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NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:06Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mercredi 2 septembre de l'an de grâce 2026.
00:00:12A côté de moi, l'ange de la cathédrale de Reims, mais chaque fois que je la regarde, c'est
00:00:15le recevrez qu'elle m'inspire.
00:00:17Anissa Arfawi.
00:00:18Bonjour Perico.
00:00:19Non seulement qui m'accompagne, mais qui fait l'essentiel de cette émission.
00:00:24Desi Brito est là, ce n'est pas Julien Delmas qui est allé sur d'autres missions plus périlleuses encore.
00:00:30C'est Desi Brito qui va assurer cette émission.
00:00:32Une réalisation féminine qui va donner de la grâce et de la subtilité à notre programme.
00:00:36Et puis bien sûr, Zach Zacharias Abrous qui est là, qui vous attend au 0826 300 300.
00:00:42Nous avons Eline Elvin qui s'assure que ce que nous allons dire ici pourra être transcrit.
00:00:47Et nous avons même l'honneur de la présence de Jean-Marie Bordry qui est là pour s'assurer.
00:00:51C'est le chef d'orchestre, c'est notre inspirateur.
00:00:52Et nous allons donc faire une émission exceptionnelle aujourd'hui parce que l'actualité elle-même est formidable.
00:00:57On va commencer sur un petit point de tristesse.
00:01:00Nos vieux, nos personnes âgées, souvent nous recevons les petits frères des pauvres.
00:01:04Il y a aussi le secours populaire français.
00:01:06Et là nous allons recevoir Daphné Chamart-Terling, directrice de la coordination des programmes du plaidoyer du secours catholique.
00:01:12Oui, on va recevoir des chrétiens.
00:01:14Et ça tombe bien parce que Daphné Chamart-Terling a été auditionné ce matin à l'Assemblée nationale sur le
00:01:18sujet de la pauvreté des seniors,
00:01:20qui est un sujet qui nous touche bien entendu.
00:01:23Et puis nous recevrons à 13h pour une question aussi grave que la précarité des personnes âgées.
00:01:31Est-ce que la France aujourd'hui, avec tout ce qu'on voit, tout ce qu'on entend, sommes-nous
00:01:35en sécurité ?
00:01:36A-t-on, comme le disait Roger Jiquel, des raisons d'avoir peur ? La France a peur ?
00:01:40Nous recevrons une des sommités de la sécurité en France, qui est Jean-Michel Fauvergue,
00:01:45qui fut l'ancien chef du RAID, qui fut également député, et qui viendra pour nous rassurer ou nous inquiéter.
00:01:51On aura en incise le témoignage de Benoît Le Riche, secrétaire départemental adjoint du syndicat unitaire Val-de-Marne.
00:01:58On aura un témoignage de terrain pour savoir si vraiment nous sommes en sécurité.
00:02:04Je dirais moi un petit mot au départ sur la surpopulation carcérale qui prend des proportions inquiétantes,
00:02:11mais à Nissa il y a aussi d'autres choses qu'on va évoquer.
00:02:13On va évoquer les pharmacies. Qu'est-ce qui se passe dans les pharmacies ?
00:02:18Les pharmacies sont the place to be, je prends un anglicisme,
00:02:22mais en tout cas c'est ce que les touristes aiment aujourd'hui visiter, quand ils se rendent chez nous.
00:02:26Et puis on dira un petit mot sur la tapisserie de Bayeux, je le disais en présentation tout à l
00:02:30'heure chez Stéphanie,
00:02:30qui réjouit nos compatriotes, enfin nos compatriotes, nos amis, nos amis anglais.
00:02:35Voilà pour le menu du jour.
00:02:44Nos prisons débordent alors que des complices de terroristes sont en liberté.
00:02:49Oui, la surpopulation carcérale bat tous les records dans les prisons françaises cette année.
00:02:53Au 1er août, elles hébergeaient 89 668 détenus, soit 6,5% de plus qu'un an auparavant pour un
00:03:03taux d'occupation de 141,6%.
00:03:06Je donne des chiffres précis parce qu'il s'agit d'une moyenne, car dans les maisons d'arrêt où
00:03:09s'entassent des prévenus et des condamnés à de courte peine,
00:03:12on atteint même les 175% de surpopulation.
00:03:16Non seulement la tragédie, car c'en est une vraie, elle est ancienne, mais elle s'enquiste.
00:03:20Déjà en janvier 2026, le Conseil de l'Europe se souvient, on se souvient avec sa l'armée, de voir
00:03:24les prisons françaises se transformer en entrepôts humains.
00:03:27C'était le terme qu'ils avaient utilisé.
00:03:29Avec une multiplication de cellules vétustes et humides, de matas jetées à même le sol, on voit les images,
00:03:34de profusions de rats et de cafards grouillant parmi des êtres entassés.
00:03:37C'est exactement ça.
00:03:38Le tout agrévé par la violence entre détenus.
00:03:41Pourtant, la prison de Freyne, les inspecteurs, pointant la prison de Freyne,
00:03:46les inspecteurs ont carrément parlé de conditions indignes pour un pays comme la France.
00:03:50On sait, on l'a beaucoup, beaucoup commenté.
00:03:53Emmanuel Macron avait pourtant promis 15 000 places supplémentaires de la campagne de 2017.
00:03:58Neuf ans plus tard, au terme de ses deux mandats, on n'en compte que 5 531 de créées.
00:04:04Le genre de promesses non tenues qui symbolise parfaitement, hélas, ce qu'est devenue cette république.
00:04:08De Chirac à Hollande, en effet, en passant par Sarkozy, tous les projets auront été réduits, reportés ou annulés par
00:04:15leurs successeurs.
00:04:16On se souvient d'annulations par Christiane Taubira à son arrivée au ministère de la Justice en 2012 des 20
00:04:21000 places de prison décidées par le gouvernement précédent.
00:04:23Voilà aujourd'hui ce que l'on paye comme inconséquence.
00:04:26La France construit bien des prisons, ça c'est clair, sauf que la production de délinquants et de criminels est
00:04:31plus rapide que celle de cellules.
00:04:33En novembre 2002, on comptait 54 438 détenus pour 47 933 places.
00:04:39Aujourd'hui, écoutez bien, c'est près de 85 700 pour 63 000.
00:04:43En 24 ans, l'équation est simple, plus 15 400 places de créées, plus de 35 000 détenus supplémentaires.
00:04:51Le programme immobilier, carcéral immobilier, est dépassé avant que la prison ouvre ses portes.
00:04:58T'es la situation.
00:04:59Nos dirigeants ont donc trouvé la solution avec les aménagements de peines.
00:05:03En 2024, près de 4 peines de prison sur 10 ont été converties en brasses électroniques.
00:05:07C'est tellement plus simple.
00:05:08Et puis, on a d'autres substituts pour éviter qu'il y ait de la prison ferme.
00:05:11Si toutes les peines de prison ferme devaient être appliquées derrière les barreaux,
00:05:15la superpopulation carcérale à Nice, écoutez bien, dépasserait les 200% d'occupation.
00:05:20C'est une tragédie absolue.
00:05:21La France est vraiment le mouton noir de l'Europe.
00:05:23Mais, ce n'est pas grave, parce que pendant ce temps-là, il devait y avoir une petite musique du
00:05:31Parc Astérix,
00:05:32parce que pendant ce temps-là, nous apprenons que le Tchétchène qui avait fourni le couteau ayant servi à égurger
00:05:38Samuel Paty,
00:05:39dont le tribunal a considéré qu'il ignorait à quoi cette arme devait servir,
00:05:43et qui est assigné à résidence dans les Hauts-de-Seine en attendant l'exécution de son OQTF qui le
00:05:47frappe,
00:05:48mais pour laquelle il a fait appel, et bien ce Tchétchène a été interpellé,
00:05:51alors qu'il se promenait tranquillement au Parc Astérix.
00:05:54Voilà, on peut être rassuré, il n'y a pas de surpopulation carcérale,
00:05:57mais il y a des individus qui ne devraient pas être au Parc Astérix et qui s'y promènent.
00:06:02Vous écoutez Sud Radio, la radio qui vous écoute, appelez-nous, réagissez 0826 300 300.
00:06:08Nous sommes là pour vous, et d'ici quelques instants, nous allons parler d'un sujet important,
00:06:12celui de ceux que l'on appelle les seniors, soit les plus de 60 ans.
00:06:15Et les seniors sont aujourd'hui abandonnés et souffrent de plus en plus de précarité.
00:06:21Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:06:26Merci d'être avec nous sur Sud Radio.
00:06:28Avec nous maintenant Daphné Chamart-Terlinck,
00:06:31directrice de la coordination des programmes et du plaidoyer au Secours catholique.
00:06:36Elle a été auditionnée il y a quelques instants à l'Assemblée nationale
00:06:39par une commission sur le sujet de la pauvreté des seniors,
00:06:42un chiffre en perpétuelle croissance.
00:06:45Bonjour, Daphné, vous êtes là ?
00:06:47Bonjour.
00:06:48Bonjour Daphné Chamart-Terlinck, merci d'être avec nous en direct sur Sud Radio.
00:06:52Je sais que vous sortez d'une audition à l'Assemblée nationale,
00:06:54justement sur le sujet de la pauvreté des seniors.
00:06:57Le Secours catholique, on le sait avec d'autres associations bien sûr,
00:07:01mais le Secours catholique est depuis très longtemps,
00:07:03est toujours présente sur ce terrain.
00:07:06Et bien sûr, le Secours catholique c'est la pauvreté en général,
00:07:08c'est la misère, c'est la précarité,
00:07:11mais le sort des personnes âgées vous est particulièrement sensible.
00:07:15Daphné Chamart-Terlinck, est-ce qu'on peut parler aujourd'hui,
00:07:19réellement, alors que la situation a toujours été tendue,
00:07:21d'aggravation la situation de la pauvreté des seniors ?
00:07:26Oui, bien sûr, aujourd'hui, ce qu'on observe,
00:07:29c'est que la pauvreté des seniors, en fait,
00:07:31elle résulte de trajectoires de vie.
00:07:32En fait, on tombe rarement pauvre quand on devient vieux,
00:07:35sauf caractéristiques spécifiques,
00:07:37mais c'est plutôt, en fait, malheureusement,
00:07:39des personnes qui étaient déjà dans des situations de pauvreté.
00:07:42Or, ce qu'on observe depuis des années,
00:07:44c'est que le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté augmente.
00:07:47L'INSEE a sorti ces chiffres au début de l'été.
00:07:50Aujourd'hui, on a près de 10 millions de personnes
00:07:51sous le seuil de pauvreté, soit 15% de la population.
00:07:55Et donc, plus vous avez de personnes
00:07:56qui sont en situation de pauvreté,
00:07:59et plus vous allez créer une pauvreté accrue chez les seniors.
00:08:03Et au-delà des aspects très monétaires,
00:08:06on sait bien que la pauvreté,
00:08:07ce n'est pas uniquement la question de l'argent,
00:08:10c'est aussi en condition de vie.
00:08:11Ce qu'on observe pour les personnes seniors,
00:08:14c'est qu'il y a un véritable phénomène de privation
00:08:17où on constate de plus en plus de personnes âgées
00:08:19qui sont obligées de se priver sur la vie quotidienne.
00:08:23C'est aussi une pauvreté qui est plus dure,
00:08:26parce qu'elle est plus durable.
00:08:27C'est plus difficile de s'en sortir quand on est senior
00:08:29et en situation de pauvreté.
00:08:31On ne peut pas activer des mécanismes personnels, individuels,
00:08:34comme reprendre un travail, etc.
00:08:36Et puis, ce qui est très caractéristique de la pauvreté des seniors,
00:08:39c'est qu'on observe vraiment une double peine
00:08:41avec un isolement social qui est très fort et de plus en plus fort.
00:08:44Bien sûr.
00:08:45Daphné Chamarterling,
00:08:46est-ce que c'est une situation qui intervient
00:08:49parce qu'ils sont déjà dans la précarité
00:08:51au niveau de leur statut social
00:08:53ou c'est à la fin de leur vie active
00:08:55où systématiquement, il peut y avoir des populations
00:08:58de personnes âgées qui basculent dans la pauvreté ?
00:09:01Quel est le mécanisme qui enclenche cette situation de pauvreté ?
00:09:05Alors, majoritairement, c'est effectivement,
00:09:08comme je le disais, des personnes qui étaient déjà
00:09:10dans des situations de pauvreté.
00:09:11Il faut se rappeler, en France, aujourd'hui,
00:09:13il faut six générations pour sortir de la pauvreté.
00:09:16Donc, malheureusement, en fait,
00:09:17c'est vraiment lié à des trajectoires de vie
00:09:20et ça nécessite vraiment qu'on cherche à s'atteler,
00:09:22à lutter contre les inégalités
00:09:24pour éviter de faire en sorte
00:09:27que des personnes restent pauvres tout au long de leur vie.
00:09:29Mais c'est vrai aussi qu'il y a des personnes
00:09:30qui basculent dans la pauvreté,
00:09:32notamment quand il y a des ruptures de droits.
00:09:34Quand vous passez, en fait, de l'emploi à la retraite,
00:09:38eh bien, quand vous êtes déjà sur des seuils très faibles
00:09:41en matière de revenus,
00:09:43eh bien, quelques semaines sans revenus,
00:09:44ça peut vraiment vous faire basculer.
00:09:47Et puis, on a une caractéristique un peu spécifique aussi
00:09:49pour ce qu'on appelle les fameux
00:09:51ni en emploi, ni en retraite,
00:09:53les 55-64 ans,
00:09:55qui, eux aussi, vivent des conditions de vie
00:09:58assez particulières,
00:09:59puisqu'ils ne touchent pas encore les droits à la retraite,
00:10:02mais n'arrivent pas non plus à trouver de travail.
00:10:03Et donc, ça aussi, ça génère des nouvelles formes de pauvreté.
00:10:06Vous êtes directrice de la coordination des programmes
00:10:08et du plaidoyer des secours catholiques.
00:10:11Daphné Chamart-Terling, dites-moi sincèrement,
00:10:13cette République française, laïque et sociale,
00:10:15c'est surtout le mot social qui m'intéresse aujourd'hui,
00:10:19est-ce qu'elle a oublié,
00:10:20alors qu'elle est si soucieuse,
00:10:21j'allais dire, entre autres, d'égalité,
00:10:23de bienveillance sociale sur ses populations,
00:10:26est-ce qu'on peut considérer que,
00:10:28je vais utiliser le mot vieux,
00:10:29est-ce que les vieux, les seniors,
00:10:32sont particulièrement maltraités en France ?
00:10:34On pourrait penser au contraire que la France est le pays
00:10:36où les personnes âgées sont les plus estimées,
00:10:38les plus protégées,
00:10:39j'allais dire quelque part cajolées.
00:10:41Est-ce que nous sommes très en retard
00:10:42par rapport aux autres pays européens,
00:10:44et en général par rapport à nos valeurs sociales,
00:10:47est-ce qu'il y a un aspect un peu,
00:10:49je ne vais pas dire honteux,
00:10:50mais qui n'est pas glorifiant pour la France ?
00:10:53C'est sûr qu'il faut effectivement avoir en tête
00:10:55que les personnes âgées ne sont pas plus protégées
00:10:58en France que les autres populations,
00:11:00et donc il faut aussi sortir parfois
00:11:01des discours un peu de culpabilisation
00:11:04envers les personnes seniors,
00:11:06qui s'en sortiraient mieux,
00:11:07parce que plus propriétaires, etc.
00:11:09Il y a des cas,
00:11:10il y a des catégories sociales,
00:11:11et vous, ils s'y portez bien.
00:11:12Exactement.
00:11:13Mais, c'est pas tout,
00:11:14voilà, ils ne sont pas plus protégés.
00:11:16Par contre, ce qu'il faut quand même
00:11:17avoir bien en tête,
00:11:19c'est qu'aujourd'hui,
00:11:19les dispositifs pour accompagner
00:11:21les personnes âgées en grande difficulté,
00:11:23ce qu'on appelait le minimum JIS,
00:11:25qui maintenant a pris un nom un peu plus barbare,
00:11:28l'allocation de solidarité aux personnes âgées,
00:11:30c'est un dispositif qui a quand même
00:11:32beaucoup moins décroché
00:11:33que les autres aides sociales.
00:11:35Et donc, aujourd'hui, on a l'ASPA,
00:11:37donc cette fameuse allocation,
00:11:38qui n'est pas du tout au niveau du seuil de pauvreté,
00:11:41mais qui a davantage suivi la trajectoire
00:11:44de la revalorisation
00:11:46pour atteindre au maximum
00:11:48comme le seuil de pauvreté
00:11:49par rapport au RSA, par exemple,
00:11:51qui a complètement décroché.
00:11:52Donc, les seniors ne sont pas plus protégés.
00:11:56Pour autant, on voit qu'on a en fait
00:11:59un enjeu à plus globalement
00:12:02penser cette question-là
00:12:03dans l'ensemble de la façon
00:12:05dont on va traiter ce sujet de l'égalité,
00:12:07mais j'irai même un peu plus loin,
00:12:08parce que dans la devise française,
00:12:09on a une promesse de fraternité.
00:12:11Or, aujourd'hui,
00:12:12quand on a près de 10 millions de personnes
00:12:13sous le seuil de pauvreté en France,
00:12:15on ne peut plus dire
00:12:16que la République tient véritablement
00:12:18sa promesse de fraternité.
00:12:19À ce propos,
00:12:20est-ce que vous connaissez des situations ?
00:12:21Vous, vous rencontrez des situations
00:12:23de réelle détresse ou non ?
00:12:24Il y a des cas extrêmes, quelquefois.
00:12:26Oui, alors, au Secours catholique,
00:12:28on a 58 000 bénévoles
00:12:30qui accompagnent chaque jour
00:12:32des personnes
00:12:33dans l'ensemble du territoire
00:12:34France hexagonale et Outre-mer.
00:12:37Et on voit effectivement
00:12:38des situations dramatiques
00:12:40en matière d'isolement social.
00:12:42on a des dispositifs
00:12:43d'aller vers.
00:12:45C'est-à-dire qu'on va rencontrer
00:12:47les personnes,
00:12:47notamment dans les territoires ruraux,
00:12:49et des personnes qui nous disent
00:12:50que sans le Secours catholique,
00:12:51elles ne verraient personne
00:12:52de la semaine.
00:12:53Et que la fermeture
00:12:55des services publics,
00:12:56des commerces de proximité,
00:12:57eh bien ça,
00:12:58ça participe
00:12:59à un sentiment d'abandon.
00:13:00Et moi, j'ai été très marquée
00:13:02par une personne qui disait
00:13:03« On nous a tout enlevé ».
00:13:04Et c'est vraiment
00:13:05cette question
00:13:06de l'isolement
00:13:08et qui, ça,
00:13:09enferme encore plus
00:13:10dans des formes de pauvreté
00:13:11parce qu'encore une fois,
00:13:12cette question de l'isolement,
00:13:13ça fait partie aussi
00:13:14des éléments
00:13:15qu'on doit regarder
00:13:15quand on veut vraiment
00:13:16lutter contre la pauvreté.
00:13:17Les cas sont de plus en plus nombreux.
00:13:19Daphné Chamart-Térenic,
00:13:20vous avez été aux Zinni ce matin.
00:13:21Est-ce que vous avez senti
00:13:22les parlementaires
00:13:23très attentifs
00:13:24à vos déclarations ?
00:13:25Vous considérez que
00:13:26la classe politique
00:13:27va prendre enfin,
00:13:28on va dire toujours enfin,
00:13:30cet enjeu en considération
00:13:32et se donner les moyens nécessaires
00:13:33pour apporter des solutions ?
00:13:35Vous sortez confiant
00:13:36de cette audition ?
00:13:38Alors, en tout cas,
00:13:39je sors confiant
00:13:40sur le fait
00:13:40que les parlementaires
00:13:42qui étaient présents
00:13:42et le président
00:13:43et le rapporteur
00:13:44de cette commission
00:13:45ont à cœur
00:13:46de bien connaître
00:13:46et de bien comprendre
00:13:47les mécanismes
00:13:48qui génèrent cette pauvreté.
00:13:50Ce qui me semble aussi important,
00:13:51c'est que les parlementaires
00:13:52essaient de comprendre
00:13:53justement que
00:13:54tout n'est pas une question
00:13:56de minima social
00:13:58mais qu'en fait,
00:13:59ça engendre
00:14:00et ça concerne
00:14:01des enjeux très divers
00:14:02et que tout est lié,
00:14:04la question du logement,
00:14:05la question de l'accès
00:14:05à la santé.
00:14:06Donc, j'ai senti
00:14:07une volonté
00:14:08de mieux comprendre
00:14:09et surtout de sortir
00:14:10de cette impensée politique
00:14:11qui est la pauvreté
00:14:12des seniors.
00:14:13Après, ça reste
00:14:14une commission
00:14:14d'enquête parlementaire
00:14:16et ensuite,
00:14:17ça sera à l'ensemble
00:14:18de la classe politique
00:14:19de se saisir
00:14:19des résultats
00:14:20de ces travaux
00:14:20pour avoir
00:14:21une véritable politique
00:14:22autour de ce sujet.
00:14:23Mais il est important
00:14:24de le faire savoir.
00:14:25Anissa, rappelez-nous
00:14:26quelles sont aujourd'hui
00:14:26les conditions
00:14:27de pauvreté.
00:14:29De pauvreté.
00:14:29Alors, officiellement,
00:14:30l'INSEE fixe aujourd'hui
00:14:31le seuil de pauvreté
00:14:32à 1337 euros par mois
00:14:35pour une personne seule.
00:14:36Et derrière ce seuil,
00:14:37il y a désormais
00:14:38près de 10 millions
00:14:39de Français,
00:14:409,8 millions exactement,
00:14:42soit 15,4%
00:14:43de la population.
00:14:44En seulement un an,
00:14:45650 000 personnes supplémentaires
00:14:48ont basculé
00:14:48sous le seuil de pauvreté.
00:14:49Mais ces chiffres
00:14:50racontent-ils vraiment
00:14:51ce que signifie être pauvre ?
00:14:52Pas sûr.
00:14:53Parce qu'une fois
00:14:54le loyer payé,
00:14:54l'électricité,
00:14:55l'assurance,
00:14:55les courses,
00:14:56la mutuelle,
00:14:56la voiture
00:14:57pour aller travailler,
00:14:58tout ce qui compte surtout,
00:14:59c'est ce qu'il reste.
00:15:00Vous prenez les campagnes,
00:15:02la mobilité peut engloutir
00:15:03jusqu'à 21%
00:15:04du budget mensuel
00:15:06d'un ménage rural
00:15:07et difficile
00:15:07de simplement abandonner
00:15:09sa voiture
00:15:09quand un village
00:15:10de moins de 1000 habitants
00:15:11sur deux
00:15:11ne dispose d'aucun
00:15:13transport en commun.
00:15:14Résultat,
00:15:1440% des Français
00:15:15disent avoir déjà annulé
00:15:16un rendez-vous
00:15:17faute de moyens de transport
00:15:18et travailler ne protège
00:15:19même plus forcément
00:15:20de la précarité.
00:15:22Daphné,
00:15:23Chamar,
00:15:23Interling,
00:15:23ce sont des chiffres
00:15:24qui vous parlent évidemment.
00:15:26Oui,
00:15:26bien évidemment,
00:15:27on voit bien que
00:15:28c'est bien l'accumulation
00:15:30des difficultés,
00:15:31l'éloignement des services,
00:15:32la difficulté de mobilité,
00:15:34la faiblesse
00:15:35des transports collectifs
00:15:36et puis surtout
00:15:36de vraiment arrêter
00:15:38de considérer la pauvreté
00:15:39uniquement comme la question
00:15:40du revenu
00:15:41mais bien d'aller regarder
00:15:42la question des budgets
00:15:43et surtout des budgets contraints
00:15:45parce qu'on voit que derrière
00:15:47de manière très concrète
00:15:48quand on doit payer
00:15:50l'ensemble des factures
00:15:51et bien ça signifie
00:15:52pour des familles,
00:15:53pour des personnes
00:15:53de se priver
00:15:55en alimentation,
00:15:56en déplacement
00:15:57et c'est bien de ça
00:15:58dont on parle en fait
00:15:59quand on parle
00:15:59de prendre en compte
00:16:00la pauvreté
00:16:01dans toutes ces dimensions
00:16:02c'est de considérer
00:16:03ces privations
00:16:04et ça c'est quelque chose
00:16:05qu'au secours catholique
00:16:06les bénévoles
00:16:07accompagnent malheureusement
00:16:08trop souvent
00:16:08où on voit des personnes
00:16:09qui sont obligées
00:16:10d'arbitrer
00:16:11entre se chauffer
00:16:12et se nourrir.
00:16:13Alors justement
00:16:13Daphné Chamar-Ternic,
00:16:14nous avons le témoignage
00:16:15de Marie-Claire
00:16:16qui est à Bergerac
00:16:17qui est retraitée.
00:16:18Bonjour Marie-Claire.
00:16:20Bonjour.
00:16:26Vous m'entendez ?
00:16:32Je vous entends très bien.
00:16:33Alors vous avez combien
00:16:34de retraite Marie-Claire ?
00:16:36Vous vivez combien par mois ?
00:16:37Alors j'ai 928,74 euros
00:16:43plus la CAF
00:16:44enfin les 88,67 euros.
00:16:49Vous vous en sortez ?
00:16:50Est-ce que vous vous en sortez ?
00:16:53Non, je travaille.
00:16:54Je travaille.
00:16:55Ah vous travaillez ?
00:16:56En plus oui, je suis obligée.
00:16:58Vous faites quoi
00:16:59comme travail complémentaire ?
00:17:00Alors moi j'ai laissé
00:17:02des études supérieures.
00:17:03Donc j'ai une licence de lettres
00:17:05que j'ai activé la sorbonne.
00:17:06Oui.
00:17:07J'ai travaillé
00:17:08mais le problème
00:17:08c'est que j'ai eu un accident
00:17:10de la vie.
00:17:10Et ça on ne peut pas prévoir.
00:17:11Évidemment.
00:17:12Donc ma carrière aux impôts
00:17:14puisque j'étais contrôleur
00:17:15des impôts
00:17:16c'est parité net.
00:17:17Je touche donc
00:17:18une allocation
00:17:21d'invalidité.
00:17:23Et vous travaillez ?
00:17:24Alors vous travaillez dans quoi
00:17:25pour compléter ce revenu ?
00:17:27Alors même si j'ai fait
00:17:29des études supérieures
00:17:30je fais du ménage.
00:17:32Ah.
00:17:32Des ménages.
00:17:33Eh bien oui.
00:17:34D'accord.
00:17:34Parce qu'en fait
00:17:35alors moi j'en ai rien à faire
00:17:36je ne suis pas du tout
00:17:37voilà.
00:17:38Mais je suis employée
00:17:39par le CESU
00:17:40par une personne
00:17:42donc un particulier
00:17:43parce que je ne veux
00:17:44absolument pas être
00:17:45employée par une
00:17:46comment
00:17:47une institution
00:17:48qui prend
00:17:49sur le revenu
00:17:50de la personne
00:17:50qui vote
00:17:51comment
00:17:52quelque chose
00:17:53qu'elle n'a pas le droit
00:17:54de prendre
00:17:54puisqu'elle ne fait rien
00:17:55juste trouver
00:17:56du personnel.
00:17:58Moi je me débrouille
00:17:58je trouve mon personnel
00:18:00et je suis indépendante.
00:18:01Incroyable.
00:18:01vous trouvez que cette
00:18:03situation est injuste
00:18:04Marie-Claire
00:18:05vous pensez que ça fait
00:18:06partie des réalités
00:18:07et des vicissitudes
00:18:09de notre société ?
00:18:11Moi il m'est arrivé
00:18:12par exemple
00:18:13le vin du mois
00:18:14de ne pas manger
00:18:15du tout
00:18:15absolument rien
00:18:17juste boire
00:18:18pendant six jours.
00:18:20En effet
00:18:21En effet
00:18:22Oui
00:18:22parce que
00:18:23les grosses dépenses
00:18:26si vous voulez
00:18:27c'est EBS
00:18:28enfin l'électricité
00:18:29et la nourriture
00:18:30c'est vraiment
00:18:31les deux gros budgets
00:18:32des personnes
00:18:33Et on imagine
00:18:34que vous n'êtes pas
00:18:35la seule dans cette situation
00:18:36Daphné Chamart-Terling
00:18:37évidemment le témoignage
00:18:38de Marie-Claire
00:18:39c'est quelque chose
00:18:39que vous rencontrez
00:18:41assez souvent
00:18:42et encore
00:18:42il peut y avoir
00:18:43plus du rencor
00:18:43je suppose
00:18:45Oui oui
00:18:46tout à fait
00:18:46on voit aussi
00:18:47que des difficultés
00:18:48pour certains publics
00:18:49se retrouvent
00:18:50encore plus fortes
00:18:51quand on a eu
00:18:52un accident de vie
00:18:53des carrières interrompues
00:18:54des difficultés
00:18:55d'accès à l'emploi
00:18:56des périodes de chômage
00:18:56tout ça en fait
00:18:57ça renforce
00:18:58ces difficultés
00:18:59et forcément
00:19:01on n'a pas tous
00:19:02la chance
00:19:02d'avoir une carrière complète
00:19:05c'est aussi
00:19:05notamment
00:19:06chez les femmes
00:19:07qu'on voit aussi
00:19:09des plus grosses difficultés
00:19:10derrière
00:19:10à boucler
00:19:11les fins de mois
00:19:12quand on est
00:19:12quand on est senior
00:19:14et puis
00:19:15comme Marie-Claire
00:19:16le soulignait
00:19:17c'est
00:19:17voilà
00:19:18c'est des privations
00:19:18au quotidien
00:19:19et aujourd'hui
00:19:20on est sur des montants
00:19:22où on ne peut pas
00:19:23vivre dignement
00:19:24et même
00:19:25quand on parle
00:19:25des seuils de pauvreté
00:19:26aujourd'hui
00:19:27avec 1300 euros
00:19:29pour une personne seule
00:19:30ou avec l'ASPA
00:19:32qui est autour
00:19:33de 1043 euros
00:19:35et bien là aussi
00:19:36en fait
00:19:36on est plutôt dans
00:19:37comment j'arrive
00:19:38à survivre
00:19:40et plutôt
00:19:41que de vivre dignement
00:19:42et surtout
00:19:42on ne peut pas
00:19:43se permettre
00:19:43le moindre choc
00:19:44parce que sinon
00:19:45on bascule
00:19:45dans des formes
00:19:46de précarité
00:19:47très graves
00:19:47bien sûr
00:19:48merci
00:19:48Daphné Chamart-Terling
00:19:50pour votre thème
00:19:51merci à vous
00:19:51Marie-Claire
00:19:52merci Marie-Claire
00:19:53merci Daphné Chamart-Terling
00:19:54pour votre thème
00:19:55bon courage
00:19:55et bravo
00:19:56bien sûr
00:19:57pour l'engagement
00:19:57et le combat
00:19:58que vous menez
00:19:58pour soutenir
00:19:59les seigneurs
00:20:01en situation
00:20:01de pauvreté
00:20:02que pensez-vous
00:20:03de la barre de l'INSEE
00:20:04à partir de laquelle
00:20:05on entre
00:20:06dans la pauvreté
00:20:07ou est-ce que
00:20:07vous vous situez
00:20:08vous-même
00:20:09arrivez-vous
00:20:09à payer
00:20:10toutes vos factures
00:20:10avez-vous fait
00:20:11une croix
00:20:11sur certains
00:20:12trajets en voiture
00:20:13témoignez
00:20:14appelez-nous
00:20:14au 0826 300 300
00:20:16Sud Radio
00:20:17la France
00:20:18dans tous ses états
00:20:19les perles du jour
00:20:22alors Perico
00:20:23on commence avec vous
00:20:24et la fast fashion
00:20:26on en a beaucoup parlé
00:20:27ça a fait couler
00:20:28beaucoup d'encre
00:20:28la fast fashion
00:20:29a pris qu'elle
00:20:30risque de coûter
00:20:30un petit peu plus cher
00:20:31on n'a pas oublié
00:20:33l'épisode
00:20:34chez Ine
00:20:34en France
00:20:34on est arrivé
00:20:35au bazar
00:20:35l'hôtel de ville
00:20:36la polémique
00:20:37qui s'est suscité
00:20:37cette plateforme
00:20:38ensuite ils vont
00:20:39des jeux
00:20:40à caractère
00:20:42pédosexuel
00:20:44les sanctions
00:20:44qui ont été prises
00:20:45par le gouvernement
00:20:46les dispositions
00:20:47qui ont été prises
00:20:47pour limiter
00:20:48cette invasion
00:20:49de produits
00:20:50venant d'Asie
00:20:51Ine
00:20:53avec Timus
00:20:54avec ses grandes enseignes
00:20:55Ine
00:20:56est quand même
00:20:56une plateforme
00:20:57qui fait
00:20:57qui mobilise
00:20:58qui manipule
00:20:59beaucoup
00:21:00beaucoup de moyens
00:21:00et beaucoup de produits
00:21:02du coup elle a eu l'idée
00:21:04de se déposer
00:21:05à la bourse de Hong Kong
00:21:06ce mardi 1er septembre
00:21:09une opération
00:21:10dont on pensait
00:21:11qu'il y aurait
00:21:11beaucoup d'ampleur
00:21:12c'était moins important
00:21:12que prévu
00:21:13et ça illustre
00:21:14les difficultés
00:21:15de la marque chinoise
00:21:16de la fast fashion
00:21:17comme quoi
00:21:17je ne vais pas dire
00:21:18que je ne veux de mal
00:21:19à personne
00:21:20mais on se réjouit
00:21:21quand même
00:21:21qu'il y ait une conscience
00:21:22une prise de conscience
00:21:23chez le consommateur
00:21:24qui fait que ce conditionnement
00:21:26consumériste
00:21:27qui nous conduit
00:21:28dans le mur
00:21:28qui abîme la planète
00:21:30et qui j'allais dire
00:21:31abîme l'humanité
00:21:32et rend compte
00:21:32des difficultés
00:21:33donc après avoir vu
00:21:34plusieurs projets similaires
00:21:35échoués ces dernières années
00:21:36chaîne
00:21:37le géant chinois
00:21:38ultra fashion
00:21:38s'est introduite
00:21:39cette officielle
00:21:40en bourse
00:21:41à Hong Kong
00:21:41hier
00:21:42l'entreprise
00:21:43fondée en 2012
00:21:44devrait valoir
00:21:45entre 22 et 25 milliards
00:21:47de dollars
00:21:48à la fin de l'opération
00:21:49un montant important
00:21:51mais loin des 100 milliards
00:21:52qu'elle aurait pu espérer
00:21:53depuis 2022
00:21:54voici les éléments
00:21:55qui expliquent
00:21:55que l'entreprise
00:21:56aux 270 millions
00:21:57de clients dans le monde
00:21:58ait perdu les trois quarts
00:21:59de sa valeur
00:22:00entre ces deux dates
00:22:02si l'introduction
00:22:03de chaîne en bourse
00:22:05rencontre des difficultés
00:22:06pour autant
00:22:07le danger n'est pas écarté
00:22:08et je pense qu'il faut
00:22:09rester extrêmement vigilant
00:22:10avant d'aller sur ces plateformes
00:22:12ce sont
00:22:13je rappelle
00:22:13des produits
00:22:14qui détruisent
00:22:15notre économie
00:22:16parce qu'ils ont détruit
00:22:17des emplois
00:22:18ces produits étaient fabriqués
00:22:19en Europe autrefois
00:22:19et en France
00:22:20on a confié à des pays
00:22:21asiatiques
00:22:22et à la Chine
00:22:22le fait d'en fabriquer
00:22:23ce sont des industries
00:22:24et des emplois en moins
00:22:25donc quand on s'adresse
00:22:27à ces plateformes
00:22:28pour se fournir
00:22:29on ne se rapproche pas
00:22:30d'une retraite à 67 ans
00:22:31mais d'une retraite
00:22:32à 70 ans
00:22:35Daphne
00:22:36vous avez vu
00:22:37Anissa ?
00:22:38mais je comprends
00:22:40elle était parfaite
00:22:41je comprends
00:22:43Daphne du secours
00:22:44qui était très bien
00:22:45non les pharmacies
00:22:45les pharmacies françaises
00:22:47nous réservent des surprises
00:22:48de nouvelles surprises
00:22:49que trouvons-nous
00:22:50dans le carnet de route
00:22:51des touristes
00:22:52lorsqu'ils viennent visiter
00:22:53la France
00:22:53et en l'occurrence
00:22:54la capitale
00:22:55et bien sans surprise
00:22:56vous l'aurez deviné
00:22:57la tour Eiffel
00:22:58le Louvre Notre-Dame
00:22:59et désormais
00:23:04vous aurez compris
00:23:06vous avez entendu
00:23:07pharmacie
00:23:08French pharmacie
00:23:09et bien c'est un phénomène
00:23:11sur les réseaux sociaux
00:23:12l'histoire commence
00:23:13véritablement à prendre
00:23:14de l'ampleur
00:23:15autour de 2022
00:23:162023
00:23:17lorsque des influenceuses
00:23:18américaines
00:23:19notamment
00:23:19commencent à filmer
00:23:21sur TikTok
00:23:21leur passage
00:23:22dans les pharmacies
00:23:23françaises
00:23:24crème, sérum
00:23:25protection solaire
00:23:26vitamine
00:23:26elles montrent
00:23:27leurs achats
00:23:28donnent leurs bonnes adresses
00:23:29et surtout
00:23:30leur liste de produits
00:23:31à rapporter de France
00:23:32et figurez-vous
00:23:33que ça fonctionne
00:23:34dès l'été 2023
00:23:35le hashtag
00:23:36French Pharmacie
00:23:38pardon pour l'accent
00:23:39pas terrible
00:23:39dépassait les 130 millions
00:23:41de vues sur TikTok
00:23:433 ans plus tard
00:23:44le phénomène
00:23:44a encore pris
00:23:45de l'ampleur
00:23:45certains touristes
00:23:46arrivent désormais
00:23:47écoutez bien
00:23:48en pharmacie
00:23:49avec une liste préparée
00:23:51à l'avance
00:23:51grâce aux réseaux sociaux
00:23:53pourquoi cet engouement
00:23:54et bien
00:23:54les prix souvent jugés
00:23:56plus intéressants
00:23:57qu'à l'étranger
00:23:57mais aussi
00:23:58cette image très française
00:23:59du produit vendu
00:24:01en pharmacie
00:24:01sérieux
00:24:02expertise qualité
00:24:04et conseil du pharmacien
00:24:05et on peut effectivement
00:24:06en être fier
00:24:07à tel point
00:24:08que certaines officines
00:24:09parisiennes
00:24:09accueillent aujourd'hui
00:24:10une clientèle
00:24:11venue du monde entier
00:24:12et emploie du personnel
00:24:14parlant plusieurs langues
00:24:15alors après le béret
00:24:16le parfum
00:24:17ou la bouteille de vin
00:24:18les réseaux sociaux
00:24:19viennent peut-être
00:24:20d'inventer un nouveau souvenir
00:24:21à rapporter
00:24:22de notre cher capitale
00:24:24le sac de la pharmacie
00:24:25du coin
00:24:26et puis franchement
00:24:27c'était peut-être
00:24:28pas une mauvaise chose
00:24:28vu que nos pharmacies
00:24:30malheureusement
00:24:31disparaissent lentement
00:24:32mais inéluctablement
00:24:33des territoires
00:24:37alors Perico
00:24:38c'est à vous
00:24:39il se trouve
00:24:40que jeter son mégot
00:24:41par terre
00:24:41on savait déjà
00:24:42que c'était sale
00:24:43et que ça pouvait
00:24:44coûter cher
00:24:44mais désormais
00:24:45la lutte contre les mégots
00:24:47franchit une nouvelle étape
00:24:48tout de même
00:24:49avec les ravages
00:24:51que l'on a vu
00:24:51déjà le grand incendie
00:24:53des Corbières
00:24:53l'an dernier
00:24:54qui avait ravagé
00:24:55la moitié de ce département
00:24:56des vignobles antiques
00:24:57qui sont partis en fumée
00:24:58pour ce qui s'est passé
00:24:59évidemment
00:24:59en Gironde
00:25:00et dans le sud-ouest
00:25:01c'est encore plus
00:25:02accablant
00:25:03enfin
00:25:03enfin
00:25:04une proposition de loi
00:25:06suggère de porter
00:25:07à un an de prison
00:25:08et 15 000 euros
00:25:09d'amende
00:25:10le fait de jeter
00:25:11un mégot
00:25:12en situation
00:25:12de risque d'incendie
00:25:13ça me fait penser
00:25:14justement
00:25:15à un petit épisode
00:25:19non
00:25:21pas bien
00:25:22il y a le gars
00:25:22qui fume dans le rétro
00:25:26et ben voilà
00:25:27nous serons vigilants
00:25:27vous avez reconnu
00:25:29monsieur Laspalès
00:25:29évidemment
00:25:30à l'époque
00:25:30on a rigolé
00:25:31aujourd'hui
00:25:32on sait les conséquences
00:25:33j'ai vu
00:25:33près de chez moi
00:25:34en Indre-et-Loire
00:25:35un incendie
00:25:36déclenché
00:25:37dans un endroit
00:25:37où le feu
00:25:38n'est pas censé prendre
00:25:39un talus
00:25:40un mégot
00:25:40qui a été jeté
00:25:41par une voiture
00:25:41et la proportion
00:25:43du feu
00:25:43qui a enflammé
00:25:44ça a failli brûler une maison
00:25:45donc c'est vraiment
00:25:46une tragédie
00:25:48ce qui est terrible
00:25:49à Nissan
00:25:49c'est que
00:25:50avec tous ces catastrophes
00:25:52on suppose que les gens
00:25:54savent que le mégot est dangereux
00:25:55qu'on va arrêter de le faire
00:25:56et bien non
00:25:56on continue à constater
00:25:58tous les jours
00:25:59des gens qui continuent
00:26:00à balancer un mégot
00:26:01alors quelquefois
00:26:01ils pensent que c'est éteint
00:26:02mais ils ne s'en sont pas sûrs
00:26:04et quand c'est pas éteint
00:26:05c'est encore plus criminel
00:26:06vous savez ce qu'on nous dit
00:26:07les fabricants de voitures
00:26:09ont supprimé le cendrier
00:26:10qui est dans la voiture
00:26:11donc évidemment
00:26:12on va pas éteindre la cigarette
00:26:13sur la tête du voisin
00:26:14ou sur le coussin
00:26:16ou sur le volant
00:26:17ou sur le tableau de bord
00:26:18mais qu'ils s'organisent
00:26:18donc alors
00:26:20quelquefois
00:26:20sur le paquet de cigarettes
00:26:21vous voyez de toute façon
00:26:22ou sur la chaussure
00:26:23enfin c'est différent
00:26:24et ça part
00:26:25donc voilà
00:26:27on en est rendu à une époque
00:26:29où on condamne
00:26:30d'un an de prison
00:26:31et 15 000 euros d'amende
00:26:32enfin c'est le projet de loi
00:26:33des gens
00:26:34qui ne respectent pas la nature
00:26:36je pense qu'à un moment donné
00:26:37ça devient nécessaire
00:26:38ce qui existe déjà aux Etats-Unis
00:26:39en l'occurrence
00:26:40depuis un paquet d'années
00:26:41mais c'est terrible
00:26:41d'en être en arrivée là
00:26:42enfin voilà
00:26:45Anissa
00:26:46est-ce qu'il y a une obsession
00:26:48en France
00:26:48de raccourcir les études ?
00:26:49on dirait
00:26:51alors voilà
00:26:52où on devrait arrêter
00:26:53ses études
00:26:54si on écoutait
00:26:54tous ceux qui sont
00:26:55à droite
00:26:56à la droite
00:26:58de François Beyrou
00:26:59il faudrait que nos jeunes
00:27:00étudient
00:27:00moins longtemps
00:27:02l'idée fait son chemin
00:27:04de l'extrême droite
00:27:05jusqu'au centre
00:27:06Gabriel Attal
00:27:08notamment
00:27:08propose
00:27:09de raccourcir
00:27:10les études
00:27:11pour faire entrer
00:27:12les jeunes
00:27:12plus rapidement
00:27:13dans la vie active
00:27:14alors l'argument
00:27:15paraît imparable
00:27:16moins longtemps
00:27:17à l'université
00:27:18c'est plus rapidement
00:27:19au travail
00:27:19davantage d'actifs
00:27:21et au passage
00:27:22moins de dépenses
00:27:23publiques
00:27:24pour financer leurs études
00:27:25sauf qu'il y a
00:27:26un petit problème
00:27:27selon les données examinées
00:27:29la durée des études
00:27:30est quasiment stable
00:27:31en fait
00:27:31depuis 25 ans
00:27:32donc où est le problème ?
00:27:34on se le demande
00:27:34pourquoi vouloir absolument
00:27:35raccourcir quelque chose
00:27:36qui ne s'est finalement
00:27:37pas du tout allongé
00:27:39et puis surtout
00:27:40à qui profite le crime
00:27:42pour utiliser cette expression
00:27:44l'étudiant
00:27:45pas nécessairement
00:27:46un diplôme
00:27:47est une qualification
00:27:49il reste des protections
00:27:51importantes
00:27:51sur le marché du travail
00:27:52alors est-ce que ça profiterait
00:27:54à l'état ?
00:27:55peut-être davantage
00:27:56puisqu'un étudiant
00:27:57qui quitte l'université
00:27:58plus tôt
00:27:58c'est une année d'enseignement
00:27:59à financer
00:28:00en moins
00:28:01et potentiellement
00:28:02un actif
00:28:03et un cotisant
00:28:03plus tôt
00:28:04mais encore
00:28:05faudrait-il
00:28:06qu'il trouve
00:28:06un emploi
00:28:07parce que faire sortir
00:28:08plus rapidement
00:28:09des dizaines de milliers
00:28:10de jeunes de l'université
00:28:11ne crée pas mécaniquement
00:28:12des dizaines de milliers
00:28:13de postes
00:28:13le vrai problème
00:28:14est peut-être ailleurs
00:28:15avons-nous trop d'étudiants
00:28:16avons-nous trop
00:28:17de formations
00:28:18qui ne correspondent pas
00:28:19suffisamment
00:28:20aux emplois disponibles
00:28:21alors avant de raccourcir
00:28:22les études
00:28:23pour envoyer plus vite
00:28:24nos jeunes
00:28:24sur le marché du travail
00:28:25assurons-nous
00:28:26peut-être d'une chose
00:28:28qu'à la sortie
00:28:28ce soit bien un marché
00:28:29du travail
00:28:30qui les attendent
00:28:31et pas les bancs
00:28:32de France Travail
00:28:32et l'enjeu social
00:28:33comme vous l'avez dit
00:28:34c'est le cotisant
00:28:35plus ils sont en activité
00:28:37tôt
00:28:37plus ils cotisent
00:28:38pour payer la retraite
00:28:39de ceux qui sont eux
00:28:40qui ont abandonné
00:28:41leur vie professionnelle
00:28:48Près de mille ans
00:28:49après avoir raconté
00:28:50la conquête
00:28:51de l'Angleterre
00:28:52par Guillaume le Conquérant
00:28:53la célèbre tapisserie
00:28:55de Bayeux
00:28:55s'apprête à vivre
00:28:56une nouvelle aventure
00:28:57et son voyage
00:28:58fait beaucoup parler
00:28:59Péricault
00:29:00On se souvient
00:29:00de la polémique
00:29:01qui avait soulevé
00:29:01ce projet
00:29:02cette décision
00:29:03du président de la République
00:29:04de prêter
00:29:04la tapisserie de Bayeux
00:29:06qui relate la bataille
00:29:07la conquête de l'Angleterre
00:29:08par Guillaume le Conquérant
00:29:09en 1066
00:29:10la bataille d'Asting
00:29:11le document est extrêmement fragile
00:29:13l'oeuvre
00:29:14donc elle a quand même
00:29:15été déplacée
00:29:15avec toutes les précautions
00:29:16aujourd'hui
00:29:16il est à Londres
00:29:17les Anglais sont ravis
00:29:19d'avoir ce monument historique
00:29:21même si c'est une oeuvre
00:29:22c'est une oeuvre culturelle
00:29:23artisanale
00:29:23artistique
00:29:25et les chiffres
00:29:26sont édifiants
00:29:27puisqu'on parle
00:29:28de plus de 100 000 tickets
00:29:29la BBC a donné les chiffres
00:29:30les plus de 100 000 tickets
00:29:32c'est étonnant
00:29:33parce que
00:29:34la bataille d'Asting
00:29:35c'est quand même
00:29:36la conquête de l'Angleterre
00:29:37par une puissance étrangère
00:29:38même si Guillaume le Conquérant
00:29:40était héridié
00:29:41héritier supposé
00:29:42du trône d'Angleterre
00:29:43mais il y avait un roi
00:29:44qui s'appelait Harald
00:29:44et c'est le remplacement
00:29:46j'allais dire
00:29:46de la société
00:29:47de la civilisation
00:29:48anglo-saxonne
00:29:50proprement dite
00:29:50qui régnait sur l'Angleterre
00:29:52par ces normands
00:29:53qui étaient des décidents
00:29:54des vikings
00:29:54mais du coup
00:29:55qui étaient devenus
00:29:55des vassals du roi de France
00:29:56Guillaume le Conquérant
00:29:57et duc de Normandie
00:29:58donc vassal du roi de France
00:29:59ils envahissent
00:30:01l'Angleterre
00:30:02qui ne s'appelle pas encore
00:30:02la Grande-Bretagne
00:30:03bataille d'Asting
00:30:04très violente
00:30:04Harald est tué
00:30:05Guillaume le Conquérant
00:30:06monte sur le trône
00:30:07je vous signale
00:30:08que le roi Charles III
00:30:09aujourd'hui
00:30:09est son descendant direct
00:30:11donc le nom de famille
00:30:12c'est ensuite Plantagenet
00:30:13c'est Normandie
00:30:14Plantagenet
00:30:14donc ils ont une grande part
00:30:15de son français
00:30:16même s'ils sont devenus allemands
00:30:17et que les anglais
00:30:18se réjouissent
00:30:20que les anglais se réjouissent
00:30:21de cette
00:30:22on comprend
00:30:23mais qu'ils comprennent bien
00:30:24quand même
00:30:24que c'était une conquête
00:30:25de l'Angleterre
00:30:27par les normands
00:30:28et que cette oeuvre
00:30:29malgré tout
00:30:29ça serait bien
00:30:30qu'ils nous rendent aussi
00:30:30on pourrait les changer
00:30:31on a des oeuvres à eux
00:30:32les oeuvres saxonnes
00:30:33on pourrait échanger
00:30:34j'espère que
00:30:35la tapisserie de Bayeux
00:30:36reviendra vite à Bayeux
00:30:39et puis ensuite
00:30:40on pourra se redistribuer
00:30:41les oeuvres d'art
00:30:42et les monuments historiques
00:30:43on a souvent eu
00:30:44des guerres avec eux
00:30:44ils sont aussi venus en 40
00:30:46heureusement qu'ils étaient là
00:30:47pour gagner la guerre
00:30:48ils sont sortis de l'Europe
00:30:50voilà
00:30:51gardons avec l'Angleterre
00:30:53des liens conviviaux
00:30:54cordiaux et fraternels
00:30:55elle fait partie
00:30:56avec nous
00:30:56de la grande histoire européenne
00:31:00des exploits
00:31:01d'un chevalier solitaire
00:31:02ça vous dit quelque chose ?
00:31:04c'est des voitures électriques
00:31:05bien sûr
00:31:07alors évidemment
00:31:08nous avons ce générique
00:31:09en tête
00:31:09il résonne
00:31:10il va résonner longtemps
00:31:11on parle de voitures électriques
00:31:12et il se trouve que
00:31:13les ventes
00:31:14battent tous les records
00:31:16en France
00:31:17au mois d'août
00:31:1738% des voitures neuves
00:31:19vendues
00:31:20étaient 100% électriques
00:31:22plus de 42 000 véhicules
00:31:24en un mois
00:31:24soit une progression
00:31:26de 84%
00:31:27en un an
00:31:28le marché
00:31:28explose littéralement
00:31:30alors les français
00:31:31seraient-ils soudainement
00:31:32tous devenus amoureux
00:31:33de la voiture électrique ?
00:31:34pas tout à fait
00:31:34parce que depuis plusieurs années
00:31:36tout est fait
00:31:37pour les pousser
00:31:37dans cette direction
00:31:39d'abord la carotte
00:31:40l'aide
00:31:41l'état
00:31:42aide encore
00:31:43l'achat d'un véhicule électrique
00:31:45en 2026
00:31:45les primes peuvent atteindre
00:31:475 700 euros
00:31:48pour les ménages
00:31:49les plus précaires
00:31:50davantage encore
00:31:51pour certains véhicules
00:31:52fabriqués en Europe
00:31:53et puis le leasing social
00:31:54vient d'être relancé
00:31:5650 000 ménages supplémentaires
00:31:58peuvent louer une électrique
00:31:59pour moins de 200 euros par mois
00:32:01mais il y a aussi
00:32:02le bâton
00:32:03après la carotte
00:32:04cette année
00:32:04le malus écologique
00:32:05sur les voitures thermiques
00:32:06se déclenche
00:32:07dès 108 grammes
00:32:08de CO2 au kilomètre
00:32:09et puis il peut grimper
00:32:10jusqu'à 80 000 euros
00:32:12pour les véhicules
00:32:12les plus polluants
00:32:13ajouter les taxes
00:32:14qui pèsent
00:32:15sur le prix de l'essence
00:32:16les restrictions de circulation
00:32:17qui se sont développées
00:32:18avec les aides à feu
00:32:19ou encore
00:32:21dans certaines grandes villes
00:32:22des politiques de stationnement
00:32:23beaucoup plus défavorables
00:32:25aux véhicules lourds
00:32:26et thermiques
00:32:27même les grandes entreprises
00:32:28sont poussées
00:32:29à électrifier leur flotte
00:32:31sous peine de sanctions
00:32:32alors oui
00:32:32les français achètent
00:32:33de plus en plus électrique
00:32:34mais derrière ce record
00:32:35il faut aussi regarder
00:32:36la politique menée
00:32:37depuis des années
00:32:38on a subventionné
00:32:39l'électrique
00:32:40tout en rendant progressivement
00:32:41le thermique
00:32:42plus coûteux
00:32:42et plus contraignant
00:32:43finalement
00:32:44la transition automobile
00:32:45n'est pas vraiment
00:32:46une révolution spontanée
00:32:48des automobilistes
00:32:49plutôt une révolution
00:32:50méthodiquement organisée
00:32:51par les pouvoirs publics
00:32:54maintenant je vais
00:32:55également profiter
00:32:56de ce sujet
00:32:56pour vous rappeler
00:32:57que samedi
00:32:58Perico
00:32:59à 10h
00:33:00Jean-Luc Moreau
00:33:01et Laurence Perrault
00:33:02feront leur entrée
00:33:03sur Sud Radio
00:33:04pour la meilleure émission
00:33:05automobile de France
00:33:07l'occasion d'en savoir
00:33:08un petit peu plus
00:33:08sur tous ces sujets
00:33:09parfait parfait parfait
00:33:11on sera là bien entendu
00:33:12maintenant nous allons
00:33:13écouter
00:33:13le grand temps de Bercoff
00:33:15Bercoff dans tous ses états
00:33:17qui va disserter
00:33:18sur la situation
00:33:19en Iran
00:33:21Sud Radio
00:33:25Ici Sud Radio
00:33:28Les français parlent au français
00:33:31Les carottes sont cuites
00:33:33Sud Radio Bercoff
00:33:35dans tous ses états
00:33:36Eh bien
00:33:37dans tous mes états
00:33:38mais heureusement
00:33:39ou malheureusement
00:33:40je ne suis pas le seul
00:33:41comme vous le savez
00:33:42dans le monde
00:33:43aujourd'hui
00:33:44vraiment
00:33:44Sud Radio
00:33:45c'est le coeur du réacteur
00:33:47on est dans l'oeil du cyclone
00:33:49dans l'oeil du cyclone
00:33:51ça se passe très bien
00:33:52c'est calme
00:33:53et on peut vous dire
00:33:54que qu'est-ce que c'est calme
00:33:56dans cette espèce
00:33:57de pré-campagne présidentielle
00:33:59où Sarah Knafo nous explique
00:34:01où va l'argent
00:34:02où Manon Aubry
00:34:04traite les milliardaires
00:34:05ou les millionnaires
00:34:06de nuisibles
00:34:07qu'il faut absolument éliminer
00:34:09vous voyez la prochaine campagne
00:34:11la prochaine campagne
00:34:12ce n'est plus le virus
00:34:13c'est
00:34:14ce sont les nuisibles
00:34:16et où Eric Ciotti
00:34:18voulait faire un lever de drapeau
00:34:21avec la Marseillaise
00:34:22Chanté de Marseillaise
00:34:23non
00:34:23mais tout ça
00:34:24on en parlera
00:34:25un peu plus tard
00:34:26tous les jours
00:34:26comme vous le savez
00:34:27et aujourd'hui
00:34:28on va parler
00:34:28de l'Iran
00:34:30qu'est-ce qui se passe
00:34:31véritablement en Iran
00:34:32guerre
00:34:33qui ne dit pas son nom
00:34:34si
00:34:35guerre évidemment
00:34:36bombardement
00:34:36et tout ça
00:34:37mais tout à coup
00:34:38et depuis quelques semaines
00:34:40ça a changé
00:34:41le paysage
00:34:42a complètement changé
00:34:43et écoutez
00:34:44ce que disait
00:34:45pas plus tard
00:34:45qu'hier
00:34:46le ministre américain
00:34:48des finances
00:34:49le secrétaire d'état
00:34:51au trésor
00:34:51comme on dit
00:34:52aux United States
00:34:54Scott Besant
00:34:55écoutez
00:35:08voilà
00:35:12ce que dit
00:35:13Scott Besant
00:35:14on va traduire
00:35:15bien sûr
00:35:16il en a parlé
00:35:17ça a fait
00:35:17sensation
00:35:18il dit simplement
00:35:20écoutez
00:35:21les avoirs
00:35:23de la monarchie
00:35:25iranienne
00:35:26les avoirs
00:35:26des ayatollahs
00:35:28des gardiens
00:35:28de la révolution
00:35:29de toute
00:35:30l'oligarchie
00:35:32ou la nomenclatura
00:35:33iranienne
00:35:34appelez-le
00:35:35comme vous voulez
00:35:36et bien on connaît
00:35:37et ce qui est intéressant
00:35:39aujourd'hui
00:35:39c'est qu'il dit
00:35:40on va geler
00:35:41tout ça
00:35:42on sait où ils sont
00:35:43on sait
00:35:44où sont leurs avoirs
00:35:46et leurs avoirs
00:35:46se comptent
00:35:47par dizaines
00:35:48de milliards
00:35:49de dollars
00:35:50voire centaines
00:35:52voire milliers
00:35:52de milliards
00:35:53de dollars
00:35:54et bien on sait
00:35:55où elles sont
00:35:56et il a dit carrément
00:35:57les îles vierges britanniques
00:35:59Dubaï
00:36:01Londres
00:36:02etc
00:36:03nous savons
00:36:04et nous gelons
00:36:05alors est-ce que c'est
00:36:07de la propagande
00:36:08ça a pas vraiment l'air
00:36:10parce que
00:36:11effectivement
00:36:12on a vu que la guerre
00:36:14on disait
00:36:14il y a 6 mois
00:36:15et on disait
00:36:16mais qu'est-ce que c'est
00:36:17ça serait réglé
00:36:18en 2 mois
00:36:19disait Trump
00:36:20et du coup
00:36:21Trump
00:36:22comme est-tu
00:36:23dit n'importe quoi
00:36:24alors au-delà
00:36:25des pros
00:36:26et des anti
00:36:27et des fake news
00:36:28et de tout ce qu'on peut raconter
00:36:30il y a quelque chose
00:36:31d'incontestable
00:36:32ça a changé
00:36:34en tout cas
00:36:35le paysage a changé
00:36:36c'est évident
00:36:37que
00:36:37l'infrastructure militaire
00:36:40de l'Iran
00:36:41n'est plus
00:36:42évidemment
00:36:43celle qu'elle était
00:36:44même s'il y a
00:36:45des capacités
00:36:45de riposte
00:36:46on le voit
00:36:47que ce soit
00:36:48sur le Koweït
00:36:49à Oman
00:36:49ou ailleurs
00:36:50mais deux choses
00:36:51ont changé
00:36:52d'abord
00:36:53incontestablement
00:36:54le détroit d'Hormuz
00:36:55il y a
00:36:57des navires
00:36:58qui passent
00:36:59mais uniquement
00:37:00uniquement
00:37:01et c'est très intéressant
00:37:02sous surveillance américaine
00:37:04et les radars
00:37:06qui ont essayé
00:37:06de reposer
00:37:07les Iraniens
00:37:08et bien
00:37:08ont été bombardés
00:37:10les poseurs de mines
00:37:13également
00:37:14donc
00:37:15là
00:37:16il y a
00:37:16une espèce
00:37:17d'attente
00:37:19évidemment
00:37:20de coups
00:37:21de part et d'autre
00:37:22les bombardements
00:37:23repris à Bandarabas
00:37:25pas encore
00:37:25l'île de Cargue
00:37:26mais l'île de Larac
00:37:27et compagnie
00:37:28mais ce qui est
00:37:29le plus important
00:37:30c'est ce qu'a dit
00:37:31justement
00:37:31Scott Besant
00:37:32c'est à dire
00:37:33on va rejeler
00:37:34les avoir
00:37:35il part des maisons
00:37:37achetées
00:37:38par
00:37:38les mollas
00:37:40enfin
00:37:40l'élite des mollas
00:37:41100 millions
00:37:42de dollars
00:37:43par maison
00:37:44il part de tout cela
00:37:46et il dit
00:37:46il est temps
00:37:47de rendre l'argent
00:37:48dit-il
00:37:48alors rendre l'argent
00:37:49acquis
00:37:50avec une petite passe
00:37:51à Obama
00:37:51à Obama
00:37:52qui avait redonné
00:37:536 milliards de dollars
00:37:55à l'Iran
00:37:55quand il était question
00:37:56de s'arranger entre eux
00:37:57ce qu'il faut dire
00:37:58aujourd'hui
00:37:59c'est qu'au bout de 47 ans
00:38:01ça va être
00:38:03incontestablement
00:38:03c'est la phase finale
00:38:05alors
00:38:05qui va gagner
00:38:06on va pas faire
00:38:07on va pas lire
00:38:08dans le marque de café
00:38:09mais apparemment
00:38:11apparemment
00:38:11quand même
00:38:12il y a
00:38:13un renforcement
00:38:14il y a
00:38:16ça va
00:38:17à la jugulaire
00:38:19en économie
00:38:20c'est à dire
00:38:21que d'un côté
00:38:21les doigts d'Ormus
00:38:22va perdre son importance
00:38:24puisque
00:38:24énormément de routes
00:38:25vont passer par
00:38:26l'Arabie Saoudite
00:38:28et
00:38:28de Oman
00:38:29à la Syrie
00:38:31etc
00:38:32on voit très très bien
00:38:33toutes les manœuvres
00:38:34qui se passent aujourd'hui
00:38:35avec la Syrie
00:38:37à l'époque
00:38:38absolument
00:38:40rejetée aux oubliettes
00:38:41mais qui est devenue
00:38:42l'ami
00:38:42mais l'ami stratégique
00:38:44bien sûr
00:38:44donc entre Syrie
00:38:46Turquie etc
00:38:46il y a quelque chose
00:38:48qui se passe
00:38:49et que la guerre
00:38:50va être beaucoup moins
00:38:51militaire
00:38:52qu'économique
00:38:52et donc
00:38:54quelque chose
00:38:55à mon avis
00:38:55a changé
00:38:56et je crois que
00:38:57peut-être
00:38:58on peut pas dire
00:38:59que la guerre est finie
00:39:00mais on peut dire
00:39:01que la guerre
00:39:01entre dans sa phase finale
00:39:03et on verra bien
00:39:04effectivement
00:39:05si l'Iran
00:39:06va changer de visage
00:39:08et qui
00:39:08soyons clairs
00:39:09en tout cas
00:39:09c'est mon opinion personnelle
00:39:11qui ne peut pas souhaiter
00:39:12ne pas souhaiter
00:39:13la fin
00:39:14de ce régime
00:39:16assassin
00:39:17des Mollah
00:39:18à demain
00:39:21voilà
00:39:21nous avons entendu
00:39:22André Bercoff
00:39:24qui a disserté
00:39:25sur la situation
00:39:25en Iran
00:39:26de façon toujours
00:39:26claire et pertinente
00:39:27nous avons Serge
00:39:29qui nous appelle
00:39:29de Livry Gargant
00:39:30pour réagir
00:39:31justement
00:39:31au propos
00:39:32d'André Bercoff
00:39:33bonjour Serge
00:39:33bonjour
00:39:34bonjour
00:39:34bonjour
00:39:35bonjour
00:39:35à tout le monde
00:39:35donc j'avais entendu
00:39:37André Bercoff
00:39:38et en fait
00:39:39il finit une phrase
00:39:39parce que
00:39:41ce que j'attendais
00:39:43c'est la fin
00:39:45du régime des Mollahs
00:39:46parce que sinon
00:39:46c'est une guerre
00:39:47sans fin
00:39:48et
00:39:50nous pensions
00:39:51qu'à la fois
00:39:53Israël
00:39:53et les Etats-Unis
00:39:55et pourquoi seulement
00:39:56eux d'ailleurs
00:39:57souhaitaient
00:39:58non seulement
00:39:59à éradiquer
00:40:00la menace
00:40:01nucléaire
00:40:02mais aussi
00:40:03d'avoir donné
00:40:05un sentiment
00:40:06de liberté
00:40:07ou de liberté prochaine
00:40:08à la population
00:40:10et on s'aperçoit
00:40:11qu'ils ont
00:40:12beaucoup beaucoup
00:40:13freiné des cas de fer
00:40:14et la population
00:40:15elle est en train
00:40:16de payer
00:40:17et
00:40:18et ça fait un peu
00:40:20de peine pour eux
00:40:21quoi
00:40:21et je ne sais pas pourquoi
00:40:22enfin si
00:40:23on sait pourquoi
00:40:23les pétrodollars
00:40:25mais
00:40:25il y a seulement
00:40:26les Etats-Unis
00:40:27qui
00:40:27qui essayent
00:40:29de faire quelque chose
00:40:30contre l'Iran
00:40:31et je ne sais pas pourquoi
00:40:32la communauté
00:40:33européenne
00:40:34la communauté mondiale
00:40:35ne fait rien
00:40:36voilà
00:40:37donc
00:40:37c'est un sentiment
00:40:38de déception
00:40:39on insiste
00:40:40parce que
00:40:41nous n'avons pas
00:40:41les leviers
00:40:43l'Europe est out
00:40:44l'OTAN
00:40:45est en mort cérébrale
00:40:47comme l'avait dit
00:40:47Emmanuel Macron
00:40:49Trump a les mains libres
00:40:50et on voit
00:40:50qu'il ne maîtrise pas
00:40:51la situation
00:40:52et les Iraniens
00:40:53profitent de cette
00:40:54de cette configuration
00:40:55pour garder
00:40:56alors la suite
00:40:57du régime
00:40:57des Mollah
00:40:58qui n'est même
00:40:58plus le régime
00:40:59des Mollah
00:40:59c'est le régime
00:41:00des Grandes Révolutions
00:41:01oui effectivement
00:41:02on a raison d'espérer
00:41:04je vous signale
00:41:04Serge
00:41:05qu'on n'a pas la date
00:41:06de cette
00:41:07l'Iran a des ressources
00:41:09ils ont une détermination
00:41:10même l'opinion publique
00:41:11iranienne
00:41:12paraît-il
00:41:12est divisée
00:41:13donc on n'est pas
00:41:15sorti
00:41:15de l'auberge
00:41:17mais on voit bien
00:41:18mais on voit bien
00:41:18aussi que le monde
00:41:20afro-musulman
00:41:21est en train de bouger
00:41:22puisque le Liban
00:41:23cher à André Bercoff
00:41:24et bien
00:41:25essaye de trouver
00:41:26une solution diplomatique
00:41:27avec Israël
00:41:28la Syrie
00:41:29dit que activement
00:41:31il cherche aussi
00:41:32une solution diplomatique
00:41:33le monde est en train
00:41:34de bouger
00:41:35et c'est ton mieux
00:41:36avec un immense gâchis
00:41:37qu'on aurait peut-être
00:41:37pu éviter en effet
00:41:38merci Serge
00:41:39pour votre très maniage
00:41:40pour votre participation
00:41:40à très bientôt
00:41:41vous restez avec nous
00:41:42on va recevoir
00:41:44Jean-Michel Fauvergue
00:41:45l'ancien patron du Rennes
00:41:47nous allons savoir
00:41:47si nous sommes en sécurité
00:41:49aujourd'hui en France
00:41:50à tout de suite
00:41:51sur Sud Radio
00:41:52le face à face
00:41:53vous êtes bien
00:41:54sur Sud Radio
00:41:55en ce mardi
00:41:562 septembre 2026
00:41:58il est 13h05
00:42:00je reçois
00:42:01une personnalité importante
00:42:03de la République
00:42:04c'est pas un ministre
00:42:05c'est pas un élu
00:42:07même s'il l'a été
00:42:08c'est un grand policier
00:42:10c'est un homme
00:42:10qui est monté au front
00:42:11puisque le président de la République
00:42:12parle souvent de guerre
00:42:13à propos des maladies
00:42:14est-ce qu'on est en guerre
00:42:16aujourd'hui
00:42:16contre d'autres menaces
00:42:17contre la France
00:42:18il s'agit de Jean-Michel Fauvergue
00:42:20ancien patron
00:42:21ancien patron du RAID
00:42:22je l'avais reçu l'an dernier
00:42:24à l'automne
00:42:24il venait de publier
00:42:26ni capitulation
00:42:27ni résignation
00:42:28aux éditions Fayard
00:42:29je le reçois aujourd'hui
00:42:30parce que je voudrais
00:42:30d'abord faire le point
00:42:31Jean-Michel Fauvergue
00:42:32merci d'être là
00:42:33est-ce qu'on est plus près
00:42:34de la capitulation
00:42:35ou de la résignation
00:42:37et savoir aujourd'hui
00:42:38parce que l'inquiétude
00:42:39dans le pays est énorme
00:42:40que ce soit des élus
00:42:41que ce soit des militaires
00:42:41de la police nationale
00:42:42et que ce soit surtout
00:42:44des citoyens
00:42:44et des citoyens
00:42:45on ne se sent plus
00:42:47en sécurité
00:42:47on a vu des situations
00:42:49des scènes
00:42:50des configurations
00:42:51qui font penser
00:42:53que peut-être l'Etat
00:42:54n'a plus tout à fait
00:42:56ou tout le temps
00:42:56les moyens
00:42:57de défendre
00:42:58la citoyenneté
00:42:59contre la menace
00:43:00de la délinquance
00:43:01des voyous
00:43:01du terrorisme
00:43:02et toute autre menace
00:43:03Jean-Michel Fauvergue
00:43:04je vous aurais dit
00:43:05merci d'être là
00:43:06d'avoir accepté
00:43:07capitulation
00:43:08résignation
00:43:09on fait un bilan
00:43:10sur un an
00:43:11depuis la parution du livre
00:43:12vous êtes plutôt optimiste
00:43:14ou plutôt pessimiste ?
00:43:16Alors
00:43:16déjà bonjour
00:43:17et bonjour aux auditeurs
00:43:18et merci
00:43:19de m'avoir fait venir
00:43:21c'est toujours un plaisir
00:43:23moi écoutez
00:43:24je suis optimiste
00:43:27par nature
00:43:28j'ai eu beaucoup
00:43:28de combats
00:43:30dans ma vie
00:43:30et je suis optimiste
00:43:32par nature
00:43:33et c'est dans le combat
00:43:33que la France
00:43:35et on le voit
00:43:35historiquement aussi
00:43:37c'est dans le combat
00:43:38que la France
00:43:39se remet
00:43:39alors
00:43:39est-ce qu'on est proche
00:43:40de la capitulation
00:43:41ou de la résignation ?
00:43:43le sous-titre
00:43:44de mon bouquin
00:43:45c'est Osons le courage
00:43:46ce que je peux vous dire
00:43:47jusqu'à présent
00:43:47c'est qu'on ne l'a pas
00:43:48encore osé ça
00:43:49et que personne ne l'ose
00:43:51et qu'il va falloir
00:43:53commencer à s'y mettre
00:43:54alors on a des voix
00:43:55qui sont intéressantes
00:43:57on a des voix
00:43:58qui sont intéressantes
00:43:59dans cette élection là
00:44:04par exemple
00:44:04David Lissnard
00:44:05qui nous amène
00:44:07un certain nombre
00:44:08de choses
00:44:09il y a dans les discours
00:44:10des uns et des autres
00:44:11aussi
00:44:11quand on les prend
00:44:12dans le détail
00:44:13des détails
00:44:14qui sont intéressants
00:44:15mais
00:44:17tout ça
00:44:18c'est de l'accantation
00:44:19pour l'instant
00:44:19Jean-Michel Fauvert
00:44:20certains d'entre eux
00:44:21ils ont gouverné
00:44:22ils ont été confrontés
00:44:23ils ont géré des situations
00:44:24oui
00:44:24et puis certains
00:44:25sont dans l'opposition
00:44:27depuis très longtemps
00:44:27et pour autant
00:44:28ils n'ont pas mûré non plus
00:44:29donc ça va être difficile
00:44:31alors j'espère
00:44:32qu'on aura quelqu'un
00:44:33quelqu'un ou quelqu'une
00:44:34qui va nous
00:44:35qui va nous amener
00:44:37la France
00:44:37François Hollande
00:44:38est plus ou moins
00:44:39en lice
00:44:40il tourne autour
00:44:42de la ruche
00:44:43pour voir s'il y rentre
00:44:44ou pas
00:44:44quand il a été président
00:44:45il a été confronté
00:44:46aux épisodes
00:44:47des plus violents
00:44:48vous vous souvenez
00:44:49le temps qu'il a mis
00:44:49avant de parler
00:44:50de terrorisme islamiste
00:44:52c'était le terrorisme
00:44:53en général
00:44:53c'était la violence
00:44:54je me souviens de ça
00:44:56vous avez raison
00:44:56Perico
00:44:57je me souviens absolument
00:44:58de ça
00:44:58mais je me souviens
00:44:58d'autre chose
00:44:59beaucoup plus importante
00:45:00à mon avis
00:45:02c'est que
00:45:04à l'issue
00:45:05de cet attentat
00:45:08terrible
00:45:10du Bataclan
00:45:11du Bataclan
00:45:12où j'y étais
00:45:13bien évidemment
00:45:15il a proposé
00:45:16la déchéance
00:45:17de nationalité
00:45:18il l'a proposé
00:45:19devant députés
00:45:20et sénateurs
00:45:21qui étaient réunis
00:45:21en congrès
00:45:22à Versailles
00:45:23qui l'ont applaudi
00:45:24à tout rompre
00:45:25et qui ont entonné
00:45:26une marseillaise
00:45:26et quelques jours après
00:45:27les députés de droite
00:45:29reniant leurs idées
00:45:30sont allés contre
00:45:31cette idée là
00:45:32et les députés de gauche
00:45:33il y avait des frondeurs
00:45:35à l'époque
00:45:35reniant leurs chefs
00:45:36sont allés contre
00:45:37ce qui fait que
00:45:37quand les intérêts
00:45:38majeurs de la France
00:45:40sont là
00:45:40et bien nos hommes
00:45:42politiques élus
00:45:43n'ont pas le courage
00:45:45de défendre
00:45:46les intérêts de la France
00:45:47et c'est là dessus
00:45:49où il faut du courage
00:45:50il faut
00:45:51c'est pas uniquement
00:45:52sur les décideurs du moment
00:45:54c'est tout le monde
00:45:55les français y compris
00:45:58je suis orphelin
00:46:01d'une époque
00:46:02où on avait
00:46:04de grands premiers ministres
00:46:05je suis en train de lire
00:46:06les mémoires
00:46:06de Pierre Mesmer
00:46:08Pierre Mesmer
00:46:08c'était avant tout
00:46:09un combattant
00:46:10c'est un héros de la résistance
00:46:11c'est des gens
00:46:12d'un force français
00:46:12c'est la résistance
00:46:13c'est de la
00:46:14héros de Virake
00:46:14et oui
00:46:15l'Indochine
00:46:16enfin un certain nombre
00:46:17de combats
00:46:18bon
00:46:19évidemment
00:46:20sans rechercher
00:46:20ces profils là
00:46:21qui aujourd'hui
00:46:22ont disparu
00:46:23parce que
00:46:24peut-être avoir
00:46:25des profils
00:46:26qui soient
00:46:26des profils
00:46:27de combattants
00:46:28vous êtes en train
00:46:29de me dire
00:46:29que la société
00:46:31n'hérite que
00:46:32de ce qu'elle engendre
00:46:33et à tous les niveaux
00:46:34éducatif
00:46:35santé
00:46:35sécurité
00:46:37classe politique
00:46:37oui il y a un effondrement
00:46:38de notre société
00:46:40nous sommes d'accord
00:46:41à le constater
00:46:41on peut ne pas le partager
00:46:42cet avis
00:46:43c'est mon avis
00:46:44et effectivement
00:46:44ça se retrouve
00:46:45au niveau de la sécurité
00:46:46pour autant
00:46:46pour autant
00:46:47Jean-Michel Fauvert
00:46:48vous avez été patron du Rennes
00:46:49vous avez été en première ligne
00:46:50vous savez
00:46:50ce qui est une menace
00:46:51et un danger
00:46:52vous avez vécu
00:46:53dans votre chair
00:46:54ces tragédies
00:46:55ces violences
00:46:56donc vous savez
00:46:56que ça existe
00:46:57y compris
00:46:58sur le territoire national
00:46:59en France
00:47:00il s'est produit
00:47:01des choses
00:47:01qu'on n'aurait jamais imaginé
00:47:02si aujourd'hui
00:47:04il y avait
00:47:06réimaginons
00:47:06des troubles
00:47:07comme ceux de juin 2023
00:47:09consécutifs
00:47:09à la mort du jeune Noël
00:47:10à Lanterre
00:47:11les banlieues étaient
00:47:12à feu et à sang
00:47:12et puis pas seulement
00:47:13les banlieues
00:47:13beaucoup de villes
00:47:14j'ai rencontré
00:47:15et on a su ensuite
00:47:16que des dirigeants
00:47:18de la gendarmerie
00:47:18de la République nationale
00:47:19en disant
00:47:20on était limite
00:47:21au niveau de la saturation
00:47:22tant au niveau
00:47:23des effectifs
00:47:24que des moyens
00:47:25ne serait-ce que
00:47:25des grenades acrymogènes
00:47:26ou des armes
00:47:27nous sommes en carence
00:47:28est-ce que vous pensez
00:47:29Jean-Michel Fauvert
00:47:30que si cet épisode
00:47:31se répétait
00:47:31sur une période
00:47:32beaucoup plus longue
00:47:33ou si nous avions
00:47:34une autre forme
00:47:35d'agression
00:47:35est-ce que
00:47:37on est en train de nous dire
00:47:38si on avait
00:47:38l'invasion de la Russie
00:47:40l'armée française
00:47:40tiendrait 5 semaines
00:47:42l'équivalent de l'Ukraine
00:47:43est-ce qu'aujourd'hui
00:47:44Jean-Michel Fauvert
00:47:45en fonction des moyens
00:47:46des connaissances
00:47:47que vous avez
00:47:48et des informations
00:47:48que vous avez
00:47:49est-ce que la République
00:47:50peut défendre la citoyenneté
00:47:51en cas d'agression grave
00:47:52à l'intérieur
00:47:53ou de sédition
00:47:54à l'intérieur du pays
00:47:55oui là vous me parlez
00:47:56de moyens opérationnels
00:47:59et très réels
00:47:59les grenades
00:48:00les deux
00:48:01il y a la volonté politique
00:48:02bien sûr
00:48:02mais ensuite
00:48:03si on a la volonté politique
00:48:04est-ce qu'on a les moyens matériels
00:48:06je l'ai évoqué
00:48:07dans mon livre
00:48:08c'est pour ça que je vous pose la question
00:48:09moi je vous parle
00:48:10de reconstruire
00:48:11un certain nombre de choses
00:48:13pour faire tenir l'Etat
00:48:14d'abord
00:48:15la première des choses
00:48:16c'est que
00:48:16si les flics
00:48:17les gendarmes
00:48:18les policiers municipaux
00:48:20tous les métiers d'autorité
00:48:22sont à saturation
00:48:24c'est parce qu'on a
00:48:25une problématique
00:48:26très forte en France
00:48:27c'est qu'on a
00:48:29une justice
00:48:30qui est défaillante
00:48:32et si vous passez votre temps
00:48:34à remettre
00:48:35à arrêter
00:48:36la même personne
00:48:36et à la remettre
00:48:37aux mains de la justice
00:48:39et vous faites ça
00:48:39à longueur de journée
00:48:40et bien à un certain moment
00:48:42vous vous épuisez
00:48:43si le problème
00:48:45est traité
00:48:46dès la première infraction
00:48:47à ce moment là
00:48:48il y a une réponse
00:48:50qui est faite
00:48:51et vous avez
00:48:51beaucoup plus
00:48:52de possibilités
00:48:53et de loisirs
00:48:54de vous intéresser
00:48:55aux autres délits
00:48:56qui se passent
00:48:56une fois que
00:48:57l'un est remis
00:48:59et mis en
00:49:00hors d'état de nuire
00:49:02la problématique
00:49:03c'est ça
00:49:03un Etat
00:49:04qui n'a pas de justice
00:49:05la justice aujourd'hui
00:49:06est complètement défariante
00:49:08il y a un Etat
00:49:08qui n'a pas de justice
00:49:09n'a pas de pouvoir
00:49:11le pouvoir
00:49:12la main armée
00:49:12de l'Etat
00:49:13aujourd'hui
00:49:13c'est pas la police
00:49:14c'est pas la gendarmerie
00:49:15c'est l'armée
00:49:16à l'extérieur
00:49:17mais sur notre territoire
00:49:19c'est la justice
00:49:20ça c'est la première chose
00:49:21la deuxième chose
00:49:22que je voudrais vous dire
00:49:23c'est que sur les grands troubles
00:49:25que l'on a aujourd'hui
00:49:26nous n'avons jamais eu
00:49:28de stratégie politique
00:49:30sur la lutte contre les stups
00:49:32il n'y a pas de stratégie politique
00:49:33il y a des stratégies
00:49:34de service
00:49:35il y a des stratégies de police
00:49:37il y a des stratégies de gendarmerie
00:49:38il y a des stratégies de douane
00:49:40qui font le job
00:49:42le taf etc
00:49:43mais stratégiquement
00:49:44est-ce qu'on s'est dit
00:49:45et là c'est l'homme politique
00:49:46que j'ai été
00:49:47vous avez été élu député
00:49:48je le rappelle
00:49:49donc j'ai les deux facettes
00:49:51est-ce que
00:49:52quelqu'un a déjà dit
00:49:56la lutte contre les stups
00:49:58et bien
00:49:58sur les 5 ans à venir
00:49:59on va aller dans cette direction là
00:50:01plutôt que de lutter
00:50:02contre le produit
00:50:03on va peut-être lutter
00:50:04contre les réseaux
00:50:06est-ce qu'on peut
00:50:07aujourd'hui
00:50:08on peut se poser cette question là
00:50:09est-ce qu'on peut aujourd'hui
00:50:11encore dire
00:50:12qu'on va lutter
00:50:13contre le produit
00:50:14alors qu'il y a 17 millions
00:50:15de français
00:50:15qui ont attaqué
00:50:16des produits stups
00:50:18ou est-ce qu'il vaut mieux
00:50:19s'attaquer au réseau
00:50:20est-ce que c'est un problème
00:50:21de santé
00:50:22ou est-ce que c'est un problème
00:50:23de sécurité publique
00:50:24c'est un problème
00:50:24de sécurité publique
00:50:25aujourd'hui
00:50:26c'est là-dessus
00:50:27qu'il faut s'attaquer
00:50:27donc de volonté politique
00:50:30donc de volonté politique
00:50:31d'avoir une stratégie politique
00:50:32dans le long terme
00:50:33et sur le
00:50:35on a parlé du terrorisme
00:50:36sur le terrorisme
00:50:37tout à l'heure
00:50:38je l'évoquais
00:50:39assez rapidement
00:50:43sur le terreau
00:50:44on a évolué là-dessus
00:50:46et pour le coup
00:50:46la justice
00:50:47sur le problème du terrorisme
00:50:49n'a pas la main qui trempe
00:50:50mais sur
00:50:51le terreau du terreau
00:50:52c'est-à-dire
00:50:53ce qui arrive avant
00:50:54c'est-à-dire
00:50:55sur l'islam politique
00:50:56c'est-à-dire
00:50:56sur les frères musulmans
00:50:57c'est-à-dire
00:50:58sur tous ces gens-là
00:51:01est-ce qu'il y a
00:51:03un consensus politique
00:51:04la réponse
00:51:05je vous l'ai donnée
00:51:05tout à l'heure
00:51:05avec la déchéance
00:51:07de nationalité
00:51:07la réponse est non
00:51:08chacun y va
00:51:09en ordre dispersé
00:51:10on doit avoir
00:51:11une stratégie politique
00:51:12là-dessus
00:51:13du coup
00:51:14les français
00:51:14vont peut-être
00:51:15faire confiance
00:51:16à des gens
00:51:17qui vont prescrire
00:51:18et appliquer
00:51:18les mesures
00:51:19que vous regrettez
00:51:20de ne pas avoir
00:51:21vu mises en place
00:51:21oui bien sûr
00:51:22bien évidemment
00:51:23mais je ne les vois
00:51:25pas dans
00:51:27les programmes actuels
00:51:28alors ça va évoluer
00:51:29on est à un an
00:51:31un peu moins d'un an
00:51:32je ne le vois pas
00:51:33dans les programmes actuels
00:51:34j'espère
00:51:34ils y voient
00:51:35Jean-Michel Fauvert
00:51:36il y a une intelligentsia
00:51:37de gauche
00:51:38qui est extrêmement
00:51:39vigilante là-dessus
00:51:40qui voit immédiatement
00:51:40des atteintes à liberté
00:51:41de la xénophobie
00:51:43du racisme
00:51:43déconsemé
00:51:44à parler d'immigrés
00:51:45ou de danger
00:51:46si il y a une délinquance
00:51:47par rapport à la population
00:51:49immigrée
00:51:49et puis il y a
00:51:50des magistrats
00:51:51qui vous disent
00:51:52mais nous
00:51:52nous ne faisons appliquer
00:51:53que la législation
00:51:53que les hommes politiques
00:51:54ont mis en place
00:51:55c'est des excuses
00:51:56c'est une excuse
00:51:56ce sont des excuses
00:51:58j'ai eu un débat
00:51:59ce week-end
00:52:00avec une
00:52:02une
00:52:03responsable syndicale
00:52:04de la magistrature
00:52:05modérée
00:52:06c'est effectivement
00:52:07ce qu'on nous resserre
00:52:08c'est
00:52:08on
00:52:09on
00:52:10on applique
00:52:11les lois
00:52:12qui
00:52:12ont été votées
00:52:14et si
00:52:14ça ne vous convient pas
00:52:15voter d'autres lois
00:52:16en fait
00:52:16moi j'ai été législateur
00:52:18pendant 5 ans
00:52:19il y a une
00:52:20la problématique
00:52:21de justice
00:52:22que l'on a
00:52:22c'est le fait
00:52:23que
00:52:25il y a
00:52:25il y a
00:52:26il y a deux
00:52:28deux
00:52:29deux choses
00:52:30qui sont fortes
00:52:30dans la magistrature
00:52:31mais qu'il faut
00:52:32qu'il faut conserver
00:52:33c'est l'indépendance
00:52:34de la justice
00:52:34et c'est
00:52:35l'individualisation
00:52:37de l'autorité judiciaire
00:52:38l'individualisation
00:52:39alors
00:52:39mais l'indépendance
00:52:40de la justice
00:52:41elle doit se marquer
00:52:42sur les juges
00:52:43jugeants
00:52:44c'est à dire
00:52:45sur les juges
00:52:45du siège
00:52:46du siège
00:52:47d'une manière générale
00:52:48il y a d'autres juges
00:52:49qui jugent aussi
00:52:49mais les juges
00:52:51du siège
00:52:51elle ne doit pas
00:52:52se marquer
00:52:53sur d'autres types
00:52:53de juges
00:52:54par exemple
00:52:55un juge
00:52:55d'application
00:52:56des peines
00:52:56n'a pas
00:52:57à altérer
00:53:01la décision
00:53:02de son collègue
00:53:03et le juge
00:53:04d'application
00:53:04des peines
00:53:05c'est la première
00:53:06chose qu'il faut
00:53:06faire disparaître
00:53:07c'est une fausse
00:53:09cour d'appel
00:53:09qui se permet
00:53:10de rejager
00:53:10donc voilà
00:53:12il y a tout un
00:53:13certain nombre
00:53:13de choses
00:53:14et les lois
00:53:15on les a
00:53:16les lois
00:53:16on les a
00:53:18mais il faut
00:53:19il ne faut pas
00:53:20que sous couvert
00:53:21d'indépendance
00:53:22le juge
00:53:23détricote
00:53:24les lois
00:53:24en disant
00:53:25moi je ne condamne
00:53:26pas celui-là
00:53:26parce qu'il me semble
00:53:27que
00:53:29son cas
00:53:30ne revêt pas
00:53:31une sévérité
00:53:33nécessaire
00:53:34vous restez avec nous
00:53:35je reçois
00:53:35Jean-Michel Fauver
00:53:36ancien député
00:53:37ancien patron du Rennes
00:53:37à Nissa
00:53:38dans quelques instants
00:53:39nous fera un point
00:53:39sur la sécurité
00:53:40et puis nous aurons
00:53:41en ligne
00:53:42Benoît Remiche
00:53:42secrétaire départemental
00:53:43adjoint du syndicat
00:53:44unité du Val-de-Marne
00:53:45qui lui nous racontera
00:53:46comment ça se passe
00:53:47sur le terrain
00:53:47vous restez sur Sud Radio
00:53:48et vous nous appelez
00:53:49au 0826 300 300
00:53:52à tout de suite
00:53:52bien entendu
00:54:00Vous êtes bien sur Sud Radio
00:54:02il est 13h21
00:54:02nous parlons de choses
00:54:03pas forcément réjouissantes
00:54:05inquiétantes
00:54:05mais il faut d'en parler
00:54:06et on en parle
00:54:07avec des gens
00:54:08des gens compétents
00:54:09Jean-Michel Fauver
00:54:10ancien patron du Rennes
00:54:11ancien député
00:54:11on va entendre
00:54:12Benoît Lerige
00:54:13dans quelques instants
00:54:14qui lui représente le terrain
00:54:15syndicat unité
00:54:16dans le Val-de-Marne
00:54:16mais là
00:54:17à Nissa
00:54:17je voudrais que vous nous faisiez
00:54:18un point
00:54:19sur la façon
00:54:20dont les Français
00:54:21essaient de se sécuriser
00:54:23En matière de sécurité
00:54:24on va dire que les Français
00:54:25s'américanisent
00:54:26la sécurité est aujourd'hui
00:54:27la première préoccupation
00:54:29des Français
00:54:29comme vous le savez
00:54:30mais il y a un phénomène
00:54:31dont on parle moins
00:54:32face à cette inquiétude
00:54:33les Français ne se contentent plus
00:54:35d'attendre que l'État
00:54:36les protège
00:54:36ils achètent eux-mêmes
00:54:38leur sécurité
00:54:38alarmes, caméras, télésurveillance
00:54:40portes renforcées
00:54:41chez les particuliers
00:54:42comme dans les entreprises
00:54:43le marché de la sécurité privée
00:54:45s'est considérablement développé
00:54:47dans nos villes
00:54:47même phénomène
00:54:48les communes investissent
00:54:50dans des milliers
00:54:50de caméras de vidéoprotection
00:54:52recrutent des policiers municipaux
00:54:54et parfois des agents privés
00:54:55autrement dit
00:54:56nous payons une première fois
00:54:57par nos impôts
00:54:58pour que l'État assure
00:54:58notre sécurité
00:54:59puis nous payons
00:55:00quand même aussi
00:55:01une deuxième fois
00:55:01par nos impôts locaux
00:55:03pour financer la police municipale
00:55:04et les caméras
00:55:05et d'autres maintenant
00:55:06payent une troisième fois
00:55:07pour installer une alarme
00:55:08ou faire surveiller
00:55:09leur maison
00:55:10alors une question se pose
00:55:11pourquoi la protection
00:55:12des citoyens
00:55:13cesse-t-elle
00:55:14d'être seulement
00:55:14une mission régalienne
00:55:16de l'État
00:55:16pour devenir une dépense individuelle
00:55:18à la charge de chacun ?
00:55:20Jean-Michel Fauvergues
00:55:22les français s'inquiètent
00:55:23ils le savent
00:55:24il y a évidemment
00:55:25on a vu des milices
00:55:26formées quelquefois
00:55:27dans certains quartiers
00:55:28votre idée
00:55:29ça serait
00:55:29là on va parler
00:55:30on a parlé
00:55:31un peu théorie politique
00:55:32aujourd'hui sécurité
00:55:33aujourd'hui concrètement
00:55:35si vous voulez
00:55:35qu'un gouvernement
00:55:35soit efficace
00:55:36de quel appareil législatif
00:55:38ou administratif
00:55:39doit-il se doter
00:55:40pour faire face
00:55:41à un moment donné
00:55:42à une confrontation
00:55:43qui menace
00:55:44l'ordre public
00:55:45et la république
00:55:47tout à l'heure
00:55:47on parlait
00:55:48de ces manifestations
00:55:49qui ont eu lieu
00:55:49en juin 2023
00:55:52sur lesquelles
00:55:52les policiers
00:55:54et les gendarmes
00:55:54à un certain moment
00:55:56arrivaient au taquet
00:55:57arrivaient au bout
00:55:58de leur intervention
00:55:59d'autant que
00:56:00ces policiers
00:56:01et ces gendarmes
00:56:02ne sont pas protégés
00:56:03et on les retrouve
00:56:04quelquefois
00:56:05en garde à vue
00:56:05alors que c'est
00:56:06normalement
00:56:07tout ça
00:56:08n'est pas très logique
00:56:11moi je pense
00:56:12que sur
00:56:13et je l'avais déjà dit
00:56:14à plusieurs reprises
00:56:16ce qui nous manque
00:56:17c'est un état
00:56:18d'exception
00:56:19on l'appellera
00:56:20comme on veut
00:56:20d'exception
00:56:21qui peut se déclencher
00:56:22au niveau local
00:56:22en particulier
00:56:23par les préfets
00:56:24pour ça il faut une loi
00:56:25un territorial
00:56:25un territorial
00:56:27qui peut être déclenché
00:56:28ça n'existe pas
00:56:28pour l'instant
00:56:29non
00:56:30il n'y a qu'un état d'urgence
00:56:31il est national
00:56:32voilà
00:56:32ça ne peut être que national
00:56:34non mais
00:56:34le faire au niveau du local
00:56:36et donner au moins
00:56:37de nouveaux pouvoirs
00:56:39à l'intérieur
00:56:40de cet état
00:56:42qui est déclenché
00:56:42pouvoir de police
00:56:43qui serait déclenché
00:56:44d'ailleurs
00:56:44très localement
00:56:46physiquement
00:56:47ça peut être quoi
00:56:47sur une commune
00:56:48sur un département
00:56:49sur une commune
00:56:49sur un département
00:56:50et pendant un traitant
00:56:52bien défini
00:56:53dans lequel
00:56:54on aurait
00:56:56la possibilité
00:56:56aussi d'avoir
00:56:57une responsabilité
00:56:59collective
00:56:59des délinquants
00:57:00voilà
00:57:01parce que la problématique
00:57:02qu'on a aujourd'hui
00:57:02sur les manifestations
00:57:03quand un délinquant
00:57:04est pris au milieu
00:57:05de dix autres
00:57:06devant
00:57:08un flic
00:57:08qui est blessé
00:57:09ou devant
00:57:10une vitre
00:57:11qui est cassée
00:57:12avec un pied
00:57:12c'est qu'ils se renvoient
00:57:13la balle
00:57:16les uns les autres
00:57:17et que c'est difficile
00:57:18de prouver
00:57:18qui a fait quoi
00:57:19donc une responsabilité
00:57:20collective
00:57:21ça existe
00:57:22déjà
00:57:23dans d'autres formes
00:57:25sous la forme
00:57:25de complicité
00:57:26etc
00:57:26donc il faut une responsabilité
00:57:27collective
00:57:28la deuxième chose
00:57:28c'est que
00:57:29dans ce laps de temps là
00:57:31comme les affrontements
00:57:33seront très violents
00:57:34et bien il faut que les policiers
00:57:35et les gendarmes
00:57:36soient protégés
00:57:37juridiquement
00:57:38qu'on arrête
00:57:39de les mettre
00:57:39en garde à vue
00:57:40quand ils ont
00:57:41obéi aux ordres
00:57:42et donc
00:57:43une meilleure protection
00:57:44dans ce cadre là
00:57:45bien précis
00:57:46voilà ce qui pourrait
00:57:47se faire
00:57:48voilà ce qui pourrait
00:57:49faire partie
00:57:50d'un programme
00:57:50et ce qui pourrait aider
00:57:52s'il y a une manifestation
00:57:53qui se déclenche
00:57:54à aller
00:57:55déjà à ce que
00:57:56les policiers
00:57:57et les gendarmes
00:57:57aillent au contact
00:58:00et ne se préoccupent pas
00:58:03de la problématique
00:58:04qui peut surgir après
00:58:05ça c'est la première chose
00:58:06la deuxième chose
00:58:07d'une manière générale aussi
00:58:08à chaque fois qu'il y a
00:58:10soit usage des armes
00:58:11ou usage de la violence
00:58:13légitime
00:58:14de la part de policiers
00:58:15de gendarmes
00:58:15de policiers municipaux aussi
00:58:17et bien
00:58:18de faire en sorte
00:58:20non pas
00:58:20qu'il passe devant
00:58:23un juge
00:58:23et n'importe
00:58:24quel juge
00:58:25mais
00:58:25que ça soit
00:58:27délibéré
00:58:28par une
00:58:30assemblée
00:58:30avec des juges
00:58:31à l'intérieur
00:58:32et qui arrive
00:58:34à purger
00:58:35ce problème
00:58:35de légitime défense
00:58:36et assez rapidement
00:58:38et c'est-à-dire
00:58:39que si vous avez
00:58:40un fait
00:58:40de violence
00:58:43légitime
00:58:43dire
00:58:45elle s'explique
00:58:46point final
00:58:47terminé
00:58:47maintenant
00:58:48on va juger
00:58:49l'affaire
00:58:49de vol etc
00:58:50si ça ne s'explique pas
00:58:52et bien
00:58:52à ce moment-là
00:58:53il y a un jugement
00:58:54mais que ça se fasse
00:58:56rapidement
00:58:56et que ça ne soit pas
00:58:57feuilletonné
00:58:58parce que le feuilletonnage
00:58:59d'abord ça nuit
00:59:01à la psychologie
00:59:03à la santé mentale
00:59:04des policiers
00:59:05qui sont attaqués
00:59:05là-dessus
00:59:06pour finalement
00:59:07se terminer
00:59:08là toujours
00:59:09quasiment toujours
00:59:11par une relax
00:59:12des policiers
00:59:12où on dit
00:59:13en fait ils ont fait
00:59:14leur boulot
00:59:14sauf que c'était
00:59:15il y a deux ans
00:59:16auparavant
00:59:16et qu'entre-temps
00:59:17le policier a souffert
00:59:18le gendarme a souffert
00:59:19et la deuxième chose
00:59:20c'est feuilletonné
00:59:21par les gens
00:59:21qui s'en emparent
00:59:22je donne l'exemple
00:59:24de la famille Traoré
00:59:25par exemple
00:59:26qui a vécu là-dessus
00:59:28sur ces problématiques-là
00:59:30il faut arrêter
00:59:31ces feuilletonnages-là
00:59:32on est d'accord
00:59:33Benoît Leriche
00:59:34vous êtes secrétaire
00:59:35départementale
00:59:35adjointe du syndicat
00:59:36unité dans le Val-de-Marne
00:59:37j'allais dire
00:59:37vous représentez le terrain
00:59:38vous avez été confronté
00:59:40vous êtes toujours confronté
00:59:41vous avez entendu
00:59:42Jean-Michel Fauvergue
00:59:43est-ce que vous pensez
00:59:44qu'il y a des situations
00:59:45où les forces de police
00:59:46les forces de l'ordre
00:59:47devraient disposer
00:59:48localement
00:59:49de moyens particuliers
00:59:50pour rétablir l'ordre
00:59:51si la situation
00:59:51commence à devenir tendue
00:59:52bonjour
00:59:53merci pour l'accueil
00:59:54effectivement
00:59:55il y a beaucoup
00:59:56de choses intéressantes
00:59:57dites par monsieur Fauvergue
00:59:58je reviendrai sur la partie
01:00:00des manifestations
01:00:01il faut comprendre aussi
01:00:03certaines choses
01:00:04parce qu'effectivement
01:00:05quand on a ce genre
01:00:06de manifestations
01:00:06ou encore dernièrement
01:00:08la finale avec des champions
01:00:09ou d'autres faits
01:00:11qui ont amené
01:00:11à des heurts
01:00:13et des exactions
01:00:14il faut comprendre
01:00:14on touche toujours
01:00:15au même sujet
01:00:16c'est un problème aussi
01:00:17d'effectifs
01:00:18on le martèle assez souvent
01:00:20je sais qu'on n'aura pas
01:00:21des millions
01:00:22du jour au lendemain
01:00:23on le dit au départ
01:00:23bien sûr
01:00:23on le répète
01:00:24sur tous les plateaux
01:00:25mais en fait
01:00:26il faut comprendre que
01:00:27on a des services
01:00:28d'intervention
01:00:29qui sont préparés
01:00:30pour ça
01:00:30les compagnies
01:00:32de sécurisation
01:00:33on a les CRS
01:00:35on a les gendarmes mobiles
01:00:36il y a des gens
01:00:37qui sont formés pour ça
01:00:38il faut comprendre
01:00:39qu'aujourd'hui
01:00:39par le manque d'effectifs
01:00:41moi j'ai mes collègues
01:00:42qui tous les jours
01:00:43sont sur le terrain
01:00:44à faire de la police secours
01:00:45ou même parfois
01:00:46des bacs
01:00:47moi j'appartiens
01:00:48à une bac
01:00:49on est appelé
01:00:50en fait
01:00:50à aller sur ce genre
01:00:51de manifestations
01:00:52on n'est pas formé
01:00:53on n'a pas
01:00:54le matériel nécessaire
01:00:55et on arrive là
01:00:56un petit peu
01:00:56à l'emporte-pièce
01:00:57avec des personnes
01:00:59qui nous dirigent
01:00:59et qui eux-mêmes
01:01:00ne sont pas forcément formés
01:01:01donc tout ça
01:01:02ça implique derrière
01:01:03toutes les difficultés
01:01:04et effectivement
01:01:05certains collègues
01:01:06derrière
01:01:07qui se retrouvent
01:01:07dans des situations
01:01:09auxquelles ils n'ont pas l'habitude
01:01:10pas facile à gérer
01:01:11et qui se retrouvent
01:01:12comme le disait
01:01:13monsieur Fauver
01:01:13devant les tribunaux
01:01:15avec un suivi zéro
01:01:16de notre administration
01:01:17et un suivi encore pire
01:01:18de la part
01:01:19de certains magistrats
01:01:21donc ça
01:01:21c'est une chose
01:01:22après l'idée
01:01:23d'avoir
01:01:25effectivement
01:01:26des fois
01:01:26des prérogatives
01:01:28locales
01:01:28c'est à réfléchir
01:01:30moi je vous dis
01:01:31que là pour l'instant
01:01:31aujourd'hui
01:01:32c'est pas le cas
01:01:33on verra
01:01:33ce qu'on nous proposera
01:01:34après les élections
01:01:36présidentielles
01:01:36nous
01:01:37vendredi prochain
01:01:38vendredi là
01:01:39on a rendez-vous
01:01:40avec monsieur
01:01:41Noulès
01:01:42parce qu'il y a
01:01:42des grosses
01:01:43grosses difficultés
01:01:44en ce moment
01:01:44sur le ressort
01:01:45de la plaque parisienne
01:01:46sur le ressort
01:01:47de la préfecture
01:01:47de police
01:01:48et on a
01:01:49beaucoup
01:01:49beaucoup de choses
01:01:50à lui dire
01:01:50parce qu'aujourd'hui
01:01:51il faut comprendre
01:01:51que dans les rangs
01:01:53ça va mal
01:01:54et ce n'est pas
01:01:54qu'une question
01:01:55d'effectifs
01:01:56on a un revendicatif
01:01:58un cahier revendicatif
01:01:59très important
01:01:59on pourrait parler
01:02:00de la procédure
01:02:01du judiciaire
01:02:02et c'est du très très lourd
01:02:03on va continuer
01:02:04à en parler
01:02:04tous ensemble
01:02:05vous restez sur Sud Radio
01:02:07vous nous appelez
01:02:07au 0 826 300 300
01:02:09vous avez évidemment
01:02:10des raisons de réagir
01:02:12est-ce que vous vous sentez
01:02:12en sécurité
01:02:13est-ce que vous estimez
01:02:14que la police manque
01:02:14de moyens
01:02:15ou qu'elle n'est pas
01:02:16assez présente
01:02:16quand vous avez
01:02:17des inquiétudes
01:02:17et puis Anissa
01:02:19prendra vos appels
01:02:20sur Sud Radio
01:02:22à tout de suite
01:02:22midi 14h
01:02:24Sud Radio
01:02:24la France dans tous ses états
01:02:26Péricault Légace
01:02:28nous sommes avec
01:02:29Jean-Michel Fauver
01:02:30qui est haut fonctionnaire
01:02:31de police
01:02:32ancien député
01:02:33ancien chef du RAID
01:02:34et puis avec
01:02:35Benoît Leriche
01:02:35qui est lui sur le terrain
01:02:36secrétaire départemental
01:02:37adjoint du syndicat
01:02:38du Théâtre de Marthe
01:02:39qui est aujourd'hui affecté
01:02:40à Créteil
01:02:41nous parlons évidemment
01:02:42et puis Anissa est là
01:02:43à nos côtés
01:02:43également
01:02:44qui nous a donné des statistiques
01:02:46sur l'effet que les français
01:02:48c'est qu'ils font un peu
01:02:49la police eux-mêmes
01:02:50ou en tout cas
01:02:50ils essayent
01:02:51en se protégeant
01:02:52il y a une inquiétude
01:02:53dans ce pays
01:02:54Jean-Michel Fauver
01:02:55vous nous disiez
01:02:55tant qu'il n'y a pas
01:02:56une résolution
01:02:57une décision politique
01:02:58de mettre en place
01:02:58des moyens
01:02:59à la fois législatifs
01:03:00et administratifs
01:03:01Benoît Leriche
01:03:02vous nous dit
01:03:02c'est une histoire
01:03:03vraiment de moyens
01:03:04il faut la volonté
01:03:07ça va être un sujet
01:03:08de la future
01:03:10élection présidentielle
01:03:11je trouve qu'ils en parlent
01:03:13les uns et les autres
01:03:13relativement peu
01:03:14à part David Lissner
01:03:15vous l'a dit
01:03:15ça sera quand même
01:03:17à un moment donné
01:03:18je pense que la sécurité
01:03:19est bien dans les trois
01:03:19premières priorités
01:03:20et premières inquiétudes
01:03:22des français
01:03:23à part le Rassemblement National
01:03:24qui en parle très clairement
01:03:25les autres parties
01:03:26ont l'air d'éluder
01:03:27l'éluder
01:03:28vous avez raison
01:03:30ils en parlent
01:03:31peu ou mal
01:03:32alors vous donnez
01:03:34l'exemple du Rassemblement National
01:03:35je ne serai pas aussi
01:03:36aussi catégorique que vous
01:03:38je trouve qu'ils en parlent mal
01:03:40peut-être
01:03:40ils sont les seuls
01:03:42à en tout cas
01:03:43l'évoquer
01:03:43de façon claire
01:03:44je n'ai pas dit
01:03:45que c'était les bonnes solutions
01:03:46il faut des lignes claires
01:03:47et il ne faut pas
01:03:47se payer de mots
01:03:49je vous ai dit tout à l'heure
01:03:50que dans de nombreux domaines
01:03:52c'est le cas pour les stupéves
01:03:54la lutte contre les narcos
01:03:55c'est le cas pour
01:03:57pour l'islam radical
01:03:58c'est le cas aussi
01:03:59pour l'immigration
01:04:00on n'a pas
01:04:01dans notre pays
01:04:02on n'a jamais eu
01:04:03dans notre pays
01:04:03durant les dernières décennies
01:04:05de stratégies politiques
01:04:07établies
01:04:08sur lesquelles
01:04:08on puisse bâtir des choses
01:04:10ça c'est la première des choses
01:04:11faire des biens
01:04:12avoir ces politiques
01:04:13et puis la deuxième des choses
01:04:14c'est aussi
01:04:16de reposer
01:04:17je l'ai dit aussi tout à l'heure
01:04:19sur quelque chose
01:04:20de stable
01:04:21en termes de justice
01:04:23parce que si vous continuez
01:04:25à vider l'eau
01:04:26avec la petite cuillère
01:04:27et à chaque fois
01:04:28que des policiers
01:04:29des gendarmes
01:04:30des policiers municipaux
01:04:31arrêtent quelqu'un
01:04:32qui soit remis dehors
01:04:32vous comprenez bien
01:04:33que les moyens
01:04:36qui sont demandés
01:04:37par Benoît
01:04:38ici présent
01:04:38et par vous-même
01:04:40vous comprenez bien
01:04:40que ces moyens
01:04:41ne serviront à rien
01:04:42parce que c'est le rocher
01:04:43de six chiffres
01:04:44chaque fois
01:04:45il vous tombe dessus
01:04:45donc il faut
01:04:47arriver
01:04:48déjà
01:04:49à boucher
01:04:50le trou
01:04:51de la baignoire
01:04:52fermer les robinets
01:04:53et couper la baignoire
01:04:54parce que si vous gardez
01:04:55tout ouvert
01:04:56ça ne marche pas
01:04:56et c'est ce qu'on fait
01:04:57aujourd'hui
01:04:57il faut avoir
01:04:59des stratégies
01:05:00pour travailler
01:05:01sur la sécurité
01:05:02planifié
01:05:03tout simplement
01:05:03nous avons Johan
01:05:04qui nous appelle
01:05:04de Marseille
01:05:05bonjour Johan
01:05:06bonjour Perico
01:05:07vous vous sentez
01:05:08en sécurité
01:05:09ou en insécurité
01:05:10là où vous êtes ?
01:05:12moi en tant qu'homme
01:05:14vous avez 1m83
01:05:15et pas 1m2kg
01:05:16ça va
01:05:16ça irait un peu plus facile
01:05:17voilà
01:05:19vous êtes dans un métier
01:05:20exposé ou non ?
01:05:21vous êtes dans un métier
01:05:22exposé quand même
01:05:22dans votre activité
01:05:23ou pas spécialement ?
01:05:25non pas spécialement
01:05:26je suis directeur informatique
01:05:28donc au niveau exposition
01:05:29on est plutôt
01:05:30on est plutôt
01:05:31soré
01:05:33mais non
01:05:33il y avait un problème
01:05:35alors c'est vrai
01:05:35que Marseille
01:05:36c'est une grande ville
01:05:36et comme malheureusement
01:05:37la plupart des grandes villes
01:05:39on est touché
01:05:40par un peu
01:05:40de sécurité
01:05:42grandissante
01:05:42qui puisait Marseille
01:05:45secret polichinelle
01:05:46de plateforme
01:05:46de la drogue
01:05:47voilà
01:05:48donc
01:05:50c'est des
01:05:50c'est un paradis
01:05:51parce qu'on adore
01:05:52cette ville
01:05:52qui est un coin de paradis
01:05:55si l'on veut
01:05:55mais ça peut être aussi
01:05:56quelquefois infernal
01:05:58oui oui
01:05:58c'est des bons élèves
01:05:59c'est la ville
01:06:00élément de communication
01:06:01de tous les nouveaux
01:06:02premiers
01:06:03de tous les nouveaux
01:06:04ministres de l'Intérieur
01:06:05qui arrivent
01:06:05c'est clair
01:06:06alors vous
01:06:06comment vous vivez
01:06:07la situation ?
01:06:10moi je pense
01:06:11qu'il y a
01:06:11ce qu'a dit
01:06:14votre interlocuteur
01:06:16voilà pardon
01:06:17excusez-moi
01:06:17j'avais son nom
01:06:20effectivement
01:06:20il y a un problème
01:06:21de moyens
01:06:25matériels
01:06:25humains
01:06:25en tout cas
01:06:27et aussi
01:06:28effectivement
01:06:28au niveau
01:06:29de cohérence
01:06:30après au niveau
01:06:31de la justice
01:06:31effectivement
01:06:33comme il a dit
01:06:34c'est quelque chose
01:06:34que je vois
01:06:35dans ma ville
01:06:36c'est le petit
01:06:38le petit délinquant
01:06:39qui vous pourrit
01:06:40la vie chaque jour
01:06:41il est arrêté le matin
01:06:42et à 14h
01:06:42il est ressorti
01:06:43soit il est mineur
01:06:44soit parce que si
01:06:45soit parce que ça
01:06:45et il va faire
01:06:46un petit rodéo
01:06:47devant le commissariat
01:06:47qui l'a arrêté
01:06:48ça on a vu
01:06:48on a vu des scènes
01:06:49de ce genre
01:06:50voilà exactement
01:06:51donc ça demande
01:06:53pardon
01:06:54un gros effort
01:06:56un gros courage politique
01:06:57aussi de pouvoir
01:06:58aborder ces sujets-là
01:07:00vous l'avez très bien dit
01:07:02dans les candidats
01:07:03qui sont à l'élection
01:07:04alors effectivement
01:07:05ils n'en parlent pas très bien
01:07:06mais le rassemblement
01:07:06est le seul à en parler
01:07:09ou éventuellement
01:07:11reconquête aussi
01:07:12mais on a l'impression
01:07:13que dès qu'on parle
01:07:14du régalien
01:07:14ou juste de sécurité
01:07:16c'est qu'on est forcément
01:07:17d'extrême droite
01:07:18sauf que non
01:07:19c'est juste le quotidien
01:07:20qu'on doit vivre
01:07:21et actuellement
01:07:23le vivre ensemble
01:07:24c'est pas génial
01:07:25avec un gros manque
01:07:26de sécurité comme ça
01:07:27c'est pas ce qui se donne
01:07:31allez-y Johan
01:07:32et d'autre part
01:07:33de suivi derrière
01:07:34au niveau de la justice
01:07:35alors on parlait
01:07:38par exemple
01:07:38mais la justice aussi
01:07:40ça veut tout rien dire
01:07:41c'est-à-dire que
01:07:41les lois sont existantes
01:07:43mais est-ce qu'elles sont appliquées
01:07:44c'est une chose
01:07:45il y a la charge de travail
01:07:46effectivement des magistrats
01:07:49les procédures de juge
01:07:51etc
01:07:51et aussi
01:07:52les places en prison
01:07:55qui ont commencé
01:07:56à être compliquées
01:07:57et que si on veut
01:07:58contrôler une prison
01:07:59quelque part
01:07:59ça devient très très compliqué
01:08:00j'en parlais dans mon humeur
01:08:02à midi justement
01:08:03dans la situation carcérale
01:08:04ça grave d'année en année
01:08:05et là on est en train
01:08:06de battre tous les records
01:08:07sur le fond
01:08:07et sur la forme
01:08:09Jean-Michel Fauvergue
01:08:12une mesure
01:08:12une mesure très concrète
01:08:14vous parliez éventuellement
01:08:15d'une législation
01:08:15pour les territoires
01:08:17est-ce que le ministère
01:08:19de l'Intérieur
01:08:19aujourd'hui
01:08:21dispose
01:08:22j'allais dire
01:08:23des moyens politiques
01:08:24pour assurer
01:08:25la sécurité des français
01:08:26où il y a quand même
01:08:27des barrières législatives
01:08:28qui fait qu'à un moment donné
01:08:29il y a des franges
01:08:30il y a des seuils
01:08:31qu'on ne peut pas franchir
01:08:33parce que
01:08:34Benoît Lerich disait
01:08:35la loi existe
01:08:36c'est vrai
01:08:36les lois existent
01:08:37et vous avez dit aussi
01:08:38il suffit de les appliquer
01:08:39pourtant il y a des entraves
01:08:41c'est quoi les entraves ?
01:08:43alors la problématique
01:08:43c'est une problématique
01:08:44de courage
01:08:45en fait en réalité
01:08:45on a beaucoup
01:08:46moi c'est l'ancien législateur
01:08:48qui vous parle aussi
01:08:48on a beaucoup
01:08:49beaucoup de lois
01:08:49et des lois
01:08:50qui ne sont pas appliquées
01:08:51alors plutôt que de faire
01:08:52des nouvelles lois
01:08:52appliquons les autres
01:08:53et faisons en sorte
01:08:54qu'elles soient efficaces
01:08:56par exemple
01:08:56on ne s'est pas attaqué
01:08:58non plus au problème
01:08:59de la multirécidive
01:09:01vous savez la loi de Pareto
01:09:02qui existe dans l'économie
01:09:04qui dit que 80% des effets
01:09:06sont faits par 20% des effecteurs
01:09:09c'est à dire que
01:09:1020% des personnes
01:09:11nous produisent 80% des choses
01:09:13et bien dans la criminalité
01:09:14c'est à peu près pareil
01:09:15et on ne s'est jamais attaqué
01:09:16à la multirécidive
01:09:17la problématique aussi
01:09:19c'est le fait que
01:09:20vous parlez des places de prison
01:09:21certes il manque
01:09:22des places de prison
01:09:23personne ne l'en disconvient
01:09:24par contre
01:09:25ce qui serait intéressant
01:09:27c'est aussi
01:09:28de se consacrer
01:09:29aux pénalités
01:09:31dès le premier délit
01:09:32et en mettant en place
01:09:34des peines
01:09:35ou des très courtes
01:09:36et alors là je vous donne
01:09:38un exemple qui est extraordinaire
01:09:39qui est l'exemple
01:09:40du pays nordique
01:09:41et du Danemark en particulier
01:09:43au Danemark
01:09:43vous avez un pays
01:09:44la première ministre
01:09:47elle est socialiste
01:09:48elle est social-démocrate
01:09:49tout à fait
01:09:50madame Fabrice
01:09:50et elle a un programme
01:09:54sur la sécurité
01:09:55et sur l'immigration
01:09:56qui ferait pallier
01:09:59de jalousie
01:10:00le rassemblement national
01:10:01donc elle a pris
01:10:03à bras le corps
01:10:03cette problématique-là
01:10:04et au Danemark
01:10:06vous avez mis en place
01:10:08des courtes peines
01:10:09et des très courtes peines
01:10:09ce qui fait qu'au Danemark
01:10:10vous avez beaucoup plus
01:10:12d'incarcération en France
01:10:13par rapport à la population
01:10:14beaucoup plus d'incarcération
01:10:16mais elle dure moins longtemps
01:10:17le flux est plus rapide
01:10:18et il y a des places libres
01:10:19en prison
01:10:20mais en tout cas c'est appliqué
01:10:21la justice est appliquée
01:10:22tout de suite
01:10:22et il y a des places libres
01:10:23c'est de ça
01:10:24que l'on doit s'imprégner
01:10:26entre autres
01:10:27et on doit faire ça
01:10:28et puis là
01:10:28encore une fois
01:10:29l'application aussi
01:10:31des décisions de justice
01:10:34qui chez nous
01:10:35l'exécution des décisions de justice
01:10:38c'est un vrai problème
01:10:39avec cette barrière
01:10:41du juge d'application des peines
01:10:42qu'il faut faire disparaître
01:10:43il faut faire disparaître
01:10:44le juge d'application
01:10:44je vous mettrais juste
01:10:46par rapport à ça
01:10:47pour dire qu'effectivement
01:10:47Benoît le riche
01:10:48il y a un autre souci aussi
01:10:49c'est le temps
01:10:50le temps du jugement
01:10:52le temps qu'on est
01:10:53à avoir à un moment donné
01:10:55la procédure
01:10:55et nous on est confrontés
01:10:56à ça au niveau de la police
01:10:58moi j'ai mes collègues
01:10:59qui n'ont pas les outils
01:11:00aussi qui sont nécessaires
01:11:01pour faire une bonne procédure
01:11:02la procédure elle est alourdie
01:11:03de jour en jour
01:11:04on nous demande toujours plus
01:11:05et c'est vrai que tout ça
01:11:06c'est du temps de perdu
01:11:07alors que pendant ce temps-là
01:11:09le gars il est rarement
01:11:10détenteur provisoire
01:11:11pendant ce temps-là
01:11:12on a des contrôles judiciaires
01:11:14et on perd beaucoup
01:11:15beaucoup de temps
01:11:15je prends juste Olivier
01:11:16qui nous appelle de boquer
01:11:17bonjour Olivier
01:11:18oui bonjour
01:11:20bon Olivier
01:11:20oui qu'est-ce que vous pensez
01:11:22de tout ça ?
01:11:23mais alors
01:11:24pointer les
01:11:26les carences
01:11:27de la justice
01:11:27moi je l'ai dit
01:11:28avant la justice
01:11:29c'était un J majuscule
01:11:30mais elle a perdu sa majuscule
01:11:31depuis longtemps
01:11:32parce qu'elle n'est plus
01:11:33à la hauteur du tout
01:11:34je vous prends un simple exemple
01:11:35on est quatre personnes
01:11:36une à Lille
01:11:37une à Marseille
01:11:37une à Lyon
01:11:38une à Bordeaux
01:11:39elles font exactement
01:11:40la même chose
01:11:41de délinquance
01:11:41elles n'ont pas la même peine
01:11:43déjà moi ça me heurte
01:11:45parce qu'on devrait avoir
01:11:47la même conséquence
01:11:48oui mais il y a une interprétation
01:11:50différente par magistrat
01:11:51d'un texte de loi
01:11:52c'est facile à changer
01:11:54c'est très facile
01:11:56de résoudre des problèmes
01:11:57comme ça
01:11:57vous faites un tableau
01:11:58et vous dites
01:12:00voilà
01:12:00un préjudice
01:12:01pour quelqu'un
01:12:02de zéro à dix mille euros
01:12:04ce sera un an de prison
01:12:05des dix mille
01:12:06à cinquante mille
01:12:07on peut
01:12:07on peut
01:12:08mais on ne veut pas
01:12:09on ne veut pas
01:12:10et c'est ça qui m'énerve
01:12:11parce que
01:12:12j'ai fréquenté beaucoup
01:12:13des avocats et des juges
01:12:15parmi mes amis
01:12:16et quand le juge te dit
01:12:17ben tiens
01:12:18si t'as un problème
01:12:19à Nîmes
01:12:20tu viens
01:12:20je fais la pluie
01:12:21et le beau temps
01:12:21ça veut dire
01:12:22je fais ce que je veux
01:12:23mais non
01:12:24je suis pas d'accord
01:12:25même si je suis ton ami
01:12:27je fais une connerie
01:12:27je dois payer
01:12:28et non
01:12:29on veut pas
01:12:30on s'arrange
01:12:33donc à un moment donné
01:12:34moi je dis
01:12:35quand on va au supermarché
01:12:35il y a les prix
01:12:36il y a les articles
01:12:37et il y a les prix
01:12:38ben là c'est pareil
01:12:39il y a ce que t'as fait
01:12:40et la peine qui correspond
01:12:42et on parlait
01:12:43des multirécidivistes
01:12:44c'est facile
01:12:45t'as pris deux ans
01:12:46de prison pour ça
01:12:47ben la prochaine fois
01:12:48c'est quatre ans
01:12:49et la prochaine fois
01:12:50c'est huit ans
01:12:51Olivier vous restez
01:12:52on n'a plus la peur
01:12:53du gendarme
01:12:53on n'a plus peur de rien
01:12:54on a bien compris
01:12:55et on va en discuter
01:12:56avec Jean-Michel Fauvert
01:12:57qui est venu à l'oeuvre
01:12:57vous restez avec nous
01:12:58vous nous appelez
01:12:59vous continuez à nous appeler
01:13:00au 0826 300 300
01:13:02on parle de sécurité
01:13:03est-ce que les français
01:13:04ont raison d'avoir peur
01:13:05sur Sud Radio
01:13:06à tout de suite
01:13:07vous êtes bien sur Sud Radio
01:13:09il est 13h48
01:13:09nous parlons sécurité
01:13:11nous parlons police
01:13:12force de l'ordre
01:13:13justice
01:13:13avec Jean-Michel Fauvergue
01:13:14ancien patron du Rennes
01:13:16ancien député
01:13:16Benoît Luriche
01:13:17qui est secrétaire
01:13:18départemental adjoint
01:13:18du syndicat Unité
01:13:19dans le Val-de-Marne
01:13:20qui lui est sur le terrain
01:13:21nous avions Olivier en ligne
01:13:22qui nous appelait
01:13:23de Bocquer
01:13:24et qui disait
01:13:24le problème c'est
01:13:25l'application des peines
01:13:26par les magistrats
01:13:27par les juges
01:13:27est-ce qu'on pourrait avoir
01:13:28des grilles
01:13:30telle infraction s'étend
01:13:32c'est appliqué tout de suite
01:13:33et vous Jean-Michel Fauvergue
01:13:34j'ai dit
01:13:34ça serait bien aussi
01:13:35qu'on l'applique immédiatement
01:13:36à la façon danoise
01:13:37tu payes
01:13:38tu casses
01:13:39tu payes
01:13:39comme dirait la taille
01:13:40sur d'autres principes
01:13:41sanction
01:13:41application immédiate
01:13:42c'est quelque chose
01:13:43dans les agables
01:13:44la France
01:13:44elle a connu quand même
01:13:45cette pratique
01:13:46à un moment donné
01:13:47oui alors
01:13:49les barrennes
01:13:49c'est ce qu'on a appelé
01:13:51les peines planchées
01:13:51la problématique
01:13:53des peines planchées
01:13:53ça a été mis en place
01:13:54sous Sarkozy
01:13:55par Rachida Dati
01:13:56qui était ministre de l'Intérieur
01:14:00la problématique
01:14:01des peines planchées
01:14:02si vous mettez
01:14:02une peine planchée
01:14:03mais l'indépendance
01:14:05et l'individualisation
01:14:06des peines
01:14:07dont se revendique
01:14:08la justice
01:14:08fait qu'elle n'était pas
01:14:10appliquée
01:14:11du tout appliquée
01:14:12donc ça a été un échec
01:14:13les peines planchées
01:14:14il y a d'autres choses
01:14:14à faire
01:14:15je pense
01:14:16en particulier
01:14:17moi j'entends pas
01:14:18beaucoup ça
01:14:19dans les programmes politiques
01:14:20mais arrêter
01:14:23le non-cumul des peines
01:14:24pour certaines peines
01:14:25importantes
01:14:25et donc cumuler
01:14:26les peines
01:14:27à la manière un peu
01:14:28des Etats-Unis
01:14:29où vous êtes condamné
01:14:30à 80 ans de prison
01:14:31parce que
01:14:32vous étiez porteur d'une arme
01:14:33parce que vous avez blessé quelqu'un
01:14:34parce qu'en plus
01:14:35vous avez fait un braquage
01:14:35parce qu'en partant
01:14:36vous avez écrasé un flic
01:14:37etc etc
01:14:38donc tout doit se cumuler
01:14:40de cette manière là
01:14:40pour les infractions les plus graves
01:14:42ça personne n'en parle
01:14:42ça serait quelque chose d'important
01:14:44et ça serait prévu par la loi
01:14:45et le magistrat serait obligé
01:14:46de s'y plier
01:14:47et puis la deuxième chose
01:14:48c'est de revoir
01:14:49la formation des magistrats
01:14:50et peut-être de recruter
01:14:51des magistrats
01:14:52parmi des gens
01:14:53qui ont déjà travaillé
01:14:54qui ont déjà une vie
01:14:55et non pas uniquement
01:14:56les recruter
01:14:57au détour de Sciences Po
01:14:59des jeunes
01:15:00qui vont sortir
01:15:01passer par l'école
01:15:01de la magistrature
01:15:03recruter des magistrats
01:15:03qui ont déjà une vie
01:15:04pas seulement dans le domaine
01:15:06police
01:15:06ou régalien
01:15:08mais dans le domaine
01:15:09des chefs d'entreprise
01:15:10quand ils veulent se recycler
01:15:11etc
01:15:12il y a des choses à faire
01:15:13de ce point de vue là
01:15:14je pense
01:15:15et puis travailler énormément
01:15:17sur la récidive
01:15:18ça j'y tiens
01:15:18enfin j'y tiens
01:15:19c'est important
01:15:20c'est un sujet
01:15:21qui est au cœur du débat politique
01:15:22nous avons Véronique
01:15:23qui nous appelle de Montpellier
01:15:24bonjour Véronique
01:15:25bonjour
01:15:26oui je vous appelle
01:15:27de Montpellier
01:15:28et je suis d'accord
01:15:30avec ce que vient
01:15:31de dire la personne
01:15:32sur tout ce qui est justice
01:15:33sur tout le plan justice
01:15:35il faut qu'on soit
01:15:36un peu plus ferme
01:15:37quand même
01:15:37et je voudrais dire
01:15:39qu'en fait
01:15:40l'insécurité
01:15:41ça commence
01:15:41par aussi
01:15:42des jeunes
01:15:43de 12-13 ans
01:15:44qui s'aiment
01:15:45un peu la terreur
01:15:46qui sont là
01:15:46en train d'imiter
01:15:47certainement leurs frères
01:15:49ou des exemples
01:15:50qu'ils ont
01:15:51dans leur zone
01:15:53et j'avoue
01:15:54que nous
01:15:56Isla Montpellier
01:15:57c'est très pénible
01:15:58c'est très très pénible
01:15:59on se sent vraiment
01:16:01vraiment pas en sécurité
01:16:02ce que je voudrais dire aussi
01:16:04c'est que
01:16:05j'ai vu
01:16:06tout au long de l'été
01:16:06il y avait des choses
01:16:08qui avaient été mises en place
01:16:09notamment par exemple
01:16:10de se promener
01:16:11porte tenue
01:16:13en fait
01:16:13ça n'est pas appliqué
01:16:15donc ça commence
01:16:16un petit peu par là
01:16:17ça commence par le respect
01:16:18en fait
01:16:19il y a des personnes
01:16:20ces gens là
01:16:20ils sont en roue libre
01:16:23il faut tout leur apprendre
01:16:25ils n'ont pas été élevés
01:16:26comme la plupart des gens
01:16:27il faut le dire
01:16:28c'est la vérité
01:16:29problème d'éducation
01:16:30d'autorité
01:16:31et de contrainte
01:16:33par la carte
01:16:34de contrainte
01:16:35et puis surtout
01:16:36ils n'ont pas peur
01:16:37de la police
01:16:38ils n'ont pas peur
01:16:39ils n'ont plus peur
01:16:40il faut qu'on donne
01:16:42les moyens à la police
01:16:43en fait
01:16:43d'être plus ferme
01:16:44parce qu'aujourd'hui
01:16:45nos policiers souffrent
01:16:46il n'y a pas
01:16:47la police
01:16:48la police ne peut être respectée
01:16:50que si elle est crainte
01:16:51disait un des patrons
01:16:52de la guerre civile espagnole
01:16:53Benoît Le Riche
01:16:54vous constatez sur le terrain
01:16:55cette insolence
01:16:56de la part des jeunes
01:16:57qui n'ont plus peur
01:16:57c'est peur du flic
01:16:58bien évidemment
01:16:59ils savent quoi
01:16:59qu'ils ne risquent rien
01:17:00le mineur par excellence
01:17:03lui de toute façon
01:17:04il a déjà l'exemple
01:17:05de ses grands frères
01:17:06l'exemple de ses copains
01:17:07et on revient toujours
01:17:08au même problème
01:17:09c'est-à-dire que nous
01:17:10on fait le boulot
01:17:11on l'attrape
01:17:11quand on l'attrape
01:17:12le principe
01:17:13c'est de la protection
01:17:16des mineurs
01:17:17tout de suite
01:17:19c'est la machine
01:17:20qui est mise en place
01:17:20et la garde à vue
01:17:22il y a eu la réforme
01:17:23de la garde à vue
01:17:24il y a très peu de temps
01:17:25avec les mineurs
01:17:26de moins de 13 ans
01:17:28je veux dire
01:17:28tout ça
01:17:29nous ne nous permet pas
01:17:30de travailler
01:17:30dans des bonnes conditions
01:17:31parce que derrière
01:17:32il faut comprendre
01:17:33que quand le copain
01:17:33il a fait une bêtise
01:17:36quand il ressort le lendemain
01:17:37et que c'est le héros
01:17:37du quartier
01:17:38le copain d'à côté
01:17:39lui aussi
01:17:39il va être un héros
01:17:40donc il va faire la bêtise
01:17:41et il va ressortir
01:17:42comme pareil
01:17:42qu'est-ce que vous faites
01:17:43Benoît Leriche
01:17:44quand un gamin
01:17:45que vous interpellez
01:17:45un adolescent
01:17:46ou même quelqu'un
01:17:47d'un peu plus grand
01:17:47vous dit
01:17:48connard de flic
01:17:48je t'emmerde
01:17:49et vous fait un doigt d'honneur
01:17:50vous pouvez sévir tout de suite
01:17:53des yeux dans les yeux
01:17:54parce que j'ai vu la scène
01:17:55un jour
01:17:56je vais vous le dire
01:17:57moi j'étais confronté à ça
01:17:59refus d'obtempérer
01:18:00sur un scooter
01:18:01l'individu
01:18:01qui est à l'arrière
01:18:03qui nous tend
01:18:04un joli doigt
01:18:05bien évidemment
01:18:06c'était le majeur
01:18:07on le récupère
01:18:08on l'interpelle
01:18:09ça se passe plutôt bien
01:18:09au niveau de l'interpellation
01:18:10pas de blessé
01:18:11encore heureux
01:18:11parce que si en plus
01:18:12on fait un refus d'obtempérer
01:18:13et qu'il y a un blessé
01:18:15c'est nous
01:18:16qui allons être responsables
01:18:18donc là tout va bien
01:18:19on le ramène
01:18:21j'ai forcément déposé plainte
01:18:22parce que mon officier de police judiciaire
01:18:24me demande de déposer plainte
01:18:25pour la procédure
01:18:25qui va encore durer
01:18:27beaucoup de temps
01:18:28et force est de constater
01:18:29qu'elle a duré énormément de temps
01:18:30parce que là
01:18:30en plus
01:18:31c'est pas du tout
01:18:31les mêmes parquets
01:18:32au niveau des mineurs
01:18:33ça a mis 3 ans
01:18:33pour que je touche 150 euros
01:18:35moi je suis pas là
01:18:36pour récupérer de l'argent
01:18:36j'ai pas besoin de faire des fins de mois
01:18:38je peux vous dire
01:18:38qu'en Espagne et en Italie
01:18:39ça ne se passe pas comme ça
01:18:40il le fait qu'une fois
01:18:41il le fait une fois
01:18:42mais il ne le fait pas deux
01:18:43cet exemple là
01:18:43il illustre complètement
01:18:44aujourd'hui
01:18:45le problème qu'on a
01:18:46avec des mineurs
01:18:46j'ai interpellé moi
01:18:47des braqueurs de 14 ans
01:18:49qui vont avec une gazeuse
01:18:51et un couteau
01:18:52dans un supermarché
01:18:53et qui vont terroriser
01:18:55une caissière à vie
01:18:56parce que ça pour l'un coup
01:18:57elle la caissière c'est à vie
01:18:59le gamin c'est deux jours
01:19:00elle c'est à vie
01:19:01qui va certainement
01:19:02perdre son boulot
01:19:03qui va être en dépression
01:19:03et j'ai eu le cas plusieurs fois
01:19:05et derrière
01:19:06la réponse pénale
01:19:07on va lui faire un petit stage
01:19:08de citoyenneté
01:19:09on va lui expliquer que c'est pas bien
01:19:11certaines fois
01:19:11on le mettra en centre
01:19:13le vrai problème aussi
01:19:14et vous l'avez évoqué tout à l'heure
01:19:15et c'est très important de le rappeler
01:19:16c'est que nous
01:19:17on a les moyens
01:19:18qu'on a
01:19:19et on fait ce qu'on peut avec
01:19:20la justice c'est pareil
01:19:21elle a ses difficultés aussi
01:19:22mais par contre
01:19:23il y a une priorité
01:19:24qui n'est vraiment pas prise en compte
01:19:25c'est l'éducation
01:19:26et je suis très content
01:19:27que vous en y en aient parlé
01:19:28parce que je pense que ça
01:19:29a une importance majeure
01:19:31dans tout ce débat
01:19:32on en reparlera
01:19:32et vous reviendrez
01:19:33Jean-Michel Fauver
01:19:34vous n'avez pas peur
01:19:34qu'un jour
01:19:35il y ait un rat de bol
01:19:36de la citoyenneté française
01:19:37et qu'on passe
01:19:38alors comme l'a dit Anissa
01:19:39tout à l'heure
01:19:40on commence à se protéger
01:19:41il y a eu des milices
01:19:42ou alors qu'on appelle carrément
01:19:43à une autorité publique
01:19:45qui soit répressive
01:19:47que la société n'en puisse plus
01:19:49le rat de bol
01:19:51il y est déjà
01:19:51oui mais
01:19:52est-ce qu'il peut passer
01:19:53est-ce qu'on peut franchir
01:19:54un seuil du rat de bol
01:19:55qui aille plus loin
01:19:55moi je crois qu'on est au moment
01:19:56où il faut
01:19:57il faut changer le système
01:19:58il faut renverser la table
01:20:00en termes de sécurité
01:20:01d'immigration de justice
01:20:02renverser le système
01:20:03et faire en sorte
01:20:04que
01:20:05avec tout ce qu'on a dit
01:20:07aujourd'hui
01:20:08qui sont des choses
01:20:09qui moi qui me semblent
01:20:11évidentes
01:20:11et pas forcément
01:20:12qui vont sur les extrêmes
01:20:14d'arriver à rétablir
01:20:17à rétablir les choses
01:20:18telles qu'elles se passent
01:20:19par exemple
01:20:19vous le citiez
01:20:20et vous avez raison
01:20:21en Italie
01:20:22ou en Espagne
01:20:23moi je connais bien
01:20:24la partie Catalogne
01:20:25en Espagne
01:20:26alors à la fois
01:20:26du côté français
01:20:27et du côté espagnol
01:20:28il y a une vraie différence
01:20:29c'est-à-dire
01:20:30quand vous êtes arrêté
01:20:31en Espagne
01:20:31par les Mossas Esquad
01:20:32ou la voie de la civile
01:20:35etc
01:20:37et bien
01:20:37vous ne recommencez pas
01:20:38pourquoi ?
01:20:39parce que derrière
01:20:40il y a le juge
01:20:40le juge qui juge
01:20:42et qui donne
01:20:43des pénalités
01:20:44qui sanctionne immédiatement
01:20:45qui donne des pénalités
01:20:46en Angleterre aussi
01:20:47c'est ce qui nous manque
01:20:47alors on parlait tout à l'heure
01:20:48de la justice des mineurs
01:20:49je vais vous dire une chose
01:20:50très importante
01:20:51la justice des mineurs
01:20:53récemment
01:20:53les députés et les sénateurs
01:20:55ont voulu la réformer
01:20:56et c'était une proposition
01:20:58de M. Gabriel Attal
01:20:59quand il était Premier ministre
01:21:01ça a été repris
01:21:02par M. Berrou
01:21:03Premier ministre
01:21:04ils ont voté la nouvelle loi
01:21:07pour être plus intransigeants
01:21:10sur la justice des mineurs
01:21:10qu'a fait le conseil constitutionnel
01:21:12il a complètement straffé
01:21:14donc il y a un problème
01:21:15à résoudre avant
01:21:16c'est la problématique ça
01:21:19on arrive au terme de cette émission
01:21:20on a encore beaucoup de choses à dire
01:21:21vous reviendrez l'un et l'autre
01:21:22parce que ça reste un sujet
01:21:24de priorité des français
01:21:25comme je sais que vous avez
01:21:26des suggestions
01:21:27ou des propositions
01:21:27ça sera bien qu'en période
01:21:28de campagne électorale
01:21:30votre voix soit entendue
01:21:32et que le message remonte
01:21:33au sommet de détail
01:21:34à ceux qui vont décider
01:21:35demain pour nous
01:21:35Anissa
01:21:36merci d'avoir été
01:21:37à mes côtés
01:21:38qu'est-ce qu'on fait maintenant
01:21:39on se sépare
01:21:41et évidemment on se retrouve demain
01:21:44et puis on va surtout laisser
01:21:45la place à Brigitte Lahaye
01:21:46au programme
01:21:48le consentement
01:21:49ah le consentement
01:21:50il faut en parler longtemps
01:21:51à demain sur Sud Radio
01:21:52bonne journée
01:21:53Sud Radio
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