00:00Et là encore faisons un pas de recul, nous sommes, je le disais, à l'heure des conséquences, l'expression
00:04est de Winston Churchill, mais elle s'applique tellement à ce que nous sommes en train de vivre.
00:08Il y a un an, vous vous souvenez, on avait décidé, le gouvernement avait choisi de boutiquer, pour reprendre votre
00:14expression, son budget, en acceptant le chantage d'Olivier Faure sur la suspension de la réforme des retraites.
00:20J'avais dénoncé, comme Brune Retailleau, ce chantage absolument affligeant. Combien ça coûtait la suspension de la réforme des retraites
00:26?
00:26Votre parti l'a voté ?
00:27Non, non, non. Notre formation politique s'y est opposée. Au Sénat, nous proposions même l'exact inverse, nous proposions
00:34d'aller plus loin, où nous avons la majorité.
00:36Et le fait est que ce budget n'a été adopté qu'à travers ce chantage absurde. Combien ça a
00:42coûté cette année ? 6 milliards d'euros.
00:44Aujourd'hui, ces 6 milliards d'euros, le gouvernement veut les chercher dans la poche des retraités.
00:49Moi, je crois qu'effectivement, il va falloir que la France entière fasse des efforts pour assumer la muraille budgétaire
00:55qui est devant nous.
00:55Mais on voit bien l'absurdité, le renoncement, le manque de courage. Et d'une certaine façon, toutes les recettes
01:02socialistes qui ont appauvri le pays, elles se payent aujourd'hui, maintenant.
01:06Et c'est d'une certaine manière à Olivier Faure et au Parti Socialiste qu'il faudrait aller demander des
01:10comptes.
01:10C'est à ce choix absurde de céder à son chantage que nous devons aujourd'hui la proposition du Premier
01:16ministre d'aller peut-être désindexer les retraités.
01:18Donc tout le monde est socialiste, si vous entendez bien M. Lecornu, M. Attal, M. Édouard Philippe aussi, par certains
01:24côtés ?
01:25Je pense qu'il y a une différence entre ceux qui ont cédé à ce chantage, et c'était une
01:28erreur, je l'ai dit, de le faire, et ceux qui l'ont exercé.
01:31Et je me permets de le dire parce que j'entendais ce week-end M. Mélenchon à la fête de
01:37l'Humanité, qui faisait profession de ses théories marxistes pour réparer la France.
01:43Mais c'est précisément cela qui a détruit notre pays.
01:46Et quand M. Mélenchon explique aujourd'hui à la fête de l'Humanité, en répétant le capital de Marx,
01:52c'est vraiment le crédo de l'économie de gauche qui nous était proposé,
01:57qu'en réalité il faudrait aller chercher dans les poches des riches de quoi satisfaire les plus pauvres,
02:03quand il nous explique que le profit des patrons, c'est le vol des salariés,
02:08quand il nous explique, on en arrive là aujourd'hui,
02:10que les retraites de nos aînés sont en fait ce qui manque à l'économie du pays,
02:16cette économie du ressentiment,
02:18cette vision d'une société qui serait un jeu à somme nulle,
02:21où il faudrait réussir à prendre aux uns pour équilibrer ce qui manque encore aux autres,
02:25c'est exactement ce qui nous tue.
02:27Moi je crois l'exact inverse.
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