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  • il y a 7 semaines
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle, a pris la parole depuis la braderie de Lille ce samedi 5 septembre

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00:00— Bravo, bravo. Et merci. Merci. Et bravo pour votre... La force de votre rassemblement. Bien sûr. Non. Alors là,
00:13on commence pas comme ça.
00:25— Non. Non. Non. Les amis, vous ne criez que des slogans politiques. Mon nom n'a aucune importance politique.
00:36Ce qui compte, c'est la résistance. C'est la volonté de changer. C'est la volonté de modifier la
00:44règle du jeu de ce monde.
00:45Et puisque je commence comme ça, je sais que nous sommes davantage qu'une foule. Et je le dis à
00:54chaque fois, il y a à cet instant deux acteurs sur place,
00:59moi qui vous parle et qui porte votre parole. Et vous tous qui vous êtes rassemblés, non pour figurer, mais
01:07pour dire.
01:10Alors, écoutez-moi. Une élection, c'est un moment où l'on dit ce que l'on veut pour son
01:17pays. C'est un moment sublime, en quelque sorte,
01:21de volonté et de conscience. Vous autres, les plus jeunes, vous affirmez votre droit imprescriptible à décider ce que vous
01:32voulez pour vous-même
01:33et pour le pays que vous êtes appelés à diriger. Et nous...
01:42Et ceux de mon âge à accomplir leur devoir qui est de vous accompagner et d'y trouver notre place.
01:50Mais en même temps que nous disons tous ensemble ce que nous voulons pour tout le monde, nous disons quelque
01:57chose qui exprime notre personnalité,
02:01notre identité philosophique et morale. C'est la raison pour laquelle, à cet instant, quand bien même sommes tous dans
02:10la joie de nous trouver si nombreux et si ardents,
02:14ma pensée, ma conscience, en votre nom à tous, se tournent en solidarité avec l'association France-Palestine Solidarité.
02:28Amnesty International, né de ça sans frontières, et l'OMG à base, pour dire qu'il faut que Netanyahou relâche
02:40Hussana Boussapia.
02:44Médecin, qui est l'honneur de son métier, l'honneur de l'humanité, qui, après avoir soigné ses pauvres enfants
02:53lâchement bombardés,
02:55refusa de se replier et fut capturé et se trouve à présent détenu et torturé.
03:05Puisque j'en suis à l'indignation et aux règles du jeu d'une présidentielle, je dis du jeu sachant
03:13que ce n'est pas un jeu,
03:15je voudrais dire combien je forme le souhait que nous autres, les Français, nous donnions à voir au monde, à
03:23cet instant, autre chose qu'une inepte discussion,
03:27nous, Français, sur le voile que l'on aurait ou non le droit de porter.
03:36Nous, les Français, qui avons payé par deux siècles et demi de guerre de religion entre catholiques et protestants,
03:45nous devons affirmer que plus jamais sur le sol de notre patrie, il n'y aura de guerre de religion.
03:52Plus jamais ! Plus jamais !
03:58Eh bien, d'une chose à l'autre, me voici à commenter le propos lamentable de M. Bardella en Angleterre,
04:11qui, sans qu'on lui ait rien demandé, promet aux fascistes anglais que les Français récupéreront les gens qu'ils
04:20voudront mettre dehors
04:21et qu'ensuite nous nous chargerions en plus de les expulser de chez nous.
04:25Comment peut-on être aussi misérable ?
04:30Non, ce n'est pas la France qui parlait, c'est seulement un fasciste, sans réputation et sans partaitre.
04:42Et je lui dis, jeune homme, quand on est à l'étranger, on ne dit pas du mal de sa
04:48patrie et on n'affirme pas qu'elle est ruinée,
04:51parce que quand on dit que le pays est ruiné, on attire les vautours du capitalisme qui augmente les taux
04:58d'intérêt et se jette sur notre pays.
05:00Voilà ce qu'il lui reste à apprendre pour être digne, s'il y parvient un seul jour, de représenter
05:07la France.
05:09Mais moi, quand j'ai dit que j'allais venir ici à la braderie de Lille, d'abord je me
05:15suis renseigné pour savoir ce que c'était que cette braderie.
05:18Alors vous autres du Nord, vous le savez mieux que moi.
05:23Mais puisque... Non mais attends, moi aussi je sais où je suis, je suis déjà venu deux ou trois fois.
05:28Mais je me suis renseigné et on m'a dit que la braderie, c'était une tradition qui remontait à
05:34l'ancien régime et avant la révolution,
05:37qui permettait aux domestiques de vendre les effets qu'ils pouvaient récupérer pour améliorer leur paie.
05:42Et bien, deux siècles plus tard, de nouveau, je vous retrouve et nous allons parler de cette question de la
05:49vie chère.
05:57En parler parce que maintenant je vous demande d'écouter avec soin, car les rencontres que nous avons entre nous
06:06sont des mouvements d'élévation de la conscience et de la compréhension.
06:12Bien sûr, il est plaisant de faire ce que nous faisons quand nous crions notre enthousiasme.
06:19Mais avant tout, pour décider, il faut réfléchir, comprendre ce qui se passe pour tâcher d'y trouver sa place
06:26et la détermination qui nous conduira à convaincre autour de nous.
06:30A présent, voici ce qu'on appelle l'inflation, c'est-à-dire l'augmentation des coûts de la vie.
06:38Alors, on nous dit qu'il y a un indice, ça serait plus 3%.
06:42Alors, je prends 3%, mais premièrement, ces 3% n'ont pas le même effet selon que l'on est
06:49riche ou pauvre, car cela représente bien plus pour les plus pauvres que pour les plus riches.
06:54Et en plus, je critique un indice de taux de la vie, où l'on met en même temps la
07:00bonnetterie pour les hommes et les femmes,
07:02et puis le prix d'une voiture, où l'on met dans le même sac un kilo de patates et
07:08un ordinateur pour évaluer le prix de la vie.
07:10C'est pourquoi je veux vous dire que le gouvernement insoumis aura, parmi ses premières tâches, à faire établir un
07:20indicateur
07:21qui ne sera pas seulement celui de l'inflation en général, ni celui du coût de la vie en général.
07:29Ce sera un indicateur de développement humain, comme le programme des Nations Unies pour le développement humain l'a prévu,
07:38qui prévoira, qui analysera, qui fera connaître, non pas des quantités d'euros, non pas des quantités de voies du
07:47chemin de fer,
07:48mais des éléments du bien-être, c'est-à-dire le niveau de santé, le niveau d'éducation, le niveau
07:55d'égalité entre hommes et femmes,
07:56car tels sont les véritables indicateurs d'une société civilisée.
08:05Écoutez bien, parce que ça change tout de dire que l'on met au poste de commande l'évaluation du
08:13bien-être humain,
08:14car alors ce sont d'autres valeurs qui passent au poste de commande.
08:19Quand on vous dit que votre pouvoir d'achat baisse, votre pouvoir d'achat baisse,
08:25met le pouvoir d'achat des dividendes dans l'arène internationale où ils s'échangent.
08:31Le pouvoir d'achat du capital, lui, ne baisse pas,
08:35si bien que ceux qui sont dévalorisés dans cette opération, c'est le salaire,
08:40c'est les revenus que vous avez, c'est eux qui sont dévalués.
08:45Leur valeur est rabaissée, le prix du travail, le prix des efforts est rabaissé,
08:51et sans aucune raison objective.
08:54Le travail n'a pas été moins dense, il n'a pas été moins intense,
08:59il n'a pas été aussi perfectionné et réussi, moins réussi qu'auparavant,
09:04et pourtant, sa valeur baisse.
09:07Oui, alors on peut dire que c'est un rapt, un hold-up, une confiscation,
09:12choisissez le mot que vous voulez.
09:15Mais voyez-vous, quand on regarde de quoi est faite cette augmentation de tous les coûts de la vie,
09:21alors on découvre une fois de plus l'insouciance, la désinvolture,
09:27les gens foutres de ceux qui ne s'occupent d'aucune conséquence de leurs propres actes.
09:33Après tout, qui a déclenché cette épouvantable crise du changement climatique ?
09:39Sinon ceux qui ont programmé sciemment, délibérément,
09:44le fait que la société s'enfonce dans la civilisation du pétrole et des matériaux fossiles.
09:53Et voilà qu'on nous dit, c'est le détroit d'Ormuz, parfait !
09:58Qui a bloqué le détroit d'Ormuz ?
10:00Sinon vous, au nom de cette guerre ridicule que vous êtes incapables de gagner et de perdre,
10:05et qui fait perdre son temps, son énergie à tout le monde,
10:08en même temps que se déchaînent des massacres qui nous font haute
10:13quand vous nous dites que c'est en notre nom que vous les menez.
10:16Le n'a rien à voir avec vos guerres, illégitimes, avec vos massacres, avec vos génocides.
10:27Alors ceux-là même qui bloquent le détroit,
10:29viennent maintenant pleurer que ça fait augmenter les prix.
10:33Et ceux-là même qui ont décidé légitimement de soutenir l'Ukraine contre son invasion
10:40sont les mêmes qui, tout en le décidant, n'ont rien prévu, rien organisé,
10:45et ne se sont pas rendus compte que leurs propres plans commençaient par frapper leur propre population.
10:52Et ceux qui économiquement souffrent le plus se trouvent parmi nous aujourd'hui.
10:57Voilà ce que j'appelle le règne de l'imprévoyance.
11:00Enfin, comment faut-il que ce soit des gens de l'opposition
11:04qui rappellent à ceux qui gouvernent que leur devoir est de prévoir,
11:08et non pas de laisser toujours les choses arriver sans savoir quoi faire,
11:12et être comme des poules devant un couteau
11:14quand arrivent des incendies qui ne le savent pas éteindre.
11:19Amis, voyez-vous,
11:21qu'est-ce qui se crie là ?
11:26Eh, je ne peux pas.
11:29Si je crie plus fort, les yeux vont me sortir de la tête.
11:32Alors, si quelqu'un veut quelque chose pour moi, là ?
11:37Parce qu'il y a les élus derrière, ils rigolent.
11:40Ah ben ouais, d'accord, je fais ce que je peux, hein.
11:44Alors, regardez une chose qui montre le prix de l'imprévoyance
11:49et de la stupidité de ceux qui font confiance au Dieu marché pour tout régler.
11:56Arrivent des incendies, arrive une canicule
11:59dont on savait qu'elle se déclenchait déjà depuis le mois de mai.
12:03Ils ne font rien.
12:05Ils attendent que tout brûle.
12:06Et après, ils arrivent en disant
12:08« Ah, qui aurait pu imaginer ? »
12:10Comme si le GIEC n'avait jamais existé.
12:12Comme si on ne savait pas qu'on était entrés dans cette période.
12:17Et regardez le bilan à la fin.
12:19Ils ne savent même plus ce qu'ils disent.
12:21Les uns disent « Ça coûte 0,1 point du PIB. »
12:26Et l'autre dit « Ah, ça va nous coûter 10 ou 15 milliards. »
12:29Alors, il faudrait savoir 3 milliards ou 15.
12:32Ils n'en savent rien.
12:33Et au fond, ça ne leur importe pas trop
12:36puisqu'ils s'en vont tous.
12:37Et je préfère dire que le plus tôt sera le mieux.
12:39Mais enfin,
12:43même si je prends le chiffre le plus bas,
12:46ça nous donne 3 milliards.
12:48Eh bien, mesdames et messieurs,
12:50je ne dis pas qu'ils auraient pu tout éviter,
12:52qu'il n'y aurait eu aucun dégât.
12:54Mais je leur dis qu'avec 3 milliards,
12:56qu'on se serait économisé.
12:58Si on n'avait pas tout laissé partir
13:00sans rien prévoir,
13:01avec 3 milliards, on achète 30 canadaires.
13:04Et avec 30 canadaires,
13:06on éteint les incendies,
13:07qui coûtent 3 milliards.
13:12Et maintenant, ça recommence.
13:15Je ne suis ni un savant,
13:17ni un prophète.
13:18Et pourtant,
13:19voici que, au mois d'avril dernier,
13:21comme l'esprit curieux que j'ai le devoir d'être,
13:24compte tenu des responsabilités que j'assume,
13:27en votre nom,
13:28je me tiens au courant de ce qui se passe.
13:31Et je me tiens au courant des développements de la crise climatique.
13:35C'est depuis le mois d'avril dernier
13:37qu'on sait que l'eau de surface et des grandes profondeurs,
13:42dans l'océan Pacifique,
13:45comme dans l'océan Atlantique,
13:47se réchauffe,
13:48et crée un courant qui va perturber tous les climats de la planète.
13:54Car le climat est en tout.
13:56Si bien que l'on va voir
13:58des canicules,
14:00des sécheresses,
14:01des trompes d'eau,
14:02ici où il n'y avait rien avant,
14:05et des trompes, si j'ose dire,
14:07de chaud,
14:08là où il n'y en avait pas avant.
14:10Tout ça, nous le savons.
14:11Alors, pourquoi ne font-ils rien ?
14:14Ne prévoit-il rien ?
14:15N'organise-t-il rien ?
14:19Ce n'est pour nous-mêmes,
14:20Français,
14:21sur le territoire de l'Europe,
14:23car, je vous le redis,
14:25l'Europe se réchauffe plus vite
14:27que le reste de la planète,
14:29puisque c'est là
14:30que les glaciers vont le plus diminuant.
14:33Et la mer Méditerranée
14:35se réchauffe plus vite
14:37que l'océan mondial,
14:38parce que c'est une mer fermée.
14:40Dès lors, nous sommes certains
14:42que les perturbations d'El Niño
14:45arriveront jusqu'à nous.
14:47Et là encore,
14:48il s'agit de s'organiser.
14:50Et là encore,
14:51rien n'est organisé.
14:52Pourtant,
14:52les îles françaises
14:54de la Caraïbe
14:56sont déjà confrontées
14:57au phénomène.
14:58Pourtant,
15:00les territoires continentaux
15:01et insulaires
15:02sont tous,
15:03et pas seulement les nôtres,
15:05confrontés.
15:06Que va-t-il se passer,
15:07mesdames et messieurs,
15:09dans les pays
15:10dont nous dépendons
15:11pour nous alimenter ?
15:13Car, comme vous le savez,
15:14après avoir créé
15:16un marché mondial
15:16et aussi le marché mondial
15:18de l'agriculture,
15:19la France
15:20n'est plus un pays souverain
15:23pour l'alimentation.
15:24Elle n'est pas capable,
15:25avec ses productions,
15:27d'alimenter sa population.
15:29Et alors,
15:30vous verrez
15:31que là,
15:32le sort de tout le monde
15:33n'est pas le même.
15:34On dit,
15:34ah, la paysannerie
15:35est bien à plaindre.
15:37Je le crois,
15:38en effet,
15:39la petite paysannerie
15:40est bien à plaindre.
15:41Mais tout le monde
15:42n'est pas à plaindre
15:43de la même manière,
15:44car voici
15:45que les cours du blé
15:46sont plus hauts
15:47qu'ils n'ont jamais été,
15:48qu'ils se vendent
15:49à 245 euros la tonne,
15:51parce que le prix du maïs
15:53se vend à 275 euros la tonne,
15:56les taux records
15:57de paiement
15:58pour ces céréales.
15:59Alors,
16:00les uns
16:01vont bien s'enrichir,
16:02après avoir versé
16:03de grosses larmes,
16:04en disant que les autres années
16:06n'avaient pas été aussi bonnes,
16:07mais les petits,
16:08par dizaines,
16:10voient le risque
16:10de fermer leurs exploitations.
16:12Or,
16:13ce dont nous avons besoin,
16:14ce n'est pas du maïs
16:16pour nourrir
16:16les poulets chinois,
16:17mais de carottes,
16:19de poireaux,
16:20de tomates,
16:21de pommes de terre,
16:22qui sont les matériaux
16:24stratégiques
16:25de la vie quotidienne.
16:27Alors,
16:28la petite paysannerie
16:29nous apporte,
16:30parce que c'est elle
16:32qui nous nourrit,
16:33et c'est elle
16:33qu'il va falloir aider,
16:35mais pas de manière
16:36indiquante,
16:37les yeux fermés.
16:38Il est temps
16:39de changer
16:40le modèle agricole français,
16:42et si nous gagnons
16:44cette élection,
16:45nous commencerons immédiatement
16:47à nous préoccuper
16:49de faire en sorte
16:50que tous les enfants
16:51de France
16:52mangent gratuitement
16:54à la cantine bio.
16:59car les plus grandes économies
17:02que nous voulons faire
17:03pour rétablir
17:04les comptes publics
17:06sont des économies
17:07de santé.
17:08Il faut que le peuple français
17:10soit moins malade.
17:12Il faut que nous tous,
17:14le peuple en France,
17:15nous puissions profiter
17:17de la vie
17:17sans avoir à craindre
17:19à telle ou telle étape
17:20l'inexorable cancer,
17:22les deuils qui vont avec,
17:23le diabète
17:24et les autres maladies
17:26qui sont toutes
17:27des maladies politiques.
17:32Alors,
17:34dans ce contexte,
17:37j'ai regardé
17:38ce qui se disait.
17:40Je trouve qu'il y en a
17:42certains
17:42qui ont le malheur
17:43des autres
17:44assez confortable.
17:46les prix augmentent.
17:48Ils augmentent
17:49dans un pays
17:49où il y a déjà
17:519 millions de personnes
17:52à l'aide alimentaire,
17:54où déjà un tiers
17:55des ménages,
17:56les adultes
17:57ne mangent pas
17:57tous les repas
17:58pour que les plus jeunes
17:59puissent manger,
18:01où le salaire a baissé,
18:02où il baisse encore,
18:04où le chômage
18:05est à son sommet.
18:06Voilà le bilan
18:07du motard
18:08de la finance,
18:09le super intelligent
18:10qui passait
18:12sous la pyramide.
18:13Oui, vous avez raison.
18:15Et les autres,
18:16les puissants,
18:17les importants,
18:18ceux qui savent
18:19ce qui est bon
18:20et qui, à chaque élection,
18:22se moquent de nous
18:23et disent,
18:24comme la dernière fois,
18:25quoi, quoi, quoi ?
18:26Mélenchon,
18:28vous n'y pensez pas.
18:30Il va nous faire
18:31100 milliards
18:31de déficits.
18:33Ils en ont fait
18:341 000
18:34et ça ne les empêche pas
18:36de revenir
18:36à me faire la leçon.
18:42Et là,
18:43que se passe-t-il ?
18:44Je lis
18:45la déclaration
18:46du patron de Carrefour.
18:48Il dit ce qu'il pense.
18:49Je l'admets.
18:50Mais il doit comprendre
18:52qu'on ne peut pas
18:53être d'accord
18:54avec une telle
18:55insouciance
18:55quand il dit
18:56chez Carrefour,
18:58on a été les premiers
18:58cet été
18:59à dire comment aider
19:00les agriculteurs.
19:01Tant mieux !
19:02Et comme conclusion,
19:04la première chose,
19:05c'est qu'il faut accepter
19:06cette hausse de prix.
19:07Non !
19:08Nous ne l'acceptons pas,
19:09figurez-vous.
19:10Nous ne l'acceptons pas.
19:15Et j'ai lu
19:16dans un journal
19:17aujourd'hui
19:17que le symptôme
19:19suprême
19:20de la décadence
19:20de la France,
19:22c'était que
19:23dorénavant,
19:24il allait falloir
19:26acheter des légumes
19:27aux formes
19:29biscornues.
19:31Ah !
19:32Rendez aux bourgeois
19:34la poire
19:35bien en forme
19:36qui se laisse
19:36peler tranquillement.
19:38N'allez pas inventer
19:41la patate torve
19:42qu'il vous faut couper
19:43en deux.
19:45C'est incroyable.
19:46Je crois qu'ils ne se
19:47rendent même pas compte
19:48de ce qu'ils disent.
19:49Mais souvent,
19:50vous avez pu voir
19:51à quel point
19:51ils ne se rendent même pas compte
19:53des sentiments
19:53qu'ils expriment.
19:54Comme, par exemple,
19:56quand ils éclatent de rire
19:57quand on parle
19:58d'augmenter les salaires.
20:04et voici le président
20:06de la FNS cela.
20:08Celui-là,
20:09c'est le meilleur.
20:13C'est un petit paysan
20:14qui dirige
20:15une ou deux multinationales
20:17et qui a une partie
20:19de ses affaires installées
20:20au Brésil,
20:21mais qui,
20:22de temps en temps,
20:22dit,
20:23oui,
20:23le Mercosur,
20:24il était pour.
20:25Il était pour.
20:26Ils ont laissé faire.
20:28Ils ont appuyé partout.
20:29Et maintenant,
20:30voilà qu'arrive
20:31exactement ce que nous avions dit,
20:33à savoir que la viande
20:34qui arrive moins chère
20:35du Brésil
20:36est une viande
20:38qui a été puissée
20:39par des produits
20:40qui sont condamnés
20:41en Europe.
20:41Mais cette viande-là
20:42circule parmi nous.
20:44Et c'est bien ainsi
20:45qu'on peut dire
20:46que si ce marché
20:47a favorisé la voiture,
20:49la vente des voitures
20:50allemandes au Brésil,
20:51elle a,
20:52et elle va augmenter
20:54le nombre de la maladie
20:55sur notre continent.
20:56Voilà où nous en sommes.
20:59Il dit,
20:59celui-là,
21:00un petit peu
21:02d'inflation alimentaire
21:04n'est pas un drame.
21:05Pour lui,
21:06c'est pas un drame.
21:07Mais pour des millions
21:09de gens,
21:09si,
21:10parce qu'il y a plus
21:11de gens
21:11qui vont se priver
21:13de repas
21:13une fois que les prix
21:15vont augmenter.
21:15Vous le savez comme moi,
21:17braves gens du Nord
21:18et des alentours,
21:19parce que c'est notre vie,
21:20c'est la vôtre.
21:22Applaudissements.
21:23Applaudissements.
21:25Et même,
21:26Michel-Édouard Leclerc,
21:28qui est d'habitude prudent,
21:29dit,
21:30ah,
21:30les prix du lait
21:31vont probablement
21:33réaugmenter.
21:34Il a bien dit ré.
21:35Ça veut dire que c'était
21:36déjà le cas avant.
21:37Le prix de la viande,
21:38c'est sûr.
21:38Nous allons devoir
21:40intégrer la hausse
21:40des prix agroalimentaires
21:43avec nos prix
21:44pour les matières premières.
21:45Alors, moi,
21:46je vais vous dire,
21:48ce n'est pas acceptable
21:50de se dire
21:51on n'y peut rien.
21:53Ce n'est pas acceptable
21:55de se dire
21:56que ce serait là
21:56une sorte de loi
21:58de la nature.
21:58Ce n'est pas le cas.
22:01C'est le résultat
22:02de politique
22:03et c'est par des moyens
22:04politiques
22:05que l'on peut
22:07redonner
22:07de la marge
22:08de manœuvre
22:09aux êtres humains.
22:10Il faut maîtriser
22:11nos vies.
22:13Il faut maîtriser
22:14nos vies.
22:20Ce pays
22:22souffre
22:22dans sa profondeur.
22:24Il souffre
22:25dans la dignité
22:26qui est celle
22:27des pauvres gens
22:28ou qui le deviennent
22:29et qui toujours,
22:31comme ils disent,
22:32ne veulent pas déranger.
22:33On a sa fierté.
22:35On n'affiche pas
22:36sa misère
22:37dans notre pays.
22:38C'est comme ça.
22:39mais cette souffrance
22:41est là
22:41et elle a le droit
22:42d'être dite,
22:43d'être portée en mots,
22:45d'être exprimée
22:46sur la place publique
22:47pour dire
22:48on doit impérativement
22:50y faire face.
22:52Voici comment
22:53j'envisage
22:54de le faire
22:55car
22:56il faut que notre pays
22:58dorénavant
22:59dispose
23:00quand de telles
23:01circonstances éclatent
23:03d'un moyen
23:04de décréter
23:05l'état d'urgence sociale.
23:07Il y a un état d'urgence
23:08qui est prévu
23:10pour les situations
23:12d'insécurité
23:13ou de trouble
23:15de l'ordre public.
23:16Eh bien,
23:17il doit y en avoir un
23:18quand la situation sociale
23:20des gens vivants
23:21est arrivée au point
23:22où c'est un trouble
23:23de l'ordre public
23:24et de l'ordre personnel.
23:26Il faut qu'il y ait
23:27la possibilité
23:29de décréter
23:29l'état d'urgence sociale
23:31et des moyens
23:32pour y répondre.
23:34de même
23:36que nous devrons
23:38et pourrons
23:39avec les éco-régions
23:41que nous allons créer
23:42et qui vont remplacer
23:44les anciennes régions.
23:47Mobiliser
23:47quand c'est l'occasion
23:49de le faire
23:50et la nécessité
23:51pour un état
23:52d'urgence écologique.
23:54Et alors,
23:55la garde écologique
23:57que nous aurons
23:57constituée
23:58à partir de la réserve
24:00et de la jeune génération,
24:02nous irons,
24:03courant au premier rang,
24:04venir à la rescousse
24:05de tous ceux
24:06qui auront besoin
24:07d'aide
24:07et le reste du temps
24:09pour prendre les mesures
24:10qui permettent
24:11que les catastrophes
24:12s'avancent
24:12et déferlent
24:13sur des gens
24:14sans moyens.
24:15Alors,
24:17voici ce qu'il faut
24:18faire d'urgence.
24:20Bloquer les prix !
24:25Bloquer les marges
24:27de profit
24:28qui ne peuvent
24:29continuer
24:32telles qu'elles sont.
24:34Bloquer les loyers
24:35pour ne pas être
24:37expulsés
24:38avant l'hiver.
24:42Augmenter les salaires
24:44et d'abord
24:45le SMIC.
24:49Et si j'en avais
24:51le pouvoir
24:51à cet instant,
24:52non seulement
24:53nous augmenterions
24:54le SMIC,
24:55mais,
24:56je dirais,
24:58avec les pouvoirs
24:59dont je disposerai,
25:02je demande
25:03une nouvelle convocation
25:04des négociations
25:06annuelles
25:07obligatoires.
25:08Car il ne s'agit
25:09pas seulement
25:10d'augmenter le SWIC,
25:11mais d'augmenter
25:12tous les salaires
25:13intermédiaires.
25:14Et je ne suis pas
25:15d'accord
25:16pour que continue
25:19le scandale
25:21qui est que dans
25:22ces négociations,
25:24on augmente
25:25seulement certains
25:25pour les garder
25:26et pas tous
25:28les autres.
25:28Il faut que tous
25:30retrouvent une marge
25:31de manœuvre
25:32dans leur vie.
25:33Et à titre
25:35exceptionnel,
25:36pour certaines
25:37périodes
25:38exceptionnelles,
25:39peut-être est-ce le cas
25:40aujourd'hui,
25:41il faudra
25:42rétablir
25:43l'échelle mobile
25:44des salaires
25:45comme elle existe
25:46en Belgique,
25:47à côté de chez nous.
25:48C'est-à-dire que
25:49quand les prix
25:50augmentent,
25:51les salaires
25:51aussi augmentent.
25:54Car sinon,
25:56c'est un marché
25:57de dupe.
25:58Et ne croyez pas
26:00que je sois
26:01en train
26:01d'inventer
26:02je ne sais
26:03quelle mesure
26:05exceptionnelle
26:06dont on n'aurait
26:07jamais entendu
26:08parler.
26:09De 1952
26:11à 1983,
26:13la France
26:14avait une échelle
26:15mobile des salaires.
26:16Alors,
26:17je la rétablirai
26:18pour chaque période
26:19de crise
26:20des salaires
26:21comme c'est le cas
26:21actuellement.
26:26Il faut redonner
26:28de la marge
26:29de manœuvre
26:30à notre pays.
26:32Alors,
26:33vous avez vu
26:33comme moi
26:34ces gens
26:34venir
26:35à l'invitation
26:37du MEDEF
26:38qui a raté
26:39une bonne occasion
26:40de ne pas
26:41se ridiculiser.
26:43Et on nous a
26:44installés là
26:45pour parler
26:47à sept
26:49de trois fois
26:50les mêmes questions
26:51des seuls
26:52sujets
26:53qui intéressent
26:54ces gens.
26:55Comment payer
26:56moins de cotisations
26:57qu'ils appellent
26:58des charges
26:59et payer
27:00moins de taxes
27:01et d'impôts ?
27:02Et tout ça
27:05dans un délire
27:08collectif
27:08où toute la droite
27:10et l'extrême droite
27:11étaient là
27:12faisant la queue
27:13pour mieux caresser
27:13la tête
27:14de ceux à qui
27:15il parlait.
27:16Oui,
27:16nous allons supprimer
27:17ces impôts
27:20il ne faut plus
27:21payer de cotisations
27:22et vous avez même
27:24des gens
27:25particulièrement
27:26culottés
27:27qui vous prennent.
27:28C'est leur défaut
27:30vous verrez
27:30mesdames,
27:30messieurs.
27:31C'est ça
27:32qui va les perdre.
27:33Ils ont un défaut
27:34énorme.
27:36Ils nous prennent
27:37pour des imbéciles.
27:40Ils n'ont pas compris
27:42que ce peuple
27:43est plus éduqué
27:44qu'il ne l'a jamais été
27:45de toute son histoire.
27:46qu'il sait lire,
27:48écrire,
27:49compter.
27:52Et quand on entend
27:56M. Retailleau
27:56jouer le rôle
27:57de M. Millet
27:59Oui,
28:00je vais supprimer
28:04dit-il
28:06ceci,
28:06cela,
28:07enfin bref.
28:08Il supprimait tout
28:09je me dis
28:09encore un peu
28:10de patience
28:10et il va faire
28:11comme Millet
28:12il va nous dire
28:13quand il est à la télévision
28:14qu'il entend des voix.
28:17supprimer
28:18et quand vous leur dites
28:19mais qui va payer
28:20tout ce que vous supprimez ?
28:21Voyez cet homme
28:22avec ce culot
28:24monstrueux
28:25dire mais moi
28:25je rends
28:26du pouvoir d'achat
28:28aux Français
28:29puisque je rapproche
28:30le salaire brut
28:32du salaire net.
28:33Mais il oublie
28:34que brut
28:35et net
28:36dans ce pays
28:37tous ceux
28:37qui ont eu
28:38un emploi
28:38ont eu au moins
28:40une fois dans leur vie
28:41une feuille de paye.
28:42et ils savent
28:43que le brut
28:44c'est du salaire
28:45c'est pas un cadeau
28:46et le brut
28:49ça sert
28:50à payer
28:51les cotisations
28:53et quand il dit
28:54je vais vous le rendre
28:55et j'augmente
28:57votre pouvoir d'achat
28:58ah oui
28:58notre pouvoir d'achat
29:00mais pour quoi faire ?
29:01Eh bien
29:02pour vous payer
29:03les assurances
29:04que les cotisations
29:05ne paieront plus
29:06pour vous payer
29:08l'amortissement
29:09de votre chômage
29:10etc.
29:11Mais attendez
29:11pas qu'un peu
29:12pour avoir
29:14le même niveau
29:15de protection
29:16pour votre retraite
29:18qu'avec vos cotisations
29:20actuelles
29:21dans le régime
29:22de répartition
29:23vous devrez
29:24payer
29:25deux fois plus
29:26voilà pourquoi
29:27ces gens
29:28se moquent de vous
29:29et vous
29:29ne soyez pas
29:30assez ballot
29:31pour les croire
29:32ne raisonnez pas
29:34comme je vois
29:35certains le faire
29:36disant
29:37ah ça me donnera
29:37un peu mieux
29:38ça te donnera
29:39rien un peu mieux
29:40tant que t'es
29:41en bonne santé
29:42c'est un peu mieux
29:43mais le jour
29:44où tu es malade
29:45eh bien là
29:46tu sais
29:46combien tu es
29:47reconnaissant
29:48à la société
29:49de faire en sorte
29:50que tu n'as pas besoin
29:51de regarder le prix
29:52des médicaments
29:53pas besoin
29:54de regarder le prix
29:55des machines
29:56parce que tu reçois
29:58selon ton besoin
30:03alors je leur dis
30:06ils nous disent
30:07la France
30:07est en déficit
30:08ah oui
30:09vous voulez
30:10que j'annule
30:11le déficit
30:12mais moi
30:13je vais vous le faire
30:14s'ils insistaient
30:15c'est très simple
30:17chaque année
30:18vous nous coûtez
30:19220 milliards
30:20a dit le sénateur
30:22communiste
30:22Fabien Gué
30:24et le gars
30:25qui présidait
30:25la commission
30:26c'est un gars
30:27de droite
30:27de LR
30:28et lui il a dit
30:29ah non non non
30:30pas 210 millions
30:31seulement 120
30:33eh ben d'accord
30:34la prochaine fois
30:36les 120 millions
30:37vous les verrez pas
30:38parce que le déficit
30:39de l'état
30:39c'est 150
30:40et j'aurais fait passer
30:42le déficit
30:43de 150 milliards
30:44à 30
30:45ça vous va
30:46mais vous n'aurez plus rien
30:50alors
30:51bien sûr
30:53ce que j'en dis
30:55je sais très bien
30:56que si je faisais ça
30:57d'un seul coup
30:57ce serait une catastrophe
30:59il faut encore une fois
31:01organiser
31:02planifier
31:03mais j'en ai marre
31:04qu'on vienne nous donner
31:05des leçons
31:06qu'on dise
31:07le train de vie
31:08de l'état
31:08le train de vie
31:10de l'état
31:10c'est vous
31:11parce que
31:12les cotisations sociales
31:14que vous avez décidées
31:16d'exempter
31:16elles sont payées
31:18par le budget
31:19de l'état
31:19c'est à dire
31:20par vous tous
31:21vos impôts
31:22expliquez-moi voir
31:23pourquoi
31:24les cotisations
31:25dont on exonère
31:27le patronat
31:28sont payées
31:29par les impôts
31:30des ouvriers
31:30je voudrais savoir
31:32pourquoi
31:32ce n'est pas juste
31:34ce n'est pas normal
31:35et ensuite
31:38écoutez-les attentivement
31:40écoutez-les
31:41quand ils parlent
31:42regardez leurs lignes
31:44satisfaites d'eux-mêmes
31:45ils disent
31:46notre système
31:47est très généreux
31:48non
31:49notre système
31:50n'est pas très généreux
31:51nous sommes très généreux
31:53entre nous
31:53parce que nous cotisons
31:54les uns pour les autres
31:55mais vous
31:56pour vous faire mettre
31:57la main à la poche
31:58dans votre porte-monnaie
31:59en poil de hérisson
32:00c'est la mort
32:02à chaque fois
32:02alors
32:05maintenant
32:07le moment est venu
32:08pour vous
32:09d'apprendre
32:10que nous avons
32:11parfaitement compris
32:12que vous mentez
32:13à tout le monde
32:13quand vous dites
32:14ce qui coûte cher
32:16à l'état
32:17c'est notre régime
32:18social
32:19et bien ça ne coûtera
32:20plus rien à l'état
32:21si on rétablit
32:22les cotisations
32:24et si on n'aura plus besoin
32:25de donner
32:26le quart de la TVA
32:28pour payer
32:29les exonérations
32:32voilà la vérité économique
32:35si je prends le temps
32:36de vous l'expliquer
32:37et je sais très bien
32:39que ce sont des chiffres
32:40que c'est un peu aride
32:42que des fois
32:43on a du mal à suivre
32:44et à comprendre
32:44c'est bien normal
32:45il ne faut pas vous en vouloir
32:47si des fois
32:48vous vous dites
32:48ah là j'ai raté quelque chose
32:49j'ai pas tout bien compris
32:51demandez autour de vous
32:52qu'on vous explique
32:53demandez aux syndicalistes
32:55demandez aux camarades
32:56demandez à qui peut vous aider
32:58pour bien comprendre
32:59car la décision
33:01que vous allez avoir à prendre
33:02va être terrible
33:03en 2027
33:05elle va engager
33:07durablement
33:07l'avenir de notre pays
33:09et les relations
33:10de tous ceux qui s'y trouvent
33:11alors j'ai dit
33:12pour l'aide
33:14comment vont-ils faire
33:15pour la dette
33:17regardez-les
33:18ils sont là à dire
33:19ah il faut payer la dette
33:21a dit monsieur Edouard Philippe
33:22la France a une parole
33:24forcément
33:24c'est toi qui l'as fait
33:25la dette
33:25alors je comprends
33:26que tout d'un coup
33:28tu te sentes mal
33:30alors comment vous comptez
33:31la payer
33:32les intelligents
33:33les super génies
33:34qu'est-ce que vous avez trouvé
33:36ils disent
33:37ah
33:37nous allons réduire
33:39le train de vie
33:39ah bon
33:40on est déjà à l'os
33:41qu'est-ce que tu vas réduire
33:43dis-le avant
33:44quand tu dis
33:45je vais faire 120 millions
33:46ou milliards d'économies
33:48dis-ce que tu vas enlever
33:49pour que les gens disent
33:50ah finalement
33:51je préfère faire
33:52comme a dit Mélenchon
33:53parce que ça m'a l'air
33:54d'être plus raisonnable
33:55bien sûr que c'est pas raisonnable
33:57ce qu'ils comptent faire
33:58d'ailleurs
33:59ils ne prévoient pas
33:59de payer la dette
34:00mesdames messieurs
34:02écoutez-moi
34:03quand ils prennent
34:04leur grand verre
34:05ils n'ont pas l'intention
34:07de payer la dette
34:08une fois j'ai demandé
34:09à Bruno Le Maire
34:10je lui ai dit
34:10mais vous comptez
34:11payer comment
34:12il me dit
34:13mais monsieur Mélenchon
34:14la dette est déjà
34:15perpétuelle
34:16on ne la paye jamais
34:17on emprunte
34:18pour payer
34:19ce qu'on doit
34:21ils ne payent pas
34:22la dette
34:23ils la font rouler
34:24comme ils disent
34:25alors ils tombent sur un gars
34:27comme moi
34:27qui leur dit
34:28je ne suis pas d'accord
34:30pour que
34:31quand tout d'un coup
34:32ça prend
34:33la lubie
34:34au marché financier
34:35ils augmentent le taux
34:36parce que c'est vous
34:37qui payez
34:38en ce moment
34:39on emprunte à 4%
34:40c'est ruineux pour nous
34:42mais c'est ruineux
34:43pour tous les pays du monde
34:45et la raison pour laquelle
34:46on paye 4%
34:47c'est pas parce que
34:49soi-disant
34:49on ne travaille pas assez
34:51les français
34:52travaillent plus longtemps
34:53que les allemands
34:54les français
34:55travaillent plus longtemps
34:56que bien des nations
34:57ils sont au milieu
34:58de la fourchette
34:59ce n'est pas le sujet
35:01leur productivité
35:02est une des meilleures
35:03d'Europe
35:04si on arrête
35:05d'additionner
35:06aux travailleurs
35:07qui produisent réellement
35:08quelque chose
35:09des gens
35:10qui sont
35:10aujourd'hui
35:12à l'école
35:13et qu'on compte
35:14comme travailleurs
35:15productifs
35:15parce qu'ils y font
35:17leur temps
35:17d'apprentissage
35:19mesdames, messieurs
35:20vous n'avez rien
35:21à vous reprocher
35:22ce n'est pas vrai
35:23vous n'avez pas
35:24pas assez travaillé
35:25vous n'avez pas
35:26pas assez économisé
35:27vous avez tous fait
35:29ce qu'il fallait
35:29mais vous êtes gérés
35:31par des gens
35:32qui se sont abattus
35:33sur vous
35:34comme des tics
35:34et qui pensent
35:36qu'ils vont continuer
35:37à prendre
35:37et prendre encore
35:38sans jamais rien
35:40rendre aux autres
35:41alors
35:44moi j'ai dit
35:45comment je comptais faire
35:48la dette
35:50que nous devons
35:52à la banque centrale
35:54indépendante
35:55la banque centrale
35:57européenne
35:58la banque centrale
36:00n'a pas le droit
36:01d'acheter directement
36:02à un état
36:02des titres de dette
36:03ils ont décidé ça
36:05c'est absurde
36:06mais elle s'est donné
36:08le droit
36:08qui a été reconnu
36:10par les juridictions
36:11européennes
36:11d'acheter à des banques
36:13privées
36:13les titres
36:15de la dette française
36:16si bien que
36:17la banque centrale
36:18européenne
36:19a un gros tas
36:20de titres
36:21de dette français
36:22et je propose
36:24puisque nous sommes
36:24tous membres
36:25du système euro
36:26que cette dette
36:28soit annulée
36:30je me fous de savoir
36:30si on va la mettre au feu
36:32ils ont retenu ça
36:33pour vous foutre la trouille
36:34moi j'avais dit au feu
36:36au frigo
36:36suspendu au plafond
36:37au feu
36:39Mélenchon a dit au feu
36:40c'est terrible
36:42et les voilà tous
36:43tombés dans mon panneau
36:45parce qu'aussitôt
36:46ils se sont mis à pousser
36:47des cris de putois
36:48qu'on égorge
36:50Mélenchon veut annuler
36:51la dette
36:51il est fou
36:52regardez
36:52plus personne n'aura
36:54confiance en nous
36:55ça nous a pris
36:56une semaine
36:57dix jours d'expliquer
36:58on n'a jamais dit ça
36:59vous devriez écouter
37:00on a dit la dette
37:02à la banque centrale
37:03européenne
37:04pas la dette
37:05aux autres prêteurs
37:06privés
37:07alors mesdames
37:08messieurs
37:08comme j'ai pas le temps
37:09de faire un cours
37:10d'économie politique
37:11toi puisque t'es en face
37:13de moi
37:13je vais t'expliquer
37:15je viens te voir
37:16je se dis
37:17c'est moi Mélenchon
37:18tu peux me prêter
37:19mille balles
37:20parce que là vraiment
37:20ce mois-ci
37:21je sais pas comment
37:22je m'y suis pris
37:23je suis pris là
37:24et toi alors
37:25tu me réponds
37:25et bien je peux pas
37:27parce que
37:29je peux pas
37:29parce que
37:30parce que je dois
37:31déjà un million
37:32un million
37:33mais à qui t'as emprunté ça
37:35et bien à moi
37:36à toi
37:37donc tu te dois
37:38un million
37:39je veux dire écoute
37:40si tu te dois un million
37:41t'as qu'à dire
37:42que tu te les dois plus
37:43et comme ça
37:43l'affaire est réglée
37:44voilà ce que je propose
37:46de faire
37:47avec les titres
37:48de la dette française
37:49dans la banque centrale
37:50européenne
37:54vous allez voir
37:55je prends rendez-vous
37:57avec vous tous
37:59parce que
38:00vous m'avez écouté
38:01vous m'avez écouté
38:03et voyez les français
38:04les français
38:05de toutes opinions
38:06pas seulement
38:07les français de gauche
38:08des français de droite
38:10des français du centre
38:12c'est à dire de droite
38:13des français de gauche
38:15et même
38:16il y a plus de gens
38:17français de droite
38:18qui croient ce que je raconte
38:19que de français
38:20qui se disent de gauche
38:21au parti socialiste
38:22qui croient ce que je raconte
38:28d'après un sondage
38:32il y a plus de gens
38:34qui pensent que j'ai raison
38:36sur ce sujet
38:37que de gens
38:39qui pensent que j'ai tort
38:40autrement dit
38:41la preuve est faite
38:43que quand on fait appel
38:44à l'intelligence collective
38:45avec des arguments
38:47si stupéfiants
38:48que soit une proposition
38:50les françaises
38:51et les français
38:51écoutent
38:52ils raisonnent
38:53ils réfléchissent
38:54ils ne s'arrêtent pas seulement
38:55à ce que leur disent
38:56leurs chefs
39:00et ils s'arrêtent
39:01encore moins
39:02à ce que leur disent
39:04les médias
39:05qui leur mentent
39:06du matin au soir
39:07regardez comment
39:09ce grand journal
39:10de référence
39:11et de révérence
39:12est allé voir
39:14le banquier central allemand
39:15pourquoi l'allemand
39:16on se le demande
39:17sinon par de vieilles habitudes
39:19contractées
39:20il y a bien longtemps
39:21pour lui demander
39:22son avis
39:23et dans l'interview
39:25il n'est pas question
39:26une seule fois
39:27de moi
39:27ni de ma proposition
39:29mais le journal titre
39:31le banquier central allemand
39:32c'est l'allemand
39:33qui l'a dit
39:33donc si l'allemand l'a dit
39:35c'est que ça doit être vrai
39:36parce que l'allemand
39:37est sérieux
39:38tandis que le latin
39:39est frivole
39:40c'est la réputation
39:42qu'on nous a fait
39:43or mesdames, messieurs
39:45si la première puissance
39:47industrielle de l'Europe
39:48est allemande
39:49en effet
39:49la deuxième est française
39:51la troisième est italienne
39:53la quatrième est espagnole
39:55autrement dit
39:56c'est dans les pays latins
39:57qu'on produit en Europe
39:59le plus et le mieux
40:01mais
40:04qu'a dit l'allemand
40:06d'après ce journal
40:08le journal d'île
40:09condamne fermement
40:11la proposition
40:12de monsieur Mélenchon
40:13point 1
40:14monsieur Mélenchon
40:15s'en moque
40:16il ne dépend pas
40:17du banquier central allemand
40:18point 2
40:19le banquier central allemand
40:21a mis contre
40:22un argument
40:22qui n'existe pas
40:23il dit
40:24les statuts de l'Union Européenne
40:25l'interdisent
40:26c'est faux monsieur l'allemand
40:28c'est faux
40:29déjà la justice européenne
40:31a donné raison
40:32la dernière fois
40:33quand les titres ont été achetés
40:35ok
40:35ça veut dire donc
40:36que nous sommes en état
40:37de les convaincre
40:38mais nous devrons le faire
40:40parce que vous verrez
40:41je vous prends tous à témoin
40:43en ce moment
40:44les taux sont à 4%
40:46pas parce que vous avez fait
40:48quelque chose de travers
40:49mais parce qu'il se trouve
40:51que les investissements
40:53dans l'intelligence artificielle
40:55captent des milliards
40:56et mesdames et messieurs
40:58des quantités telles d'argent
41:00qu'il n'existe aucun modèle économique
41:02qui garantisse à ceux qui prêtent
41:05qu'il y aura un retour
41:06sur investissement
41:07donc les taux montent
41:08et d'un autre côté
41:09la banque centrale nord-américaine
41:12doit
41:12sait
41:13que l'état américain
41:14doit
41:1530 000 milliards
41:17de dollars
41:17et que même
41:18en faisant comme ils font
41:20d'habitude
41:20ça ne marche plus
41:21ils se sont rachetés
41:23une partie de leurs dettes
41:24et tout le monde sait
41:25que cette masse
41:26invraisemblable
41:27de monnaie
41:28pourrait retomber
41:29dans l'économie réelle
41:30et provoquer
41:31une catastrophe universelle
41:32alors vous verrez
41:34que reviendra
41:35la saison
41:36où on annule
41:37les dettes
41:37sans discuter
41:38comme on l'a fait
41:39en 2008
41:41et c'est le peuple
41:42qui a payé
41:44et monsieur le banquier allemand
41:46se souviendra
41:48qu'en 1953
41:50toute l'Europe
41:52a annulé
41:53les dettes
41:53de l'Allemagne
41:54pour qu'elles puissent
41:55remonter sur le cheval
41:56alors le moment est venu
41:58que les Allemands aussi
41:59fassent le geste
42:01et je suis sûr
42:02que je les convaincrai
42:03pourquoi veux-je les convaincre ?
42:05parce qu'ils sont
42:06dans le même monde
42:07et dans la même situation
42:08que nous
42:09ils doivent investir
42:11massivement
42:11pour l'instant
42:12ils ont cette lubie
42:13de faire des armes
42:14ils veulent faire
42:14la plus grande armée
42:16conventionnelle d'Europe
42:17et bien
42:17si c'est moi le président
42:18je leur dirai
42:20que je ne trouve pas
42:20que c'est une bonne idée
42:22parce que
42:23s'ils font la plus grande armée
42:24il faut qu'ils nous expliquent
42:25pour faire la guerre
42:26à qui
42:26ils la font
42:27parce que nous
42:28ne voulons faire la guerre
42:29à personne
42:29et il est clair
42:30que la France
42:31ne participera jamais
42:33à rien
42:34qui aille dans le sens contraire
42:36mais
42:36ils ont besoin
42:38comme nous
42:38d'équipements
42:39pour faire face
42:40à la crise climatique
42:42et ce pays
42:43dont on nous a chanté
42:44les merveilles
42:45comme un modèle
42:46et bien
42:47ce pays
42:47pendant plus de 20 ans
42:49n'a pas investi
42:50dans les bâtiments
42:51à construire
42:52les ponts
42:53les routes
42:54les chemins de fer
42:55les écluses
42:56il y a 4000 ponts
42:57à refaire
42:58en Allemagne
42:59il y a des centaines
43:01d'écluses
43:01il y a des milliers
43:03d'établissements scolaires
43:04ils doivent investir
43:05et bien
43:06s'ils investissent
43:07à 4%
43:07ça va commencer
43:08à faire cher pour eux
43:09d'ailleurs
43:10l'année qui vient
43:11ils en prennent
43:12plus que nous
43:12les français
43:13qui sommes
43:14paraît-il
43:14les poches percées
43:15de l'Europe
43:16vous pouvez avoir
43:17confiance
43:18dans ce que je vous dis
43:19vous irez vérifier
43:20ne me croyez pas
43:22sur parole
43:22mais il n'y a rien
43:24dans ce que je vous propose
43:25qui n'ait été médité
43:27réfléchi
43:28calculé
43:29j'admets qu'on puisse
43:30voir la vie autrement
43:31mais je n'admets pas
43:33qu'on nous reproche
43:34que nous ne maîtrisons pas
43:35les sujets
43:36que nous abordons
43:37car nous avons travaillé
43:39beaucoup travaillé
43:40avec les économistes
43:42à notre programme
43:45et puis
43:46je veux faire
43:47un pôle public
43:48bancaire
43:49notre pays
43:50est plein
43:51d'argent
43:52vous m'entendez
43:54plein d'argent
43:55aujourd'hui
43:56dans l'assurance vie
43:58il y a de l'argent
43:59qui est placé
44:00par le système
44:01qui s'en occupe
44:02il y a là-dedans
44:032000 milliards
44:06il y a la caisse
44:07des dépôts
44:07et consignations
44:08là-dedans
44:09il y a 1800 milliards
44:11il y a le livret
44:12à 400 milliards
44:14par conséquent
44:15il s'agit
44:16de trouver
44:17l'arrangement
44:18qui permette
44:19que ces sommes
44:20puissent être dirigées
44:21vers les investissements
44:23dont notre pays
44:24a besoin
44:24pour y créer
44:25des entreprises
44:26et non pas
44:27le statut
44:28net
44:28de la banque française
44:30d'investissement
44:31qui est chargée
44:31de faire de la valeur
44:33et qui va être incapable
44:34d'acheter une usine
44:36qui fabrique
44:36de la colle
44:37pour fixer les pièces
44:40des avions
44:40mais qui va acheter
44:41de l'argent
44:42dans des chaînes
44:44de restaurants
44:44dont nous n'avons pas besoin
44:46et autres arrangements
44:47de cette forme
44:48voire
44:48quand nous en avons fait
44:50la démonstration
44:51dans la commission
44:53qu'a dirigée
44:54Aurélie Trouvé
44:54ancienne présidente
44:56de la commission
44:57des affaires économiques
44:58de l'Assemblée nationale
44:59nous avons fait
45:00la démonstration
45:01que cette banque
45:02aide
45:02des fonds
45:03de pension
45:04nord-américains
45:05et autres
45:05à acheter
45:06des entreprises françaises
45:07ce scandale
45:08cessera
45:09à l'instant même
45:10où j'y mettrai les pieds
45:11c'est une honte
45:18alors
45:19vous avez à peu près tout
45:20mais
45:21je ne veux pas oublier
45:22une mesure
45:23parce que des camarades
45:24m'ont dit
45:24il faut que tu le dises
45:25il faut que tu le dises
45:27nous allons faire des stocks
45:29vous comprenez
45:30pour éviter d'être pris
45:32comme des imbéciles
45:33à ne pas avoir
45:33ce qu'il nous faut
45:34il faut faire des stocks
45:35le capitalisme contemporain
45:37lui ce qu'il veut
45:38c'est des flux
45:39il lui faut sans cesse
45:40que la marchandise
45:41se transforme en argent
45:42pour redevenir
45:43de la marchandise
45:44c'est Karl Marx
45:45qui nous a décrit
45:46ce phénomène là
45:46et il faut que ça tourne
45:48et toujours plus vite
45:49mais les sociétés humaines
45:51ne peuvent pas vivre
45:52en dehors du temps long
45:54il leur faut d'abord
45:55s'approprier le temps long
45:57depuis qu'il y a
45:58des êtres humains
45:59quand les villes
46:00ont été créées
46:02leur première raison d'être
46:03c'était un projet parmi d'autres
46:05il y avait d'autres manières
46:07de vivre
46:07et il a fallu 160 générations
46:10pour que le fait de vivre en ville
46:12devienne un modèle assez répandu
46:14mais la population humaine
46:16qui habite en ville
46:17n'est majoritairement en ville
46:19que depuis 2008
46:21nous avons donc des millénaires
46:23d'un autre modèle de vie derrière nous
46:25et qu'est-ce qu'on faisait
46:26pourquoi avait-on créé ces villes
46:28pour pouvoir faire du stockage
46:30entre deux saisons
46:32celle où l'on récolte
46:33et celle où il n'y a plus à manger
46:35parce que c'est l'hiver
46:36faire des stocks
46:37c'est le minimum
46:40du sentiment économique humain
46:41il faut faire des stocks
46:43d'ailleurs
46:43vous n'avez qu'à regarder votre corps
46:45il arrive des fois
46:46qu'il fasse des stocks
46:47dont vous vous passeriez bien
46:49et bien c'est ainsi
46:50et oui
46:51il y a des constantes
46:53de la vie de l'humanité
46:54il est temps d'en revenir à ça
46:55notamment pour ce qui concerne
46:57l'alimentation
46:59il faut se réapproprier
47:01le temps long
47:01c'est la raison pour laquelle
47:03nous ferons de la planification écologique
47:05vous ne vous rappelez pas
47:06pour certains d'entre vous
47:07à votre mine
47:08je vois que vous êtes trop jeunes
47:09pour vous en rappeler
47:10mais la première fois
47:11que j'ai parlé
47:12de planification écologique
47:14ah là là là là
47:17la planification
47:18monsieur Mélenchon
47:19c'est l'URSS
47:20vous n'y pensez pas
47:22on planifie
47:23blablabla
47:23et maintenant
47:24ils parlent tous
47:24de planification écologique
47:26parce que j'aurais pu appeler ça
47:27gestion prévisionnelle
47:29c'est ce qu'ils font
47:29dans toutes les entreprises
47:30il faut planifier
47:32si nous ne planifions pas
47:34notre pays sera emporté
47:37comme un fœtu de paille
47:38par le changement climatique
47:40nous devons tout planifier
47:43et organiser autant qu'on peut
47:44ça n'empêchera pas
47:48que tel ou tel
47:50pour son entreprise
47:52fasse autre chose
47:53nous n'obligerons personne
47:55à suivre le plan
47:56ceux qui ne veulent pas
47:58ne suivront pas le plan
47:59mais alors ceux-là
48:00ne viendront pas
48:01demander des aides
48:02et ceux qui viendront
48:04participer
48:05à l'exécution du plan
48:06et bien ils seront aidés
48:07voilà comment
48:08il n'y aura plus d'aide
48:10sans contrepartie
48:11voilà de quelle manière
48:15je veux faire
48:18alors
48:19il faut que je me dirige
48:21vers ma conclusion
48:22pour surprendre tout le monde
48:24d'habitude ça dure une heure et quart
48:27et j'ai regardé
48:29la liste
48:30des choses invraisemblables
48:32que j'ai entendues
48:33ces temps derniers
48:34vous n'êtes pas au courant
48:36mais vous savez
48:37qu'on vous a déjà pris
48:38en 2003
48:39un jour férié
48:42en vous regardant
48:43pour dire
48:44les français
48:45les jours fériés
48:47les français
48:48ça profite
48:48et bien non
48:49c'est pas en France
48:51qu'il y a le plus
48:51de jours fériés
48:52c'est en Allemagne
48:56on va suivre le modèle
48:57je trouve
48:58ça vaut la peine
48:59ils ont 25 jours
49:01et nous 14
49:03on pourrait faire allemand
49:04un peu
49:06je vous passe le détail
49:07de tous ceux
49:08qui sont dans cette situation
49:09mais
49:10qu'est-ce qu'ils ont fait
49:11avec ce jour férié
49:13c'était fait pour payer
49:14les conséquences
49:16de la canicule de 2003
49:17ça quand même
49:18il y en a qui s'en rappellent ici
49:20vous savez combien
49:21ça a rapporté là
49:22depuis 2003
49:2460 milliards
49:25vous les avez vus
49:27les 60 milliards
49:28où ils sont
49:29et bien
49:30la majorité des EHPAD
49:32n'a toujours pas
49:32de climatisation
49:34et cette année
49:35non seulement
49:36toutes les écoles
49:37n'en ont pas
49:37mais le programme
49:38pour climatiser
49:39les écoles
49:40a été divisée
49:41par 5
49:42c'est pas génial
49:43voilà des dirigeants
49:45qui ont le sens
49:45de la propos
49:47oui vous
49:48vous absolument
49:51et ils se chuchotent
49:52dans les couloirs
49:53que tout compte fait
49:54on va peut-être encore
49:56vous prendre
49:56un jour férié
49:58alors
49:58moi
49:59j'ai qu'une chose
50:01à dire au gouvernement
50:02ils devraient regarder
50:03ce qui se passe
50:03quand on fait un meeting
50:04des insoumis
50:07alors d'accord
50:07c'est parce que
50:08les insoumis
50:09sont très brillants
50:11et qu'il y en a partout
50:12c'est ça la catastrophe
50:14et puis surtout
50:14n'oubliez pas
50:15c'est moi votre tyran
50:17c'est à dire
50:17que tous les jours
50:18vous devez continuer
50:19à m'appeler
50:19pour savoir quoi faire
50:21et je vous le dirai
50:22précisément
50:22avec votre fiche personnelle
50:24il y en a partout
50:26dans toutes les administrations
50:27dans tous les métiers
50:29et tous ces gens
50:30qui sont partout
50:32demandez-vous
50:33pourquoi ils sont là
50:35demandez-vous
50:36pourquoi il y a eu
50:37tant de monde
50:37à Saint-Denis
50:38pourquoi il y en a tant
50:39ici aujourd'hui
50:41pourquoi il y en a eu tant
50:43aux enfants
50:46ce n'est pas
50:47seulement
50:49à cause de notre talent
50:51c'est parce que
50:53ce pays bouillonne
50:54et en a assez
50:56exaspéré
50:56d'être dirigé
50:57par des bons à rien
50:58qui leur font honte
51:03et de voir
51:04des politiciens
51:06à la ramasse
51:07qui n'arrivent pas
51:08à la cheville
51:09tout en me critiquant
51:11et qui sont incapables
51:12d'imaginer
51:13quoi que ce soit
51:14qui propage autre chose
51:16que des misères
51:16et des souffrances
51:17autour d'eux
51:18à un peuple
51:19qui travaille tant
51:20qui fait tant d'efforts
51:21et qui est capable
51:22de se montrer
51:22à chaque étape
51:23de son histoire
51:24si magnifiquement
51:26solidaire
51:26voilà qui nous sommes
51:28nous autres français
51:28nous méritons mieux
51:30qu'eux
51:35vous savez
51:37ce qui m'a frappé
51:38à cette réunion
51:40du MEDEF
51:41ils avaient l'intention
51:43de montrer
51:44qu'ils sont le centre
51:45du monde
51:45et que les choses
51:47doivent s'organiser
51:48autour de leurs obsessions
51:51alors quand je leur dis
51:53le changement climatique
51:54va couper les routes
51:55d'approvisionnement
51:56de la production
51:57ils s'en foutent
51:58ils n'en parlent pas
51:59quand je leur dis
52:01plus ça va être détruit
52:03plus vos usines aussi
52:05le seront
52:06plus toutes les infrastructures
52:08le seront
52:09donc vous êtes concernés
52:10et la prochaine fois
52:12vous reviendrez pleurer
52:13dans mon gilet
52:13en me disant
52:14tout est cassé
52:15il faut réparer
52:16je vous connais
52:18réfléchissez
52:19vous savez
52:20ce qui va vous arriver
52:21il va vous arriver
52:22que les sociétés
52:23d'assurance
52:24elles ne savent pas
52:25assurer un monde
52:26à plus
52:27de 2 degrés
52:28de chaleur supplémentaire
52:30le patron
52:31de la plus grosse boîte
52:32d'assurance
52:33de notre pays
52:33a dit
52:34je ne sais pas assurer
52:35un monde
52:36à plus de 4 degrés
52:38donc ils vont augmenter
52:39les assurances
52:40et ça va faire
52:41comme pour les petits paysans
52:42les petits paysans
52:44aujourd'hui
52:44on leur dit
52:45ah ben vous n'avez
52:45qu'à vous assurer
52:46mais on leur demande
52:48des sommes telles
52:49qu'ils ne peuvent pas
52:50s'assurer
52:51si bien que
52:52quand ils perdent
52:52ils perdent tout
52:53d'un seul coup
52:54les assurances
52:55vont être menacées
52:56dans leur stabilité
52:57financière
52:58or le système
52:59des assurances
53:00c'est les plus grosses
53:01capitalisations du monde
53:02dès lors
53:03c'est le système
53:04financier tout entier
53:05qui est impliqué
53:07par les conséquences
53:08sur le système
53:09d'assurance
53:09du changement climatique
53:11ah ils n'y ont pas
53:12pensé non plus
53:13ils ne pensent qu'à une chose
53:14comment diminuer
53:15les cotisations
53:16et les taxes
53:17et sinon
53:18supprimer les normes
53:20supprimer les normes
53:22qu'est-ce qu'on peut dire
53:23de plus bête que ça
53:24d'où croyez-vous
53:25que surgissent les normes
53:27ben de la demande
53:28vous ne voulez pas
53:29qu'il y ait plus
53:30de telle ou telle quantité
53:32de tel ou tel produit
53:33dans l'alimentation
53:35vous voulez que les écrous
53:36quand vous en achetez
53:37ben ils correspondent à des boulons
53:39il faut bien qu'il y ait des normes
53:40et ainsi de suite
53:41c'est la pensée au rat du bonnet
53:43de gens qui ne se préoccupent
53:45de rien de sérieux
53:46et qui sont là
53:47couchés sur leur magot
53:48ça n'a pas de sens
53:50alors je préfère le dire ici
53:51ma conclusion en sortant
53:52de la réunion
53:53du MEDEF
53:54c'est que si nous dirigeons
53:56ce pays
53:57bien sûr nous recevrons
53:58le MEDEF
53:59et nous offrirons le café
54:01et les gâteaux
54:02qui vont avec
54:04mais c'est pas avec eux
54:05qu'on va discuter
54:07c'est avec les branches
54:08industrielles
54:09une par une
54:10parce que c'est là
54:10que se trouvent les gens
54:11sérieux
54:11et on fera pareil
54:13avec les syndicats
54:17et puisque
54:19tous ces gens là
54:20passent leur vie
54:21à nous regarder de travers
54:23en nous donnant
54:24des leçons de démocratie
54:25parce qu'il paraît
54:26que les régimes
54:27qu'ils soutiennent
54:27sont démocratiques
54:29et bien
54:30réjouissez-vous
54:31si les insoumis
54:32arrivent au pouvoir
54:33les règles
54:34de la représentativité
54:36patronale
54:36seront changées
54:37et
54:38on donnera
54:39plus de place
54:39à la petite
54:41et moyenne
54:41d'entreprise
54:42dans toutes les institutions
54:43suivant les votes
54:44et
54:45on donnera
54:46plus de place
54:47aux représentants
54:49de l'économie sociale
54:50et solidaire
54:51qui représentent
54:5219%
54:53du salariat
54:54de ce pays
54:55et
54:56c'est pas trop là
54:57c'est eux
54:58qui vont nous aider
54:59à mettre en place
55:00l'économie circulaire
55:01dont on a besoin
55:02pour pouvoir
55:03récupérer
55:04cette masse
55:05immense
55:05de matériaux
55:06que vous foutez
55:07à la poubelle
55:07et qui sont
55:08dans les décharges
55:09ou qui sont
55:10condamnés
55:10à être brûlés
55:11au lieu d'être
55:12retraités
55:12amis camarades
55:14il n'est pas vrai
55:16que nous soyons
55:17condamnés
55:17à la médiocrité
55:19notre pays
55:20peut
55:20et va faire
55:21de très grandes choses
55:22sur le plan
55:23technique
55:24c'est nous
55:25qui allons mettre
55:26au point
55:26les machines
55:27qui vont capter
55:28l'énergie
55:29de la mer
55:29c'est nous
55:30qui allons mettre
55:31en route
55:31le premier avion
55:32spatial
55:33c'est nous
55:34qui allons
55:34redévelopper
55:35l'impossibilité
55:37pour les camions
55:37de traverser le pays
55:38et qui iront
55:39de la frontière
55:40du nord
55:40où vous vous trouvez
55:41à celle du sud
55:42soit par le fret
55:43soit par d'autres voies
55:45c'est nous
55:45qui allons
55:46réouvrir
55:47les points de passage
55:47pour qu'il y ait
55:48un, deux, trois
55:50très grands ports
55:51en France
55:51comme le Havre
55:52comme Fosse-sur-Mer
55:54comme peut-être
55:55Brest
55:55par lesquels
55:56les navires
55:57qui dorénavant
55:58passent par le nord
55:58pourront s'arrêter
56:00nous ne sommes pas
56:01en panne d'ambition
56:02nous ne sommes pas
56:03en panne d'ambition
56:04technique
56:05mais avant toute chose
56:07il y aura
56:08enfin un gouvernement
56:09qui se rappelle
56:10que dans ce pays
56:12ce qui existe
56:13d'abord
56:13ce ne sont pas
56:14des abstractions
56:15et des chiffres
56:16mais des êtres humains
56:17qui ont droit
56:18à leur part de bonheur
56:20et dont ceux
56:21qui les dirigent
56:23doivent s'occuper
56:24avant tout
56:25oui
56:26nous allons
56:27rétablir l'ordre
56:29l'ordre de la dignité
56:31l'ordre du droit
56:32au logement
56:32l'ordre du droit
56:34de se nourrir
56:35l'ordre du droit
56:36d'être soigné
56:37voilà l'ordre
56:38auquel nous aspirons
56:39plutôt que la pagaille
56:41indescriptible
56:41que nous avons
56:42sous les yeux
56:49et voilà
56:51je vous ai tout dit
56:52à bientôt tout le monde
56:53applaudissements
56:56applaudissements
56:57applaudissements
56:58applaudissements

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