00:00Vous avez commencé par dire, on double les moyens alloués à la sécurité civile aux pompiers.
00:04On peut faire ça Jean-Philippe Tanguy ? Sans problème, vu l'état des finances ?
00:07On peut recruter les pompiers volontaires qui font la queue pour être embauchés en professionnel.
00:11Ils sont formés.
00:11Madame Tondelier nous expliquera comment elle finance.
00:14Avec grand plaisir.
00:14Oui, mais vous nous direz, ce sera sans doute des hausses d'impôts.
00:17C'est en tout cas ce que les groupes de gauche avaient proposé à l'Assemblée nationale.
00:20Sur les héritages de 13 millions d'euros, on va s'en sortir.
00:22Je ne vous ai pas interrompu, Marine Tondelier.
00:24Si vous utilisez cet argent, vous n'allez pas l'utiliser pour le dire.
00:26Si vous venez de le faire deux fois, mais ce n'est pas grave, je vais quand même continuer.
00:30Il y a 1,3 milliard qui sont disponibles sur une des branches excédentaires de la sécurité sociale
00:35pour les déployer vers la protection civile.
00:38Déjà absorber 1,3 milliard, c'est une somme importante pour notamment disposer d'équipements adaptés pour nos pompiers,
00:47rénover les casernes qui sont dans un très mauvais état dans beaucoup de départements,
00:50avoir les bons équipements, investir dans les forces d'intervention nécessaires.
00:55Il y a ensuite revalorisé notre agriculture.
00:58Les agriculteurs, on l'a vu sur le territoire, il faut saluer à côté de nos pompiers
01:02le nombre d'agriculteurs qui sont intervenus en soutien, en secours,
01:05soit en apportant des citernes d'eau, soit des repas ou accompagner nos pompiers.
01:11Eh bien, le déploiement de ces friches de plus en plus nombreuses agricoles
01:14qui ne sont pas entretenues pose un problème.
01:16L'abandon d'un certain nombre de vignes, notamment dans les territoires du Sud,
01:19a posé un problème dans la prévention des incendies.
01:21Et Marine Tourdelé, comme c'est un débat quand même, je m'étonne un peu,
01:25vous parliez du déni climatique.
01:26Là, vous m'interpellez, on est d'accord.
01:27Oui, mais poliment, sans vous interrompre, poliment, et vous pourrez répondre après.
01:30C'est un débat, effectivement.
01:31Oui, j'essaie de comprendre l'exercice.
01:33Je ne comprends pas pourquoi vous parlez du déni climatique,
01:35parce qu'effectivement, la sécurité civile, la protection contre les incendies,
01:39ce sont des choix de long terme.
01:41Votre famille politique, avec votre voisin, ont laissé le pouvoir,
01:44vous en 2015, vous en 2017.
01:46Donc si vous aviez fait au pouvoir les bons choix contre tous les autres,
01:48contre le déni climatique, vous auriez mis en place les moyens
01:51pour que ce soit opérationnel dix ans après.
01:53Et M. Béchut, représentant d'une famille qui dirige depuis dix ans,
01:56n'a pas non plus été aveuglé.
01:57Vous en parlez à toutes les élections.
01:58Donc vous êtes, paradoxalement, les familles politiques
02:00qui parlent très bruyamment aux élections, aux débats,
02:04à juste titre, du péril climatique,
02:06à juste titre des périls sur les dangers que ça fait peser,
02:08à juste titre du péril de la mondialisation que vous avez organisée,
02:11des moyens financiers qu'il aurait fallu donner.
02:13Vous avez organisé la mondialisation.
02:14Oui, vous les verts, vous avez soutenu l'Union Européenne.
02:16Vous nous prêtez vraiment un pouvoir.
02:17Oui, l'Union Européenne.
02:18Ils sont partout, vous, les écologistes.
02:20Oui, l'Union Européenne.
02:20Oui, vous êtes, effectivement, par rapport à votre poids électoral,
02:23vous avez une influence considérable sur les choix qui ont été faits.
02:27Vous êtes responsable de beaucoup de choix qui ont été faits,
02:30par idéologie, mais on y reviendra, Mme Condelier.
02:33On n'a jamais été au pouvoir, effectivement.
02:36Vous n'avez jamais été climato-séthique.
02:37Vous n'avez jamais dit que le GIEC était pessimiste, alarmiste.
02:40Votre parti n'a jamais dit ça.
02:41Nous n'avons jamais dit ça.
02:42Nous n'avons jamais été...
02:44Alors la loi de gouvernement, c'est la politique,
02:46va s'appliquer à vous en premier, M. Tanguy.
02:48Du temps qu'elle passe, ça va faire de la place.
02:50Ce sont des arguments de mauvaise foi électorale.
02:53Le public, c'est la première fois qu'il rigole depuis le début.
02:55Non, mais je pense que le public a été bien choisi puisqu'il vous est favorable.
02:58À peine vous étiez là, que déjà tout le monde allait s'élever,
03:03c'est limite si on ne vous a pas posé une statuette.
03:04Non, attendez, attendez, les propos...
03:05Jean-Philippe Tanguy, non, j'ai une parenthèse.
03:08Jean-Philippe Tanguy, les propos...
03:09C'est une obsession, là, je crois.
03:10Non, non, les propos de Thomas Ménager, que lui-même a reconnus...
03:13Qui a gouverné ?
03:14Les propos de Thomas Ménager, qui est député de votre camp, on est d'accord ?
03:16C'est même mon ami.
03:17C'est votre ami.
03:18Il les a reconnus, ces propos-là.
03:20Il dit que le GIEC était pessimiste, alarmiste.
03:26Il a différencié les experts du GIEC qui font un rapport scientifique incontestable et incontesté
03:32et des scientifiques qui ont pu travailler sur le GIEC qui s'engagent en politique,
03:35comme M. Gemmène, comme M....
03:38Très alarmiste.
03:39Voilà, et vous avez le droit, vous avez le droit de vous investir.
03:41Chacun a le droit...
03:42Mais c'est bien, ça a à peine commencé, ça a à peine commencé.
03:44J'ai regretté ses propos.
03:45C'est à peine commencé, il s'est excusé.