- il y a 2 heures
Les 30 et 31 juillet dernier plus de 70 000 migrants en provenance du Maroc ont pénétré à la nage ou à pied dans l'enclave espagnole de Ceuta, porte d'accès à l'Europe. Cette crise inédite intervient après une campagne de régularisation massive d'étrangers sans papiers en Espagne. 600 000 personnes ont déjà obtenu un permis de travail temporaire. Le recours aux travailleurs étrangers accompagne une croissance économique espagnole soutenue.
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00:06Aujourd'hui dans Méditerranéo, nous partons en Espagne.
00:09A la rencontre des travailleurs immigrés et de leurs employeurs,
00:12le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez régularise massivement les étrangers,
00:17à contre-courant de la tendance des autres pays de l'Union européenne.
00:21Une façon assumée de soutenir la croissance économique grâce à la main-d'œuvre étrangère.
00:27Puis nous accostons sur l'île portugaise de Madère pour profiter de spots de surf exceptionnels,
00:33prisés par les compétiteurs du monde entier.
00:35Ici, la pratique du surf nourrit l'économie et fait partie de la culture locale.
01:02Les 30 et 31 juillet derniers, plus de 70 000 migrants en provenance du Maroc
01:08ont pénétré à la nage ou à pied dans l'enclave espagnole de Ceuta, porte d'accès à l'Europe.
01:14Cette crise inédite intervient après une campagne de régularisation massive des étrangers sans papier en Espagne.
01:20600 000 personnes ont déjà obtenu un permis de travail temporaire.
01:25Le recours aux travailleurs étrangers accompagne une croissance économique espagnole soutenue.
01:42On l'appelle la Toscane espagnole, El Mataragna, sublime mais désertée, à trois heures de route de Barcelone.
01:52Le village de Liedo est devenu la terre d'accueil de cette famille équatorienne.
02:01« Voici Edison, mon mari, mes trois plus jeunes enfants, mes parents et mon fils aîné. »
02:11La famille de Janet est ici depuis un an.
02:14En Amérique latine, leur petite entreprise avait fait faillite.
02:19Partir était devenue une question de survie économique.
02:22Le pays de l'espoir pour les migrants en Équateur, c'est aujourd'hui l'Espagne.
02:29À Liedo, leur présence est une aubaine.
02:32Le village ne compte plus que 150 habitants, un tiers de moins qu'il y a 20 ans.
02:40La famille a loué cette maison qui était vide et créé un gîte, devenu le lieu de rencontre du village.
02:50« Tenez ! Ah non, c'est pour vous ! »
02:55C'est l'association espagnole de Mario González qui a proposé à la famille de Janet de vivre à Liedo.
03:02« Alors, comment ça se passe pour vous ? »
03:05« Ça va, merci. Nous sommes très contents d'être là. Il y a de plus en plus de membres
03:11de notre famille qui se sont intégrés ici. »
03:14« Et vous êtes combien maintenant ? »
03:16« On est 25. »
03:19« Nous voulons donner une réponse à deux problèmes qui se posent en Espagne.
03:26La dépopulation du pays.
03:30Et d'un autre côté, l'augmentation des familles immigrées à la recherche d'une nouvelle vie et d'un
03:35logement. »
03:38« Leur présence redonne vie au village. Ces personnes parlent notre langue. Elles s'intègrent facilement et travaillent énormément. Elles
03:45ont la même religion. Ce sont de belles personnes. »
03:53Janet a déjà trouvé trois emplois. Le gîte, des heures de ménage à domicile. Mais celui qui lui tient le
04:01plus à cœur, c'est de s'occuper des vieux du village.
04:10« Tu aimes le chocolat ? Non ? Les caramels ? »
04:16Elle a ses méthodes à elle, pour apaiser les moments de colère.
04:20« Tu me fais un bisou ? Voilà. Ça y est, c'est passé. Ça va mieux maintenant. »
04:27« Je crois qu'on cherche tous de l'amour et de la protection. De mon côté, j'essaye de
04:33faire en sorte de leur transmettre cela.
04:37Quand elle est arrivée, le maire du village, élu de droite, a immédiatement appuyé la candidature de Janet. »
04:45« Comment allez-vous ? »
04:47« C'est une dame très sympathique. »
04:49« Merci beaucoup. On discute souvent ensemble. »
04:53« Elle s'occupe bien de toi ? »
04:54« Oui, très bien. »
04:57« Pour nous, c'est vital que des personnes d'Amérique du Sud ou d'autres pays viennent travailler ici.
05:04Sinon, nous ne pourrions pas assurer le service. »
05:09« Il y a peu de monde dans nos villages. Et ceux qui restent ne sont pas prêts à faire
05:13ce travail. »
05:17La gauche et la droite, quand elle était au pouvoir, ont lancé en Espagne sept plans de régularisation de migrants
05:24irréguliers ces 40 dernières années.
05:33Les Colombiens, comme Aora Lorena, sont les plus nombreux en provenance d'Amérique latine.
05:40Elle sort du commissariat avec sa fille de deux ans.
05:45Elle vient d'avoir une bonne nouvelle.
05:47« Je me sens très bien. Très reconnaissante. Mes papiers vont être régularisés. Et on m'a dit que je
05:57les aurais dans deux à cinq mois. »
06:00Et le rythme va encore s'accélérer pour les nouvelles demandes.
06:03Le gouvernement Sanchez vient d'annoncer le dernier plan de régularisation d'un demi-million d'immigrés avant l'été.
06:11Un permis de séjour et de travail d'un an, renouvelable.
06:15A la condition d'être entré en Espagne avant la fin de 2025 et de vivre dans le pays depuis
06:21au moins cinq mois.
06:23« Nous avons ouvert la voie à la régularisation des personnes immigrées. Car l'Espagne est riche, diverse et bien
06:30sûr accueillante. »
06:32Ce plan du gouvernement, très critiqué par l'extrême droite espagnole, sera l'un des enjeux des élections législatives de
06:402027.
06:40Alors qu'à Bruxelles, on assiste à une levée de boucliers des droites européennes.
06:47« Monsieur Sanchez, vous devez être réaliste. Le gouvernement espagnol se trompe de direction. C'est irresponsable. »
06:56« C'est un danger pour toute l'Europe. Car ces personnes, entrées illégalement sur le sol espagnol, pourront demain
07:03voyager dans tous nos pays. »
07:05Elma Saïs, porte-parole du gouvernement Sanchez et ministre des Migrations, répond aux critiques européennes.
07:12« Le permis de travail va être pour travailler à l'Espagne. Ce sont des personnes qui habitent déjà ici.
07:20Alors c'est normal de penser qu'ils veulent rester chez nous, parce qu'ils habitent à l'Espagne. »
07:28« Vous vous dites qu'ils ne vont pas partir à l'étranger. Ils ne vont pas partir ailleurs en
07:31Europe. »
07:31« Mais j'insiste, le permis de travail, c'est pour travailler ici, à l'Espagne. »
07:36« Est-ce que vous voulez devenir un modèle en Europe ou un contre-modèle en Europe ? »
07:40« Je ne suis personne pour donner des leçons au reste du pays. Je respecte le reste du pays, mais
07:46je peux montrer notre chiffre, notre développement et notre croissance économique. »
07:54« Une des raisons du bon développement de notre économie à l'Espagne, c'est la politique migratoire. »
08:00La ministre nous montre alors les derniers chiffres officiels.
08:06« 50% de la croissance espagnole depuis 2022 est due à la présence des travailleurs étrangers. »
08:18L'Espagne souhaite aussi accueillir des migrants très qualifiés.
08:23Dans la banlieue de Madrid, cette usine familiale, gérée par deux sœurs, fabrique des systèmes de pompes très technologiques.
08:31Du sur-mesure, par exemple, pour les data centers et les hôpitaux du monde entier.
08:36Ici, les ouvriers sont espagnols, la patronne est une femme et l'ingénieur vénézuélien.
08:47Et il n'est pas le seul étranger.
08:49Ce matin-là, autour de la table, les quatre ingénieurs sont originaires d'Amérique latine.
08:54« Alors, parlons des projets à venir.
08:57À Oman, les trois hôpitaux.
08:59Je te préviens, il y aura sept heures de route dans le désert. »
09:02La guerre au Moyen-Orient ne change rien pour le moment à leur projet à Oman.
09:09« Tu peux le tester ? »
09:12« Oui, on vient de le contrôler. »
09:15L'ingénieur péruvien teste le nouveau système de pompe pour l'hôpital d'Oman.
09:23Son voyage professionnel est désormais possible.
09:26« J'ai une bonne nouvelle.
09:28J'ai reçu mon permis de travail temporaire. »
09:32« Avec ça, tu peux aller partout, sans problème.
09:34À Oman et ailleurs. »
09:39« Pour nous, c'est fantastique, cette nouvelle vague d'immigrés,
09:43en particulier d'ingénieurs très bien formés.
09:49La façon qu'ils ont de travailler et la nôtre est identique.
09:55On parle la même langue et en plus, ils sont bons en anglais.
09:59Pensez-vous que ce plan de régularisation des migrants est bon pour l'économie ? »
10:04« Je ne dirai pas que c'est bon.
10:08C'est absolument nécessaire.
10:11On exporte dans 60 pays.
10:13On est une petite usine très spécialisée.
10:17Sans l'arrivée de ces personnes qui nous aident à développer,
10:21dans mon cas l'industrie,
10:25cela ne serait pas possible pour moi de survivre. »
10:30Diego da Silva est vénézuélien.
10:32Il y a un an, il a fui la dictature de Nicolás Maduro.
10:36Son poste de manager au sein de la Compagnie Nationale de Pétrole
10:40était devenu invivable.
10:42« C'était dur.
10:46J'étais surveillé en permanence par un agent de sécurité.
10:51Il enregistrait tout, il était armé.
10:56Quand quelque chose ne fonctionnait pas,
10:58on nous accusait immédiatement.
11:01On était jeté en prison.
11:05Et ensuite, on ouvrait l'enquête.
11:10Moi, je me sens bien ici.
11:13De nombreuses entreprises m'ont contacté.
11:16J'ai trouvé du travail en moins d'un mois. »
11:22Un profil comme celui de Diego est particulièrement recherché.
11:26Et quand cette patronne recrute des ingénieurs,
11:2890% des CV sont envoyés par des immigrés,
11:32principalement d'origine latino-américaine.
11:43Les agences d'intérim se sont adaptées.
11:46Pour répondre à cette forte demande,
11:48un recruteur vénézuélien a été embauché
11:51pour faire passer les entretiens.
11:53« J'ai regardé votre CV.
11:55J'ai vu que vous aviez 5 ans d'expérience en cuisine ? »
11:58« Oui, c'est ça.
12:00Un peu plus de 5 ans. »
12:02« Ok.
12:03Vos papiers sont en règle ?
12:05Permis de travail valide ? »
12:06« Oui. »
12:09Il soumet ensuite à son directeur
12:11les profils sélectionnés.
12:14« Bonjour, ça va ? »
12:15« Bonjour.
12:16Je te fais le point.
12:18Donc, nous avons présélectionné 11 candidats.
12:22Et sur les 11, il y a 8 latino-américains.
12:27Des Colombiens, Vénézuéliens
12:29et des Dominicains
12:30aux côtés de 2 Espagnols et un Syrien.
12:37Dans notre agence,
12:38nous avons fait cette année
12:39des contrats à 1300 travailleurs latino-américains.
12:44Est-ce que les patrons
12:45de tous bords politiques
12:46avec qui vous travaillez
12:47approuvent ces régularisations ?
12:50« Oui, beaucoup d'entrepreneurs
12:53soutiennent le plan
12:54de régularisation des immigrés
12:58parce qu'ils ont besoin
12:59de ces travailleurs,
13:00en particulier des travailleurs qualifiés. »
13:06Parmi ces migrants,
13:07certains vivaient récemment aux Etats-Unis.
13:10Tout en haut de cette tour,
13:11nous avons rendez-vous
13:13avec la star
13:14des avocats latino-américains.
13:17Nevi Tolentino
13:17est spécialisée dans la défense
13:20de ces migrants
13:20qui ont fui le climat de violence
13:22de l'Amérique de Trump.
13:24Gabriela est partie il y a 10 mois.
13:26Un choix qu'elle ne regrette pas
13:28quand elle voit les images
13:28de la police de l'immigration.
13:30Larisse.
13:35« C'est ce que vivent les gens
13:37tous les jours aux Etats-Unis.
13:40Les migrants ne cherchent
13:42qu'une nouvelle chance.
13:45Personne ne devrait vivre
13:46de tels moments.
13:49Tous les latinos américains
13:50se sentent menacés
13:51et ne savent pas
13:53quelle horreur va leur arriver
13:55aux Etats-Unis. »
13:57« Moi, je vis en Espagne
13:59depuis 20 ans.
14:00Je suis immigrée
14:01et j'aide des familles
14:03à reconstruire leur vie.
14:05J'ai une sœur immigrée
14:06aux Etats-Unis
14:07depuis 8 ans
14:08avec ses deux filles.
14:09Je suis très anxieuse
14:11à chaque fois
14:12qu'elle va sortir
14:12car je ne sais pas
14:14à quel moment
14:15ça pourrait lui arriver. »
14:27Parmi les réfugiés politiques,
14:30il y a ceux
14:30qui ont fui le Venezuela.
14:35Ici, le regard sur Trump
14:37est bien différent.
14:38« Toi, je t'aime. »
14:43« Non ! »
14:44Le patron du bar
14:45des Vénézuéliens
14:46a été l'un des organisateurs
14:48des manifestations
14:49anti-Maduro
14:50à Madrid.
14:51« C'est l'une des plus belles images
14:53que j'ai vues de ma vie.
14:57Les places de Madrid
14:58étaient pleines à craquer. »
15:03Ici, on a applaudi
15:04la capture du dictateur
15:06vénézuélien
15:06Nicolas Maduro
15:07par les forces spéciales américaines.
15:10« Oui, on doit le remercier Trump.
15:20Sans lui,
15:21rien de tout ça
15:21ne serait arrivé.
15:23C'est un début.
15:25Je sais qu'il y aura
15:26un prix à payer.
15:28Mais on est prêts.
15:30Qui d'autre
15:31allait nous aider ? »
15:33« Quand j'ai appris
15:34la chute de Maduro
15:34le 3 janvier,
15:35je ne pouvais pas y croire.
15:38Et quand j'ai compris
15:39que c'était vrai,
15:39je suis devenue nostalgique.
15:41Si le Venezuela
15:43parvient à faire sa transition,
15:45je pourrais enfin rentrer. »
15:50Son amie Milagros
15:51a quitté le Venezuela
15:52en 2023.
15:54Elle raconte
15:55comment, plus jeune,
15:56elle a cédé
15:57à l'embrigadement
15:57de l'ancien dictateur
15:59Hugo Chavez.
16:00« Je suivais le cours
16:01d'éducation politique
16:02et sociale.
16:04On apprenait
16:05tout sur Chavez.
16:07Et moi,
16:08j'étais à fond.
16:10Et tu y croyais ?
16:11Oui, j'y croyais.
16:13Je pensais que Chavez
16:14était le sauveur
16:15du Venezuela.
16:16Et toi,
16:17tu croyais
16:18toutes ces idiosies ?
16:19Oui.
16:19T'étais folle.
16:22400 000 Vénézuéliens
16:24se sont réfugiés
16:25en Espagne
16:26et se demandent
16:27aujourd'hui
16:27s'ils retrouveront
16:29un jour leur pays.
16:41Retour dans le village
16:42de Liedo
16:42où de nouveaux membres
16:44de la famille de Janet
16:45sont arrivés
16:46il y a 15 jours
16:47d'Équateur.
16:52Cette cousine
16:53a déjà trouvé
16:53un travail
16:54aux côtés de Janet
16:55à la maison de retraite
16:57et sa petite-fille
16:58a des amis.
17:02Tu viens du petit parc ?
17:04T'as bien couru ?
17:06Il y a plein d'enfants
17:07là-bas.
17:15Les cousins de Janet
17:16vont s'installer
17:17à leur tour
17:18dans les maisons
17:18abandonnées.
17:21Et l'école de Liedo
17:22ne risque plus
17:23de fermer ses portes.
17:35Le surf
17:36sur l'île portugaise
17:38de Madère
17:38c'est plus qu'un sport
17:39un mode de vie
17:40une culture
17:41transmise et pratiquée
17:43en famille
17:43tout au long de l'année.
17:44Il faut dire
17:45que l'île recèle
17:46des spots de surf
17:47exceptionnels
17:47nés de ces masses
17:49rocheuses volcaniques
17:50abruptes
17:50qui plongent en majesté
17:52dans l'océan Atlantique.
18:08Les passionnés de glisse
18:10et de vagues
18:10le revendiquent haut et fort.
18:12le surf
18:13est un avant-goût
18:14du paradis.
18:17Une évidence
18:18pour Orlando Pereira
18:20ce sportif
18:21de haut niveau
18:22né dans cette île
18:23de Madère
18:23a participé
18:24et a été titré
18:25dans de nombreuses
18:26compétitions internationales.
18:28C'est le porte-drapeau
18:29de cette discipline
18:30à Madère.
18:31Il a surfé
18:32de partout dans le monde
18:33mais il revient
18:33toujours chez lui
18:34sur ses plages
18:35et ses spots
18:36qu'il connaît si bien.
18:42La mer, c'est quelque chose
18:44d'incroyable.
18:45Pour moi,
18:46cela représente
18:47une véritable thérapie
18:48et pour le surf,
18:50c'est pareil.
18:52Je partage ma vie
18:53actuellement
18:54entre Lisbonne
18:55et Madère
18:55et je fais du surf
18:58dans ces deux endroits.
19:00Mais ici,
19:01sur cette île,
19:02c'est très spécial.
19:03Les vagues
19:04sont différentes,
19:05techniques
19:05et d'une grande qualité
19:07et les tubes
19:08souvent présents.
19:09Sans oublier
19:10les paysages magnifiques
19:11qui nous entourent.
19:12Que demander de plus ?
19:18La topographie escarpée
19:20de l'île de Madère
19:21est à l'origine
19:22de la formation constante
19:23de vagues nettes
19:24et importantes
19:24qui ont rendu
19:26les spots de surf
19:27célèbres
19:27pour tous les amateurs
19:28de sensations fortes.
19:30On surnomme d'ailleurs
19:31Madère
19:32le Hawaï
19:32de l'Atlantique.
19:34Un cadre unique
19:35des températures
19:36qui varient
19:36entre 18 et 24 degrés
19:38tout le long de l'année
19:39se réunit le volcanique
19:41au paysage singulier
19:42et verdoyant.
19:44Madère reste encore
19:45relativement préservé
19:46du phénomène
19:47de tourisme de masse.
19:48L'expérience
19:49sur ces spots
19:50est plus sauvage,
19:51plus proche
19:52de la nature.
19:53Mais la demande
19:54est forte.
19:55Il n'est pas toujours
19:56facile de gérer
19:56cette pression.
20:00qui est très forte.
20:02Moi, je fais partie
20:04de ceux
20:04qui défendent
20:05l'idée
20:05d'un développement
20:06contrôlé
20:06de la pratique
20:07du surf
20:07à Madère.
20:09Il ne faut pas
20:10aller trop vite.
20:11Trop de touristes
20:12pourraient dénaturer
20:13notre culture
20:13du surf.
20:16Les championnats,
20:17les événements
20:18internationaux,
20:19c'est très bien
20:20pour la promotion
20:20de Madère.
20:21mais c'est l'après
20:22et la surfréquentation
20:24qu'il faut savoir gérer.
20:34Roberto Filippe
20:35a fondé
20:35cette école de surf
20:36depuis plus de 20 ans.
20:38Il a fait
20:39de cette discipline sportive
20:40un choix de vie.
20:41Il ne l'a jamais regretté.
20:43On compte moins
20:44d'une dizaine
20:45de ses écoles
20:45de formation
20:46sur toute l'île.
20:47Un passage obligé
20:49au vu des difficultés
20:50à appréhender
20:50sur certains spots.
20:58Je suis né à Lisbonne.
21:00J'allais souvent
21:00à Madère
21:01dans mon enfance.
21:02Ma famille est d'ici.
21:04A 26 ans,
21:05je me suis installé
21:06sur cette île.
21:07Et depuis,
21:08j'ai fait du surf
21:09un choix de vie professionnel.
21:12Ma fille et mon fils
21:13ont aussi attrapé
21:14le virus.
21:15Le surf
21:15fait entièrement
21:16partie de ma famille.
21:19Nous sommes
21:19sur le spot
21:20de Pao Di Mar
21:21avec des vagues
21:23puissantes,
21:23rapides et creuses.
21:25Les fonds rocheux
21:26demandent beaucoup
21:26d'attention
21:27de la part des pratiquants.
21:29Des surfeurs,
21:30confirmés ou non,
21:31venus de tout horizon.
21:33Ils savent
21:33qu'ici,
21:34les vagues
21:34et les sensations
21:35ne feront jamais défaut.
21:40« Madère est surnommé
21:42à juste titre
21:42le paradis des surfeurs.
21:44Les conditions
21:45pour la pratique
21:45de ce sport
21:46sont très particulières
21:47ici.
21:48C'est très technique.
21:49Nous avons toujours
21:50de bonnes vagues,
21:51très puissantes,
21:52un peu comme à Hawaï.
21:53Notre principale difficulté,
21:55c'est notre éloignement
21:56par rapport
21:57à d'autres lieux
21:58plus accessibles
21:58dans le monde
21:59où l'on pratique
22:00également le surf.
22:07gérer au mieux
22:08les différents niveaux
22:09de tous
22:10ces passionnés
22:10de glisse
22:11et de sensations fortes.
22:12Pas toujours facile
22:13au vu des conditions
22:14météo changeantes
22:16et des spots techniques
22:17souvent difficiles
22:18à aborder,
22:19surtout pour les débutants.
22:22C'est la première fois
22:23que je suis sur une planche
22:25aujourd'hui à Madère.
22:27Et aujourd'hui,
22:29Madère va me faire tomber,
22:30mais sûrement
22:31tomber amoureuse du surf.
22:33Je viens ici
22:33pour découvrir le surf
22:34pour la première fois,
22:35mais aussi pour un jour
22:37surfer avec ma fille
22:38de deux ans et demi.
22:39Pour tous ceux
22:40qui affichent déjà
22:41de bonnes bases
22:42dans la pratique du surf,
22:44venir à Madère,
22:45c'est aussi l'occasion
22:46de découvrir
22:46une petite île
22:47qui offre bien
22:48des surprises.
22:49Et ce,
22:50au détour
22:51de chaque virage.
22:56Ce lieu est étonnant,
22:58superbe.
22:59c'est la première fois
23:01que je viens surfer ici.
23:04Sur ce spot,
23:05je n'ai lu que
23:06des bonnes critiques.
23:07Alors,
23:08on est là.
23:11Madère est une incroyable.
23:12Hier,
23:12on a loué une voiture
23:13et on a fait tout
23:14le tour de l'île
23:15en une heure et demie.
23:18Je me suis dit,
23:19c'est fou,
23:20c'est génial,
23:20tout est accessible.
23:23Tu sais,
23:24peu importe
23:24où on va,
23:25peu importe
23:26le coin que tu choisis,
23:28c'est très sympa.
23:31L'atout touristique
23:33et économique
23:33du surf
23:34reste très important
23:35pour Madère.
23:36Il permet aussi
23:37de diversifier
23:38une offre
23:39pour un secteur
23:40qui représente
23:40plus d'un quart
23:41du PIB régional.
23:43Les compétitions
23:44internationales
23:45et les différents événements
23:46liés à cette pratique,
23:48les écoles de surf
23:49renforcent cette dynamique.
23:51C'est alors
23:52tout le secteur local
23:53qui profite
23:53de cette manne,
23:55en particulier
23:55les hôtels
23:56et les restaurants.
23:57Le surf à Madère
23:59n'a véritablement démarré
24:00qu'à la fin
24:00des années 70.
24:02Ensuite,
24:03dans chaque famille,
24:04la transmission
24:04a pris le relais.
24:06On parle aujourd'hui
24:07d'une tradition
24:07qui s'inscrit
24:08dans le patrimoine
24:09culturel
24:10de cette petite île.
24:11« J'aime beaucoup
24:13être dans l'eau.
24:14Le surf,
24:15c'est super pour ça.
24:16Tu sens monter
24:17l'adrénaline
24:18au fur et à mesure.
24:19C'est top.
24:21On est obligés
24:22d'aimer ce sport.
24:23J'essaie d'en faire
24:24dès que je le peux.
24:25En général,
24:26tous les week-ends,
24:27mais aussi des fois
24:28en sortant de l'école.
24:44Ils sont jeunes,
24:46mais ils se débrouillent
24:47déjà très bien.
24:48Chez nous,
24:48la culture
24:49et la pratique
24:49du surf
24:50se transmettent
24:51de génération
24:51en génération
24:52et ce,
24:53dans beaucoup
24:53de familles
24:54ici à Madère.
24:57à Madère,
24:59la mer
24:59est un temple sacré.
25:01Le surf ici
25:02est une expérience
25:03à part
25:03qui mélange
25:04sport,
25:05nature
25:05et culture locale.
25:07Niché au cœur
25:08de l'océan Atlantique,
25:09cette île reste encore
25:10dans l'ombre
25:11des destinations
25:11de surf
25:12plus connues
25:13comme les Canaries
25:14ou l'Indonésie.
25:15Un profil
25:16qui lui convient
25:17très bien.
25:18Tous les amateurs
25:19de glisse
25:20sur cette île volcanique
25:21vous le confirmeront.
25:33Méditerranéo,
25:34c'est fini pour aujourd'hui.
25:35A bientôt
25:36pour de nouvelles
25:36découvertes
25:37en Méditerranée.
25:41Musique
25:58Sous-titrage
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