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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud s'intéresse aux artistes qui ont signé la pétition contre Charles Sapin à France Inter.

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00:00Et également revenir, c'est ça qui est drôle, sur ce monde de la culture à travers un privilège qui
00:04est accordé également,
00:05c'est les modalités du financement du CNC. C'est une préférence nationale.
00:08Les conditions d'éligibilité, et je les avais préparées effectivement pour cette émission,
00:13pour être éligible aux aides principales du CNC, un film doit être réalisé intégralement ou principalement en langue française, figurez
00:21-vous,
00:22ou en langue régionale en usage en France, répondant ainsi à l'objectif de défense de l'exception culturelle française.
00:28Le modèle d'attribution est souvent qualifié par ses critiques ou ses partisans d'un mécanisme de préférence nationale
00:34ou de protectionnisme culturel visant à garantir l'existence d'une création cinématographique nationale face à la concurrence internationale.
00:41Je suis à 100% pour cette loi, mais ça s'appelle une préférence nationale.
00:45Si on peut résumer, les 300 signataires de cette tribune seraient au chômage s'il n'y avait pas la
00:51préférence nationale en matière culturelle.
00:54Donc, ils prennent une posture, ils savent très bien que ça n'a aucun sens, parce que leur propre être
01:01culturel serait menacé.
01:03Ils ne trouveraient pas de travail, il n'y aurait pas de film qui se résoutait.
01:06Pourquoi tout d'un coup, je transpose ça dans d'autres domaines, ça va bien durer ?
01:10Parce que dans le logement social, il n'y a pas de question de souveraineté.
01:14– Mais qui l'est compris ?
01:16– Sur le CNC et le financement du cinéma, il s'agit de préserver la souveraineté du cinéma français par
01:28rapport notamment au cinéma américain.
01:29Donc, c'est un système de financement et la question de la souveraineté est engagée.
01:34De même qu'effectivement, pour le vote de politique, qu'on puisse dire que ce sont les Français qui votent
01:39en politique,
01:40la question de la souveraineté est engagée, dans le logement social, la question de la souveraineté…
01:45– Il faut que la parole tourne, il faut que la parole tourne.
01:46– Pardon, Richard, vous voulez parler de la souveraineté du cinéma français, mais ce n'est peut-être pas le…
01:51– Mais si, vous pouvez tout…
01:52– Je voulais dire aussi que, outre ce que vous avez dit, dans le fonctionnement de l'attribution des financements,
01:57il y a aussi le côté politiquement correct, à savoir que les scénarios sont soumis par un comité,
02:03qui sont les mêmes d'ailleurs signataires de cette liste, qui veillent à la correction politique.
02:07– Et vous dites, la souveraineté du cinéma français, par rapport au cinéma américain,
02:12il n'y a pas de cinéma français intéressant.
02:14– Ah non, ne dites pas ça, c'est autre chose.
02:17– Ah non, non, non, ne dites pas ça.
02:18– Ah, c'est autre chose, c'est autre chose.
02:19– Non, non, non, non, non, ne dites pas ça, ça, c'est pas bien de dire ça, je pourrais
02:23vous citer.
02:24Je veux dire, là, il y a par exemple Les Misérables qui va sortir, ça va être, j'espère, formidable.
02:28Il y a une volonté des rayons.
02:29– Ce sont des exceptions.
02:30– Mais des exceptions, et sur 200 films, il ne peut pas avoir que des chefs-d'oeuvre,
02:33il n'y a jamais eu que des chefs-d'oeuvre arrêtés.
02:35– Je ne parle pas de ça, je ne parle de la…
02:37– Non, mais moi, je ne comprends pas.
02:38– Allez, dernier mois avant la pause.
02:39– La souveraineté du cinéma français, c'est bien,
02:41la souveraineté de la France, c'est mal, je ne comprends pas.
02:43– En quoi, en quoi…
02:44– Je ne comprends pas.
02:45– L'exception culturelle, c'est…
02:46– Et l'exception culturelle, donc c'est bon, parce que c'est…
02:49– Après, c'est tout le fonctionnement…
02:50– Philippe Ballard !
02:51– Je ne sais pas si on aura le temps d'en parler,
02:53mais c'est après que ça se gâte,
02:54parce que vous avez 40 commissions,
02:56vous avez 600 titulaires,
02:58400 suppléants qui se cooptent entre eux.
03:00Il n'y a aucun droit de regard.
03:02Et tous ceux qui ont signé la pétition, là,
03:03vous savez à quoi ça me fait penser, moi ?
03:05Maurice Clavel, ça vous parle,
03:06c'est un écrivain qui soutenait les maoïstes
03:08et qui, en 1971, à l'ORTF, avait dit…
03:12– Messieurs les censeurs, bonsoir.
03:14– Les censeurs, c'est les 300 signateurs…
03:16– Non mais Philippe…
03:17– De cette charte, ce sont eux les censeurs,
03:20ce sont eux les censeurs,
03:21ils ne veulent pas que l'on pense différemment d'eux.
03:24– On va marquer une pause, c'est sûr.
03:25– En matière, c'est quand même extraordinaire
03:28qu'un édito de deux minutes,
03:31le dimanche matin, à 7h40,
03:34mais ça dit tout de ces gens,
03:36ça dit tout de ces gens.
03:38– En plus, j'ai entendu l'édito,
03:39ce n'est pas incendiaire,
03:40les propos très mesurés,
03:42ça dit tout de leur…
03:45– C'est des résistants carton,
03:47c'est des résistants du café de flore,
03:50ils ne supportent pas la contradiction,
03:53ils ne viennent pas sur nos plateaux.
03:54il n'y en a pas un qui viendra là,
03:56parce que je lui dirais…
03:57– Ils n'ont pas de courage.
03:58– Ils n'ont pas de courage, je lui dirais,
03:59mais votre système à vous,
04:01votre système à vous,
04:03vous êtes un privilégié, un nanti,
04:05vous n'avez pas les mêmes droits d'indemnisation
04:07qu'un plombier.
04:09– Dans le domaine de la culture,
04:10il y a beaucoup de gens qui galèrent,
04:11il n'y a pas que des nantis, des privilégiés.
04:13– Ce n'est pas eux qui signent la pétition.
04:14– Mais pardonnez-moi, Mathias,
04:16c'est le choix de chacun,
04:17il n'y a pas que les artistes qui galèrent en France,
04:19il y a tout le monde en fait.
04:20– Bien sûr.
04:21– Il y a tout le monde.
04:21– Je suis en train de dire.
04:22– Il y a tout le monde.
04:22Ils n'ont pas à avoir un statut forcément privilégié.
04:24– Et les intermittents du spectacle,
04:26c'est 25% du déficit de l'assurance chômage.
04:28– Allez, on marque une pause.
04:309h25.
04:30– Merci.
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