00:00Revoir, sortir de l'espace Shendem, le modifier ?
00:03Oui, vous ne pouvez pas vous balader dans toute l'Europe
00:04lorsque vous arrivez par un pays.
00:06Je veux dire, c'est absolument intenable, impossible.
00:08Ça fait partie, évidemment, de ce qu'on proposera aux Français.
00:12Mais cette immigration que subissent les Européens,
00:16le déménagement du continent africain sur le continent européen
00:18n'est évidemment pas un horizon possible.
00:21Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans
00:23sur l'immigration légale,
00:25qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin,
00:26qui l'a ralliée.
00:27Il veut continuer à accueillir des étudiants étrangers,
00:30donc pas de moratoire sur les étudiants,
00:31ou sur l'immigration de travail.
00:33En revanche, à Mayotte, où il s'est rendu,
00:34il dit qu'il faut revoir le droit du sol et le droit d'avis.
00:38Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
00:41C'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron.
00:43Il ne veut rien faire sur l'aide médicale d'État,
00:46il ne veut pas de référendum sur l'immigration,
00:49il ne veut pas continuer à accueillir des étudiants
00:52qui, en réalité, n'en sont pas
00:54et demeurent ensuite sur le territoire.
00:56C'est le prolongement de la politique migratoire d'Emmanuel Macron.
00:59Donc, Édouard Philippe, c'est la continuité,
01:00mais ça, ce n'est pas une vue de l'esprit,
01:03c'est la réalité, c'est le bilan,
01:05c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron,
01:07c'est la continuité de la politique d'Emmanuel Macron,
01:10originelle, d'ailleurs.
01:12Donc, je pense qu'il n'y a rien à attendre
01:13d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal.
01:15Ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet.
01:18Pour eux, c'est un projet de société.
01:20Rien à attendre de ces gens qui ont comme modèle
01:22des pays communautaristes.
01:23Et pour vous, rien à attendre de l'immigration ?
01:25On n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple,
01:27pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui
01:29ou dans les déserts médicaux ?
01:30Non, mais ce qu'on a besoin, c'est de former,
01:33ici, en France, parmi ces millions de chômeurs
01:34que nous avons, des gens pour des métiers
01:36dont nous avons besoin.
01:38Donc, c'est plus difficile, évidemment,
01:39de s'attaquer à la formation de médecins,
01:41aux problématiques de transport,
01:43aux problématiques de logement, etc.,
01:44que de dire qu'il faut faire venir
01:45de l'immigration de l'extérieur.
01:47Ça fait 30 ans qu'on nous bassine avec ça,
01:49en disant qu'il y a des métiers en tension
01:50et qu'il faut faire venir des gens du bout du monde.
01:53On fait rentrer, dans notre pays, 500 000 personnes.
01:55Une majorité de ces 500 000 personnes
01:58ne travaillent pas.
01:59Et ces métiers sont toujours en tension.
02:01Donc, on voit bien que ce n'est pas la solution.
02:02Donc, immigration zéro, pour vous ?
02:04Oui, non, mais il faut un moratoire sur l'immigration,
02:05ce que refuse Édouard Philippe.
02:07Trois ans ?
02:08Non, mais plus ?
02:09Il faut un moratoire sur l'immigration,
02:11j'allais dire, le plus longtemps possible,
02:13parce que nous ne pouvons pas, aujourd'hui,
02:15assimiler toutes ces 500 000 personnes qui entrent.
02:18Et je vous rappelle qu'Édouard Philippe
02:19a fait sauter aussi la banque,
02:22lorsqu'il était Premier ministre,
02:23notamment, sur le droit d'asile.
02:25Il a fait exploser les compteurs.
02:26Donc, des gens qui viennent nous donner des leçons,
02:28alors qu'ils ont tout raté,
02:30alors qu'ils ont ouvert la France à tous les vents,
02:33comme un hall de gare,
02:34ce n'est pas très crédible.
02:35Et surtout, il nous dit qu'il ne veut rien faire, finalement.
02:37C'est la continuité de la politique migratoire d'Emmanuel Macron,
02:40c'est la continuité de la catastrophe.