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  • il y a 7 semaines
Raphaël Glucksmann, candidat “Place Publique” à l’élection présidentielle, était l’invité du Face-à-Face sur BFMTV ce vendredi 4 septembre. Il est revenu sur la primaire de la gauche, les mégabassines ou encore la colère agricole...

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Transcription
00:00Bonjour Raphaël Glucksmann, merci de répondre à mes questions ce matin.
00:03Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, candidat à cette primaire du Parti Socialiste et de Place Publique.
00:08Vous êtes également député européen.
00:10Beaucoup de questions à vous poser.
00:11Votre programme qui, de jour en jour, se complète sur les retraites, sur les héritages, sur les taxes, sur l
00:18'école.
00:19Mais au fond, en préparant cette interview, je me demandais si cette rentrée n'était pas en train de devenir
00:25la rentrée de François Hollande
00:26plutôt que la rentrée de Raphaël Glucksmann.
00:28Est-ce que le candidat de la gauche, ce n'est pas en train de devenir François Hollande ?
00:33Écoutez, moi je pense qu'on aura besoin de tout le monde.
00:35Et je suis très content que François Hollande expose ses idées, qu'il développe sa vision du monde.
00:41Mais là, nous, nous avons une primaire qui va décider du candidat ou de la candidate de l'espace social
00:46-démocrate,
00:47de l'espace socialiste et démocrate.
00:48Et je compte bien, moi, l'emporter et être ce candidat pour remporter l'élection présidentielle.
00:54Parce que je pense que notre espace politique peut gagner cette élection.
00:57Donc lui, il est dans un autre timing que le vôtre.
00:59On a l'impression que pour lui, cette primaire même n'existe pas.
01:02À part le fait qu'il dit qu'il va y voter, puisqu'il est lui-même adhérent.
01:07Mais il dit, en fait, la vraie question, elle se posera en décembre.
01:09Comme si, au fond, vous, vous étiez candidat à une élection pour du beurre.
01:12Mais non.
01:13En fait, la stratégie de François Hollande, elle est limpide et elle est parfaitement respectable.
01:16Il attend de voir si je réussis à enclencher une dynamique.
01:23Mais c'est pareil pour tout le monde, vous savez.
01:25Moi, depuis le début, j'essaye de régénérer cet espace politique et de dire une chose simple.
01:30J'en ai marre de cette gauche qui joue toujours le coup d'après, qui est habitée par l'esprit
01:35de défaite,
01:36qui sacrifie ses principes pour des circonscriptions.
01:38Et je veux, moi, que nous gagnions l'élection présidentielle.
01:41Donc, en fait, voilà, la responsabilité, elle pèse sur mes épaules.
01:45Il faut que j'enclenche cette dynamique.
01:46Et aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que cette dynamique commence.
01:50Ça fait une semaine qu'on est en campagne.
01:51C'est-à-dire ?
01:51Ça fait une semaine qu'on est en campagne.
01:53Les sondages augmentent.
01:54Il y a un enthousiasme sur le terrain.
01:56Des adhésions en masse.
01:57Et d'ailleurs, j'en profite ce matin pour m'adresser à vos auditeurs et vos téléspectateurs en leur disant
02:01« Si vous en avez marre de vous plaindre de l'état de la gauche, venez adhérer,
02:06emparez-vous de ce scrutin.
02:08Changez-la.
02:09Et on va prendre ensemble le pouvoir pour changer la vie des Françaises et des Français
02:13parce qu'on en a marre de ces dix années d'injustice et d'impasse du macronisme
02:16et parce qu'on ne veut pas que notre pays soit offert à Mme Le Pen et à l'extrême
02:21droite.
02:22Mais vous comprenez que quand on entend François Hollande, qui clairement a un programme,
02:27il le développe dans son livre.
02:29Mais vous inquiétez pas qu'on le fait aussi, mais il est déjà partout.
02:32Justement, il est partout, il parle partout et il est en campagne.
02:36Il ouvrira même à partir de lundi un QG de campagne à Paris dans le 11e.
02:42Est-ce que ça ne veut pas dire que votre élection à vous, c'est le brouillon
02:44et que le vrai candidat, il arrive en décembre et qu'il est en train de préparer son décollage ?
02:49Écoutez, dans toutes les enquêtes d'opinion, je suis largement devant.
02:52J'ai fait un score aux Européennes qui a suscité un espoir chez les millions de Françaises et de Français.
02:57Et il y a là l'opportunité de résoudre la question de la candidature.
03:03Ça s'appelle une primaire.
03:04Les adhérents du Parti Socialiste, de places publiques et ceux qui voudront nous rejoindre
03:08et adhéreront à la plateforme commune pourront choisir, choisir leur candidat.
03:13Mais vous savez, la malédiction de cet espace politique, de la gauche démocratique,
03:18c'est que nous, on est enfermés dans des questions de personnes et de process.
03:21On débat sur le nombre de débats, on débat sur la nature de tel ou tel processus,
03:26pendant que les autres font campagne.
03:27Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas finalement François Hollande, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann.
03:32Moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'on engage la bataille avec Marine Le Pen, avec Jean-Luc Mélenchon,
03:39avec Édouard Philippe, qui sont nos véritables concurrents dans cette élection.
03:43Et donc, à force de ne penser qu'à soi, de se regarder le nombril,
03:47la gauche démocratique perd toutes les élections nationales.
03:49Moi, je veux mettre frein à cet esprit de défaite.
03:51Si votre argument, Raphaël Glucksmann, c'est de dire,
03:54j'ai lancé une grande dynamique au moment des Européennes,
03:56donc ça va me porter.
03:58Yannick Jadot avait fait 14% aux Européennes.
04:01Je vous remercie d'évoquer Yannick Jadot,
04:03parce qu'ensemble, nous allons mener la révolution écologique.
04:06Eh bien, vous avez vu ces chiffres, j'imagine que vous les avez analysés.
04:08Il avait fait à peu près le même score que vous, aux Européennes.
04:10Il s'est totalement écroulé aux présidentielles.
04:12Donc là, la dynamique des Européennes, ce n'est pas la même.
04:15Ce qu'on est en train de construire, c'est une équipe,
04:17une équipe pour gouverner le pays,
04:19avec Yannick Jadot, avec Boris Vallaud,
04:21avec Carole Delga, avec Laurence Rossignol,
04:24avec Nicolas Maillot-Rossignol,
04:25avec Aurore Laluc.
04:26En fait, nous sommes en train de construire
04:29l'équipe qui va d'abord refonder la gauche
04:31sur des bases claires,
04:32et qui ensuite va gouverner ce pays.
04:35Et moi, je suis convaincu
04:37que les Françaises et les Français en majorité
04:39ne voudront pas reconduire un ancien Premier ministre
04:41d'Emmanuel Macron pour reproduire les mêmes politiques
04:43avec les mêmes gens,
04:44pour que vous, vous soyez obsédés par une question,
04:47c'est quel est le poste de M. Darmanin ?
04:49Alors, est-ce qu'il sera Premier ministre,
04:51ministre de la Défense, ministre d'Affaires étrangères ?
04:52On en a marre.
04:53On en a marre.
04:54Et donc, il faut tourner cette page.
04:56Mais pour tourner cette page,
04:57il faut une offre politique nouvelle.
04:59Et c'est ce que nous allons proposer
05:01avec des changements radicaux.
05:02Donc pour vous, l'écologie,
05:03l'écologie, ça a été votre premier déplacement.
05:05C'est extrêmement important.
05:06Vous avez entendu ce matin
05:07un milliard d'euros
05:08qui vont être débloqués
05:10pour aider les agriculteurs.
05:12Vous auriez, vous aussi,
05:12débloqué cette aide-là,
05:13si vous étiez président ?
05:14Oui, parce que la sécheresse,
05:14il faut une aide d'urgence
05:15pour nos agriculteurs.
05:16On a besoin de nos agriculteurs.
05:18On a besoin qu'en France,
05:19eh bien, il y ait encore des paysans.
05:21On a besoin d'eux,
05:23y compris pour mener à bien
05:24la transformation écologique.
05:25Ils seront l'avant-garde
05:26de cette transformation des agriculteurs.
05:28Mais moi, ce que je note,
05:28c'est que dans le même temps,
05:30eh bien, on sabote.
05:31On sabote le fonds
05:32qui était destiné
05:32à la rénovation thermique des écoles,
05:34à l'adaptation des écoles
05:36à la canicule.
05:37On a eu des enfants
05:38qui ont littéralement cuit
05:40dans leur salle de classe.
05:41Et on est à nouveau
05:42dans une alerte canicule aujourd'hui.
05:43Voilà.
05:44Et alors, aujourd'hui,
05:45qu'est-ce qu'on apprend ?
05:46Eh bien, c'est que le gouvernement
05:48diminue de 60 millions
05:50le fonds qui était destiné
05:51à adapter nos classes aux canicules
05:53et que donc, l'année prochaine,
05:55eh bien, on se retrouvera
05:56exactement dans la même situation
05:57que cette année.
05:58Et cette impréparation permanente
06:00face au réchauffement climatique,
06:01eh bien, c'est un scandale.
06:02Ça met en danger nos enfants.
06:03Ça casse la continuité
06:04du service public.
06:05Ça oblige les écoles à fermer.
06:06Ça empêche les enfants d'apprendre.
06:08Et le résultat
06:09de toute cette impréparation,
06:11c'est que la France
06:12sombre dans le chaos
06:13à chaque événement climatique.
06:15Eh bien, moi,
06:15je mettrai fin à cela.
06:16Nous lancerons
06:17la révolution écologique,
06:18l'adaptation de la France
06:19au changement climatique.
06:20Et nous serons prêts.
06:22La France sera gouvernée.
06:22Vous les adapterez comment ?
06:24Est-ce que vous accepterez
06:25l'idée de clim dans les écoles ?
06:26Il faut de la clim.
06:28Nous, on n'a aucun problème
06:29avec l'existence de la clim.
06:30Il faut dans l'urgence de la clim.
06:31Mais ça ne suffit pas.
06:33La clim n'est pas la réponse
06:34au réchauffement climatique.
06:35Donc, il faut un plan
06:36de rénovation des écoles.
06:37Vous savez que 30%
06:38des écoles françaises
06:40sont délabrées
06:41ou insalubres.
06:42Et donc, nous,
06:42ce que nous proposons,
06:43c'est un plan
06:43de bâtisseurs d'écoles.
06:45On a, en gros,
06:464000 écoles à rénover
06:48chaque année.
06:48Ça suppose des investissements.
06:50Les collectivités locales
06:51ne pourront pas le faire seules.
06:52Et aujourd'hui,
06:53oui, avec une participation
06:54de l'État,
06:55et aujourd'hui,
06:56le gouvernement envoie le signal
06:57qu'on a déjà tourné
06:59la page de la canicule.
06:59Mais c'est normal.
07:00Parce que depuis 10 ans,
07:01ils gouvernent comme ça.
07:02Ils font des séquences.
07:03Ils arrivent.
07:03Un ton martial.
07:05Nous ferons face
07:05à la canicule.
07:06Et 10 jours après,
07:08ils ont oublié
07:09et ils sabotent
07:10les budgets
07:11qu'eux-mêmes ont annoncés.
07:12Raphaël Glucksmann,
07:13sur ce plan,
07:14pour l'agriculture.
07:15Il y a deux questions
07:16en particulier
07:17sur lesquelles je voudrais
07:18vous interroger.
07:18Vous avez dit
07:19qu'on aura besoin d'eux aussi
07:20pour s'adapter
07:20au réchauffement climatique.
07:22La question du stockage de l'eau.
07:23Edouard Philippier est favorable.
07:25Il dit oui,
07:26il va falloir stocker l'eau.
07:27Les Espagnols le font.
07:28Et en France,
07:29il y a un débat là-dessus.
07:30Vous, vous êtes pour
07:31ou vous êtes contre ?
07:31Moi, je suis pour
07:32le stockage de l'eau
07:33et simplement,
07:34les méga-bassines,
07:36ce qu'il faut,
07:37c'est un moratoire
07:38sur ces méga-bassines
07:39pour une raison simple.
07:39C'est qu'il faut
07:40de la concertation
07:41dans l'utilisation commune
07:42de l'eau.
07:43Et c'est pour ça que nous,
07:44ce qu'on propose,
07:44c'est des parlements de l'eau.
07:45Que tous les acteurs
07:46d'un territoire
07:47puissent avoir leur mot
07:48et dire,
07:48pour ne pas que l'eau
07:49soit captée
07:50par quelques exploitations.
07:51Donc, vous voulez bien
07:52qu'on la stocke ?
07:53Non, mais ce que je veux dire...
07:54Pardon, je veux essayer
07:55de comprendre.
07:55La méga-bassine,
07:56la méga-bassine,
07:57OK ?
07:57Non, pas les méga-bassines.
07:59Pas les méga-bassines.
08:00Les rétentions d'eau,
08:01puisque c'est ça
08:02quand vous dites
08:02qu'on stocke.
08:03Bien sûr qu'il faut
08:03des rétentions d'eau.
08:04Bien sûr que sur certains
08:05territoires, c'est nécessaire.
08:06Mais la méga-bassine
08:07qui irrigue seulement
08:09quelques exploitations
08:10et qui prive
08:11les autres agriculteurs
08:12de l'accès à l'eau,
08:13ça ne fonctionne pas.
08:14Donc, nous, ce qu'on veut,
08:15c'est une gestion
08:15démocratique de l'eau.
08:16Mais je vais vous dire
08:17une chose très simple.
08:18Pourquoi les agriculteurs
08:19seront à l'avant-garde
08:20de la transformation écologique ?
08:21Mais parce que le premier geste
08:23que devra faire
08:23un président de la République
08:24quand il sera élu
08:25en mai prochain,
08:27c'est d'aller renégocier
08:28la politique agricole commune.
08:32qui bénéficie à 10%
08:33des agriculteurs français,
08:35qui bénéficie aux gros
08:36exploitants de la Beauce,
08:38mais qui ne bénéficie
08:39absolument pas
08:39à tous ces agriculteurs
08:41qui aujourd'hui
08:42gagnent un salaire de misère
08:44pour travailler
08:4470 heures par semaine.
08:46Et donc, nous,
08:46nous changerons cela
08:47et nous organiserons
08:49la rémunération
08:50des services écologiques
08:51rendus à la collectivité.
08:52Par exemple,
08:52quand vous avez une friche,
08:53dans les régions viticoles,
08:54vous avez de l'arrachage,
08:55ça s'en forme en friche.
08:56La friche, c'est ce qui va
08:57déclencher, démultiplier
08:59les risques d'incendie.
09:00Eh bien, les agriculteurs
09:01qui s'occuperont de ces friches
09:02seront rémunérés.
09:03Et ça, on a le budget pour ça.
09:05Et qui bloque aujourd'hui
09:06à Bruxelles ce genre d'évolution ?
09:08Qui bloque ?
09:08Eh bien, la France,
09:09malheureusement.
09:10Je dois vous le dire,
09:11la France d'Emmanuel Macron
09:12et les autres Européens
09:13sont prêts à le faire.
09:13Nous le ferons.
09:14Raphaël Luxman,
09:15une question.
09:15Il y a eu le socage de l'eau.
09:16Je voudrais vous poser aussi
09:17la question des prix.
09:18Hier, le patron de la FNSEA
09:19était à mon micro.
09:20Ce matin, j'ai reçu
09:21le patron de Bonduelle
09:22et Casse-Grain sur RMC
09:24et les deux au fond
09:24tiennent le même discours.
09:25Ils disent qu'on a trop
09:27tiré vers le bas
09:28les prix de l'alimentaire
09:29et ça n'est plus tenable.
09:31Il va falloir accepter
09:32une inflation sur l'alimentaire.
09:34Alors, ça représenterait
09:35quelques centimes
09:36par boîte de conserve
09:37de petits pois.
09:37Mais ils disent
09:38que c'est soit ça,
09:39soit l'agriculture en France meurt.
09:41Est-ce que, oui,
09:42il faut accepter
09:43une inflation
09:44sur les prix de l'alimentaire
09:45agricole ?
09:46Ce qu'il faut,
09:46c'est que les producteurs
09:47soient justement rémunérés.
09:48Donc, ça veut dire quand même
09:49qu'au bout de la chaîne,
09:50on va payer plus cher,
09:52sa brique de lait
09:53et sa boîte de conserve.
09:54Qu'est-ce qui fabrique le prix ?
09:55Apolline de Malherbe.
09:57Ce sont les intermédiaires.
09:58Ce sont les marges
09:59qui sont dégagées.
10:00Et donc, on a là
10:01un effort majeur à faire.
10:03Oui, mais à un moment
10:04ou à un autre,
10:04c'est ce qu'ils vous disent.
10:05Ça va quand même
10:06finir par monter.
10:06Oui, mais il y en a
10:07qui font beaucoup,
10:08beaucoup d'argent
10:09en ce moment.
10:09Et ce ne sont pas
10:10les producteurs.
10:11Ce ne sont pas les agriculteurs.
10:12Vous parlez des marques ?
10:13Vous parlez de la distribution ?
10:14Ce sont les intermédiaires,
10:15les marques,
10:15l'agro-industrie.
10:16C'est là où on doit
10:17faire pression
10:18pour baisser les prix.
10:19Et en réalité,
10:20aujourd'hui,
10:20on est dans un marché
10:21qui est totalement opaque.
10:22Eh bien, nous allons
10:22le rendre transparent.
10:23Et je vais vous dire une chose.
10:25On devra savoir
10:25quelle part revient vraiment
10:26à l'agriculteur
10:27dans une barquette de jambon
10:29ou dans une boîte de conserve
10:30de petits bois ?
10:30Et les consommateurs
10:31seront surpris
10:32de voir à quel point
10:34nous rémunérons mal
10:34nos producteurs,
10:35nos agriculteurs.
10:36Et moi, ce que je veux dire,
10:38une chose très simple,
10:39la France a besoin
10:41de ces agriculteurs.
10:42On a fait, grâce à eux,
10:44une transformation majeure
10:45pendant 40 ans.
10:47Eh bien, cette transformation,
10:48c'était de mettre fin
10:49à la disette,
10:50d'avoir une agriculture
10:50qui produisait beaucoup.
10:52Là, désormais,
10:52on a besoin d'eux
10:54pour mener à bien
10:55cette transformation écologique.
10:56Celui qui dit ça,
10:56Raphaël Glussmann hier,
10:57c'est le représentant
10:58des agriculteurs.
10:58C'est le premier syndicat agricole.
11:01Donc, il dit
11:02qu'il va falloir
11:02augmenter les prix.
11:03Mais les positions
11:03défendues par la direction
11:04de la NFNSEA,
11:05je suis désolé,
11:06sont souvent en contradiction
11:07avec les intérêts
11:08des éleveurs,
11:09avec les intérêts
11:09des petits agriculteurs,
11:10des petits exploitants
11:11qui, eux,
11:12ne s'en sortent pas.
11:16Qu'on paye au juste prix
11:18les producteurs,
11:19oui, mais pourquoi
11:19ils ne s'attaquent pas
11:20dans ce cas-là
11:21aux marges qui se dégagent
11:22entre le producteur
11:23et le consommateur ?
11:24Et c'est là
11:25qu'il va falloir
11:26trouver des marges.
11:27Mais je vais vous expliquer.
11:28Aujourd'hui,
11:30eh bien, vous avez
11:31des représentants
11:32du monde agricole
11:33qui, à Bruxelles,
11:35luttent d'arrache-pied
11:36pour empêcher
11:37toute réforme
11:37de la politique agricole commune.
11:38Par exemple, savez-vous
11:39que la France
11:40est un des seuls pays européens
11:41qui n'a pas de plafond
11:42sur les aides ?
11:43C'est-à-dire que vous avez
11:44des grands agro-industriels
11:48qui bénéficient
11:49de millions d'euros
11:50de la politique agricole commune
11:51pendant que vous avez
11:52des petits exploitants
11:53qui n'en bénéficient pas.
11:54Eh bien, moi, je vais vous dire,
11:55dans tous les autres pays européens,
11:56il y a des plafonds.
11:57Ça veut dire qu'on a
11:58une répartition égalitaire,
12:00équitable de ces aides.
12:01Et ça permet à quoi ?
12:03Ça permet aux petits exploitants,
12:04aux petits agriculteurs,
12:05ceux qui galèrent aujourd'hui,
12:07eh bien, de s'en sortir.
12:08Et moi, ce que je veux,
12:09c'est une politique agricole
12:10juste et écologique.
12:12Raphaël Glucksmann,
12:13cette semaine, la question du voile
12:14est revenue à l'ordre du jour.
12:16D'abord parce que le RN
12:18a annoncé qu'il voudrait
12:19l'interdire.
12:20Et puis, hier,
12:21il y a eu cette déclaration
12:22de Jean-Luc Mélenchon
12:23qui dit avoir commis une erreur
12:24lorsque, initialement,
12:25il estimait que le voile
12:27était, je cite,
12:27une soumission de la femme
12:29et un signe du patriarcat.
12:30Aujourd'hui, à l'inverse,
12:31il estime que c'est une forme
12:32de liberté de la femme.
12:34Quelle gauche êtes-vous ?
12:36Moi, je suis une gauche laïque,
12:38républicaine.
12:38Mais je tiens à vous dire
12:39que si le sujet est revenu
12:40au cœur du débat public,
12:42c'est parce que le RN
12:44propose quoi ?
12:44Il propose d'envoyer
12:46les policiers français
12:47faire la chasse au foulard
12:49dans les rues de France.
12:50C'est ça ?
12:51On en est là ?
12:52Sérieusement ?
12:53Et donc, en relançant ce débat-là,
12:55le RN, c'est très bien
12:56ce qu'il fait.
12:57Il veut relancer
12:58les fièvres identitaires.
12:59Eh bien, moi,
12:59je ne le permettrai pas.
13:01Et je ne veux pas
13:01que la politique française
13:02se résume à un débat
13:04entre fièvres identitaires.
13:05Et je vais vous dire
13:05une chose simple.
13:06Ce que propose Mme Le Pen,
13:08c'est la négation même
13:09de la laïcité.
13:10La laïcité,
13:11ce n'est pas la police
13:11des vêtements.
13:12Ce n'est pas interdire
13:13un vêtement dans l'espace public.
13:15La laïcité,
13:16c'est protéger des sanctuaires
13:16comme l'école.
13:17C'est la loi de 2004
13:18à laquelle je suis foncièrement favorable,
13:21qui protège l'école
13:21du prosélytisme religieux.
13:23La laïcité,
13:24c'est aussi la liberté du choix.
13:26Et donc,
13:26quand une femme est contrainte,
13:27il faut que la puissance publique
13:28intervienne.
13:29Comment on sait
13:29si elle est contrainte ou pas ?
13:30Parce que ce qu'il faut,
13:32justement,
13:32c'est appliquer la loi de 1905.
13:33Et dans la loi de 1905,
13:34il y a des enquêtes
13:35qui sont possibles
13:36et des sanctions qui sont possibles.
13:37Quand il y a une contrainte,
13:38maintenant,
13:38je vais vous expliquer
13:39une chose simple.
13:40Si la France se transforme
13:42dans un pays
13:42où la police
13:44va arrêter
13:45des femmes
13:46parce qu'elles portent
13:47un voile
13:48ou parce qu'elles portent
13:49un foulard,
13:51eh bien,
13:51comment on va ensuite
13:53se regarder dans les yeux ?
13:54Ça veut dire qu'on aura
13:55nos policiers
13:56qui feront ça ?
13:57Et comment ils feront
13:57la distinction ?
13:58Comment ils feront la distinction
13:59entre le foulard
14:00d'une juive orthodoxe
14:02et le fichu
14:04porté sur la tête
14:05par une femme
14:05qui est en chimiothérapie
14:06et un voile islamique ?
14:09Ils le feront au faciès ?
14:10Ils le feront au faciès ?
14:11Donc, en fait,
14:12vous aurez
14:13une situation
14:14où vous avez
14:15une tête d'arabe,
14:17soyons cash,
14:18vous êtes arrêté
14:19et on vous met une amende.
14:21Mais c'est quoi ce pays ?
14:23C'est le pays qu'on veut ?
14:24C'est le pays qu'on veut ?
14:25Mais moi,
14:25j'appelle vraiment
14:25les auditeurs à réfléchir.
14:27Est-ce qu'on veut
14:28que la police française
14:29soit chargée
14:30de faire ce genre de travail ?
14:31Est-ce que c'est ça
14:32la République ?
14:33Est-ce que c'est ça
14:33la France ?
14:34Moi, je pense que la France,
14:34ce n'est absolument pas ça.
14:36Vous avez parlé,
14:37cela dit,
14:37de la question
14:37de la liberté de choix
14:39ou non.
14:39La question s'était posée aussi
14:41d'interdire le voile
14:42sur les jeunes filles
14:44ou sur les fillettes.
14:45Est-ce que ça,
14:45c'est une question
14:46que vous vous posez ?
14:46Mais, regardez,
14:48si vous interdisez le voile
14:50en dessous de 15 ans,
14:50c'est ça qu'avait proposé
14:52Gabriel Attal.
14:53Donc, vous allez avoir
14:53des policiers
14:54qui vont contrôler
14:55l'ensemble des filles
14:56qui portent un voile
15:00? Elles ont ?
15:00Sérieusement ?
15:01Mais, enfin,
15:02on ne veut pas d'un pays
15:03qui ressemble à ça.
15:04Et pourtant,
15:04c'est quelqu'un
15:05qui est extrêmement laïque
15:06qui vous parle.
15:06Mais moi,
15:07je ne veux pas que ma police,
15:08que la police de la France soit...
15:09Et par ailleurs,
15:11j'aimerais poser une question
15:11à Mme Le Pen.
15:13Latifa Ibn Ziaten,
15:15dont le fils a été assassiné
15:17par Mohamed Merah,
15:18par le terroriste Mohamed Merah,
15:21qui porte le foulard,
15:22elle va envoyer la police
15:24pour mettre une amende
15:25à Latifa Ibn Ziaten ?
15:28Sérieusement ?
15:28Elle qui lutte
15:29contre la radicalisation
15:30en permanence,
15:31qui défend les principes
15:32de la République partout,
15:34qui va dans tous les quartiers
15:35du pays
15:35pour expliquer
15:37qu'il faut être républicain.
15:39Et dont le fils
15:40a été assassiné
15:41par Mohamed Merah.
15:42Raphaël Guzman,
15:43il semble que vous ayez peur
15:44de débattre.
15:46Alors, pardon ?
15:46C'est ce que disent
15:47vos concurrents
15:49au sein de la primaire,
15:50c'est ce que disait
15:51Ségolène Royal
15:52à ce même micro
15:53il y a deux jours.
15:53Il semble que je sors
15:54d'un débat
15:54avec Marine Le Pen,
15:56Édouard Philippe,
15:57Gabriel Attal,
15:58Jean-Luc Mélenchon.
15:58Mais au sein de la primaire socialiste,
16:00il vous accuse
16:01de refuser de débattre
16:02et de ne vouloir
16:03qu'un seul débat
16:04là où les autres
16:04en veulent trois.
16:05Moi, ce que je veux,
16:07c'est que les débats
16:08qu'on a,
16:08le débat qu'on a
16:09ait le maximum
16:11d'exposition.
16:12Et donc,
16:12quand France Télévisions
16:13et France Inter
16:14font une offre commune
16:15en prime time
16:15pour dire
16:16voilà ce qu'on vous propose,
16:18vous avez accès
16:19à des millions
16:19de Françaises
16:20et de Français,
16:20j'accepte cette offre.
16:22Ensuite,
16:22s'il y a un accord
16:23entre les chaînes,
16:24s'il n'y a pas
16:24d'exclusivité,
16:25moi, je n'ai pas de problème
16:26à faire des débats.
16:27Ce n'est pas la question.
16:28On verra,
16:28on négociera.
16:29Je n'ai aucun problème
16:30à débattre.
16:30Par contre,
16:30ce qui est certain,
16:31c'est que cette primaire,
16:33ça doit être l'occasion
16:34d'aller parler aussi
16:35aux militantes et aux militants.
16:36Mais ça veut aussi dire
16:37que vous êtes ouvert
16:37à l'idée qu'il y ait
16:38plusieurs débats ?
16:38Mais moi,
16:39je suis ouvert aux idées
16:40qui donnent le plus d'impact
16:42à cette primaire.
16:42Plus il y a de débats,
16:43plus il y a d'impact.
16:43Non, ce n'est pas vrai.
16:44Si on perd un débat
16:45en prime time
16:45sur France Télévisions,
16:46je suis désolé,
16:47on en touchera moins de monde.
16:48J'ai un immense respect.
16:49Mais pourquoi ?
16:49Parce que France Télévisions
16:50ne voudrait pas partager ?
16:51Vous ne voudriez pas
16:51qu'il y en ait d'autres ?
16:52Parce que l'offre qu'ils font,
16:55c'est l'offre...
16:56Vous venez débattre chez nous
16:57seulement s'il y en a qu'un.
16:57Vous venez d'abord
16:58débattre chez nous.
16:58Bref, tout ça, honnêtement,
17:00on ne va pas passer des années
17:01à parler des débats,
17:02des débats, des débats.
17:03Maintenant, je vais vous dire
17:04une chose.
17:04Ils en ont tous fait un argument.
17:05Ils en ont tous fait un argument.
17:05Ils vont faire un argument de tout.
17:07Moi, je veux dire,
17:08je n'ai aucun problème avec ça.
17:10Ils vont faire un argument de tout.
17:12Mais ce qui compte,
17:14c'est ce que nous proposons
17:15aux Françaises et aux Français.
17:16Et ce qui compte,
17:17c'est la grande bataille
17:17qu'on doit mener
17:18contre l'extrême droite
17:19qui est aux portes du pouvoir.
17:20Ce qui compte,
17:21c'est le débat
17:22pour sortir la gauche
17:23de l'hégémonie
17:23de Jean-Luc Mélenchon.
17:25Ce qui compte,
17:26c'est nos lignes stratégiques.
17:27Ce qui compte,
17:28c'est notre capacité
17:29à mobiliser pour cette primaire.
17:32Ce qui compte,
17:32c'est qu'on soit
17:33des dizaines de milliers
17:34de gens qui nous rejoignent
17:36pour remporter
17:36cette élection présidentielle.
17:37Moi, mon obsession,
17:39c'est l'élection présidentielle
17:40parce que je pense
17:41que nous allons la gagner.
17:42Votre équipe
17:43a donné comme argument
17:45à nos confrères de l'opinion
17:48qu'il n'y aurait qu'un seul débat
17:49parce que quand on est de gauche,
17:50je cite,
17:51on débat sur le service public.
17:52Donc le service public est de gauche.
17:54Non, pas du tout.
17:56Ou alors,
17:57cette phrase,
17:58quand on est de gauche,
17:59on débat sur le service public.
18:00Elle a été prononcée
18:02par votre directeur de la communication
18:03auprès de mes confrères de l'opinion.
18:05Quand on est de gauche,
18:06on doit faire un débat
18:07sur le service public.
18:08Eh bien, oui.
18:09Vous savez,
18:09le service public est attaqué
18:10aujourd'hui,
18:11en permanence.
18:12Il y a eu une commission,
18:13Charles à l'oncle.
18:14Il y a une attaque permanente
18:16de l'extrême droite
18:16contre le service public.
18:17Et oui,
18:17nous défendons le service public
18:18d'audiovisuel.
18:19Est-ce que Charles Sapin,
18:22ancien journaliste du Figaro,
18:24désormais à Valeurs Actuelles,
18:26peut faire son éditorial ?
18:28Je vais y répondre à vos questions
18:30parce que je réponds
18:31à toutes les questions.
18:32Mais moi,
18:33je n'ai aucun problème
18:33pour débattre aussi
18:34sur des chaînes privées.
18:35L'enjeu,
18:36c'est quoi ?
18:37Vous serez le bienvenu.
18:39Je vous remercie.
18:40D'ailleurs,
18:40je suis là
18:40et je suis très bien accueilli.
18:41Le café était bon.
18:42Mais la vérité,
18:44c'est qu'il faut un débat
18:45sur les chaînes publiques.
18:47et il faut défendre
18:48l'audiovisuel public.
18:49qu'il n'en faut pas.
18:50La question,
18:51c'est cette phrase.
18:52Quand on est de gauche
18:53en débat sur le service public,
18:54et je vous pose la question,
18:54évidemment,
18:55parce que vous connaissez le contexte,
18:56la Société des journalistes
18:58de France Inter
18:58a déposé un préavis de grève
19:00pour les 13 et 14 septembre prochains
19:02pour protester
19:03contre le fait
19:04qu'il y aura un éditorial
19:05de 2 minutes 30
19:06le week-end
19:07tenu par un ancien journaliste
19:09du Figaro,
19:10aujourd'hui à Valeurs Actuelles,
19:11Charles Sapin.
19:12Est-ce qu'il faut pouvoir
19:14avoir des éditorialistes
19:15de droite
19:16sur le service public ?
19:17Oui.
19:18Et il faut des éditorialistes
19:19de droite sur le service public.
19:20Je pense qu'il y en a plein,
19:21d'ailleurs.
19:22J'écoute le service public
19:23et je peux vous dire
19:24que je ne suis pas toujours
19:25d'accord avec leurs éditorialistes.
19:28Mais par ailleurs,
19:28moi, je ne commente pas
19:29les choix éditoriaux
19:30du service public
19:31parce que le service public
19:31est indépendant.
19:32Il n'est pas à nos ordres,
19:33donc on n'a pas à commenter
19:34en permanence
19:35leurs choix éditoriaux.
19:35Mais est-ce que vous comprenez
19:36les journalistes
19:36de France Inter
19:37qui appellent à la grève
19:38pour protester
19:39contre la présence
19:40de Charles Sapin ?
19:41Moi, je comprends
19:42que, vous savez,
19:44Valeurs Actuelles,
19:44c'est un outil idéologique,
19:46c'est un journal idéologique
19:47qui participe
19:48à l'offensive
19:49de l'extrême droite,
19:50notamment, d'ailleurs,
19:50contre le service public.
19:51Ils font une sur trois,
19:53c'est contre le service public
19:54de l'audiovisuel.
19:55Mais moi,
19:56je ne commente pas
19:57les choix
19:58du service public
19:59de l'audiovisuel.
20:00Je veux dire,
20:00ce n'est pas un service
20:01qui est aux ordres
20:02des politiques.
20:03Donc, ensuite,
20:05c'est une histoire interne.
20:06Mais c'est en train
20:07de devenir
20:07une question politique.
20:09Vous le savez bien.
20:09Oui, mais la question politique,
20:11c'est qu'est-ce qu'on fait
20:11du service public
20:12de l'audiovisuel ?
20:13Est-ce qu'on le privatise
20:13comme le veut
20:14le Rassemblement National ?
20:15Lorsque Jean-Luc Mélenchon
20:16dit qu'il y a une colonisation
20:19du service public
20:19par les fachos...
20:21Non, mais écoutez,
20:22il n'y a pas une colonisation
20:23du service public
20:24par les fachos.
20:24Ce n'est pas vrai.
20:25Par contre,
20:25ce qui est certain,
20:26c'est qu'aujourd'hui,
20:27il y a une bataille culturelle
20:28qui est menée
20:29par l'extrême droite
20:29dont Valeurs Actuelles
20:30est un des vecteurs principaux.
20:32Je vous pose la question.
20:33Est-ce que Charles Sapin
20:34peut faire un édito
20:35sur France Inter ?
20:36Mais je ne décide pas
20:37qui fait des éditos
20:37sur France Inter.
20:37Mais je ne vous dis pas
20:38de décider.
20:38Je ne vous dis pas de décider.
20:39Je vous dis que
20:40quand Jean-Luc Mélenchon,
20:41quand les autres
20:42en font un sujet politique...
20:43Je ne commente pas
20:44les décisions de justice
20:45et je ne commente pas
20:46non plus les choix éditoriaux
20:47du service public
20:48de l'audiovisuel.
20:49C'est totalement vieux jeu.
20:51Je vous l'accorde.
20:52C'est à l'ère du tweet
20:52permanent.
20:53Non, mais je suis un peu étonnée
20:54parce que comme votre équipe
20:55déclare quand on est de gauche
20:56on débat sur le service public,
21:03c'est extrêmement important
21:04pour nos démocraties.
21:04Mais est-ce qu'il faut défendre
21:04contre les fachos
21:05comme le dit Jean-Luc Mélenchon ?
21:06Après ce que fait le service public,
21:08l'organisation de sa grille,
21:09ce n'est pas mon problème.
21:10Moi je ne suis pas
21:11rédacteur en chef de France Inter.
21:13Je ne suis pas directeur
21:13de l'information à France 2.
21:15Ce n'est pas mon histoire.
21:17Moi mon histoire c'est
21:18je veux qu'en France
21:18il y ait un service public
21:19et je veux qu'en France
21:20il y ait une école publique
21:21et je veux qu'en France
21:22on défende les services publics.
21:25Ce n'est quand même pas compliqué
21:26et je vois qu'il y a une offensive
21:27aujourd'hui pour les détruire
21:28pour les détruire
21:29et pour les privatiser
21:31et que ça c'est extrêmement dangereux.
21:32C'est dans le programme
21:33du Rassemblement National ?
21:34Oui c'est dans le programme
21:35du Rassemblement National
21:36et c'est l'offensive
21:38elle est coordonnée
21:38entre des médias
21:39qui appartiennent à M. Bolloré
21:41nommons-le
21:43qui a des relais
21:44à l'Assemblée Nationale
21:45et c'est dans le projet
21:46de Marine Le Pen.
21:47Si Marine Le Pen gagne
21:47il n'y a plus de service public
21:48de l'audiovisuel.
21:49Eh bien on peut penser comme ça
21:50ah très bien on fera des économies.
21:51Non.
21:52Ce qu'on va faire
21:52c'est qu'on va saper la République
21:54et c'est ça son programme.
21:55En réalité c'est
21:57c'est quand même pas compliqué.
21:58Moi je ne suis pas
21:59directeur des programmes
22:00du service public.
22:01Par contre
22:01je suis un citoyen
22:03et un candidat à la présidence
22:04qui vous explique
22:05que moi je défendrais
22:07le service public
22:08de l'audiovisuel
22:08contre les offensives
22:09qu'il vise.
22:10Voilà ça c'est de la politique.
22:11Raphaël Glucksmann
22:11candidat à l'élection présidentielle
22:13et des députés européens
22:14Place Publique
22:15merci d'avoir répondu
22:16à mes questions.

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