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  • il y a 36 minutes
Auditionnés par la commission d’enquête du Sénat consacrée aux violences dans le périscolaire, Vincent Kozierow, chef de la Brigade de protection des mineurs (BPM) de Paris, et Denis Collas, directeur adjoint de la police judiciaire chargé des brigades centrales à la préfecture de police de Paris ont reconnu les difficultés auxquelles leurs services sont confrontés, notamment face à l’afflux de dossiers, qui peut ralentir l’ensemble de la chaîne judiciaire.

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Transcription
00:00Vous écrivez que les services d'investigation, dont la brigade de protection des mineurs,
00:06ne sont pas en capacité de pouvoir traiter avec suffisamment de diligence,
00:10c'est vous qui l'écrivez, les très nombreux dossiers relatifs au périscolaire.
00:15Dès lors, une question se pose, quand vous ne pouvez pas traiter suffisamment vite,
00:21qui en paie le prix de ce retard ? Ce n'est pas l'institution,
00:24ce sont les enfants traumatisés et les parents dont la vie est brisée.
00:29Lorsqu'on se retrouve sur les dossiers périscolaires,
00:31qui sont des dossiers où il y a énormément de personnes à auditionner,
00:37les dossiers parfois d'inceste vont se faire dans le secret du foyer familial.
00:44Les périscolaires disent que l'enfant n'est pas seul.
00:46Déjà, il peut y avoir une pluralité de victimes, mais il y a une pluralité d'acteurs aussi.
00:52Dans un des dossiers qu'on a traités récemment, dossier des périscolaires,
00:57on a entendu pour un seul dossier 44 enfants.
01:02Nécessairement, et encore une fois on le regrette,
01:03mais c'est vrai que par rapport au temps d'audition, au temps de retranscription,
01:08si les premiers enfants vont passer peut-être plus rapidement,
01:12mais malheureusement quand on arrive sur 44 enfants,
01:14les derniers vont sans doute arriver plus longtemps dans le temps.
01:17La procureure de Paris nous disait qu'il y avait 2 900 signalements pour infraction sexuelle envers des mineurs.
01:26Ces signalements, j'imagine, d'après l'organisation que vous nous avez décrite,
01:30arrivent majoritairement en traitement à la brigade de protection des mineurs.
01:35Comment est-ce que vous établissez des priorités ?
01:37Sur le tri des dossiers, parce que vous vouliez savoir comment on priorisait les dossiers.
01:40Mais alors en fait, il faut savoir que la brigade des mineurs est confrontée à ce phénomène du périscolaire,
01:46au phénomène du proxénétisme aussi.
01:48Le proxénétisme des mineurs, ça explose également.
01:53Donc la brigade de protection des mineurs, elle voit les situations,
01:59donc en fonction du risque pour l'enfant, enfin pour les enfants,
02:04en fonction de la réitération, en fonction du profil aussi des personnes mises en cause,
02:09parce qu'on fait des criblages quand les dossiers arrivent pour voir s'ils ont des antécédents ou pas,
02:15s'ils sont déjà connus.
02:16Les dossiers sont priorisés les uns par rapport aux autres,
02:21mais tous domaines confondus.
02:23Ça peut être de l'inceste, ça peut être du proxénétisme, ça peut être la pédopornographie.
02:28Enfin voilà, il n'y a pas un domaine qui est prioritaire par rapport aux autres.
02:34Même si par moment, il y a des dossiers, par exemple dans le périscolaire,
02:37qui ont nécessité à ce que toute la brigade soit mobilisée.
02:41Donc forcément, pendant ce temps-là, les autres dossiers sont traités avec moins d'alent.
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