00:00Alors, Éric Zemmour et Mme Knafou faisaient leur rentrée hier à Port-Marly dans les Yvenines,
00:05on ne peut pas les écouter tant de paroles obligent.
00:07C'est étonnant d'ailleurs qu'ils se soient mis en parallèle avec le Rassemblement National,
00:12je trouve qu'il a tenu ce dimanche un grand discours à l'occasion des universités du Parti Reconquête.
00:17Le chef du parti a évoqué l'intelligence artificielle ainsi que l'immigration,
00:21il a déclaré qu'aucune civilisation n'a survécu à un changement de peuple.
00:24Ce n'est pas un fantasme, ce n'est pas une brutalité, pas un délire,
00:27c'est simplement l'application du droit, c'est le renvoi effectif des clandestins,
00:30des délinquants étrangers, des criminels étrangers, des députés du droit d'asile,
00:34des chômeurs étrangers, de tous ceux qui vivent de l'assistanat sans travailler.
00:38Nous sommes le seul parti d'une République libre, etc.
00:41Que retenir, Thomas, de cette journée ?
00:42Vous dites que c'est étonnant qu'il soit face à Marine Le Pen.
00:44En fait, non, parce que l'électorat qui le vise, c'est justement l'électorat qui est aujourd'hui au
00:49Rassemblement National.
00:50Après, ce qui est intéressant, je trouve, dans la chorégraphie du binôme Sarah Knafou et Éric Zemmour,
00:57c'est que Sarah Knafou est très sur les sujets économiques, bien sûr, elle a parlé de son livre,
01:00et du coup, Éric Zemmour peut se recentrer sur les sujets de civilisation,
01:05les sujets qui l'ont porté.
01:06Alors après, il n'est pas encore officiellement candidat,
01:08il dit qu'il a environ 350 parrainages déjà à son actif.
01:12La question, c'est est-ce qu'il peut réitérer ce qu'il a fait en 2022 ?
01:14En 2022, il a été donné très haut dans certains sondages, il finit à 7%,
01:17ce qui est plutôt, c'est pas déshonorant, mais c'était pas peut-être à l'auteur de ses attentes.
01:20Éric Nolot ?
01:21Non, mais ce qui est intéressant, c'est qu'on évoque rarement l'adjectif civilisationnel,
01:26même pour la préférence nationale.
01:28Je crois que philosophiquement, aucun pays, aucune société ne peut se construire
01:32s'il n'y a pas un « nous » et un « eux ».
01:34Ça ne veut pas dire qu'on rejette les « eux » qu'ils n'ont pas sur bienvenue,
01:37mais simplement, nous, c'est pas eux, eux, c'est pas nous.
01:40Il y a des points de rencontre possibles.
01:42Moi, quand je suis à l'étranger, je suis traité dans tous les pays
01:44comme quelqu'un qui n'est pas de ce pays.
01:46Ça ne me choque pas.
01:47Je m'adapte à ce pays.
01:49Simplement de dire que tout doit se diluer dans une sorte de
01:52« United Colors of Benetton » où c'est merveilleux,
01:55ça ne marche pas comme ça.
01:56Donc, rétablissons une forme de frontière,
01:58les frontières physiques et aussi les frontières psychologiques.
02:01Être français en France, ce n'est pas la même chose qu'être étranger en France.
02:05Ça ne veut pas dire que c'est de l'axénophobie.
02:06Ça ne veut pas dire que je rejette ces gens-là.
02:08Je les fréquente, je les connais, ce sont des amis, tout ce que vous voulez.
02:11Si on n'a pas cette a priori philosophique,
02:13je pense qu'on va vers des lendemain qui les chèrent.
02:19David Goudart, je ne sais pas si vous connaissez,
02:22c'est cet auteur anglais qui avait écrit un livre
02:23où il différenciait les « somewhere » et les « anywhere »,
02:25c'est-à-dire les gens d'ici et les gens de nulle part.
02:27La vision de Macron, je raccrochais au discours de Marine Le Pen hier sur le logement,
02:32Macron, lui, il a une vision, tout le monde, c'est un monde liquide.
02:35Alors, on vit six jours, six mois à Los Angeles, six mois, six heures,
02:38on n'est pas contre la mobilité, mais c'est sa vision.
02:40Nous, on est pour l'enracinement, tout simplement.
02:43Donc, cette notion, elle est la priorité nationale.
02:45On rattache ça à l'enracinement et à notre identité.
02:49Et c'est une dimension civilisationnelle, évidemment.
02:52Richard Millet.
02:53Le problème que sous les verriques civilisationnels se pose dans toute l'Europe.
02:58J'ai pris la peine de lire, dans la Pravda, c'est-à-dire dans le monde,
03:02j'ai pris la peine de lire l'échange entre M. Merz et Mme Weidel au Bundestag,
03:08il y a trois jours.
03:09C'était extrêmement intéressant.
03:11Que disait Mme Weidel si j'évacue son côté pro-russe et un certain nombre de choses,
03:15enfin, SS, etc.
03:17Elle disait, oublions...
03:19Ce qui est quand même important, faut-il le dire.
03:21Non, mais si j'oublie, c'est...
03:22Oui, mais c'est difficile d'oublier, forcément.
03:25Mais si j'oublie, c'est une précaution oratoire pour dire que je ne suis pas d'accord avec ça.
03:29Elle disait, il faut mettre fin à la porte dérobée des droits d'asile.
03:35Parce que c'est par là que tout entre en Allemagne.
03:38J'ai beaucoup aimé cette expression, porte dérobée.
03:40Et que lui répondait M. Merz ?
03:43Il lui répondait, vous êtes pour le vidage ethnique, le nettoyage ethnique.
03:49Vous voyez le niveau du débat.
03:51Et ces sujets, effectivement, sont impossibles parce qu'on se fait traiter de raciste
03:55en disant que le droit d'asile est dévoyé.
03:58Donc, c'est dommage.
03:59Enfin, M. Merkel a une part de responsabilité.
04:01M. Merkel a une part de responsabilité.
04:04En 2015, quand elle a dit vener, puis...
04:06Ce n'est pas un problème pour nous.
04:08Et maintenant, il paye l'addition.
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