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  • il y a 6 semaines
Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, est l’invitée de l’émission "Le grand oral 2027" présentée par Marc Fauvelle et Marie Chantrait sur BFMTV le dimanche 6 septembre 2026.

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Transcription
00:03Générique
00:08...
00:11Bonsoir à tous, vous regardez le Grand Oral 2027, le nouveau rendez-vous politique de BFM TV avec Le Figaro,
00:18une heure, en direct et en public, chaque dimanche à 18h.
00:22Marc, pour vous faire vivre cette campagne présidentielle.
00:25Bonsoir Mathilde Panot.
00:26Bonsoir.
00:26Vous êtes la chef de file des députés insoumis, on va parler de la dette, on va parler des milliardaires,
00:30on va parler plus simplement de ce que vous feriez, vous, insoumis, avec Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée.
00:35Pour vous interroger Mathilde Panot ce soir, à nos côtés, Jim Jarrassé.
00:39Bonsoir Marc, bonsoir Marc, bonsoir Marc, bonsoir Mathilde Panot.
00:41Bonsoir Marc, bonsoir Marc, bonsoir Marc, du service politique du Figaro.
00:43Pour commencer, cette image qui vaut à Jordan Bardella d'être sous le feu des critiques depuis deux jours.
00:48Il a signé avant-hier avec son allié britannique Nigel Farage un texte, un protocole d'accord sur l'immigration,
00:54qui prévoit que si les deux hommes arrivent au pouvoir, les migrants qui tentent de traverser la Manche seront renvoyés
01:00vers la France.
01:01Hier, Jean-Luc Mélenchon, lors de son meeting à Lille, a dit que c'était un acte misérable de la
01:06part de Jordan Bardella.
01:08Qu'est-ce que vous lui reprochez exactement ?
01:10Je le reproche depuis l'étranger d'envoyer un signal qui abaisse la parole de la France.
01:15Et fort heureusement, Jordan Bardella ne représente pas la France et ne le fait pas au nom de la France.
01:20Pourquoi ? Il y a une extrême droite française qui a pour habitude de vassaliser notre pays.
01:26Alors ici, auprès de Trump, auprès de Netanyahou et cette fois-ci auprès de l'extrême droite anglaise,
01:32en expliquant que nous allons récupérer les personnes que l'Angleterre ne veut pas, que le Royaume-Uni ne souhaite
01:37pas,
01:37et donc que nous allons jouer le rôle de garde-bardière, de sous-traitant du Royaume-Uni.
01:42Avant de les renvoyer dans leur pays d'origine.
01:45Oui, c'est d'autant plus scandaleux.
01:47Donc nous ne sommes pas les vassaux du Royaume-Uni, nous ne sommes pas d'accord pour être soumis à
01:51l'extrême droite anglaise,
01:53et nous le disons, il faut changer complètement de braquet sur la question de l'immigration,
01:58accueillir dignement, ouvrir des voies légales avec le Royaume-Uni,
02:01et je le dis d'autant plus que tous les mensonges qui sont dits sur la submersion migratoire,
02:06qui n'existe pas dans notre pays, sur des hypocrites qui ne cessent de signer des accords de libre-échange,
02:12de continuer des guerres qui forcent des gens à fuir leur pays,
02:17et bien ce sont eux-mêmes qui fabriquent l'immigration, qui se regrettent ensuite par la suite.
02:22On va parler dans un instant de vos propositions sur l'immigration.
02:25Je reprends le mot qu'a utilisé hier Jean-Michel Mélenchon pour qualifier Jordan Bardella,
02:29il a dit que ça fait de lui un fasciste.
02:31Oui.
02:32Un fasciste.
02:33J'entends vos critiques, il n'avait pas à être à l'étranger, etc.
02:35Mais en quoi c'est du fascisme ?
02:38Vous savez qu'il y a 40 000 personnes qui sont mortes en Méditerranée depuis 2014.
02:43Vous savez que lorsque l'on a parlé de la crise sur le territoire espagnol de la Ciota,
02:49il y a eu 141 personnes qui sont mortes dont absolument personne n'a parlé.
02:54Donc nous sommes en Europe un des points de passage avec la Méditerranée qui est devenu un cimetière.
02:59Comment faut-il faire pour faire en sorte que les gens ne soient pas obligés de partir de chez eux
03:05?
03:05Eh bien d'abord faire en sorte qu'il n'y ait pas de traités de libre-échange qui détruisent
03:09les agricultures vivrières
03:10et qui forcent les gens à bouger.
03:12Qu'il n'y ait pas des guerres qui sont alimentées à tout va, comme le fait l'extrême droite.
03:16Pourquoi fasciste ?
03:17Parce que lorsque vous appelez à rejeter les gens à la mer, donc à les renvoyer vers la France...
03:22C'est pas ce que dit Jordan Bardella dans cet accord qu'on peut critiquer par ailleurs.
03:25Oui, vous savez ce qu'est en train de faire l'Union Européenne ?
03:27En disant que c'est une capitulation, mais pas avec ce terme-là.
03:30Et il rajoute que d'ailleurs ils viendront en aide aussi à ces migrants s'ils se trouvent en difficulté
03:34et que leur vie est en danger.
03:36Enfin, je précise juste ça.
03:37Qui dit ça ?
03:38Le parti de Marine Le Pen, Jordan Bardella.
03:40Vous vous rappelez de ce qui s'est passé il y a quelques années ?
03:43Il y a quelques années, mais je parle de cela il y a peut-être 4-5 ans,
03:47au moment où il y avait une loi immigration qui a été votée pour la première fois de toute l
03:51'histoire de la Ve République
03:52avec la Macronie et les voix de l'extrême droite,
03:54c'était la première fois de toute l'histoire de la Ve République,
03:57à peu près au même moment, il y a une embarcation qui a essayé de traverser la Manche dans laquelle
04:02il y avait des enfants.
04:04Et cette embarcation a appelé au secours.
04:07Et je rappelle qu'à ce moment-là, celles qui les avaient au téléphone leur disaient pas de position, pas
04:13de secours,
04:13avec des mots qui avaient choqué à ce moment-là l'ensemble du pays à juste titre.
04:19Ce qui veut dire que dans les discours qui sont faits, derrière il y a des réalités qui sont vécues.
04:25Donc ce que dit Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il dit que nous ne serons pas soumis ni à l'extrême
04:30droite du Royaume-Uni,
04:32ni à l'extrême droite des États-Unis parce que c'est le projet de l'extrême droite française,
04:36eh bien oui, cela a à voir avec le fait que nous voulons garder non seulement nos propres choix
04:42et nous ne ferons pas les gardes-barrières pour un autre pays gérassé.
04:44Je me permets quand même de revenir sur le terme fasciste évoqué par Marc Leval,
04:48qui est quand même lourd de sens et de signification.
04:51Jean-Luc Mélenchon, cette semaine, a demandé à tous les militants insoumis
04:54de ne pas insulter les autres candidats, à commencer par Marine Le Pen.
04:58– On comprend donc que cette règle ne vaut pas pour Jordan Bardella ?
05:02– Il disait « nous n'insultons pas sur le physique » car…
05:06– Pas d'injures, pas de sexisme, pas d'insultes.
05:08– Oui, comme on le fait fréquemment, il a dit effectivement
05:11que nous ne m'aiderons pas à la campagne présidentielle sur ces points-là.
05:14– Fascisme n'est pas d'insulte donc ?
05:15– Je vais répondre à ce point-là très directement.
05:17Vous remarquerez que nous sommes les seuls à mettre des sujets de fond dans l'élection présidentielle.
05:21La question de la dette, la question de l'augmentation des salaires,
05:24la question des éco-régions et autres sujets.
05:26Donc nous espérons bien que nous allons débattre
05:28puisqu'une élection présidentielle, c'est le moment où on décide de ce qu'on veut pour notre pays.
05:33Sur le terme fasciste, il se trouve que la justice a déjà répondu à cette question.
05:37Rappelez-vous que le terme fasciste avait déjà été utilisé
05:40par Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen
05:42et que la justice avait tranché, que c'était un qualificatif politique
05:45et donc avait donné raison à Jean-Luc Mélenchon.
05:47– Mais vous avez qu'à même justice, Fatih Pano, à estimer qu'on pouvait dire
05:49un système sur LFI sans être condamné ?
05:51– Non, non, non, non, il y a d'un côté quelque chose qui ne relève pas d'une opinion
05:56comme l'antisémitisme ou le racisme mais d'un délit
05:59et de l'autre côté la qualification politique d'un mouvement politique
06:04comme celui de Marine Le Pen et de Jordan Bardéa.
06:06Ça n'a rien à voir, ça n'a rien à voir.
06:08Quand j'entends moi sur les contrées du service public
06:12que c'est pour avoir différentes opinions qu'on invite ici ou là
06:16quelqu'un de valeur actuelle à venir sur la radio et autres,
06:19ce n'est pas une opinion le racisme.
06:21C'est un délit, M. Fauvel.
06:23Donc ça n'a rien à voir.
06:24– On en parlera peut-être tout à l'heure.
06:26– Effectivement, et on aimerait revenir sur votre programme sur l'immigration précisément.
06:31Un migrant aujourd'hui qui tente de traverser la Manche
06:34et qui est refoulée en France, il doit aller où, selon vous, Mathilde Panot ?
06:38En liberté, dans un centre de rétention ?
06:40– Un migrant qui quoi ?
06:43– Qui tente de traverser la Manche.
06:44– Oui, nous, nous voulons qu'il y ait une voie légale pour aller au Royaume-Uni.
06:48– Et ça, vous ne pouvez pas le faire seul, pardon.
06:50– Oui, c'est pour ça qu'on veut renégocier les accords d'éducation.
06:52– Accessoirement avec le Royaume-Uni qui est en dehors de l'Union Européenne.
06:55– Je vais quand même reprendre quelques chiffres, si vous me permettez,
06:57parce qu'il va falloir quand même remettre un peu de raison dans ce débat.
07:01D'abord, nous ne sommes pas envahis par l'immigration.
07:05Je rappelle que la France accueille 0,44% de nouvelles personnes.
07:09Chaque année, c'est en moyenne 1% dans les pays de l'OCDE
07:13et la France est d'ailleurs 24e sur 31.
07:16Je rappelle que la plupart des migrations dans le monde
07:19sont des migrations entre pays du Sud.
07:21Par exemple, je pense au Liban qui accueille quasiment un quart de sa population
07:26qui est une population immigrée et à d'autres pays,
07:30donc y compris entre pays sur le continent africain,
07:34sur lesquels c'est eux qui accueillent le plus en termes d'immigration.
07:37Ça, c'est la première chose.
07:38– Je rappelle juste que la question de Marie portait sur,
07:40non pas ceux qui rentrent en France, mais ceux qui quittent la France
07:43pour aller vers le Royaume-Uni.
07:44Vous avez dit, voie légale.
07:46C'est quoi une voie légale ?
07:47C'est des bateaux qui font des allers-retours pour apporter les migrants
07:50dont l'Angleterre ne veut pas aujourd'hui.
07:53– Oui, vous pensez que nous, on trouve ça bien
07:55qu'il y ait des petites embarcations qui soient faites uniquement par des passeurs
07:58avec des gens qui meurent en traversant la Manche
08:01comme des gens qui meurent en traversant la Méditerranée ?
08:03– Comment ça se passe à Rochou ?
08:04– Une voie légale, c'est quoi ?
08:05– C'est à discuter avec le Royaume-Uni.
08:07C'est pour ça que nous voulons renégocier les accords du Touquet.
08:10Nous ne sommes pas les gardes barrières du Royaume-Uni.
08:13Et je vais même aller plus loin.
08:14Nous, nous sommes pour la régularisation des travailleurs sans papier
08:17et des parents d'enfants scolarisés.
08:19Il se trouve que nous avons des exemples de régularisation.
08:22Je pense par exemple à l'Espagne en 2005 qui régularise 600 000 personnes.
08:26Vous savez combien ça a rapporté au pays ?
08:284 000 euros par an par personne des personnes qui ont été régularisées.
08:32On estime en France que si on régularisait 250 000 travailleurs sans papier,
08:37vous savez, ces personnes qui vivent ici, cotisent ici, paient des impôts ici,
08:41eh bien cela rapporterait 3 milliards d'euros à la France.
08:43– C'est l'objectif que vous vous fixez ?
08:45– Oui, nous ne vous le mettre pas à un scandale.
08:48– Le maire a dit pendant l'été, je souhaite que tout le monde soit régularisé.
08:51Vous, ce soir, vous fixez des critères.
08:53Les travailleurs et ceux qui ont un enfant scolarisé, ça représente combien de personnes ?
08:58– C'est une bonne question, M. Fauvel, mais vous savez que nous ne pouvons pas répondre à cette question.
09:03– Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'estimation de combien de personnes ça représente.
09:08– Il y a une estimation qui est donnée, bon en mal en, par le ministère de l'Intérieur depuis
09:12plusieurs années,
09:14600-700 000. Vous en régularisez combien ?
09:17– Eh bien, je vous le dis, ceux qui travaillent, ceux qui sont en formation
09:20et ceux qui ont des enfants scolarisés, voilà, c'est la régularisation que nous proposons de faire.
09:24Et encore une fois, cette régularisation est une chose fondamentale pour la dignité des personnes.
09:29Moi, par exemple, j'ai accompagné les travailleurs de Chronopost, vous savez, pendant le Covid,
09:34celles et ceux qui continuaient de travailler, qui ont tenu le pays debout
09:37et qui étaient des travailleurs sans papier, exploités par des sous-traitants de la Poste
09:42qui, pour certains, ont été régularisés, d'autres continuent de se battre pour cette régularisation-là.
09:46C'est un scandale que ces travailleurs ne soient pas régularisés.
09:49– Mathilde Panot, là, vous êtes en train de réaliser le rêve de tous les patrons de France
09:52qui vont pouvoir embaucher de la main-d'œuvre à bas coût avec cette procédure de régularisation massive.
09:59Est-ce que vous n'avez pas peur, justement, de susciter une forme de dumping sur les salaires ?
10:04– Quand vous entendez, par exemple, justement, le patron de la Poste
10:06qui explique pourquoi il a utilisé pendant des années une sous-traitance,
10:09y compris avec des travailleurs sans papier, sur lequel, je le rappelle,
10:13la Poste a été condamnée sur cette question-là.
10:16Eh bien, ils expliquent que c'est justement parce qu'ils ne pouvaient pas faire autrement
10:19dans leur modèle économique que d'employer des gens, justement,
10:22à qui on ne garantit pas les mêmes droits qu'à des travailleurs sans papier
10:26ou avec papier ou des travailleurs français.
10:29Donc, je le dis très clairement, c'est justement le fait de faire perdurer
10:34des situations telles que celle-ci qui abaissent les droits de tous les travailleurs.
10:38Et si nous régularisons les travailleurs sans papier,
10:40c'est au contraire pour donner un poids supplémentaire aux travailleurs
10:43de négociation avec leurs entreprises.
10:46Et je rajoute un point qui est très important.
10:48Dans l'hypocrisie totale des macronistes, etc.,
10:51vous savez qui fabrique des sans-papiers dans notre pays ?
10:53L'État. L'État fabrique des sans-papiers. Pourquoi ?
10:57Parce qu'il y a un service public dont on ne parle jamais
10:59qui s'appelle le service public préfectoral, la préfecture,
11:03à qui, eux aussi, comme tous les services publics de ce pays,
11:05on a enlevé absolument tous les moyens qu'ils devaient avoir.
11:10On a enlevé les guichets physiques, d'ailleurs, avec beaucoup de dématérialisation,
11:13alors que nous, nous avions gagné une loi pour justement réouvrir les guichets
11:17dans tous les services publics.
11:19Et il se trouve que comme ils n'ont pas le temps de régler les dossiers,
11:22comme on leur a dit, ne faites plus de cartes de 10 ans, des choses comme ça,
11:25eh bien, on se retrouve régulièrement avec des gens qui perdent leur emploi,
11:28qui perdent leur logement parce qu'ils n'ont plus de papier.
11:30C'est ça, le scandale.
11:31Mais Mathilde Depano, juste, je vous écoute et j'entends vos interrogations sur le chiffrage.
11:36Combien, aujourd'hui, de personnes, situations irrégulières sont sur notre territoire ?
11:41Vous fixez des critères, vous nous dites que ce n'est pas nouveau.
11:42en contrat de travail, en famille, qu'est-ce que vous faites des personnes
11:47qui ne remplissent pas vos critères ?
11:49Vous les raccompagnez dans leur pays, ça aussi, ça fait partie.
11:53On fera respecter la loi, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
11:55Et vous dites quoi à François Hollande qui dit encore cette semaine
11:58qu'il faut limiter le regroupement familial ?
12:01Parce qu'il pointe du doigt notamment des abus, des mariages forcés.
12:04Est-ce que vous le comprenez, vous l'entendez ?
12:06Vous dites automatiquement, en faisant ce type de proposition, il est de droite.
12:10Je ne suis pas d'accord avec cela. Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on porte
12:14atteinte
12:15à un droit qui est un droit internationalement reconnu, c'est-à-dire le droit de vivre en famille.
12:19Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on court après toutes les propositions de droite, voire de
12:25pire.
12:26Et qu'il existe des mariages forcés, par exemple.
12:27Ça fait peut-être 10 minutes qu'on parle de l'immigration. Nous sommes à la sixième vague de canicule.
12:31Aujourd'hui, il fait 39 degrés à Toulouse. Nous sommes dans un moment de rentrée scolaire
12:35où il y a 50 000 enfants en situation de handicap qui n'ont pas d'accompagnante d'élèves en
12:40situation de handicap.
12:41Vous savez combien est payée une accompagnante d'élèves en situation de handicap ?
12:441 700.
12:45900 euros, M. Fauvel.
12:46À plein temps ?
12:47Oui, 900 euros. Ce sont des femmes à 95% qui doivent cumuler 2, 3 emplois.
12:54Eh bien, par exemple, nous, dans notre niche parlementaire, vous savez, le seul jour où on peut choisir l'ordre
12:58du jour à l'Assemblée nationale,
13:00nous reproposerons la loi qui permet de créer un corps de fonctionnaires et de faire en sorte que ces femmes
13:04soient correctement payées.
13:06Ce sera fin octobre, c'est ça ?
13:07Exactement. Dans lequel il y aura aussi d'ailleurs la proposition de loi que nous avons déposée
13:13pour interdire, revenir sur l'autorisation de deux pesticides, notamment l'acétamipride,
13:18qui attaquent directement le cerveau des enfants et la santé des gens.
13:21Mathilde Panot, cette semaine, Jean-Luc Mélenchon a expliqué pourquoi il a changé d'avis de manière assez spectaculaire
13:26sur la question du voile, qu'il critiquait très vertement jusqu'à il y a une quinzaine d'années.
13:31Il avait dit notamment que c'était un signe de soumission patriarcale.
13:34Aujourd'hui, il dénonce le projet du Rassemblement national qui a été expliqué sur ce plateau samedi dernier
13:39par Jean-Philippe Tanguy qui serait d'infliger des amendes aux femmes voilées.
13:43Je voudrais vous faire écouter ce qu'en dit Bruno Rotaillot, candidat et président des Républicains,
13:47qui était l'invité de BFM à la mi-journée.
13:50Jean-Luc Mélenchon, c'est très clair, je l'ai connu, il a été sénateur, vraiment laïcard pratiquement,
13:56sourcilleux, grand républicain, et aujourd'hui, il est devenu en réalité communautariste.
14:01C'est simplement pour des raisons électoralistes.
14:05Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis draguent le vote musulman.
14:10C'est tout en France.
14:11C'est une girouette comme...
14:13Mais bien sûr, c'est une girouette, pour les mêmes raisons.
14:17Jean-Luc Mélenchon drague le vote musulman.
14:19Mathilde Panot, qu'est-ce que vous répondez aux candidats les Républicains ?
14:22Vous faites du clientélisme.
14:24M. Rotaillot est un petit personnage.
14:26C'est un petit personnage qu'il y a quelques jours, encore, nous traitait de collabos avec les islamistes ou
14:31je ne sais quoi.
14:32Et vous savez, quand on utilise, comme M. Rotaillot, l'expression « français de papier »,
14:36qui est une expression qui vient de Pétain et de Vichy, je lui conseille d'éviter de parler de collaboration,
14:42parce que je pense que, dans la collaboration, c'est justement ceux qui utilisaient le terme « français de papier
14:47»
14:47qui étaient concernés avec le nazisme.
14:49C'est un fasciste, Brune Rotaillot aussi ?
14:53En tout cas, c'est quelqu'un qui n'a plus que pour ambition dans l'élection présidentielle,
14:57non pas d'avoir du fond, mais de courir après les sujets d'extrême droite,
15:00et c'est absolument navrant de voir ça.
15:02D'ailleurs, je ne vois pas bien quelle est la différence entre l'extrême droite,
15:05entre quelqu'un qui veut mettre des amendes et qui lance encore une énième boule pionte sur la question du
15:11voile,
15:11et quelqu'un qui crie « abat le voile » devant des milliers de personnes.
15:14Il n'est pas le seul à parler de ça.
15:15Vous avez une responsabilité, vous, journalistes, puisque ça s'est fait ici, sur ce plateau, dans votre première émission.
15:20Exactement. Vous avez une responsabilité à rappeler quelque chose de fondamental,
15:25sinon quelque chose à dériver dans notre pays qui est très grave.
15:28Cette mesure est une mesure discriminatoire, est une mesure raciste,
15:33qui va à l'encontre de la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens,
15:36qui va à l'encontre de tous les principes français, notamment du principe de l'incité,
15:40qui va à l'encontre de la liberté de conscience et de la liberté de culte.
15:44Et je le rappelle, depuis la loi de 1905, la seule fois où il y a eu une loi qui
15:48visait certains de nos concitoyens pour une religion,
15:52c'est les lois qui ont été faites pendant Vichy contre nos concitoyens juifs.
15:56Donc, je dis, vous avez une responsabilité sur ce qui est en train de se passer,
16:00parce qu'il n'est pas possible de taire le fait que, là encore,
16:05le racisme n'est pas quelque chose de complètement délibéré dans notre société, délivré sur lequel on pourrait passer.
16:11Et j'allère d'autant plus que, vous savez que dans notre pays, il y a des agressions de femmes
16:15voilées.
16:16Vous savez que l'islamophobie tue, vous vous rappelez, d'Hicham Mirawi, d'Aboubacar Sissé, de Jamel Benjabala.
16:22Donc, là aussi, il y a des effets sur ce qui est dit et ce qui est fait.
16:25Mais pour revenir à la première question de Marc, sur l'évolution du parti.
16:28Oui.
16:29L'évolution de la France insoumise sur le port du voile.
16:32Alors, c'est l'évolution de Jean-Luc Mélenchon, si on prend sur le temps dont il parlait.
16:37À ceux qui vous accusent de stratégie politique, tout simplement.
16:39Non, ce n'est pas une stratégie politique, c'est que Jean-Luc Mélenchon a fait quelque chose qui, peut
16:43-être, pourrait intéresser certains et certaines.
16:45C'est-à-dire, utiliser ce qu'il y a sous ses sojeux, c'est-à-dire son cerveau, pour
16:48pouvoir réfléchir, discuter, discuter notamment avec des femmes voilées,
16:52dont je remarque qu'on parle tout le temps d'elles et qu'elles ne sont jamais présentes sur les
16:56plateaux télé pour pouvoir répondre.
16:59Et à un moment, il va falloir lâcher la grappe des femmes voilées.
17:05Et des femmes musulmanes de ce pays.
17:06Les femmes ont le droit de se vêtir comme elles le veulent.
17:09Je vous rappelle qu'en France, les femmes se sont battues pour pouvoir porter le pantalon.
17:13Donc, maintenant, ça suffit.
17:15Les gens qui font ça, qui, sous couvert des droits des femmes, utilisent cela, n'ont rien à faire des
17:20droits des femmes.
17:20Est-ce que vous considérez, Mathilde Panot, que le dernier sondage qui a été fait cette semaine donnait 60%
17:26des Français à l'Institut CSA, je crois,
17:28qui étaient favorables à l'interdiction du voile ?
17:30Est-ce que vous considérez que ces 6 Français sur 10, qui sont peut-être autour de nous, certains,
17:36qui réclament l'interdiction du voile, sont islamophobes ou racistes ?
17:41Comment vous expliquez ça ?
17:42Écoutez, moi, je ne sais pas d'où vient ce sondage.
17:45Je note juste que dans les élections, ceux qui ont gagné les élections lors de la dernière fois,
17:51avec, justement, beaucoup, beaucoup de gens qui sont allés aux urnes massivement,
17:55au moment où, par exemple, le Rassemblement national proposait de faire en sorte que les personnes qui avaient une double
18:01nationalité
18:02ne pouvaient pas devenir fonctionnaires, en tout cas avoir des faux postes à responsabilité.
18:07Mais ça ne répond pas à ma question.
18:08Si, si, si, ça va répondre à votre question.
18:10Je ne suis pas sûr.
18:11Parce que, justement, quel est le programme qui a gagné ?
18:14Celui qui dit, nous ne voulons pas de guerre de religion, nous voulons le principe de laïcité,
18:18la loi de 1905, rien que la loi de 1905, juste la loi de 1905.
18:21Vous savez, si vous regardez les débats qui ont eu lieu autour de la loi de 1905,
18:25il y a eu, par exemple, le débat de savoir est-ce qu'il fallait interdire à un prêtre d
18:29'être en soutane dans la rue.
18:30C'était un des débats.
18:31Eh bien, dans les compromis qui ont été trouvés, on a dit non, un prêtre peut être en soutane dans
18:35la rue.
18:36Donc, arrêtez de faire la police comme ça, comme il le faut.
18:39Et d'autant plus que, comme dit un très grand spécialiste sur la laïcité, il faut faire attention à un
18:44point.
18:45Parce qu'à force de nous faire des polémiques à tout va, à Burkini, à Baïa, et je ne sais
18:48quoi, et je ne sais quoi,
18:49eh bien, à la fin, pour les jeunes générations, la laïcité apparaît comme une forme de liste d'interdits.
18:55Alors que la laïcité, c'est d'abord la liberté.
18:57Et sans faire de polémique.
19:02Mathilde Panot, juste une rapide question.
19:04Si Jean-Luc Mélenchon était élu en mai prochain, vous reviendrez sur l'interdiction de la Baïa à l'école
19:09qui a été mise en place sous notamment l'impulsion de Gabriel Attal, ministre de l'Éducation nationale à l
19:15'époque.
19:15Oui, ça ne concernait absolument personne.
19:16C'était absurde.
19:17Vous avez montré vous-même sur vos plateaux télé deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la même robe,
19:21achetaient exactement le même endroit.
19:23Mais comme l'une avait l'air arabe, du coup, on lui interdisait l'entrée.
19:26Comme l'autre n'avait pas l'air arabe, on lui permettait l'entrée.
19:28Tout ça n'a aucun intérêt.
19:30Je vais vous dire, moi, ce que nous allons faire.
19:32Vous reviendrez sur ce texte.
19:34Sur la Baïa, oui, bien sûr.
19:36Mais je vais vous dire, moi, ce que je faisais ce matin, c'était une collègue de fourniture scolaire.
19:39Vous savez que pour la rentrée, en moyenne, c'est 79 euros en plus pour les familles.
19:43Eh bien, avec Jean-Luc Mélenchon, nous ferons la gratuité totale de l'école, de la cantine jusqu'aux fournitures
19:48scolaires
19:49et même aux activités.
19:50Une cantine bio, je crois même.
19:51Oui, bio et locale, ce que nous voulons faire.
19:54Donc, nous, voilà ce sur quoi nous voulons avancer.
19:57C'est-à-dire qu'il y ait un professeur devant chaque élève.
20:00Ça suffit non seulement d'essayer de faire en sorte de diviser le peuple français,
20:04comme le fait sans cesse le Rassemblement national,
20:07mais aussi d'empêcher par ces débats incessants que nous sommes le seul pays au monde à avoir sur le
20:12voile en permanence.
20:13Les gens sont saoulés de ça.
20:14Ils ont envie qu'on parle de leurs conditions réelles d'existence.
20:18Du fait qu'ils puissent avoir une vie digne, de comment est-ce qu'on se prépare au dérèglement climatique,
20:23voilà des sujets qui sont bien plus intéressants que les obsessions de l'extrême droite.
20:26On va parler dans quelques instants de vos propositions économiques.
20:28L'Ukraine, tout d'abord.
20:31Faut-il revoir les aides de la France à l'Ukraine ?
20:33Vous avez sans doute entendu les propos sur BFM cette semaine du numéro 2,
20:37en tout cas de l'un des vice-présidents du RN, Louis Alliot,
20:39qui dit, et on va l'écouter, nous nous couperons le robinet si nous arrivons au pouvoir.
20:44– Concrètement, vous au pouvoir, si M. Zelensky demande davantage d'argent,
20:48de financement, d'économie, de prêts justement, vous dites, ce n'est plus possible.
20:53La France qui déjà vit à crédit n'a plus de crédit, on coupe le robinet.
20:56– On coupe le robinet, on ne peut plus, le système de santé, le système éducatif,
21:01l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os,
21:04et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes pour défendre l'Ukraine.
21:08Moi je veux bien, mais qui paye tout ça ?
21:11Qui paye cette guerre-là ?
21:13Il faut aussi savoir arrêter une guerre.
21:16– Question très simple, est-ce que vous aussi vous couperez le robinet ?
21:19– Non, nous nous sommes favorables à ce que les aides au peuple ukrainien
21:23continuent jusqu'à la fin de l'agression illégale de la Russie.
21:28Nous, nous avons mis des points d'alerte.
21:29Le premier point d'alerte, c'est que nous sommes vigilants
21:31à ne pas devenir co-belligérants, car ce serait une catastrophe
21:34que deux puissances nucléaires se fassent la guerre.
21:37Et la deuxième chose, c'est qu'évidemment, ces aides ne soient pas en concurrence
21:41avec le fait que nous puissions garder notre propre souveraineté
21:45et nos propres capacités de l'armée.
21:47– Il y a quand même des positions de votre part qui interpellent,
21:49notamment au Parlement européen, mais aussi à l'Assemblée nationale.
21:52Il y a une résolution qui a appelée à augmenter les aides
21:55à la fois économiques, militaires à l'Ukraine.
21:58Et vous avez voté contre, pourquoi ?
22:00– Alors, on a voté contre pour une raison qui est très simple,
22:03c'est que nous l'avons dit, et nous l'avons d'ailleurs dit
22:05dans les explications que nous faisions sur le vote de cette résolution,
22:08nous sommes favorables aux aides, mais nous ne sommes pas favorables
22:11à deux choses.
22:11La première, c'était une manière de marquer notre opposition
22:15au fait que la France rentre comme co-belligérant vis-à-vis de la Russie,
22:18ce que j'ai expliqué tout à l'heure, mais un point peut-être plus important.
22:20Nous estimions que cette résolution, je le rappelle,
22:23n'est pas celle qui permet de débloquer les aides concrètement.
22:27C'est un texte de principe.
22:28– Au Parlement européen, vous étiez absolue.
22:30– Attendez, attendez, oui, oui, mais je vais vous expliquer pourquoi.
22:32Parce que dans cette résolution, comme dans des choses du Parlement européen,
22:36nous estimons que ce qui était écrit dedans
22:39fermait les issues diplomatiques à cette guerre.
22:42Or, nous, nous avons toujours dit que nous ne pensions pas
22:44qu'il y aurait une issue militaire à cette guerre,
22:47mais une issue diplomatique.
22:48J'explique pourquoi.
22:49Parce que dans cette résolution était écrit noir sur blanc
22:51que l'Ukraine devait adhérer à l'OTAN.
22:53Or, si l'Ukraine adhère à l'OTAN, comme vous le savez,
22:56du coup, vous fermez toutes les discussions et négociations possibles
22:59avec la Russie.
23:00Or, vous êtes obligés de parler avec votre ennemi et votre adversaire
23:03si vous voulez arriver à la paix.
23:05– Vous considérez qu'il est temps de reparler à Vladimir Poutine aujourd'hui ?
23:08– Ah mais nous l'avons toujours dit,
23:09même lorsqu'Emmanuel Macron le faisait au début,
23:11nous avons toujours dit que c'était par la voie diplomatique
23:13et donc par la négociation.
23:14– Ça pourrait être nous arrivés au courant.
23:16– Si Jean-Luc Mélenchon était à l'Elysée,
23:17aujourd'hui il prendrait une initiative pour parler à Vladimir Poutine,
23:21l'accueillir ou être accueilli par lui.
23:22– Oui, comme l'a fait Emmanuel Macron pendant un moment.
23:24Je vais vous dire ce qui est grave,
23:25c'est qu'à force d'avoir mis cette stratégie
23:28où tout le monde disait, ou en tout cas toute une partie,
23:31celle qui est complètement aveuglée par l'alignement sur les États-Unis,
23:35l'Ukraine va gagner, l'Ukraine va gagner,
23:37eh bien à la fin, qu'est-ce qui se passe ?
23:39Ce sont les États-Unis et Vladimir Poutine
23:41qui négocient directement sans que la France
23:43ni l'Europe ne soit présente et l'Ukraine se trouve
23:47dans une situation qui est une situation quasiment,
23:49eux ils parlent de capitulation,
23:51dans une situation de négociation qui est extrêmement faible.
23:54Donc si nous nous étions au pouvoir,
23:57nous demanderions à l'ONU de déployer des casques bleus,
23:59notamment autour des réacteurs nucléaires
24:02sur lesquels nous avons alerté,
24:03parce que là aussi s'il y a un accident avec un réacteur nucléaire,
24:06c'est une catastrophe dans la catastrophe
24:08qui prendrait tout le bassin méditerranéen
24:11et pour le coup, nous nous demanderions
24:13à ce qu'il y ait des négociations
24:15pour trouver une issue par le haut politique de cette guerre
24:18et avoir une idée durable.
24:19– À nouveau, la France ne peut pas faire ça seule.
24:22Emmanuel Macron, justement, vous l'avez dit,
24:24il a essayé, ça n'a pas fonctionné.
24:26Aujourd'hui, quelle est la porte de sortie de ce conflit ?
24:30Vous dites parler avec Vladimir Poutine,
24:32mais il faut faire ça d'une voie commune.
24:34– Oui, mais par exemple, sur la question des garanties mutuelles,
24:37vous comprenez que si, par exemple, il y a un accord de paix,
24:40ce que nous, nous voulons,
24:41notamment, nous disons, sur les régions qui sont contestées,
24:45nous nous proposons, non pas que,
24:47comme le propose apparemment le plan de paix proposé par Trump,
24:51que ça soit donné directement à la Russie,
24:52mais qu'il y ait un vote des populations qui s'y trouvent.
24:56– Pardon, un vote des populations qui sont occupées en ce moment par les Russes ?
24:59– C'est ce qui est arrivé en Crimée ?
25:01– Oui, et vous avez vu ce que ça a donné.
25:03– Attendez, pardon, je vais faire voter les habitants de la Crimée
25:05qui ont déjà voté… – Mais quelle autre solution, trouvez-vous ?
25:07– Je redonne juste, annexion de la Crimée, référendum,
25:10des militaires russes aux portes des bureaux de vote,
25:13le résultat n'a pas été très surprenant,
25:15ceux qui ont voté ce jour-là ont voté pour le rattachement à la Russie.
25:18– Quelle autre solution avez-vous que de faire en sorte
25:22qu'il y ait des négociations, de préserver l'intégrité
25:25et la souveraineté de l'Ukraine,
25:27et que sur les territoires qui soient disputés,
25:29que ce soit les peuples et les populations qui s'y trouvent
25:32qui décident d'eux-mêmes ?
25:33Quelle autre solution avez-vous ? Nous n'en avons pas d'autre.
25:35Donc on peut faire des grands principes autant qu'on veut,
25:38dire tout ce qu'on veut sur Vladimir Poutine.
25:40La réalité, c'est que cette guerre dure depuis plus de cinq années.
25:43Cinq années avec des millions de morts dans cette guerre-là.
25:47Donc à un moment, il faut arrêter d'être sur une position
25:51« va-t'en-guerre » qui ne veut absolument rien dire
25:53et qui mène au désastre que nous voyons actuellement,
25:55et dire que nous, nous avons des intérêts
25:57sur les garanties de sécurité mutuelle.
25:59Parce que nous aussi, par exemple, sur la question des traités de missiles
26:03de portée intermédiaire, nous voulons des garanties pour notre territoire.
26:06Et sur d'autres sujets comme ça, nous sommes directement intéressés
26:09à participer aux négociations et ne pas avoir juste Trump et Vladimir Poutine
26:12qui décident entre eux.
26:13Et on a entendu régulièrement, d'ailleurs, sur le sujet des portées de missiles
26:16à portée intermédiaire, les doutes de Jean-Luc Mélenchon sur le sujet
26:20qui considérait que ça allait sans doute peut-être un peu trop loin.
26:22Ça aussi, ça fait partie.
26:24Que l'Ukraine puisse trop loin, effectivement.
26:27Oui, enfin, ça ne concerne pas que l'Ukraine.
26:28Enfin, ça concerne le fait de remettre un traité pour tout le monde
26:31pour que, justement, on évite qu'il y ait la possibilité
26:35de toucher un territoire, y compris le nôtre.
26:37Mathilde Panot, un sujet sur lequel, désormais, on aimerait vous entendre.
26:41Également, les propositions de Jean-Luc Mélenchon
26:42et plus largement de votre parti sur la dette, la dette française.
26:46Et c'est plus de 1 000 milliards de dettes.
26:49Ce matin, dans la Tribune, dimanche,
26:51quelqu'un que vous connaissez peut-être bien,
26:53le prix Nobel d'économie, Philippe Aguillon, étrie.
26:55Ça vous fait sourire.
26:56Déjà, le simple nom de Philippe Aguillon, ça part bien.
26:59Étrie critique très fortement cette proposition
27:02d'annuler donc une partie de la dette française.
27:05C'est techniquement possible, dit-il.
27:06Une annulation de la dette publique,
27:08mais ferait perdre à la France d'une main
27:10que l'annulation lui aurait fait gagner de l'autre.
27:12Cela lui conduirait tout droit à la banqueroute.
27:15Voilà ce que dit le prix Nobel d'économie.
27:17Et il va plus loin.
27:18L'annulation de la dette, c'est l'équivalent de l'hydroxychloroquine,
27:21j'ai réussi à le dire en une seule fois,
27:23vantée à l'époque par le professeur Raoult
27:25comme traitement miracle du Covid.
27:28Bon, alors, pour répondre à quoi ?
27:30Pourquoi je souriais ?
27:32C'est que M. Aguillon est très familier
27:35de critiquer les propositions économiques de la France insoumise.
27:39Je rappelle qu'il est cet homme, vous avez dit,
27:41prix Nobel d'économie.
27:42Il faut rajouter des choses à son CV.
27:44C'était par exemple celui qui avait conseillé Emmanuel Macron
27:46sur toute sa politique économique.
27:48Je rappelle qu'il a mené à 1 200 milliards de dettes.
27:52C'est celui aussi qui vantait...
27:53La précision de Marc Fauvel est importante.
27:55Il a pris largement ses distances de prix.
27:56Je vais continuer sur des choses plus récentes.
27:58C'est celui qui vantait par exemple la politique de Milley,
28:01le président d'extrême droite argentin
28:02qui a jeté 5 millions d'argentins sur le seuil de pauvreté
28:06et qui s'est retrouvé dans un état de quasi-faillite
28:09où il a dû appeler Trump à son secours
28:11pour pouvoir renflouer les caisses.
28:13Et puisqu'on parle de prix Nobel d'économie,
28:15il se trouve qu'il y a sept prix Nobel d'économie
28:17qui, par exemple, ont signé une tribune
28:19pour soutenir la taxe Zuckmann.
28:21Vous savez, cette taxe qui visait à ce que
28:22les ultra-riches de ce pays
28:24paient en proportion autant d'impôts
28:26que le reste de la population française.
28:28Donc ça, c'est le premier point qui me semble très important.
28:32Le deuxième point, c'est que nous, nous sommes très heureux
28:35que le sujet de la dette arrive dans l'élection présidentielle.
28:38Et si ça prend cette place dans l'élection présidentielle,
28:40et si, comme le monde des sondages,
28:42puisque vous aimez les sondages, je vais vous en donner un aussi,
28:4443% des Français sont d'accord avec ce que nous disons
28:47et même si on enlève les sans-avis,
28:4958% des Français sont d'accord avec ce que nous proposons,
28:52c'est d'abord parce que l'enjeu qui se trouve
28:54dans cette question de la dette,
28:56c'est de reprendre la main,
28:58de reprendre la possibilité démocratique
29:01de choisir pour nos vies et pour notre futur
29:04et de ne pas le laisser au marché financier.
29:06– Pardon, Mathieu, vous êtes désormais les seuls
29:07à avoir cette position-là sur la question de la dette.
29:10L'ERN qui était avant dans une position,
29:13on va dire, alors le terme laxisme,
29:15il est connoté, mais tout de même,
29:17a mis en place un plan d'économie
29:21de 120 milliards d'euros
29:22et une règle d'or budgétaire
29:23qu'il souhaite inscrire dans la constitution.
29:26Est-ce que vous n'êtes pas isolé désormais
29:27sur la question de la dette
29:28ou on a l'impression que pour vous,
29:29ce n'est pas un problème, ce n'est pas un sujet ?
29:31– Je pense que justement,
29:32une des raisons pour lesquelles
29:33nous ne disons pas du tout pareil
29:34que le reste du spectre politique,
29:36de la Macronie jusqu'au RN,
29:38c'est parce que nous combattons
29:40une des choses qui était
29:40la phrase « choc » de Margaret Thatcher,
29:43c'est-à-dire,
29:43il n'y a pas d'alternative.
29:45Le chantage qui est fait à la dette
29:47pour expliquer aux générations futures
29:49et notamment aux jeunes générations,
29:50dont on ne parle d'ailleurs que sur la dette,
29:52lorsque l'on parle d'écologie,
29:53on ne parle plus jamais d'eux
29:53et ça n'intéresse plus personne
29:55de mettre l'argent sur la question écologique.
29:57Bon, quel est le chantage qui leur est fait ?
29:59Vous êtes obligés de rembourser la dette jusqu'au bout.
30:01Ce que dit Marine Le Pen,
30:02vous l'avez dit, 125 milliards de coupes.
30:05Moi, j'aimerais savoir
30:05sur quoi va-t-elle couper concrètement ?
30:07Alors, elle dit l'immigration, les agences,
30:09ça ne fait pas 125 milliards.
30:11– Les aides européennes également aussi.
30:12– Vous avez vu que les hôpitaux publics
30:15sont déjà dans un état absolument désastreux.
30:17Vous vous rendez compte qu'en France,
30:19en France, on meurt d'attente sur des brancards.
30:22En France, un bébé de 11 jours est mort de l'argent.
30:26– Excusez-moi, vous dites chantage à la dette.
30:28Pourtant, il y a quand même des réalités.
30:29La hausse des taux d'intérêt,
30:31justement liée à la perte de crédibilité
30:33d'un certain nombre de pays occidentaux,
30:35c'est une réalité, ce n'est pas un chantage.
30:36– Vous savez ce qui a fait perdre
30:38de la crédibilité à la France ?
30:40C'est quand vous aviez M. Bayrou, par exemple,
30:42qui portait attente à la crédibilité de notre pays
30:44en disant que le FMI était à nos portes.
30:46C'est quand vous aviez Mme Borne qui expliquait
30:48que si nous censurions le gouvernement,
30:50alors au 1er janvier, les cartes vitales n'allaient pas fonctionner.
30:53Je vais vous dire très clairement les choses.
30:55Ce que nous proposons avec la congélation de la dette,
30:58c'est qu'il y a une différence entre une dette souveraine
31:00qui est détenue par la Banque Centrale Européenne
31:03et une dette souveraine qui est détenue par des investisseurs privés.
31:06– On est d'accord, Mathilde, on pourrait être bien précis.
31:08On est d'accord que la France ne peut pas décider ça seule.
31:10– Oui, alors je vais venir dessus, mais juste j'explique la différence.
31:13– Oui, elle ne peut pas décider ça seule.
31:15– Donc il va falloir trouver des alliés.
31:16– C'est que lorsque vous avez de la dette souveraine
31:19qui est congelée ou annulée ou perpétuelle,
31:23n'importe quel que soit le mot que vous utilisez,
31:26au sein de la BCE, vous enlevez la possibilité d'emprise,
31:30vous les mettez à l'abri de l'emprise des marchés financiers.
31:34Et donc au contraire, contrairement à ce qui est dit,
31:36ça créera de l'inflation, ce n'est pas vrai.
31:37C'est une ignorance totale de ceux qui disent ça.
31:40– Qui va nous prêter après ça ?
31:41– La BCE l'a déjà fait lors du Covid et il n'y a pas eu d'inflation.
31:44Et sur la question de savoir est-ce que nous pouvons le faire seul,
31:47non, mais nous n'avons jamais dit ça.
31:48– Avec qui ?
31:49– Mais il se trouve que tous les pays européens ont intérêt à cela.
31:53Et notamment l'Allemagne.
31:54Parce que l'Allemagne a, sur un an,
31:57l'augmentation de taux d'intérêt sur sa dette similaire à celui de la France.
32:01Et surtout, l'Allemagne a comme nous un mur d'investissement
32:04sur la question du dérèglement climatique.
32:05– Mais vous savez que l'Allemagne ne sera pas suffisante
32:07pour arriver à ce type de décision ?
32:09– Ah oui, mais il n'y a pas que l'Allemagne.
32:11J'ai entendu des choses en Italie qui allaient dans ce sens-là,
32:13en Espagne, en Belgique et dans d'autres pays, en Grèce.
32:17Et donc nous pouvons former là, dans des discussions,
32:20une coalition de pays qui agiraient dans ce sens
32:23et qui permettraient de débloquer cette situation-là.
32:25Donc c'est non seulement tout à fait possible,
32:27mais c'est ce qui permet de retrouver de la marge de manœuvre
32:29pour pouvoir investir.
32:30– Mathilde Manon Aubry, qui est députée européenne de votre parti,
32:33a fait beaucoup de bruit avec une phrase
32:34pendant la rentrée des Insoumis en disant,
32:36en qualifiant les milliardaires de nuisibles,
32:38et elle a ajouté même « il faut les interdire ».
32:40Encore une fois, question très simple.
32:42Est-ce qu'il faut la prendre au pied de la lettre ?
32:43Est-ce que votre objectif, si vous arrivez au pouvoir,
32:47c'est qu'il n'y ait plus de milliardaires
32:48à la fin du quinquennat ?
32:49Il y en a une cinquantaine, je ne suis pas sûr
32:51qui nous écoutent ce soir, 53, vous connaissez mieux
32:53le chiffre que moi.
32:54L'objectif, c'est qu'il n'y en ait plus à la fin.
32:56– En tout cas, nous nous disons
32:58qu'il est extrêmement malsain, mauvais pour une économie,
33:02d'avoir des gens qui captent autant de richesses.
33:03Il faut comprendre que nous avons 53 milliardaires
33:06qui détiennent autant de richesses
33:09et qui sont plus riches que 32 millions de Français.
33:1132 millions de Français.
33:13– Mais qui font vivre ?
33:14– Non.
33:16– Aussi ?
33:16– Non.
33:17Vous savez, dans les dernières années,
33:18quelle est la création d'emplois la plus forte ?
33:20Les PME qui ont créé 1,9 million d'emplois
33:22quand les grandes entreprises qui étaient détenues
33:25par des milliardaires ont détruit 173 000 emplois.
33:28Donc non, qu'ils ne font pas vivre.
33:29La raison, pourquoi ces gens sont-ils milliardaires ?
33:32L'immense majorité d'entre eux,
33:34parce qu'ils se sont donnés le mal de naître
33:36avec une cuillère d'argent dans la bouche.
33:38Vous savez que 80% d'entre eux, voire plus,
33:41sont des super héritiers.
33:43Donc la question du partage des richesses
33:45est posée de manière très forte.
33:46– Comment vous faites ?
33:47Prenons l'exemple de Bernard Arnault.
33:48Donc 150 milliards d'euros, c'est sa fortune personnelle.
33:52Comment vous faites pour qu'il ne soit plus milliardaire ?
33:55Expliquez-nous.
33:56– Nous utilisons tous les leviers qu'on peut utiliser.
33:58– C'est-à-dire ?
33:59– Par exemple, puisque je disais que 80% d'entre eux
34:02étaient des super héritiers,
34:03nous, nous avons dit que pour financer
34:06la garantie d'autonomie des jeunes à hauteur,
34:09en 2022, c'était 1077 euros par mois,
34:12je ne sais pas à combien on est,
34:14mais qui permet aux jeunes de ne pas avoir à travailler
34:15aux côtés de leurs études,
34:16on prenait tout au-dessus de 12 millions.
34:18– 10 millions n'est pas choisi par hasard ?
34:21– Si Bernard Arnault vous écoute là,
34:22ne pensez pas qu'il va dire,
34:23plutôt que de me faire ratiboiser très court
34:25derrière les oreilles,
34:26je fais mes valises et je m'en vais avant carré.
34:28Et sur les 53, vous n'aurez plus personne à taxer.
34:32– Oui, mais c'est l'argument qui nous est souvent donné.
34:33Il se trouve que…
34:34– Il est faux ?
34:34– Alors, bon, déjà, il est assez faux
34:36parce que quand, par exemple,
34:37il y avait l'impôt de solidarité sur la fortune,
34:39on avait un départ de 0,02%…
34:41– C'était pas la même chose.
34:42– Et vous me direz qui est revenu depuis,
34:44depuis qu'on fait une politique,
34:45tout contre les riches et tout contre le peuple.
34:47Bon, personne n'est revenu.
34:48Donc, je vais vous dire,
34:49nous, nous ferons la même chose que les États-Unis.
34:51Ça s'appelle l'impôt universel.
34:52Ça veut dire que si vous devez payer
34:54tant d'impôts en France,
34:56je rappelle que les milliardaires
34:57payent moins d'impôts que une caissière
34:59ou d'autres, donc c'est un scandale absolu.
35:02Eh bien, si vous ne payez pas
35:03ce que vous devez à la France,
35:04on ira vous rechercher dans votre pays,
35:06là où vous vous êtes plantés.
35:07– Il faut des conventions fiscales pour ça.
35:08– Et c'est ce que vous dites ce soir,
35:09donc à Bernard Arnault,
35:10qui peut-être nous regarde ce soir.
35:12C'est ce que vous dites.
35:13– Il doit passer une bonne soirée,
35:14donc à si nous regarde Bernard Arnault.
35:15– Oui, mais nous leur disons que
35:17ce n'est pas possible qu'il y ait
35:18une sécession fiscale dans notre pays.
35:21Ce n'est pas possible que les riches
35:22décident de ne plus contribuer du tout
35:23à la solidarité nationale
35:25et que nous ayons, en 10 ans de Macronie,
35:28les 500 plus grandes fortunes de notre pays
35:31qui ont doublé.
35:32Alors que, je le rappelle,
35:33le bilan d'Emmanuel Macron,
35:34dans l'autre sens,
35:35c'est 1,3 million de personnes
35:37qui sont passées sous le seuil de pauvreté.
35:39Donc, dans la septième puissance économique au monde,
35:41il y a 11 millions de pauvres.
35:43Vous savez combien de temps on met
35:44pour sortir de la pauvreté en moyenne en France ?
35:46Six générations.
35:48Ça veut dire que pendant six générations,
35:49pour vos enfants, vos petits-enfants,
35:51vos arrière-petits-enfants,
35:52vous êtes condamnés à vivre dans la pauvreté
35:54et sous le seuil de pauvreté.
35:55Avec nous, ça va s'arrêter.
35:58Nous le disons,
35:58la politique de malheur d'Emmanuel Macron
36:01n'est pas une fatalité.
36:02En 2027, ça s'arrête.
36:03Avec vous, avec la France insoumise,
36:05est-ce que le prochain budget
36:08sera automatiquement censuré,
36:09comme vous l'avez déjà évoqué ?
36:12Sébastien Lecornu-Planche
36:13a deux derniers arbitrages.
36:14Est-ce que vous ne vous dites pas
36:15qu'il faut peut-être un budget,
36:16même s'il n'est pas parfait ?
36:17Le Premier ministre a dit
36:18travailler finalement
36:19pour les candidats à la présidentielle,
36:21pour que finalement,
36:21ce soit un débat qui soit tranché.
36:23Vous dites quoi ce soir, Mathilde Panot ?
36:25Mais je dis qu'évidemment,
36:26nous allons le censurer.
36:28Regardez toutes les pistes qui sont évoquées.
36:30Quoi qu'il soit proposé.
36:31Vous savez, une élection présidentielle,
36:33ce n'est pas l'ardoise blanche qui est faite.
36:34Ça fait dix ans qu'ils sont au pouvoir.
36:36Vous avez peut-être remarqué
36:37que depuis 2022,
36:38nous n'avons jamais pu voter des budgets.
36:41Et donc, la censure
36:42est non seulement le seul moyen
36:44de battre le budget,
36:46ça c'est la première chose,
36:47mais je vais même aller plus loin.
36:49Nous avons eu toutes les pistes
36:50qu'ils ont eues à leur s'en prendre,
36:51aux retraités ici par là,
36:52aux malades,
36:54aux étudiants avec les APL.
36:55Bref, toutes les pistes...
36:56C'est désindexé des petites retraites.
36:58Ça, Sébastien Lecornu l'a écarté.
36:59À combien sur les petites retraites ?
37:00C'est avec la première simulation
37:02qui avait été faite.
37:032 000, 3 000 euros,
37:04en effet, ce n'est pas trop fait.
37:05Ils étaient à 1 900 euros.
37:05Vous trouvez qu'avec 1 900 euros,
37:07un retraité est riche,
37:08il faut arrêter de prendre tout le temps
37:10aux mêmes gens.
37:12Et je vais vous dire,
37:12pourquoi ça sera positif
37:14de faire tomber ce gouvernement
37:15en même temps
37:15que de voter contre ce budget,
37:17qui est donc la seule manière
37:18que nous ayons,
37:19puisqu'ils utilisent toujours
37:20des 49-3 ?
37:21Eh bien, parce que ça les empêchera
37:24de faire des méfaits supplémentaires.
37:26Vous savez peut-être
37:27que dans cet été,
37:28on a eu non seulement
37:28la réintroduction de deux pesticides
37:30qui sont dangereux
37:31pour la santé humaine,
37:32mais on a eu aussi
37:33la loi permis de tuer.
37:34Loi permis de tuer
37:35qui est donc un sort
37:36une présomption de légitime défense
37:38pour les forces de l'ordre.
37:39Que vous appelez permis de tuer.
37:40Loi riposte portée
37:42par le ministre de l'Intérieur,
37:43Laurent Nunez.
37:43de Jean-Marie Le Pen.
37:45OK ?
37:46Et qui est passée
37:47en première lecture
37:48à l'Assemblée nationale.
37:49Il y a une manifestation
37:49auquel j'appelle
37:50toutes celles et ceux
37:51qui nous écoutent à venir
37:52qui est le 20 septembre.
37:54Eh bien, par exemple,
37:55si nous faisons tomber
37:55ce gouvernement,
37:56la loi n'aura pas le temps
37:57de faire l'aller-retour
38:00entre le Sénat
38:00et l'Assemblée.
38:01Et je le dis d'autant plus
38:02qu'hier,
38:03j'étais avec la famille
38:04de Claude Jean-Pierre,
38:05donc ce retraité de 67 ans
38:06qui est mort fin 2020
38:07suite à un contrôle routier
38:09dont on a montré
38:10que c'était l'extraction
38:11de son véhicule
38:11qui avait provoqué
38:12la tétraplégie et la mort.
38:14Ils ont mis six ans
38:15à avoir juste
38:15la mise en examen
38:17des gendarmes.
38:17Il faut imaginer
38:20une défense.
38:21Eh bien, cela veut dire
38:22que derrière,
38:23la famille devra se battre
38:24seule pour avoir
38:24des vidéos,
38:25un recueil de preuves
38:26et autres,
38:27ce qui veut dire
38:28une impunité totale.
38:29Or, l'impunité policière
38:30détruit la République.
38:31Mathilde Panouamou
38:32sur la situation à gauche
38:33dans une heure,
38:34une heure et demie maintenant,
38:35un nouveau candidat
38:36va se déclarer.
38:37C'est Fabien Roussel,
38:38le patron des communistes
38:38qui va l'officialiser
38:39tout à l'heure.
38:40Il avait fait un peu plus
38:42de 2% la dernière présidentielle.
38:44Est-ce qu'il peut être
38:44celui qui vous empêche
38:45d'être au second tour ?
38:47En tout cas, nous,
38:48nous avons appris
38:49de ce qui s'est passé.
38:50J'espère que tout le monde
38:51apprendra de ce qui s'est passé
38:52en 2022.
38:52Rappelez-vous qu'en 2022,
38:54alors qu'on expliquait
38:55que la gauche ne pouvait pas
38:56gagner cette élection présidentielle,
38:57nous avons raté
39:01le second tour
39:02à seulement 420 000 voix.
39:03Donc, nous étions
39:04à un point de Marine Le Pen
39:06et donc, nous aurions pu
39:07non seulement empêcher
39:08Marine Le Pen
39:09et donc l'éliminer
39:10au premier tour
39:11et en plus de cela,
39:13changer l'ambiance du pays
39:14et les débats,
39:15type les débats
39:16que nous avons eus
39:16beaucoup au début d'émission
39:17qui, je crois,
39:19auraient fait de l'air
39:20à tout le monde.
39:20Fabien Roussel avait fait
39:21un peu plus de 2 % des voix
39:23en 2022.
39:24Oui, et donc,
39:25quand vous regardez
39:25420 000 voix,
39:26vous comprenez qu'effectivement,
39:27il y a un enjeu pour nous.
39:29Écoutez, ensuite,
39:30chacun prend ses responsabilités,
39:31évidemment,
39:32et moi,
39:33j'ai entendu, par exemple,
39:34la réserve
39:34qui a été exprimée
39:35par le président
39:36du groupe communiste
39:37Stéphane Peux
39:38à l'Assemblée nationale
39:39et j'aurai d'ailleurs
39:39le plaisir de débattre avec lui
39:41à la fête de l'Humanité,
39:42que ce soit à l'Agora
39:43le dimanche
39:43ou sur le stand
39:44de la France Insoumise
39:45pour une nouvelle émission
39:46que j'anime
39:46qui s'appelle
39:47En Campagne
39:48et qui s'appelle
39:49cette fois-ci
39:50Milliardaire,
39:50Rira bien qu'il rira
39:51C'est votre parti journaliste.
39:53En référence
39:53avec la violence
39:54de ces rires du MEDEF
39:56au moment où
39:56Jean-Luc Mélenchon
39:57leur explique
39:57qu'il va augmenter
39:58les salaires.
39:58Je me permets
39:59de relancer
40:00tout de même
40:00sur Fabien Roussel
40:02On a quand même
40:03du mal à voir
40:04comment un rapprochement
40:05peut se faire
40:06puisqu'il est très critique
40:06à l'égard de Jean-Luc Mélenchon
40:08et notamment
40:09de son projet
40:10de Nouvelle France
40:11qui dit-il
40:11fracture la France
40:13et il utilise
40:14en gros
40:14le mot de communautarisme.
40:16Qu'est-ce que
40:17vous lui répondez
40:18et comment vous pouvez
40:19vous entendre ?
40:20C'est impossible.
40:21Ça c'est à lui
40:23de le dire
40:24mais c'est juste
40:24moi je note
40:25je suis président
40:26d'un groupe parlementaire
40:27à l'Assemblée nationale
40:28et je note
40:29que je vote
40:30extrêmement régulièrement
40:31avec le vote communiste
40:32à 82%
40:33avec le vote écologiste
40:35d'où le fait
40:35que dans cet arc
40:36de censure
40:37qui existe
40:38nous avions proposé
40:39d'aimer
40:39au moment du lancement
40:41de campagne
40:41de Jean-Luc Mélenchon
40:42qu'il y ait
40:43une nouvelle alliance populaire
40:44en tendant la main
40:45à la fois aux communistes
40:46et aux écologistes.
40:47Ensuite
40:47sur tout ce qui est
40:49la question de fracturer
40:50Vous lui mettez
40:51une date butoir
40:51Marine Tondelier ?
40:52Juste pardonnez-moi
40:53je vous interromps
40:53mais c'est important
40:54de voir la position
40:56de la patronne des écolos.
40:58Nous sommes quand même
40:58à 8 mois
40:59de l'élection présidentielle.
41:00Je pense que chacun
41:03encore une fois
41:03je ne donne de consignes
41:05à personne
41:05chacun choisit
41:06et je respecte
41:08toutes les manières
41:09dont chacun
41:10et chacune
41:10prend ses décisions
41:11mais juste
41:12il faut comprendre
41:12qu'il y a un enjeu énorme
41:14dans cette élection
41:14nous devons battre
41:16l'extrême droite
41:16et en finir
41:17avec la Macronie.
41:18Encore tout à l'heure
41:19je croisais quelqu'un
41:19qui me disait
41:20nous n'en pouvons plus
41:21il y a un moteur
41:22dans cette élection
41:23qui est le déguste
41:24vous dites maintenant
41:24ça suffit
41:25il faut qu'elle nous rejoigne
41:26c'est ça ?
41:26En tout cas nous
41:27on va continuer d'avancer
41:28C'est maintenant ou jamais
41:28en tout cas
41:29En tout cas oui
41:30octobre, novembre
41:31oui
41:31parce qu'après vous comprenez
41:32qu'on ne va pas
41:33nous attendre
41:34jusqu'à je ne sais quelle date
41:36et vous voyez
41:36que la dynamique de campagne
41:37de Jean-Luc Mélenchon
41:38est plus que bien lancée
41:39je ne sais pas
41:40si vous avez vu
41:40les images de Lille
41:41qui sont absolument impressionnantes
41:43sur la dynamique
41:44autour de la candidature
41:45de Jean-Luc Mélenchon
41:48avec 12 000 personnes
41:50qui étaient présentes
41:50qui font écho
41:51aux 10 000 personnes
41:52je n'ai jamais vu
41:53dans aucune université d'été
41:54du pays depuis 30 ans
41:56qui étaient présentes
41:57aux Amphis
41:57qui font écho
41:58aux 26 000 personnes
41:59qui étaient à Saint-Denis
42:00et donc venez nous aider
42:01sur Mélenchon2027.fr
42:03Dans un mois et demi
42:04les électeurs de gauche
42:05sont appelés à participer
42:06à la primaire sociale démocrate
42:08est-ce que vous appelez
42:09les sympathisants insoumis
42:11à aller voter ce jour-là ?
42:12Non, je préfère
42:13qu'ils aillent mettre 15 euros
42:14soit pour aller faire
42:16une collecte ici
42:17alimentaire ou de fourniture scolaire
42:18soit pour la France insoumise
42:20et pour la campagne
42:20Vous ne leur interdisez pas non plus
42:21d'aller glisser
42:22un bulletin stratégique ?
42:23Les insoumis
42:24sont des têtes dures
42:25mais je pense que tout le monde
42:26a compris
42:26quand nous disons
42:28que nous ne faisons pas
42:28la même chose
42:29c'est vraiment ça
42:29nous ne faisons pas la même chose
42:30nous sommes en train
42:32de nous déployer
42:32partout dans le pays
42:33Nous avons un candidat
42:35nous avons un programme
42:36qui est solide et sérieux
42:37nous avons une équipe
42:38prête à gouverner
42:39et donc nous
42:40nous allons convaincre
42:41et chercher à convaincre
42:42une majorité de Français
42:44On vous dit que ce n'est pas
42:45votre histoire
42:45Pendant qu'eux sont en train
42:47de faire une primaire
42:47c'est ce que nous reprochons
42:48d'ailleurs à la primaire
42:49Qu'est-ce qu'on reproche
42:50à la primaire après tout ?
42:51Ce n'est pas qu'on craint
42:51de la perdre
42:52Ce n'est pas ça notre reproche
42:53Notre reproche à la primaire
42:55c'est de parler seulement
42:56entre personnes convaincues
42:57alors que l'urgence
42:58c'est d'aller chercher
42:59les dégoûtés de la politique
43:00les abstentionnistes
43:01pour leur dire
43:02cette fois-ci on peut y arriver
43:03Vous savez quand les gens
43:04sont arrivés à Saint-Denis
43:05excusez-moi je termine juste ça
43:06ils étaient un peu
43:07en tout cas dans l'impression
43:09que ça nous a faite
43:10sur tout était perdu
43:11l'extrême droite allait gagner
43:13d'avance
43:13c'était inéluctable
43:14et je ne sais quoi
43:15et bien depuis Saint-Denis
43:16les gens crient
43:17on va gagner
43:18c'est ça l'état d'esprit
43:19qui se trouve dans cette campagne
43:20et c'est magnifique
43:21parce qu'effectivement
43:22on peut le faire
43:22Vous parlez de la victoire
43:23de l'extrême droite
43:24elle est en train
43:25de devenir réalité
43:26aujourd'hui
43:27chez notre voisin
43:28en Sachs-en-Halt
43:29qui est une région
43:30en Allemagne
43:31ancienne région de la RDA
43:32où l'AFD est donnée
43:33ce soir vainqueur
43:34c'est la première fois
43:35qu'un parti d'extrême droite
43:36dirigerait un land
43:37en Allemagne
43:38qu'est-ce que ça vous fait ?
43:39C'est terrible
43:40j'ai une pensée
43:41notamment pour nos partenaires
43:42de gauche
43:42pour que tout le monde
43:44comprenne ce qu'est l'AFD
43:46il faut comprendre
43:47que par exemple
43:47l'AFD fait des campagnes
43:48en allant distribuer
43:50des billets d'avion
43:51aux personnes
43:52qu'ils considèrent
43:53comme musulmanes
43:53ou étrangères
43:54ou je ne sais quoi
43:55pour la remigration
43:56marquer seule la remigration
43:58peut sauver l'Allemagne
43:59et destination
44:00Ausland
44:00c'est-à-dire étranger
44:02à quoi fait écho
44:03cette campagne ?
44:04Elle fait écho
44:04à une campagne
44:05qui a été faite
44:05à l'époque
44:06par le NSDAP
44:07où on allait donner
44:08des billets de train
44:09aux personnes
44:09considérées comme juives
44:10pour leur dire
44:12qu'elles devaient repartir
44:13je ne sais où
44:14donc ça fait écho
44:15à une campagne
44:16d'un antisémitisme total
44:18donc l'AFD
44:19et évidemment
44:20quand j'entends
44:21qu'il pourrait diriger
44:21un land
44:22avec ce que ça implique
44:23derrière
44:23je suis évidemment
44:25écœurée
44:26par ce que ça veut dire
44:26mais quelle est la différence
44:28entre l'Allemagne
44:29et la France ?
44:30Et je le dis
44:31avec toute l'amitié
44:31que j'ai pour Dylan
44:32et pour beaucoup d'autres
44:33parce qu'il va falloir
44:34résister
44:35à cette vague brune
44:36c'est que nous
44:38nous avons la chance
44:39d'avoir un candidat
44:40Jean-Luc Mélenchon
44:41qui a certes
44:41un fort caractère
44:42mais qui a aussi
44:44reconstruit
44:45une force politique
44:46qui est en mesure
44:47de l'emporter
44:47face à l'extrême droite
44:48Mathilde Panot
44:49nous sommes la seule force
44:50qui pouvons battre
44:51Marine Le Pen
44:52à l'élection présidentielle
44:53donc
44:54c'est pas ce que disent
44:55aujourd'hui
44:55les enquêtes d'opinion
44:56oui mais vous savez
44:57dans les enquêtes d'opinion
44:59la dernière fois
45:00en 2022
45:01on avait 20 points de retard
45:02et nous les avons rattrapés
45:05et il nous manquait
45:05seulement 420 000 voix
45:06quand vous regardez
45:07par exemple
45:07François Mitterrand
45:08vous qualifiez au second tour
45:09pas pour l'emporter
45:10pardon
45:10à 40%
45:12voire un peu moins
45:12il manquait 400 000 voix
45:13pas pour gagner l'Elysée
45:14pour être au second tour
45:15oui pour qualifier
45:17contre Valérie Giscard
45:18vous savez
45:18en 2024
45:19il y a eu quelque chose
45:20que vous avez peut-être raté
45:21c'est que dans des circonscriptions
45:23il y a eu des duels
45:24la France Insoumise
45:25Rassemblement National
45:26qu'est-ce qui s'est passé
45:27aux législatives
45:28oui
45:28et bien nous les avons
45:29à majorité gagnés
45:30pourquoi
45:30parce que les électeurs
45:32macronistes
45:33ont préféré voter pour la France Insoumise
45:35que voter pour l'extrême droite
45:36parce qu'il reste des gens
45:37dans ce pays
45:38qui ont compris
45:38qu'il fallait choisir son temps
45:41dans ces moments-là
45:42et à qui il reste une boussole
45:43sur ce qu'est l'extrême droite
45:44et le danger qu'elle représente
45:45Mathilde Panot
45:46on aimerait revenir sur ses propos
45:47sur la désobéissance civile
45:49justement en cas de victoire
45:50du Rassemblement National
45:51juste d'abord
45:52courte question sur
45:52vous dites vous convainquez
45:53vous êtes sur le terrain
45:55où en êtes-vous
45:56de vos parrainages
45:57il paraît que vous êtes en difficulté
45:59il vous en faut 500
46:00c'est plus compliqué
46:01qu'il y a 5 ans
46:02quand nous voudrons
46:02quand nous voudrons donner le chiffre
46:04nous donnerons le chiffre
46:04alors il y a une chose
46:05qui est plus facile
46:05qu'il y a 5 ans
46:06c'est que nous avons un nombre
46:07de parrains
46:08ou de marraines de départ
46:10donc de possibilité de parrainage
46:11qui est plus grande
46:12pourquoi ?
46:13parce qu'en 2022
46:13on était 17 parlementaires
46:15là nous sommes 71
46:16nous avons des députés européens
46:17des maires
46:18donc nous avons
46:20plus de personnes
46:21qui peuvent donner un parrainage
46:22qui sont directement
46:23France Insoumise
46:24mais il ne faut pas croire
46:25que le fait
46:26qu'on nous ait diabolisé
46:27à tout va
46:28il y a d'ailleurs
46:28quelque chose de typique
46:29du coup
46:30les antiracistes
46:31deviennent des racistes
46:32les féministes
46:33deviennent celles
46:34qui protègent
46:35les pédos criminels
46:36comme dit l'extrême droite
46:37bref
46:39et de dire
46:40qu'on mettrait face à face
46:41l'extrême droite
46:42et la gauche
46:43ce qui est typique
46:44de situation
46:46qu'on a malheureusement
46:47déjà vécue
46:47et qui est je crois
46:49extrêmement grave
46:50et extrêmement dangereux
46:51donc oui
46:51nous avons un enjeu
46:52sur les parrainages
46:53nous le disons
46:53très sérieusement
46:54et je crois
46:56que c'est un enjeu démocratique
46:57que Jean-Luc Mélenchon
46:58puisse être candidat
46:59et donc nous appelons
47:00et nous allons voir
47:01l'ensemble des élus
47:02qui peuvent parrainer
47:03en leur disant
47:03nous avons besoin
47:05de votre parrainage
47:06et c'est plus compliqué
47:06qu'il y a 5 ans ?
47:09je ne sais pas
47:09si c'est plus compliqué
47:10mais nous aimerions
47:11que ça soit fait
47:12plus rapidement
47:12qu'il y a 5 ans
47:13pour pouvoir passer
47:14aussi à une autre étape
47:16de notre campagne
47:16je reviens à ce que disait Marie
47:17il y a quelques instants
47:18les soupçons
47:18de désobéissance civile
47:20que vous prête
47:21Jordan Bardella
47:22qui a dit
47:25la France insoumise
47:26remettra en cause
47:27la paix civile
47:27si nous arrivons
47:28au pouvoir
47:30on a bien lu
47:30vos déclarations
47:31vous aviez dit
47:32notamment récemment
47:33nous résisterons
47:34de toutes les manières possibles
47:36résister de toutes les manières possibles
47:37en cas d'accession
47:38de Marine Le Pen
47:38à l'Elysée
47:39ça veut dire quoi ?
47:40le lendemain de son arrivée
47:41vous faites quoi ?
47:42alors je vais d'abord
47:43expliquer d'où vient
47:44votre question
47:45votre question vient de quelque chose
47:46qu'a dit Marine Tourdelier
47:47elle ne devait pas être claire
47:47visiblement alors
47:48non non attendez
47:49elle vient de quelque chose
47:50qu'a dit Marine Tourdelier
47:50c'est à dire pas quelque chose
47:51que j'ai dit moi
47:52sur lequel on m'a interrogé
47:53sur une matinale
47:55attendez
47:56sur lequel on m'a interrogé
47:57sur une matinale
47:57et qu'est-ce que j'ai répondu
47:58monsieur Fauvel
47:59vous avez entendu ma réponse
48:00nous respecterons les élections
48:02mais nous résisterons
48:02de toutes les manières possibles
48:03comme dans les villes
48:05par exemple
48:05dans lesquelles l'extrême droite
48:06a malheureusement gagné
48:07ou ici ils enlèvent
48:09les subventions
48:09du planning familial
48:10ici ils suppriment des spectacles
48:13parce qu'ils considèrent
48:13qu'ils sont contre la culture
48:15etc
48:16ils mettent des jets d'eau
48:17sur des syndicalistes
48:18donc
48:18ça veut dire quoi
48:19vous bloquez la France ?
48:20mais je vais vous dire
48:21je ne vais pas répondre
48:22à votre question
48:22je vais faire exactement
48:23la même réponse
48:24que j'ai faite d'ailleurs
48:25sur votre antenne là aussi
48:26c'est que nous
48:27nous ne sommes pas d'accord
48:29avec la fatalité
48:29que vous essayez de mettre
48:30dans la tête des gens
48:31sur le fait que Marine Le Pen
48:32gagnerait cette élection
48:33et la première chose
48:34que moi je veux faire
48:35c'est d'empêcher Marine Le Pen
48:38d'accéder au pouvoir
48:39et comment puis-je empêcher
48:40Marine Le Pen d'accéder au pouvoir
48:41et bien par les bulletins de vote
48:43parce que la seule arme
48:44que nous avons
48:44nous
48:45c'est la mobilisation populaire
48:45vous ne rassurez pas Jordan Bardella
48:46sur ce point ce soir
48:47mais vous savez
48:47je n'ai pas besoin
48:48de me rassurer
48:49Jordan Bardella
48:50le jet setter
48:51écoutez qu'il aille
48:53continuer je ne sais quoi
48:54pour se pouiller
48:55avec les uns et les autres
48:56ce n'est pas mon problème
48:58Marie
48:58Mathilde Penneau
48:59les syndicats de Radio France
49:00ont lancé un appel à la grève
49:01pour la semaine prochaine
49:02pour protester
49:03contre l'arrivée
49:04du directeur adjoint
49:05de la rédaction
49:06de Valeurs Actuelles
49:07Charles Sapin
49:07il est chargé
49:08d'un édito politique
49:09chaque dimanche matin
49:11les syndicats estiment
49:12je cite
49:13que les valeurs
49:13de cet hebdomadaire
49:14condamnée plusieurs fois
49:15notamment pour injure raciste
49:16ne correspondent pas
49:17aux valeurs du service public
49:18est-ce que vous soutenez
49:19les grévistes
49:20est-ce que vous demandez
49:21la direction de Radio France
49:22de renoncer à son arrivée
49:23je les soutiens
49:24de toutes mes forces
49:25je rappelle que Valeurs Actuelles
49:26et notamment
49:27le torchon
49:28qui a été condamné
49:29pour avoir dépeint
49:30Daniel Obono
49:30député insoumise
49:31en esclave
49:32parce que c'est une femme noire
49:33qui fait de la politique
49:35et Charles Sapin
49:35a condamné fermement
49:37c'est une précédente
49:39il n'y travaillait pas
49:40il n'y travaillait pas
49:40à l'époque
49:41je le dis
49:42encore une fois
49:43tous les arguments
49:44qui sont donnés
49:45pour la diversité d'opinions
49:46le racisme
49:47n'est pas une opinion
49:48c'est un délit
49:49et la question
49:50de savoir
49:51comment dans
49:52toutes les rédactions
49:53l'extrême droite
49:55impose des thèmes
49:56enfin
49:57il faudra qu'on regarde
49:58à la fin de cette émission
49:59pendant combien de temps
50:00j'ai parlé de sujets
50:02qui sont des sujets
50:02qui viennent directement
50:04de l'extrême droite
50:05et qui ne correspondent pas
50:06à la réalité
50:06que vivent les gens au quotidien
50:07les gens se demandent
50:09comment nourrir leur enfant
50:10alors qu'une personne sur trois
50:11ne mange pas
50:12les trois repas par jour
50:14pour pouvoir nourrir ses enfants
50:15les gens se demandent
50:16comment finir leur mois
50:16vous savez moi
50:17aujourd'hui on m'a dit
50:18je suis le 5 du mois
50:19mon loyer va passer
50:20je suis déjà à découvert
50:22c'est ça que les gens se demandent
50:23c'est ça qu'ils ont envie
50:24qu'ils changent
50:25dans l'élection présidentielle
50:26sur France Inter
50:27un humoriste a comparé
50:29Jean-Philippe Tanguy
50:30le monsieur économique du RN
50:32à un rat
50:33c'est son mot
50:33est-ce que ce terme vous choque
50:35est-ce que vous demandez
50:36ou si vous sondez par
50:39mais vous en êtes vraiment là
50:41à m'interroger
50:41sur des choses comme ça
50:42est-ce qu'il y a un deux poids de mesure
50:43par rapport à ce qu'on peut interpréter
50:45comme une prise de parole
50:46vous avez fait une question une fois
50:47à quelqu'un sur Merwane Benlazard
50:49vous savez Merwane Benlazard
50:50qui a été viré
50:51juste parce qu'il portait
50:52un bonnet et une barbe
50:53et parce que du coup
50:54il était musulman
50:54vous avez déjà fait une question là-dessus
50:56jamais
50:56donc je vais vous dire
50:58les humoristes ont
50:59une liberté de création
51:01on a le droit
51:02de rire des puissants
51:03c'est même un des pouvoirs
51:04les plus forts
51:04qu'ont les peuples
51:05contre les puissants
51:06pouvoir se moquer d'eux
51:07pouvoir les railler
51:08et bien oui
51:09moi je maintiens
51:09qu'on a le droit
51:10de rire des puissants
51:11et de l'extrême droite
51:12encore plus
51:12Mathilde Panot
51:13il nous reste une minute
51:14une minute trente
51:14c'est l'heure du petit oral
51:15c'est une série de questions
51:17réponses rapides
51:18peut-être un peu plus personnelles
51:19c'est Jean qui vous pose la première
51:20je commence
51:21Marine Tondelier
51:22propose une loi
51:23pour interdire le mensonge
51:24en politique
51:25si elle existait déjà
51:26est-ce que vous auriez
51:26déjà été condamnée ?
51:29non
51:29j'essaye de toujours
51:31de toujours porter
51:32vous savez moi je suis président
51:33d'un groupe parlementaire
51:34où je n'ai jamais renié
51:36la parole qui a été faite
51:37devant les électeurs
51:37et les électrices
51:38donc ce que nous avons fait
51:39à l'Assemblée
51:40c'est-à-dire dire
51:40ce qu'on fait
51:41et fait ce qu'on dit
51:43si on courtit Jean-Luc Mélenchon
51:44n'est pas élu
51:45vous ferez quoi Marine
51:46Mathilde Panot en 2027 ?
51:48ben on continuera
51:49la bataille continue toujours
51:50vous savez on est dans
51:51une longue lutte
51:52qui dure maintenant
51:54depuis il y a des décennies
51:54passer les élections présidentielles
51:56bien sûr
51:56est-ce que vous pourriez nous citer
51:58un sujet important
51:59sur lequel vous avez
51:59changé d'avis
52:01en devant votre parcours politique
52:03c'est une excellente question
52:09non alors pas changer d'avis
52:10peut-être que je vais en trouver
52:12sur lequel j'ai changé d'avis
52:13mais par exemple
52:14sur lequel j'ai compris
52:15l'ampleur de ce que ça voulait dire
52:16sur la question
52:17du contrôle au faciès
52:19d'être un jeune homme
52:20dans un quartier populaire
52:21de 12, 13, 14 ans
52:23et d'être sans cesse
52:24contrôlé par la police
52:25comme si on était
52:25un étranger dans son propre pays
52:27sur ce que ça voulait dire
52:28sur la dignité des personnes
52:29ben ça je l'ai appris
52:30en discutant avec des gens
52:31Clémence Guettet veut créer
52:33un paxe pour les amis
52:34c'est dans son livre
52:35sur l'amitié
52:36avec quelle personnalité
52:37de droite
52:38vous pourriez vous paxer
52:39par amitié ?
52:40alors on ne peut pas
52:41parce que comme le dit Clémence Guettet
52:43c'est une seule personne
52:44avec laquelle on peut se paxer
52:45donc ce ne serait pas
52:46quelqu'un de droite ?
52:46certainement pas
52:47une personnalité publique
52:48de droite
52:49vous n'avez pas d'amis de droite ?
52:50mais si ça peut arriver
52:52mais de personnalité publique
52:53je veux que ça puisse arriver
52:53dans l'absolu oui
52:54mais vous vous avez
52:55des amis de droite ?
52:56oui probablement oui
52:57probablement ?
52:58oui enfin souvent
52:58je ne l'aurais jamais demandé
52:59vous n'êtes pas sûre ?
53:00vous n'êtes pas sûre ?
53:01on va dire que j'ai des amis
53:02qui ont l'impression
53:03que la politique
53:03est loin de leur vie
53:04je ne dirais pas
53:05qu'ils sont de droite
53:06et comme la lutte continuera
53:07Mathilde Panot en 2032 ?
53:09comment ?
53:10en 2032
53:10comme la lutte continuera
53:11ça pourrait être vous ?
53:13ah mais on continuera en équipe
53:14vous savez
53:17désarçonne certains
53:17nous on ne se bat pas
53:18pour des places
53:18on se bat pour que les choses
53:20changent réellement pour les gens
53:22merci beaucoup
53:22merci à vous

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