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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur la rentrée politique de Marine Le Pen et notamment sur son discours concernant les logements sociaux.

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00:02– On est ce matin avec Philippe Ballard, parce que c'était la rentrée de Marine Le Pen,
00:07on a parlé du logement social, on va en reparler, simplement un mot sur, évidemment, la rentrée d'hier,
00:12puisque chacun attendait comment Jordan Bardella se comporterait, s'il était heureux d'être là,
00:18parce qu'il y a du tirage, dit-on… – Ah dit-on, oui, merci, virgule dit-on.
00:24– D'abord, il peut avoir des lignes différentes politiques, et puis les hommes sont les hommes,
00:30on ne va pas se raconter de salade, il y a dans les rédactions, les gens qui ont été en
00:33concurrence,
00:34parfois ils ne s'aimaient pas forcément, et Jordan Bardella a imaginé, et c'est humain,
00:39qu'il pourrait être candidat, et peut-être a-t-il eu du mal à avaler cette pilule,
00:45et puis d'un autre côté, Mme Le Pen, visiblement, ne l'a pas prévenue qu'elle se présenterait,
00:50il en a été fort mari, puisqu'il n'était pas dans la boucle, comme on dit,
00:55donc peut-être elle-même lui a-t-elle infligé une blessure narcissique ?
01:00Ça compte, la psychologie des hommes, chère camarade ?
01:03– Ce qui est très clair, Pascal Praud, c'est que, depuis des mois,
01:08en fonction de l'issue du procès, il est très clair que si Marine Le Pen pouvait se présenter,
01:13ce serait notre candidat naturel à l'élection présidentielle,
01:17et que si elle ne pouvait pas se présenter, ce serait Jordan Bardella.
01:20– Mais elle ne lui a pas dit, visiblement, elle ne l'a pas prévenu ?
01:24– On le savait, après, écoutez, moi, avoir plus de mille personnes
01:28qui me souhaitent un bon anniversaire, comme hier, Jordan Bardella,
01:32dans la salle à Hénard-Beaumont, moi, ça me ferait plutôt plaisir,
01:35parce que c'était l'anniversaire de Jordan Bardella hier,
01:37et samedi, c'était à huis clos, donc je ne vais pas vous révéler
01:40ce que Jordan Bardella nous a dit, mais je peux vous dire,
01:43je vais vous faire l'exégèse de ce qu'il nous a dit,
01:46je peux vous dire qu'il y avait absolument…
01:47– Il y avait qui dans ce huis clos ?
01:49– Ah ben, tous les parlementaires, donc les députés, les sénateurs
01:52et les députés européens…
01:53– Donc ça représente combien de personnes ?
01:55– Ben, nous, on est 143, les députés doivent être 26, je crois,
01:58et on a trois sénateurs. – Et il a pris la parole devant tout le monde ?
02:00– Mais oui, absolument ! – Combien de temps ?
02:02– Il a même servi un verre d'eau à Marine Le Pen à 14h25.
02:05– Oui. – Voilà, vous êtes rassurés, du coup, vous voyez, ça se passe bien.
02:08– J'espère que ce n'était pas la ciguë.
02:11– Tout ça était dans un climat extrêmement…
02:13– Non seulement serein, mais bon enfant.
02:16– Ah oui, bon, arrêtez !
02:17– Je peux vous dire ce que j'ai vu et ce que j'ai entendu de la part de
02:22Jean-Denis Bardella.
02:23– Combien de temps a duré son intervention ?
02:26– Une vingtaine de minutes, j'avoue, je ne vais pas contrôler.
02:27– Et donc, qu'est-ce qu'il a dit en substance ?
02:30C'était un programme…
02:32– Non, ce n'était pas un programme, mais c'était tout simplement pour nous dire
02:34qu'il n'y avait jamais eu de dissension avec Marine Le Pen.
02:38– Oui, mais ils ne se sont pas parlé durant tout l'été, paraît-il.
02:41Ils ne se sont pas même pas appelés.
02:43– Je ne sais plus quelle foire vous y étiez peut-être.
02:46– Non, ce n'est pas à la flèche, il y a une semaine.
02:48Il a dit, je viens d'avoir Marine Le Pen au téléphone,
02:50et il a dit aux journalistes, si vous voulez, à la flèche du Chalon,
02:53si vous voulez, je la rappelle et je mets sur au parleur,
02:55on se parle tous les jours.
02:57– Qu'on venait qu'à la flèche, qu'il n'était pas souriant.
02:59– Mais non, mais…
03:01– Je l'ai vu très souriant, avant tout, je l'ai vu extrêmement souriant.
03:04– Il y a eu notamment comme phrase, je ne vais pas vous dévoiler des secrets,
03:08mais le seul angle d'attaque, à la fois de nos adversaires,
03:11mais de la presse également, alors la presse malveillante et la zone,
03:14c'est de dire, vous voyez, il y a de l'eau dans le gaz
03:16entre Marine Le Pen et Jean-Denis, ce qui n'est pas le cas.
03:19Ils n'ont plus que ça à dire.
03:20Alors voilà, ils se réfugient derrière.
03:22– Bon, tout le système est contre vous, vous le savez bien.
03:24– Ah oui, il y a même, il y a une séquence,
03:26je ne sais pas si vous avez regardé le grand jury hier,
03:28je ne vais pas citer la radio, parce que c'est une radio concurrente,
03:32c'était Bruno Le Maire l'invité.
03:33– Oui. – Et Bruno Le Maire dit à un moment donné,
03:36écoutez, on va demander une ristourne,
03:38ce qui serait bien, c'est de demander une ristourne
03:39à notre contribution au budget de l'Union Européenne,
03:42ce qu'on réclame depuis toujours.
03:43On avait même voté un amendement,
03:45et on l'avait emporté à l'Assemblée Nationale il y a deux ans,
03:47pour baisser de 5 milliards notre contribution.
03:49Et Bruno Le Maire et tous les macronistes
03:51nous étaient tombés sur le dos.
03:52Et hier, que fait Bruno Le Maire dans cette émission ?
03:55Il dit, on va peut-être demander,
03:56il serait bien de demander une ristourne
03:58au budget de l'Union Européenne.
04:00Mais ces gens-là, ils n'ont pas honte de dire ça ?
04:03Mais c'est des noms.
04:04Et les journalistes qui étaient là,
04:05alors ce n'étaient pas forcément des journalistes
04:07de Mediapart, de Libération du Monde,
04:08mais ils sont restés stoïques comme ça,
04:10les bras croisés, ils l'écoutaient.
04:11Mais ils auraient peut-être pu avoir une réaction.
04:12Dites-donc, vous reprenez le programme
04:14du Rassemblement National.
04:15Mais Bruno, Bruno, prends ta carte au RN si tu en es là.
04:18– Mais Philippe Ballard, attendez, sûrement pas,
04:21parce qu'ils seraient revenus dans leur rédaction
04:23leur lendemain,
04:24et on leur a dit, dans une conférence,
04:26« Ami, tu fais le jeu du Rassemblement National. »
04:30Ben non, tu fais simplement ton job, en fait.
04:32– Ils n'ont pas voulu regarder la séquence.
04:33Moi, je trouve ça hallucinant.
04:34– Mais c'est pour ça que les gens,
04:35je vous disais, en fait,
04:36les gens, ils sont insupportés de tout ça.
04:38Parce qu'ils décodent tout,
04:39ils savent tout,
04:40ils ont compris que tout le système,
04:42effectivement,
04:43est contre le Rassemblement National.
04:46C'est comme ça,
04:47les artistes, les journalistes,
04:48les médias, etc.
04:49– Mais ça ne change rien
04:51aux propositions que vous pouvez faire.
04:53Qu'est-ce qu'il faut retenir de Marine Le Pen,
04:55hier, à part cette proposition SRU ?
04:56Qu'est-ce que vous voyez de nouveau
04:58qu'elle a dit dans le programme ?
04:59– Déjà, ce que vous lisiez tout à l'heure,
05:02je ne sais plus qui le disait,
05:03logement, effectivement,
05:04c'est une des préoccupations prioritaires des Français.
05:07Moi, dans ma permanence,
05:07quand je reçois du monde,
05:09alors maintenant, c'est le chômage aussi.
05:10C'est pouvoir d'achat, logement,
05:12alors des aires médicaux aussi.
05:14– Sécurité.
05:15– Sécurité.
05:16– Oui, je suis Rassemblement National.
05:18Moi, je suis élu d'une circonscription très royale.
05:20Alors, je pourrais vous dire,
05:21oui, sécurité et immigration.
05:22Non, non, c'est pouvoir d'achat,
05:23logement, déserts, médicaux,
05:24effectivement, après,
05:26incivilité, insécurité.
05:27Voilà ce qu'on nous dit.
05:28Donc, Marine Le Pen,
05:30depuis cinq ans,
05:30elle a mis le pouvoir d'achat
05:32en tête des préoccupations
05:33et de notre combat.
05:34Et puis maintenant,
05:35il y a le logement
05:35parce que c'est une préoccupation.
05:37Voilà, on vit seul,
05:37on vit en cours,
05:38on vit avec des enfants.
05:39– Elle veut augmenter les impôts,
05:40ce qui est pas une bonne chose.
05:41– C'est déjà un mille de casseau.
05:42– Elle veut augmenter les impôts,
05:43elle veut augmenter les...
05:44– Ah bon, ou ça ?
05:44– Bah, les dividendes.
05:46Les dividendes, vous savez,
05:47les dividendes,
05:47le mot « dividendes »,
05:48il renvoie à grands actionnaires.
05:50– Dans le discours d'hier
05:51et dans le...
05:52qu'est-ce que dit Marine Le Pen
05:53depuis des semaines,
05:54où Jordan Bardella,
05:55on n'augmente pas les impôts,
05:56bien au contraire,
05:56on veut baisser la pression
05:57pour les entreprises.
05:59– Les dividendes,
05:59aujourd'hui,
05:59ils sont à 30 ou 31 %.
06:01Donc, quand tu mors en tant que dividende,
06:02t'as l'impression
06:03que c'est des grands actionnaires.
06:03Non, il y a plein de gens
06:04qui ont des petites PME
06:05qui se payent en dividendes
06:07à la fin de l'année.
06:07– Mais oui, mais ça,
06:08on n'y touche pas.
06:08Et sur le logement,
06:09hier, elle a dit clairement
06:11que les plus-values
06:12pour la résidence principale,
06:14là, c'est 30 ans.
06:15On est exonéré au bout de 30 ans,
06:16ça serait 15 ans.
06:17Donc, on n'est pas pour taxer
06:19et fiscaliser davantage.
06:20C'est tout le contraire.
06:20– En tout cas,
06:21elle a utilisé la même expression
06:22que Jean-Luc Mélenchon.
06:23Je voulais vous la faire écouter.
06:25Mozart de la finance.
06:26– Oh bah oui,
06:27mais c'est pas mon exemple.
06:28– Donc, écoutons Marine Le Pen
06:29et Jean-Luc Mélenchon.
06:30Hier.
06:30– Et chacun comprend,
06:33alors qu'elle est sa tâche,
06:36rétablir le rapport de force
06:37qui a été déséquilibré,
06:39au point que pendant
06:41toutes les années
06:42du Mozart de la finance,
06:43le ci-devant,
06:44M. Macron,
06:46c'est un détournement massif
06:48qui a abouti
06:49au résultat suivant.
06:51Un million de personnes
06:52de plus dans la pauvreté,
06:54huit millions de personnes
06:55à l'aide alimentaire.
06:57– La dette,
06:58les déficits,
06:59les augmentations
07:01de taxes et d'impôts,
07:02la hausse terrible
07:03des dépenses contraintes,
07:05les gaspillages,
07:06les fraudes.
07:07Je n'entends pas non plus,
07:09mes chers amis,
07:10faire jouer
07:10la sombre partition
07:11que le prétendu Mozart
07:13de la finance
07:14a laissé en cadeau
07:15d'adieu à la France.
07:16– Oh !
07:18– Ce serait une marche funèbre
07:21et ça casserait l'ambiance.
07:28– C'est une Mozart.
07:29– Pfff !
07:31– Dié, si ré,
07:32jeûne de colère.
07:33Le requiem,
07:34il a écrit un requiem,
07:36M. Macron.
07:38On pourrait écouter le...
07:39– Yes, si ré,
07:41dié,
07:42mais non mais c'est vrai...
07:44– C'est un gros...
07:45– Non mais c'est vrai
07:47que ceux qui donnent des leçons,
07:48le bloc central,
07:49etc.,
07:50mais ils devraient aller se...
07:51Mais qui se taisent
07:53après ce qu'ils ont fait
07:55depuis dix ans,
07:55mais qu'ils se taisent
07:56d'expliquer...
07:59– Qu'est-ce qu'on fait
08:00quand on se retrouve au pouvoir
08:02devant une situation
08:03aussi catastrophique
08:04avec un délabrement général
08:06des comptes publics,
08:08des chiffres vertigineux ?
08:09Est-ce que,
08:09admettons que vous avez le pouvoir,
08:11vous aurez les moyens
08:12de mettre en œuvre
08:13une politique quelconque
08:13où ce sera
08:14de gérer la catastrophe
08:15au jour le jour ?
08:16– Alors,
08:17j'ai combien d'heures
08:18pour répondre ?
08:19– Non mais la question
08:20est trop longue.
08:21– La question est trop longue,
08:22mais je vous souhaite bien du courage.
08:23dans lequel on va trouver le pays,
08:25mais de tout point de vue,
08:26sécurité,
08:27immigration,
08:28désindustrialisation,
08:28l'agriculture dans le fossé,
08:29la santé,
08:30l'éducation nationale,
08:31la dette,
08:31le déficit,
08:32et je pourrais continuer comme ça.
08:33Oui,
08:33à chaque fois,
08:34alors si on prend le budget,
08:35par exemple,
08:36si on va rester dans la fiscalité,
08:37on va présenter un contre-budget,
08:39il y a 125 milliards d'euros
08:41d'économie sur le quinquennat,
08:43il faudra aller très très vite
08:44dans sa mise en place,
08:45c'est pour ça qu'on fait
08:45la règle d'or,
08:46parce qu'on nous dit
08:46la règle d'or,
08:47ça sort d'où,
08:47vous étiez contre ou autre,
08:48mais là,
08:49il va falloir nettoyer
08:50les comptes publics,
08:51mais de façon,
08:52comme l'aura dit quelqu'un
08:53au Karcher,
08:54et le faire urgentement.
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