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Chaque matin, Ombline Roche vous raconte l'histoire qui se cache derrière un artiste. Un rendez-vous incontournable pour mieux apprécier l'œuvre de son auteur. Aujourd'hui, la partition de Baltimora.

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00:036h19 sur Europe 1, votre partition Ombline Roche, il y a 41 ans tout juste, rentrée 1985, c'est une
00:11rentrée qui vibrait au son de l'Italo Disco.
00:14Oui, avec Baltimora qui régnait alors en maître dans le classement du top 50, on écoutera Tarzan Boy.
00:28Baltimora, ce n'est pas un groupe, ce n'est pas non plus le chanteur qu'on croit, on va
00:32y venir.
00:33On va y venir en effet, d'abord voyage dans cette capsule temporelle Ombline pour rafraîchir un peu notre mémoire
00:39d'anciens clubbers des années 80, c'était quoi l'Italo Disco ?
00:43C'était l'Italie qui faisait de la résistance au moment où le disco américain commençait à s'essouffler, c
00:48'est-à-dire à la fin des années 70.
00:57Cette riposte s'organise autour de synthés et de nouvelles boîtes à rythme dont s'équipent les DJ et les
01:02producteurs transalpins, une mélodie simple, accrocheuse, sur un rythme binaire, pour danser, voilà tout.
01:08Bon, alors plusieurs noms se dessinent dans les cendres encore chaudes, on va dire, du disco.
01:11Et oui, notamment celui qui a participé à cette révolution musicale pailletée, l'italien Giorgio Moroder.
01:25Giorgio Moroder qui, pour rappel, a été le Pygmalion de Donna Summer.
01:29Alors si beaucoup le désignent comme le père fondateur de l'Italo Disco, lui, il refuse tout net d'endosser
01:34ce rôle.
01:34En fait, il faut surtout savoir et voir Giorgio Moroder comme une source d'inspiration majeure pour les producteurs italiens
01:41au début des années 80.
01:42Alors, il y a un petit paradoxe, c'est que ce terme d'Italo Disco, il n'a pas été
01:47inventé en Italie.
01:47Oui, c'est amusant.
01:48Ça vient d'un label allemand ZYX Music, je le prononce à la française, fondé par Bernard Mukilski.
01:55Mukilski, pardon, c'est ce label qui commercialise ce nouveau genre et l'export sur les dance floors américains puis
02:00européens.
02:18Alors, il se trouve que l'Italo Disco, ça va d'abord fonctionner aux Etats-Unis.
02:22Et voilà, autre paradoxe, c'est-à-dire que ça fonctionne surtout dans les clubs de Chicago et de Détroit
02:27avant de traverser à nouveau l'Atlantique au milieu des années 80.
02:30L'Italie devient donc la plaque tournante de la pop dansante synthétique particulièrement redoutable,
02:36chantée dans un anglais avec un accent parfois approximatif.
02:39Le genre atteint son pic de popularité entre 83 et 88 avant de disparaître à la fin de la décennie,
02:45laissant toutefois une graine plantée dans la terre sur laquelle va pousser notamment l'Eurodance des années 90.
03:08Et nous en revenons donc, comme promis, en blin, à Baltimore.
03:12Oui, le projet de musicien milanais Maurizio Bassi, artisan de l'ombre.
03:16C'est lui qui compose, joue les claviers et assure le chant.
03:18Mais avec l'avènement de l'Italo Disco vient l'ère des prêtres.
03:22Non, Maurizio Bassi a besoin d'un visage télégénique pour rendre ses morceaux à l'international,
03:26un mannequin ou un danseur anglophone.
03:28Il recrute Jimmy McShane, un Irlandais, au look déjanté,
03:32avec une présence scénique folle qui devient instantanément une star.
03:36Baltimore sur Europe 1, avec Tarzan Boy.
03:39Baltimore sur Europe 1, avec Tarzan Boy.
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