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  • il y a 7 minutes
Parlement Hebdo c'est le meilleur de la semaine parlementaire. Chaque vendredi, un député et un sénateur analysent les temps forts des débats au Sénat et à l'Assemblée nationale. Cette semaine, Alexandre Poussart (Public Sénat) reçoit Stéphane Peu, président du groupe communiste à l'Assemblée et Pierre-Jean Rochette, sénateur (Les Indépendants) de la Loire. Débat consacré cette semaine aux violences lors des manifestations du 17 octobre. Année de Production : 2026

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00:00Générique
00:09Bonjour à tous, très heureux de vous retrouver pour un nouveau numéro de Parlement Hebdo,
00:12l'émission qui revient sur les temps forts de la semaine au Parlement.
00:16Et comme chaque semaine, nous vous proposons un débat entre un député et un sénateur.
00:20Aujourd'hui, nous accueillons Stéphane Peu, bonjour.
00:22Bonjour.
00:22Vous êtes président du groupe communiste à l'Assemblée nationale et député de la Seine-Saint-Denis.
00:26Et face à vous, Pierre-Jean Rochette, bonjour.
00:28Bonjour.
00:28Vous êtes sénateur de la Loire, membre du groupe Les Indépendants, République et Territoire au Sénat.
00:33Je précise que c'est un groupe de sénateurs de droite dont certains soutiennent Édouard Philippe.
00:37Un débat cette semaine consacré à la colère sociale qui s'exprime dans le pays,
00:41aux violences dans les manifestations, notamment lors de la journée chaotique du 17 octobre.
00:46Le gouvernement accuse la France insoumise de mettre de l'huile sur le feu,
00:49mais reconnaît aussi des erreurs dans le maintien de l'ordre face au casseur.
00:53Le maintien de l'ordre, c'est le sujet d'un rapport publié cette semaine par le Sénat.
00:57La majorité de droite et du centre propose de durcir les sanctions contre les participants
01:01à des manifestations interdites ou non déclarées.
01:05Mais d'abord, retour sur les échanges sous haute tension politique à l'Assemblée nationale
01:10lors des questions au gouvernement entièrement consacrées à ces violences du 17 octobre.
01:43La séance est ouverte.
01:44Rétablir l'ordre.
01:45Il n'y a pas d'alternative à l'ordre et à la paix civile.
01:49L'ordre dans notre pays.
01:50Les Français veulent de l'ordre, les Français attendent de l'ordre, les Français attendent des réponses.
01:56A gauche, c'est le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard, qui attaque le premier.
02:00Samedi, votre stratégie de pourrissement a eu des conséquences dramatiques.
02:05Votre amateurisme a fait le reste.
02:08J'ai comme ministre de l'Intérieur ma part de responsabilité dans la conception des dispositifs de sécurité.
02:13Mais vous avez la vôtre, vous avez la vôtre, dans le soutien que vous apportez à l'ultra-gauche.
02:17Pendant toute la séance, le ministre de l'Intérieur monte au créneau pour tenter de se justifier.
02:22Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023,
02:26comme à chaque fois, vous n'avez pas répondu.
02:28« Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé, j'assume ma part de responsabilité. »
02:32Interpellé lui aussi Sébastien Lecornu, la chef de file des députés insoumis,
02:37l'accuse de faire de son parti un bouc émissaire.
02:40« Nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. »
02:45« Toujours la même rhétorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser. »
02:53Une commission d'enquête a été mise en place à l'Assemblée
02:55pour déterminer les causes et les responsabilités de ce 17 octobre 2026.
03:01– Stéphane Peu, face à ce chaos social et sécuritaire,
03:05est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a encore le contrôle ?
03:07– Non, je pense qu'il ne contrôle pas la situation
03:14et qu'il est dans une fuite en avant sécuritaire
03:18pour essayer de ne pas répondre aux questions sociales qui sont posées par le pays,
03:23la colère contre la vie chère, le prix des carburants,
03:26l'inflation sur les produits alimentaires ou les loyers.
03:29et puis ce mouvement des jeunes, qui est un mouvement des jeunes non pas contre quelque chose,
03:36contre une réforme, mais qui est un mouvement des jeunes pour l'avenir,
03:41pour étudier dans des conditions dignes, pour avoir l'égalité des chances,
03:45pour essayer de se hisser comme citoyens et comme futurs salariés dans notre pays.
03:52Et face à cela, le refus, et comme la Macronie le fait depuis dix ans,
04:00ils ont été dans le refus total de répondre aux revendications,
04:04quelles que soient les expressions des Gilets jaunes aux conférences citoyennes
04:08en passant par l'immense mobilisation contre les retraites.
04:12À chaque fois, ça a été une porte fermée, un refus d'écouter.
04:15Et la répression policière comme moyen de détourner le regard, c'est une erreur.
04:21Pierre-Jean Rochette, est-ce que le gouvernement est d'une certaine manière responsable
04:23de ce chaos social et sécuritaire ?
04:27Responsable, oui, parce que très vraisemblablement, de toute évidence,
04:30il a sous-estimé la manifestation.
04:33Mais le problème est plus profond que ça.
04:35Comment se fait-il qu'en France, désormais, à chaque mouvement social,
04:38qui peut être légitime ou pas d'ailleurs,
04:40mais nous ayons un tel déferlement de violence avec des black blocks
04:45qui viennent dans notre pays pour voler, casser et essayer de faire vaciller la République ?
04:49Le fond du sujet, il est là.
04:51Moi, j'ai une pensée à cet instant, d'abord pour les commerçants,
04:54les artisans, les chefs d'entreprise, aussi nos forces de l'ordre.
04:58Mais tous ces gens qui ne vont pas pouvoir retourner au boulot,
05:01qu'est-ce qu'on leur répond à ceux-là, ceux qui sont au chômage technique
05:04parce que leur commerce a été cassé ?
05:06Alors, effectivement, il y a des constats à faire.
05:08Il y a un sujet, c'est que ça a été sous-estimé.
05:12Mais aujourd'hui, c'est la manif lycéenne.
05:16Demain, ce sera une autre manif.
05:17On aura encore des violences.
05:18C'est ça qu'on doit traiter.
05:19Il y a une faillite sécuritaire du gouvernement, Stéphane Peux ?
05:22Face à ces violences inédites et à ces black blocks ?
05:24Oui, d'abord, moi, je suis d'accord sur le fait qu'il y a une anticipation.
05:29Je suis élu de la Seine-Saint-Denis depuis plus de 30 ans,
05:33donc j'ai vécu un certain nombre de choses dans ce département.
05:37Un, il n'y a plus de service de renseignement, on ne sait plus.
05:39On est à l'aveugle.
05:40Moi, j'ai lu la note des renseignements territoriaux
05:43pendant le mouvement lycéen sur la Seine-Saint-Denis
05:45puisque c'était un des épicentres du mouvement.
05:48Un enfant de CM2 pourrait la rédiger.
05:50C'est affligeant.
05:51On n'y apprend rien d'autre que ce que tout le monde sait.
05:56Il n'y a aucune anticipation, aucune compréhension du mouvement.
06:01Bon, et donc, oui, il y a un défaut d'anticipation
06:06et puis, surtout, il y a un enfermement dans une réponse sécuritaire
06:12et on ne répond pas par une réponse sécuritaire
06:17à une question sociale et une question politique.
06:20Justement, Pierre-Jean Rochette,
06:21est-ce que cette violence, elle ne montre pas d'autant plus
06:23que l'exécutif ne répond pas actuellement aux revendications sociales ?
06:27En réalité, là, on a une différence avec M. le député.
06:29Il y a deux choses.
06:30Le dialogue social et la réponse sécuritaire.
06:33Et sur le dialogue social du gouvernement ?
06:35Non, mais sur le dialogue social, il faut dialoguer.
06:36Quand il y a un sujet...
06:37Est-ce que les réponses sont là ?
06:37Écoutez, moi, je suis chef d'entreprise par ailleurs.
06:39Quand on a un sujet, on doit dialoguer,
06:41on doit apporter des réponses ou pas
06:44quand on n'en a pas les moyens,
06:45ce qui est un peu le cas aussi, la situation du pays,
06:46mais il y a des sujets sur lesquels on peut discuter.
06:49Parcoursup, les absences de professeurs,
06:52mais il y a des sujets beaucoup plus profonds, là aussi, derrière.
06:55Parcoursup avait été mis en place pour régler une inégalité,
06:58celle du tirage au sort qui se pratiquait auparavant.
07:00Donc, aujourd'hui, on remet en question Parcoursup,
07:03mais on propose quoi à la place comme meilleur système ?
07:05Les absences de professeurs,
07:07il y a le sujet des arrêts maladie, derrière tout ça.
07:09On doit aussi parler de ce sujet-là.
07:11Donc, ça, c'est le dialogue social.
07:13Ça, ce sont les réponses sociales.
07:14Après, pour le...
07:15Sur le pouvoir d'achat aussi, est-ce que les réponses sont à la hauteur ?
07:17Mais le pouvoir d'achat, c'est évident qu'aujourd'hui,
07:19les gens qui travaillent avec des faibles salaires ou le SMIC ne vivent plus.
07:22Et sur la sécurité, c'est une toute autre réponse qu'il faut apporter.
07:26C'est une réponse ferme, dure, sans concession,
07:29sans pitié pour les casseurs et voleurs.
07:31Ce sont des voleurs avant tout.
07:32Ce ne sont pas des manifestants, ceux qui ont pillé.
07:34On va parler de la sécurité dans quelques minutes,
07:35puisque le Sénat a publié un rapport sur le maintien de l'ordre.
07:38Stéphane Peu, sur les revendications sociales,
07:41quelles réponses concrètes vous demandez au gouvernement,
07:43sachant que le gouvernement n'a plus de majorité à l'Assemblée nationale
07:46et que les comptes publics sont vides.
07:48Oui, enfin ça, les comptes publics sont vides.
07:50Les comptes publics sont vides parce que M. Macron a vidé les caisses
07:53et a cramé la caisse, pour reprendre une expression qu'on a connue.
07:57Chaque année, il y a 60 milliards de cadeaux fiscaux
08:00qui ont été faits aux grandes entreprises
08:02et aux plus riches de ce pays.
08:0360 milliards par an.
08:05Ils ont créé 1 400 milliards de dettes supplémentaires
08:08dans notre pays en 9 ans,
08:09ceux qui se prétendaient les Mozart de la finance.
08:11Alors que ce ne soit pas eux qui viennent nous dire aujourd'hui
08:13qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses.
08:15Ils l'ont vidé.
08:16Et il y a moyen de corriger cela.
08:18On fait des propositions,
08:20mais il reste sur un logiciel
08:21qui est complètement un contresens historique,
08:23qui est anachronique,
08:24qui est celui de la mondialisation heureuse,
08:26du libéralisme à tout crin,
08:28alors qu'on sait que partout, c'est un échec.
08:32Donc, quelle réponse concrète à cette question ?
08:34Les réponses concrètes, c'est soit les lycéens.
08:37Franchement, il y a des réformes qui ne coûtent pas cher.
08:39Parce que Parcoursup,
08:41on peut toujours se poser la question
08:42de par quoi on le remplace.
08:43Mais enfin, le sujet de Parcoursup,
08:45comme celui du tirage au sort auparavant,
08:47c'est qu'il n'y a pas assez de place
08:49dans l'enseignement supérieur
08:50pour le nombre de prétendants.
08:53Donc, il faut répondre aussi
08:54au nombre de places et à l'accès.
08:57Ça, c'est la première chose.
08:58Donc, il faut supprimer Parcoursup,
08:59qui est complètement oxygène et discriminatoire.
09:02Il faut annuler la réforme blanquer du BAC,
09:04qui, je le rappelle, avec le contrôle continu,
09:08permet de faire beaucoup de discrimination
09:11entre les jeunes.
09:12Moi, si vous voulez, je suis un communiste républicain
09:17et attaché à l'égalité des chances.
09:19Quand vous avez un baccalauréat
09:21qui, de Saint-Brieuc à Marseille,
09:23en passant par Saint-Denis et Saint-Étienne,
09:25est le même baccalauréat pour tous les jeunes de ce pays,
09:28vous avez quelque chose qui est une haie à franchir
09:31qui est la même pour tout le monde,
09:32quel que soit son quartier d'origine.
09:34Bon, aujourd'hui, avec le principe du contrôle continu
09:37de la réforme blanquer,
09:40cette inégalité des chances,
09:41elle est au cœur du mouvement lycéen.
09:43Il n'y a pas qu'une question de moyens.
09:45Vous êtes d'accord, Pierre-Jean Ranchette,
09:46il faut mettre plus d'égalité pour nos jeunes ?
09:48Je pense qu'il y a un sujet qu'il faut aborder,
09:53c'est celui de la mauvaise orientation.
09:54Ce n'est pas normal aussi qu'on ait autant de demandes
09:56aujourd'hui sur Parcoursup.
09:57Ça veut dire que, finalement, le bac est devenu
10:03un passage presque obligé en France,
10:05vers lequel tout le monde veut aller.
10:07Moi, j'ai un parcours scolaire très chaotique,
10:09je sais de quoi je parle.
10:10Donc, si vous voulez,
10:11l'apprentissage doit revenir au cœur
10:13de notre système d'éducation en France
10:16et de formation,
10:17parce qu'il n'est pas normal non plus
10:19qu'on se retrouve avec une défermante.
10:22Parcoursup, les demandes sur Parcoursup
10:24ont augmenté considérablement ces dernières années.
10:26C'est aussi pour ça que le système ne fonctionne plus.
10:29Après, sur les lycées,
10:31sur l'état des lycées en France,
10:32et ça a été un sujet dans la manif lycéenne,
10:36déjà, les lycées, c'est un sujet régional.
10:38C'est géré par les régions.
10:40Je n'ai pas l'impression qu'on ait des lycées
10:41en si mauvais état que ça.
10:42Il y a bien entendu des régions
10:44où il faut corriger le tir.
10:45Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes,
10:46les lycées sont plutôt en très bon état.
10:48Donc, les sujets sont différents
10:50d'une région à l'autre.
10:51Parce que ce n'est pas géré
10:52de la même manière territorialement.
10:55Dans la dimension politique de cette crise,
10:56je voudrais qu'on parle de la France insoumise.
10:58Puisque Stéphane Peu, le gouvernement,
11:00table sur la France insoumise,
11:01l'accuse de mettre de l'huile sur le feu
11:03de cette colère sociale.
11:05Est-ce que Jean-Luc Mélenchon
11:07attise d'une certaine manière cette colère
11:08pour gagner des points dans la campagne présidentielle ?
11:10Moi, je vais vous dire, je suis en Seine-Saint-Denis.
11:12Donc, la France insoumise,
11:14elle est assez présente.
11:16Franchement, c'est méprisant pour les lycéens
11:18que de penser que derrière leur mouvement,
11:20il y a des manipulateurs
11:23ou des gens qui leur disent
11:24ce qu'il faut dire.
11:24Ou tirent les ficelles.
11:25Ou tirent les ficelles.
11:26Ça, ce n'est pas vrai.
11:27Moi, j'étais devant les lycées à Saint-Denis.
11:30Ce n'est pas vrai.
11:30Les lycéens, ils rédigeaient eux-mêmes
11:32leurs revendications.
11:34Enfin bon, ça, si vous voulez,
11:36c'est la stratégie du bouc émissaire.
11:38C'est-à-dire que vous avez un problème immense
11:41en face de vous,
11:42qui est un problème social
11:43des revendications qui s'expriment,
11:44et vous essayez soit de discréditer le mouvement
11:48en attisant les violences,
11:49soit en essayant de trouver un manipulateur.
11:53D'abord, c'est faire beaucoup trop d'honneur
11:55à la France insoumise.
11:56Ensuite, j'ajoute quand même
11:58que le mouvement des jeunes inquiets sur leur avenir
12:00est un mouvement européen.
12:02Il est né en France,
12:03mais il se développe en Italie, en Espagne,
12:05en Albanie, en Allemagne.
12:08Et donc, à ma connaissance,
12:10Jean-Luc Mélenchon,
12:11il n'est pas en Allemagne ou en Italie
12:13pour attiser les mouvements des jeunes.
12:15Donc, à force de voir les choses
12:19par le petit bout de la lorgnette,
12:20on oublie l'essentiel,
12:22qui est l'aspiration des jeunes
12:23à vivre dignement.
12:24Et Pierre-Jean Rochette,
12:25même le président du Sénat,
12:26Gérard Larcher,
12:27estime que la question de l'interdiction
12:29du parti politique La France insoumise
12:30se pose.
12:31Est-ce qu'il a raison ?
12:32Alors, le problème,
12:34et là, on ne sera pas d'accord
12:35avec M. le député,
12:36qu'il y ait des élus
12:37sur une manifestation,
12:38sur un mouvement social,
12:40c'est normal.
12:41Ça s'est toujours vu de tout temps.
12:42Donc, ça, ça ne pose pas de problème.
12:44Ce sont les dérapages verbaux
12:45qui posent problème,
12:46qui donnent cette sensation
12:49de légitimité
12:50et de presque...
12:55Bon, on est dans un mouvement
12:56qui est cautionné,
12:57donc on peut faire,
12:58on est protégé.
13:00– Le sentiment d'une violence légitime.
13:02– Oui, d'ailleurs, oui,
13:03on a bien entendu
13:06certaines propositions
13:07et certaines allocutions
13:09des élus de la France insoumise
13:10qui légitiment la violence
13:12en disant
13:12on n'a rien sans rien,
13:14cet esprit de 1789.
13:15C'est juste dingue, le truc, quoi.
13:17C'est-à-dire que comparer aujourd'hui
13:18les manifs lycéennes
13:20avec 1789,
13:21on y met les drapeaux palestiniens,
13:23algériens,
13:23ça devient n'importe quoi, à la fin.
13:25Il ne faut pas mélanger les combats.
13:27On est sur le sujet des lycéens,
13:29on doit répondre à la vie chère
13:31et au sujet des lycéens,
13:33mais arrêtons de tout mélanger.
13:34Ça devient n'importe quoi.
13:35Et c'est là où on ne comprend plus
13:36le message, d'ailleurs.
13:37Plus personne.
13:38– Stéphane Peau.
13:38– Oui, je voudrais juste ajouter
13:39une chose sur la France insoumise
13:41parce que je trouve que c'est honteux.
13:43D'ailleurs, Mediapart a révélé
13:45à quel point le ministre de l'Intérieur
13:46a essayé de manipuler
13:48les renseignements généraux
13:49pour qu'ils fassent des faux
13:52dans leurs notes
13:53en accusant la France insoumise.
13:55– Laurent Nunez a démenti,
13:56cette information.
13:57– Oui, d'accord.
13:57Enfin, il l'a démenti,
13:58mais pour l'instant,
13:59il l'a démenti
14:00sans en apporter la preuve
14:03que c'était faux.
14:04Donc, c'est un démenti
14:05qui n'en est pas un.
14:07Ça, c'est la première chose.
14:08La deuxième, moi, à Saint-Denis,
14:10par exemple,
14:10il y a eu des manipulations
14:11sur les réseaux sociaux
14:12pour essayer de rassembler
14:14les jeunes dimanche soir
14:15pour aller piller des magasins
14:17dans le centre-ville.
14:18Il n'y avait plus un policier
14:20quasiment au commissariat
14:21parce qu'ils étaient tous sur Paris.
14:23Donc, toute la Seine-Saint-Denis
14:25avait été quasiment vidée
14:26de ses effectifs de police
14:27pour aller sur Paris
14:29contre les pilleurs.
14:29Ce sont les élus communistes
14:32et de la France insoumise,
14:34les élus municipaux
14:34qui sont allés dans la rue
14:35et qui ont permis
14:36d'éviter la casse
14:39et les violences.
14:41Mais entendez quand même
14:43quelque chose.
14:45Quand vous remontez
14:46sur les dix dernières années
14:48que vous avez un mouvement
14:49contre la réforme des retraites
14:50qui est immensément majoritaire
14:52avec des manifestations
14:53et que vous passez en force,
14:54qu'il y a des conférences citoyennes
14:56qui tirent des conclusions,
14:57que vous mettez-tu tout dans l'intérieur ?
14:59Tiroir.
15:00Que les gilets jaunes
15:00remplissent des cahiers de doléances
15:02et que vous les...
15:02Ça attise la colère.
15:03Bien sûr que ça attise la colère.
15:05On est dans une démocratie.
15:07On ne piétine pas
15:09les aspirations du peuple
15:10et ses exigences
15:12avec autant d'arrogance
15:13et de mépris
15:13que l'ont fait
15:15les gouvernements successifs
15:16d'Emmanuel Macron.
15:17Alors, on va parler spécifiquement
15:18de la question
15:19du maintien de l'ordre
15:20dans ce débat
15:21puisque, hasard du calendrier,
15:22le Sénat a publié cette semaine
15:23un rapport sur la stratégie
15:25du maintien de l'ordre
15:26en France après plusieurs mois
15:28de travail des sénateurs.
15:29Les sénateurs qui proposent
15:30de durcir les sanctions
15:32contre les casseurs.
15:33Flavie Veillat.
15:38C'est un rapport qui tombe à pic.
15:41La mission d'information du Sénat
15:43sur l'avenir du maintien de l'ordre
15:45a remis ses conclusions ce mercredi.
15:47Le rapport implique une évolution
15:49du modèle historique
15:50du maintien de l'ordre,
15:51jugé désormais inadapté.
15:53La doctrine de désescalade,
15:55elle correspond à une époque particulière.
15:57Elle correspond au grand mouvement
15:58encadré par les forces syndicales
16:00et la possibilité d'avoir
16:02dans les cortèges
16:03des services d'ordre
16:04qui soient structurés.
16:05À ces grands mouvements
16:06ont succédé
16:07des mouvements plus diffus,
16:09plus nombreux,
16:10beaucoup moins structurés
16:11et beaucoup plus violents.
16:12Pour faire évoluer
16:13la gestion du maintien de l'ordre,
16:15le rapport formule
16:1630 propositions
16:17qui visent à mieux anticiper
16:19et préparer les dispositifs
16:20de maintien de l'ordre,
16:21assurer une meilleure gestion
16:23opérationnelle des manifestations
16:25et sanctionner plus sévèrement
16:27les fauteurs de troubles.
16:29Vidéosurveillance,
16:30intelligence artificielle
16:31ou encore marquage des individus,
16:33le rapport préconise
16:35plus de moyens techniques.
16:36On se rend compte
16:37que les moyens aujourd'hui
16:38pour permettre d'identifier
16:40les responsables de troubles,
16:42les auteurs d'exactions,
16:44ces moyens-là sont insuffisants.
16:45D'où la nécessité,
16:46à la fois avec les drones judiciaires
16:48ou le marquage,
16:49effectivement,
16:50ou la vidéoprotection,
16:52d'avoir des moyens techniques
16:54qui permettent concrètement
16:55qu'il n'y ait pas 50%
16:58des gardés à vue
16:58qui font l'objet
17:00de mesures de classement sans suite.
17:01Pour la gauche,
17:02ces mesures sont mal ciblées.
17:03Est-ce que c'est en punissant
17:05des gens qui n'ont rien cassé
17:07et qui participent
17:08à une manifestation
17:09qu'on va réussir
17:10à rétablir la sécurité ?
17:11Est-ce que c'est avec des drones
17:13supplémentaires,
17:14comme c'est proposé,
17:14même des drones judiciaires ?
17:16Personne ne sait ce que ça veut dire,
17:17un drone judiciaire,
17:18qu'on va réussir
17:20à faire quelque chose ?
17:20Est-ce que ce n'est pas aussi
17:21avec plus de moyens humains ?
17:23Est-ce que ce n'est pas
17:23le vrai sujet ?
17:24En parallèle de ce rapport,
17:26la Commission des lois
17:27a décidé cette semaine
17:29de créer une autre mission
17:30d'information
17:31avec les prérogatives
17:32d'une commission d'enquête
17:33pour faire la lumière
17:35sur les événements
17:36du 17 et 18 octobre.
17:38Pierre-Jean Rochette,
17:39est-ce qu'il y a un problème
17:40de stratégie de maintien
17:41de l'ordre actuellement
17:42dans notre pays ?
17:42Oui, parce qu'on n'est pas
17:43assez durs.
17:44Elle est gentille,
17:44la collègue,
17:45quand elle dit qu'il faut
17:46plus de monde,
17:46mais si on envoie nos forces
17:47de l'ordre sur le terrain
17:50sans leur offrir les moyens
17:51de faire du maintien de l'ordre,
17:52ils y vont avec quoi ?
17:53Des pépitos,
17:53avec des chocobéennes
17:54pour dire aux lycéens
17:55calmez-vous ?
17:56Attendez,
17:56c'est n'importe quoi.
17:58On fait de l'encadrement,
18:01de manifestations.
18:02Alors là,
18:02en l'occurrence,
18:02les policiers,
18:03ils ne sont pas armés
18:04de fleurs
18:05dans la gestion
18:05du maintien de l'ordre.
18:06Ils sont des armes intermédiaires.
18:07On s'adresse aux casseurs
18:08et aux pilleurs.
18:09On encadre.
18:10Les manifestations,
18:11on les accompagne,
18:12c'est le boulot de l'État.
18:13Ça, c'est le dialogue social.
18:14On encadre,
18:15on accompagne,
18:16on discute.
18:17Après,
18:17quand les casseurs,
18:18les black blocks
18:18prennent le relais
18:19et qu'ils desservent
18:21la cause qui a été défendue
18:22juste avant,
18:22on ne va pas les accueillir
18:23avec des fleurs.
18:24Donc, effectivement,
18:25on doit se renforcer
18:27sur de l'armement intermédiaire.
18:29On doit être plus proactif
18:30sur tout le sujet numérique,
18:33réseaux sociaux.
18:34Ce sont des amendements
18:35que je vais proposer
18:36qui ont été adoptés
18:38en commission
18:38des lois au Sénat
18:39et que j'espère bien
18:40faire passer dans le texte.
18:42Donc, dans le projet
18:42de loi Casseur-Payard
18:43la semaine prochaine au Sénat.
18:44Oui, tout à fait.
18:45Des amendements aussi
18:46sur les suspensions
18:47ou le dédommagement
18:49via les allocations familiales,
18:51les indemnités,
18:52les prestations sociales,
18:53y compris le RSA.
18:54On va en parler.
18:55Mais on doit être
18:56beaucoup plus ferme
18:56sur la doctrine.
18:58Effectivement,
18:58les casseurs viennent chez nous
19:00parce qu'ils savent
19:01qu'ils ne prennent pas de risques.
19:03Ils le savent.
19:04Donc, on ne peut pas
19:05rester comme ça.
19:05Aller faire le même cirque
19:07dans un autre pays,
19:08aller en Espagne,
19:09vous allez voir
19:09que la doctrine
19:10du maintien de l'ordre,
19:10ce n'est pas la même.
19:11Stéphane Peu,
19:12face à cette violence inédite,
19:13face à ces casseurs,
19:14ces Black Blocs,
19:14est-ce qu'il faut mieux
19:15armer nos policiers
19:16et durcir les sanctions ?
19:18D'abord, je voudrais dire
19:19que les premières victimes
19:20des Black Blocs
19:21ou des casseurs,
19:23c'est les commerçants
19:24qui voient leur...
19:25On l'a vu
19:27le week-end dernier.
19:29Et puis,
19:30ce sont les manifestants.
19:31C'est vrai.
19:32Et moi,
19:32qui suis un manifestant régulier,
19:35j'avais déjà demandé
19:36en 2018,
19:37après le 1er mai 2018,
19:38une commission d'enquête
19:39qui m'avait été refusée ici.
19:41Puis ensuite,
19:41on avait eu,
19:42souvenons-nous-en,
19:44l'affaire Benalla.
19:45Bon.
19:46Et donc, moi...
19:48Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
19:49Si vous voulez.
19:49On durcit les choses.
19:50D'abord,
19:50la doctrine du maintien de l'ordre,
19:52elle a déjà été modifiée profondément
19:54il y a une dizaine d'années.
19:55Auparavant,
19:56la logique des forces de l'ordre
19:58vis-à-vis des manifestations,
19:59c'était de se tenir à distance.
20:01Aujourd'hui,
20:02ce n'est pas,
20:02contrairement à ce que j'ai entendu
20:04dans le reportage,
20:05de prôner la désescalade,
20:07c'est d'aller au contact.
20:08C'est deux choses,
20:09deux stratégies très différentes
20:11et qui, à mon avis,
20:11ont des effets délétères
20:13sur les manifestations.
20:14La deuxième chose
20:15que je voudrais dire,
20:16c'est qu'on peut toujours se dire
20:18qu'il n'y a plus
20:18les services d'ordre syndicaux.
20:20Moi,
20:21j'ai souvent fait le lien
20:23entre la préfecture de police
20:24et la CGT
20:26ou les services d'ordre syndicaux.
20:29Bon,
20:30depuis, en gros,
20:32l'arrivée du préfet l'Allemand
20:33à la préfecture de police,
20:34et depuis,
20:34ça n'a pas changé,
20:35les relations sont
20:36quasi nulles.
20:38Et regardez ce qui s'est passé
20:39samedi dernier,
20:40le 17 octobre.
20:41Le préfet de police,
20:43il a discuté pendant quatre jours
20:45du trajet de la manifestation.
20:46Il a accordé le trajet
20:47de la manifestation
20:49le vendredi soir
20:51pour une manifestation
20:52convoquée le samedi
20:53à 14 heures.
20:54Comment voulez-vous
20:54que des syndicats,
20:56que des forces organisées,
20:57pacifiques,
20:58s'organisent
20:59pour protéger
21:03la manifestation
21:03quand on vous prévient
21:04la veille pour le lendemain ?
21:05Donc,
21:06il y a une volonté
21:08de ne pas traiter
21:09avec ou correctement
21:11avec les manifestants
21:12pacifiques,
21:13et puis,
21:14il y a cette volonté
21:14d'aller au contact
21:15parce que je rappelle
21:16quand même
21:16que samedi 17 octobre,
21:18pendant que les pilleurs
21:19pouvaient piller
21:20pendant des heures
21:21et des heures
21:22des magasins
21:22sans voir un policier,
21:24les manifestants,
21:25eux,
21:26se faisaient gazer.
21:27C'est ça,
21:27la réalité du 17 octobre.
21:29Alors,
21:29Pierre-Jean Rochette,
21:29la semaine prochaine
21:30au Sénat sera examiné
21:31le projet de loi
21:32casseur-payeur
21:33qui prévoit
21:34de condamner
21:34toute personne
21:35qui se trouverait
21:36au milieu d'un groupe
21:37de casseurs
21:37dans une manifestation
21:38avec la possibilité
21:39de saisir
21:41les allocations sociales
21:42de cette personne
21:42pour payer
21:43les réparations
21:44des dommages
21:45qui ont été causés.
21:46Est-ce que condamner
21:46une personne,
21:47un citoyen,
21:48sans être sûr
21:49qu'il a vraiment cassé
21:50et puis en plus saisir
21:51à ses allocations sociales,
21:52est-ce qu'on est encore
21:53dans un état de droit ?
21:54Non,
21:54mais le sujet,
21:56le pivot de la loi
21:57casseur-payeur,
21:59ce sont les sommations.
22:01Quand vous faites une manif,
22:02M. le député
22:03a fait pas mal de manifs,
22:04il connaît bien le sujet.
22:05D'ailleurs,
22:05je tiens à dire
22:06que vous avez raison,
22:07M. le député,
22:07quand c'est encadré
22:08quand même par les forces
22:09syndicales,
22:10elles ont l'habitude,
22:11on sait que ça fonctionne,
22:12mais sur la doctrine
22:12du maintien de l'ordre,
22:13on y est toujours en France,
22:14sauf que les black blocs
22:15viennent au contact.
22:16C'est compliqué.
22:20Les sommations,
22:21quand les forces de l'ordre
22:24annoncent les sommations,
22:25il doit y avoir dispersion.
22:27Ce qui reste
22:28après les sommations
22:29s'expose à un risque.
22:30Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ?
22:32Quelle autre solution
22:33avons-nous ?
22:35Hormis reculer
22:35et laisser le champ libre.
22:37Donc oui,
22:38demain,
22:39ceux qui resteront
22:39après que les sommations
22:41aient été
22:42très clairement
22:43annoncées
22:43et entendues
22:45par tous,
22:46s'exposeront
22:47à des sanctions
22:48pécuniaires et pénales.
22:49Tout à fait.
22:50Je vais arrêter.
22:50Qu'est-ce que vous pensez
22:51de ce texte ?
22:52C'est un peu la différence
22:52entre vous et moi.
22:53Moi, je fais beaucoup
22:54de manifestations.
22:55Visiblement,
22:55vous n'en faites pas beaucoup.
22:58C'est une de nos différences.
23:00Parce que moi,
23:00je peux vous dire
23:01que les sommations,
23:02quand vous êtes nassés
23:03Place de la République,
23:04comme c'était le cas
23:05le 17 octobre,
23:06mélangeant tout le monde,
23:07ceux qui veulent affronter
23:08la police
23:09comme ceux qui étaient là
23:10pour manifester pacifiquement
23:11puisque le point de rendez-vous
23:13du départ de la...
23:13Vous n'êtes pas au premier rang.
23:14Non, non,
23:15mais quand vous êtes bloqués
23:16Place de la République,
23:18bloqués, nassés
23:18par les forces de police
23:20et que vous ne pouvez pas
23:21vous sortir
23:23de la Place de la République
23:24et que vous subissez
23:25les gaz lacrymogènes,
23:26si on considère
23:27que tous ceux
23:28qui sont sur cette place
23:30sont comptables
23:31des exactions
23:32de quelques-uns...
23:33Ce n'est pas ce que je dis,
23:34M. le député.
23:34Non, mais c'est la proposition
23:35de la loi
23:35qu'a sort-payeur.
23:36C'est la raison pour laquelle...
23:37Ce n'est pas tout à fait ça.
23:37Ça veut dire qu'en fait,
23:38on est en train
23:39de dissuader
23:40et d'interdire de manifester
23:41parce que, quand même,
23:43le ministre de l'Intérieur
23:44dit,
23:45ouais, on a été surpris
23:46par l'affluence
23:47le 17 octobre.
23:48Mais enfin,
23:49les trois jours,
23:50reprenez,
23:50parce que je sais
23:51que l'actualité va vite
23:52et puis qu'une actualité
23:54chasse l'autre,
23:54mais reprenez
23:56les communications
23:57du gouvernement
23:58les trois, quatre jours
23:58qui précèdent le 17 octobre.
24:00Ils vous disent
24:00qu'il va y avoir des violences,
24:01il va y avoir des casseurs.
24:02Enfin, ils font tout
24:03pour créer les conditions
24:05pour qu'on ait
24:06quelqu'un de pacifique,
24:08quelques craintes
24:09à aller manifester
24:09le 17 octobre.
24:11Résultat des courses,
24:12c'est quoi ?
24:13550 000...
24:14Je ne prends que les chiffres
24:15de la police,
24:15je ne prends pas les chiffres
24:16des syndicats.
24:17550 000 manifestants
24:18dans les rues
24:19des villes de France.
24:21Le plus haut taux
24:23de participation
24:23selon la police
24:24pendant les Gilets jaunes,
24:25c'était 290 000.
24:27550 000.
24:28Ça veut dire
24:29qu'en dépit
24:30du climat anxiogène
24:31créé par le gouvernement,
24:33il y a eu
24:33une manifestation massive.
24:35C'est ça
24:35que le gouvernement
24:36devrait entendre.
24:37C'est qu'en dépit
24:38de tous leurs appels
24:40à faire peur,
24:41les gens,
24:41sur la vie chère
24:42et sur le soutien
24:43aux lycéens,
24:44ils sont quand même
24:45descendus dans la rue.
24:46On va laisser répondre
24:46Pierre-Jean Rochette ?
24:47Non, le sujet,
24:49j'entends ce que vous dites,
24:50mais le sujet,
24:50ce n'est pas ça.
24:51L'objectif de la loi,
24:51ce n'est pas ça.
24:52L'objectif,
24:53c'est que quand il y a
24:55du vol,
24:56quand il y a des voleurs,
24:57des casseurs,
24:58des pilleurs,
24:58parce que je trouve
24:59que ce terme,
24:59on ne l'a pas entendu
25:00de voleurs.
25:01Les gens qui étaient là
25:01étaient des voleurs,
25:02des terroristes,
25:03pour moi.
25:05Des terroristes pour les commerçants.
25:06Je peux vous dire
25:06que les commerçants,
25:07ils les perçoivent
25:08comme des terroristes.
25:08Non, mais attention,
25:09c'est qu'à la mervelle
25:10parce que t'es un risque.
25:11Moi qui suis de Saint-Denis
25:12et qui était au Stade de France
25:13le 13 novembre.
25:14Oui,
25:14je peux vous dire
25:16dans la rue,
25:17et vu de l'étranger,
25:18les images de désespoir
25:19qu'on a montrées
25:20font un mal à notre pays
25:21et on va tous le payer,
25:23et y compris les pauvres gens
25:24sur les polices d'assurance
25:25l'année prochaine.
25:27Rapidement,
25:27pour concure.
25:28L'objectif de la loi,
25:29c'est que quand il y a
25:31un groupe de pilleurs,
25:32alors que vous voyez
25:33que le magasin
25:33est en train de se faire saccager
25:34et que tout le monde
25:35prend son téléphone
25:35pour faire des vidéos,
25:37l'objectif,
25:37c'est de mettre
25:38tout le monde
25:38dans le même sac,
25:39parce qu'ils doivent partir,
25:41ils doivent partir
25:41quand il y a ces scènes-là.
25:42C'est ça l'objectif de la loi.
25:43Ce n'est pas de mettre
25:44tout le monde en prison,
25:45qu'on soit très clair,
25:45et ce n'est pas d'atteindre
25:47le droit de manifester.
25:48Merci à tous les deux
25:49d'avoir participé
25:50à ce débat,
25:51merci d'avoir suivi
25:52cette émission.
25:53On se retrouve
25:53la semaine prochaine
25:55pour suivre
25:55les nouveaux temps forts
25:56de l'actualité au Parlement.
26:09Sous-titrage Société Radio-Canada

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