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Raphaël Glucksmann, candidat Place publique à la présidentielle, via la primaire socialiste, était l'invité de BFMTV ce samedi 19 septembre

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00:00Bonjour Raphaël Glucksmann. Bonjour. Et merci de répondre aux questions de BFM TV depuis les rencontres de la gauche hors
00:05LFI auxquelles vous participez aujourd'hui à Bram.
00:08Vous étiez hier à l'Elysée avec les autres chefs de parti et les candidats à la présidentielle sur la
00:13dégradation de la situation internationale.
00:16Qu'est-ce que vous retenez de cette réunion ? Qu'est-ce que vous a dit le président de
00:19la République ?
00:20Que la situation était extrêmement préoccupante. Vous avez un État, la Russie, d'ailleurs le terme terrorisme d'État a
00:27été utilisé pendant la réunion,
00:28qui mène des actions qui sont potentiellement mortelles sur le territoire européen.
00:33Vous avez eu l'attaque avec un drone explosif de l'aéroport de Leipzig en Allemagne.
00:39Et c'est la première fois que la Russie de Poutine a entendu commettre un attentat sur le sol européen
00:46qui devait être mortel.
00:49Et donc on est dans une situation où on s'attend à des attaques directes de la Russie contre les
00:55pays de l'Union Européenne.
00:56Ce n'est pas simplement la guerre en Ukraine. C'est une guerre qui nous vise, nous, qui vise nos
00:59démocraties, qui vise nos nations.
01:01Et donc la situation sécuritaire est extrêmement préoccupante.
01:03Et l'autre chose qui sort de cette réunion, c'est que la situation au Moyen-Orient va empirer.
01:10Et que les routes d'approvisionnement énergétique sont aujourd'hui attaquées par les alliés de l'Iran.
01:16Et que donc on va avoir une situation sur le front énergétique dans notre pays, en France, qui va être
01:22très compliquée pour les mois qui viennent.
01:24Si on a un hiver particulièrement rude, la situation pour les Françaises et les Français va être extrêmement compliquée.
01:31Et donc il faut qu'on fasse tous preuve à la fois de responsabilité et de solidarité.
01:35Justement, cette réunion hier à l'Elysée était aussi liée à l'un des sujets majeurs de ce début de
01:41campagne.
01:41Vous l'avez évoqué, c'est la hausse des prix du carburant dans le pays.
01:46Vous vous demandez des aides massives.
01:49De quoi parlez-vous concrètement ?
01:50De quelles aides vous parlez concrètement ?
01:51Des aides ciblées massives à destination des classes populaires et des classes moyennes.
01:57Il faut tripler le chèque énergie.
01:59Le chèque énergie aujourd'hui est de 150 euros par an.
02:02Il faut le monter à 500 euros et il faut l'étendre aux classes moyennes.
02:06Aujourd'hui, la situation est intenable.
02:07Ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler n'arrivent plus à faire face.
02:11Et donc si on n'a pas une réaction à la hauteur de l'État, on aura une implosion sociale.
02:16La colère est immense.
02:18Partout où il y a le désespoir, il y a la tentation de tout foutre en l'air qui monte.
02:22Et donc il faut que l'État intervienne maintenant de manière beaucoup plus massive que ce qui a été annoncé
02:26jusqu'ici.
02:27Et qui sera concerné concrètement par ces aides ?
02:29D'abord les gros rouleurs.
02:31Les gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, qui touchent moins de 2000 euros par mois.
02:34Mais moi ce que j'aimerais dire, c'est que ces aides-là, qui sont nécessaires et qui sont vitales
02:38à ce moment précis,
02:39ne doivent pas nous empêcher de préparer l'avenir.
02:42Parce qu'en fait cette crise, elle dure depuis le mois de mars et l'impréparation du gouvernement est totale.
02:46Nous, dès le mois de mars, moi je demandais qu'on mette en place un leasing social sur les voitures
02:51électriques.
02:52Par exemple pour que 100 000 auxiliaires de vie puissent avoir accès pour 100 euros par mois à une voiture
02:58électrique.
02:58Aujourd'hui, elles ne seraient pas touchées par cette explosion du prix des carburants.
03:02Et ça c'est l'impréparation du gouvernement qui expose les Français à la volatilité des prix de l'énergie
03:08à l'échelle mondiale.
03:09Si on veut réellement, de manière définitive, préserver le pouvoir d'achat des Français,
03:15il faut qu'on mène à bien cette révolution énergétique qui a été depuis trop longtemps repoussée.
03:19On importe 1 milliard d'euros par semaine d'hydrocarbures.
03:23C'est une laisse qui nous en sert le coup et qui en sert le coup des Françaises et des
03:27Français.
03:27Vous proposez donc une augmentation du chèque énergie.
03:29Comment vous financez cette mesure ?
03:32On estime à environ 4 milliards d'euros le coût de cette mesure.
03:36Et il faut la financer ?
03:37Il faut la financer, oui.
03:38Parce que la situation budgétaire est catastrophique.
03:40Parce qu'on hérite de 1 000 milliards de dettes, des 10 années de macronisme.
03:44Et que donc il faut trouver l'argent.
03:45Et bien, dans le même temps, alors que les Français galèrent à ce point,
03:49nous avons des multinationales pétrolières qui battent tous les records de bénéfices
03:55et qui vont verser des dividendes astronomiques à leurs actionnaires.
03:58Il faut taxer les super-profits.
04:01Et aujourd'hui, à l'échelle européenne, le gouvernement qui bloque cette taxation des super-profits,
04:06c'est le gouvernement français, sur ordre de M. Pouyenne, le patron de Total Energy.
04:11Et bien, il faut mettre fin à ce blocage.
04:12Vous savez, les socialistes espagnols proposent cette taxation.
04:16Les conservateurs allemands sont d'accord.
04:18Et la France se retrouve là, en position d'être lobbyiste des intérêts des multinationales pétrolières.
04:23C'est impossible que des gens se gavent à ce point d'une situation qui mine littéralement la vie des
04:30Français.
04:31Et quel montant ça rapporterait alors cette taxe sur les super-profits ?
04:35Alors l'estimation, c'est autour de 2 milliards d'euros, si on l'a fait de manière sérieuse.
04:38Puisque la dernière fois que ça a été fait, en 2022, la France a été, de tous les pays européens,
04:43le pays qui a le plus mal appliqué cette taxation.
04:46Encore une fois pour faire plaisir aux multinationales pétrolières.
04:49Et donc il faut qu'on arrête de servir des intérêts particuliers, des intérêts privés,
04:52et qu'on pense enfin à l'intérêt général.
04:53C'est insupportable de voir ces chiffres records.
04:57Vous savez, Total Energy a fait ses plus grands bénéfices en 2022, au moment de l'invasion de l'Ukraine.
05:02Ça s'appelle des profits de guerre.
05:03Et aujourd'hui, on va avoir les mêmes sommes qui vont être versées à des actionnaires.
05:07Pendant ce temps-là, les Françaises et les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler,
05:11eux, ils n'arrivent pas à faire le plein.
05:12Et donc il y a la nécessité de faire jouer la solidarité dans ce moment-là de notre histoire.
05:16Mais alors, il manque 2 milliards, il faut encore trouver 2 milliards supplémentaires pour financer cette mesure à 4 milliards
05:21d'euros.
05:21Oui, et ça c'est un effort qui sera demandé à la puissance publique.
05:25Parce qu'en réalité, on ne peut pas aujourd'hui laisser les Françaises et les Français dans cette situation.
05:30On n'y arrivera pas.
05:31Vous allez avoir une explosion sociale qui va coûter beaucoup plus cher.
05:33Et face à cela, face à la mesure que nous proposons, moi ce que j'entends dans le débat public,
05:38eh bien c'est des choses qui coûteront beaucoup plus cher que ce qu'on propose.
05:41Et qui auront un impact social absolument injuste.
05:45Et donc on fait ça comment ?
05:46Par exemple, la baisse des taxes que propose le Rassemblement National.
05:51Une baisse généralisée des taxes sur les carburants.
05:53Vous savez ce que ça fait ?
05:54Ça fait une situation où on va gréver le budget de l'État de 12 milliards minimum.
05:58Et où un bourgeois parisien qui prend son SUV pour partir en week-end à Deauville,
06:04bénéficiera de la solidarité nationale ?
06:05Moi je ne pense pas que l'argent des Français doivent servir à permettre un week-end à Deauville en
06:10SUV,
06:10à un bourgeois parisien.
06:11Par contre, ce que je pense, c'est que la solidarité nationale,
06:13elle doit servir à une auxiliaire de vie qui a besoin de sa voiture pour aller travailler en particulier en
06:17milieu rural.
06:18On est ici à Bram.
06:19Mais interrogez les citoyens à Bram.
06:22Comment ils font ?
06:23Comment ils font quand le prix explose à ce point-là ?
06:25Comment ils font pour aller travailler ?
06:26Comment on fait quand on est infirmière libérale ?
06:28Et qu'on doit aller s'occuper de nos aînés par exemple,
06:31pour aller travailler quand le prix à la pompe est si élevé.
06:35Vous parlez de l'explosion sociale, Raphaël Glucksmann.
06:37Justement, ce matin, Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste,
06:41s'est rendu à un péage avec des manifestants qui se mobilisent face à la hausse des prix du carburant.
06:46Olivier Faure et Marine Tondelier ont promis de se tenir à leur côté.
06:50Est-ce que vous allez faire la même chose ?
06:52Est-ce que dans les prochains jours, on va vous voir sur le terrain
06:54avec ces manifestants qui se mobilisent contre la vie chère ?
06:58On va me voir sur le terrain, mais on va surtout me voir proposer une solution,
07:03une réponse à la colère qui monte partout.
07:05Moi, je ne pense pas que le rôle d'un dirigeant politique,
07:08en particulier de quelqu'un qui aspire à présider au destiné de la nation,
07:12soit d'attiser la colère.
07:13Je pense que c'est d'apporter des réponses à cette colère.
07:15Et donc, de proposer, de proposer sans relâche,
07:18et de se battre pour que, enfin, les Français qui sont en galère,
07:22les Français qui n'y arrivent pas,
07:23les Français des classes populaires et des classes moyennes
07:25qui ont besoin de leur voiture pour travailler,
07:27eh bien, qu'ils aient une réponse à la hauteur de leurs attentes.
07:29Donc, vous n'irez pas sur des ronds-points
07:30ou sur des points de blocage dans les prochains jours ?
07:33Je n'appellerai pas à ce type de manifestants.
07:35Mais vous, vous irez là-bas ?
07:36Mais moi, j'irai rencontrer les Françaises et les Français
07:39qui n'y arrivent plus,
07:40qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois,
07:42qui n'arrivent pas à faire face à cette explosion des prix.
07:44Et je leur dirai ce que nous proposons.
07:46Ce que nous proposons à court terme, avec ces mesures,
07:48mais ce que nous proposons aussi à moyen et long terme,
07:50avec la possibilité de ce leasing social
07:53qui permettra aux Français qui ont besoin de leur voiture
07:55pour aller travailler et qui touchent moins de 2 000 euros par mois,
07:57d'avoir accès pour 100 euros par mois
07:59à une voiture électrique produite en Europe.
08:01Et c'est comme ça qu'on s'en sortira,
08:03qu'on sortira de notre addiction au gaz et au pétrole.
08:06Parce que la seule solution pour le pouvoir d'achat
08:07sur les questions énergétiques à moyen terme,
08:10c'est de sortir du gaz et du pétrole.
08:12C'est de faire en sorte qu'enfin,
08:14les discours sur l'électrification se matérialisent,
08:17qu'on puisse avoir accès à des voitures électriques,
08:18qu'on puisse avoir accès à des transports en commun,
08:20qu'on puisse avoir accès à ce que nous permettra
08:22la révolution énergétique que nous allons lancer.
08:23Donc, si je comprends bien,
08:25vous n'êtes pas en accord avec Fabien Roussel
08:27qui ce matin sur BFM TV appelle à la mobilisation des Français.
08:30Mais moi, je ne suis pas là pour lancer des appels à des manifestations.
08:33Moi, je veux gagner l'élection présidentielle
08:36et proposer un programme de solidarité,
08:38un projet de solidarité qui répondra aux attentes des Français,
08:41des Français, qui répondra à leur colère.
08:42Partout, il y a un sentiment d'injustice extrêmement profond.
08:45Mais moi, ce que je pense, c'est que nous,
08:47la gauche qui aspire à gagner ces élections,
08:49a gouverné ce pays.
08:50Eh bien, ce que nous devons, c'est leur apporter des réponses.
08:53Notre plan d'urgence, mais au-delà du plan d'urgence,
08:55notre plan qui leur permettra de vivre libre,
08:58qui leur permettra de pouvoir rouler,
09:00sans dépendre des guerres de M. Trump, Poutine ou Netanyahou,
09:03qui leur permettra, en fait, simplement,
09:06de pouvoir travailler.
09:07Et ce plan-là, c'est l'électrification,
09:09c'est la généralisation des voitures électriques,
09:11c'est tout ce que le gouvernement n'a pas fait.
09:13Si en mars, parce que la crise, elle n'est pas née hier,
09:17si en mars, on avait agi sur ce plan-là,
09:19ou même, mieux encore,
09:21si en 2022, quand il y a eu la précédente crise énergétique
09:24liée à l'invasion de l'Ukraine
09:25et au chantage gazier de Vladimir Poutine,
09:27au lieu de dépenser 70 milliards
09:29en subvention aux fossiles,
09:30on avait dépensé ne serait-ce que 10 milliards
09:32sur l'accès aux voitures électriques
09:34pour les catégories populaires et les classes moyennes,
09:36eh bien, aujourd'hui, nous ne serions pas
09:37dans cette situation de dépendance.
09:39Concernant les milliards,
09:40Sébastien Lecornu propose un effort budgétaire
09:41de 54 milliards d'euros dans le prochain budget.
09:45Il veut faire des économies sur les arrêts maladie,
09:47sur les APL,
09:47en gélant le point d'indice des fonctionnaires
09:49ou encore en mettant à contribution certains retraités.
09:51Est-ce que ces mesures, selon vous, vont dans le bon sens ?
09:54Et dans le même temps,
09:55il propose d'alléger la fiscalité sur les donations
09:57et il ne fait rien sur les hauts patrimoines
09:59et il ne fait rien sur les méga-successions.
10:02Eh bien non, ça ne va pas.
10:03Ça ne va pas dans le bon sens.
10:04On demande toujours des efforts au même.
10:06Et moi, je vous le dis de manière très nette,
10:08nous refuserons un budget de régression sociale
10:11et environnementale.
10:12Après l'été qu'on vient de passer...
10:13Ça veut dire que vous vous appellerez à la censure
10:15sur le budget ?
10:15Ça veut dire d'abord qu'on va voir,
10:17on ne va pas juger sur une interview,
10:19on va voir la copie que présente le gouvernement.
10:21Mais si la copie n'est pas bonne, selon vous,
10:23vous pourriez appeler les députés socialistes
10:25à censurer le gouvernement sur ce budget ?
10:28Et si la copie, c'est de prendre à ceux qui sont déjà en galère,
10:32alors qu'on refuse de toucher au plus haut patrimoine,
10:35qu'on refuse de toucher aux méga-successions...
10:37Nous, on a une proposition qui est extrêmement simple.
10:40Il faut rendre du pouvoir d'achat aux travailleurs dans notre pays.
10:43Les salaires sont trop bas.
10:44Eh bien, nous avons une proposition simple.
10:46Vous avez des méga-successions qui sont au-delà des 2 millions d'euros,
10:50qui sont sous-taxées.
10:51Eh bien, ce qu'il faut faire, c'est prendre à ces méga-héritages
10:54pour rendre aux salariés sur leur fiche de paie 15 milliards de transferts.
10:58Vous savez, il y a 50 ans, les Français...
11:02Les deux tiers...
11:03Non, laissez-moi, c'est très important,
11:04parce qu'on est en train de basculer dans un type de société que je refuse.
11:07Il y a 50 ans, les deux tiers du patrimoine des Français
11:10étaient constitués du produit de leur travail,
11:12de leur travail, et seulement un tiers du produit de leur héritage.
11:16Eh bien, aujourd'hui, c'est l'exact inverse.
11:17Les deux tiers du patrimoine des Français, c'est leur héritage,
11:20et seulement un tiers leur travail.
11:21On est en train de reconstituer une société de privilèges,
11:24où les inégalités se transmettent de génération en génération.
11:27Eh bien, nous, nous avons une mesure simple
11:28qui s'appelle un transfert, depuis les plus gros héritages
11:31jusqu'à la fiche de paix des travailleurs,
11:33pour qu'on puisse enfin, dans notre pays,
11:35vivre dignement de son travail.
11:36Mais sur la question du budget, vous n'appelez pas clairement à la censure
11:38comme ont pu le faire Boris Vallaud et Olivier Faure ?
11:40Mais moi, ce que je dis, c'est que si
11:43la copie du gouvernement
11:44sait les lignes qui sont exposées dans un entretien
11:47dans le Figaro par le Premier ministre,
11:48il y aura censure.
11:51Simplement, qu'est-ce que je veux, moi ?
11:52C'est qu'on puisse entrer dans un rapport de force
11:55et dans une négociation,
11:56comme le groupe socialiste l'a fait depuis deux ans maintenant,
12:00en servant l'intérêt général.
12:01Et donc, nous verrons.
12:03Nous jugerons la copie.
12:04Mais si elle ressemble à ce qui est dit,
12:05oui, il y aura un rejet et il y aura une censure.
12:07Parce que, pour une raison simple,
12:09tout le monde sait qu'il faut faire des efforts.
12:11Tout le monde en France a compris
12:13que la situation budgétaire héritée de dix années de macronisme
12:15est catastrophique.
12:17mais ce qu'il faut pour que cet effort soit accepté par tous,
12:20c'est qu'il soit juste.
12:22Et que si on touche à ceux qui sont déjà
12:25dans une situation plus que problématique,
12:27alors qu'on refuse de toucher à ceux qui s'enrichissent continuellement,
12:31eh bien c'est profondément injuste et c'est pas acceptable.
12:32Raphaël Glucksmann, vous êtes candidat à la primaire social-démocrate
12:36qui aura lieu dans un peu moins d'un mois.
12:38Est-ce que si vous remportez cette primaire,
12:41est-ce que vous serez en mesure de réunir derrière vous
12:43l'ensemble de la gauche dite non-mélenchoniste,
12:46les Verts avec Marine Tondelier,
12:47les communistes avec Fabien Roussel ou encore François Ruffin ?
12:50Mais cette primaire, c'est le moment de la refondation.
12:55Et moi j'appelle...
12:55C'est pas ma question ça Raphaël !
12:56Je sais, mais moi ça va être ma réponse.
12:58Et vous allez voir, je vais vous répondre.
13:00J'appelle d'abord les gens qui nous regardent,
13:03les téléspectateurs, à venir dans cette primaire.
13:07Tous ceux qui se sentent orphelins de la gauche.
13:08Il faudra élargir votre camp.
13:09Tous ceux qui se sentent orphelins de la gauche.
13:11C'est le moment, c'est votre moment.
13:13Prenez les clés, adhérez, participez, votez à cette primaire.
13:17Parce que c'est quand même l'honneur de notre famille politique
13:20d'avoir un processus démocratique de choix.
13:23Mais ça vous l'avez déjà dit Raphaël Glucksmann.
13:24Donc moi je vous parle de Marie-Pondelier, de François Ruffin,
13:27moi j'appelle les écologistes à venir faire la révolution écologiste.
13:29avec nous.
13:30Moi j'appelle, si vous voulez, l'ensemble de la gauche démocratique
13:33qui refuse la brutalisation du débat public,
13:35qui refuse les dérives de Jean-Luc Mélenchon à se réunir.
13:38Et je pense que nous nous réunirons
13:39et que nous gagnerons l'élection en 2027.
13:42Vous appelez François Ruffin à vous rejoindre ?
13:43Par exemple sur la question du travail, sur la question de l'industrie,
13:45sur la question de la rupture avec le libre-échange
13:47qui a dominé les politiques européennes ces 30 dernières années.
13:49Nous avons des convergences.
13:50Et bien maintenant ce qu'il faut c'est un choix clair.
13:53Et moi ce que je veux,
13:54c'est que cette primaire soit le moment de la refondation
13:56et de la clarification.
13:57Qu'on solde tous les comptes,
13:59qu'on sache désormais qu'il y a dans ce pays
14:01une famille qui s'assume,
14:03qui assume ses principes
14:04et qui ne vendra pas ses principes
14:06pour quelques circonscriptions.
14:08Nous allons tenir bon
14:09et nous remporterons l'élection présidentielle en 2020.
14:11Merci beaucoup Raphaël Glucksmann,
14:13candidat à la présidentielle
14:15depuis Bram où vous participez,
14:17on le rappelle,
14:17aux rencontres de la gauche hors LFI.
14:20Merci à vous.
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