00:00Nous, nous sommes très heureux que le sujet de la dette arrive dans l'élection présidentielle.
00:04Et si ça prend cette place dans l'élection présidentielle, et si, comme le monde des sondages,
00:08puisque vous aimez les sondages, je vais vous en donner un aussi,
00:1043% des Français sont d'accord avec ce que nous disons,
00:13et même si on enlève les sans-avis, 58% des Français sont d'accord avec ce que nous proposons,
00:18c'est d'abord parce que l'enjeu qui se trouve dans cette question de la dette,
00:22c'est de reprendre la main, de reprendre la possibilité démocratique
00:27de choisir pour nos vies et pour notre futur, et de ne pas le laisser au marché financier.
00:32Vous êtes désormais les seuls à avoir cette position-là sur la question de la dette.
00:36Le RN, qui était avant dans une position, on va dire,
00:40alors le terme laxisme, il est connoté, mais tout de même,
00:43a mis en place un plan d'économie de 120 milliards d'euros,
00:48et une règle d'or budgétaire qu'il souhaite inscrire dans la Constitution.
00:52Est-ce que vous n'êtes pas isolé désormais sur la question de la dette,
00:54ou on a l'impression que pour vous, ce n'est pas un problème, ce n'est pas un sujet
00:56?
00:56Je pense que, justement, une des raisons pour lesquelles nous ne disons pas du tout pareil
01:00que le reste du spectre politique, de la Macronie jusqu'au RN,
01:04c'est parce que nous combattons une des choses qui était la phrase choc de Margaret Thatcher,
01:09c'est-à-dire, il n'y a pas d'alternative.
01:11Le chantage qui est fait à la dette, pour expliquer aux générations futures,
01:15et notamment aux jeunes générations, dont on ne parle d'ailleurs que sur la dette,
01:17lorsque l'on parle d'écologie, on ne parle plus jamais d'eux,
01:19et ça n'intéresse plus personne de mettre l'argent sur la question écologique.
01:22Bon, quel est le chantage qui leur est fait ?
01:25Vous êtes obligés de rembourser la dette jusqu'au bout.
01:27Ce que dit Marine Le Pen, vous l'avez dit, 125 milliards de coupes.
01:30Moi, j'aimerais savoir, sur quoi va-t-elle couper concrètement ?
01:33Alors, elle dit, l'immigration, les agences, ça ne fait pas 125 milliards.
01:36Non, non.