00:00Et Bruno Retailleau fait sa rentrée aujourd'hui, Loïc, et toujours pas question d'imaginer un quelconque ralliement aux autres
00:05candidats du socle commun éparpillés façon puise.
00:08Oui, ça aurait pu être la semaine du bloc central, pas celle de la réunification, pas celle où les égaux
00:14disparaissent, non,
00:15mais celle au moins où chacun accepte de poser au moins une première pièce de ce puzzle, justement,
00:20un horizon que le patron du parti au même nom a voulu entreouvrir en lui proposant un rendez-vous des
00:26différents candidats autour de lui.
00:27Mais voilà, c'est le moment où tout s'est envenimé, un peu trop égocentrique à en croire ses concurrents
00:32qui lui ont dit merci, mais non merci, pas de quoi décourager.
00:35Édouard Philippe nous explique-t-on, un, persuadé d'avoir marqué des points auprès d'un électorat qui appelle au
00:40rassemblement,
00:41deux, ça lui permet de parler de rassemblement tout en écartant la primaire qu'il refuse, et puis ça le
00:45replace en position centrale.
00:47À chaque fois qu'Édouard prend la parole, ça force les autres à se positionner comme un orchestre autour de
00:51son chef, me dit un proche.
00:53La semaine a quand même été rude pour Édouard Philippe.
00:55Oui, ça aurait pu être son moment à lui aussi pour s'être rentré, lui qui a le vent en
00:59poupe, l'occasion par exemple d'un grand meeting où il montrerait enfin son envie d'avoir envie.
01:03Mais rien du tout pour l'instant. Édouard a vraiment du mal à trouver les ressorts, soit parce qu'il
01:08est candidat depuis trop longtemps,
01:09analyse l'entourage de Bruno Retailleau, soit parce qu'à chaque fois qu'il parle, il est décevant.
01:13Et quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Sorti maladroite sur le repos que devrait s'octroyer le
01:17futur président une fois élu pour se préparer au pouvoir, on en a parlé hier.
01:20Gabriel Etal se dit alors que c'est le moment pour tenter de l'enfoncer.
01:24La France n'a plus une minute à perdre, il faut que ça bouge tout de suite, dit-il.
01:27Réaction directe de l'entourage d'Édouard Philippe, ça lui en touche une sans faire bouger l'autre.
01:31Quand on n'arrive pas à s'élever, on abaisse les autres, je cite.
01:34Édouard Philippe qui reste quand même largement en tête dans les sondages par rapport aux autres candidats du socle commun,
01:39est-ce que ça peut encore s'inverser ?
01:40Il fait le double de ses concurrents dans les sondages, il faut le dire, mais ce qui compte n'est
01:44pas l'avance, c'est l'élan.
01:45Il n'y a pas d'adhésion, pas de philippisme.
01:48Ceux qui le rallient, c'est juste parce qu'il est le mieux placé, sauf que le mythe s'effondre.
01:51Dès lors qu'on voit qu'il ne battrait plus Marine Le Pen au second tour, analyse le camp Retailleau.
01:55François Bayrou, lui, cherche carrément sa légitimité.
01:57Elisabeth Borne estime qu'il n'y a aucun candidat du centre aujourd'hui.
02:01L'équipe d'Édouard Philippe veut se rassurer face aux attaques.
02:03La question du rassemblement est prégnante auprès des électeurs.
02:06Ceux qui tirent contre leur camp peuvent perdre des plumes, me glisse un proche.
02:10Attention à ne pas passer trop de temps non plus à gérer ces histoires d'égo de chacun,
02:13parce qu'il y en a une qui regarde ça avec délectation, c'est Marine Le Pen.
02:18Il se regarde entre eux et ne parle pas des Français, qu'il continue.
02:21C'est très bien pour nous, me dit un proche.
02:23Si.
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