00:00Ce qu'on a appelé la loi Cazeneuve, la loi de permis de tuer, qui a multiplié par 5 le
00:04nombre de meurtres policiers.
00:06Meurtres policiers, ce sont ces mots qui ont provoqué la colère d'Alliance Police Nationale.
00:11La phrase est prononcée à la fête de l'Humanité par Elsa Marcel,
00:15avocate conseillère municipale à Saint-Denis et militante du collectif Révolution Permanente, proche de la France Insoumise.
00:23On laisse entendre dire que mes collègues se lèvent le matin avec la volonté d'aller tuer quelqu'un.
00:28C'est un discours qu'on combat.
00:30L'avocate assume une critique radicale de l'institution policière.
00:35Elle dénonce la loi Cazeneuve qui prévoit un élargissement de l'usage des armes des forces de l'ordre.
00:39Elle veut dissoudre des unités comme la Bravem et prône le désarmement de la police municipale.
00:46Moi ce que je lui propose à cette dame, c'est de venir tourner avec mes collègues en fait.
00:50Qu'elle passe une vacation sur la voie publique dans les quartiers difficiles,
00:54à en prendre plein la courge, à se faire insulter, à se faire cracher dessus.
00:57Peut-être qu'elle modifiera un petit peu sa position sur la police nationale.
01:03Après les propos tenus par Elsa Marcel, le syndicat Alliance Police Nationale demande au ministre de l'Intérieur de déposer
01:10plainte.
01:11Il a augmenté par 5 le nombre de tirs mortels de la police.
01:13C'est à la fête de l'humanité, c'est révolution permanente.
01:16Bon, c'est évidemment un groupuscule d'extrême gauche, c'est entendu,
01:20mais c'est des choses qui moi me choquent.
01:22Quand j'entends cette jeune femme Elsa Marcel d'expliquer qu'on a multiplié par 5 les meurtres de policiers,
01:29mais comment peut-on dire ça ?
01:31Avec l'engagement des policiers sur le terrain,
01:33s'il y a des bavures, évidemment, elles doivent être sanctionnées,
01:37mais aucun policier ne sort le matin en voulant faire un carnage dans la rue.
01:42Non, il espère même rentrer le soir entier, si vous voulez.
01:46C'est comme ça, plutôt que se poser la question.
01:48Mais ses propos sont profondément, mais c'est honteux, c'est scandaleux.
01:52Alors, on la connaît un peu, l'habitude de ce genre de propos,
01:56ils sont ultra minoritaires ces gens-là dans le pays.
01:59Voilà, c'est pas plus compliqué que ça.
02:00Ah, ils sont ultra minoritaires, je vous assure, ils contaminent.
02:04Mais non, quand vous voyez, par exemple, le taux d'adhésion,
02:07vous savez, il y a un sondage qui est fait tous les ans par le CIVIPOF.
02:10En quelles institutions avez-vous le plus confiance ?
02:13La police, gendarmerie, recueille 78% d'adhésion.
02:17Donc voilà, c'est quand même...
02:17Oui, mais dans l'espace médiatique...
02:19Alors d'accord, il y en a 12% de l'Ontario.
02:21Dans l'espace médiatique, Elsa Marcel, elle a son rond de serviette
02:26et personne ne vient la contestiner.
02:28Elle représente, vous avez raison, personne...
02:3112%, pas grand-chose, c'est pas grand-chose.
02:33Et juste un mot quand même sur le syndicat de la magistrature,
02:35parce que souvenez-vous que ce syndicat a tenu une conférence de presse commune
02:40avec la France Insoumise après le vote,
02:42et le reportage, il faisait référence au projet de loi
02:45que l'on a voté sur la présomption légitime défense pour les policiers.
02:50Et là aussi, ça passe crème.
02:51C'est un syndicat qui tient une conférence.
02:53Est-ce qu'on a tenu, parce que vous parliez des syndicats de police,
02:56mais est-ce qu'une fois, on a tenu une conférence de presse commune
02:59avec un syndicat de police ?
03:00Mais jamais de la vie, et on le fera sûrement jamais.
03:03Donc, voilà, il faut remettre un peu les choses à la place quand même.
03:05– Pour le coup, je suis entièrement d'accord avec vous,
03:07le fait que...
03:08Non, non, mais je l'ai dit sur cette antenne d'ailleurs.
03:10– Mathias, il tourne, il faut qu'il...
03:13– Oui, je...
03:14– Il file un mauvais coton, Mathias.
03:16– Là, il n'y a pas de risque.
03:17– Il file un mauvais coton, parce que...
03:19– Non, non, non, mais...
03:20– En fait, Mathias, il incarne une forme de gauche républicaine,
03:24et il est débordé lui-même par la gauche.
03:28– Je suis débordé par rien du tout, moi, je défends mes valeurs,
03:34et je défends effectivement les valeurs d'une certaine gauche,
03:37et je ne vais pas...
03:38– Mais qui la représente aujourd'hui ?
03:39– Je ne vais pas abandonner...
03:40– Qui la représente ?
03:41– Je vous laisserai chercher, mais je ne vais pas...
03:44C'est ultra minoritaire, peut-être, très bien,
03:47mais justement, ce n'est pas parce qu'encore une fois,
03:49cette gauche aujourd'hui est minoritaire
03:51qu'on ne doit pas porter ces valeurs.
03:53– Mais Mathias, vous êtes plus proche aujourd'hui du RN que des LFI.
03:56– Ah non, je ne crois pas, vraiment pas.
03:58– Je répète la phrase.
04:01– Ah, que des LFI ?
04:03– Oui.
04:03– Pardon, je n'avais pas entendu...
04:05– Vous êtes plus proche aujourd'hui du discours du RN que du discours d'LFI.
04:09– On a eu le temps de la réflexion.
04:10– Non, non, non.
04:11– Mais d'ailleurs, j'ai vu que ça vous a fait...
04:13– Je n'avais pas entendu.
04:13– On a eu le temps de la réflexion.
04:14– Non, mais moi, vous savez,
04:16entre la peste et le choléra,
04:18on cherche une voie, la voie de...
04:20Non, mais pour moi, pardon,
04:23je renvoie dos à dos le RN et LFI.
04:29– Quand vous voyez Philippe Ballard, par exemple, il vous fait peur ?
04:31– Ah bon ?
04:31– Non, Philippe...
04:33– C'est à côté de vous, là.
04:34– Philippe ne me fait pas peur.
04:35– Non, mais ça m'intéresse.
04:37Quand vous le voyez, par exemple,
04:38il a parlé, là, des logements sociaux,
04:41on peut ne pas être d'accord avec le...
04:42Mais il vous fait peur ?
04:43Ce qu'il dit vous fait peur ?
04:44Philippe est probablement le plus modéré,
04:47et plusieurs fois, on a eu des discussions hors antenne,
04:51où je lui ai dit plusieurs fois,
04:52mais qu'est-ce que tu fais au Rassemblement national ?
04:55Donc je...
04:55– C'est bien.
04:56– Je...
04:57– Je...
04:57– Je suis...
04:58– Mais le...
05:00– Il croit peut-être au programme, tout bête.
05:02– Oui, oui, non, mais...
05:02– On marque une pause, on marque une pause.
05:04– Monsieur Ballard se trompe.
05:06Elsa Marcel exprime de manière radicale le...
05:09La France...
05:10La police tue de la France insoumise.
05:12– Oui, mais c'est le grand marionnettiste de M. Mélenchon.
05:15Il manipule ses groupuscules.
05:17Ensuite, il a des relais, c'est les syndicats du service public,
05:20les signataires de la pétition.
05:22Ils mettent en musique sa petite partition.
05:24Vous avez tort de...
05:25– Bon, je vais remercier...
05:26– Ça représente des gens qui tiennent le système.
05:28– Non, mais dans l'opinion que j'ai...
05:29– Mais ils tiennent de moins en moins le système.
05:30– Ah oui, mais le système, c'est important.
05:31– La tribune dont on parlait tout à l'heure, c'est...
05:33Attention, là, c'est...
05:35Voilà, ils tirent la sonnette d'alarme.
05:36– Monsieur Mélenchon, c'est le type dans Casimir, vous savez.
05:39– Je vais remercier Philippe Ballard.
05:41– C'est lui qui fait parler Casimir.
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