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  • il y a 1 semaine
Après un été marqué par la sécheresse et les canicules, une productrice de lait a déjà puisé dans près de la moitié de ses réserves de fourrage pour l’hiver. Malgré plus d’un milliard d’euros d’aides annoncées par le gouvernement, elle juge les mesures trop lentes et mal adaptées à l’urgence à laquelle elle fait face.

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Transcription
00:00De l'herbe brûlée, une terre craquelée et déjà presque la moitié du fourrage de l'hiver englouti.
00:06À Etrelle en Bretagne, Charlotte Kerglonou regarde désormais ses stocks avec inquiétude.
00:13Je tape dans mes stocks et par exemple là c'est mon ensilage d'herbe.
00:17Pour l'hiver, le tas ne devrait pas être ouvert en fait.
00:21Cet été, dans sa salle de traite, le thermomètre est monté jusqu'à 43 degrés.
00:26Alors pour protéger ses 70 vaches, l'éleveuse a bouleversé son quotidien.
00:33Facilement autour des 15 000 euros de perte pour l'instant, de manque à gagner.
00:39Et à côté de ça, j'ai des factures d'électricité qui sont quand même importantes.
00:44Face à la crise, le gouvernement a annoncé plus d'un milliard d'euros d'aides.
00:49Une indemnité que Charlotte juge mal adaptée à l'urgence.
00:52Acheter du fourrage coûte cher, équiper sa ferme de ventilateurs ou de brumisateurs.
00:59Près de 10 000 euros dépensés.
01:00Rien pour nous aider maintenant concrètement à retrouver de la sérénité ou à retrouver un peu de trésorerie.
01:09Pour Charlotte Kerglonou, comme beaucoup d'autres, l'urgence n'est plus seulement de sauver sa récolte,
01:15mais de savoir si elle pourra nourrir ses 70 vaches jusqu'au printemps.
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