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  • il y a 20 minutes
Avec Clémence Luc, co-fondatrice de l’application 10%

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##OSEZ_ENTREPRENDRE-2026-09-06##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Sud Radio, Oser entreprendre, Thomas Binet.
00:04Et au programme d'Oser entreprendre ce matin.
00:08Bonjour Jean-François, on va parler d'un stylo transparent, un briquet, un rasoir.
00:12Comment Bic a-t-il réussi à transformer des objets du quotidien en icône mondiale ?
00:16Je vous raconte l'histoire d'une entreprise française qui depuis plus de 75 ans a fait de la simplicité
00:21un véritable modèle industriel.
00:23Et nous parlerons ensuite de vos vacances passées.
00:25C'était il y a quelques semaines, mais surtout ce qu'elle révèle de notre façon de consommer.
00:30Avec Clémence Luc, cofondatrice de l'application 10%, pourquoi dépensons-nous davantage loin de chez nous ?
00:35Pourquoi consommons-nous plus local ?
00:37Et puis recruter quelqu'un que l'on connaît ou qui est recommandé, c'est rassurant évidemment.
00:42Mais le réseau est-il vraiment le meilleur endroit pour trouver les meilleurs talents ?
00:46Ou le meilleur moyen de tomber dans le piège de l'entre-soi ?
00:49Écoréseau Business, le magazine de référence pour entreprendre.
00:53Présente.
00:54Sud Radio, oser entreprendre, la saga des entreprises.
00:59Alors Thomas, aujourd'hui nous parlons d'un objet que nous avons tous eu entre les mains.
01:05Un stylo transparent, un capuchon de couleur six faces, le bic cristal.
01:11Il se trouve que j'en ai un si il y a le cas de couleur dans la main ce
01:13matin, c'est curieux.
01:14Le bic cristal donc, comment un simple stylo français, Thomas, est-il devenu une icône mondiale ?
01:21Et bien tout part d'une obsession Jean-François, faire simple mais avec perfection.
01:24Nous sommes en 1944, Marcel Bic s'associe à Édouard Buffard pour fabriquer des pièces d'instruments d'écriture.
01:30A l'époque, le stylo à billes existe déjà, notamment grâce à l'inventeur, la Slobiro.
01:35Mais Marcel Bic veut le rendre plus fiable, moins cher et surtout accessible à tous.
01:40Il rachète la technologie, la perfectionne et en 1950, naît le bic cristal, un stylo jetable, fluide, robuste, vendu à
01:47prix très bas.
01:49Derrière cet objet banal, il y a en réalité une petite révolution.
01:52Désormais, tout le monde peut écrire au stylo à billes.
01:55Dès 1950, ça ne date pas d'hier.
01:57Bic ne va justement pas rester seulement une marque de stylo.
02:01Non, et c'est là que Marcel Bic a une idée très forte.
02:04Appliquer toujours la même recette à des objets du quotidien, faire un produit simple, fiable, fabriqué en très grande quantité
02:10et accessible au niveau du prix.
02:13En 1970, arrive le fameux Bic 4 couleurs dont vous parliez tout à l'heure Jean-François.
02:17Trois ans plus tard, Bic lance son briquet de poche, puis en 1975, son premier rasoir monobloc.
02:23Trois objets extrêmement différents, mais une seule philosophie industrielle.
02:27Et le design devient tellement emblématique que le Bic Cristal entre en 2001 dans la collection permanente du MoMA à
02:32New York.
02:33Puis plusieurs produits Bic rejoignent d'ailleurs les collections du Centre Pompidou.
02:37Et aujourd'hui, Thomas Binet, comment une marque associée à des objets aussi classiques continue-t-elle à se réinventer
02:44?
02:44Justement, en allant bien au-delà du stylo.
02:46Ces dernières années, Bic a exploré le numérique, les tatouages temporaires, on ne s'en souvient peut-être pas.
02:51Il a même racheté en 2024 une marque britannique de brosse à cheveux.
02:55Ils avaient même fait des planches à voile.
02:56Dans le groupe, revient aussi à des icônes.
02:59En 2026, le stylo rétractable Bic M10 fête ses 70 ans.
03:04Le cristal s'offre de nouvelles couleurs et Bic a même lancé un musée virtuel consacré à sa collection d
03:09'art.
03:10Plus de 75 ans après le cristal, le pari reste finalement le même.
03:13Prendre les objets les plus ordinaires de notre quotidien et réussir à les rendre universels.
03:18Néo Via, numéro 1 du conseil et de l'expertise retraite présente
03:22Sud Radio, oser entreprendre, l'inviter.
03:27Thomas, nous sommes en compagnie de Clémence Luc, bonjour.
03:31Bonjour.
03:31Co-fondatrice de 10% qui est une application française, 10% qui aide les consommateurs à gagner du cashback
03:40simplement sur leur achat du quotidien.
03:42Bonjour Clémence Luc.
03:43Bonjour.
03:44Vous avez analysé plus de 227 000 tickets de caisse sur le mois de juillet dernier, envoyés par les utilisateurs
03:50de votre application 10%.
03:51Vous nous expliquerez tout à l'heure votre application.
03:54Mais qu'est-ce que cette masse de données vous permet de comprendre que les études de consommation classique ne
03:59montrent pas forcément ?
04:00Alors déjà on a observé où est-ce que les gens faisaient leurs courses, les français, pendant l'été.
04:05En l'occurrence pendant le mois de juillet.
04:06On a répliqué l'étude en août ensuite.
04:08Et ensuite on a comparé ce qu'ils achetaient, notamment par rapport aux locaux des endroits qu'ils visitaient durant
04:14le mois de juillet.
04:14Et donc c'est à la fin un changement de où est-ce que je fais mes courses et de
04:17qu'est-ce que j'achète, en quelle quantité, de début juillet à mi-août.
04:22Alors on va rentrer dans le détail de cette étude.
04:23Près d'un foyer sur quatre fait ses courses hors de son département pendant l'été, c'est ce que
04:27votre étude révèle.
04:28Nos vacances déplacent-elles aussi notre consommation et la nature des produits que nous consommons habituellement ?
04:33Tout à fait. Alors peut-être pour commencer, ce qui est assez intéressant, c'était sur la notion de produit
04:38du terroir.
04:39Le produit local, si on regarde par exemple côté boisson, ce qui est très intéressant, c'est que les visiteurs
04:46de la Bretagne,
04:46pour vous donner un exemple des Côtes d'Armor, consomment sept fois plus de cidre que les Bretons durant cette
04:52période-là.
04:52On a le même exemple dans le Finistère par exemple, ou encore en Vendée, où les visiteurs vont consommer deux
04:59fois plus de brioches,
05:00la fameuse brioche vendéenne, que les locaux sur l'année.
05:04Mais alors justement, quels sont les départements qui voient globalement le plus leur clientèle changer pendant les vacances ?
05:09Alors on a eu un pic sur le mois de juillet en Ardèche, qui a été suivi de très près
05:14par les Hautes-Alpes, la Vendée, les Landes et les Charentes-Maritimes.
05:19Donc assez réparti partout, qui s'est suivi notamment par le Calvados, ensuite les destinations de vacances de l'été.
05:27Alors moi j'ai regardé votre étude et j'ai fait un focus.
05:29On voit qu'en Ardèche ou en Lozère, plus d'un ticket sur quatre vient d'un visiteur.
05:33Est-ce un enjeu économique majeur pour les commerces locaux ?
05:36Probablement, puisqu'on le voit aussi sur qu'est-ce qui est consommé.
05:39En Ardèche, on a deux fois plus de consommation sur les saucisses et les grillades que dans le reste de
05:45la France.
05:46Donc ça permet à la fois de booster l'économie locale et sur les produits locaux en particulier.
05:51Alors du coup, ces études permettent au commerce, pour autant qu'ils en aient connaissance du résultat,
05:55d'adapter leur offre par rapport à toutes ces demandes naturellement différentes du reste de l'année.
06:01Tout à fait.
06:02Et c'est un peu l'occasion de mettre en avant ces produits du terroir dont on adore parler
06:05et de montrer quels sont-ils, d'où est-ce qu'ils viennent.
06:08Dans un moment où on parle beaucoup d'agriculteurs et d'où viennent les produits,
06:10on sait ce que ça coûte de les mettre sur la table, de mettre en avant les spécialités locales.
06:14Alors, je vais revenir sur un point que vous avez évoqué tout à l'heure.
06:16Votre étude montre également qu'en vacances, on consomme beaucoup plus local.
06:20Alors, pourquoi on achète davantage de cidre en Bretagne, de rosé en Corse ou de pastis dans le Var ?
06:25Ça serait l'effet de carte postale, ça ?
06:27L'effet carte postale, l'association des produits avec la région qu'on visite.
06:31Il y a des paysages, des activités, mais aussi la nourriture et les boissons qui vont avec.
06:36Et ça rentre dans des thèmes globaux.
06:38Parce que, par exemple, on a observé qu'en termes de catégorie,
06:41il y a un pic de 5% sur les apéritifs et les chips.
06:45Un pic de plus de 40% sur le vin durant cette période-là.
06:49Donc, ça rentre dans une évolution de la consommation globale sur le mois
06:52dans laquelle on privilégie à nouveau les produits locaux.
06:54Alors, Clémence Luc, je rappelle, vous êtes la cofondatrice de l'application 10%
06:58et vous êtes avec nous ce dimanche matin.
07:00On va parler un peu argent.
07:01Le panier des vacanciers est plus élevé qu'à domicile.
07:0541,96 euros contre 39,28.
07:08Pourquoi on dépense davantage lorsqu'on est en vacances ?
07:11Eh bien, tout simplement parce qu'on...
07:13Déjà, on se fait un petit peu plus plaisir.
07:14On vient de citer plusieurs produits.
07:16Et en plus, on rachète des produits de base.
07:18Par exemple, on a observé que des produits comme le pâte,
07:21les pâtes, pardon, les sauces, le sel, le poivre,
07:24le café étaient surreprésentés dans les paniers.
07:27Notamment, plus le visiteur se déplace loin de chez lui.
07:29Donc, plus je pars en vacances loin,
07:31plus je vais racheter ce que j'ai déjà chez moi,
07:32que je ne vais pas forcément amener.
07:34Et donc, ça va faire un effet boost à la fois sur les petits plaisirs
07:37et sur les produits de base.
07:38Alors, on va citer des produits.
07:40Vous en avez parlé il y a un instant.
07:41On va revenir dessus.
07:42L'eau, l'apéritif, les chips, la bière, les grillades, les crèmes solaires.
07:47C'est ça, finalement, le panier type d'un vacancier français ?
07:50Les produits de base et les plaisirs qui vont avec.
07:52Exactement comme vous venez de citer, tout à fait.
07:54Et on observe aussi qu'il y a, alors ça, on peut s'en douter,
07:56mais le pic de début de séjour de mon premier ticket de caisse
07:59va être 17% plus costaud que les autres des vacances.
08:04Donc, on fait le plan de courses en arrivant.
08:05On achète les petits plaisirs,
08:07les produits de base qui vont avec.
08:08Et ensuite, ça se passe très bien.
08:11Alors, on va s'intéresser un petit peu à vous.
08:12Vous avez cofondé 10% en octobre 2024,
08:16basé sur le principe du cashback.
08:17Alors, je pense que pour nos auditrices et nos auditeurs,
08:19le terme de cashback ne parle pas forcément.
08:21Est-ce qu'on peut s'arrêter dessus et vous nous l'expliquez d'abord ?
08:23Bien sûr.
08:24Donc, 10%, c'est une application de cashback, comme vous dites.
08:26On travaille avec des quarantaines de marques partenaires aujourd'hui,
08:30comme Colgate, Danette, Président, Bjorg, Le Petit Basque.
08:33Vous, vous vous rendez en magasin,
08:35vous faites vos courses comme d'habitude, en magasin, en ligne d'ailleurs,
08:37dans n'importe quelle enseigne.
08:38Et une fois que vous avez effectué vos courses
08:40et achetez nos produits partenaires,
08:42vous partagez votre preuve d'achat sur l'application 10%,
08:45et nous, on vous rembourse 10% du montant des produits éligibles.
08:49Vous avez une cagnotte commune,
08:50et dès que vous atteignez 9 euros,
08:51vous pouvez vous faire un virement sur votre compte en banque.
08:54Donc, c'est du vrai cash,
08:55et c'est de la récompense de la fidélité des acheteurs des marques.
08:58C'est plus intéressant que la carte de fidélité des magasins concernés ?
09:01Ce n'est pas forcément différent.
09:03Ça peut complètement fonctionner ensemble.
09:05Et nous, l'idée, c'est qu'on va vraiment travailler les marques nationales.
09:08Les programmes de fidélité vont souvent mettre en avant
09:10les marques distributeurs.
09:12Et nous, on essaye de mettre en avant les marques nationales aussi.
09:15Vous parliez de BIC tout à l'heure.
09:17BIC a difficilement un lien avec ses consommateurs.
09:20Il n'y a pas de magasin BIC dans lequel on se rend.
09:22Il n'y a pas de newsletter, enfin, ou peu.
09:24Et là, on essaye de créer un moyen
09:26qui est complémentaire au programme de fidélité des magasins
09:28en se disant, j'ai un contact direct avec mon consommateur.
09:31Et il a le même.
09:31Si j'ai bien entendu ce que vous venez de nous expliquer,
09:33c'est cumulable d'ailleurs avec les cartes de fidélité des magasins.
09:36Ce n'est pas l'un ou l'autre.
09:37Tout à fait.
09:39Comment fonctionne votre application pour un consommateur ?
09:41Comment il doit s'y prendre s'il veut être intéressé par votre proposition ?
09:44Écoutez, vous pouvez télécharger l'application
09:46sur n'importe quel téléphone aujourd'hui.
09:48Vous vous créez un compte en quelques secondes.
09:50Vous partagez vos preuves d'achat.
09:51Vous pouvez envoyer des PDF, prendre en photo vos tickets de caisse
09:54ou via vos cartes de fidélité enseignes.
09:56Nous, on les analyse.
09:57On va trouver les produits que vous avez éligibles.
09:59Votre pot de yaourt, le petit basque,
10:01votre fromage râpé président.
10:03On va cagnotter 10% du montant de ces produits-là dans votre cagnotte.
10:07Et à nouveau, dès que vous atteignez 9 euros,
10:09vous pouvez vous faire un virement.
10:10Et au-delà de ça, il y a plein de challenges dans l'application
10:12qui permettent toujours de cagnotter plus
10:14pour maximiser le pouvoir d'achat.
10:16C'est que sur la grande distribution ?
10:17Ça peut être sur des magasins spécialisés ?
10:20Ça touche quelle cible ?
10:22C'est déjà un peu plus large.
10:23Parce que par exemple, on va bosser avec des marques comme Galia ou Colgate
10:26qu'on peut acheter en pharmacie.
10:27On bosse avec des marques comme M&M,
10:29ce qu'on peut acheter en wagon-bar ou en cinéma.
10:31Donc, on s'adapte vraiment à là où sont vendues nos marques partenaires.
10:35Mais l'idée, c'est de suivre le consommateur partout, tout le temps.
10:37Merci à vous. Merci Clémence Luc.
10:39Allez, je vais télécharger l'appli.
10:41Merci Clémence Luc, cofondatrice de 10% applications françaises,
10:47s'il vous plaît, d'être passée du côté d'Oser Entreprendre.
10:56Alors, recruter via son réseau, c'est assez tentant,
11:00mais c'est vraiment une bonne idée, Thomas.
11:02C'est tentant, effectivement, parce que c'est rapide, c'est rassurant.
11:05On recrute quelqu'un qu'on connaît ou qui est recommandé par quelqu'un de confiance.
11:09Résultat, moins d'incertitudes, moins de risques perçus.
11:11Mais attention, ça peut aussi fausser complètement le processus de recrutement.
11:15Fosser comment ?
11:16Parce qu'on va privilégier, Jean-François, la proximité plutôt que la compétence réelle.
11:19On peut passer à côté de profils plus qualifiés,
11:22simplement parce qu'ils ne sont pas dans le réseau.
11:24Et puis, il y a un autre risque, celui de l'entre-soi.
11:28Si toute une équipe est issue du même cercle,
11:30on perd en diversité d'idées, en créativité,
11:33et ça, à long terme, ça freine l'entreprise.
11:35Je pense qu'en fin politologue que vous êtes, Jean-François,
11:38vous vous souvenez de cette phrase.
11:39Si nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons plus rien.
11:432002, François Béroux à la tribune de l'UMP.
11:45Il vient défendre l'UMP, ça date pas d'hier.
11:47Mais quelque part, il nous disait la même chose.
11:49Attention à l'entre-soi.
11:50Donc, il faut, si je vous comprends bien, Thomas,
11:53éviter complètement de recruter via son propre réseau.
11:56Pas tout à fait, Jean-François.
11:58Le réseau, c'est un excellent canal.
11:59Il ne faut pas lui retirer ça,
12:00mais il doit rester un point d'entrée, pas un raccourci.
12:03L'idéal, c'est d'intégrer des candidats dans un processus classique.
12:06Entretien structuré, évaluation des compétences,
12:09mise en situation.
12:10En fait, il faut traiter un candidat du réseau
12:12comme n'importe quel autre.
12:13Le réseau ouvre des portes,
12:15mais il ne doit jamais remplacer le jugement.
12:17Allez, je note le conseil.
12:19Merci, Thomas.
12:20On vous retrouve dans un court instant avec Oser Investir.
12:23Sud Radio, Oser Entreprendre, Thomas Binet.
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