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  • il y a 7 heures
Édouard Philippe, maire du Havre et candidat à la présidentielle 2027, est en meeting ce dimanche 5 juillet à Paris. Le président du parti Horizons est parti très tôt en campagne et est pour l’instant le mieux placé dans le bloc central. Ce meeting marque l'accélération de la campagne d’Édouard Philippe et veut galvaniser les troupes, après avoir reçu le soutien de Maud Bregeon ou encore Laurent Wauquiez qui, sans se ranger derrière le maire du Havre, a jugé qu’Édouard Philippe est “apte à incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France". 

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Transcription
00:00:00...
00:00:09Mes amis !
00:00:11...
00:00:35Mes amis, mes amis !
00:01:03Mes amis !
00:01:05Voilà, mes amis, voilà le moment où nous allons engager cette campagne pour la France !
00:01:15Applaudissements
00:01:21Dire qui on est, ce qu'on veut faire, comment on veut le faire et avec qui !
00:01:29Dire où l'on veut emmener la France !
00:01:32Voilà ce que c'est qu'une campagne présidentielle, le reste c'est de l'accessoire !
00:01:36Ici, avec vous tous, aujourd'hui, nous lançons cette campagne présidentielle !
00:01:48Applaudissements
00:02:02Et...
00:02:03Et...
00:02:09Et elle ne commence pas...
00:02:11Et elle ne commence pas à n'importe quel moment de notre histoire, cette campagne présidentielle.
00:02:16Elle commence dans un pays inquiet, en colère, fatigué de voir les problèmes s'accumuler sans que les solutions ne
00:02:25suivent.
00:02:26Un pays qui doute de lui, bien souvent, qui doute de son école, de son État, de ses élites, de
00:02:35ses choix passés, et parfois même de sa capacité à faire des choix pour demain.
00:02:41Mais cette campagne, elle commence aussi dans un pays qui n'a pas renoncé.
00:02:46Un pays, le nôtre, qui a tout pour réussir.
00:02:49Un pays qui construit des avions exceptionnels, des trains à grande vitesse, des vins merveilleux, des objets de luxe recherchés
00:02:55partout dans le monde.
00:02:57Un pays qui dispose encore d'une industrie cinématographique exceptionnelle.
00:03:00Un pays qui regorge partout de pépites humaines, culturelles, patrimoniales, productives, industrielles.
00:03:10Un pays qui sait très bien, je le crois, que tout n'est pas perdu pour peu qu'on lui
00:03:14dise la vérité, qu'on lui montre la route et qu'on tienne enfin ce qu'on promet.
00:03:19Ici, maintenant, nous lançons l'effort collectif qui va nous permettre de reprendre en main le destin de notre pays.
00:03:28Nous allons, mes amis, prendre le pouvoir.
00:03:40Nous allons prendre le pouvoir démocratiquement, ça va sans dire mais ça va bien en le disant,
00:03:57pacifiquement, ça va sans dire mais ça va encore mieux en le disant, résolument, pour trancher, pour faire, pour réparer
00:04:06quand il faut, pour avancer quand c'est nécessaire,
00:04:08pour que la France cesse de subir et recommence à choisir.
00:04:13Nous allons le faire ensemble, avec vous tous qui êtes ici aujourd'hui, avec tous les visages amis sur lesquels
00:04:21depuis si longtemps je sais pouvoir compter quand les enjeux se corsent,
00:04:25avec tous ceux qui nous ont rejoints et que je salue amicalement et à qui je dis vous avez fait
00:04:30le bon choix et avec tous ceux qui nous rejoindront le moment venu.
00:04:42Avec nos amis d'outre-mer que je vous demande d'applaudir.
00:04:50Avec une mention particulière pour les Polynésiens qui sont venus jusqu'ici aujourd'hui.
00:05:01Avec les très nombreux maires qui sont présents ici que je veux féliciter et que je salue en tant que
00:05:07collègues pour leur réélection.
00:05:09Mes amis, vous pouvez applaudir les maires de France.
00:05:19Avec vous tous qui venez des quatre coins de France, d'où que vous veniez, c'est un bonheur de
00:05:26vous voir ici.
00:05:27Et avec un petit mot particulier, vous le comprendrez bien, pour les Normands qui doivent être quelques-uns dans cette
00:05:32salle.
00:05:54Ce qui va se jouer dans cette campagne, ce n'est pas seulement le choix d'un président.
00:06:05C'est le choix d'un cap. C'est le choix d'une foi dans la France, d'une confiance
00:06:11avec les Français.
00:06:13Au-delà de vous, je voudrais m'adresser à tous les Français, mais leur dire que les méthodes d'évitement,
00:06:20qui ont tant de fois contourné les problèmes plutôt que de s'y attaquer, ne marcheront pas plus demain qu
00:06:27'elles n'ont fonctionné hier.
00:06:28La colère ne suffit pas pour gouverner un pays. Je crois, pour ma part, à une autre voie.
00:06:37La vérité, la lucidité, le travail, l'effort, la liberté, la confiance.
00:06:45Une voie exigeante, une voie française, une voie qui ne promet pas tout, mais qui s'engage à faire ce
00:06:52qui compte.
00:06:53Cette campagne, elle se lance. Alors, je vais commencer par ce qu'il y a de moins intéressant.
00:06:59Je vais vous parler de moi. Je ne vais pas exhiber ma vie privée ou ma vie familiale.
00:07:04Ce n'est pas le genre de la maison. Et je pense qu'un responsable politique est beaucoup plus ce
00:07:10qu'il est que ce qu'il prétend être sur les réseaux sociaux.
00:07:21Mais je sollicite la confiance des Français et ils ont le droit de savoir qui je suis et ce qu
00:07:28'ils me constituent.
00:07:30Je crois que c'est Saint-Exupéry qui disait qu'on est de son enfance comme on est d'un
00:07:34pays.
00:07:34Moi, je suis normand. Né à Rouen. Né à Rouen en 1970. Mes parents étaient professeurs de français.
00:07:44Je suis un fils de la classe moyenne. Mon arrière-grand-père, Louis-Philippe, je vous jure que c'est
00:07:49vrai.
00:07:49Mon arrière-grand-père, Louis-Philippe, était docker, à vrai, CGT, communiste et fier de l'être.
00:08:06Et mon grand-père, son fils, Charles-Philippe, a commencé sa vie professionnelle en travaillant sur les docks
00:08:13jusque ce que la tuberculose lui interdise d'exercer une activité incroyablement physique.
00:08:18Comme il ne pouvait plus être docker, il a été commis, chauffeur, coursier, puis classeur de coton.
00:08:28Mon père, Patrick, a été le premier Philippe à décrocher son bac.
00:08:34Dans ma famille paternelle, on a connu la grandeur du Havre, sa destruction complète, sa reconstruction lente,
00:08:42le travail sur le port, la promotion sociale.
00:08:46Ma mère, elle est dans la salle, je l'embrasse tendrement.
00:09:05Ma mère, donc, vient d'une famille du Nord, des Flandres françaises.
00:09:12De Lille, de ce Nord que j'aime tant, où on aime le travail bien fait et la bière bien
00:09:18fraîche.
00:09:19De ce Nord où on fait les choses sérieusement sans se prendre au sérieux.
00:09:25Mes deux parents étaient professeurs de français.
00:09:28On n'était pas riches, mais on n'était pas pauvres non plus.
00:09:31J'ai grandi dans un HLM des Hauts-de-Rouen.
00:09:33J'ai appris à l'école publique et au conservatoire.
00:09:36J'ai joué au club de foot de la grand-mare où a été prise la première photo de moi
00:09:40qui est parue dans la presse locale à 9 ans.
00:09:42Cette photo n'a aucun intérêt.
00:09:44Personne ne la trouvera jamais.
00:09:46Je n'ai manqué, enfant, de rien.
00:09:49C'est une chance immense.
00:09:51Mieux encore, j'ai grandi dans une famille dans laquelle je savais que j'étais aimé.
00:09:58Absolument et quoi qu'il arrive.
00:10:00Ça n'était pas toujours exubérant, peut-être assez pudique chez les Philippes.
00:10:04Mais c'était la plus belle chose que des parents puissent transmettre à leurs enfants.
00:10:08L'assurance d'être aimé et accompagné.
00:10:12Comme pour des milliers et des millions d'enfants de la classe moyenne,
00:10:27la seule manière, ou en tout cas la manière la plus évidente de progresser, c'était de travailler à l
00:10:31'école.
00:10:32Je voulais progresser, donc j'ai travaillé et j'ai travaillé dur.
00:10:36Mais j'ai eu de la chance.
00:10:38D'abord parce qu'on aimait les livres à la maison et que les livres ont été ma première patrie.
00:10:42Les romans, les livres d'histoire, les bandes dessinées, tous les livres.
00:10:45Tous les livres étaient bons à lire.
00:10:47Et il ne fallait pas choisir, il fallait les lire le plus possible.
00:10:50Et grandir avec les livres.
00:10:53Ensuite, j'ai eu de la chance parce que j'ai eu d'excellents professeurs.
00:10:56Mes parents d'abord.
00:10:57Puis des professeurs qui ont cru en moi.
00:10:59Qui m'ont poussé.
00:11:01Qui m'ont parfois bousculé.
00:11:02Qui ne m'ont jamais lâché.
00:11:05Si je me trouve aujourd'hui devant vous.
00:11:07C'est grâce à eux.
00:11:09C'est grâce à monsieur Pinguet en CM2.
00:11:12Qui portait quoi qu'il arrive.
00:11:14À la fin des années 70.
00:11:16Un costume trois pièces.
00:11:18Qui était sévère, exigeant.
00:11:19Et en même temps incroyablement humain.
00:11:22C'est grâce à monsieur Prier au collège.
00:11:24Professeur d'histoire extraordinaire.
00:11:25Qui lui aussi m'a appris qu'on pouvait être sérieux sans se prendre au sérieux.
00:11:28C'est grâce à messieurs Cabanel et Lardic.
00:11:31Deux professeurs d'histoire et de philosophie exceptionnels que j'ai eu en terminale.
00:11:35Les premiers de cordée, mes amis.
00:11:36Les premiers de cordée, c'étaient eux.
00:11:39Les premiers de cordée, c'étaient eux.
00:11:42Ces professeurs de lettres, de musique, de sport, de maths, de sciences, d'histoire.
00:11:51Grâce à qui le fils de deux profs de la banlieue rouennaise a réussi ses examens et ses concours.
00:11:56Pas toujours de la première fois.
00:11:58Parfois tout juste.
00:11:59Mais grâce à qui je suis devenu fonctionnaire.
00:12:02Magistrat au conseil d'état.
00:12:03Puis avocat.
00:12:04Puis maire.
00:12:05Puis premier ministre.
00:12:06Premier ministre de droite.
00:12:07En plus, enfin ça, ils n'y sont pour rien.
00:12:20En trois générations, ma famille est passée des docks du Havre au Perron de Matignon.
00:12:24C'est pour moi un immense honneur.
00:12:26C'est pour mes parents un immense honneur.
00:12:28Et c'est pour mes professeurs un immense honneur.
00:12:30Et ce que je vous dis ici, ce n'est pas une réussite personnelle.
00:12:34C'est une réussite collective.
00:12:36Celle de l'école publique.
00:12:38A qui je dois tout.
00:12:47A qui je dois tout.
00:12:50Et dans la France des années 80, elle marchait encore.
00:12:54Tout n'était pas rose à l'époque, si j'ose dire.
00:12:57La crise était là.
00:12:58L'inflation était forte.
00:13:00La désindustrialisation commençait à se faire sentir.
00:13:03Mais mes parents avaient une conviction.
00:13:05Pour autant qu'ils travaillent dur à l'école et qu'ils marchent au droit, leurs enfants
00:13:08auraient un meilleur avenir.
00:13:09Cette conviction, cette confiance, cet attachement des Français à leur école, elle a été au cœur
00:13:19de la République pendant un siècle, de 1880 à 1980.
00:13:23Un siècle de destin républicain.
00:13:26De savants, d'ingénieurs issus du monde paysan.
00:13:30D'écrivains et d'entrepreneurs, fils de femmes de ménage ou de veuves de guerre.
00:13:34De présidents, de généraux, d'académiciens, d'industriels venus des quatre coins du pays
00:13:39et parfois des quatre coins du monde.
00:13:40C'est la France de Péguy, la France de Camus, la France de Zola, la France de Félix Éboué.
00:13:45C'est la France de Marie Curie.
00:13:54C'est la France de Suzanne Lacor, fille d'un charpentier corésien, institutrice
00:14:00et une des trois premières femmes à être ministre dans le gouvernement de Léon Blum.
00:14:09C'est la France de Lucie Samuel, future Lucie Aubrac, fille d'un jardinier gérant de bistrot,
00:14:15agrégée d'histoire, résistante, femme de lettres et grande officière de la Légion d'honneur.
00:14:25C'est la France de Claudie Aignuret, plus récemment, qui a commencé sa scolarité au Creusot,
00:14:30à l'Université de Dijon avant de devenir une scientifique brillante,
00:14:34est la première femme française dans l'espace.
00:14:43Cette confiance qu'a fait la force de la République, elle est aujourd'hui érodée,
00:14:50corrodée, affadie et remise en cause.
00:14:55Et c'est à nous qu'il appartient de la reconstruire, avec détermination et sans trembler.
00:15:01C'est la condition, pour la République, de sa survie et de son développement.
00:15:14La deuxième chose qui me constitue, c'est que je suis père de trois enfants.
00:15:20Anatole, Léonard et Sarah, 23, 21 et presque 16 ans.
00:15:24Je les aime et je ne prétends absolument pas être objectif quand je parle d'eux.
00:15:29Ils doivent sourire en m'entendant.
00:15:31Je suis un père trop peu présent et assez loin d'être parfait.
00:15:36Je dis qu'ils doivent sourire en m'entendant, mais ils ne sont pas là.
00:15:40Ils me souhaitent de réussir, je crois.
00:15:42Et je crois que j'aurais eu du mal à faire ce que j'ai pu faire sans leur soutien
00:15:46et sans celui de leur mère, Edith, qui elle aussi est quelque part dans cette salle.
00:16:01Mais nous avons décidé de ne jamais les exposer et ils se tiennent éloignés de l'arène politique.
00:16:07Vous ne me verrez pas poser dans Paris Match avec eux, ce sont de jeunes adultes.
00:16:11Ils ont leur vie et je respecte leurs soucis de discrétion, comme j'espère que tout le monde, dans cette
00:16:19campagne, le respectera.
00:16:22Trois enfants, donc.
00:16:25Charles Péguy disait que les pères de famille étaient les derniers aventuriers du monde moderne.
00:16:31Parce que les pères, dès qu'ils sont pères, cessent de se faire de la bile pour eux et commencent
00:16:36à s'en faire pour leurs enfants.
00:16:38Il aurait dû dire, le bon Charles Péguy, que les plus grands héros de l'histoire du monde étaient les
00:16:43mères de famille.
00:16:51Parce que, quand je vois celles qui autour de moi, ma mère, ma femme, ma soeur, mes amis, conjuguent activité
00:17:00professionnelle, vie personnelle,
00:17:02obligation familiale, je suis admiratif. Et pas seulement admiratif, reconnaissant.
00:17:08Et pas seulement reconnaissant, convaincu que notre société se portera mieux
00:17:14lorsque les femmes auront toujours plus les moyens de leur liberté, toujours plus d'autorité dans les décisions collectives.
00:17:31Applaudissements
00:17:33Applaudissements
00:17:46Applaudissements
00:17:48Toujours plus d'autorité dans les décisions collectives, toujours plus d'opportunités de briller dans le monde scientifique,
00:17:55industriel, entrepreneurial, politique.
00:17:59Je suis pané avec cette conviction.
00:18:01Elle m'est plutôt venue sur le tard.
00:18:03Mais j'ai la voix du converti.
00:18:04Sur ce sujet, je ne lâcherai rien dans ce combat que je vous propose de mener tous ensemble.
00:18:17Applaudissements
00:18:18Applaudissements
00:18:34Père ou mère, père ou mère, l'inquiétude, l'intranquillité,
00:18:40c'est la marque des parents.
00:18:43Études, vie sentimentale,
00:18:47risques liés aux mauvaises rencontres,
00:18:48aux addictions, difficultés d'orientation,
00:18:51difficultés d'insertion professionnelle.
00:18:53Être parent, c'est être inquiet.
00:18:57Je ne suis pas un inquiet de nature.
00:18:59Et j'ai confiance en mes enfants.
00:19:01Mais je sais ce que nous pensons tous quand nous nous projetons et que nous essayons de deviner quel sera
00:19:07le devenir de nos enfants à 5 ans, à 10 ans, au-delà.
00:19:12Quel métier vont-ils exercer avec l'intelligence artificielle qui arrive, qui est là et qui s'immisce ?
00:19:19C'est un fait dans tous les domaines de la production, de la réflexion, des échanges.
00:19:24C'est merveilleux la technologie.
00:19:26Mais qu'est-ce que cette révolution va impliquer pour nos enfants ?
00:19:30Dans quel état vont-ils trouver la planète sur laquelle ils vivent ?
00:19:33Comment vivront-ils si l'été 2026 est effectivement le plus frais des 50 prochaines années ?
00:19:40Dans quel environnement vont-ils élever leurs propres enfants ?
00:19:44Quel premier logement vont-ils acheter ou louer ?
00:19:46Auront-ils les moyens d'en acheter un ?
00:19:48Ce n'est pas bien parti.
00:19:51Auront-ils l'envie, les moyens d'accueillir eux-mêmes des enfants ?
00:19:55Vont-ils vivre en paix et en sécurité ?
00:19:58Et comme des millions de parents, je m'interroge sur la manière dont notre société traite ces enfants.
00:20:05Dont elle les protège.
00:20:07Dont elle les prépare.
00:20:09Dont elle leur accorde ou non la priorité.
00:20:13Et ce que je vois me consterne souvent et me révolte encore plus.
00:20:19Parce que chaque fois qu'il faut choisir, nous sacrifions l'avenir.
00:20:23A chaque fois.
00:20:24La dette est abyssale.
00:20:33Pas si grave, nous disent Marine Le Pen, Olivier Faure ou Jean-Luc Mélenchon.
00:20:36On la financera très bien, elle ne coûte pas si cher.
00:20:39Nos enfants la rembourseront d'ailleurs.
00:20:40Faut-il vraiment la rembourser ?
00:20:42On ne veut pas réformer pour réduire la dépense publique ?
00:20:44Alors on coupe dans les dépenses d'avenir.
00:20:47Apprentissage, insertion des jeunes, recherche, innovation, environnement.
00:20:50Applaudissements.
00:20:52Notre école décline.
00:20:54Applaudissements.
00:20:57Notre école décline.
00:20:58Plus personne ne le nie.
00:21:00Mais personne n'avance, si ce n'est pour proposer des gadgets.
00:21:04Et personne ne voit que d'autres pays confrontés à des défis au moins aussi considérables dans leur propre système
00:21:09éducatif.
00:21:09L'Allemagne, la Finlande, la Corée du Sud, Singapour, ont su, eux, inverser la tendance.
00:21:15La vérité, c'est que nous ne prenons pas des décisions difficiles et que nous feignons de croire que nos
00:21:22enfants n'en paieront pas le prix.
00:21:25Et que dire, mes amis, que dire du pire ?
00:21:28Applaudissements.
00:21:29Des crimes sexuels, des violences au sein des familles, du périscolaire parisien, de l'aide sociale à l'enfance qui
00:21:35ne parvient pas à faire face,
00:21:37de l'exploitation sexuelle des mineurs qui se développe à toute vitesse.
00:21:41Applaudissements.
00:21:42Nos défaillances collectives sont terribles.
00:21:46Applaudissements.
00:21:48Lorsque l'école dysfonctionne, lorsque la justice n'est pas à la hauteur,
00:21:52lorsque les dispositifs qui accompagnent la jeunesse sont les premiers à faire l'objet des coupes budgétaires,
00:21:58lorsque nous renonçons à adapter nos villes et nos équipements à la transformation climatique qui vient,
00:22:04lorsque nous préférons conserver pour nous plutôt que construire pour eux,
00:22:10nous ne sommes pas à la hauteur de nos responsabilités.
00:22:13Aucun.
00:22:14Applaudissements.
00:22:22Aucun parent ne dirait, pour ses enfants, ne faisons rien, ça va être pire, mais tant pis pour eux.
00:22:31Personne, aucun parent ne se dit ça.
00:22:33Et pourtant, collectivement, c'est ce que nous acceptons trop souvent.
00:22:38La vérité, c'est que nous ne faisons pas assez pour nos enfants.
00:22:41Nous ne faisons pas assez pour la France de demain.
00:22:43On ne fait pas assez pour les former et les préparer au monde qui vient.
00:22:47On ne fait pas assez pour leur indépendance financière et leur capacité à investir.
00:22:50On ne fait pas assez pour leur protection sociale à eux,
00:22:53qui avec une démographie en berne sera forcément différente de la nôtre.
00:22:57On ne fait pas assez pour les préparer au changement climatique, au développement de l'intelligence artificielle.
00:23:02On ne fait certainement pas assez pour leur défense dans un monde de plus en plus dangereux.
00:23:07Alors ne comptez pas sur moi pour désigner les coupables.
00:23:10C'est la solution de ceux qui n'ont pas de solution.
00:23:12Je préfère chercher des solutions plutôt que chercher des coupables.
00:23:26Par ailleurs, mes amis, je ne suis pas le candidat de la lutte des classes.
00:23:30Ça n'a échappé à personne.
00:23:32Mais je ne serai pas non plus celui de la lutte des classes d'âge.
00:23:35Parce qu'une nation divisée entre ces classes d'âge, c'est une nation en danger.
00:23:40Je veux surtout que l'élection de 2027 soit l'occasion de trancher la question la plus importante.
00:23:46La question que nous aurions dû nous poser en 2022.
00:23:49Notre projet est-il de préserver la situation actuelle en la faisant financer par nos enfants ?
00:23:56Ou sommes-nous prêts, déterminés, à les aider à construire leur avenir ?
00:24:00Un avenir dans lequel ils pourront vivre mieux que nous.
00:24:03C'est ça la question.
00:24:05C'est la seule question qui vaille.
00:24:22Et c'est la seule question qui m'intéresse.
00:24:28Ce qui m'intéresse, ce n'est pas la France d'hier.
00:24:31Je l'ai aimée, la France d'hier. Elle est merveilleuse.
00:24:33Elle n'était pas que glorieuse.
00:24:35Mais je l'ai aimée dans son entier.
00:24:38Et je n'ai pas envie de l'avoir remplacée par la prétendue nouvelle France
00:24:42de ceux qui banalisent les délires ethnico-communautaires,
00:24:45qui attisent les colères, qui dressent les Français les uns contre les autres.
00:24:55Mon obsession, c'est la France de nos enfants.
00:24:59Leurs études, leurs réussites, les conséquences de l'IA sur leurs emplois,
00:25:02les conséquences du changement climatique sur leur ville.
00:25:04Je l'ai dit, je vais le redire.
00:25:05Parce que c'est ça l'enjeu de l'élection.
00:25:09Leur liberté d'avoir des enfants.
00:25:12Leur épanouissement.
00:25:13Et oui, mes amis, leur bonheur.
00:25:15Le bonheur de nos enfants doit rester notre ambition.
00:25:18Leur bonheur passe bien avant notre confort.
00:25:22Mettons-nous ça dans la tête.
00:25:29C'est pourquoi l'intérêt de nos enfants devra être la boussole du nouveau quinquennat.
00:25:47Chaque grande décision, chaque choix que fera mon gouvernement sera passé à ce tamis.
00:25:53Est-ce que nous préparons l'avenir de cette jeunesse ou est-ce que nous l'habillons ?
00:25:57Est-ce que nous les protégeons ou est-ce que nous détournons une nouvelle fois le regard
00:26:02comme lorsque nous avons retardé la réforme des retraites pour finir en paix le quinquennat actuel ?
00:26:07Est-ce que nous leur oeuvrons une liberté ou est-ce que nous leur transmettons une dette, une peur, une
00:26:15dépendance ?
00:26:17Je voudrais que, cette fois-ci, on ne laisse personne prendre cette présidentielle en otage.
00:26:22Personne la réduire à une guerre d'identité ou à une guerre de génération.
00:26:26Personne la réduire à une comparaison de posts sur Instagram ou sur TikTok.
00:26:30Je voudrais que, pour une fois, on parle de la France de nos enfants.
00:26:44Alors, oui, j'ai trois enfants et je refuse qu'au second tour de l'élection présidentielle qui vient,
00:26:48ils aient seulement le choix entre deux colères, entre deux mensonges, entre deux impasses.
00:26:53Le Rassemblement national va nous dire, comme il le fait à chaque fois pendant les campagnes,
00:26:58que tout est de la faute des étrangers, de l'Europe, des riches, des fainéants, des villes qui méprisent la
00:27:01campagne.
00:27:04Mais, enfin, qu'est-ce qu'il vous prend ?
00:27:08On ne siffle pas les autres ici.
00:27:11On se bat pour nos idées.
00:27:12On n'a aucun besoin de siffler les autres. Aucun.
00:27:15Ils sont dans le débat démocratique.
00:27:17Je ne suis pas d'accord avec eux.
00:27:18Vous non plus, d'ailleurs.
00:27:20Et c'est très bien. Continuez.
00:27:23Mais on croit en débat démocratique respectueux.
00:27:25La démocratie, elle est forte. La République, elle est puissante.
00:27:28Et si on n'y croit pas, en jetant l'anathème sur les autres,
00:27:31alors on ne s'en sortira pas.
00:27:32Donc on ne siffle pas, mais on combat.
00:27:34Et on combat pied à pied.
00:27:44Je vous le disais, le Rassemblement national va nous dire que tout est de la faute des étrangers,
00:27:49de l'Europe, des riches, des fainéants, des villes qui méprisent la campagne,
00:27:54des élites qui ne comprennent plus le peuple.
00:27:56Le Rassemblement national de M. Bardella est, paraît-il, converti au libéralisme,
00:28:00à l'Europe, au capitalisme et peut-être même, on ne sait pas encore très bien,
00:28:04à la réforme des retraites.
00:28:06Le Rassemblement national de Mme Le Pen, c'est l'inverse.
00:28:10Le Rassemblement national, c'est un en même temps qui ne s'assume pas.
00:28:13Social dans le Nord, libéral dans le Sud.
00:28:16Porte-voix revendiqués des classes populaires dans les campagnes,
00:28:18mais gourmandes petits fours à Monte Carlo.
00:28:21Pour la dépense publique, mais contre l'impôt.
00:28:25Pour l'euro, mais contre l'Europe.
00:28:29Pour la souveraineté, mais tellement bienveillant avec M. Poutine.
00:28:42Pour l'Ukraine quand il faut, mais jamais présent là-bas et jamais présent quand il faut aider Kiev dans
00:28:48son combat contre l'agression brutale de la Russie.
00:28:58La France insoumise, de son côté, veut conquérir le pouvoir en jetant du sel sur nos plaies,
00:29:03en faisant le choix de la division communautaire, en flirtant souvent avec l'antisémitisme le plus rance,
00:29:09en nourrissant à dessein la haine du flic, la haine du riche.
00:29:13Et je sais bien que Jean-Luc Mélenchon, après avoir asséché les sociodémocrates qui n'auraient jamais dû s'allier
00:29:18avec lui,
00:29:19va maintenant se poser en rassembleur.
00:29:21Vous verrez qu'il se présentera bientôt comme l'héritier de François Mitterrand.
00:29:25Il a déjà commencé.
00:29:26J'espère, mes amis, que le pays n'oubliera pas, n'oubliera jamais qui il est vraiment.
00:29:32Celui qui veut, partout, la conflictualisation pour attiser la colère.
00:29:37Celui qui hurle, la République, c'est moi.
00:29:40La République, on la sert, on ne se l'approprie pas.
00:29:44Comment, mes amis ?
00:30:02Comment oser prétendre que les pays européens qui ont fait, eux, tant d'efforts pour mettre leur compte en ordre
00:30:14vont accepter d'annuler notre dette à nous ?
00:30:18LFI, je vous le dis, mes amis, c'est Péril sur la démocratie et dans deux ans, le FMI.
00:30:24C'est écrit.
00:30:28Je ne ferai pas campagne en célébrant une France d'hier fantasmée ou une nouvelle France endoctrinée.
00:30:36Je parlerai aux Français d'aujourd'hui qui veulent construire une France fidèle à elle-même.
00:30:41La vérité, c'est que nous connaissons les problèmes et la vérité, c'est que nous connaissons souvent les solutions.
00:30:47Nous avons le choix, nous avons la possibilité d'agir.
00:30:51Aujourd'hui, grâce à vous, j'ai cette possibilité.
00:30:55Votre présence, votre confiance, votre engagement, vos encouragements me donnent une force immense.
00:31:02Merci d'être là.
00:31:34Merci d'être là.
00:31:35Merci de refuser la facilité.
00:31:38Merci de combattre la haine et le cynisme.
00:31:41Merci de chercher à rassembler et non à diviser.
00:31:45Merci d'aimer la France comme elle le mérite, avec ambition, avec respect et avec exigence.
00:31:50Merci de voir loin et merci de vous engager.
00:31:54Et comme vous, exactement comme vous, je suis là pour me battre.
00:31:58Me battre pour ce qu'une nation a de plus riche et de plus précieux, ses propres enfants.
00:32:04Me battre avec leurs parents pour leur offrir un pays sûr, maître de son destin, respecté et fidèle à ses
00:32:10valeurs.
00:32:10Une nation libre et rassemblée, servie par un Etat fort, un pays envié et fier à nouveau.
00:32:17Un pays fidèle à son engagement européen, aux libertés en Europe, aux côtés de l'Ukraine, sans compromission, sans ambiguïté.
00:32:29Une France d'ingénieurs et d'industriels, au masculin comme au féminin.
00:32:36Et oui, je le redis, aux féminins, car dans cette France, je veux que ma fille ait les mêmes salaires,
00:32:43la même carrière, les mêmes responsabilités, les mêmes opportunités que ses frères.
00:32:48Et ce qui vaut pour ma fille vaut pour toutes les petites filles de France,
00:32:50quelles que soient leurs origines, je crois, mesdames et messieurs, à l'égalité du mérite.
00:32:55Et nous devons nous battre pour revenir à son mérite.
00:33:03...
00:33:24Alors, je vais me battre.
00:33:28Je vais me battre, je vais me battre encore et encore, avec ma raison, avec mon cœur, avec mes tripes.
00:33:33Je sais très bien l'état du pays.
00:33:35Je sais que rien de grand dans notre pays ne se construit sur le déni.
00:33:40Que nous ne relèverons pas la France en prétendant que tout va bien.
00:33:44Mais enfin, nous ne la relèverons pas non plus en répétant tous les matins qu'elle est condamnée.
00:33:47Nous vaincrons en faisant une campagne heureuse, joyeuse, optimiste.
00:33:53Une campagne qui ne parle ni de la peur, ni à la colère, lesquelles sont toujours mauvaises conseillères.
00:34:00Une campagne qui conjuguera l'enthousiasme des soldats de Valmy avec le calme des vieilles troupes.
00:34:06Une campagne qui parle à ceux que les Français ont de meilleurs.
00:34:10Leur capacité à s'unir, à rebondir, à surprendre, à étonner le monde même, alors qu'on pense que tout
00:34:17est perdu.
00:34:18Ce combat dépasse les intérêts d'un camp ou d'un parti.
00:34:22Il dépasse l'échéance d'une élection, il dépasse l'ambition d'un homme.
00:34:25C'est le combat d'une génération pour les suivantes.
00:34:28Le combat de la France d'aujourd'hui pour la France de demain.
00:34:31Le combat d'un père, le combat d'un citoyen, le combat d'une vie.
00:34:35C'est notre combat.
00:35:01Alors oui, je suis père et maire.
00:35:05C'est la troisième chose qui me constitue.
00:35:07Je suis maire du Havre et j'ai été premier ministre.
00:35:15Presque tout ce que j'ai appris en politique, je l'ai appris au Havre.
00:35:22Dans une mairie, il n'y a pas beaucoup de punchlines.
00:35:25On écoute, on réfléchit, on se retrousse les manches.
00:35:30Pendant 9 ans avant de devenir maire, puis depuis 16 ans que je suis maire, j'ai écouté, j'ai
00:35:35bâti, j'ai dessiné l'avenir, j'ai fixé des priorités, j'ai investi, j'ai conduit des travaux, j
00:35:40'ai servi les Havre et les Havrets du mieux que j'ai pu.
00:35:43Pendant 16 ans, je me suis attaqué, comme tous les maires, à des problèmes incroyablement concrets.
00:35:49La sécurité, la lutte contre les incivilités, la fermeture ou la construction de nouvelles écoles, la rénovation urbaine, la construction
00:35:57de trois lignes de tramway, l'adaptation de la ville au changement climatique et au vieillissement démographique, la promotion du
00:36:06livre et de la lecture.
00:36:07Mille choses encore. Et j'ai, comme tous les maires, mouillé la chemise pour convaincre des usines de s'installer.
00:36:14C'est au Havre que fonctionne la plus grande usine française d'éoliennes offshore.
00:36:17Pour développer le port du Havre, qui est une chance pour la France, pour universitariser l'hôpital du Havre.
00:36:28Et mesdames et messieurs, derrière ce mot compliqué sur lequel j'ai buté, mais que je vais reprendre, l'universitarisation,
00:36:35vous avez vu, là j'ai été très bon.
00:36:36Derrière ce mot compliqué, il y a un enjeu absolument essentiel de modernisation des hôpitaux qui ne sont pas des
00:36:45CHU.
00:36:46Un enjeu absolument considérable d'attractivité pour les internes, pour les médecins, pour les territoires.
00:36:52Et ce combat, nous l'avons mené au Havre. Et nous sommes en passe de le gagner.
00:36:59Pour investir massivement dans l'enseignement supérieur et dans la solidarité avec les plus âgés.
00:37:04Et ma ville, elle s'est transformée. Elle s'est embellie. Elle attire chaque année de plus en plus de
00:37:09touristes.
00:37:10Je sais très bien que tout n'y est pas parfait. Je le sais. Qu'il y a encore beaucoup
00:37:14à faire. Je le sais.
00:37:15Mais je sais qu'il y fait bon vivre et que les Havreys et les Havrais sont fiers de leur
00:37:19ville et confiants dans son avenir.
00:37:27Il n'est pas totalement impossible que par là-bas, il y ait des Havrais.
00:37:34Le Havreys ! Le Havreys ! Le Havreys !
00:37:47Comme tous les maires de France, j'ai passé des milliers d'heures au milieu de mes électeurs.
00:37:55Je les connais et ils me connaissent.
00:37:57Ils ne m'épargnent pas, mais ils me font confiance.
00:38:00Je leur dis ce que je crois et ils ne m'ont jamais manqué.
00:38:05Seuls ceux qui ont été élus et réélus connaissent la force de ce lien entre un maire et ses administrés.
00:38:12Et je ne connais pas meilleure école politique qu'un hôtel de ville.
00:38:15Voir peut-être de meilleures écoles tout court.
00:38:18Ce n'est pas l'école des plateaux télévision.
00:38:21Ce n'est pas l'école des états-majors.
00:38:23Et ce n'est certainement pas celle des réseaux sociaux.
00:38:25C'est l'école de la vie quotidienne.
00:38:28Et puis j'ai été Premier ministre aussi.
00:38:30Pendant trois ans.
00:38:34Comme tous les premiers ministres, j'ai connu des crises.
00:38:39J'ai pris des décisions difficiles.
00:38:41J'ai engagé des réformes et j'ai affronté des oppositions.
00:38:44Comme tous les premiers ministres, je n'ai pas tout bien fait.
00:38:46Mais j'ai réussi des choses dont je suis fier.
00:38:49Et j'ai appris.
00:38:50Appris l'État.
00:38:51Ses forces et ses limites.
00:38:53Sa capacité exceptionnelle à tenir pendant les crises.
00:38:57Et sa lourdeur conservatrice compliquée à gérer.
00:39:02Le formidable engagement de l'immense majorité de celles et ceux qui le servent et qui servent leurs concitoyens.
00:39:10De ces policiers que j'ai vus déterminés à rétablir l'ordre.
00:39:13De ces soldats.
00:39:15De ces soldats prêts à donner leur vie pour la mission.
00:39:20De ces pompiers courageux sur les tours de Notre-Dame.
00:39:23Comme dans toutes les rues et dans toutes les forêts de France.
00:39:39J'ai vu.
00:39:42J'ai vu comme nous tous, nous l'avons vu.
00:39:44J'ai vu le personnel médical du médecin à l'aide-soignant concentré, méticuleux, acharné et humain à sauver des
00:39:51enfants et des personnes âgées de la maladie.
00:39:52J'ai vu des professeurs à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, préparer leurs élèves, dont certains n'ont connu
00:39:58que la forêt et le fleuve, à des études parisiennes.
00:40:02Avec une foi et une envie qui permettent de franchir tous les océans.
00:40:06J'ai vu, mesdames et messieurs, le meilleur et le pire.
00:40:11Et j'ai été confronté à des choix impossibles.
00:40:14Des choix où toutes les options sont mauvaises et il faut choisir la moins mauvaise.
00:40:18Pendant le Covid, j'ai pris des décisions vertigineuses en sachant qu'elles auraient des conséquences que je savais terribles.
00:40:25Fermer les EHPAD pour protéger les résidents, mais en les coupant de leurs liens familiales.
00:40:31Limiter le nombre de personnes qui pouvaient assister à des obsèques.
00:40:35Fermer les écoles pour confiner des enfants chez eux.
00:40:39Pendant toute cette crise, j'ai dit ce que je savais.
00:40:42Et j'ai dit ce que je ne savais pas.
00:40:44Dire je ne sais pas.
00:40:46Ce n'est pas pendant mes études que j'ai appris ça.
00:40:49C'est au Havre, avec mes concitoyens et avec ma femme.
00:40:55Parce qu'elle déteste ceux qui font semblant de savoir.
00:40:58Et oui, en effet, du coup, il lui arrive d'être assez critique sur le monde politique.
00:41:10Les crises, c'est dur.
00:41:13Mais ça fait partie du mandat.
00:41:16Ça forme.
00:41:17Ça forge.
00:41:19Je me suis parfois trompé.
00:41:20Je n'ai aucun mal à le reconnaître.
00:41:22Je laisse d'ailleurs l'arrogance à ceux qui pensent avoir déjà remporté l'élection présidentielle
00:41:26et qui prétendent tout régler à coup de solution simpliste.
00:41:29Mais à l'issue de ces trois ans, je crois que j'ai fait en sorte que l'État soit
00:41:36conduit à bon port.
00:41:38Avec un déficit en baisse.
00:41:41Et nettement en baisse.
00:41:43Avec une dette stabilisée et légèrement en baisse.
00:41:47Avec un chômage en baisse et nettement en baisse.
00:41:51Avec un nombre d'apprentis en hausse.
00:41:54Et nettement en hausse.
00:41:56Avec des créations d'entreprises en hausse.
00:41:59Et nettement.
00:42:28Les amis, tous là.
00:42:30Tout cela ne me donne aucun droit.
00:42:32Aucun privilège.
00:42:33Sauf peut-être celui de l'expérience.
00:42:36Et pendant toutes ces années à faire, à proposer, à gérer.
00:42:39J'ai appris.
00:42:41Appris à tenir un cap dans la durée.
00:42:43À faire confiance à mes équipes.
00:42:44J'ai appris à déléguer et à respecter les compétences de chacun.
00:42:47On ne gouverne pas seul.
00:42:49On ne dirige pas seul.
00:42:51On ne réussit pas seul.
00:42:52J'ai appris que les pouvoirs publics doivent se concentrer sur ce qu'ils peuvent faire.
00:42:58et laisser les Français libres d'inventer la vie qui va avec.
00:43:07J'ai appris à définir des priorités.
00:43:09Parce qu'en six ans dans une ville, ou à cinq ans à la tête de l'État, on ne
00:43:12peut pas tout faire.
00:43:14C'est mon ambition pour cette élection présidentielle.
00:43:17Je dirai aux Français ce que je crois être bon pour le pays et dangereux pour lui,
00:43:23même si ça déplait, même si ça me coûte.
00:43:26Je me présenterai sans masque.
00:43:29La vie et aussi la maladie, et la mienne j'ai de la chance, elle est très visible, mais elle
00:43:35est sans gravité.
00:43:36Mais la vie et la maladie m'ont appris le poids du regard des autres.
00:43:40C'est parfois cruel, un regard.
00:43:42Mais je ne les crains plus.
00:43:44Et je dis à tous ceux qui, dans leur vie intime, dans leur chair, voient leur corps se transformer,
00:43:53ne se reconnaissent plus vraiment dans la glace.
00:43:55à tous ces jeunes enfants, à ces jeunes femmes, ou à ces jeunes hommes,
00:43:59qui m'ont dit que le cancer, ou l'alopécie, ou le vitiligo bouleversaient leur vie à cause du regard
00:44:05des autres.
00:44:06Je leur dis qu'ils ne sont pas leur maladie, qu'ils ne sont pas le regard qu'on leur
00:44:10jette,
00:44:12que ceux qui le vivent les forgent et renforcent le métal dont ils sont faits.
00:44:16Je leur dis que je les comprends.
00:44:27Et que ressentir cela m'a sans doute rendu meilleur, et en tout cas assurément plus libre.
00:44:38Je ne jouerai pas un personnage, je ne promettrai pas ce que je ne crois pas,
00:44:41je ne vais pas fabriquer du spontané.
00:44:44Mais lorsque les Français auront tranché, je ferai ce que j'aurais dit.
00:44:47Je ne changerai pas de direction à la première difficulté,
00:44:51et je ne changerai pas de priorité tous les six mois.
00:44:53Un cap, ça se fixe, et puis ensuite ça se tient.
00:44:56Dans la tempête, comme par temps calme, on ne construit rien, sans cohérence, ni sans constance,
00:45:02et je serai ce président de la constance.
00:45:06Je renouerai, je renouerai avec le sens des priorités.
00:45:20Je renouerai, mes amis, avec ce sens des priorités.
00:45:24L'État promet tout, s'occupe de tout.
00:45:27Quand on a sans priorité mille politiques publiques, on n'a plus de priorité,
00:45:31et on rate ces politiques publiques.
00:45:33Alors, on gère, on colmate, on achète la tranquillité avant les élections.
00:45:36Pendant ce temps, les problèmes s'accumulent, ils s'aggravent, et on les repousse.
00:45:40Je veux un État concentré sur ses missions, protéger ses enfants, éduquer, garantir l'ordre,
00:45:46tenir les comptes, sécuriser les retraites, garantir les soins, préparer les transformations,
00:45:51préparer la défense du pays, bâtir des infrastructures,
00:45:54et si seulement on faisait déjà ça bien, ça aimerait parfaitement.
00:46:00Faire, mesdames et messieurs, moins de choses, mais les faire bien, et jusqu'au bout.
00:46:06Juste après 1968, Georges Pompidou, avant de devenir président,
00:46:11avait écrit un livre formidable que je vous recommande,
00:46:14sur les nœuds gordiens de l'époque.
00:46:17Chaque époque a ces problèmes qui apparaissent tellement touffus
00:46:20qu'il faut non pas les démêler, mais les trancher pour en sortir.
00:46:25Eh bien, je vous propose une chose, pas de tout régler,
00:46:28mais de m'attaquer aux nœuds gordiens qui paralysent la France
00:46:32et qui condamnent nos enfants.
00:46:33Tout le monde les connaît, ces nœuds.
00:46:37Tout le monde les connaît, même ceux qui font mine de ne pas les voir.
00:46:41Je les nommerai, je les trancherai, les uns après les autres.
00:46:44Ils ne sont pas si nombreux, ils sont bien serrés, c'est vrai,
00:46:46mais nous allons les trancher.
00:47:10Les amis, à 55 ans, je sais où j'habite.
00:47:16Je sais en quoi je crois.
00:47:18Et je crois que nous pouvons remettre la France sur la bonne voie.
00:47:21Je crois qu'une majorité des Français pensent comme moi
00:47:24et aspirent à ce que l'État fasse son travail
00:47:26et à ce que les politiques préparent l'avenir
00:47:29et pour le reste, à ce qu'on leur laisse vivre la vie qu'ils souhaitent.
00:47:33Pour cela, il faut remettre de l'ordre chez nous.
00:47:37Je crois, mes amis, en l'ordre républicain,
00:47:39qui n'est pas la loi du plus fort et qui n'est pas la puissance du plus riche.
00:47:42L'ordre républicain qui permet à chacun d'être libre,
00:47:45parce qu'on n'est jamais libre quand on a peur de sortir de chez soi
00:47:49ou seulement quand on a peur d'être soi-même.
00:47:52Lorsque la République est en crise et ça lui est arrivé,
00:47:55il appartient aux républicains de rétablir l'ordre.
00:47:59C'est ce qu'a fait Gambetta au début de la Troisième République.
00:48:02C'est ce qu'a fait Clémenceau en 1906.
00:48:04C'est ce qu'a fait le général de Gaulle en 1958.
00:48:07Aujourd'hui, il nous revient à nous tous
00:48:09de remettre de l'ordre dans les affaires de la France.
00:48:12De l'ordre dans la rue d'abord.
00:48:15Et pour cela, il faut que police et justice fonctionnent mieux.
00:48:19La justice, c'est la première mission régalienne de l'État.
00:48:23Et c'est le symbole aujourd'hui d'une confiance populaire qui se fissure.
00:48:27Entre dysfonctionnement, répétition, surcharge, lenteur,
00:48:31manque de moyens financiers, retard numérique
00:48:33et méfiance à l'égard de la police.
00:48:36La justice du XXIe siècle ne peut plus être rendue
00:48:39avec les réflexes, des méthodes et des traditions du siècle passé.
00:48:44Alors oui, la justice a besoin de beaucoup plus de moyens financiers,
00:48:47humains et numériques.
00:48:48Et oui, ce rattrapage a été engagé lorsque j'étais Premier ministre
00:48:51sous l'autorité du Président de la République
00:48:53et accéléré depuis grâce notamment à l'action des gardes des Sceaux successifs,
00:48:57dont celle de Gérald Darmanin.
00:48:59Et nous devons poursuivre cet effort.
00:49:04Mais ça n'est pas seulement une question de moyens.
00:49:08Ça n'est pas seulement une question de moyens.
00:49:10La justice a aussi besoin de changements.
00:49:12Pas forcément nombreux, mais cruciaux pour remettre de l'ordre.
00:49:16Renforcer la coopération avec police et gendarmerie d'abord.
00:49:20Trop de procédures sont abandonnées
00:49:22et trop de malfrats échappent à la sanction
00:49:24parce que le formalisme des procédures est trop lourd
00:49:27et que les systèmes d'information ne se parlent pas.
00:49:30Ils ne se parlent pas !
00:49:36Recruter différemment des magistrats ensuite.
00:49:39Des magistrats plus âgés
00:49:41qui ont eu des expériences professionnelles plus diverses.
00:49:44Parce que juger bien, c'est certes bien connaître le droit,
00:49:48mais c'est aussi bien connaître la société.
00:49:50Faire en sorte qu'il soit possible de condamner très tôt
00:49:54à des peines de prison très courtes, systématiques,
00:49:58sans attendre la énième récidive qui est toujours celle de trop.
00:50:02Renforcer l'autorité du garde des Sceaux.
00:50:05Renforcer l'autorité du garde des Sceaux sur le parquet aussi.
00:50:09Parce que comme partout, il faut un pilote et des leviers.
00:50:13Et un de ces leviers, c'est la possibilité d'adresser des instructions individuelles
00:50:17aux procureurs par écrit et évidemment disponibles dans le dossier.
00:50:21Vous savez, il y a 20 ans, on a décidé de couper le lien entre le parquet
00:50:26qui poursuit les criminels au nom de la société
00:50:28et le gouvernement qui est responsable devant le Parlement.
00:50:30Parce que dans quelques affaires par an,
00:50:33peut-être une dizaine sur les 80 000 que traite la justice,
00:50:36on se méfiait à juste titre de possibles conflits d'intérêts.
00:50:40Je crois que c'était une erreur.
00:50:42Je donnerai au Conseil supérieur de la magistrature
00:50:44des moyens très étendus pour prévenir absolument les conflits d'intérêts.
00:50:48Mais dans tous les autres cas, qui sont l'immense majorité,
00:50:51l'autorité du gouvernement sur les parquets sera rétablie.
00:50:54Et j'assumerai sur ce point de modifier la loi Taubira.
00:51:05Et je veux aussi donner au maire un pouvoir de sanction pénale
00:51:10pour réprimer les infractions qui pourrissent la vie de millions de Français
00:51:13et que la justice n'a pas le temps de sanctionner.
00:51:16Je veux une justice qui s'exerce vite, avec des garanties,
00:51:21vite et bien pour les petites infractions.
00:51:23Une justice du bout de la rue, si vous me passez l'expression.
00:51:26Je sais que lorsque les citoyens d'une démocratie
00:51:30ont le sentiment que la justice ne passe pas
00:51:32ou qu'elle est débordée,
00:51:34le lien social et la confiance républicaine se fragilisent
00:51:37et le désordre s'installe durablement.
00:51:40C'est en les rassurant sur le fait que la justice passe
00:51:44toujours, bien, fermement,
00:51:47en entendant les partis,
00:51:49que nous retrouverons la paix civile.
00:51:52Il faudra, et il faut également rétablir,
00:51:55remettre la France sur la bonne voie
00:51:57et remettre de l'ordre à nos frontières.
00:51:59C'est le deuxième point.
00:52:00La France est évidemment souveraine
00:52:03lorsqu'il s'agit de dire
00:52:04qui a le droit de séjourner sur son sol.
00:52:08C'est, mes amis, c'est l'honneur...
00:52:15C'est l'honneur de notre pays et de son histoire
00:52:18d'autoriser le droit d'asile sur notre sol.
00:52:21Et ce droit ne peut pas être dévoyé,
00:52:24or il l'est trop souvent.
00:52:26Il reviendra au Parlement de voter tous les ans
00:52:28une liste de pays sûrs
00:52:29qui permettra d'accélérer les procédures
00:52:31et de mettre un terme aux dérives,
00:52:33car ces dérives sont en train de tuer littéralement
00:52:36notre capacité à traiter,
00:52:38comme nous le devons,
00:52:39celles et ceux qui viennent en France
00:52:41bénéficier d'un droit d'asile juste,
00:52:43ancien et historique.
00:52:44Nous devons sauver ce droit d'asile
00:52:46en écartant fermement
00:52:49toutes celles et ceux
00:52:50qui l'utilisent à contre-emploi.
00:52:56S'agissant de l'immigration
00:52:59indépendamment du droit d'asile,
00:53:00nous aurons, et disons-le,
00:53:03besoin d'accueillir
00:53:04dans les années qui viennent
00:53:06des étudiants, des médecins,
00:53:09des aides-soignants,
00:53:10des ingénieurs étrangers sur notre sol.
00:53:12Ne prédentons pas le contraire,
00:53:14mais faisons en sorte de maîtriser ce flux
00:53:16plutôt que de le subir
00:53:18en accueillant ceux qui respectent la France,
00:53:21ces valeurs de liberté,
00:53:22d'égalité et de fraternité,
00:53:24qui viennent travailler dans des domaines
00:53:26dont nous avons besoin
00:53:29et en respectant les valeurs
00:53:31qui sont au cœur
00:53:32de notre promesse républicaine.
00:53:40Et nous pouvons en la matière,
00:53:41nous pouvons en la matière nous inspirer
00:53:43de ce qu'ont fait d'autres pays européens,
00:53:45de toutes couleurs politiques.
00:53:47Le Danemark,
00:53:48gouverné par des sociodémocrates,
00:53:50la Suède,
00:53:51gouvernée par le centre,
00:53:52ou l'Allemagne,
00:53:52gouvernée par une droite alliée à la gauche,
00:53:55prenons les mesures nécessaires
00:53:57pour garantir le contrôle de ces flux.
00:53:59Ces pays n'ont pas modifié leur constitution,
00:54:02ils ne sont pas sortis
00:54:03de la Convention européenne des droits de l'homme,
00:54:05ils ne sont pas sortis des traités européens.
00:54:07Eh bien, nous ferons comme eux,
00:54:09en veillant notamment
00:54:10à ce que les étrangers délinquants
00:54:11soient expulsés
00:54:13et n'aient plus le droit aux aides sociales.
00:54:24Et, mes amis,
00:54:25parce que je suis républicain
00:54:27et parce que je suis maire,
00:54:28je n'ai pas renoncé
00:54:30à l'intégration
00:54:31dans notre creuset national
00:54:32de ceux qui deviennent français.
00:54:35Oui, la France doit continuer
00:54:36à fabriquer des Français.
00:54:38Nous avons raté bien des choses
00:54:40au cours des dernières décennies
00:54:41en matière d'intégration,
00:54:43mais là aussi,
00:54:44c'est un combat républicain
00:54:46qui doit être livré
00:54:47et je ne lâcherai rien
00:54:48en la matière d'ambition
00:54:50et d'exigence sur ce terrain.
00:54:53Remettre la France sur la bonne voie,
00:54:55c'est aussi rétablir ses comptes.
00:54:57Parce qu'avec une dette qui explose
00:54:58et un déficit public
00:54:59qu'on n'arrive plus à maîtriser,
00:55:00on ne va bientôt plus pouvoir
00:55:01décider de quoi que ce soit.
00:55:03Les solutions existent,
00:55:04là encore.
00:55:05D'autres en Europe
00:55:06les ont mis en œuvre
00:55:07et ils s'en portent
00:55:08plutôt mieux que nous.
00:55:10Nous sommes tout à fait capables
00:55:11de le faire aussi.
00:55:12en baissant la dépense
00:55:14plutôt qu'en augmentant les impôts
00:55:15et en travaillant plus.
00:55:16Alors je sais,
00:55:17on va vous dire,
00:55:18son projet,
00:55:18c'est du sang et des larmes.
00:55:20C'est la grande formule.
00:55:21Dès qu'on parle d'effort,
00:55:22on dit sang et des larmes.
00:55:24Enfin, revenons à l'essentiel.
00:55:25Churchill prononce cette phrase
00:55:26en 1940.
00:55:27Lorsque l'Angleterre
00:55:28doit se battre seule
00:55:29face à l'Allemagne nazie,
00:55:32lorsque les bombes
00:55:33tombent sur l'ombre,
00:55:35lorsque des milliers
00:55:36de jeunes Anglais héroïques,
00:55:3720 ans après leur père,
00:55:39risquent leur vie
00:55:40et laissent parfois leur peau
00:55:42dans la bataille d'Angleterre.
00:55:45Les amis,
00:55:45soyons sérieux.
00:55:46Il ne s'agit pas de sang
00:55:48ou de larmes.
00:55:49Il s'agit peut-être
00:55:50d'un peu de sueur,
00:55:51oui,
00:55:52d'effort,
00:55:53de sérieux,
00:55:54de détermination.
00:56:02Et je veux être clair,
00:56:03mes amis,
00:56:05je demanderai des efforts,
00:56:06mais des efforts justes,
00:56:08des efforts partagés,
00:56:09des efforts étalés dans le temps.
00:56:11Je veux préserver
00:56:11les ouvriers,
00:56:12les salariés modestes,
00:56:13les indépendants.
00:56:14Je ne taxerai pas davantage
00:56:16les entreprises
00:56:17qui payent déjà trop d'impôts.
00:56:18Et je vous le redis,
00:56:19il faut baisser
00:56:21les dépenses sociales,
00:56:22supprimer les niches fiscales,
00:56:23avant de songer à augmenter
00:56:25les impôts
00:56:25de ceux qui travaillent.
00:56:27J'assume de dire
00:56:28aux retraités
00:56:29qu'il faudra contribuer
00:56:30davantage
00:56:30au financement
00:56:31de notre système social.
00:56:33J'assume de dire
00:56:40aux cadres
00:56:42et aux employés
00:56:44du secteur public
00:56:46et privé
00:56:46qu'il faudra travailler
00:56:47plus longtemps,
00:56:48aux catégories
00:56:49les plus aisées
00:56:50qu'on n'a pas besoin
00:56:51de réinventer
00:56:51des impôts idiots
00:56:52pour leur demander
00:56:53à elles aussi
00:56:54de contribuer
00:56:54au redressement national,
00:56:55à l'État,
00:56:56à ces agences,
00:56:57aux collectivités
00:56:58que les Français
00:56:59attendent d'eux
00:57:00qu'ils se serrent
00:57:01la ceinture
00:57:01et donnent l'exemple.
00:57:03Alors on va me dire
00:57:04que ça fait beaucoup,
00:57:04que c'est pas populaire,
00:57:05peut-être.
00:57:06Mais comme j'ai promis
00:57:07de dire ce que je crois,
00:57:09de faire confiance
00:57:09au bon sens des Français,
00:57:11comme je suis convaincu
00:57:12qu'ils sont prêts
00:57:13aux sursauts,
00:57:15si notre projet
00:57:16a du sens,
00:57:18s'il est clair
00:57:19que nous faisons cela
00:57:20pour nos enfants
00:57:22et pas pour financer
00:57:23le puits sans fond.
00:57:41Je suis sûr que les Français
00:57:43sont prêts à ce sursaut
00:57:44si notre projet
00:57:46a du sens
00:57:46et s'il est clair
00:57:47que nous faisons
00:57:49tout cela
00:57:49pour nos enfants
00:57:50et pas pour financer
00:57:52aujourd'hui
00:57:53le puits sans fond
00:57:55de nos renoncements.
00:57:56Mes amis,
00:57:57le général de Gaulle disait
00:57:59les Français
00:57:59veulent l'ordre
00:58:00et le progrès.
00:58:02Il avait raison.
00:58:03Il avait raison.
00:58:05Remettre la France
00:58:07sur la bonne voie,
00:58:10remettre la France
00:58:11sur la bonne voie,
00:58:12ça n'est pas seulement
00:58:12restaurer l'ordre républicain,
00:58:14c'est préparer l'avenir.
00:58:16Et préparer l'avenir,
00:58:17je vous le disais tout à l'heure,
00:58:18c'est refonder l'école.
00:58:19C'est là où tout commence.
00:58:21C'est la première des batailles.
00:58:23C'est l'école
00:58:25qui doit renouer
00:58:26avec son ambition républicaine.
00:58:27Instruire,
00:58:28élever,
00:58:30exiger,
00:58:31valoriser,
00:58:32faire progresser.
00:58:34Et pour y parvenir,
00:58:35il va falloir tout repenser.
00:58:37D'abord,
00:58:38donnons de la liberté
00:58:39aux établissements.
00:58:41Liberté d'adapter
00:58:42les méthodes,
00:58:43les heures,
00:58:44les équipes
00:58:45aux besoins des élèves.
00:58:46Liberté d'imposer
00:58:47ou non,
00:58:48s'ils le veulent,
00:58:48le port d'un uniforme.
00:58:49Liberté de fixer
00:58:50des règles
00:58:51en matière de discipline
00:58:52en fonction des établissements.
00:58:53Liberté de choisir
00:58:54et d'évaluer les professeurs
00:58:56à charge
00:58:57pour les directeurs
00:58:58qui doivent devenir
00:58:59les nouveaux patrons
00:58:59d'école
00:59:00et qui doivent avoir
00:59:01les moyens
00:59:02d'être ces patrons.
00:59:04De rendre des comptes
00:59:11dans des conseils d'école
00:59:12qu'il nous faut rénover
00:59:13pour qu'on y parle
00:59:14plus seulement
00:59:14cantine et entretien des murs
00:59:16mais aussi résultats pédagogiques
00:59:17parce que la liberté
00:59:18ça va
00:59:19avec la responsabilité.
00:59:27Ensuite,
00:59:28faisons mes amis
00:59:29du métier d'enseignant
00:59:30un métier
00:59:31envié,
00:59:32honoré
00:59:33et respecté.
00:59:34Faisons en sorte
00:59:35que les professeurs
00:59:36soient recrutés
00:59:37différemment,
00:59:38mieux formés,
00:59:39mieux accompagnés
00:59:40lors de leur prise de poste,
00:59:43beaucoup plus soutenus
00:59:44dans leur combat
00:59:45contre toute forme
00:59:46d'obscurantisme
00:59:46et surtout
00:59:48bien mieux
00:59:48rémunérés.
01:00:04Soyons logiques,
01:00:06si la priorité
01:00:07c'est l'école,
01:00:08si c'est ce que nous croyons
01:00:10le plus important,
01:00:11alors il faut faire en sorte
01:00:12de la faire
01:00:13avec les meilleurs
01:00:14et les meilleurs
01:00:16ça se paye.
01:00:17Ça se paye.
01:00:25Mettons le paquet
01:00:26sur les savoirs fondamentaux,
01:00:27lire, écrire, compter,
01:00:29pas parce qu'il faudrait
01:00:30revenir à l'école du passé
01:00:31mais parce que lire,
01:00:32écrire, compter,
01:00:33ces savoirs fondamentaux
01:00:33ce sont les savoirs
01:00:34grâce auxquels
01:00:35on est capable
01:00:35d'apprendre d'autres choses.
01:00:37Aucun autre savoir
01:00:38n'est accessible
01:00:39si on est en deçà
01:00:40de ce qu'il faut
01:00:41en matière de savoir fondamental.
01:00:42Mais faisons aussi
01:00:44entrer l'école
01:00:44dans le 21ème siècle
01:00:45en intégrant par exemple
01:00:46l'intelligence artificielle
01:00:48dans la pédagogie.
01:00:50Nos enfants passent
01:00:51des heures et des heures
01:00:52sur des écrans
01:00:53et tous les parents
01:00:54sont débordés
01:00:55par ce phénomène.
01:00:56Alors,
01:00:56protégeons les plus jeunes
01:00:58en fixant des limites.
01:00:59Partout au Havre,
01:01:00je vois dans les écoles maternelles,
01:01:01des professeurs des écoles
01:01:02qui me disent
01:01:03que des enfants
01:01:06maternels
01:01:06que des enfants
01:01:08passent des heures
01:01:08devant les écrans
01:01:10n'arrivent plus
01:01:11à se positionner
01:01:11dans l'espace
01:01:12ont des retards
01:01:13en matière de langage
01:01:14absolument considérables
01:01:15parce qu'ils sont laissés
01:01:16des heures et des heures
01:01:18chaque jour
01:01:19devant des écrans.
01:01:21Si nous ne protégeons pas
01:01:23nos enfants,
01:01:25si lorsqu'ils sont très jeunes
01:01:26nous ne réglementons pas
01:01:28cet usage des écrans
01:01:29et lorsqu'ils sont plus âgés
01:01:31nous ne leur apprenons pas
01:01:32à utiliser
01:01:33le potentiel formidable
01:01:34des nouvelles technologies
01:01:35alors nous ratons tout.
01:01:37Nous leur donnons
01:01:37le pire des deux mondes.
01:01:41Cette transformation pédagogique
01:01:49elle doit être au cœur
01:01:50de la refondation de l'école
01:01:51et je souhaite que chaque élève
01:01:53de France ait accès
01:01:54à un soutien scolaire universel
01:01:56combinant assistants
01:01:58IA personnalisés
01:01:59et brigades de professeurs
01:02:00voire peut-être d'anciens professeurs
01:02:01et d'étudiants volontaires
01:02:02de façon à ce que personne
01:02:04ne soit laissé
01:02:05sur le bord du chemin.
01:02:09Faisons, mes amis,
01:02:11de la transition démographique
01:02:13qui va voir notre école
01:02:14perdre un million d'élèves
01:02:16dans les cinq années qui viennent.
01:02:18Faisons de cette transition démographique
01:02:20une chance
01:02:21pour mieux payer les professeurs,
01:02:23revoir le fonctionnement
01:02:23du périscolaire,
01:02:25rénover nos établissements scolaires.
01:02:26Enfin, adaptons l'école
01:02:28aux besoins des enfants
01:02:29et non l'inverse.
01:02:30Ça a l'air de rien,
01:02:32mais c'est là aussi
01:02:33au cœur de la refondation
01:02:34de l'école.
01:02:35À commencer par les rythmes scolaires,
01:02:37des journées moins longues
01:02:39qui intègrent plus de sport,
01:02:40plus de culture,
01:02:42les devoirs à faire.
01:02:50des vacances d'été raccourcies
01:02:53pour que le savoir ne se perde pas
01:02:54entre juin et septembre.
01:02:56Nous avons choisi les solutions
01:02:57les plus pratiques pour les parents,
01:03:00les plus pratiques pour les professeurs,
01:03:02les plus pratiques pour l'industrie touristique
01:03:04et les plus désavantageuses
01:03:05pour les enfants.
01:03:06Et il faudrait en être fier.
01:03:08Et il ne faudrait rien changer.
01:03:10Et il faudrait se contenter de dire
01:03:12que c'est une question de moyens.
01:03:16On peut toujours, mes amis,
01:03:17se lamenter sur la baisse
01:03:19du niveau scolaire,
01:03:20sur la hausse des incivilités,
01:03:22sur la hausse des violences,
01:03:23sur le retour des obscurantismes,
01:03:24sur la montée du complotisme
01:03:26et en rester là.
01:03:28Parce que c'est difficile,
01:03:30parce qu'il y a beaucoup d'acteurs,
01:03:31parce qu'il y a beaucoup de conservatisme,
01:03:33parce qu'il y a quelques tabous.
01:03:34Je vous propose de concevoir
01:03:37et de mettre en œuvre
01:03:38une refonte massive de l'école
01:03:40la plus importante, peut-être,
01:03:42depuis Jules Ferry.
01:03:44C'est la clé du redressement français.
01:03:46C'est la clé du redressement français.
01:04:09Je serai, mes amis,
01:04:17ce président du retour de l'école
01:04:20au cœur de la République
01:04:21et de l'élève au cœur de l'école.
01:04:23Et je parle d'école,
01:04:25mais il faut évidemment
01:04:26avoir cette même ambition
01:04:27pour le secondaire,
01:04:29pour l'enseignement professionnel,
01:04:30pour l'université
01:04:31et pour l'apprentissage.
01:04:42Préparer l'avenir,
01:04:44c'est aussi armer nos enfants
01:04:45face aux grandes transformations en cours,
01:04:47face aux sujets qui sont là,
01:04:48face à ces transformations
01:04:50qui viennent percuter notre pays,
01:04:51comme d'ailleurs tous les autres pays d'Europe,
01:04:53comme d'ailleurs tous les autres pays du monde.
01:04:54La transformation climatique,
01:04:56l'intelligence artificielle,
01:04:58le vieillissement démographique.
01:05:00Je voudrais parler des deux premières aujourd'hui.
01:05:03La transformation climatique, d'abord.
01:05:05Inutile, je pense,
01:05:07dans cette salle,
01:05:09de vous faire un dessin.
01:05:10La canicule a assommé pour un temps
01:05:13les climato-sceptiques,
01:05:15en tout cas je l'espère.
01:05:16Elle aura au moins servi à ça.
01:05:21Moi je l'ai dit,
01:05:22et je l'assume,
01:05:24je ferai de l'écologie
01:05:25un sujet de campagne,
01:05:26avec mes mots,
01:05:27mes thèmes,
01:05:28ma vision.
01:05:37Mon écologie à moi,
01:05:38ce ne sera pas l'écologie des symboles,
01:05:40ce sera l'écologie à impact.
01:05:42L'énergie décarbonée avec le nucléaire
01:05:45et les énergies renouvelables.
01:05:46La transformation de nos villes
01:05:48pour réduire les îlots de chaleur.
01:05:51La rénovation des logements,
01:05:54des hôpitaux,
01:05:55des écoles.
01:05:56Le chantier est immense.
01:05:57Je ne donne de leçons à personne
01:05:58en disant ça.
01:05:59Mais le chantier est immense.
01:06:01Et quand la priorité est là,
01:06:04quand le phénomène ne va pas partir,
01:06:06quand nous avons un immense bâti
01:06:07qui n'a pas été pensé pour cela,
01:06:09conçu pour cela,
01:06:10qu'il faut adapter,
01:06:11nous devons dire que c'est une priorité
01:06:13et consacrer des moyens considérables.
01:06:15Et si nous voulons conserver
01:06:16ou consacrer des moyens considérables
01:06:18à ce sujet essentiel,
01:06:19il faudra agir assez fortement
01:06:21sur la dépense ailleurs.
01:06:23C'est ce que je dis là,
01:06:26pour un pays,
01:06:27c'est ce que chacun d'entre nous vit
01:06:29dans sa vie de tous les jours.
01:06:31Lorsqu'une priorité choisie
01:06:33ou subie intervient,
01:06:36il faut s'adapter.
01:06:38Audiard disait
01:06:38quand ça change,
01:06:39ça change,
01:06:40il faut s'adapter.
01:06:40Eh bien, il avait tout dit.
01:06:41Et nous devons nous adapter
01:06:43à cette transformation climatique.
01:06:44Nous devons adapter nos villes,
01:06:45nos sociétés,
01:06:46notre agriculture,
01:06:47nos écoles,
01:06:48notre bâti,
01:06:49nos rythmes,
01:06:49nos usages
01:06:50à cette transformation.
01:06:56Nous devons mettre en oeuvre
01:06:58un grand plan fret ferroviaire
01:07:00pour faire disparaître
01:07:01des millions de camions
01:07:03de nos routes.
01:07:04Nous devons concevoir
01:07:05un bien meilleur accès
01:07:08à l'eau
01:07:08pour tous les usages.
01:07:12Nous devons nous battre
01:07:14au niveau européen
01:07:15pour exiger de nos partenaires commerciaux
01:07:17à l'extérieur de l'Europe
01:07:18les mêmes exigences environnementales
01:07:20que celles qui pèsent
01:07:21sur nos producteurs.
01:07:23Nous devons investir
01:07:25dans la technologie
01:07:26pour réduire nos émissions.
01:07:30Je vous dirais assez volontiers,
01:07:31mes amis,
01:07:31que les Français
01:07:32n'ont pas à rougir
01:07:33de ce qu'ils font
01:07:33pour leur environnement.
01:07:35Je ne crois pas
01:07:36qu'il faille laisser dire
01:07:38ceux qui prétendent le contraire.
01:07:40La culpabilisation permanente,
01:07:42ça commence à bien faire.
01:07:43On a compris
01:07:44qu'il y avait un problème
01:07:44et nous avançons.
01:07:45Nous devons aller plus vite,
01:07:46c'est vrai,
01:07:47nous devons aller plus loin,
01:07:48c'est vrai.
01:07:49Alors équipons-nous,
01:07:50préparons-nous,
01:07:52adaptons-nous,
01:07:53investissons,
01:07:53préservons ce qui doit l'être,
01:07:55faisons-le intelligemment,
01:07:56au plus près du terrain,
01:07:58décentralisons cette compétence,
01:08:00faisons confiance
01:08:01aux collectivités territoriales,
01:08:05faisons confiance
01:08:06aux entreprises,
01:08:07faisons confiance
01:08:08aux acteurs
01:08:09qui se sont d'ores
01:08:10et déjà engagés
01:08:11et qui ont fait énormément.
01:08:13Je peux en témoigner,
01:08:14je suis maire d'une ville
01:08:16incroyablement industrielle.
01:08:17Je peux dire que
01:08:18dans cette ville
01:08:19incroyablement industrielle,
01:08:20l'adaptation
01:08:21à la transformation climatique
01:08:23elle a commencé.
01:08:24Les entreprises
01:08:25ont fait beaucoup.
01:08:27Est-ce qu'elles ont fait suffisamment ?
01:08:28Probablement pas.
01:08:29Est-ce que les ménages
01:08:30ont fait suffisamment ?
01:08:31Probablement pas.
01:08:31Est-ce qu'il faut les aider encore ?
01:08:32Bien sûr.
01:08:33Mais soyons fiers
01:08:34de ce qui a été fait
01:08:35et soyons confiants
01:08:36que nous devons seulement
01:08:37accélérer
01:08:38et pas nous battre
01:08:39sur des symboles
01:08:40qui sont montés
01:08:41en épingle
01:08:42mais qui n'ont pas
01:08:43d'impact réel
01:08:44sur la limitation
01:08:47des gaz
01:08:48à effet de serre
01:08:49ou sur l'adaptation
01:08:50de notre société
01:08:51à la transformation climatique.
01:08:54Et mes amis,
01:08:55on va y arriver !
01:08:56Sous-titrage MFP.
01:09:26Seconde transformation
01:09:27sur laquelle je veux dire
01:09:28un mot
01:09:28l'intelligence artificielle.
01:09:30Ce n'est plus
01:09:31une question de spécialiste.
01:09:32C'est devenu
01:09:33une question politique
01:09:34de pouvoir,
01:09:35de prospérité,
01:09:37de liberté.
01:09:38C'est devenu
01:09:39une question sociale aussi.
01:09:40On est loin
01:09:41de faire la course en tête.
01:09:42Mais l'Europe
01:09:43s'est enfin réveillée,
01:09:44peut-être un peu brutalement,
01:09:45et il est encore temps
01:09:47de réagir.
01:09:48Encore temps
01:09:48de nous doter
01:09:49à 27
01:09:50d'infrastructures souveraines
01:09:52et d'affirmer
01:09:53notre puissance.
01:09:54d'adapter
01:09:55en France
01:09:56notre enseignement
01:09:58supérieur,
01:09:59notre formation,
01:10:01nos process
01:10:01industriels
01:10:02et nos filets
01:10:04de sécurité.
01:10:04Parce que chaque
01:10:05Français est
01:10:05irremplaçable.
01:10:06Il faut
01:10:07que les partenaires
01:10:08sociaux se parlent
01:10:09pour que chacun,
01:10:09étudiant ou senior,
01:10:11puisse se former,
01:10:12se reconvertir
01:10:13et trouver sa place
01:10:14dans ce nouveau monde.
01:10:15c'est assez éclairant
01:10:17de parler avec
01:10:18les grands
01:10:20patrons
01:10:21de ces technologies,
01:10:22les grands
01:10:22aventuriers
01:10:23de cette conquête
01:10:24technologique moderne
01:10:25ou les grands patrons
01:10:26qui sont en train
01:10:27de transformer
01:10:27leur façon de produire
01:10:28grâce à l'intelligence
01:10:29artificielle.
01:10:29Parce qu'ils voient
01:10:30tous les opportunités
01:10:31et tous les risques,
01:10:34tous la capacité
01:10:35à produire mieux
01:10:36et plus vite
01:10:37et tous l'impact
01:10:38potentiellement
01:10:39très déstabilisant
01:10:40pour les populations.
01:10:42Ces deux choses-là
01:10:43sont vraies
01:10:43et on peut mettre
01:10:44la tête dans le sable
01:10:45telle la proverbiale
01:10:47autruche
01:10:48mais ce sujet-là
01:10:49donc il faut le prendre
01:10:51au sérieux
01:10:51et le traiter
01:10:52sérieusement.
01:10:53Il est aussi temps
01:10:54aujourd'hui
01:10:56de mettre
01:10:56l'intelligence
01:10:57artificielle
01:10:59au service
01:11:00de l'État,
01:11:01de le transformer
01:11:02notre État
01:11:03grâce à l'IA
01:11:04pour avoir des services
01:11:05publics plus efficaces,
01:11:06pour avoir des décisions
01:11:07rendues en
01:11:08une demi-seconde
01:11:09au lieu de six mois,
01:11:11pour avoir moins
01:11:11d'agents bloqués
01:11:12derrière un bureau
01:11:13et plus sur le terrain
01:11:15au contact
01:11:16du public.
01:11:17En France
01:11:22et en Europe
01:11:27nous avons
01:11:28toutes les intelligences
01:11:29pour le faire.
01:11:29Nous avons
01:11:29les ingénieurs,
01:11:30nous avons l'énergie,
01:11:31nous avons la taille
01:11:32de marché.
01:11:33Il nous manque
01:11:33la capacité
01:11:34à mobiliser
01:11:35les financements,
01:11:35c'est vrai.
01:11:36Il nous manque
01:11:36une réglementation
01:11:37moins pesante,
01:11:38c'est vrai.
01:11:38Mais nous avons
01:11:39tout ce qu'il faut
01:11:40pour réussir
01:11:40à nous saisir
01:11:41de cette formidable
01:11:43technologie
01:11:44qui pointe
01:11:45et qui est déjà là.
01:11:46On peut,
01:11:46je le crois,
01:11:47en faire
01:11:48un outil collectif
01:11:49pour notre bonheur
01:11:51et nous allons
01:11:52là encore
01:11:53y arriver.
01:11:53Nous ne sommes pas
01:11:54condamnés
01:11:55à subir.
01:12:15Et pour remettre
01:12:16la France
01:12:16sur la bonne voie,
01:12:17il faut enfin,
01:12:18j'allais dire enfin
01:12:18mais c'est presque
01:12:19le plus important,
01:12:20il faut faire
01:12:21confiance
01:12:22aux Français
01:12:23et il faudra
01:12:24leur donner
01:12:24cette liberté.
01:12:25Cette liberté
01:12:26pour les entreprises
01:12:27de simplifier
01:12:28leur vie,
01:12:28de simplifier
01:12:29leurs relations
01:12:30aux impôts,
01:12:30à l'URSSAF,
01:12:31aux administrations,
01:12:32de les laisser produire.
01:12:33Il faudra,
01:12:34je le dis mes amis,
01:12:35reprendre la politique
01:12:35de l'offre interrompue
01:12:36en 2020.
01:12:37Elle avait donné
01:12:38d'excellents résultats
01:12:39en termes
01:12:39d'investissement,
01:12:41de baisse du chômage,
01:12:42en termes
01:12:42de croissance économique.
01:12:45Il faudra
01:12:47plus de liberté
01:12:48pour les collectivités
01:12:49territoriales,
01:12:50plus de liberté
01:12:51pour les partenaires sociaux
01:12:52pour construire
01:12:53avec eux
01:12:54le monde du travail
01:12:55de demain,
01:12:56pour les laisser discuter
01:12:57au sein de l'entreprise
01:12:58des règles
01:12:59et des façons
01:12:59de produire
01:13:00et de déterminer
01:13:02la bonne façon
01:13:02de faire continuer
01:13:04à avancer
01:13:04leur entreprise.
01:13:06Plus de liberté
01:13:06aux associations
01:13:07pour participer
01:13:08à la cohésion nationale
01:13:09et au soutien
01:13:10des plus fragiles
01:13:10et plus de liberté
01:13:11aux Français
01:13:12pour mener
01:13:13une vie heureuse,
01:13:14une vie généreuse,
01:13:15une vie débordante
01:13:16parce qu'ils sont tous
01:13:17à la fois les Français.
01:13:25On dit souvent,
01:13:26mes amis,
01:13:26que les Français
01:13:28ne croient plus
01:13:28en grand-chose.
01:13:29Eh bien,
01:13:29moi,
01:13:29je ne crois pas.
01:13:30Je crois qu'ils sont
01:13:31un grand peuple,
01:13:32pas seulement intelligent,
01:13:34mais fier,
01:13:36généreux,
01:13:37volontaire.
01:13:38Mes amis,
01:13:39j'ai foi
01:13:39en la France,
01:13:40en cette nation
01:13:41vieille de mille ans,
01:13:43mille fois en danger,
01:13:44mille fois sauvée,
01:13:46une nation
01:13:47qui a tout vécu,
01:13:49tout souffert,
01:13:52est tout vaincu,
01:13:56à commencer par elle-même.
01:14:00La France,
01:14:02elle se perd
01:14:02quand elle s'abandonne.
01:14:04Moi,
01:14:05je ne veux pas
01:14:05qu'elle s'abandonne
01:14:06et je ne l'abandonnerai jamais.
01:14:08Oui,
01:14:08je crois en la France
01:14:09et oui,
01:14:10je crois en la République.
01:14:35Je crois en la République,
01:14:39en notre République laïque,
01:14:43sociale,
01:14:44fraternelle,
01:14:45universaliste,
01:14:48celle qui ne connaît
01:14:49qu'une seule communauté,
01:14:51la communauté nationale,
01:14:55et dans laquelle
01:14:56la seule différence
01:14:58qui compte,
01:14:59c'est celle du mérite.
01:15:03je crois en la force
01:15:06de ses principes fondateurs.
01:15:09Non,
01:15:10aucune croyance religieuse
01:15:11ne passe avant
01:15:12la loi de la République.
01:15:14Et oui,
01:15:18et oui,
01:15:20il faut imposer
01:15:21des limites claires.
01:15:23La République,
01:15:25mes amis,
01:15:25ne baissera
01:15:26ni la tête,
01:15:28ni les yeux,
01:15:29ni la garde
01:15:30devant le fondamentalisme,
01:15:32l'antrisme,
01:15:33le séparatisme,
01:15:34l'obscurantisme.
01:15:36La République,
01:15:38elle ne se discute pas.
01:15:45Elle ne se négocie pas.
01:15:50Elle est un bloc.
01:15:54Un bloc dont rien
01:15:55ne peut être retranché.
01:15:58Et si j'ai une certitude,
01:16:00c'est qu'avec moi,
01:16:01la France de mes enfants
01:16:02sera laïque.
01:16:04Elle sera généreuse
01:16:05avec ceux qui partagent
01:16:05son idéal
01:16:06et qui lui apportent
01:16:07ses talents.
01:16:08Elle sera implacable
01:16:09avec ceux qui la haïssent
01:16:11ou la trahissent.
01:16:27Et oui,
01:16:28comme vous,
01:16:29je crois en l'Europe politique
01:16:32que nous construisons
01:16:33avec nos partenaires.
01:16:34Je crois dans une Europe
01:16:35forte.
01:16:37Une Europe forte
01:16:39qui refuse le déclin
01:16:41et la vassalisation
01:16:42silencieuse.
01:16:45Une Europe que nous devons
01:16:47approfondir
01:16:48pour rester libre.
01:16:50En matière d'intelligence
01:16:51artificielle et de technologie,
01:16:52en matière de défense,
01:16:54en matière d'énergie,
01:16:55en matière de marché financier,
01:16:57nous devons oser construire
01:16:59une souveraineté européenne
01:17:00intégrale,
01:17:01sans quoi nous serons
01:17:03toujours à la merci
01:17:04des plus nombreux
01:17:05ou des plus forts.
01:17:07Et je sais,
01:17:09je sais,
01:17:10mes amis,
01:17:11que l'Europe ne sera
01:17:12jamais puissante
01:17:13si la France reste faible.
01:17:22Alors je crois,
01:17:24je crois,
01:17:25mes amis,
01:17:25au rebond de la France.
01:17:27Je connais son histoire
01:17:29et je la regarde en face,
01:17:30cette histoire,
01:17:31car on ne comprend pas
01:17:32la France
01:17:32si on oublie
01:17:34Louis XI
01:17:35et sa reprise
01:17:36en main de l'État,
01:17:37si on est ignorant
01:17:38de Richelieu
01:17:39ou de Turgot,
01:17:40de Bayard
01:17:41ou de Turenne,
01:17:42de Jeanne d'Arc
01:17:43ou de Jeanne Hachette.
01:17:44On ne comprend pas
01:17:46la France,
01:17:46on ne comprend pas
01:17:47la France
01:17:48si on occulte
01:17:50la Saint-Barthélemy
01:17:51ou les dragonnades
01:17:52Sévénol,
01:17:53si on écarte
01:17:54par confort
01:17:55parce qu'on ne veut
01:17:55pas la voir
01:17:56la rafle du Veldiv
01:17:57ou le massacre
01:17:58de Sétif,
01:17:59si on ne s'émeut pas
01:18:01au Mont-Saint-Michel
01:18:03qui est en Normandie
01:18:04d'ailleurs,
01:18:10si on ne s'émeut pas
01:18:12au Mont-Saint-Michel,
01:18:13à Sainte-Cécile
01:18:15d'Albi
01:18:15ou devant
01:18:16la cathédrale
01:18:17de Chartres,
01:18:17si on ne frémit pas
01:18:18au mur des fédérés
01:18:19ou au bagne
01:18:21de l'île du diable,
01:18:23si on ne vibre pas
01:18:24tous ensemble
01:18:25à l'évocation
01:18:26du dimanche
01:18:27de Bouvines,
01:18:28du soleil
01:18:29d'Austerlitz
01:18:30ou du serment
01:18:31de Koufra.
01:18:34Alors oui,
01:18:35je crois en nous
01:18:38et je crois
01:18:39en l'avenir
01:18:39de la France,
01:18:41je crois
01:18:42en sa jeunesse,
01:18:44en ses professeurs,
01:18:46en toutes celles
01:18:47et ceux
01:18:47qui travaillent,
01:18:50je crois
01:18:50en ses médecins,
01:18:51ses infirmières,
01:18:52ses aides-soignants,
01:18:53ses chefs d'entreprise,
01:18:55ses ingénieurs,
01:18:56ses ouvriers,
01:18:57je crois en ses agriculteurs,
01:18:58ses marins-pêcheurs,
01:18:59ses fonctionnaires,
01:19:00ses policiers,
01:19:01je crois en son armée,
01:19:02je crois en ses maires
01:19:03et ses élus,
01:19:04j'y vois partout
01:19:05en France
01:19:06des atouts exceptionnels
01:19:08de vitalité
01:19:09sur lesquels
01:19:10restaurer notre puissance.
01:19:12Ces talents,
01:19:12ils sont faits
01:19:13pour servir,
01:19:15ils sont là
01:19:15pour construire
01:19:16et même
01:19:17pour reconstruire.
01:19:18Je crois
01:19:19en cet orgueil français
01:19:20qui nous fouette
01:19:21le visage
01:19:22face à l'adversité.
01:19:23Je pense que le pays
01:19:25sait où il est
01:19:25et que les Français
01:19:26ont envie de réagir.
01:19:27alors rien,
01:19:28absolument rien,
01:19:30ne me fera perdre foi
01:19:31dans mon pays.
01:19:32Mes amis,
01:19:35la France
01:19:36n'est pas condamnée.
01:19:41Les Français
01:19:42ne sont pas résignés.
01:19:46Nos enfants
01:19:47ne sont pas réduits
01:19:48à vivre moins bien
01:19:49que nous.
01:19:51Notre pays
01:19:52n'est pas contraint
01:19:53à subir l'histoire
01:19:54écrite par les autres.
01:19:55le destin de la France
01:19:57est encore
01:19:58dans les mains
01:19:58des Français.
01:19:59Il dépend
01:20:00de notre effort,
01:20:01il dépend
01:20:02de notre courage,
01:20:03il dépend
01:20:04de notre constance,
01:20:05de notre imagination,
01:20:08il dépend
01:20:08de nous.
01:20:10Alors oui,
01:20:11dans ce moment décisif,
01:20:14je vous appelle
01:20:15à croire
01:20:16en la France.
01:20:19Je vous appelle
01:20:20à agir
01:20:21pour nos enfants.
01:20:25je vous appelle
01:20:26à croire
01:20:27ce que nous
01:20:27pouvons faire
01:20:28ensemble.
01:20:31Je vous appelle
01:20:32à croire
01:20:33en nous.
01:20:37Vive la République
01:20:39et vive la France.
01:20:41!
01:20:42!
01:20:43!
01:20:45Applaudissements
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