00:00Monsieur le ministre, ça veut dire que pour les Européens, ça va être potentiellement, c'est un scénario, des soldats sur place,
00:10et puis aussi c'est nous qui allons payer les armes. Ça fait beaucoup pour l'Europe quand même.
00:16Alors déjà, il faut le rappeler, la première garantie de sécurité, c'est quand même d'avoir une arme ukrainienne robuste et forte.
00:22Pourquoi je dis ça ? Parce que rappelez-vous que dans les conditions aujourd'hui que demande toujours le président Poutine,
00:27il y a la démilitarisation de l'Ukraine. Évidemment, c'est inacceptable. C'est une invitation à l'agression.
00:33Pour dissuader la Russie, on a besoin d'une armée ukrainienne forte qu'il faudra continuer à soutenir.
00:39Et puis il y aura aussi d'ailleurs des opportunités même pour notre industrie de défense.
00:42On a rapproché aujourd'hui notre industrie de défense française, européenne, de l'industrie ukrainienne.
00:48On a vu par exemple l'innovation dans des secteurs comme les drones. Donc on continuera à travailler avec eux.
00:52Ça, c'est le premier pilier. Et le deuxième pilier, le président de la République l'a déjà dit,
00:56c'est effectivement d'avoir des contingents de ce qu'on appelle la réassurance,
01:00comme on en a aujourd'hui par exemple en Pologne ou dans les États-Baltes.
01:04Non, évidemment pas combattants, évidemment pas sur la ligne de front,
01:07mais dans des points stratégiques en Ukraine pour continuer à appuyer les Ukrainiens.
01:13Et vous avez vu d'ailleurs, et ça c'est une avancée importante,
01:16que le président Trump a dit lui-même que les Américains seraient prêts à participer.
01:20Donc là aussi, il faudra qu'on aille dans le détail de façon concrète,
01:23à participer à ces garanties de sécurité. Parce qu'encore une fois,
01:25avoir des garanties de sécurité robustes, c'est aussi dans l'intérêt des États-Unis.
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