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Avec Jean-Michel Fauvergue : écrivain, haut fonctionnaire de police, ancien chef du RAID et ancien député / Benoit Leriche, secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité dans le Val de Marne
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00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio en ce mardi 2 septembre 2026, il est 13h05.
00:14Je reçois une personnalité importante de la République, c'est pas un ministre, c'est pas un élu même s
00:21'il l'a été.
00:21C'est un grand policier, c'est un homme qui est monté au front, puisque le président de la République
00:26parle souvent de guerre,
00:27à propos des maladies, est-ce qu'on est en guerre aujourd'hui contre d'autres menaces contre la France
00:31?
00:31Il s'agit de Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID, je l'avais reçu l'an dernier, à l
00:37'automne.
00:38Il venait de publier ni capitulation ni résignation aux éditions Fayard.
00:42Je le reçois aujourd'hui parce que je voudrais d'abord faire le point.
00:45Jean-Michel Fauvergue, merci d'être là, est-ce qu'on est plus près de la capitulation ou de la
00:49résignation ?
00:50Et savoir aujourd'hui, parce que l'inquiétude dans le pays est énorme, que ce soit des élus, que ce
00:54soit des militaires de la police nationale,
00:56et que ce soit surtout des citoyens et des citoyens, on ne se sent plus en sécurité.
01:01On a vu des situations, des scènes, des configurations qui font penser que peut-être l'État n'a plus
01:08tout à fait,
01:09ou tout le temps, les moyens de défendre la citoyenneté contre la menace de la délinquance, des voyous, du terrorisme
01:16et toute autre menace.
01:17Jean-Michel Fauvergue, je vous aurais dit merci d'être là, d'avoir accepté.
01:20Et capitulation, résignation, on fait un bilan sur un an depuis l'apparition du livre.
01:26Vous êtes plutôt optimiste ou plutôt pessimiste ?
01:29Alors, déjà bonjour et bonjour aux auditeurs et merci de m'avoir fait venir, c'est toujours un plaisir.
01:37Moi écoutez, je suis optimiste par nature, j'ai eu beaucoup de combats dans ma vie,
01:44et je suis optimiste par nature, et c'est dans le combat que la France, et on le voit historiquement
01:49aussi,
01:50c'est dans le combat que la France se remet.
01:53Alors, est-ce qu'on est proche de la capitulation ou de la résignation ?
01:56Le sous-titre de mon bouquin, c'est « Osons le courage ».
01:59Ce que je peux vous dire jusqu'à présent, c'est qu'on ne l'a pas encore osé, ça.
02:03Et que personne ne l'ose, et qu'il va falloir commencer à s'y mettre.
02:08Alors, on a des voix qui sont intéressantes.
02:11On a des voix qui sont intéressantes dans cette élection-là.
02:17Par exemple, David Lissnard, qui nous amène un certain nombre de choses.
02:23Il y a dans les discours des uns et des autres aussi, quand on les prend dans le détail,
02:27des détails qui sont intéressants.
02:31C'est une accantation pour l'instant, Jean-Michel Fauvert.
02:34Certains d'entre eux, ils ont gouverné, ils ont été confrontés, ils ont géré des situations.
02:38Oui, et puis certains sont dans l'opposition depuis très longtemps,
02:41et pour autant, ils n'ont pas mûri non plus.
02:43Donc, ça va être difficile.
02:45Alors, j'espère qu'on aura quelqu'un ou quelqu'une qui va nous amener la France.
02:51François Hollande est plus ou moins en lice.
02:54Il tourne autour de la ruche pour voir s'il y rentre ou pas.
02:58Quand il a été président, il a été confronté aux épisodes des plus violents.
03:02Vous vous souvenez le temps qu'il a mis avant de parler de terrorisme islamiste ?
03:05C'était le terrorisme en général, c'était la violence.
03:08Je me souviens de ça, vous avez raison, Perico.
03:10Je me souviens absolument de ça, mais je me souviens d'autre chose.
03:13Beaucoup plus importante, à mon avis, c'est qu'à l'issue de cet attentat terrible du Bataclan,
03:26où j'y étais, bien évidemment, il a proposé la déchéance de nationalité.
03:31Il l'a proposé devant députés et sénateurs qui étaient réunis en congrès à Versailles,
03:37qui l'ont applaudi à tout rompre et qui ont entonné une marseillaise.
03:40Et quelques jours après, les députés de droite, reniant leurs idées, sont allés contre cette idée-là.
03:45Et les députés de gauche, il y avait des frondeurs à l'époque, reniant leurs chefs, sont allés contre.
03:50Ce qui fait que quand les intérêts majeurs de la France sont là,
03:54nos hommes politiques élus n'ont pas le courage de défendre les intérêts de la France.
04:01Et c'est là-dessus où il faut du courage.
04:04Ce n'est pas uniquement sur les décideurs du moment, c'est tout le monde, les Français y compris.
04:12Je suis orphelin d'une époque où on avait de grands premiers ministres.
04:19Je suis en train de lire les mémoires de Pierre Mesmer.
04:21Pierre Mesmer, c'était avant tout un combattant.
04:23C'est un héros de la résistance.
04:25C'est des gens qui ont de la résistance et de l'Indochine, un certain nombre de combats.
04:32Bon, évidemment, sans rechercher ces profils-là qui, aujourd'hui, ont disparu.
04:37Parce que peut-être avoir des profils qui soient des profils de combattants.
04:41Vous êtes en train de me dire que la société n'hérite que de ce qu'elle engendre.
04:46Et à tous les niveaux, éducatif, santé, sécurité, classe politique.
04:51Oui, il y a un effondrement de notre société.
04:54Nous sommes d'accord à le constater.
04:55On ne peut pas le partager cet avis.
04:56C'est mon avis.
04:57Et effectivement, ça se retrouve au niveau de la sécurité.
04:59Pour autant, Jean-Michel Fauver, vous avez été patron du Rennes.
05:02Vous avez été en première ligne.
05:03Vous savez ce qui est une menace et un danger.
05:06Vous avez vécu dans votre chair ces tragédies, ces violences.
05:09Donc, vous savez que ça existe, y compris sur le territoire national.
05:13En France, il s'est produit des choses qu'on n'aurait jamais imaginées.
05:16Mais si aujourd'hui, il y avait, et réimaginons des troubles comme ceux de juin 2023 consécutifs,
05:23à la mort du jeune Noël à Nanterre, les banlieues étaient à feu et à sang,
05:26et puis pas seulement les banlieues, beaucoup de villes.
05:28J'ai rencontré, et on a su ensuite que, des dirigeants de la gendarmerie de la République nationale,
05:33en disant qu'on était limite au niveau de la saturation, tant au niveau des effectifs que des moyens,
05:38ne serait-ce que des grenades acrymogènes ou des armes.
05:40Nous sommes en carence. Est-ce que vous pensez, Jean-Michel Fauvert, que si cet épisode se répétait sur une
05:46période beaucoup plus longue,
05:47ou si nous avions une autre forme d'agression, est-ce que, on est en train de nous dire,
05:51si on avait l'invasion de la Russie, l'armée française tiendrait cinq semaines l'équivalent de l'Ukraine.
05:57Est-ce qu'aujourd'hui, Jean-Michel Fauvert, en fonction des moyens, des connaissances que vous avez,
06:01et des informations que vous avez, est-ce que la République peut défendre la citoyenneté en cas d'agression grave
06:06à l'intérieur,
06:06ou de sédition à l'intérieur du pays ?
06:09Oui, là, vous me parlez de moyens opérationnels et très réels, les grenades.
06:14Les deux. Il y a la volonté politique, bien sûr, mais ensuite, si on a la volonté politique, est-ce
06:18qu'on a les moyens matériels ?
06:19Je l'ai évoqué dans mon livre.
06:21C'est pour ça que je vous pose la question.
06:22Moi, je vous parle de reconstruire un certain nombre de choses pour faire tenir l'État.
06:28D'abord, la première des choses, c'est que si les flics, les gendarmes, les policiers municipaux,
06:33tous les métiers d'autorité sont à saturation, c'est parce qu'on a une problématique très forte en France,
06:40c'est qu'on a une justice qui est défaillante.
06:45Et si vous passez votre temps à arrêter la même personne et à la remettre aux mains de la justice,
06:52et vous faites ça à longueur de journée, à un certain moment, vous vous épuisez.
06:56Si le problème est traité dès la première infraction, à ce moment-là, il y a une réponse qui est
07:04faite,
07:04et vous avez beaucoup plus de possibilités et de loisirs de vous intéresser aux autres délits qui se passent
07:10une fois que l'un est mis hors d'état de nuire.
07:15La problématique, c'est ça.
07:17Un État qui n'a pas de justice, la justice aujourd'hui est complètement défariante,
07:21et un État qui n'a pas de justice n'a pas de pouvoir.
07:24Le pouvoir, la main armée de l'État aujourd'hui, ce n'est pas la police, ce n'est pas
07:28la gendarmerie,
07:29c'est l'armée à l'extérieur, mais sur notre territoire, c'est la justice.
07:34Ça, c'est la première chose.
07:34La deuxième chose que je voudrais vous dire, c'est que sur les grands troubles que l'on a aujourd
07:39'hui,
07:39nous n'avons jamais eu de stratégie politique.
07:44Sur la lutte contre les stups, il n'y a pas de stratégie politique.
07:47Il y a des stratégies de service, il y a des stratégies de police, il y a des stratégies de
07:51gendarmerie,
07:52il y a des stratégies de douane qui font le job, le taf, etc.
07:57Mais stratégiquement, est-ce qu'on s'est dit politique...
07:59Et là, c'est l'homme politique que j'ai été...
08:01Vous avez été élu député, je le rappelle.
08:02Donc, j'ai les deux facettes.
08:05Est-ce que quelqu'un a déjà dit la lutte contre les stups ?
08:11Eh bien, sur les cinq ans à venir, on va aller dans cette direction-là.
08:15Plutôt que de lutter contre le produit, on va peut-être lutter contre les réseaux.
08:19Est-ce qu'on peut aujourd'hui...
08:22On peut se poser cette question-là.
08:23Est-ce qu'on peut aujourd'hui encore dire qu'on va lutter contre le produit
08:27alors qu'il y a 17 millions de Français qui ont attaqué des produits stups ?
08:32Ou est-ce qu'ils vont mieux s'attaquer au réseau ?
08:34Est-ce que c'est un problème de santé ou est-ce que c'est un problème de sécurité publique
08:37?
08:37C'est un problème de sécurité publique aujourd'hui.
08:40C'est là-dessus qu'il faut s'attaquer.
08:41Donc de volonté politique, d'avoir une stratégie politique dans le long terme.
08:47Et sur le... On a parlé du terrorisme.
08:50Sur le terrorisme, tout à l'heure, je l'évoquais assez rapidement.
08:56Sur le terreau, on a évolué là-dessus.
08:59Et pour le coup, la justice, sur le problème du terrorisme, n'a pas la main qui trempe.
09:04Mais sur le terreau du terreau, c'est-à-dire ceux qui arrivent avant,
09:07c'est-à-dire sur l'islam politique, c'est-à-dire sur les frères musulmans,
09:11c'est-à-dire sur tous ces gens-là, est-ce qu'il y a un consensus politique ?
09:17La réponse, je vous l'ai donnée tout à l'heure avec la déchéance de nationalité,
09:21la réponse est non. Chacun y va en ordre dispersé.
09:24On doit avoir une stratégie politique là-dessus.
09:27Du coup, les Français vont peut-être faire confiance à des gens
09:30qui vont prescrire et appliquer les mesures que vous regrettez
09:33de ne pas avoir vues mises en place.
09:35Oui, bien sûr, bien évidemment, mais je ne les vois pas dans les programmes actuels.
09:42Alors, ça va évoluer, on est à un an, un peu moins d'un an.
09:46Je ne le vois pas dans les programmes actuels, j'espère qu'ils y voient.
09:49Jean-Michel Faubert, il y a une intelligentsia de gauche
09:51qui est extrêmement vigilante là-dessus,
09:53qui voit immédiatement des atteintes à la liberté,
09:55de la xénophobie, du racisme, des consommés,
09:58à parler d'immigrés ou de danger,
10:00si il y a une délinquance par rapport à la population immigrée.
10:03Et puis, il y a des magistrats qui vous disent
10:05« Mais nous, nous ne faisons appliquer que la législation
10:07que les hommes politiques ont mis en place. »
10:08C'est des excuses.
10:09C'est une excuse ?
10:10Ce sont des excuses.
10:11J'ai eu un débat ce week-end
10:13avec une responsable syndicale de la magistrature modérée.
10:20Effectivement, ce qu'on nous resserre,
10:22c'est qu'on applique les lois qui ont été votées.
10:27Et si ça ne vous convient pas, votez d'autres lois.
10:30En fait, moi j'ai été législateur pendant 5 ans.
10:34La problématique de justice que l'on a,
10:36c'est le fait qu'il y a deux choses qui sont fortes dans la magistrature,
10:45mais qu'il faut conserver.
10:46C'est l'indépendance de la justice,
10:48et c'est l'individualisation.
10:50De l'autorité judiciaire.
10:52Mais l'indépendance de la justice,
10:54elle doit se marquer sur les juges jugeants.
10:58C'est-à-dire sur les juges du siège,
11:01d'une manière générale.
11:02Il y a d'autres juges qui jugent aussi,
11:03mais les juges du siège.
11:05Elle ne doit pas se marquer sur d'autres types de juges.
11:07Par exemple, un juge d'application des peines
11:10n'a pas à altérer la décision de son collègue.
11:16Et le juge d'application des peines,
11:18c'est la première chose qu'il faut faire disparaître.
11:20C'est une fausse cour d'appel
11:23qui se permet de rejuger.
11:24Exactement.
11:25Donc, voilà, il y a tout un certain nombre de choses,
11:27et les lois, on les a.
11:29Les lois, on les a.
11:31Mais il ne faut pas que, sous couvert d'indépendance,
11:36le juge détricote les lois en disant
11:38« Moi, je ne condamne pas celui-là,
11:40parce qu'il me semble que son cas
11:44ne revêt pas une sévérité nécessaire. »
11:47Vous restez avec nous.
11:48Je reçois Jean-Michel Fauvergue, ancien député, ancien patron du Rennes.
11:51Anissa, dans quelques instants, nous fera un point sur la sécurité.
11:54Et puis, nous aurons en ligne Benoît Remiche,
11:56secrétaire départemental adjoint du syndicat unité du Val-de-Marne,
11:59qui, lui, nous racontera comment ça se passe sur le terrain.
12:01Vous restez sur Sud Radio,
12:02et vous nous appelez au 0826 300 300.
12:05A tout de suite, bien entendu.
12:08Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états,
12:12Péricault-Légas.
12:14Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h21.
12:16Nous parlons de choses pas forcément réjouissantes,
12:18inquiétantes, mais il faut d'en parler.
12:20Et on en parle avec des gens compétents.
12:23Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du Rennes, ancien député.
12:25On va entendre Benoît Lerige, dans quelques instants,
12:27qui lui représente le terrain,
12:29syndicat unité dans le Val-de-Marne.
12:30Mais là, Anissa, je voudrais que vous nous faisiez un point
12:32sur la façon dont les Français essaient de se sécuriser.
12:37En matière de sécurité, on va dire que les Français s'américanisent.
12:40La sécurité est aujourd'hui la première préoccupation des Français,
12:43comme vous le savez.
12:44Mais il y a un phénomène dont on parle moins.
12:45Face à cette inquiétude, les Français ne se contentent plus d'attendre
12:49que l'État les protège.
12:50Ils achètent eux-mêmes leur sécurité.
12:52Alarmes, caméras, télésurveillance, portes renforcées.
12:55Chez les particuliers, comme dans les entreprises,
12:57le marché de la sécurité privée s'est considérablement développé.
13:00Dans nos villes, même phénomène.
13:02Les communes investissent dans des milliers de caméras de vidéoprotection,
13:06recrutent des policiers municipaux et parfois des agents privés.
13:09Autrement dit, nous payons une première fois par nos impôts
13:11pour que l'État assure notre sécurité.
13:13Puis nous payons quand même aussi une deuxième fois par nos impôts locaux
13:16pour financer la police municipale et les caméras.
13:18Et d'autres, maintenant, paient une troisième fois
13:20pour installer une alarme ou faire surveiller leur maison.
13:23Alors une question se pose, pourquoi la protection des citoyens
13:27cesse-t-elle d'être seulement une mission régalienne de l'État
13:29pour devenir une dépense individuelle à la charge de chacun ?
13:33Jean-Michel Fauvergue, les Français s'inquiètent, ils le savent.
13:38Il y a évidemment, on a vu des milices formées quelquefois dans certains quartiers.
13:42Votre idée, ça serait qu'on a parlé un peu de théorie politique,
13:46aujourd'hui, sécurité.
13:47Aujourd'hui, concrètement, si vous voulez qu'un gouvernement soit efficace,
13:50de quel appareil législatif ou administratif doit-il se doter
13:54pour faire face, à un moment donné, à une confrontation
13:57qui menace l'ordre public et la République ?
14:00Tout à l'heure, on parlait de ces manifestations qui ont eu lieu en juin 2023,
14:05sur lesquelles les policiers et les gendarmes, à un certain moment,
14:09arrivaient au taquet, arrivaient au bout de leur intervention.
14:13D'autant que ces policiers et ces gendarmes ne sont pas protégés
14:17et on les retrouve quelquefois en garde à vue.
14:19Alors que normalement, tout ça n'est pas très logique.
14:25Moi, je pense que sur, et je l'avais déjà dit à plusieurs reprises,
14:30ce qui nous manque, c'est un état d'exception, on l'appellera comme on veut,
14:34d'exception qui peut se déclencher au niveau local,
14:36en particulier par les préfets.
14:38Pour ça, il faut une loi.
14:38Un territorial.
14:39Un territorial.
14:41Ça n'existe pas pour l'instant ?
14:42Non.
14:43Il n'y a qu'un état d'urgence, il est national ?
14:45Voilà, ça ne peut être que national, non, mais le faire au niveau du local
14:49et donner au moins de nouveaux pouvoirs à l'intérieur de cet état qui est déclenché.
14:56Pouvoir de police, on est d'accord.
14:57Qui serait déclenché d'ailleurs très localement, physiquement.
15:00Ça peut être quoi ? Sur une commune ? Sur un département ?
15:02Sur une commune, sur un département, et pendant un trait de temps bien défini,
15:06dans lequel on aurait la possibilité aussi d'avoir une responsabilité collective des délinquants.
15:13Voilà.
15:14Parce que la problématique qu'on a aujourd'hui sur les manifestations,
15:17quand un délinquant est pris au milieu de dix autres,
15:19devant un flic qui est blessé,
15:22ou devant une vitre qui est cassée avec un pillètre,
15:26c'est qu'il se renvoie la balle les uns les autres,
15:31et que c'est difficile de prouver qui a fait quoi.
15:32Donc, une responsabilité collective.
15:34Ça existe déjà dans d'autres formes, sous la forme de complicité, etc.
15:40Donc, il faut une responsabilité collective.
15:41Ce qui est la deuxième chose, c'est que dans ce laps de temps-là,
15:44comme les affrontements seront très violents,
15:47il faut que les policiers et les gendarmes soient protégés juridiquement,
15:51qu'on arrête de les mettre en garde à vue quand ils ont obéi aux ordres.
15:55Et donc, une meilleure protection dans ce cadre-là bien précis.
16:00Voilà ce qui pourrait se faire.
16:02Voilà ce qui pourrait faire partie d'un programme,
16:04et ce qui pourrait aider, s'il y a une manifestation qui se déclenche,
16:08à aller déjà à ce que les policiers et les gendarmes aillent au contact,
16:14et ne se préoccupent pas de la problématique qui peut surgir après.
16:19Ça, c'est la première chose.
16:20La deuxième chose, d'une manière générale aussi,
16:22à chaque fois qu'il y a soit usage des armes ou usage de la violence,
16:27légitime de la part de policiers et de gendarmes,
16:29de policiers municipaux aussi,
16:31et bien de faire en sorte, non pas qu'il passe devant un juge et n'importe quel juge,
16:38mais que ce soit délibéré par une assemblée avec des juges à l'intérieur
16:45et qui arrive à purger ce problème de légitime défense.
16:50Et assez rapidement.
16:51C'est-à-dire que si vous avez un fait de violence légitime,
16:56dire, elle s'explique, point final, terminé,
17:01maintenant on va juger l'affaire, le vol, etc.
17:04Si ça ne s'explique pas, à ce moment-là, il y a un jugement.
17:08Mais que ça se fasse rapidement et que ça ne soit pas feuilletonné,
17:11parce que le feuilletonnage, d'abord ça nuit à la psychologie,
17:16à la santé mentale des policiers qui sont attaqués là-dessus,
17:19pour finalement se terminer là, toujours, quasiment toujours,
17:24par une relaxe des policiers,
17:26où on dit, en fait ils ont fait leur boulot,
17:28sauf que c'était il y a deux ans auparavant,
17:30et qu'en temps le policier a souffert, le gendarme a souffert.
17:32Et la deuxième chose, c'est feuilletonné par les gens qui s'en emparent.
17:36Je donne l'exemple de la famille Traoré, par exemple,
17:40qui a vécu là-dessus, sur ces problématiques-là.
17:43Il faut arrêter de ces feuilletonnages-là.
17:45On est d'accord. Benoît Le Riche, vous êtes secrétaire départementale
17:49adjointe du syndicat Unité dans le Val-de-Marne.
17:51J'allais dire, vous représentez le terrain.
17:52Vous avez été confronté, vous êtes toujours confronté.
17:54Vous avez entendu Jean-Michel Fauvergue.
17:56Est-ce que vous pensez qu'il y a des situations
17:58où les forces de police, les forces de l'ordre,
18:01devraient disposer localement de moyens particuliers
18:03pour rétablir l'ordre si la situation commence à devenir tendue ?
18:06Bonjour, merci pour l'accueil.
18:08Effectivement, il y a beaucoup de choses intéressantes dites par M. Fauvergue.
18:12Je reviendrai sur la partie des manifestations.
18:15Il faut comprendre aussi certaines choses.
18:17Parce qu'effectivement, quand on a ce genre de manifestations
18:20ou encore dernièrement la finale avec des champions
18:22ou d'autres faits qui ont amené à des heurts et des exactions,
18:27il faut comprendre qu'on touche toujours au même sujet.
18:30C'est un problème aussi d'effectifs.
18:32On le martèle assez souvent.
18:33Je sais qu'on n'aura pas des millions du jour au lendemain.
18:37Bien sûr.
18:37On le répète sur tous les plateaux.
18:39Mais en fait, il faut comprendre qu'on a des services d'intervention
18:42qui sont préparés pour ça.
18:44Les compagnies de sécurisation,
18:47les CRS,
18:49on a les gendarmes mobiles.
18:50Il y a des gens qui sont formés pour ça.
18:52Il faut comprendre qu'aujourd'hui, par le manque d'effectifs,
18:54moi j'ai mes collègues qui tous les jours sont sur le terrain
18:57à faire de la police secours,
18:58ou même parfois des bacs.
19:00Moi j'appartiens à une bac.
19:02On est appelés à aller sur ce genre de manifestation.
19:06On n'est pas formés.
19:06On n'a pas le matériel nécessaire.
19:09Et on arrive là un petit peu à l'emporte-pièce
19:10avec des personnes qui nous dirigent
19:13et qui eux-mêmes ne sont pas forcément formés.
19:15Donc tout ça, ça implique derrière toutes les difficultés.
19:18Et effectivement, certains collègues derrière
19:20qui se retrouvent dans des situations
19:22auxquelles ils n'ont pas l'habitude,
19:23pas faciles à gérer,
19:24et qui se retrouvent, comme le disait M. Fouvert,
19:27devant les tribunaux
19:28avec un suivi zéro de notre administration
19:30et un suivi encore pire
19:32de la part de certains magistrats.
19:35Donc ça, c'est une chose.
19:36Après, l'idée d'avoir effectivement des fois
19:40des prérogatives locales,
19:42c'est à réfléchir.
19:43Moi je vous dis que là, pour l'instant,
19:45aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
19:46On verra ce qu'on nous proposera
19:48après les élections présidentielles.
19:50Nous, vendredi prochain,
19:52vendredi là, pardon,
19:53on a rendez-vous avec M. Noulès
19:55parce qu'il y a des grosses, grosses difficultés
19:57en ce moment sur le ressort
19:58de la plaque parisienne,
19:59sur le ressort de la préfecture de police.
20:01Et on a beaucoup, beaucoup de choses
20:03à lui dire parce qu'aujourd'hui,
20:04il faut comprendre que
20:05dans les rangs, ça va mal.
20:07Et ce n'est pas qu'une question
20:09d'effectifs.
20:10On a un revendicatif,
20:11un cahier revendicatif très important.
20:13On pourrait parler de la procédure,
20:15du judiciaire.
20:16Et c'est du très, très lourd.
20:17On va continuer à en parler
20:18tous ensemble.
20:19Vous restez sur Sud Radio,
20:20vous nous appelez au 0826 300 300.
20:23Vous avez évidemment
20:24des raisons de réagir.
20:25Est-ce que vous vous sentez en sécurité ?
20:27Est-ce que vous estimez
20:27que la police manque de moyens
20:28ou qu'elle n'est pas assez présente
20:30quand vous avez des inquiétudes ?
20:31Et puis,
20:32Anissa prendra vos appels
20:34sur Sud Radio.
20:35A tout de suite.
20:36Midi 14h,
20:37Sud Radio,
20:38la France dans tous ses états,
20:40Péricault-Légasse.
20:42Nous sommes avec
20:43Jean-Michel Fauverg,
20:44haut fonctionnaire de police,
20:46ancien député,
20:47ancien chef du RAID.
20:48Et puis avec Benoît Leriche,
20:49qui est lui sur le terrain,
20:50secrétaire départemental,
20:51adjoint du syndicat du Théry-Val-de-Marthe,
20:52qui est aujourd'hui affecté à Créteil.
20:54Nous parlons évidemment,
20:55et puis Anissa est là à nos côtés également,
20:58qui nous a donné des statistiques
20:59sur l'effet que les Français,
21:02c'est qu'ils font un peu la police eux-mêmes.
21:03Ou en tout cas,
21:04ils essayent en se protégeant.
21:05Il y a une inquiétude dans ce pays.
21:08Jean-Michel Fauverg,
21:08vous nous disiez,
21:09tant qu'il n'y a pas une résolution,
21:10une décision politique
21:11de mettre en place des moyens,
21:12à la fois législatifs et administratifs,
21:15Benoît Leriche,
21:15vous nous dites,
21:16c'est une histoire vraiment
21:17de moyens,
21:17il faut la volonté.
21:20Ça va être un sujet
21:21de la future élection présidentielle.
21:25Je trouve qu'ils en parlent
21:26les uns et les autres relativement peu.
21:28À part David Lissner,
21:28on vous l'a dit,
21:29ça sera quand même
21:30à un moment donné.
21:31Je pense que la sécurité
21:32est bien dans les trois premières priorités
21:34et premières inquiétudes des Français.
21:36À part le Rassemblement National
21:38qui en parle très clairement,
21:39les autres partis ont l'air d'éluder
21:40l'éluder le monde.
21:42Vous avez raison,
21:44ils en parlent peu ou mal.
21:46Vous donnez l'exemple
21:47du Rassemblement National,
21:48je ne serai pas aussi catégorique
21:51que vous.
21:51Je trouve qu'ils en parlent mal.
21:53Peut-être qu'ils sont les seuls
21:56à l'évoquer de façon claire.
21:58Je n'ai pas dit
21:58que c'était les bonnes solutions.
21:59Il faut des lignes claires
22:00et il ne faut pas
22:01se payer de mots.
22:03Je vous ai dit tout à l'heure
22:04que dans de nombreux domaines,
22:06c'est le cas pour la lutte
22:08contre les narcos,
22:09c'est le cas pour l'islam radical,
22:12c'est le cas aussi
22:13pour l'immigration.
22:14On n'a pas,
22:15dans notre pays,
22:15on n'a jamais eu
22:16dans notre pays
22:17durant les dernières décennies,
22:18de stratégies politiques
22:20établies
22:21sur lesquelles
22:22on puisse bâtir des choses.
22:24Ça, c'est la première des choses.
22:25Faire des billons,
22:25avoir ces politiques-là.
22:27Et puis la deuxième des choses,
22:28c'est aussi
22:29de reposer,
22:31je l'ai dit aussi tout à l'heure,
22:32sur quelque chose
22:34de stable
22:35en termes de justice.
22:36Parce que si vous continuez
22:39à vider l'eau
22:40avec la petite cuillère
22:41et à chaque fois
22:41que des policiers,
22:42des gendarmes,
22:43des policiers municipaux
22:44arrêtent quelqu'un
22:45et qu'il soit remis dehors,
22:46vous comprenez bien
22:47que les moyens
22:49qui sont demandés
22:51par Benoît
22:51ici présent
22:52et par vous-même,
22:53vous comprenez bien
22:54que ces moyens
22:54ne serviront à rien
22:55parce que c'est le rocher
22:56de six chiffres.
22:58Chaque fois,
22:58il vous tombe dessus.
22:59Donc,
22:59il faut arriver
23:01déjà
23:03à boucher
23:04le trou
23:04de la baignoire,
23:06fermer les robinets
23:07et écopper la baignoire.
23:08Parce que si vous gardez
23:09tout ouvert,
23:09ça ne marche pas.
23:10Et c'est ce qu'on fait aujourd'hui.
23:11Il faut avoir
23:12des stratégies
23:13pour travailler
23:14sur la sécurité.
23:16Planifié,
23:16tout simplement.
23:17Nous avons Johan
23:17qui nous appelle de Marseille.
23:18Bonjour Johan.
23:20Bonjour Perico.
23:21Vous vous sentez
23:21en sécurité
23:22ou en insécurité
23:24là où vous êtes ?
23:26Moi,
23:26en tant qu'homme,
23:28vous allez mettre 83
23:29et pas 20 kilos.
23:30Ça va ?
23:30C'est déjà un peu plus facile.
23:32Voilà.
23:33Vous êtes dans un métier exposé
23:34ou non ?
23:35Vous êtes dans un métier exposé
23:36quand même
23:36dans votre activité
23:37ou pas spécialement ?
23:37Non.
23:38Non ?
23:38Non,
23:39pas spécialement.
23:40Je suis directeur informatique
23:41donc au niveau d'exposition,
23:43on est plutôt serré.
23:46Mais non,
23:47non,
23:47non,
23:47c'est vrai que Marseille,
23:49c'est une grande ville
23:50et comme malheureusement
23:51la plupart des grandes villes,
23:52on est touché
23:53par un peu plus
23:54de sécurité
23:56grandissante
23:56qui puise à Marseille
23:58secret de police chinelle
23:59de la drogue.
24:01Voilà.
24:02Donc,
24:03c'est des...
24:04C'est un paradoxe
24:05parce qu'on adore cette ville
24:06qui est un coin de paradis
24:08si l'on veut
24:09mais ça peut être aussi
24:09quelquefois infernal.
24:11Oui,
24:12c'est des bons éléments
24:14de communication
24:15de tous les nouveaux premiers,
24:17de tous les nouveaux
24:17ministres de l'Intérieur
24:18qui arrivent.
24:19C'est clair.
24:19Alors vous,
24:20comment vous vivez
24:21la situation ?
24:24Moi,
24:24je pense qu'il y a
24:25plusieurs...
24:25Ce qu'a dit
24:27votre interlocuteur
24:28est tout à fait.
24:29Voilà,
24:30pardon,
24:30excusez-moi,
24:31j'avais son nom.
24:34Effectivement,
24:34il y a un problème
24:35de moyens
24:38matériels,
24:39humains en tout cas,
24:41et aussi
24:41effectivement
24:42au niveau
24:42de cohérence
24:44après au niveau
24:44de la justice.
24:45Effectivement,
24:46comme il a dit,
24:47c'est quelque chose
24:48que je vois
24:48dans ma ville.
24:50C'est le petit délinquant
24:53qui vous pourrit
24:53la vie chaque jour,
24:54il est arrêté le matin
24:55et à 14h,
24:56il est ressorti
24:56parce que soit
24:57il est mineur,
24:58soit parce que si,
24:58soit parce que ça.
24:59Et il va faire
24:59un petit rodéo
25:00devant le commissariat
25:01qui l'a arrêté.
25:02On a vu,
25:02on a vu des scènes
25:02de ce genre.
25:04Voilà,
25:04exactement.
25:05ça demande
25:08un gros effort,
25:09un gros courage politique
25:10aussi de pouvoir
25:11aborder ces sujets-là.
25:14Vous l'avez très bien dit,
25:15dans les candidats
25:16qui sont à l'élection,
25:18alors effectivement,
25:18ils n'en parlent pas très bien,
25:19mais le Rassemblement
25:20est le seul
25:21à en parler
25:22ou éventuellement
25:24reconquête aussi.
25:26Mais on a l'impression
25:27que dès qu'on parle
25:27du régalien
25:28ou juste de sécurité,
25:29c'est qu'on est forcément
25:30d'extrême droite.
25:32Sauf que non,
25:32c'est juste le quotidien
25:34qu'on doit vivre
25:35et actuellement,
25:37le vivre ensemble,
25:37ce n'est pas génial.
25:39Avec un gros manque
25:40de sécurité comme ça,
25:41ce n'est pas ce qui se donne mieux.
25:44Allez-y, Johan.
25:46Et d'autre part,
25:47le suivi derrière
25:48au niveau de la justice,
25:49alors on parlait,
25:51par exemple,
25:52mais la justice aussi,
25:53ça veut tout rien dire.
25:54C'est-à-dire que
25:55les lois sont existantes,
25:56mais est-ce qu'elles sont appliquées ?
25:58C'est une chose.
25:59Il y a la charge de travail
26:00effectivement des magistrats,
26:03les procédures de juges,
26:04etc.
26:05Et aussi,
26:05les places en prison
26:09qui ont commencé
26:10à être compliquées
26:10et que si on veut
26:11construire une prison
26:12quelque part,
26:13ça devient très compliqué.
26:14J'en parlais dans mon humeur
26:15à midi, justement.
26:17La situation carcérale
26:18s'aggrave d'année en année
26:19et là,
26:19on est en train de battre
26:20tous les records
26:20sur le fond
26:21et sur la forme.
26:22Jean-Michel Fauvergue,
26:26une mesure très concrète.
26:27Vous parliez éventuellement
26:28d'une législation
26:29pour les territoires.
26:31Est-ce que le ministère
26:32de l'Intérieur
26:33aujourd'hui
26:35dispose,
26:36j'allais dire,
26:36des moyens politiques
26:38pour assurer
26:39la sécurité des Français
26:40ou il y a quand même
26:40des barrières législatives
26:41qui fait qu'à un moment donné,
26:42il y a des seuils
26:44qu'on ne peut pas franchir ?
26:46Parce que Benoît Le Rêche
26:48disait,
26:48la loi existe,
26:49c'est vrai,
26:50les lois existent.
26:50Et vous avez dit aussi,
26:51il suffit de les appliquer.
26:53Pourtant,
26:53il y a des entraves.
26:54C'est quoi les entraves ?
26:56Alors la problématique,
26:57c'est une problématique
26:58de courage.
26:58En fait,
26:59en réalité,
26:59on a beaucoup,
27:00c'est l'ancien législateur
27:01qui vous parle aussi,
27:02on a beaucoup,
27:02beaucoup de lois
27:03et des lois
27:04qui ne sont pas appliquées.
27:05Alors plutôt que de faire
27:05des nouvelles lois,
27:06appliquons les autres
27:07et faisons en sorte
27:08qu'elles soient efficaces.
27:09Par exemple,
27:10on ne s'est pas attaqué
27:11non plus au problème
27:12de la multirécidive.
27:14Vous savez,
27:15la loi de Pareto
27:15qui existe dans l'économie
27:17qui dit que 80%
27:18des effets
27:20sont faits
27:20par 20%
27:21des effecteurs.
27:23C'est-à-dire que
27:2320% des personnes
27:24nous produisent
27:2580% des choses.
27:26Eh bien,
27:27dans la criminalité,
27:28c'est à peu près pareil.
27:29Et on ne s'est jamais
27:30attaqué à la multirécidive.
27:31La problématique aussi,
27:32c'est le fait que
27:33vous parlez
27:34des places de prison.
27:35Certes,
27:35il manque des places de prison.
27:36Personne n'en disconvient.
27:38Par contre,
27:39ce qui serait intéressant,
27:40c'est aussi
27:41de se consacrer
27:42aux pénalités
27:44dès le premier délit
27:46et en mettant en place
27:47des peines
27:48ou des très courtes peines.
27:49Application immédiate.
27:50Et alors là,
27:51je vous donne un exemple
27:52qui est extraordinaire,
27:53qui est l'exemple
27:53du pays nordique
27:54et du Danemark en particulier.
27:56Au Danemark,
27:57vous avez un pays,
27:59la première ministre,
28:01elle est socialiste,
28:02elle est social-démocrate.
28:03Tout à fait.
28:03Madame Frédéric Seine.
28:04Et elle a un programme
28:07sur la sécurité
28:09et sur l'immigration
28:10qui ferait
28:11pallier de jalousie
28:13le Rassemblement national.
28:15Donc,
28:15elle a pris à bras-le-corps
28:17cette problématique-là.
28:18Et au Danemark,
28:20vous avez mis en place
28:21des courtes peines
28:22et des très courtes peines.
28:23Ce qui fait qu'au Danemark,
28:24vous avez beaucoup plus
28:25d'incarcération en France
28:26par rapport à la population,
28:28beaucoup plus d'incarcération,
28:29mais elle dure moins longtemps,
28:31le flux est plus rapide,
28:32et il y a des places libres
28:33en prison.
28:33Mais en tout cas,
28:34c'est appliqué,
28:34la justice est appliquée
28:35tout de suite.
28:36Oui,
28:36et il y a des places libres.
28:37C'est de ça
28:38que l'on doit s'imprégner,
28:40entre autres,
28:40et on doit faire ça.
28:41Et puis,
28:42encore une fois,
28:43l'application aussi
28:44des décisions de justice
28:47qui,
28:48chez nous,
28:49l'exécution
28:50des décisions de justice,
28:52c'est un vrai problème
28:53avec cette barrière
28:54de juge
28:54à l'application des peines
28:55qu'il faut faire disparaître.
28:56Il faut faire disparaître
28:57le juge à l'application.
28:58Je vous souhaiterais juste
28:59par rapport à ça
29:00pour dire qu'effectivement,
29:02il y a un autre souci aussi,
29:03c'est le temps.
29:04Le temps du jugement,
29:05le temps qu'on est
29:06à avoir à un moment donné
29:08la procédure.
29:09Et nous,
29:09on est confrontés à ça
29:10au niveau de la police.
29:12Moi,
29:12j'ai mes collègues
29:12qui n'ont pas les outils
29:13qui sont nécessaires
29:14pour faire une bonne procédure.
29:16La procédure,
29:16elle est alourdie
29:17de jour en jour.
29:18On nous demande toujours plus.
29:19Et c'est vrai que tout ça,
29:20c'est du temps de perdu.
29:21Alors que pendant ce temps-là,
29:23le gars,
29:23il est rarement détenteur provisoire.
29:24Pendant ce temps-là,
29:26effectivement,
29:26on a des contrôles judiciaires.
29:30qui nous appellent de boquer.
29:31Bonjour, Olivier.
29:32Oui, bonjour.
29:33Bon, Olivier.
29:34Oui, qu'est-ce que vous pensez
29:35de tout ça ?
29:36Michel Auvergne.
29:36Mais, alors,
29:37pointer les carences
29:40de la justice,
29:41moi, je l'ai dit,
29:42avant, la justice,
29:42c'était un J majuscule,
29:43mais elle a perdu sa majuscule
29:45depuis longtemps.
29:45Parce qu'elle n'est plus
29:46à la hauteur du tout.
29:47Je vous prends
29:48un simple exemple.
29:49On est quatre personnes,
29:50une à Lille,
29:50une à Marseille,
29:51une à Lyon,
29:51une à Bordeaux.
29:52Elles font exactement
29:53la même chose,
29:54deux délinquantes.
29:55Elles n'ont pas la même peine.
29:57Déjà, moi,
29:58ça me heurte
29:58parce qu'on devrait avoir
30:01la même conséquence.
30:02Oui, mais il y a
30:02une interprétation différente
30:04par magistrat
30:04d'un texte de loi.
30:06C'est pas bon.
30:06Et c'est facile à changer.
30:08C'est très facile
30:09de résoudre
30:10des problèmes comme ça.
30:11Vous faites un tableau
30:12et vous dites,
30:13voilà,
30:14un préjudice
30:15pour quelqu'un
30:15de zéro à dix mille euros,
30:17ce sera un an de prison,
30:19de dix mille à cinquante mille.
30:20On peut,
30:21on peut,
30:22mais on ne veut pas.
30:23On ne veut pas.
30:24Et c'est ça qui m'énerve
30:25parce que
30:26j'ai fréquenté
30:27beaucoup des avocats
30:28et des juges
30:28parmi mes amis.
30:30Et quand le juge
30:31te dit,
30:31ben tiens,
30:32si tu as un problème
30:33à Nîmes,
30:33tu viens,
30:34je te l'appuie
30:34et le beau temps.
30:35Ça veut dire,
30:36je fais ce que je veux.
30:37Mais non,
30:38je ne suis pas d'accord.
30:39Même si je suis ton ami,
30:40je fais une connerie,
30:41je dois payer.
30:42Et non,
30:43on ne veut pas.
30:44On s'arrange.
30:46Donc,
30:47à un moment donné,
30:48moi,
30:48je dis,
30:48quand on va au supermarché,
30:49il y a les prix,
30:50il y a les articles
30:50et il y a les prix.
30:51Mais là,
30:51c'est pareil.
30:52Il y a ce que tu as fait
30:54et la peine qui correspond.
30:56Et on parlait
30:56des multirécidivistes,
30:58c'est facile.
30:59Tu as pris deux ans
30:59de prison pour ça,
31:00ben la prochaine fois,
31:02c'est quatre ans.
31:03Et la prochaine fois,
31:03c'est huit ans.
31:04Olivier,
31:05vous restez...
31:05On n'a plus la peur
31:06du gendarme.
31:07On n'a plus peur de rien.
31:07On a bien compris
31:08et on va en discuter
31:09avec Jean-Michel Fauvert
31:10qui est venu en l'œuvre.
31:11Vous restez avec nous,
31:12vous nous appelez,
31:13vous continuez à nous appeler
31:14au 0826 300 300,
31:15on parle de sécurité.
31:17Est-ce que les Français
31:18ont raison d'avoir peur ?
31:19Sur Sud Radio,
31:19à tout de suite.
31:21Vous êtes bien sur Sud Radio,
31:22il est 13h48,
31:23nous parlons sécurité,
31:24nous parlons police,
31:26force de l'ordre,
31:27justice avec Jean-Michel Fauvergue,
31:28ancien patron du Rennes,
31:29ancien député Benoît Luriche
31:30qui est secrétaire départemental
31:32adjoint du syndicat Unité
31:32dans le Val-de-Marne
31:33qui lui est sur le terrain.
31:34Nous avions Olivier en ligne
31:35qui nous appelait de Bocquer
31:37et qui disait
31:38le problème,
31:38c'est l'application des peines
31:39par les magistrats,
31:40par les juges.
31:41Est-ce qu'on pourrait avoir
31:42des grilles,
31:43des barèmes
31:43qui fait que telle infraction
31:45s'étend,
31:45s'est appliquée tout de suite ?
31:46Et vous, Jean-Michel Fauvergue,
31:47vous avez dit
31:48que ça serait bien aussi
31:48qu'on l'applique immédiatement.
31:50À la façon danoise,
31:51tu payes,
31:52tu casses,
31:52tu payes,
31:53comme dirait la taille
31:53sur d'autres principes.
31:55Sanction,
31:55application immédiate.
31:56C'est quelque chose
31:56d'envisageable.
31:57La France,
31:57elle a connu quand même
31:59cette pratique à un moment donné ?
32:00Oui,
32:01alors les barèmes,
32:03c'est ce qu'on a appelé
32:04les peines planchées.
32:05La problématique
32:06des peines planchées,
32:07ça a été mis en place
32:08sous Sarkozy
32:09par Rachida Dati
32:10qui était ministre de l'Intérieur,
32:12ministre de la Justice.
32:14La problématique
32:15des peines planchées,
32:16si vous mettez
32:16une peine planchée,
32:17mais l'indépendance
32:18et l'individualisation
32:20des peines
32:20dont se revendique
32:21la justice
32:22fait qu'elles n'étaient pas
32:24appliquées,
32:24du tout appliquées.
32:25Donc ça a été un échec
32:26les peines planchées.
32:27Il y a d'autres choses
32:28à faire,
32:28je pense.
32:30En particulier,
32:31moi je n'entends pas
32:32beaucoup ça
32:32dans les programmes politiques,
32:34mais arrêter
32:36le non-cumul des peines
32:37pour certaines peines importantes.
32:39Et donc cumuler les peines
32:40à la manière un peu
32:42des Etats-Unis
32:43où vous êtes condamné
32:43à 80 ans de prison
32:45parce que vous étiez
32:46porteur d'une arme,
32:47parce que vous avez blessé
32:47quelqu'un,
32:48parce qu'en plus
32:48vous avez fait un braquage,
32:49parce qu'en partant
32:50vous avez écrasé un flic,
32:51etc.
32:52Donc tout doit se cumuler
32:53de cette manière-là
32:54pour les infractions
32:55les plus graves.
32:55Ça, personne n'en parle,
32:56ça serait quelque chose
32:57d'important
32:57et ça serait prévu par la loi
32:59et le magistrat
32:59serait obligé de s'y plier.
33:00Et puis la deuxième chose
33:01c'est de revoir
33:02la formation des magistrats
33:03et peut-être de recruter
33:04des magistrats
33:06parmi des gens
33:06qui ont déjà travaillé,
33:07qui ont déjà une vie
33:08et non pas uniquement
33:10les recruter
33:10au détour de Sciences Po
33:12des jeunes
33:13qui vont sortir,
33:14passer par l'école
33:15de la magistrature,
33:16recruter des magistrats
33:17qui ont déjà une vie,
33:18pas seulement dans le domaine
33:20police ou régalien,
33:22mais dans le domaine
33:23des chefs d'entreprise
33:24quand ils veulent se recycler,
33:25etc.
33:25Il y a des choses à faire
33:26de ce point de vue-là,
33:28je pense.
33:30C'est un sujet
33:34qui est au cœur
33:34du débat politique.
33:35Nous avons Véronique
33:36qui nous appelle de Montpellier.
33:37Bonjour Véronique.
33:38Bonjour.
33:40Oui, je vous appelle
33:41de Montpellier
33:42et je suis d'accord
33:43avec ce que vient
33:44de dire la personne
33:45sur tout le plan justice.
33:48Il faut qu'on soit
33:49un peu plus ferme quand même
33:51et je voudrais dire
33:53qu'en fait,
33:53l'insécurité,
33:54ça commence par aussi
33:56des jeunes de 12, 13 ans
33:57qui s'aiment un peu la terreur,
33:59qui sont là en train
34:00d'imiter certainement
34:01leurs frères
34:02ou des exemples
34:04qu'ils ont dans leur zone
34:06et j'avoue que
34:08nous, Islames Montpellier,
34:10c'est très pénible.
34:12C'est très, très pénible.
34:13On se sent vraiment
34:15vraiment pas en sécurité.
34:16Ce que je voudrais dire aussi,
34:17c'est que j'ai vu
34:19tout au long de l'été,
34:20il y avait des choses
34:22qui avaient été mises en place,
34:23notamment par exemple
34:24le premier porte-tenu.
34:26en fait,
34:27ça n'est pas appliqué.
34:29Donc,
34:29ça commence un petit peu par là,
34:31ça commence par le respect.
34:32En fait,
34:32il y a des personnes,
34:33ces gens-là,
34:35ils sont en roue libre.
34:36Il faut tout leur apprendre.
34:39Ils n'ont pas été élevés,
34:40comme la plupart des gens,
34:41il faut le dire,
34:42c'est la vérité.
34:43Problème d'éducation,
34:44d'autorité
34:45et de contraintes.
34:47De contraintes
34:48et puis surtout,
34:49ils n'ont pas peur
34:50de la police.
34:51Ils n'ont pas peur,
34:53ils n'ont plus peur.
34:53il faut qu'on donne
34:55les moyens à la police
34:56en fait d'être plus ferme
34:57parce qu'aujourd'hui,
34:58nos policiers souffrent.
35:00Il n'y a pas,
35:01la police ne peut être respectée
35:03que si elle est crainte,
35:04disait un des patrons
35:05de la guerre civile espagnole.
35:06Benoît,
35:07le riche,
35:07vous constatez sur le terrain
35:08cette insolence
35:09de la part des jeunes
35:10qui n'ont plus peur du flic.
35:12Bien évidemment.
35:13Ils savent pour quoi
35:13qu'ils ne risquent rien.
35:14Le mineur par excellence,
35:16lui de toute façon,
35:17il a déjà l'exemple
35:18de ses grands frères,
35:20l'exemple de ses copains
35:21et on revient toujours
35:22au même problème.
35:22C'est-à-dire que nous,
35:23on fait le boulot,
35:24on l'attrape.
35:25Quand on l'attrape,
35:26le principe,
35:28c'est de la protection des mineurs.
35:31Tout de suite,
35:32c'est la machine
35:33qui est mise en place
35:34et la garde à vue.
35:36Il y a eu la réforme
35:36de la garde à vue
35:38il y a très peu de temps
35:39avec les mineurs
35:39de moins de 13 ans.
35:42Je veux dire,
35:42tout ça,
35:43nous,
35:43ne nous permet pas
35:43de travailler
35:44dans des bonnes conditions
35:44parce que derrière,
35:46il faut comprendre
35:46que quand le copain
35:47a fait une bêtise,
35:49quand il ressort le lendemain
35:50et que c'est le héros
35:51du quartier,
35:52le copain d'à côté
35:52lui aussi,
35:53il va être un héros.
35:53Donc il va faire la bêtise
35:54et il va ressortir
35:55comme pareil.
35:56Qu'est-ce que vous faites
35:57Benoît Leriche
35:57quand un gamin
35:58que vous interpellez
35:59à un adolescent
35:59ou même quelqu'un
36:00d'un peu plus grand
36:01vous dit
36:01« Connard de flic,
36:02je t'emmerde »
36:02et vous fait un doigt d'honneur,
36:03vous pouvez sévir tout de suite ?
36:05Nous,
36:06nous,
36:06pas...
36:07Des yeux dans les yeux
36:07parce que j'ai vu la scène
36:09un jour.
36:09Je vais vous le dire.
36:10Je reprends les mots
36:11que j'ai entendus.
36:11Moi, j'étais confronté à ça.
36:13Refus d'obtempérer
36:13sur un scooter.
36:14L'individu
36:15qui est à l'arrière
36:17qui nous tend
36:17un joli doigt.
36:19Bien évidemment,
36:19c'était le majeur.
36:20On le récupère,
36:21on l'interpelle.
36:22Ça se passe plutôt bien
36:23au niveau de l'interpellation.
36:24Pas de blessé.
36:24Encore heureux
36:25parce que si en plus
36:26on fait un refus d'obtempérer
36:27et qu'il y a un blessé,
36:29c'est nous
36:30qui allons être responsables.
36:31Bien sûr.
36:32Donc là,
36:32tout va bien.
36:32On le ramène.
36:34J'ai forcément déposé plainte
36:36parce que mon officier
36:37de police judiciaire
36:37me demande de déposer plainte
36:38pour la procédure
36:39qui va encore durer
36:40beaucoup de temps
36:41et force est de constater
36:42qu'elle a duré énormément de temps
36:43parce que là,
36:44en plus,
36:44ce n'est pas du tout
36:45les mêmes parquets
36:45au niveau des mineurs.
36:46Ça a mis trois ans
36:47pour que je touche 150 euros.
36:48Moi, je ne suis pas là
36:49pour récupérer de l'argent.
36:50Je n'ai pas besoin
36:51de faire des fins de mois.
36:51Je peux vous dire
36:52qu'en Espagne et en Italie,
36:53ça ne se passe pas comme ça.
36:54Il ne le fait qu'une fois.
36:55Il ne le fait une fois
36:56mais il ne le fait pas deux.
36:57Cet exemple-là,
36:57il illustre complètement aujourd'hui
36:58le problème qu'on a
36:59avec des mineurs.
37:00J'ai interpellé moi
37:01des braqueurs de 14 ans
37:02qui vont avec une gazeuse
37:11Elle, la caissière,
37:12c'est à vie.
37:12Le gamin, c'est deux jours.
37:14Elle, c'est à vie.
37:15Qui va certainement
37:15perdre son boulot,
37:16qui va être en dépression
37:17et j'ai eu le cas plusieurs fois
37:18et derrière,
37:19la réponse pénale.
37:21On va lui faire
37:21un petit stage de citoyenneté.
37:23On va lui expliquer
37:23que ce n'est pas bien.
37:24Certaines fois,
37:25on le mettra en centre.
37:27Le vrai problème aussi
37:27et vous l'avez évoqué tout à l'heure
37:28et c'est très important
37:29de le rappeler,
37:30c'est que nous,
37:31on a les moyens qu'on a
37:32et on fait ce qu'on peut avec.
37:34La justice, c'est pareil.
37:35Elle a ses difficultés aussi
37:36mais par contre,
37:41que vous en y en avez parlé
37:42parce que je pense
37:43que ça a une importance
37:44majeure dans tout ce débat.
37:45On en reparlera
37:46et vous reviendrez.
37:46Jean-Michel Fauvert,
37:47vous n'avez pas peur
37:48qu'un jour,
37:48qu'il y ait un rat de bol
37:49de la citoyenneté française
37:51et qu'on passe,
37:52alors comme l'a dit Anissa
37:53tout à l'heure,
37:53on commence à se protéger
37:54des valeurs des milices
37:55ou alors qu'on appelle carrément
37:57à une autorité publique
37:59qui soit répressive,
38:00que la société n'en puisse plus.
38:03Le rat de bol,
38:04il y est déjà.
38:05Oui, mais est-ce qu'il peut passer ?
38:06Est-ce qu'on peut franchir
38:07un seuil du rat de bol
38:08qui aille plus loin ?
38:09Moi, je crois qu'on est
38:09au moment où il faut
38:11changer le système.
38:12Il faut renverser la table
38:13en termes de sécurité
38:14et d'immigration de justice,
38:16renverser le système
38:17et faire en sorte
38:18qu'avec tout ce qu'on a dit
38:20aujourd'hui,
38:21qui sont des choses
38:22qui, moi,
38:23qui me semblent évidentes
38:25et pas forcément
38:26qui vont sur les extrêmes,
38:28d'arriver à rétablir
38:31les choses telles qu'elles se passent.
38:33Par exemple,
38:33vous le citiez,
38:34et vous avez raison,
38:34en Italie ou en Espagne.
38:36Moi, je connais bien
38:37la partie Catalogne
38:39en Espagne,
38:39alors à la fois
38:40du côté français
38:41et du côté espagnol,
38:42il y a une vraie différence.
38:43C'est-à-dire que
38:44quand vous êtes arrêté
38:44en Espagne
38:45par les Mossas Escouades
38:46ou la Guadalicine,
38:47la Guadalicine,
38:50etc.,
38:50eh bien,
38:51vous ne recommencez pas.
38:52Pourquoi ?
38:53Parce que derrière,
38:53il y a le juge,
38:54le juge qui juge
38:56et qui donne
38:57des pénalités.
38:58Il fonctionne immédiatement.
38:58Il fonctionne immédiatement.
38:59Il fonctionne immédiatement.
38:59En Angleterre aussi.
39:00C'est ce qui nous manque.
39:01Alors, on parlait tout à l'heure
39:02de la justice des mineurs.
39:03Alors, je vais vous dire
39:03une chose très importante.
39:04La justice des mineurs,
39:06récemment,
39:07les députés et les sénateurs
39:08ont voulu la réformer.
39:09Et c'était une proposition
39:11de M. Gabriel Attal
39:13quand il était Premier ministre.
39:14Ça a été repris
39:15par M. Béroud,
39:16Premier ministre.
39:17Ils ont voté
39:18la nouvelle loi
39:20pour être plus intransigeants
39:23sur la justice des mineurs.
39:24Qu'a fait le Conseil constitutionnel ?
39:25Eh bien, bien sûr,
39:26il a complètement straffé.
39:28Donc, il y a un problème
39:29à résoudre avant.
39:31C'est la problématique, ça.
39:32On arrive au terme
39:33de cette émission.
39:34On a encore beaucoup de choses
39:34à dire.
39:35Vous reviendrez l'un et l'autre
39:36parce que ça reste un sujet
39:37de priorité des Français.
39:38Comme je sais que vous avez
39:39des suggestions
39:40ou des propositions,
39:41ça sera bien qu'en période
39:42de campagne électorale,
39:44votre voix soit entendue
39:45et que le message remonte
39:46au sommet de détail
39:47à ceux qui vont décider
39:48demain pour nous.
39:49Alissa, merci d'avoir été
39:50à mes côtés.
39:51Merci à vous, Pélico,
39:52les plaisirs.
39:53On se sépare.
39:53Maintenant, on se sépare.
39:54Et on se retrouve.
39:56Évidemment, on se retrouve demain.
39:57Et puis, on va surtout laisser
39:58la place à Brigitte Lahaye
40:00au programme
40:02Le Consentement.
40:03Ah, Le Consentement.
40:04Il faut en parler longtemps.
40:05À demain sur Sud Radio.
40:06Bonne journée.
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