- il y a 30 minutes
Avec Sophie De Menthon, Rhany Slimane, Gilles Platret
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NewsTranscription
00:00A vous de le dire avec mes trois débatteurs du jour, Sophie de Menton, Rani Slimane, Gilles Platré.
00:07L'heure de nos débats et on parle de cette journée de colère en France.
00:12Policiens, énergéticiens, personnels de l'enseignement supérieurs, pêcheurs se mobilisent pour des revendications différentes.
00:17Chacun dans leur coin, il n'y a rien de coordonné, mais ça manifeste sec, notamment à Fosse-sur-Mer.
00:24Le dépôt de Fosse-sur-Mer de carburant est bloqué par des pêcheurs en colère.
00:29Entre la flambe des prix du carburant, les prix qui augmentent à la caisse, de nombreux Français en ont ras
00:35-le-bol.
00:35Je ne parle pas des retraités qu'on accuse eux de mieux vivre, donc on leur fait les poches aussi.
00:42Sophie de Menton, vous avez vu ces images du dépôt de Fosse ce matin, c'est vrai que les pêcheurs
00:47sont en colère.
00:48On nous dit toujours que c'est pourtant l'une des populations les plus aidées et pourtant eux non plus
00:52n'y arrivent pas.
00:53Et ça fait un petit moment déjà.
00:54C'est très embêtant, je n'incite pas à bloquer, manifester parce qu'on ne va pas plus loin.
01:01Le gouvernement est exsangue, incompétent et sans argent et sans Assemblée Nationale.
01:06Donc je ne peux même pas savoir ce qu'il peut faire.
01:10Les pêcheurs, c'est un métier super dur, ça fait longtemps que c'est très difficile avec une pêche réglementée
01:16en plus.
01:16Ça leur coûte limite plus cher d'aller en mer que de rester acquis, c'est ce que m'expliquait
01:20un pêcheur breton.
01:21Les policiers qui vont manifester, ça n'arrive jamais, ils doivent manifester d'ailleurs sans uniforme, sans rien, hors horaire.
01:29Enfin on parlait spécifiquement des policiers tout à l'heure.
01:32Alors voilà, et donc, oui les gens se révoltent, je peux comprendre, je n'incite pas.
01:38Alors tenez, je ne dis pas ça pour vous Stéphanie, mais je suis un peu, je suis, non non, pas
01:44du tout, parce que c'est intéressant d'en parler comme ça.
01:46Et je suis un peu choquée, il n'y a pas une chaîne de télé ou de radio, il n
01:50'y a pas le journaliste qui est là.
01:51Et alors, vous pensez qu'il va y avoir comme les Gilets jaunes ?
01:54C'est marrant, j'allais vous le dire, vous savez quoi ? Je suis choquée aussi, je disais la même
01:57chose à Juliette ce matin.
01:59Attention au rôle des médias, parce que moi j'ai écouté hier chez l'excellent Péricolega sur cette antenne, comment
02:07s'appelle-t-il Jérôme Rodriguez, ancien gilet jaune,
02:10qui disait, mais attendez, c'est un peu monté de toutes pièces, nous en tout cas on n'a rien
02:13entendu.
02:14Ils ont bien dit, c'est pas la même chose, oui.
02:15Mais il y a eu un mouvement chez les jeunes, sur TikTok notamment.
02:19Donc attention à ne pas attiser et souffler sur les braises.
02:237 octobre, c'est pas la presse qui l'a inventée.
02:26Non, mais vous voyez ce côté qu'on les journaliste, toutes les deux minutes, est-ce que les Gilets jaunes
02:29vous reprennent ?
02:30Et ça n'enlève rien à la colère des Français dont on parle tous les jours ici, dont on a
02:35parfaitement conscience.
02:36On sait qu'on a un pays, une population et une période très difficile, où c'est facile de chauffer
02:42les gens, c'est facile de les mettre dans la rue.
02:44Bon, moi je pense qu'on s'en sortira jamais, avec des révolutions.
02:49Je sais que LFI pense peut-être le contraire, mais je pense...
02:53La révolution dans les jaunes, la révolution c'est quand même dans les jaunes.
02:55Non, non, mais Rani Siman, c'est ce qu'on dit, voilà.
02:57La colère, elle existe, mais là, j'avais une auditrice qui me disait,
03:02bon, c'est bien aussi de mettre la pression avant la présidentielle.
03:05Est-ce que c'est nécessaire là, d'aller, ça a coûté beaucoup d'argent, les Gilets jaunes ?
03:11J'entends Madame de Menton, mais il faut rappeler quelque chose d'important.
03:14Le droit de manifester, c'est un droit et une liberté fondamentale qui est garantie par notre Constitution.
03:19Mais si on a dit autre chose ici, les gens ont peur de ça, Rani Siman, si ça se passe
03:25pas là.
03:25Je vais répéter ce que j'ai dit.
03:26La manifestation est un droit garanti par notre Constitution.
03:29Il y a des pays où on n'a pas le droit de manifester.
03:32Bien heureux, bien heureux sont les gens en France avec le droit de manifester.
03:35Personne n'a dit le contraire.
03:37Non, mais il faut le rappeler, c'est toujours bien de le rappeler.
03:41Deuxièmement, les manifestations qui sont prévues ou pas, elles vont être spontanées.
03:48Ça vient des gens.
03:50Je crois pas à l'avant-garde éclairée qui va soulever le peuple, ça n'existe pas.
03:54Justement, Jérôme Rodigas se posait la question d'où ça vient, justement.
03:57Oui, on peut se poser la question, il peut se poser la question en tout cas.
03:59Mais moi, une chose est sûre, c'est que j'ai vu par exemple à la fête de l'humanité,
04:03quelque chose que je trouve un peu ridicule, c'était Fabien Roussel qui disait
04:07« Prenons les plats ! »
04:10Concurrent, non, il n'y a pas match.
04:12Il peut vous piquer des points, vous le savez.
04:15Face au coup, vous portiez communiste ?
04:16Vous ne croyez pas, non ?
04:16Face à Fabien Roussel, oui, je trouve.
04:18S'il se maintient, il est match.
04:20Mais une chose qui est sûre, c'est que moi, ça m'a gêné.
04:23Ça m'a gêné.
04:24On n'appelle pas les...
04:26Je suis d'accord.
04:26On n'essaie pas de faire comme ça.
04:28Pourquoi ? Parce que c'est contre-productif.
04:30Les Français ne sont pas des moutons.
04:32Et donc, si jamais ils ont envie de manifester, ne vous inquiétez pas, ils vont aller manifester.
04:35Et les gens l'ont fait.
04:37Je n'ai pas fait son appel non plus.
04:39Non, mais il y a une élection, vous voyez.
04:41Oui, il y a une élection, bien sûr.
04:42Et que les Français, justement, essaient de faire pression sur la question sociale,
04:45qui est là, et vous l'avez dit vous-même,
04:47les Français, c'est compliqué depuis quelques temps.
04:50Donc, la question sociale, elle est au centre.
04:52Et le fait que les Français se mobilisent pour mettre la question sociale
04:55et nous éviter toutes les questions de diversion que, des fois, on nous pose.
05:01Je pense à l'improbable polémique sur le foulard qu'on nous a sorti la dernière fois
05:06pour ne pas parler de la dette parce que ça embêtait Mme Le Pen
05:08car elle est incapable d'avoir un projet économique.
05:10Et bien, du coup...
05:11Bon, on a parlé économie, vous l'avez entendu, Dimanche.
05:13Du fait que, ce qui est intéressant, c'est que les Français nous disent,
05:17et là, ce ne sont pas les sondages, ce ne sont pas les médias, vous avez raison,
05:20ils nous disent, non, le problème, c'est le chariot.
05:22On n'arrive pas à le remplir.
05:23Et ça, il faut s'en occuper parce que, sinon, ça va mal terminer.
05:27Le problème, c'est l'économie.
05:30Et on n'a pas...
05:31On a des gens incultes, politiquement incultes en économie.
05:34On a des Français qui ne sont pas du tout branchés sur l'économie.
05:37Il faut produire, laisser les entreprises,
05:40laisser les bosser, laisser les faire,
05:44arrêter tous les freins qui sont invraisemblables.
05:47Les entreprises, elles fonctionnent avec les salariés.
05:48Si les salariés n'arrivent pas à manger chez eux,
05:51n'arrivent pas à vivre avec les salaires...
05:53Non, non, mais c'est très bien qu'on aide les entreprises.
05:57Mais les entreprises, elles n'existent qu'à travers leurs salariés.
06:01Et donc, il y a un moment où si le salarié n'arrive pas à manger,
06:04n'arrive pas à aller jusqu'à l'entreprise en voiture,
06:08elle ne peut pas aller jusqu'à la voiture...
06:10C'est la différence entre le brut et le nut.
06:11Non, non, non, c'est...
06:12Je finis ma phrase.
06:18Je paie 4000 admissalariés.
06:20Je paie 2000 admissalariés actuellement.
06:22Je sors 4000.
06:24Oui, bien sûr.
06:24Tout le monde sait que c'est le grand problème.
06:26Et ça sera l'enjeu de la présidentielle.
06:29Nous ne payons pas assez nos salariés.
06:30Ils souffrent.
06:31Et en plus, ils ont l'essence.
06:32Il y a des salariés qui dépensent un mois de salaire en essence.
06:37Un million de salariés en France dépensent un mois de salaire pour le carburant.
06:42Le patronat commence à placer.
06:43D'ailleurs, le patronat est en train de bouger.
06:47J'ai entendu M. Leclerc rejoindre notre position sur le fait qu'il fallait bloquer les prix.
06:51Il l'a toujours dit, ça.
06:53Il n'est pas content parce que Total plafonne et que ça lui fait perdre des clients aussi.
06:58Et que c'est Total qui a l'écrit.
06:59Mais je ne suis pas dupe.
07:00Et il dit aussi que les raffineurs sont des profiteurs.
07:03Et sur ça, on est d'accord.
07:04Ils ont perdu 5 milliards.
07:06Je téléphonais parce que je connais bien Isabelle Patrier qui est la patronne de Total France.
07:11Et donc, je lui demande à chaque fois la réalité.
07:13Ils ont perdu 5 ans dans les raffineries.
07:16C'est la première année où les raffineries sont positives depuis 5 ans.
07:20Et c'est le seul pays au monde où ils ne gagnent pas d'argent en France.
07:24C'est les autres pays qui gagnent d'argent.
07:25Or, ils ont décidé de baisser, de maintenir le prix à la pompe.
07:30Et là, ils ont dit très clairement, si on les taxe en plus, terminé, ils ne bloquent pas leur prix.
07:36Mais ils ont gagné de l'argent, en effet, là, quand même.
07:37Mais ils n'ont pas gagné de l'argent.
07:39Ils se sont gavés.
07:40Non, mais arrêtez.
07:42Alors, Gilles, il vous reste 45 secondes.
07:44Prenez-les parce que...
07:45Je prends les 45 secondes.
07:47Simplement, nous n'en sommes qu'au début.
07:49Ce qu'il faut bien voir, c'est que ces mouvements...
07:51Alors, c'est vrai qu'il y a une conjonction aujourd'hui.
07:53Dans cette journée du 15 septembre, c'est un peu la grande rentrée sociale.
07:56Il y a quelques traits communs.
07:57On a parlé du carburant et c'est exact.
07:59Mais le vrai contexte qu'il faut rappeler, c'est que nous sommes dans le cadre de la préparation infaisable
08:05d'un budget improbable.
08:06C'est-à-dire que le gouvernement, dont je partage le sentiment qu'il est aujourd'hui totalement en dehors
08:13des clous et largement incompétent,
08:15est en train d'essayer de préparer un budget et de le présenter pour le 30 septembre,
08:20qu'il n'a pas de majorité pour le voter, qu'il n'a pas d'argent pour le boucler
08:25et qu'il va donc forcément faire les poches d'un certain nombre de catégories.
08:29Notamment des retraités, présenter comme des nampis.
08:32Vous allez voir monter, je ne sais pas si c'est le 17 octobre, ça n'attendra pas le 17
08:35octobre.
08:36Vous allez voir monter toutes les revendications, légitimes la plupart du temps d'ailleurs, catégorielles,
08:40qui vont dire épargnez-nous dans ce qui est en train de se passer.
08:43Donc là, c'est la première journée.
08:44Mais il y en aura plein d'autres.
08:46Bon, on continue d'en parler sur Sud Radio dans quelques instants, juste après la pub.
08:50Et vous, n'hésitez pas à prendre part à ces discussions.
08:53Nourris 0826-3300.
08:56Sud Radio.
08:59Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
09:02Sud Radio avec Médévateur Sophie de Menton, Rani, Slimane, Gilles Plaitré.
09:07On parle de cette journée de mobilisation, alors qu'il n'est pas du tout coordonné ni organisé.
09:12Mais c'est un petit peu, comme le disait Gilles Plaitré il y a quelques instants,
09:15la rentrée sociale.
09:16C'est vrai qu'on entend la petite musique de ne touchez pas à nos poches, s'il vous plaît.
09:22Puisqu'on sait que Sébastien Lecornu est en train de discuter ce budget, budget compliqué.
09:28On parle évidemment des retraités qu'on accuse régulièrement de mieux vivre.
09:32Donc du coup, on a forcément envie de leur faire les poches.
09:35Et les gens en ont à ras-le-bol.
09:37Alors parmi les manifestants aujourd'hui, il y a les policiers qui se rassemblent à 11h30, notamment à Paris.
09:44On est avec l'un d'entre eux qui nous a contactés au standard.
09:48Thomas, bonjour Thomas.
09:49Bonjour, bonjour Stéphanie, bonjour à vos invités.
09:52Soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
09:54Est-ce que vous participez, vous Thomas, vous êtes habitant de Saint-Marc je crois.
09:58Vous participez à la manifestation aujourd'hui ?
10:01Oui, oui, je me suis écarté un petit peu des cortèges.
10:03Mais oui, oui, je participe à la manifestation.
10:05Je suis en jour de repos.
10:07Donc voilà, j'en profite.
10:09Présent, bravo.
10:10Festé.
10:10Quels sont-vous aujourd'hui ?
10:12Parce que c'est vrai que les policiers, on les entend depuis plusieurs années.
10:15Déjà, vous êtes un tout petit peu plus tranquille en ce moment avec les manifestations tous les deux jours.
10:22On vous voit un tout petit peu moins sur les terrains d'affrontement avec les casseurs.
10:29Mais comment vous vous portez Jean-Sophie ?
10:32Vous me parlez en même temps, je n'arrive pas à poser ma question.
10:35Thomas, oui, quelles sont vos revendications aujourd'hui ?
10:38J'imagine que la vie est très compliquée pour vous aussi.
10:41Alors, déjà, il faut bien comprendre une chose, c'est que les policiers qui se mobilisent aujourd'hui
10:45ne le font pas pour prioritairement des meilleures rémunérations,
10:49mais surtout par des manques de moyens aussi bien humains que matériels.
10:54Aujourd'hui, le devoir envers les citoyens est en péril.
10:57Je vous le dis, on n'a plus les moyens humains de satisfaire malheureusement la demande.
11:05On ne peut plus traiter les dossiers dans des délais raisonnables.
11:09Et donc, on est obligé d'en écarter ou de dire celui-là n'est pas prioritaire.
11:14Et malheureusement, c'est des gens qui attendent des réponses qu'on ne peut pas leur apporter aujourd'hui.
11:19Et ça fait un petit moment, Thomas, que vous tirez la sonnette d'alarme.
11:22On entendait déjà ça il y a un an, qu'attention, on va avoir du mal à assurer votre sécurité.
11:30Alors, on l'attire fréquemment.
11:33Et là, on va dire qu'en effet, ça fait un an et demi, voire deux ans qu'on se
11:38retrouve dans la rue.
11:39Et comme tout le monde, on râle un petit peu.
11:42Parce qu'encore une fois, certes, il y a des problèmes de rémunération qui sont très peu attractifs
11:46et qui vont entraîner une crise de vocation chez nous.
11:50Mais le devoir que l'on a à accomplir envers les citoyens, envers la société,
11:55eh bien, on n'est plus en mesure de le satisfaire.
11:57Et là, il y a un grave danger.
11:59Sophie de Montreux.
11:59Oui, j'ai une question parce que je comprends très très bien ce que vous vivez,
12:04y compris avec le trafic de drogue qui augmente partout, qui est dangereux.
12:08Avec les commissariats qu'on est obligé de mettre en dehors des zones où les policiers travaillent
12:13pour assurer la sécurité de leur famille.
12:15Mais qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
12:17Vous êtes typiquement la mission régalienne de l'État.
12:20C'est-à-dire que vraiment, c'est l'État qui doit vous protéger, vous donner les moyens.
12:24Qu'est-ce qui vous manque ? Qu'est-ce qu'il faudrait ?
12:26Alors, une petite modification, Sophie de Montreux.
12:29En fait, ce sont les policiers qui s'écartent de leur commissariat.
12:33Ah, c'est eux ?
12:34Ben oui, en fait, on est bien obligé, nous, de sortir de nos circonscriptions
12:38pour ne pas être concentré à la population au quotidien.
12:42Nous, enfin voilà.
12:43Et du coup, on est impacté comme tout le monde par aussi le pouvoir d'achat, carburant, patati, patata.
12:48Ben oui, bien sûr.
12:49Les solutions, alors moi, personnellement, j'en aurais une, mais il faudrait surtout que, en ce guillet, force doit rester
12:58à la loi,
12:59rendre ce métier attractif, aussi bien humainement que par la rémunération, évidemment.
13:06Mais il faut vraiment que ce métier redevienne un petit peu un métier, une vocation, voilà.
13:12Des gens qui s'engagent et non pas qu'ils restent 10 ans, 15 ans et qui, en fait, déboutaient
13:17parce qu'il y a encore 15 ans, c'est énorme.
13:19Moi, ça fait 21 ans.
13:21Bon, ben, il y a des fois où je me pose la question.
13:23Vous avez vu les choses dépérir, si j'ose dire, en 21 ans, les choses devenir de plus en plus
13:29compliquées, Thomas ?
13:31Oui, oui, ça se complique. Clairement, ça se complique. On a affaire à une délinquance qui est de plus en
13:36plus compliquée.
13:37Moi, pour vous donner un titre d'exemple, je suis confronté à la population qui va être éloignée du territoire
13:42national.
13:44Les dossiers que l'on traitait il y a encore 10 ans, 15 ans, donc dans les années 2005, à
13:49peu près,
13:50c'était des dossiers de personnes qui avaient commis des infractions délictuelles, certes,
13:55mais aussi des gens qui n'avaient parfois pas de documents pour se joindre sur le territoire national.
13:59Aujourd'hui, nous n'avons affaire qu'à des sortants de prison.
14:02Et quand je vous parle de sortants de prison, c'est du lourd.
14:05Je ne m'étends pas parce qu'il y a des auditeurs, peut-être des âmes un peu chasses, mais
14:09c'est du lourd.
14:11Mais au-delà des problèmes des policiers, je vous entends,
14:15est-ce qu'il n'y a pas un problème également de ce que deviennent vos dossiers ?
14:18On a vu qu'il y avait eu des gens très choqués de voir le syndicat de la magistrature à
14:24la fête de l'Huma.
14:26Est-ce que le souci n'est pas là ? C'est-à-dire l'impression de travailler dans le
14:31vide
14:31et finalement de ne pas être utile à son pays ?
14:37Alors, c'est le problème de la justice.
14:40Moi, je me suis toujours efforcé de dire à mes collègues,
14:45attention, nous, on a un boulot à faire, les gens comptent sur nous, les gens nous regardent.
14:49On ne peut pas dire, on lève le pied ou on en fait moins parce que derrière, la justice ne
14:54fera pas.
14:55Donc moi, mon but auprès de mes effectifs, c'est de leur dire,
15:00attention les gars, on est là pour bosser, les gens comptent sur nous.
15:03On est rémunérés aussi par les impôts.
15:06On ne l'oublie pas, je ne l'oublie pas, on a un devoir envers.
15:08Bravo pour votre conscience professionnelle.
15:10Oui, mais ça doit être usant aussi.
15:11Vous entendez votre équipe ?
15:15Oui, tant bien que mal.
15:16Alors, bien sûr, plusieurs fois par semaine, par mois, on va interpeller une personne qui a déjà été interpellée.
15:23Eh bien, on recommence parce qu'il y a bien un jour où ça va tomber.
15:26C'est David Lissnard qui disait l'autre jour, je crois, qu'on peut bien laisser une 28e chance à
15:31une personne belle.
15:32Alors, c'était ironique de sa part, bien sûr.
15:34C'est vrai, mais est-ce que vous arrivez à dialoguer avec la justice ?
15:40Alors, est-ce que vous pourriez leur faire comprendre qu'arrêter quelqu'un et le voir en liberté deux heures
15:46après, ce n'est pas évident ?
15:49Moi, je n'y suis pas confronté aux magistrats, donc je ne vais pas rentrer sur ce volet parce que
15:54je ne suis pas confronté.
15:56En revanche, une chose, j'espère que les magistrats travaillent sur des textes et donc les textes, ils les appliquent.
16:05Le problème des textes, c'est qu'ils sont très vieux et ne sont plus adaptés aujourd'hui.
16:08Oui, oui. Comme l'ordonnance des mineurs de 45 dont on parle souvent.
16:12Rani Slimane, c'est vrai que vous êtes membre d'LFI et les relations, il faut bien le dire, parfois
16:17entre votre parti et la police sont...
16:20Non, vous me regardez, Eric Coquerel qui dit la police tue, la police est raciste.
16:24Bon, c'est pas... Voilà. Donc, c'est bien que vous posiez une question à Thomas, vous laissez la parole.
16:29Moi, j'ai aucun souci avec la police. Au contraire, moi, déjà bonjour monsieur, une chose qui est claire, c
16:35'est les conditions d'exercice dont vous avez parlé.
16:40Il suffit de visiter un commissariat, n'importe quel commissariat en France pour voir que travailler dans ces conditions, c
16:45'est indigne.
16:46Les policiers sont des travailleurs comme les autres. Moi, je défends les travailleurs.
16:50Alors, vous dites, oui, la FI. Ben oui, mais du coup, je défends les policiers.
16:53Parfois, vos collègues ont des mots un peu durs à l'endroit des policiers.
16:56Lorsqu'il y a eu la réforme des retraites, moi, je suis allé visiter le commissariat de Montpellier.
17:00J'ai rencontré les policiers et on a discuté avec les syndicats de policiers parce que, pas tous les syndicats,
17:08parce que certains avaient une position ambiguë sur la retraite par dogmatisme.
17:12Mais certains étaient très clairs en disant, ben oui, sur ça, on est d'accord.
17:16Donc, la question des conditions de travail de la police en France, évidemment, elles sont déplorables et elles n'ont
17:23pas du ciel.
17:24C'est des choix politiques qui ont été faits. Nicolas Sarkozy a réduit le nombre de policiers.
17:27Ah oui, mais c'est la droite, c'est pas la FI. Ouais, ben c'est lui qui a réduit
17:30le nombre de policiers.
17:30Ça fait 15 ans.
17:32Je voudrais pas finir mon propos sans s'aggraver.
17:34Non, mais il faut réviser le logiciel. Ça fait 15 ans que Sarko a quitté le pouvoir.
17:37Oui, et ses effets, ses effets se sentent...
17:39Et René Cotty, il a fait quoi avec la police ?
17:42Je pense qu'il faut quand même...
17:43Attendez, je voulais terminer.
17:45Non, mais bien sûr, mais...
17:46Et en fait, si jamais vous regardez...
17:47C'est suranné comme raisonnement.
17:48Non, c'est pas suranné parce que les effets, les décisions politiques se prennent des années à sentir les effets
17:52par effet pépillant.
17:53Oui, aussi.
17:58Il manque d'effectifs.
18:00Il manque d'effectifs, et ça c'est un problème.
18:03Et le deuxième souci, c'est...
18:04Et ça, c'est pas une décision qui date de René Cotty, mais du gouvernement actuel.
18:09C'était la fin.
18:10C'était la mise à mort de la police judiciaire.
18:13Parce que pour traiter des affaires, notamment de grand bantitisisme, et notamment de drogue,
18:19il faut faire des enquêtes, et on peut pas compter que sur le flag, le flagrant délit.
18:23Et je pense que monsieur le policier sera d'accord avec moi.
18:25Et ces effectifs de police judiciaire ont été flingués, purement et simplement, par monsieur Darmanin.
18:31Donc il n'y a pas monsieur René Cotty.
18:33En fait, c'est un petit un...
18:33Oui, votre argument porte beaucoup plus, quand vous parlez de Darmanin, que d'aller chercher Sarkozy il y a 15
18:37ans.
18:38Je vous remercie pour vos conseils hétoriques, parce que ce que je voulais dire, c'est que, de Nicolas Sarkozy
18:42jusqu'à maintenant,
18:43les gens qui ont le plus parlé de la police, c'est eux qui l'auront fait plus mal.
18:46Vous êtes d'accord avec ça, Thomas ?
18:48Oui, en partie.
18:50Alors, concernant monsieur Sarkozy, s'il faut en parler...
18:54Non, bon, on va pas faire le débat sur monsieur Sarkozy, mais...
18:59Rani Slimane nous dit, ce sont les gens qui parlent le plus de la police, finalement, qui leur font le
19:03plus de mal.
19:04Est-ce que vous aimez ?
19:04C'est intéressant de savoir ce qu'ils pensent de Sarkozy.
19:07Oui, oui.
19:07Ça s'est vérifié, en effet, malheureusement.
19:11À titre d'exemple, il n'y a jamais eu autant d'expulsions du territoire national que sous l'ère
19:14Hollande.
19:16Donc, en effet, il y a de quoi se poser des questions sur les générations antérieures et austérieures.
19:21En revanche, après, pour ce qui concerne ceux qui parlent le plus de la police, en effet, on a...
19:29Je voulais pas faire politique, mais vu qu'on m'emmène sur le terrain...
19:32En effet, monsieur Darmanin a été ministre dans plusieurs domaines, les comptes publics, l'intérieur.
19:39Aujourd'hui, la justice permet aussi d'envoyer des courriers au ministre de la Justice en lui disant ce que
19:44tu fais.
19:45Ça va pas ?
19:46Oui, mais monsieur Darmanin...
19:47C'était suite à l'affaire Liana qui a beaucoup choqué la France, c'est vrai.
19:50Oui, oui, oui, mais ça fait très longtemps qu'il est aux commandes.
19:54Alors, attention, il y a eu de l'amélioration avec lui.
19:57On n'aura pas à se mentir.
19:59Néanmoins, c'est pas suffisant.
20:01Et le problème, en effet, de l'investigation, c'est un problème incroyable.
20:04Il faut se dire, ce qui s'est passé, c'est un scandale.
20:07Et aucun policier ne pourra s'en satisfaire.
20:09Je voulais votre avis, justement, sur la politique judiciaire,
20:12parce que là, je veux pas qu'on passe vite dessus.
20:14La question du taux d'élucidation des crimes a baissé à la suite de ces décisions.
20:18Selon vous, qu'est-ce qu'il faudrait faire pour, justement...
20:21Parce que tout à l'heure, vous parliez de trafic de drogue,
20:22donc des choses un peu conséquentes dans notre pays.
20:26Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
20:28Est-ce qu'on devrait remettre des moyens dans l'investigation ?
20:30Ou est-ce qu'on doit continuer avec ces espèces d'opérations, comme ça, place nette ?
20:34Moi, j'ai vu ça dans mon quartier, ça fait rire les gens.
20:37Et ça révèle les personnes âgées la nuit.
20:40Et je voulais avoir votre avis, justement, sur la doctrine.
20:42Parce que la question aussi, c'est la question de la doctrine policière.
20:44Vous avez parlé beaucoup de reconduite à la frontière, j'entends cela.
20:47Mais il n'y a pas que ça.
20:49Et je voulais savoir, c'est quoi votre vision de la doctrine,
20:51notamment sur le fait, est-ce qu'on doit mettre plus de moyens sur le flagrant délit ?
20:55Ou est-ce qu'on doit remettre des moyens sur l'investigation ?
20:58En tout cas, vous, avec votre expérience du terrain, on ne vous demande pas d'être responsable politique.
21:04Moi, je ne suis pas porte-parole.
21:05Bien sûr, bien sûr.
21:06Non, non, je demande à vous.
21:07Avec mon expérience, moi, je suis un Paul Prox.
21:11Je déplore que ça ait été retiré, parce que c'était une source d'information et d'investigation,
21:16mine de rien, qui était incroyable.
21:19Donc aujourd'hui, pour moi, il faudrait remettre un petit peu de police dans les quartiers.
21:23Non pas forcément pour taper sur les gens, entre guillemets, c'est-à-dire même au portefeuille,
21:26mais surtout pour créer du lien, c'est possible de faire l'urgence.
21:30Et ensuite, en ce qui concerne le plan d'investigation,
21:34si en effet la Paul Prox oeuvre, derrière, il faut également remettre des moyens là-dedans.
21:40La police de proximité et la justice de proximité qui fait d'excellents résultats quand on l'applique.
21:45C'est sympa.
21:46Il faudra le dire à Jean-Luc.
21:47Il faudra le dire à tout le monde, surtout.
21:50Merci, Thomas.
21:51On se retrouve dans quelques instants.
21:53Gilles, juste le petit mot de la fin.
21:56Petit, petit, rapide.
21:58Élucidation.
21:58On a parlé des taux d'élucidation.
21:59Il y a un moyen qui est très fort.
22:01C'est deux choses qui ne vont pas vous plaire.
22:03La vidéoprotection.
22:04Plus elle est forte, plus on augmente le moyen.
22:05On est à 73% à chalon sur son avec nos caméras.
22:08Et demain, grâce à l'intelligence artificielle,
22:12on augmentera encore les taux d'élucidation.
22:13Donc les moyens techniques peuvent aussi être un secours pour les moyens humains
22:16qui sont indispensables.
22:17Et Thomas l'a très bien dit sur le terrain.
22:19Mais avec un secours de moyens techniques,
22:21rénovés avec les nouvelles technologies.
22:22Et ça, franchement, ça protégera davantage nos concours citoyens.
22:25Et on soutient les policiers, évidemment,
22:26qui font un travail extrêmement difficile.
22:28On remercie Thomas.
22:29Mais alors, les moyens techniques qui, parfois,
22:32se retournent contre la police,
22:33puisqu'on parlait, on a donné la parole à Thomas,
22:36je voudrais quand même vous faire réagir à ce qui s'est passé à Carcassonne.
22:39Parce qu'il y a une deuxième affaire,
22:40ça va faire plaisir à Arani Stémane.
22:42Ça ne me fait pas plaisir.
22:42Non, non, non, non.
22:43Moi, je suis pour le public du weekend.
22:44Évidemment, mais c'est vrai que Manon Oubry a relayé cette information à un policier.
22:50Non, mais j'ironise, évidemment.
22:51C'était de la provocation.
22:52Et on en parle dans quelques instants sur Sud Radio.
22:56Sud Radio.
22:58Parlons vrai.
22:59A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
23:01A vous de le dire avec mes débatteurs du jour,
23:03Sophie de Menton, Rani Stémane et Gilles Platré.
23:06On parlait il y a quelques instants de cette journée de mobilisation en France.
23:10Chacun de son côté exprime sa colère.
23:12Les policiers, notamment qui se retrouvent à Paris
23:15et dans d'autres villes de France,
23:17plusieurs villes de France,
23:18même on vient d'avoir un policier qui nous appelait du Sud de la France.
23:22Primes de carrière, davantage de moyens, primes de risques.
23:27Ils tirent vraiment la sonnette d'alarme, ces policiers.
23:29Alors la police, parfois, qui est prise dans des affaires assez scandaleuses.
23:35Une vidéo tournée le 21 juin à Carcassonne circule depuis samedi.
23:38Le parquet a ouvert une enquête,
23:39confié des investigations à l'IGPN, la police des polices.
23:43Elle montre un homme violemment projeté au sol par un policier national.
23:47Ça date du 21 juin, soir de la fête de la musique.
23:51Parmi les policiers municipaux présents se trouvait César
23:54dont les propos racistes ont été révélés il y a quelques jours.
23:57pour extraire.
24:00Oh !
24:02Mais !
24:05Oh, mais je les claque la gueule par terre !
24:07Ça fait pas !
24:08Oh !
24:09Ah, de toute façon, c'est filmé !
24:11Oh !
24:11Et si ça a trop ma crânien, vous faites quoi ?
24:13S'il crève maintenant, là !
24:15Bon, en l'occurrence, Youssef E est mort une dizaine de jours plus tard.
24:20Alors, on a vu que Manon Aubry demandait une enquête judiciaire.
24:24Alors, cette enquête, elle a quand même eu lieu.
24:25Pour le moment, il y a eu une autopsie.
24:27La procureure a affirmé qu'il n'y avait aucun lien de causalité
24:31entre la scène filmée et le décès de l'homme.
24:3313 jours plus tard, il n'empêche, c'est pour ça que je voulais en parler aujourd'hui
24:37sur Sud Radio, cette scène choc.
24:39Il y a eu déjà des événements à Carcassonne il y a quelques semaines
24:43qui ont été révélés.
24:44Gilles Platré, quel est votre regard ?
24:47Est-ce que c'est un cas isolé ?
24:48Ou, comme le dit d'ailleurs Éric Coquerel, le disait il y a quelques mois,
24:52bon, il y a une forme de racisme endémique au sein de la police ?
24:56Les procès d'attention, je n'y crois pas du tout et je les repousse très honnêtement.
24:59Là, moi j'ai vu les images et elles sont effectivement choquantes.
25:02Il y a visiblement un emploi de la violence qui n'est pas proportionné.
25:06En tout cas, c'est ce qu'on croit voir.
25:07Je me méfie toujours des images parce qu'on vous prend la séquence, évidemment,
25:10qui est dans les derniers instants.
25:11Ce qui serait intéressant, mais l'enquête va le dire,
25:14c'est dans quel contexte l'intervention de la police
25:16qui visiblement était conjointe entre police municipale et police nationale.
25:18J'ai cru comprendre que le fait de violence venait d'un policier national,
25:22mais il y avait des policiers municipaux autour,
25:24ce qui arrive souvent dans des opérations coordonnées.
25:27Simplement, attention déjà à la séquence qu'on nous propose.
25:30Deuxièmement, ce que j'en ai vu me paraît choquant
25:32et en tout cas absolument pas conforme au cadre d'emploi.
25:35Troisièmement, c'est pour ça que je dis que c'est intéressant d'avoir le contexte.
25:39Visiblement, c'était une intervention sur des populations sans domicile fixe.
25:44C'est ce que j'ai cru avoir comme information.
25:46Je ne veux pas minorer du tout le geste.
25:49Je dis simplement une chose, c'est que nos policiers ont beaucoup de difficultés, c'est vrai,
25:54à réguler l'ordre public, à assurer l'ordre public sur l'espace public vis-à-vis de certaines populations
26:00et notamment des sans domicile fixe.
26:02Ça ne justifiera jamais ce que j'ai vu sur l'image, c'est bien clair.
26:06Mais je veux aussi redire quand même, et Thomas, s'il était encore là, notre auditeur policier le dirait,
26:10la difficulté du métier, notamment vis-à-vis de ces populations qui sont très très compliquées à gérer.
26:15Voilà. Simplement, il nous faut une enquête.
26:17Alors là, pour le coup, je rejoins complètement ce qui est là-dedans.
26:18Il y a une enquête en cours.
26:19L'enquête est en cours, en interne, pour voir si vraiment il y a d'abord un lien de cause
26:24à effet.
26:24Pour le moment, il n'est pas établi entre le geste de violence et le décès de cette infortunée personne.
26:31Non, non, mais la procureure, en effet, affirme qu'il y a un lien.
26:33Voilà. Moi, je vais être très clair là-dessus.
26:34Simplement, encore une fois, l'image m'a effectivement choqué, comme elle peut choquer absolument tout le monde.
26:38Mais, tenons compte toujours, et c'était pareil pour Naël, tenons compte du contexte.
26:44On ne peut pas, aujourd'hui, jeter comme ça des imprécations, surtout sur des faits aussi graves, sans avoir un
26:51contexte précis.
26:52Donc, c'est simplement un appel à la prudence, au lieu d'attaquer la police dans son ensemble et d
26:57'en tirer des leçons hâtives.
26:58Rani Slimane, conseiller municipal, je le rappelle, LFI et Montpellier.
27:01Il y a beaucoup de choses à dire.
27:03Vous parlez de contexte, et effectivement, il faut recontextualiser.
27:06Ça a eu lieu dans une ville, c'est pas n'importe quelle ville, c'est Carcassonne, qui est proche
27:11de la mienne, à Montpellier.
27:13Cette ville, elle a un maire, Rassemblement National, M. Barthès, qui a eu des propos, tout le long de sa
27:19carrière politique, qui étaient sans équivoque.
27:21Je ne fais pas de lien de cause à effet, je ne dis pas qu'il est responsable de ce
27:23qui s'est passé,
27:26mais il a une responsabilité morale et politique.
27:30Quel type de propos sans équivoque ?
27:32Au Front National, au Rassemblement National, sur la question du grand emplacement,
27:36sur la question que du coup, il y a des gens qui ne devraient pas être là, alors qu'ils
27:39sont légitimes à être là,
27:40à savoir votre auguste serviteur.
27:43Donc, il y a des choses comme ça.
27:45Vous pensez quoi ? Vous l'accusez d'attiser une forme de haine, de racisme ?
27:48Pas que lui, le Rassemblement National.
27:49Parce que les faits, les premiers faits à Carcassonne, c'était avant, c'était antérieur à son élection.
27:53Et c'est vrai que les vidéos ressortent en ce moment.
27:57On ne sait pas trop pourquoi, d'ailleurs, ça ressort autant.
28:00Ce qui est particulier, c'est que, donc je parlais du contexte, juste avant, il y a eu la vidéo
28:04de ce policier municipal,
28:08qui, pas très intelligent, avait sa caméra en plus activée, il ne savait pas la désactiver,
28:12et il s'est lâché en disant des choses horribles, qui n'ont pas à voir cours dans notre police
28:17républicaine.
28:18Parce que, je le rappelle, la police, c'est quoi ?
28:20C'est des gens qui ont un droit à assermenter, tout à fait, madame,
28:24qui ont un droit d'user la violence et qui portent une arme.
28:28Donc, on attend de eux, et c'est pour ça qu'on est exigeants, on attend de eux,
28:31plus qu'ils ont une arme, plus qu'ils sont assermentés, d'être irréprochables.
28:34Et les policiers, eux-mêmes, le disent.
28:35Quand on parlait à des policiers qui font bien leur métier, ils disent, c'est normal,
28:37on n'est pas n'importe qui, on est des policiers.
28:39Et donc, comme dirait Spiderman, des grands pouvoirs, des grandes responsabilités.
28:43Et le problème qui s'est passé, c'est que ça a lieu à Carcassonne,
28:46juste avant, il y a cette vidéo où on voit une personne, un policier,
28:51qui, pendant ses heures perdues, fait le service d'ordre du Front National,
28:53du Rassemblement National.
28:55Donc, il y a quand même, dans la même ville, des implications politiques qui sont concernantes.
29:02Le RN a immédiatement suspendu ce policier, en l'occurrence, celui dont vous parlez.
29:07Immédiatement, si, si, le lendemain.
29:08Je n'ai pas du contraire, mais on ne va pas les applaudir.
29:11Parce qu'ils avaient quelque chose dans leur service d'ordre, des gens comme ça.
29:14Et ça pose des questions.
29:16Ensuite, sur la question, vous parliez des populations.
29:19Et en effet, c'est là où, tout à l'heure, je voulais rentrer en contradiction avec vous,
29:24Madame de Menton, vous inciter lourdement sur les fonctions régaliennes de l'État.
29:27Bien évidemment, elles sont importantes.
29:29Mais, il y a la République sociale.
29:31Ça veut dire que l'État, ce n'est pas que le régalien.
29:33Et le fait qu'il y ait des gens en misère psychiatrique,
29:36le nombre de gens qui ne sont pas traités par l'institut psychiatrique
29:38et qui se promènent dans la rue, c'est quoi ?
29:40C'est parce qu'on ne veut plus mettre de l'argent autrement que du régalien.
29:43Et c'est régalien ? La santé.
29:45Ah, on est d'accord.
29:47Deuxièmement, il y a la misère sociale.
29:49Vous dites qu'il y a des problèmes avec des centres de domicile fixe.
29:51Et alors, c'est très sensible.
29:53J'essaie juste de regarder sur le terrain, dans ma ville, notamment, ce qui se passe.
29:55Vous voyez ?
29:56Sans faire d'idéologie, très honnêtement.
29:58Parce que par ailleurs, on les aide aussi sur le plan social,
30:00ces personnes-là qui sont dans la rue.
30:01Donc, je n'ai pas de problème à en parler.
30:03Et je ne pense pas d'ailleurs que ce soit des motifs forcément racistes.
30:05En l'occurrence, je ne sais pas l'identité de la personne qui est décédée, très honnêtement.
30:09Mais honnêtement, indépendamment des origines des personnes,
30:12je vous dis simplement que quand vous êtes policier face à des comportements réitérés
30:17de personnes qui, c'est vrai, souvent, ont des problèmes psychiatriques graves,
30:20des problèmes d'addiction terribles, des problèmes de misère,
30:23personne ne les conteste.
30:24Et au contraire, on essaie, nous, de les accompagner aussi.
30:26C'est très compliqué quand vous êtes policier sur le terrain.
30:28Et je ne dédouane pas ce policier pour le geste qu'il a eu.
30:31Je le redis.
30:32Je vais juste recontextualiser sur le terrain.
30:34Oui, mais ça, il n'y a pas de problème.
30:35Mais tout à l'heure, vous avez dit qu'on est dans une société qui devient tout marchand.
30:39C'est vous qui avez dénoncé ça.
30:40Et je partage ça.
30:40Il y a un manque de solidarité, un manque de cohésion, un manque de nous ensemble.
30:44Et en fait, ce qui se passe, c'est que notre société produit de la misère.
30:49Et cette misère, comme vous l'avez dit, les infirmiers, les pompiers, les policiers,
30:53se les prennent en plein visage.
30:56C'est l'État qui produit la misère.
30:56Et donc, du coup, non, c'est le manque d'État qui produit la misère.
31:00Mais non, c'est l'État...
31:01Vous venez de dire...
31:02Alors, c'est certainement pas votre modèle.
31:04Et c'est le modèle de personne, j'imagine.
31:07Allez aux États-Unis, vous allez voir, là, la misère.
31:10Ce sont des gens abandonnés.
31:12Les centres-villes sont pleins de gens...
31:14Vous apportez de l'eau à Montmoulin, justement.
31:16On est en train de s'américaniser.
31:17Et moi, je ne veux pas m'américaniser.
31:18Je ne veux pas une police américaine.
31:19Je ne veux pas un système de santé américain.
31:21Je ne veux pas un président américain.
31:22On est loin d'abandonner quand même les gens à leur risque.
31:25On est en train...
31:26Non, mais on en prend la direction.
31:27Vous avez vu l'État de l'hôpital ?
31:29Allez dans un hôpital.
31:30Mais comparez l'hôpital maintenant, il y a 20 ans.
31:31Bien sûr.
31:31On est en train de s'américaniser.
31:33La police, et c'est ça que...
31:34En fait, c'est la doctrine.
31:35Ce n'est pas les gens.
31:37Ce n'est pas les gens.
31:37C'est la doctrine.
31:38Et vraiment, je vous conseille d'écouter le député de la France Insoumise,
31:43Hugo Bernalicis, qui parle de ces questions
31:44et qui intervient à l'Assemblée nationale.
31:46Et il a dit à maintes reprises lors des débats parlementaires.
31:49Écoutez-les.
31:50En fait, ce que j'aimerais, c'est qu'on ne caricature pas ce que l'on dit.
31:52On peut ne pas être d'accord, mais caricature pas.
31:54Je ne vous accuse pas, mais parfois, vous êtes vous-même la caricature.
31:57Je ne dis pas vous, qui est personnel.
31:59Je ne vous connais pas assez pour ça.
32:00Mais franchement, quand on écoute certains leaders et des filles,
32:03les caricatures, c'est déjà dans vos rangs qu'elles existent.
32:05Alors, imaginons...
32:06Ce n'est pas dans l'interprétation de vos propos.
32:08Imaginons cela.
32:10Imaginons cela.
32:10Et je ne souscris pas.
32:12Dans ce cas-là, moi, je vous dis,
32:13on a un propos politique sur la question de la doctrine de la police.
32:15Et quand on arrive à un stade où, s'il n'y avait pas cette caméra,
32:18on ne l'aurait pas vue, ce storm serait tombé à terre.
32:20Ce qui fait cette histoire, c'est qu'on filme la police.
32:23On est un stade où on doit filmer la police.
32:24Et c'est problématique.
32:25Non, non, mais c'est pour ça qu'on a voulu le diffuser.
32:28Mais enfin, des policiers attaqués,
32:30c'est vrai qu'il y en a aussi beaucoup pris pour cible.
32:32Mais évidemment, mais c'est quotidien.
32:33Écoutez, je vais le dire.
32:34C'était bien de voir les deux côtés.
32:36Je vais le dire une fois pour tout.
32:36Merci à vous.
32:37Par exemple, à la France Assommise,
32:38on ne veut pas que les gens attaquent la police
32:40et on ne veut pas que la police attaque les gens.
32:41En fait, on veut qu'elles sont attaques.
32:41On aimerait avoir un monde de bisounours.
32:43Non, ce n'est pas bisounours.
32:45On aimerait bien, nous aussi.
32:45C'est juste de faire en sorte qu'il y ait des conditions sociales
32:47pour que la misère n'explose pas à la gueule de tout le monde.
32:50Tout simplement.
32:51Bon, on se retrouve dans quelques instants.
33:00Elle exprime ses regrets.
33:02Elle dit que les institutions ont failli.
33:04Et on a mis le temps.
33:06Les violences dans le périscolaire,
33:08ce n'est pas que Paris, c'est toute la France.
33:10Mais enfin, c'était important,
33:11cette audition de la maire de Paris,
33:13quand même très attendue devant le Sénat ce matin.
33:15Tout de suite sur Sud Radio.
33:20Troisième et dernière partie d'émission
33:22avec Sophie de Menton,
33:23Rani Slimane et Gilles Plétré.
33:26On parlait il y a quelques instants
33:29de Anne Hidalgo.
33:30Anne Hidalgo, on voulait l'entendre.
33:33Elle a enfin parlé, la maire de Paris,
33:34devant le Sénat
33:36avec son adjoint Patrick Bloch,
33:38entendu sur les violences dans le périscolaire.
33:41Je vous rappelle un petit peu les faits.
33:42132 animateurs, dont 52,
33:44pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes
33:47ont été suspendus.
33:49Alors, c'est une affaire qui va bien au-delà de la capitale
33:52puisqu'il y a eu des signalements dans toute la France.
33:54Un peu partout, 166 faits de violences sexistes et sexuelles
33:58signalées dans le périscolaire en France
33:59durant l'année 2024-2025.
34:01Mais c'est vrai que c'était une audition attendue.
34:04Anne Hidalgo avait du mal à exprimer des regrets.
34:06Manifestement, elle l'a fait pour la première fois
34:08de manière vraiment explicite.
34:09Nos institutions ont failli, a-t-elle dit.
34:12Je vous propose d'écouter Anne Hidalgo,
34:14manifestement, qui était au courant quand même
34:16depuis 2014.
34:17Et ça, c'est un fait nouveau.
34:19En 2014, lorsque je deviens maire,
34:23je suis saisie, je suis informée
34:27d'un certain nombre de cas de violences,
34:30pour tout vous dire, pas dans le périscolaire,
34:32mais dans des conservatoires parisiens.
34:36Donc voilà, Anne Hidalgo qui était au courant.
34:38Dans les conservatoires, elle considérait
34:39que ça ne la regardait pas ?
34:40Oui, non mais j'avoue que j'étais un peu frustrée
34:43parce qu'on n'a pas entendu l'audition
34:44et le son s'arrête comme ça.
34:47C'est vrai qu'il va vraiment...
34:49Alors, je voudrais, oui, qu'on rende des comptes.
34:52Alors, il faut évidemment rendre des comptes
34:54que M. Hadis, ce qui est arrivé, est arrivé,
34:55surtout que ça ne se renouvelle pas.
34:58Et je pense que c'est un peu un travers terrible.
35:02Ce n'est pas mon problème, ça ne me regardait pas.
35:04C'est l'autre.
35:05Les pléthores d'administrations...
35:06Il y avait une omerta absolue.
35:07Voilà.
35:08Et alors, je voudrais quand même signaler quelque chose
35:11qui est parallèle à ça, mais très choquant.
35:14C'est qu'on a exigé la parité partout.
35:18Et absolument partout maintenant, il faut la parité.
35:20Et donc, on a recruté...
35:22D'abord, on avait du périscolaire
35:24et on n'avait pas de personnel.
35:25Donc, ils ont mal recruté, rapidement.
35:27Et on a recruté quoi ?
35:29On a recruté à égalité hommes et femmes.
35:31Et il y a eu 50% d'hommes.
35:34Et je considère que pour s'occuper de la petite enfance
35:38ou des petits des enfants,
35:40ce ne serait pas arrivé s'il y avait eu beaucoup plus de femmes.
35:46Je pense, ça ne regarde que moi,
35:48mais ça m'a été dit également par ces services
35:51que le recrutement de jeunes hommes avait été un problème.
35:55D'ailleurs, tous les problèmes sont venus d'hommes.
35:57Alors, à Neuilly-sur-Seine, il y avait en effet une affaire
36:00avec une maîtresse, une institutrice visée par 4 plaintes,
36:04mais c'est factueux.
36:07C'est essentiellement des hommes, mais on pourrait aussi considérer cette question.
36:11Oui, et 81% des déviances sexuelles contre les mineurs
36:14se produisent dans le cadre familial.
36:16Il faut le préciser aussi.
36:17Oui, 40% concernent le milieu scolaire,
36:2028% les centres de loisirs.
36:22Je vais prendre un premier auditeur avant de vous donner la parole.
36:25Raphaël, vous nous appelez de Cachan.
36:27Bonjour, soyez le bienvenu sur l'antenne de Sud Radio.
36:29Je ne sais pas si vous avez suivi Anne Hidalgo ce matin ou pas,
36:34mais il n'empêche, c'est vrai qu'on attend des réponses.
36:38Oui, alors effectivement, c'est assez troublant
36:41pour des personnes qui sont assises sur des propos de justice
36:46et d'invention et qui sont totalement élus de leur responsabilité
36:50pour des faits très graves commis sur des mineurs,
36:54sur des personnes innocentes.
36:56On s'attendait un peu plus de franchise,
36:58donc c'est un peu décevant,
36:59d'autant plus que les faits sont massifs
37:02et inquiètent les parents de manière très légitime.
37:06Donc voilà, moi j'ai un enfant de 3 ans,
37:09qui est au périscolaire, je ne suis pas encore
37:12dans le confronter à ce type de publicité.
37:15Vous hésiteriez justement, Raphaël,
37:17à mettre votre enfant maintenant dans le périscolaire,
37:19c'est-à-dire un heure des heures de cours.
37:22Vous hésiteriez ?
37:23Alors, je ne peux pas hésiter
37:25parce que je ne veux pas avec mes fonctions
37:28faire autrement.
37:29On n'a pas de solution alternative, tout simplement.
37:32Donc on est confronté à une certaine fatalité
37:34de mettre ses enfants dans le périscolaire
37:37parce qu'on finit assez tard le soir
37:39et on commence tôt le matin.
37:41Donc on est face à un mur ou à un bilan.
37:44Mais je pense qu'il ne faut pas tout jeter
37:46dans le périscolaire.
37:47Là où je réside,
37:49les activités sont plutôt qualitatives.
37:52Les animateurs sont également assez à l'écoute.
37:55On n'a pas, en tout cas,
37:57un ressenti de malaise.
37:59Oui, et puis vous êtes certainement
38:00beaucoup plus vigilant.
38:01Il ne faut pas exagérer non plus.
38:02Est-ce qu'on sait tout ça ?
38:03Les parents mettent leurs enfants.
38:05Comment va l'enfant ?
38:07Entre parents, on se parle.
38:08Il y a des parents qui hésitent maintenant.
38:10C'est normal.
38:11C'est normal aussi.
38:12Non, je crois qu'il ne faut pas dire
38:13qu'on a peur de mettre ses enfants
38:14dans le périscolaire.
38:14Il ne faut pas exagérer.
38:15Il y a des parents qui ont peur, Sophie.
38:17Enfin, voyons.
38:17Oui, moi aussi, ça peut jouer.
38:18L'affaire Sophie a forcément
38:20découragé certaines familles
38:21quand elle pouvait avoir le choix.
38:22Monsieur nous dit qu'il n'a pas le choix
38:24et ça s'entend complètement.
38:25Et Raphaël, je vous laisse poursuivre quand même
38:26et puis je donnerai la parole
38:27à mes débatteurs.
38:30Vous aviez fini, peut-être ?
38:31Non, oui, c'est assez sympathique.
38:34Mais moi, je pense qu'effectivement,
38:35il ne faut pas qu'il y ait une psychose
38:37pour l'ensemble des parents.
38:38C'est vrai que dans ce cas,
38:39on ne sort plus de chez soi.
38:41Ça vaut pour n'importe quel, finalement,
38:43fait de société.
38:44Il faut être vigilant,
38:46être à l'écoute, effectivement,
38:47de ses enfants si quelque chose ne va pas.
38:49Ça, je pense que c'est la moindre des choses,
38:51nous, en tant que parents.
38:53Et ne pas hésiter à alerter.
38:54Dès qu'il y ait des premiers filles,
38:56ils peuvent éventuellement annoncer
38:57des dérives de ce type-là.
38:59Merci, Raphaël, d'être intervenu.
39:02C'est vrai que maintenant,
39:03Sophie n'a pas tort.
39:04Il y a quand même une sensibilisation
39:06sur le sujet.
39:07En fait, il me semble que le fond
39:10de ce dossier, qui est très complexe,
39:11très dur humainement,
39:13ce n'est pas tant que le risque
39:15peut toujours exister.
39:16Hélas, l'humain n'offre pas
39:19que de très beaux aspects.
39:21Hélas, le risque zéro, à mon avis,
39:23aura du mal à être complètement atteint.
39:25Le vrai problème de cette affaire,
39:27c'est d'ailleurs ce qu'un avocat
39:28des familles,
39:29puisqu'un dépôt de plainte
39:30a été posé, comme vous le savez,
39:32a dit, c'est la question
39:34du silence institutionnel.
39:37C'est-à-dire, à partir du moment
39:38où on sait que ce risque existe,
39:41et qu'il est avéré,
39:42et que l'institution en a connaissance,
39:45à quel moment elle décide
39:46d'agir pour faire stopper le risque.
39:50Et le cœur de cette affaire-là...
39:51C'est vrai que dans les familles,
39:52les gens ne dénoncent pas
39:53dans la même famille.
39:54Mais on est d'accord,
39:55et vous avez eu raison de rappeler
39:56que ces violences sexuelles sur enfants
39:58se passent déjà dans le cadre familial.
40:00Mais il n'en reste pas moins
40:01que là, l'institution,
40:02et on parlait hors-en-tête
40:03du mode de gestion,
40:04à Paris, c'est une gestion directe.
40:06C'était une gestion en régie.
40:07D'autres délègues
40:08dans d'autres communes,
40:09mais la vraie question,
40:11c'est, à partir du moment
40:11où vous avez l'information,
40:12qu'est-ce que vous en faites ?
40:13Si vous ne dites rien,
40:15et c'est une des accusations,
40:17qui est adressée
40:18aux responsables politiques
40:19de la mairie de Paris,
40:20si vous ne transmettez pas,
40:21si vous n'en faites rien,
40:22vous êtes responsable.
40:23Et là, pour le coup,
40:25à mon avis,
40:25c'est le cœur du dossier
40:26dans cette affaire-là.
40:27Vous êtes conseiller municipal,
40:28donc j'imagine que ces sujets,
40:31vous les connaissez à Montpellier.
40:32Pas qu'un peu.
40:33Moi, je suis bouleversé,
40:35je suis très ému de parler de ça,
40:36parce que moi, ça m'horrifie.
40:39Vous l'avez dit,
40:40ça n'arrive pas qu'à Paris.
40:42À Montpellier,
40:43on a eu un cas
40:43qui a défrayé la chronique.
40:46Moi, dès ma prise de fonction,
40:47j'ai interrogé
40:47le maire Michael Delafosse,
40:49et j'ai l'impression
40:50que c'est un cas d'école
40:51de ce qui se passe
40:52dans beaucoup de mes eaux
40:52quand ça arrive.
40:54Ça veut dire que j'ai demandé
40:55l'équivalent d'une commission d'enquête,
40:56une commission d'information,
40:58tout simplement
40:59pour faire transpartisane.
41:00J'étais prêt à la partager
41:01avec la majorité,
41:03pour essayer de faire la lumière
41:05et surtout montrer que,
41:06peu importe nos tendances politiques,
41:08là, on parle de gamins,
41:10de gosses,
41:10et donc d'être...
41:11L'union sacrée.
41:12Pour ça, pas de souci.
41:14Et le problème,
41:15c'est que, par exemple,
41:16le réflexe de base,
41:17c'était de refuser
41:18d'être sur la défensive.
41:19Et là,
41:20c'est pas la hauteur.
41:21Nous, ils ont proposé
41:22une espèce de consultation
41:24en ligne des parents.
41:25C'est pas la hauteur.
41:26C'est pas la hauteur.
41:27On parle...
41:28Et parce qu'en plus,
41:28on dit qu'il y a un cas
41:29à Montpellier,
41:30mais on sait très bien
41:30qu'il y en a beaucoup plus
41:31parce que, vu le nombre
41:32qu'il y a à Paris,
41:34proportionnellement, c'est ça.
41:34C'est très difficile
41:35de sortir des chiffres.
41:36C'est un phénomène majeur
41:37la pédophilie en France.
41:38On a un problème
41:39dans notre pays
41:39à en parler.
41:41Et il y a un truc
41:43quasi institutionnel
41:44à vouloir étouffer
41:45ces histoires.
41:45Vous avez parfaitement...
41:46Moi, et ça,
41:46peu importe le parti politique,
41:47peu importe la ligne politique,
41:48ceux qui se rendent coupables
41:50de silence,
41:51pour moi,
41:52doivent rendre des comptes.
41:53Ils sont aussi coupables
41:54presque que les autres.
41:55Merci à tous les trois.
41:56Sophie de Menton,
41:56Rani Slimane,
41:58Gilles Plâtré,
41:59Péricault-Légace.
42:00Bonjour, Stéphanie.
42:00Bonjour.
42:01Alors, c'est pas
42:02boire ou conduire,
42:03il faut choisir,
42:04c'est vivre ou conduire.
42:05Il faut choisir
42:06une bruit des carburants.
42:06Il y a des professions
42:07qui sont dans le désastre.
42:08Nous aurons les marins pêcheurs
42:09et les taxis
42:10qui vont nous dire
42:11le calvaire qui vivent.
42:14Voilà, nous aurons
42:15André Berkamp.
42:15Vaste programme,
42:16aujourd'hui,
42:16ils ne sont pas contents
42:17et on les entend.
42:18On les entend.
42:19Et puis,
42:21quand nous aurons
42:22quatre EHPAD
42:22pour une maternelle,
42:23on va peut-être
42:24commencer à se poser
42:25des questions.
42:25La France est-elle condamnée
42:26à l'hiver démographique ?
42:28Je ne saurais
42:28un appel à la population
42:30pour qu'on fasse
42:31des Françaises
42:32et des petits Français.
42:33Merci, Félix.
42:33A tout à l'heure.
42:35Et nous,
42:35on se retrouve demain
42:3610h à midi
42:38sur Sud Radio,
42:39évidemment.
42:41Sud Radio.
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