce soir
28:48c'est une bonne nouvelle
28:49oui c'est une bonne nouvelle
28:50d'autant qu'on entre
28:50dans la pire période de l'année
28:51normalement sur les marchés
28:52c'est la deuxième quinzaine de septembre
28:53normalement c'est la pire quinzaine
28:55de l'année
28:56la deuxième de septembre
28:57parce que
28:57c'est la seule quinzaine de l'année
28:59où généralement
28:59les performances de marché
29:00sont négatives
29:01en moyenne depuis 50 ans
29:02là on entame
29:03cette deuxième quinzaine en hausse
29:04donc ce soir oui
29:04le CAC 40 Stéphanie
29:05gagne 0,6%
29:078 140 points
29:08on profite d'une petite pause
29:09sur les cours du pétrole
29:10le baril de Brent
29:11actuellement
29:11est sous les 106 dollars
29:13parce qu'on a un rapport
29:14de l'industrie américaine
29:15qui fait état
29:16d'une augmentation des stocks
29:17aux Etats-Unis
29:17des stocks de pétrole
29:18ça ça fait un peu de bien
29:19à ces cours du pétrole
29:20qui avaient quand même
29:20beaucoup progressé
29:21ces 2-3 derniers jours
29:22les valeurs qui se distinguent
29:23ce soir
29:24à la clôture sur les marchés
29:25on a par exemple
29:26Valourec en hausse de 6%
29:28Valourec après un contrat
29:30auprès du parapétrolier
29:31Subsea 7
29:32contrat pour fournir
29:33à Subsea 7
29:3415 000 tonnes de tubes en acier
29:35et Valourec en a profité
29:36donc et progresse de 6%
29:37et surtout Soitec
29:38dans la tech
29:39parce que
29:40alors c'est rare
29:41de voir des relèvements
29:41d'objectifs de cours
29:42aussi spectaculaires
29:43JP Morgan double
29:44son objectif de cours
29:45JP Morgan visait
29:46moins de 100 euros
29:47sur le titre Soitec
29:49jusqu'ici
29:50bien d'un seul coup
29:50il double l'objectif de cours
29:51à 200 euros
29:52sur Soitec
29:53résultat le titre
29:54a récupéré ce soir
29:5613% Soitec
29:57en fait JP Morgan
29:57explique que c'est vrai
29:58les perspectives dans la photonique
30:00donc tout ça est lié à l'IA
30:01et à la tech
30:01les perspectives dans la photonique
30:02devraient véritablement
30:04faire briller Soitec
30:05et devenir un poids important
30:06dans le business de Soitec
30:08donc ce titre en a bien profité
30:09à suivre demain
30:10les titres
30:11Virbac, Roberté
30:12ou encore Inat Pharma
30:13après leur publication
30:14du côté des marchés américains
30:16on est plutôt
30:17en ordre dispersé
30:18Dow Jones
30:19quasi à l'équilibre
30:20allez
30:20Nasdaq
30:21qui gagne un peu
30:220,7%
30:23exactement
30:23Dow Jones qui traîne
30:24un petit peu la part
30:25toujours du fait
30:25des prix de l'énergie
30:26qui restent élevés
30:27malgré la pause
30:28sur les cours du pétrole
30:29le Nasdaq gagne 0,8%
30:30le S&P en ce moment
30:31gagne 0,4%
30:32les Etats-Unis
30:33où on suivra la Fed ce soir
30:35alors la Fed devrait relever ses taux
30:36décision à 20h
30:37elle devrait d'autant plus
30:38les relever
30:38que la consommation
30:40tiens on a eu les ventes au détail
30:41du mois d'août aux Etats-Unis
30:42et bien ces ventes au détail
30:43sont supérieures aux attentes
30:44plus 1,2%
30:45alors bien sûr
30:46elles sont dopées par la hausse des prix
30:48mais elles sont davantage
30:49encore en hausse
30:50que ce qu'on imaginait
30:51en tant qu'on compte
30:51de la hausse des prix
30:52donc on a une bonne surprise
30:53sur ces ventes au détail
30:54qui devraient décomplexer la Fed
30:55ce soir c'est donc
30:56une hausse de taux
30:57qui est attendue à 20h
30:58le marché la probabilise
30:59à hauteur de 92%
31:00non la question qu'on se posera
31:02et ce qu'on va suivre
31:02c'est le discours de Kevin Walsh
31:04est-ce qu'il va
31:05ouvrir la voie
31:05la porte
31:06à d'éventuelles autres
31:07hausses de taux
31:08ou est-ce que ce sera
31:08une hausse de taux
31:09comme ça un petit peu isolée
31:10il pourrait choisir
31:11de ne pas dire grand chose
31:12puisque c'est vraiment
31:13son mantra
31:14en dire le moins possible
31:15au marché financier
31:17donc voilà
31:17et puis on verra
31:18comment Donald Trump
31:19aussi réagit
31:19figurez-vous que sur Polymarket
31:20il y a des paris désormais
31:21pour savoir si Donald Trump
31:22va choisir d'humilier
31:24Kevin Walsh
31:24en cas d'hausses de taux
31:25ben oui il avait choisi
31:26Kevin Walsh pour baisser les taux
31:27et ce soir on aura une hausse de taux
31:28est-ce que Donald Trump
31:28va choisir d'humilier Kevin Walsh
31:30du coup comme il l'a fait
31:31avec Jérôme Powell
31:31on est à 35% de probabilité
31:33d'une humiliation là
31:34ce soir sur Polymarket
31:35bon je dis ça juste comme ça
31:36en passant
31:36les valeurs qui se distinguent
31:38à Wall Street
31:38Intel
31:39parce que certaines rumeurs
31:40font état d'une collaboration
31:41à venir avec SKNX
31:42pour permettre à SKNX
31:44de fabriquer des puces mémoires
31:46sur le sol américain
31:47Donald Trump veut attirer
31:48les entreprises étrangères
31:49sur le sol américain
31:50pour fabriquer là-bas
31:51relancer l'industrie
31:52et bien on aurait ce partenariat
31:53donc entre Intel et SKNX
31:55pour des puces mémoires
31:56sur le sol américain
31:57le titre Intel en profite
31:58et gagne en ce moment
31:59un peu plus de 5%
32:00on a Meta aussi
32:01qui prévoit de lancer
32:02de nouvelles lunettes connectées
32:03sans caméra
32:04pour l'automne
32:05une information de
32:06The Information
32:07Meta est en petite hausse
32:08d'1%
32:08et la tech donc
32:09qui reprend du poil de la bête
32:10on le disait
32:11le Nasdaq gagne 0,8%
32:12après les doutes
32:13du début de semaine
32:14autour de l'IA
32:14OpenAI d'ailleurs
32:15a entamé des discussions
32:16sur une levée de fonds
32:18qu'il valoriserait
32:19le groupe
32:20OpenAI
32:201200 milliards de dollars
32:21une information
32:22du Financial Times
32:23Alors Guillaume
32:24les français ne sont décidément
32:26pas très forts
32:27en placement
32:27selon une étude
32:28de JP Morgan
32:29leur prudence
32:30leur coûte très cher
32:31Oui c'est le coût
32:32de la prudence
32:32effectivement
32:33les français par exemple
32:34depuis 2020
32:35ont continué de privilégier
32:36les assurances vie
32:36les fonds monétaires
32:37ou encore
32:37le livret A
32:39pour épargner
32:40ils ont eu tort
32:41et JP Morgan
32:42chiffre le coût
32:43de cette prudence
32:44elle a coûté aux français
32:45quasiment 400 milliards d'euros
32:47394 milliards
32:48en fait
32:49si les français
32:50avaient investi
32:50dans les marchés actions mondiaux
32:52ce qu'ils ont choisi
32:53d'investir dans le livret A
32:53depuis 2020
32:54et bien
32:54ils auraient gagné
32:56394 milliards d'euros de plus
32:57que ce qu'ils ont réellement gagné
32:58du fait du livret A
32:59ça fait par français
33:00presque 7000 euros de plus
33:02qu'ils n'ont pas gagné
33:03qu'ils auraient gagné
33:04s'ils avaient investi
33:05donc plutôt dans le livret A
33:06dans les marchés actions mondiaux
33:07donc ça confirme effectivement
33:08qu'il est bien dommage
33:09de passer à côté
33:09des marchés actions
33:11dans un monde en pleine révolution industrielle
33:13en plus
33:13les investissements dans l'IA
33:14qui dope les marchés
33:15dans la transition énergétique
33:17les dépenses dans la défense
33:18dans ce monde
33:19en pleine révolution industrielle
33:20la prudence n'est pas
33:21le comportement le plus adapté
33:22elle rassure
33:23c'est vrai
33:23mais le marché actions
33:25lui rapporte plus
33:26Merci beaucoup Guillaume Sommerer
33:28La France où le climat social
33:30se tend avec des prix du carburant
33:33toujours plus élevés
33:34depuis le regain de tension au Moyen-Orient
33:36la semaine dernière
33:37le prix du baril de Brent
33:38se maintient au-dessus de 105 dollars
33:41automobilistes, agriculteurs
33:42mais aussi pêcheurs
33:44manifestent contre ces hausses
33:46mais aussi contre des problèmes
33:47d'approvisionnement
33:48dans certaines stations
33:50Maude Bréjean reconnaît
33:51qu'environ 10% des stations-service
33:52ont des difficultés en la matière
33:54De son côté Emmanuel Macron
33:55demande à son gouvernement
33:56une totale mobilisation
33:58et ne ferme pas la porte
33:59à de nouvelles aides
34:01Justement Sébastien Lecornu
34:03demande à ses ministres
34:04de prolonger jusqu'au 31 décembre
34:08les aides ciblées
34:10Le Premier ministre
34:11pour les pêcheurs dans le détail
34:14et pour les pêcheurs
34:14l'aide sera relevée
34:15de 25 à 35 centimes par litre
34:19Outre les carburants
34:20ce sont toutes les matières premières
34:23qui augmentent
34:2480 euros pour le mégawatter de gaz
34:27la tonne de nafta
34:28pour les produits plastiques
34:30elle est en hausse de 36% en Europe
34:32depuis le mois de mars
34:33de quoi remettre
34:34les entreprises françaises
34:36sous pression
34:37Margot Faudéré
34:38après déjà les flambées
34:39depuis le début de l'année
34:40Effectivement Stéphanie
34:41on peut parler notamment
34:42de la filière française du textile
34:44pour laquelle
34:44le regain de tension
34:45qu'on observe en ce moment
34:46au Moyen-Orient
34:47aggrave une situation
34:48qui était déjà très tendue
34:50la filière regroupe
34:522200 entreprises
34:53et elles sont frappées
34:54de plein fouet
34:55par l'inflation
34:56sur les matières premières
34:58à la fois sur l'énergie
34:59les fibres
35:00les teintures
35:00ou encore le plastique
35:02tout ça est nécessaire
35:02pour la filière
35:03alors elles n'ont pas
35:04d'autre choix
35:05que d'augmenter
35:06les prix de vente
35:06c'est ce que souligne
35:07leur représentant
35:08Pierrick Chalvin
35:08L'industrie textile française
35:11est résiliente
35:12mais elle ne peut pas
35:13durablement absorber
35:14cette succession
35:15de crises
35:17les conséquences
35:17c'est qu'aujourd'hui
35:19il y a des trésoreries
35:20qui se tendent
35:21dans les entreprises
35:22qui sont surtout
35:24des TPE, PME
35:26et des surcoûts
35:28qui doivent être
35:29évidemment
35:30répercutés
35:31pour partie
35:32auprès des clients
35:33Alors toutefois
35:34au-delà de cet exemple
35:35spécifique
35:36et d'autres secteurs
35:37qui sont concernés
35:38il est un peu tôt
35:39pour faire un tableau
35:39plus général
35:40estime un responsable
35:41patronal
35:42pas d'alerte à ce stade
35:43abonde aussi
35:44la filière
35:44de la place surgique
35:46qui elle se veut
35:46plutôt rassurante
35:47au moment de la première crise
35:49donc en début d'année
35:50au Moyen-Orient
35:50le baril de Brent
35:51avait fini par refluer
35:53grâce à des voies
35:54de contournement
35:54c'est ce que rappelle
35:55Xavier Chastel
35:56le directeur général
35:57du syndicat Polivia
35:59Il faut que l'économie
36:00se mette en route
36:01trouve d'autres voies
36:03pour revenir
36:04à l'initiation plus normale
36:05mais on risque d'avoir
36:05un pic
36:06comme on a eu
36:06un pic
36:07lors de la première partie
36:08du conflit
36:09Alors en début d'année
36:10les plasturgistes
36:11avaient été confrontés
36:12à des hausses
36:13de prix
36:13de l'ordre de 50%
36:14sur les matières premières
36:16et cette inflation
36:17risque bien
36:18de se retrouver
36:19dans les prochaines semaines
36:19jusque dans les rayons
36:20de supermarchés
36:21c'est ce qu'assurait
36:22encore aujourd'hui
36:23le patron de
36:24Coopérative U
36:25et ce
36:25quelle que soit
36:26l'évolution des cours
36:27dans les prochains jours
36:56Merci Margot
36:58avec en plus
36:59des prix des matériaux
37:00qui ont augmenté
37:00de 4,3%
37:02avec la guerre
37:03au Moyen-Orient
37:03écoutez Frédéric Carré
37:04le président
37:05de la Fédération Française
37:07du Bâtiment
37:08D'abord
37:09le logement neuf
37:10on le sait
37:11on est en dessous
37:12des 300 000 logements
37:13alors que
37:14le gouvernement
37:15a un objectif
37:16de 432 000 logements
37:17par an
37:18même jusqu'à
37:192 millions
37:20de logements
37:21jusqu'à 2030
37:21donc aujourd'hui
37:22on est loin du compte
37:23et ce qui est nouveau
37:25c'est que même
37:25la rénovation
37:26qui est plus de 50%
37:27de notre activité
37:28mais la rénovation
37:29aussi est en train de chuter
37:30et notamment
37:31moins de 4%
37:31sur la rénovation énergétique
37:34aujourd'hui
37:35les entreprises
37:35absorbent
37:36elles-mêmes le prix
37:37parce qu'on a vu
37:39l'augmentation
37:39des matières premières
37:40et la rapidité
37:42à laquelle elles augmentent
37:43parce que c'est surtout
37:43ça qui nous pénalise
37:44c'est la temporalité
37:45dans laquelle elles augmentent
37:46on ne peut pas répercuter
37:48Frédéric Carré
37:49président de la Fédération
37:50Française
37:51du Bâtiment
37:52on en vient
37:53au procès
37:54de Rachida Dati
37:55après 6 ans d'enquête
37:57il s'est ouvert
37:58aujourd'hui à Paris
37:58en l'absence
37:59de son coprévenu
38:00et ex-PDG
38:02de Renault
38:02Carlos Ghosn
38:04ils sont jugés
38:04pour des soupçons
38:05de corruption
38:05et trafic d'influence
38:07liés aux 900 000 euros
38:09perçus du constructeur
38:10lorsque l'élu
38:11était eurodéputé
38:13Rachida Dati
38:14risque 10 ans
38:15d'emprisonnement
38:17Justine Vasson
38:18vous avez assisté
38:19à cette première
38:20journée d'audience
38:22avec Olivier Mélan
38:23comment s'est-elle
38:24passée ?
38:27L'enjeu de cette
38:27première journée
38:28Stéphanie
38:28il était clair
38:29le procès
38:30va-t-il être renvoyé
38:31ou non ?
38:32Carlos Ghosn
38:32évidemment absent
38:33vous l'avez dit
38:34en a fait lui-même
38:35la demande
38:36dans une lettre au tribunal
38:37il explique avoir été notifié
38:39hors délai légal
38:40précisément
38:41une semaine trop tard
38:42de sa convocation
38:43un vice de procédure
38:44qui l'empêche
38:45d'assurer sa défense
38:46convenablement
38:47c'est en tout cas
38:48ce qu'il dit
38:49alors la présidente
38:50de la cour a tranché
38:51le procès
38:52ne sera pas renvoyé
38:53il va continuer
38:55Carlos Ghosn
38:55sera donc jugé
38:56par défaut
38:56le parquet national financier
38:58les avocats
38:59des partis civils
39:00de Renault
39:01par exemple
39:01et ceux de la défense
39:02en l'occurrence
39:03les avocats
39:04de Rachida Dati
39:04ont tous plaidé
39:05pour que le procès
39:06ne soit pas renvoyé
39:08alors les plus agressifs
39:09à n'en pas douter
39:10ont été
39:11les avocats
39:12de Rachida Dati
39:15oui maître Pardo
39:16et maître Baratelli
39:17ils n'ont pas retenu
39:18leur coup aujourd'hui
39:19quel beau cadeau
39:21vous avez fait
39:21à monsieur Ghosn
39:22c'est insurgé
39:23Olivier Pardo
39:24en s'adressant
39:25au parquet national financier
39:26vous n'aviez
39:27qu'une chose à faire
39:28vous assurez
39:29que monsieur Ghosn
39:30reçoit avant main propre
39:30sa citation
39:31à comparaitre
39:32et vous ne l'avez pas fait
39:33que monsieur Ghosn
39:34soit un malin
39:35qu'il soit habile
39:36tout le monde
39:37le sait pourtant
39:38a-t-il continué
39:40un procès sans lui
39:41ou ses avocats
39:41parce qu'il faut le dire
39:42aujourd'hui
39:42aucun avocat
39:44de Carlos Ghosn
39:44n'était présent
39:45un procès sans eux
39:46cela veut dire
39:46une audience
39:47où Rachida Dati
39:48va devoir assumer
39:49seul ce qu'on reproche
39:51à Carlos Ghosn
39:52à continuer son avocat
39:53or elle veut être jugée
39:55parce qu'elle veut être relaxée
39:56et sortir
39:57par la grande porte
39:58de ce tribunal
39:59Rachida Dati
40:00que l'on n'a pas entendu
40:02ou presque aujourd'hui
40:03on ne l'a pas
40:03évidemment entendu
40:05non plus Justine
40:06mais aujourd'hui
40:07on n'a parlé que
40:08de Carlos Ghosn
40:09ou presque
40:12et les absents
40:13ont toujours tort
40:14Stéphanie
40:14l'ancien patron de Renault
40:15a peut-être reçu
40:16son incitation
40:17à comparaitre
40:18hors délai légal
40:19mais il était parfaitement
40:20en mesure de se défendre
40:22aujourd'hui
40:22on estimait
40:23tous les avocats
40:23présents aujourd'hui
40:24tout le Liban
40:25est au courant
40:26que son enfant chéri
40:27est jugé
40:28aujourd'hui
40:29à ironiser
40:30l'avocat de Renault
40:31constitué en partie
40:32civile
40:33on le disait
40:33Carlos Ghosn
40:34connaît ce dossier
40:35comme sa poche
40:36et il adapte ses coups
40:37il n'a jamais eu
40:38l'intention
40:39de venir aujourd'hui
40:41ou de se faire représenter
40:42par ses avocats
40:43et il ne l'aura
40:44jamais
40:45à continuer
40:45l'avocat de Renault
40:47Carlos Ghosn
40:48manipule la justice
40:49de manière assez
40:50à droite
40:51a enfin asséné
40:52un autre avocat
40:53des partis civils
40:54Carlos Ghosn
40:55qui sera donc jugé
40:56par défaut
40:56pour ce procès
40:57qui va continuer
40:58dès demain
40:59sans doute
40:59avec l'audition
41:00très attendue
41:01de Rachida Dati
41:02et ce sera évidemment
41:04à suivre avec vous
41:05sur BFM Business
41:06merci Justine Vassogne
41:07avec Olivier Mellan
41:09depuis le tribunal
41:11de Paris
41:12dans un instant
41:12on va revenir
41:13sur le discours
41:15sur l'état de l'union
41:16d'Ursula von der Leyen
41:17la présidente
41:18de la commission européenne
41:19a présenté
41:20les priorités
41:21des 27 défenses
41:23il y a concurrence
41:24avec la Chine
41:25mais aussi écologie
41:26démocratie
41:26réseaux sociaux
41:27on fait le point
41:28dans un instant
41:29avec un spécialiste
41:30des questions européennes
41:31Patrick Martin-Génie
41:32à tout de suite
41:34BFM Business présente
41:39le 18h écho
41:40Stéphanie Collot
41:41on poursuit le 18h écho
41:43avec le discours
41:44sur l'état de l'union
41:45d'Ursula von der Leyen
41:46la présidente de la commission
41:47a présenté ses objectifs
41:48pour l'Europe
41:49et ils sont nombreux
41:50peut-être à l'image
41:51des défis auxquels
41:52l'UE est confrontée
41:53bonsoir Patrick Martin-Génie
41:54bonsoir
41:55vous êtes enseignant
41:56à Sciences Po Paris
41:57et à l'INALCO
41:58spécialiste
41:58des questions européennes
42:01Ursula von der Leyen
42:02a dit ce matin
42:03l'union n'a jamais été
42:04aussi forte
42:04et n'a jamais semblé
42:05aussi précaire
42:07est-ce que vous êtes d'accord
42:08avec ce diagnostic ?
42:09Oui je crois qu'aujourd'hui
42:10l'Europe joue un peu
42:12sa survie
42:12c'est que tous les dangers
42:13qui sont face à elle
42:14sont existentiels
42:15donc on a bien vu
42:16qu'il y a un danger extérieur
42:18on l'a bien vu
42:19avec la Russie
42:20les attaques hybrides
42:21contre les pays
42:22de l'Union Européenne
42:23mais il y a aussi
42:24un danger intérieur
42:25avec la montée des extrêmes
42:26elle en a parlé
42:28elle n'oublie pas
42:28qu'elle est allemande
42:29que l'extrême droite allemande
42:31a remporté des élections
42:32en Sachsen-Alt
42:33il y a ce week-end
42:34des élections également
42:34en Pomeranie
42:35donc il y a un double défi
42:37un double danger
42:38extérieur et intérieur
42:39et donc c'est pour ça
42:40qu'elle veut faire face
42:41à un discours
42:42plein de propositions
42:44mais en même temps
42:45qui réaffirme sa foi
42:46dans la construction européenne
42:48Plein de propositions
42:50mais une feuille de route
42:51concrète ?
42:52Oui alors évidemment
42:53le problème aujourd'hui
42:55elle a réitéré
42:56un certain nombre de choses
42:57par exemple en matière
42:58de simplification
42:58elle veut un choc
43:00de simplification
43:00pour les entreprises
43:01parce qu'effectivement
43:03il y a on va dire
43:04une technostructure
43:05très compliquée
43:05pour les entreprises
43:06qui finalement augmente
43:08le prix de coût de revient
43:09pour les entreprises
43:10elle a annoncé
43:11un choc de simplification
43:12avec probablement
43:13des directives
43:13elle a également
43:14annoncé un paquet bancaire
43:16pour les banques
43:17pour faciliter l'octroi
43:18de prêts aux entreprises
43:19et elle a annoncé
43:21effectivement
43:21toute une série
43:22d'aides également
43:23et donc ce qui est important
43:24un cadre législatif
43:26elle annonce
43:26des cadres législatifs
43:27qui sans doute
43:28devront aboutir
43:30avant la fin
43:30de son mandat
43:31donc assez rapidement
43:33elle veut aussi faire du Canada
43:35le premier membre associé
43:36de l'Union Européenne
43:37ça veut dire quoi
43:38membre associé ?
43:40alors à la réflexion
43:41dans cette expression
43:44il y a deux mots importants
43:45associé et membre
43:47premier membre
43:48ça veut dire
43:48qu'elle en ferait
43:49un membre
43:49de l'Union Européenne
43:51par définition
43:52mais ça aussi
43:53c'est très flou
43:54parce que naturellement
43:55cette notion de membre associé
43:57n'existe pas
43:58en réalité
43:58dans les traités
43:59donc elle l'a proposé
44:01je remarquerai d'ailleurs
44:03que le premier ministre
44:04Marc Carnet
44:05n'a pas repris
44:06cette expression
44:07il ne faut pas confondre
44:08membres associés
44:09avec l'ensemble
44:10des accords d'association
44:11que nous pouvons avoir
44:12avec d'autres pays
44:13il y a d'autres pays
44:14tels que la Norvège
44:15qui ne sont pas
44:15dans l'Union Européenne
44:16mais qui participent
44:17à la libre circulation
44:18des capitaux
44:19des marchandises
44:21également
44:21d'autres qui sont
44:22dans l'espace Schengen
44:23donc il y a des possibilités
44:24d'avoir des accords
44:25de coopération renforcée
44:27sans pour autant être membre
44:28de l'Union Européenne
44:29je remarquerai également
44:30que la Norvège
44:31ne participe pas
44:32au processus politique
44:34de l'Union Européenne
44:35elle n'a pas de commissaire
44:36pas de député européen
44:38et naturellement
44:39si le Canada
44:40devait être membre
44:41de l'Union Européenne
44:42même associée
44:43et bien il y aurait
44:44sans doute un siège
44:45à la commission
44:45même facultatif
44:47même consultatif
44:48et également
44:48au Parlement Européen
44:49mais pour l'instant
44:50c'est tout à fait prématuré
44:52Ursula von der Leyen
44:53qui veut aussi créer
44:56un conseil européen
44:57de sécurité
44:59au sein duquel
45:00on pourrait retrouver
45:00le Canada
45:01la Norvège
45:01l'Ukraine
45:02et le Royaume-Uni
45:04à quoi il pourrait servir
45:06et comment il pourrait fonctionner
45:07ce conseil de sécurité européen ?
45:09Écoutez moi je pense
45:10qu'il faut faire très attention
45:12parce que
45:12Oui là encore
45:13c'est des mots
45:14ce sont des mots
45:15Ce sont des mots
45:15parce qu'en réalité
45:17Madame Ursula von der Leyen
45:18a tendance à se comporter
45:20comme un véritable chef d'état
45:21bon
45:22elle a du courage
45:23ceci dit
45:24elle fait des propositions
45:24mais la commission européenne
45:26n'a pas la faculté
45:27de créer des conseils de sécurité
45:28elle n'est même pas
45:29chef de guerre
45:30et donc par conséquent
45:31je veux dire
45:31chef des armées
45:32elle ne peut pas intervenir
45:34ce qui est intéressant
45:35c'est sans doute
45:35la concertation
45:36parce qu'elle a parlé
45:37d'un éventuel équivalent
45:38de l'article 4
45:39de la charte de l'OTAN
45:40c'est à dire
45:41un système
45:42de concertation permanente
45:44en cas d'attaque
45:44des frontières européennes
45:46mais naturellement
45:46nous n'avons pas la compétence
45:48pour organiser
45:49une sécurité européenne
45:50parce que tout cela
45:51est sous la responsabilité
45:52de l'OTAN
45:53et donc si
45:54il y a des attaques hybrides
45:56comme on sait
45:56l'Union Européenne
45:57peut augmenter sa sécurité
45:59elle peut augmenter
46:00la fabrication
46:00la livraison d'armes
46:02à l'Ukraine
46:02elle peut intensifier
46:04comme elle l'a dit
46:04la coopération industrielle
46:06en matière d'armement
46:07mais malheureusement
46:08elle n'a pas compétence
46:09pour mettre sur place
46:10un conseil de sécurité
46:11en réalité ce qui se passe
46:12ce sont les chefs d'état
46:13et de gouvernement européen
46:15qui se concertent
46:16avec les partenaires
46:17de l'OTAN
46:17mais étant donné
46:18le contexte actuel
46:19avec la Russie
46:20les attaques régulières
46:22de la Russie
46:23les attaques hybrides
46:24évidemment
46:25sur le territoire européen
46:27est-ce qu'un conseil
46:28européen de sécurité
46:29ça aurait du sens
46:31finalement ?
46:32oui ça aurait tout à fait du sens
46:33mais il faut trouver
46:33le cadre légal
46:34et on peut se réunir
46:35comme ça
46:36les ministres de la défense
46:37peuvent se réunir
46:38en cas de crise
46:39de manière urgente
46:40c'est-à-dire que
46:41bien évidemment
46:42que la multiplication
46:43des actes de sabotage
46:45en Europe
46:45que ce soit aux Pays-Bas
46:46on l'a vu en Allemagne
46:48l'arrivée de ce drone
46:49qui aurait pu exploser
46:49au-dessus de l'aéroport
46:51de l'Apsichal
46:52aurait pu faire des dégâts
46:53considérables
46:54et donc l'Europe
46:55est aux aguets
46:55et donc l'Europe veille
46:57à sa sécurité
46:58et le problème
46:58c'est de savoir
46:58qu'est-ce qu'on fait
46:59est-ce qu'on a une simple réponse
47:00c'est ça
47:00c'est comment répliquer
47:01comment répondre
47:02ensemble aussi peut-être
47:03oui ensemble
47:04tout à fait
47:04moi je déplore par exemple
47:06que les attaques
47:07sur l'Allemagne
47:09n'aient eu de suite
47:09que de la part des Allemands
47:10puisqu'ils ont fermé
47:11l'institut culturel russe
47:13à Bonn
47:14en contrepartie
47:15les Russes ont fermé
47:16un consulat
47:17donc à Saint-Pétersbourg
47:18j'aurais souhaité
47:19que la réponse
47:20des autorités européennes
47:22et l'ensemble
47:22des états européens
47:23fût plus ambitieuse
47:24on aurait pu également suivre
47:26c'est-à-dire que la France
47:27d'autres pays
47:28auraient pu se joindre
47:29à l'Allemagne
47:30et fermer des consulats
47:31en Russie
47:31pourquoi on ne l'a pas fait ?
47:32on ne l'a pas fait
47:33parce que manifestement
47:34on a peur de se brouiller
47:35avec M. Poutine
47:36regardez cette histoire
47:37de refus
47:39de faire des sanctions
47:39contre un oligarque russe
47:41de la part de la France
47:42qui a mis son veto
47:43donc on a
47:44une réaction
47:45du ministre
47:46des affaires étrangères
47:47qui dit que c'est scandaleux
47:49que nous devons réagir vivement
47:51mais on ne va jamais plus loin
47:52et je pense
47:53qu'il y a toujours
47:53cette volonté
47:54d'éviter l'escalade
47:55en tout cas politique
47:56et diplomatique
47:57avec la Russie
47:58or on sait très bien
47:58que la Russie
47:59ne nous épargnera pas
48:00elle va continuer
48:01ses attaques hybrides
48:02de plus en plus
48:03donc il faut se préparer
48:04à un incident majeur
48:05dans les mois qui viennent
48:06et justement
48:07la Russie qui cible
48:09particulièrement
48:09les réseaux ferrés
48:10en Europe
48:11est-ce que c'est vraiment
48:12le point faible
48:12de l'Europe
48:14le réseau ferroviaire ?
48:15vous savez
48:16en temps de guerre
48:17c'était les réseaux
48:18qui étaient le point faible
48:19j'ai relu récemment
48:21les mémoires de guerre
48:22du général de Gaulle
48:22c'était extrêmement difficile
48:24à la Libération
48:25de remettre en marche
48:26le système
48:26les ports ne fonctionnaient plus
48:28l'électricité
48:29l'énergie
48:30les voies de chemin de fer
48:30étaient coupées
48:31on ne pouvait plus
48:32aller d'une partie
48:33ou à l'autre de la France
48:34il a fallu rétablir
48:35tous ces réseaux
48:35et bien les Russes le savent
48:37ils ont l'expérience
48:38de la guerre
48:38et ils savent que
48:39bien évidemment
48:40si on sabote
48:41les voies de communication
48:43comme les chemins de fer
48:44si on menace
48:45les infrastructures
48:46de transport
48:47telles que
48:48la distribution d'électricité
48:49les pylônes
48:50comme ça s'est fait récemment
48:51encore une fois
48:52en Allemagne
48:53ça peut paralyser
48:54une économie nationale
48:56et donc déstabiliser
48:57l'Europe
48:57et ça peut aussi déstabiliser
48:59l'acheminement
49:00de matériel militaire
49:01qui viendrait
49:02par exemple
49:03des Etats-Unis
49:04en cas d'attaque
49:04d'un pays de l'OTAN
49:05en Europe
49:05oui tout à fait
49:06tout à fait
49:07puisqu'il faut quand même
49:07acheminer
49:08je ne parle même pas
49:09de l'acheminement
49:10des armes
49:10en Ukraine
49:11puisque vous avez vu
49:12récemment
49:13qu'un train a été bombardé
49:15alors que Boris Johnson
49:16l'ancien premier ministre
49:17passait un peu avant
49:18il y avait même le chef
49:18de la CIA
49:19qui était présent
49:20donc on voit bien
49:20que là on veut couper
49:21carrément l'Ukraine
49:22de toute aide occidentale
49:24mais si on peut en effet
49:25saboter les lignes
49:26de chemin de fer
49:27dans l'Union Européenne
49:28ça pourrait retarder
49:29la livraison des armements
49:30est-ce que ça veut dire
49:31tout cela
49:32que finalement
49:33les Européens
49:33ne parlent pas
49:35tous ensemble
49:36de la même façon
49:37ne répondent pas
49:38tous ensemble
49:39de la même façon
49:40à la Russie ?
49:41c'est-à-dire qu'il y a
49:43une unité de façade
49:44c'est-à-dire que
49:45tout le monde
49:46trouve naturellement
49:47qu'il faut réagir
49:48à ce que fait Poutine
49:50il y a la volonté
49:52de résister
49:53mais lorsqu'on arrive
49:54aux actes concrets
49:55c'est là que ça devient difficile
49:57l'Union Européenne
49:58n'arrive toujours pas
49:59à adopter le 22ème train
50:00de sanctions
50:01contre la Russie
50:02il y a eu deux vétos
50:03qui ont été mis
50:04et donc ça envoie
50:05un signe de faiblesse
50:06considérable
50:07vis-à-vis
50:07de Vladimir Poutine
50:08lorsqu'on prend des sections
50:09il faut l'unanimité
50:11au Conseil des ministres
50:12c'est-à-dire 27 Etats membres
50:13bien évidemment
50:14que cela nous affaiblit
50:16et je crois
50:17qu'il y a toujours
50:18cet espoir
50:1920 espoirs peut-être
50:20de pouvoir discuter
50:21dialoguer
50:22avec Vladimir Poutine
50:23on veut toujours
50:24laisser une voie ouverte
50:25Poutine ayant dit
50:26qu'il voulait reprendre
50:27les négociations
50:27avec Trump
50:28et avec Volodymyr Zelensky
50:30Zelensky
50:31dans le cadre
50:32d'un dialogue
50:32enfin trilatéral
50:33j'allais dire
50:34donc évidemment
50:35que là il y a cette volonté
50:36de le ménager
50:36mais je crois
50:37qu'on se méprend
50:38sur la volonté
50:39de Vladimir Poutine
50:40qui est dans une course-poursuite
50:41dans une fuite en avant
50:43qui joue sa survie politique
50:45et donc il est décidé
50:46à aller jusqu'au bout
50:47Vladimir Poutine
50:48qui a des élections
50:49des échéances électorales
50:50le 20 septembre
50:51à la Douma
50:52ça aussi
50:52ça accélère son agenda
50:54bien sûr
50:55parce que
50:56même si on va considérer
50:57que ces élections
50:58sont purement formelles
50:59parce que
51:00c'est une chape de plomb
51:01c'est une dictature
51:02chez Vladimir Poutine
51:03il n'en demeure pas moins
51:05qu'il y a un certain nombre
51:05de facteurs
51:06qui risquent de le fragiliser
51:07la participation
51:08le taux de participation
51:09qui sera important
51:11pour montrer
51:11s'il y a des failles
51:12dans son autorité
51:13d'autant qu'il avait dit
51:14qu'après ces élections
51:15il mobiliserait de nouveau
51:16environ 300 000 conscrits
51:18est-ce que ça va se faire
51:19ou pas
51:19on sait qu'il est affaibli
51:20donc ces élections
51:21sont un pas important pour lui
51:23et on le suivra évidemment
51:24sur BFM Business
51:24merci beaucoup Patrick
51:25Martin-Génier
51:26je rappelle que vous êtes
51:27enseignant à Sciences Po Paris
51:28et à l'INALCO
51:28spécialiste des questions européennes
51:31demain à 18h
51:32Edwige Chevrillon
51:33inaugure le premier numéro
51:34de la grande interview
51:35BFM La Tribune
51:36nouveau rendez-vous hebdomadaire
51:38consacré aux grands enjeux
51:39économiques et politiques
51:40de la France
51:41à l'approche
51:41de l'élection présidentielle
51:43premier invité de cette saison
51:44Michel-Edouard Leclerc
51:46dans un instant
51:46sur BFM Business
51:48c'était Canco
51:48présenté par François Sorel
51:52le 18h éco
51:53sur BFM Business
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