00:00Et également revenir, c'est ça qui est drôle sur ce monde de la culture,
00:03à travers un privilège qui est accordé également,
00:05c'est les modalités du financement du CNC.
00:07C'est une préférence nationale.
00:08Les conditions d'éligibilité, et je les avais préparées effectivement pour cette émission,
00:13pour être éligible aux aides principales du CNC,
00:16un film doit être réalisé intégralement ou principalement en langue française,
00:20figurez-vous, ou en langue régionale en usage en France,
00:24répondant ainsi à l'objectif de défense de l'exception culturelle française.
00:28Le modèle d'attribution est souvent qualifié par ses critiques ou ses partisans
00:32d'un mécanisme de préférence nationale ou de protectionnisme culturel
00:35visant à garantir l'existence d'une création cinématographique nationale
00:38face à la concurrence internationale.
00:41Je suis à 100% pour cette loi, mais ça s'appelle une préférence nationale.
00:45Si on peut résumer, les 300 signataires de cette tribune seraient au chômage
00:51s'il n'y avait pas la préférence nationale en matière culturelle.
00:54Donc, ils prennent une posture, ils savent très bien que ça n'a aucun sens,
00:58parce que leur propre être culturel serait menacé.
01:03Ils ne trouveraient pas de travail, il n'y aurait pas de film qui serait monté.
01:06Pourquoi, tout d'un coup, tu transposes ça dans d'autres domaines, ça va bien durer ?
01:10Parce que dans le logement social, il n'y a pas de question de souveraineté.
01:14– Mais qui l'est compris ?
01:16– Sur le CNC et le financement du cinéma, il s'agit de préserver la souveraineté du cinéma français
01:27par rapport notamment au cinéma américain.
01:29Donc, c'est un système de financement et la question de la souveraineté est engagée.
01:34De même qu'effectivement, pour le vote de politique, qu'on puisse dire
01:37ce sont les Français qui votent en politique, la question de la souveraineté est engagée.
01:42Dans le logement social, la question de la souveraineté…
01:45– Il faut que la parole tourne, il faut que la parole tourne.
01:46– Pardon.
01:46– Richard, vous voulez parler de la souveraineté du cinéma français, mais ce n'est peut-être pas le…
01:51– Mais si, vous pouvez tout…
01:52– Je voulais dire aussi que, outre ce que vous avez dit,
01:54dans le fonctionnement de l'attribution des financements,
01:57il y a aussi le côté politiquement correct,
01:59à savoir que les scénarios sont soumis par un comité,
02:03qui sont les mêmes d'ailleurs signataires de cette liste,
02:05qui veillent à la correction politique.
02:08Et vous dites, la souveraineté du cinéma français par rapport au cinéma américain,
02:12il n'y a pas de cinéma français intéressant.
02:14– Ah non, c'est autre chose.
02:16– Ah non, non, non, ne dites pas ça.
02:18– Ah, c'est autre chose, c'est autre chose.
02:19– Non, non, non, non, ne dites pas ça.
02:21– Ça, ce n'est pas bien de dire ça.
02:22Je pourrais vous citer.
02:24– Je veux dire, là, il y a par exemple Les Misérables qui va sortir,
02:26ça va être, j'espère, formidable.
02:28Il y a une volonté des rayons.
02:29– Ce sont des exceptions.
02:30– Mais des exceptions.
02:31– Sur 200 films, il ne peut pas avoir que des chefs-d'oeuvre.
02:34– Arrêtez, je ne parle pas de ça, je parle de la…
02:36– Non, mais moi, je ne comprends pas.
02:38– Allez, gardez-moi avant la pause.
02:39– La souveraineté du cinéma français, c'est bien,
02:41la souveraineté de la France, c'est mal.
02:42Je ne comprends pas.
02:43– En quoi, en quoi…
02:44– Je ne comprends pas.
02:45– L'exception culturelle, c'est…
02:46– Et l'exception culturelle, donc c'est bon, parce que c'est…
02:49– Après, c'est tout le fonctionnement…
02:50– Philippe Ballard.
02:51– Je ne sais pas si on a le temps d'en parler,
02:52mais c'est après que ça se gâte,
02:54parce que vous avez 40 commissions,
02:56vous avez 600 titulaires, 400 suppléants
02:59qui se cooptent entre eux.
03:00Il n'y a aucun droit de regard.
03:02Et tous ceux qui ont signé la pétition, là,
03:03vous savez à quoi ça me fait penser, moi ?
03:05Maurice Clavel, ça vous parle ?
03:06C'est un écrivain qui soutenait les maoïstes
03:08et qui, en 1971, à l'ORTF, avait dit…
03:12– Messieurs les censeurs, bonsoir.
03:13– Bonsoir.
03:14– Ben, les censeurs, c'est les 300 signateurs…
03:16– Non mais Philippe…
03:17– De cette charte, ce sont eux les censeurs.
03:20Ce sont eux les censeurs.
03:21Ils ne veulent pas que l'on pense différemment d'eux.
03:24Voilà.
03:24– On va marquer une pause, c'est plus.
03:25– Mathieu, c'est quand même extraordinaire
03:29qu'un édito de deux minutes,
03:31le dimanche matin, à 7h40,
03:34mais ça dit tout de ces gens.
03:36Ça dit tout de ces gens.
03:38– En plus, j'ai entendu l'édito,
03:39c'est pas incendiaire.
03:40– Je veux dire,
03:40c'est des propos très mesurés.
03:43– Ça dit tout de leur…
03:45C'est des résistants carton,
03:47c'est des résistants du café de flore.
03:50Ce sont des…
03:51Je veux dire, ils ne supportent pas la contradiction,
03:53ils ne viennent pas sur nos plateaux.
03:54Il n'y en a pas un qui viendra là.
03:56Parce que je lui dirais…
03:57– Ils n'ont pas de courage.
03:58– Ils n'ont pas de courage, je lui dirais,
03:59mais votre système à vous.
04:01Votre système à vous.
04:03Vous êtes un privilégié, un nanti.
04:05Vous n'avez pas les mêmes droits d'indemnisation
04:07qu'un plombier.
04:09– Dans le domaine de la culture,
04:10il y a beaucoup, beaucoup de gens qui galèrent.
04:11Il n'y a pas que des nantis, des privilégiés.
04:13– Ce n'est pas eux qui signent la pétition.
04:14– Mais pardonnez-moi, pardonnez-moi Mathias,
04:16c'est le choix de chacun.
04:17Il n'y a pas que des…
04:18Il n'y a pas que les artistes qui galèrent en France.
04:20Il y a tout le monde en fait.
04:20– Bien sûr.
04:21– Il y a tout le monde.
04:21– Il y a tout le monde.
04:22Et ils n'ont pas à avoir un statut forcément privilégié.
04:24– Et les intermittents du spectacle,
04:26c'est 25% du déficit de l'assurance chômage.
04:28– Allez, on marque une pause.
04:309h25.
04:30– Merci.
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