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Tu veux tout savoir sur l’avenir nucléaire de l’exploration spatiale ? Découvre comment la NASA va envoyer des réacteurs sur la Lune et Mars, les défis techniques et la course folle contre la Chine et la Russie ! Prêt à te projeter dans le futur des missions spatiales ? Abonne-toi à la chaîne et dis-nous en commentaire ce qui t’a le plus bluffé ! #Espace #NASA #Science #Technologie #Aventure
👉 Cette chaîne est réalisée en collaboration avec https://www.youtube.com/@marschroniken
0:00 - Problèmes énergétiques sur la Lune
1:14 - Pourquoi l'énergie nucléaire ?
3:07 - Fonctionnement des propulsions nucléaires
6:46 - Présentation de Space Reactor One Freedom
9:34 - Caractéristiques techniques et innovations
12:13 - Lunar Reactor One et la coopération technologique
13:54 - Compétition internationale et défis politiques
19:24 - Vers l'ère du spatial nucléaire
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1:14 - Pourquoi l'énergie nucléaire ?
3:07 - Fonctionnement des propulsions nucléaires
6:46 - Présentation de Space Reactor One Freedom
9:34 - Caractéristiques techniques et innovations
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13:54 - Compétition internationale et défis politiques
19:24 - Vers l'ère du spatial nucléaire
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00:00Il y a un nombre qui ne te lâche plus lorsque tu réfléchis à l'exploration spatiale, une fois que
00:05tu le connais.
00:0714.
00:09C'est le nombre de jours terrestres que dure une nuit lunaire.
00:14Deux semaines d'obscurité, deux semaines pendant lesquelles les panneaux solaires sont complètement inutiles.
00:19Deux semaines pendant lesquelles la température descend à moins 170 degrés Celsius.
00:25Et tout ce qui doit survivre là-haut a besoin d'une autre source d'énergie que le soleil.
00:31Et maintenant, imagine que tu ne veux pas seulement survivre là-bas.
00:34Tu veux y construire une base, des habitats, des rovers, des ateliers, des installations de communication.
00:40Peut-être même une petite production d'oxygène à partir du régolithe.
00:43Tout cela ne fonctionne pas avec 14 jours d'énergie sur batterie.
00:46La réponse est très ancienne.
00:48Techniquement difficile et problématique.
00:50Politiquement hautement explosif.
00:52Nous devons envoyer des réacteurs nucléaires dans l'espace.
00:54Et c'est exactement ce que fait la NASA maintenant.
00:56Avec un projet qui s'appelle Space Reactor One Freedom.
01:00Il doit voler vers Mars d'ici la fin 2028.
01:04Et deviendra le premier vaisseau interplanétaire à propulsion nucléaire de l'histoire de l'humanité.
01:10Je m'appelle Sirwan.
01:11Et voici Mars Chroniken.
01:14Avant d'entrer dans les détails, nous devons d'abord expliquer pourquoi l'énergie nucléaire en particulier.
01:19Les réacteurs nucléaires, la réponse est liée à la physique, pas à la politique.
01:24L'énergie solaire est formidable, tant que tu es près du soleil et que tu as de la lumière solaire.
01:30En orbite terrestre basse, cela fonctionne parfaitement.
01:34En orbite martienne, cela devient déjà beaucoup plus difficile.
01:37Car le rayonnement solaire n'y est que 43% aussi intense que sur Terre.
01:42En orbite autour de Jupiter, il te faudrait des panneaux solaires aussi grands que des cours de tennis pour produire
01:48de l'électricité de manière raisonnable.
01:50Autour de Saturne, ce n'est même plus possible.
01:53A la surface de la Lune, tu as un autre problème.
01:55La nuit lunaire.
01:56Deux semaines terrestres sans soleil.
01:59Et justement, au pôle sud, là où la NASA veut aller parce qu'il y a de la glace, d
02:04'eau,
02:05certains des sites d'atterrissage les plus intéressants se trouvent dans des cratères en permanence à l'ombre.
02:10Là-bas, aucune lumière du soleil n'atteint ces endroits.
02:14Les réacteurs nucléaires n'ont pas ce problème.
02:16Ils produisent de la chaleur, que le soleil brille ou non.
02:19Ils fonctionnent aussi bien dans l'obscurité permanente qu'en plein soleil.
02:24Et surtout, ils fournissent énormément d'énergie avec très peu de masse.
02:29Une batterie lithium-ion typique stocke environ 250 Wh par kg.
02:37Les générateurs à radio-isotope, comme ceux des sondes Voyager, fournissent environ 4 Wh par kg.
02:43Un réacteur à fission, comme celui de Freedom, atteint théoriquement environ 100 à 300 Wh par kg.
02:51C'est une amélioration de deux ordres de grandeur.
02:54Voici maintenant le point que beaucoup de gens confondent.
02:57Il existe deux façons totalement différentes d'utiliser l'énergie nucléaire pour la propulsion dans l'espace.
03:03Et nous devons bien distinguer cela avant de continuer.
03:08La propulsion nucléaire thermique, ou NTP pour Nucléaire Thermal Propulsion,
03:13c'est l'approche que les Etats-Unis ont développée dans les années 60, avec le programme NERVA.
03:19On pompe de l'hydrogène liquide à travers un cœur de réacteur extrêmement chaud.
03:24L'hydrogène est chauffé à 2500 degrés Celsius.
03:28Il se dilate et est expulsé vers l'arrière par une tuyère.
03:34Cela fonctionne essentiellement comme une fusée chimique,
03:36sauf que la source de chaleur est un réacteur au lait d'un carburant en combustion.
03:41Cela te donne environ deux fois plus d'impulsions spécifiques qu'une combustion chimique normale.
03:46Donc tu obtiens deux fois plus de poussée par kg de carburant.
03:50La poussée est très élevée, brève et puissante.
03:54La propulsion nucléaire électrique, ou NEP pour propulsion nucléaire électrique,
03:59c'est une approche totalement différente.
04:03Le réacteur produit de la chaleur.
04:05Cette chaleur est convertie en électricité.
04:07L'électricité alimente ensuite des moteurs ioniques.
04:11Donc des moteurs qui ionisent électriquement des gaz comme le xénon ou le krypton,
04:16ou des métaux liquides comme l'indium,
04:19et les accélèrent à très grande vitesse hors du moteur.
04:22La poussée est extrêmement faible.
04:25On parle de quelques newtons.
04:26C'est moins que le poids d'une tablette de chocolat sur Terre.
04:31Mais elle dure des semaines, des mois, voire des années.
04:34Et l'impulsion spécifique se situe entre 3000 et 10 000 secondes.
04:39C'est 10 à 20 fois plus élevé que pour les fusées chimiques.
04:44L'analogie que je préfère, la NTP est un sprinter.
04:48Non, non, pas celui-là.
04:49Oui, voilà, ce sprinter-là.
04:51Une poussée courte et explosive.
04:54La NEP, c'est plutôt un marathonien.
04:56Lent, inlassable et au final d'une efficacité imbattable.
05:02Pour un vol habité vers Mars, la NTP serait idéale car elle pourrait réduire drastiquement le temps de trajet.
05:09Pour un vol robotique où le temps compte moins que l'efficacité, la NEP est le meilleur choix.
05:17Et SR, un freedom, suit la voie de la NEP.
05:21Mais il y a un hic, un réacteur produit de la chaleur.
05:24Donc, pas encore d'électricité.
05:26Il faut d'abord convertir cette chaleur d'une manière ou d'une autre.
05:30Et ici, une technologie entre en jeu, qui fonctionne sur Terre dans presque toutes les centrales à gaz.
05:36Le cycle de Brighton.
05:38Pour simplifier, dans le cas du réacteur, on chauffe généralement un gaz de l'hélium ou un mélange hélium-xénon.
05:47Le gaz chaud passe à travers une turbine.
05:50La turbine est reliée à un générateur qui produit de l'électricité.
05:55Le gaz refroidi derrière la turbine est encore refroidi dans un échangeur de chaleur.
06:00Puis, il est à nouveau comprimé et réintroduit dans le réacteur.
06:04Un circuit fermé.
06:06Cycle de Brighton fermé.
06:07Le gaz reste dans le système.
06:10Cela fonctionne sur Terre depuis des décennies.
06:13Sur la Lune ou dans l'espace, le défi est l'évacuation de la chaleur.
06:17Dans le vide, on ne peut pas évacuer la chaleur par convection.
06:22Il faut de grands radiateurs qui dissipent la chaleur sous forme de rayonnement infrarouge dans l'espace.
06:27L'alternative serait le cycle Stirling que la NASA avait testé dans son premier projet Kilopower.
06:33Il est mécaniquement plus simple mais moins efficace à des puissances plus élevées.
06:38Pour Freedom et pour le réacteur lunaire prévu, la NASA a clairement choisi le cycle Brighton.
06:45Passons maintenant à la mission proprement dite.
06:47Qu'est-ce que SR Infreedom exactement ?
06:50Ce premier train interplanétaire du système solaire devrait être lancé en décembre 2028.
06:56La fenêtre de lancement vers Mars ne s'ouvre que tous les 26 mois.
07:01Si on la rate, il faut attendre jusqu'en 2031.
07:05La fusée qui mettra SR-1 sur la trajectoire d'évasion vers Mars n'a pas encore été officiellement confirmée.
07:10On peut envisager la Falcon Heavy, la New Glenn ou peut-être la Vulcane.
07:14Ce qui est certain, dans les 48 heures suivant le lancement, le réacteur sera activé et le moteur ionique commencera
07:21à fonctionner.
07:21Le réacteur lui-même est relativement compact. Environ 20 kW de puissance électrique.
07:28L'uranium faiblement enrichi à haute teneur sert de combustible.
07:31Uranium faiblement enrichi à haute teneur.
07:33Donc de l'uranium avec un taux d'enrichissement compris entre 5 et 20%.
07:39Il faut toujours faire très attention à quel point on enrichit ce truc, sinon il manque soudainement des pixels d
07:45'ententiel.
07:46Sujet délicat.
07:47C'est exactement le même type de combustible qui est en cours de développement pour la nouvelle génération de petits
07:52réacteurs commerciaux sur Terre.
07:54Pas de qualité militaire, mais nettement plus enrichi que dans les réacteurs à eau légère classiques.
07:59Le cœur du réacteur est entouré de caloducs qui transportent la chaleur vers le cycle Bretton.
08:04Un bouclier de rayonnement en carbure de bord protège l'électronique et la charge utile.
08:10Et la chaleur résiduelle est évacuée dans le vide par des radiateurs légers en composite et en titane.
08:16Mais la véritable innovation ne réside pas seulement dans le réacteur.
08:20C'est ce que la NASA réutilise autour de lui.
08:23L'élément de puissance et de propulsion, ou PPE, était à l'origine le cœur d'une toute autre mission.
08:30Il devait faire partie de la Lunar Gateway, cette station lunaire que la NASA planifie depuis des années
08:36et qui a été officiellement mise en pause en mars 2026 par le nouvel administrateur Jared Isaacman.
08:42De fait, elle est cependant annulée.
08:45Et cela au profit d'une base lunaire installée directement à la surface et de ce projet-ci.
08:50Plus d'informations sur la base lunaire dans la vidéo ci-dessous, qui est liée.
08:54Mais le PPE avait déjà été construit et était prêt.
08:57Un module spatial opérationnel avec des panneaux solaires, des moteurs ioniques,
09:01un système de communication, une distribution d'énergie et un système de contrôle.
09:07A l'origine, il fonctionnait à l'énergie solaire la nouvelle idée.
09:10On attache le PPE au réacteur nucléaire et on laisse le réacteur fournir l'électricité pour les moteurs ioniques.
09:17Cela permet à la NASA d'économiser plusieurs milliards de dollars et environ 5 ans de développement.
09:22Le PPE existe déjà.
09:24Le réacteur doit certes être construit à neuf, mais tout le reste,
09:28le logiciel de vol, le contrôle d'attitude, la communication et la gestion de l'énergie sont déjà disponibles.
09:34Entre le PPE et le réacteur, il y a une poutre de 25 à 30 mètres de long.
09:39La raison, la distance réduit les radiations.
09:44Plus le réacteur est éloigné du PPE, moins il faut de blindage pour l'électronique.
09:50L'ensemble du système produit jusqu'à 48 kW de puissance électrique pour les moteurs.
09:56A titre de comparaison, la sonde Dawn de la NASA qui a visité Ceres et Vesta disposait de 10 kW.
10:03SR, un Freedom, dispose d'environ 5 fois plus et cela de façon continue.
10:09Totalement indépendamment de la distance par rapport au soleil.
10:12Mais à quoi sert donc ce cargo interplanétaire ?
10:16Qu'est-ce qui est transporté ?
10:17A bord du SR-1 Freedom, une charge utile appelée Skyfall est embarquée.
10:23Trois hélicoptères de la classe Ingenuity.
10:25Pour ceux qui ne se souviennent plus d'Ingenuity, c'était le petit hélicoptère qui a volé vers Mars avec
10:31Perseverance.
10:32Il devait effectuer 5 vols d'essai, mais il en a finalement réussi 72 en 3 ans,
10:38avant que sa pâle de rotor ne se casse.
10:41Skyfall triple le concept.
10:44Trois hélicoptères qui seront largués dans l'atmosphère après leur arrivée sur Mars, en plein vol.
10:50Sans Skycrane ni plateforme d'atterrissage,
10:53ils atterrissent de façon autonome,
10:55explorent des sites d'atterrissage potentiels pour les humains
10:58et, c'est la partie la plus intéressante scientifiquement,
11:01ils sont équipés d'un géoradar.
11:03Ils sont censés cartographier la glace d'eau souterraine,
11:08pas en surface mais dans le sous-sol, jusqu'à plusieurs mètres de profondeur.
11:12Pourquoi ?
11:13Parce que la glace d'eau est la clé de la future colonisation de Mars.
11:18De l'eau pour boire, de l'eau pour l'oxygène, de l'eau pour l'hydrogène,
11:21donc du carburant pour fusée.
11:23Celui qui sait où se trouve la glace sait où les premières bases martiennes pourront être construites.
11:28Ce qui l'adviendra du réacteur après la mission reste encore à déterminer.
11:33Après le largage de Skyfall, SR1 Freedom pourrait entrer en orbite martienne
11:37ou poursuivre son voyage, continuant à explorer le reste du système solaire.
11:42Il est possible qu'il se dirige vers l'un des astéroïdes de la ceinture principale, voire au-delà.
11:47Après tout, il s'agit de démontrer de quoi de tels moteurs sont capables.
11:53La NASA n'a pas pris de décision officielle à ce sujet.
11:56Steve Sinacor, le responsable du programme Fission Surface Power à la NASA,
12:01a laissé entendre lors de l'annonce que toutes les options sont ouvertes.
12:06Le vaisseau volera tant que le réacteur fonctionnera.
12:08Et un réacteur spatial bien construit peut théoriquement durer des années.
12:14La NASA a une histoire remplie d'instruments conçus pour quelques missions
12:17et qui fonctionnent encore des décennies plus tard.
12:21Parallèlement à Freedom, un deuxième projet est en cours,
12:24qui lui est techniquement très lié.
12:26Le Lunar Reactor One, en abrégé LR1.
12:30Un réacteur nucléaire qui doit fonctionner à la surface de la Lune.
12:34Initialement prévu comme un système de 40 kW,
12:37il est maintenant dimensionné à 100 kW.
12:40L'objectif, être prêt au lancement au premier trimestre 2030,
12:45donc dans un peu moins de 4 ans.
12:47100 kW, ce n'est pas beaucoup sur Terre.
12:50C'est à peu près la consommation de 80 foyers américains moyens.
12:55Sur la Lune, c'est une révolution.
12:58Cela suffit pour une base lunaire,
12:59avec plusieurs habitats, des rovers, des ateliers,
13:02des stations de communication,
13:03et une première production d'eau et d'oxygène à partir du régolithe.
13:07Le réacteur doit peser moins de 15 tonnes.
13:10C'est la limite supérieure de ce que les lanceurs actuels
13:13peuvent transporter à la surface de la Lune.
13:15Il doit pouvoir fonctionner de manière autonome
13:18pendant au moins 10 ans, sans maintenance.
13:21Il doit résister aux vibrations du lancement,
13:23à l'environnement difficile du jour lunaire
13:25avec plus de 120 degrés Celsius,
13:28et à la Nimi lunaire avec moins 170 degrés.
13:31Et il doit être basé sur Breton,
13:33donc utiliser le même cycle que Freedom.
13:36Mais cela n'arrive pas par hasard.
13:38La NASA a délibérément décidé de partager la technologie
13:41entre Freedom et LR1 autant que possible.
13:44Ce qui vole sur Freedom sera utilisé sur LR1,
13:48et ce qui fonctionne sur LR1 sera ensuite adapté
13:52à plus grande échelle pour les missions habitées vers Mars.
13:55Pense à ce qui serait possible si l'on disposait
13:57d'un cyclé interplanétaire ou d'une navette
14:00qui ferait la navette entre les planètes.
14:02Un pour le fret et un pour les humains.
14:06Écris dans les commentaires quand tu penses
14:08que nous pourrions disposer de tels cyclés.
14:10Et maintenant, ça devient politiquement intéressant.
14:13Car les Etats-Unis ne sont pas les seuls
14:15à prévoir des réacteurs nucléaires sur la Lune.
14:18En mai 2025,
14:20l'agence spatiale russe Roscosmos
14:23et l'administration spatiale nationale chinoise
14:25ont signé un accord pour installer conjointement
14:28un réacteur nucléaire sur la Lune.
14:30Période cible de 2033 à 2035.
14:34Il doit alimenter en électricité
14:36la station internationale de recherche lunaire,
14:39la ILRS,
14:40c'est-à-dire l'alternative synorus
14:42à la base lunaire Artemis.
14:44Certains appellent le réacteur de façon informelle
14:46Lunar Reactor,
14:47même si ce n'est pas un nom officiel.
14:49Il n'existe jusqu'à présent
14:50aucune spécification technique claire,
14:54aucune indication précise de puissance,
14:56ni même de fabricant officiel.
14:58Le chef d'Euroscosmos de l'époque,
15:00Yuri Borisov, a déclaré en 2024
15:02que les solutions technologiques
15:05étaient presque prêtes.
15:07Une déclaration à prendre avec prudence
15:10compte tenu des autres retards
15:11du programme spatial russe.
15:14A vrai dire,
15:15cela ne concerne pas seulement la Russie,
15:17mais aussi tous les autres acteurs.
15:19Ce qui est intéressant,
15:21la partie chinoise a elle-même admis
15:23dans une analyse
15:25que d'un point de vue scientifique,
15:27le moment pour un réacteur lunaire
15:30est prématuré.
15:31Dans la phase de base de l'ILRS
15:32autour de 2030,
15:35les panneaux solaires et des batteries
15:36suffisent amplement
15:37pour toutes les expériences prévues.
15:40Un réacteur introduirait
15:42des risques supplémentaires
15:43qui ne sont pas techniquement nécessaires,
15:44c'est important de le comprendre.
15:47Le réacteur Sinorus
15:49est aussi important politiquement
15:51que techniquement.
15:52Les deux parties veulent montrer
15:54qu'elles maîtrisent ce type de technologie.
15:57Et la Russie a un véritable atout
15:59dans sa manche.
16:01Héritage institutionnel.
16:02L'Union soviétique a envoyé au total
16:0434 réacteurs de fission en orbite
16:07entre 1967 et 1988.
16:11Principalement à des fins d'espionnage militaire,
16:14des satellites espions
16:15de la classe Rorsat.
16:16Les Etats-Unis en ont lancé
16:18exactement un seul
16:19pendant la même période.
16:21Ce savoir-faire,
16:22la construction de réacteurs spatiaux
16:24compacts et prêts au lancement,
16:25existe encore aujourd'hui
16:26dans les bureaux de conception russes
16:28comme KB Arsenal
16:29et Krasnaya Zvezda.
16:30Il faut toutefois préciser,
16:32pour être juste,
16:33depuis Cosmos 1867,
16:36en 1987,
16:39la Russie n'a plus lancé
16:40un seul réacteur.
16:41L'héritage existe,
16:43mais il n'a rien prouvé
16:44depuis près de 40 ans.
16:47Les Etats-Unis n'ont envoyé
16:49qu'un seul réacteur dans l'espace,
16:51Snap 10A,
16:521965.
16:54Il a fonctionné pendant 43 jours.
16:56Puis un composant non nucléaire
16:58est tombé en panne
16:59et il a été arrêté.
17:01Depuis 60 ans,
17:03la NASA n'a plus envoyé
17:04un seul réacteur spatial.
17:07Freedom serait le deuxième.
17:09Maintenant, la question honnête.
17:11Fin 2028 pour Freedom
17:13et 1er trimestre 2030
17:16pour le réacteur lunaire,
17:18est-ce réaliste ?
17:20La réponse est,
17:21c'est ambitieux,
17:21mais pas impossible.
17:22Le composant clé,
17:24le PPE,
17:25existe déjà.
17:26Les moteurs ioniques
17:27sont éprouvés.
17:29Le cycle bretonne
17:30est la norme sur Terre
17:31depuis des décennies.
17:32Les conceptions des réacteurs
17:33sont basées sur Kilopower,
17:35un programme de la NASA
17:36qui a déjà été testé
17:37avec succès en 2018
17:38lors de l'expérience Krusty.
17:41Les obstacles réglementaires
17:43sont énormes
17:44mais surmontables.
17:45Et s'il y a bien quelqu'un
17:46qui s'y connaît en bureaucratie,
17:47c'est la NASA.
17:48Il faut aussi préciser
17:49que la NASA a investi
17:50plus de 20 milliards de dollars
17:53dans 12 programmes
17:55de propulsion nucléaire différents
17:57au cours des 60 dernières années.
18:00Aucun d'entre eux
18:01n'a réellement volé.
18:03Draco,
18:03le dernier grand projet commun
18:05de la NASA
18:05et de la DARPA
18:06pour les propulsions thermiques nucléaires,
18:08a malheureusement été annulé
18:10en juin 2025.
18:12Après qu'un examen interne
18:13a révélé
18:14que les gains de performance théoriques
18:15pourraient être inférieurs
18:17à ce qui avait été supposé.
18:19Le financement
18:20n'est pas non plus
18:21entièrement clarifié.
18:22Dans la proposition de budget
18:24du président
18:24pour l'année 2027,
18:26Freedom n'a pratiquement
18:27joué aucun rôle.
18:29Isaac Mann l'a compté
18:30parmi les priorités
18:31dans un message
18:32adressé aux employés
18:32de la NASA
18:33en avril 2026.
18:35Mais à Washington,
18:37il y a souvent
18:37un monde
18:38entre une priorité
18:39sur le papier
18:39et un financement
18:40inscrit dans la loi.
18:43Cependant,
18:43non seulement
18:44les ressources matérielles
18:45du programme Gateway
18:45sont réaffectées,
18:46mais aussi
18:47les moyens financiers.
18:50Donc,
18:50c'est pas tout à fait clair
18:51d'où viendra l'argent,
18:52mais il suffit
18:53de faire
18:542 plus 2.
18:58Cynacor lui-même
18:59a clairement dit
19:00le calendrier
19:00détermine l'ampleur
19:01de la mission.
19:03L'ampleur doit s'adapter
19:05à cette date limite.
19:06C'est le langage
19:07des ingénieurs
19:08pour dire
19:08nous ne faisons que
19:09ce qui peut voler
19:10en toute sécurité
19:11d'ici là,
19:12fin 2028.
19:15Tout le reste
19:15est laissé de côté.
19:16C'est probablement
19:17la bonne approche,
19:18mieux vaut une mission
19:19légère et fonctionnelle
19:20qu'un programme
19:20trop ambitieux
19:21qui ne décolle jamais.
19:24Si ce sujet
19:25te passionne
19:25autant qu'il me passionne,
19:27alors appuie
19:27sur le bouton
19:28Hype si tu l'as.
19:29Sinon,
19:30un like,
19:30un abonnement
19:31ou un commentaire
19:32aident aussi
19:32énormément la chaîne.
19:34L'astronautique nucléaire
19:36est l'un des domaines
19:37les plus passionnants
19:37qui soient
19:38et nous allons devoir
19:39en parler beaucoup
19:39dans les années à venir.
19:42D'ailleurs,
19:43nos membres de la chaîne
19:44voient chaque vidéo
19:45des jours
19:45ou des semaines
19:46avant tout le monde.
19:47Le lien se trouve
19:48en bas
19:49dans la description.
19:50Et on continue,
19:51la question est
19:52maintenant de savoir
19:53ce que tout cela
19:53signifie concrètement.
19:55Revenons un peu en arrière.
19:57Que signifie-t-il
19:58si Freedom 2028-20
20:00vole réellement ?
20:021.
20:02Les Etats-Unis
20:03ont à nouveau
20:04un réacteur nucléaire
20:05dans l'espace
20:05après 60 ans.
20:07C'est une reconstruction
20:08industrielle
20:09d'une capacité
20:10qui avait presque disparu.
20:122.
20:13La justification
20:14des propulsions nucléaires
20:16pour les vols spatiaux
20:17habités
20:17devient concrète.
20:19Si Freedom fonctionne,
20:20la voie sera ouverte
20:21pour des réacteurs
20:22plus grands,
20:22des missions
20:23habitées
20:23avec la propulsion
20:24nucléaire thermique,
20:25peut-être même
20:26pour un vaisseau de transit
20:27entre la Terre et Mars
20:28qui ferait la navette
20:29tous les deux ans ?
20:313.
20:32La course politique
20:32face à la Chine
20:33et à la Russie
20:34pour la capacité nucléaire
20:35sur la Lune
20:35devient sérieuse.
20:36Si la NASA
20:37a un réacteur
20:38de 100 kW
20:39sur la Lune
20:40en 2030
20:42et que la Chine
20:44et la Russie
20:44n'en ont un
20:45qu'en 2035,
20:47alors c'est un avantage
20:48stratégique
20:48non néguigeable
20:49qu'il est difficile
20:50voire impossible
20:50de rattraper
20:51à la loyale.
20:524.
20:55La réutilisation
20:57du Gateway PPU
20:58est un changement
20:58de paradigme.
20:59La NASA a montré
21:00qu'elle est prête
21:00à réaffecter
21:01du matériel existant.
21:05Chaque projet
21:06n'a pas besoin
21:06d'être construit
21:07à partir de zéro.
21:08C'est ce genre
21:09d'agilité
21:10qui a fait
21:10la grandeur
21:11de SpaceX
21:11et qui a longtemps
21:12manqué à la NASA.
21:14Il reste à voir
21:15si Freedom
21:16décollera réellement
21:17et volera
21:18en décembre
21:192028.
21:20Les délais ambitieux
21:21dans l'exploration spatiale
21:22sont rarement respectés.
21:24Mais même si cela
21:25doit attendre
21:25une ou deux fenêtres
21:26de transfert de plus,
21:28une chose fondamentale
21:29est certaine.
21:31L'ère du spatial nucléaire
21:33a cessé
21:33d'être une simple
21:34discussion académique.
21:35Elle est en train
21:36d'être construite
21:37dans des ateliers
21:38à Cleveland,
21:39à Los Alamos
21:40et dans l'IDAO.
21:42Par des ingénieurs
21:43qui savent
21:43qu'après 60 ans
21:45d'arrêt,
21:46ils vont à nouveau
21:47envoyer un réacteur
21:49dans l'espace.
21:50Per Aspera Ad Astra
21:51prend un tout nouveau sens
21:52lorsque les étoiles
21:53sont atteintes
21:54grâce à l'énergie nucléaire.
21:57Un grand merci à Pouza.
21:59Sans son soutien,
22:00cette chaîne serait
22:00très différente.
22:02Je m'appelle Sir Sirwan
22:04et c'était Mars Chroniken.
22:06Merci d'avoir regardé
22:07Per Aspera Ad Astra.
22:14Cette chaleur
22:15est transformée en...
22:18La la la la la la la la la la la la la...
22:23Moto.
22:32La fusée
22:33qui place la SR-1
22:34en orbite terrestre
22:35sur une trajectoire
22:36d'évasion vers Mars.
22:37celle qui utilise cette chaleur
22:39pour le cycle de Bretton.
22:42T'entends ?
22:43...
22:43...
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