Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines

Auditionnés par la commission d’enquête du Sénat consacrée aux violences dans le périscolaire, Vincent Kozierow, chef de la Brigade de protection des mineurs (BPM) de Paris, et Denis Collas, directeur adjoint de la police judiciaire chargé des brigades centrales à la préfecture de police de Paris, ont défendu les méthodes de leurs enquêteurs. Ils ont toutefois reconnu les difficultés auxquelles leurs services sont confrontés, notamment face à l’afflux de dossiers, qui peut ralentir l’ensemble de la chaîne judiciaire.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Je voulais vraiment tirer l'attention sur le fait que les enquêteurs qui viennent à la brigade de protection des
00:05mineurs ne viennent jamais là par hasard.
00:07Ils sont tous pleinement investis sur la question des mineurs et ils ont tous une écoute très attentive de ceux
00:15-ci.
00:15Après, et je comprends aussi tout à fait les demandes et les questionnements des parents,
00:21puisque venir à la brigade de protection des mineurs au-delà finalement de ce qui se passe est un traumatisme
00:28et difficile.
00:30Mais l'audition des mineurs est très spécifique, c'est-à-dire qu'on a le temps de l'audition
00:34en tant que telle,
00:35qui peut être extrêmement courte, notamment si le mineur ne veut pas parler, ne souhaite pas ou n'est pas
00:42à l'aise, etc.
00:43Mais en fait, le protocole NICHT, qui est le protocole spécifique pour l'audition des enfants entre 2 et 12
00:51ans,
00:52intègre beaucoup plus que l'audition. Elle est beaucoup plus large.
00:57Dans le cadre d'un majeur, on va avoir le temps, on arrive, on prend une plainte et c'est
01:04finalement l'ensemble de la composante.
01:05Pour le protocole NICHT, en fait, l'audition commence avant même.
01:10L'audition en tant que telle dans la salle, mes amis, juste sur le cheminement, un enfant, il va falloir
01:18avoir bénéficié de sa confiance,
01:20de façon à ce qu'il puisse parler. Et bien entendu, ce n'est pas comme un adulte qui va
01:25se retrouver directement devant un policier
01:27et il va tout de suite donner les informations. Là, on est dans le cadre, si je peux me permettre,
01:33très loin de la plainte en ligne
01:35ou de la plainte sur rendez-vous des commissariats qu'on peut connaître pour les majeurs.
01:40Ici, l'enfant arrive avec ses parents. Il est accueilli dans une salle qui est une salle où il y
01:47a des jouets, où il peut être à l'aise.
01:48Et ensuite, il va être pris en charge par un enquêteur qui va lui faire faire le tour du service,
01:56qui va discuter avec lui.
01:58Et déjà, finalement, on est pour créer un lien et on est déjà dans le cadre de la pré-audition.
02:05Parce que le protocole NICHT, ce n'est pas l'audition en tant que telle. C'est aussi le non
02:10-dit, c'est le non-verbal et c'est toute cette appréhension.
02:14C'est-à-dire, dans cette phase où on va, finalement, quelque part de l'extérieur, où on a l
02:18'impression qu'on se promène dans le service
02:21à regarder des images, des photos de la petite sirène ou d'autres images Disney, non, ça va beaucoup plus
02:27loin.
02:27C'est-à-dire qu'on va essayer de voir, c'est un lumineur, comment il analyse sa mémoire, comment
02:33il parle du détail, comment il se comporte dans la temporalité.
02:37C'est-à-dire qu'on est, et ça, bien entendu, ça ne se voit pas et ça ne se
02:42ressent pas non plus, peut-être, de la part des parents.
02:47Et ensuite, finalement, après tout ce cheminement, on va lui montrer, et quand le lien, l'enquêteur voit que le
02:53lien s'est installé,
02:55qu'on peut aller à l'audition, on va aller sur l'audition telle qu'elle, l'accompagnement en salle
03:02Mélanie.
03:02Et là, effectivement, l'audition peut aller très vite, parce qu'il n'y a pas grand-chose, et surtout
03:10parce qu'un enfant,
03:14surtout jeune, c'est une capacité de concentration extrêmement faible, extrêmement rapide.
03:21Là, quand il se promène, tout se passe bien, mais quand on rentre dans la salle Mélanie, on va lui
03:27présenter la salle,
03:28et là, il va se rendre compte, bien évidemment, même si la salle est adaptée, que le moment est particulier.

Recommandations