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  • il y a 2 mois
Le député Rassemblement national du Nord et vice-président de l'Assemblée national Sébastien Chenu, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il estime que ni Gabriel Attal ni Edouard Philippe ne lutteront efficacement contre l'immigration en cas d'une victoire en 2027. "L'immigration est leur projet de société", insiste Sébastien Chenu.

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Transcription
00:00Revoir, sortir de l'espace Shendem, le modifier ?
00:03Oui, vous ne pouvez pas vous balader dans toute l'Europe
00:04lorsque vous arrivez par un pays.
00:06Je veux dire, c'est absolument intenable, impossible.
00:08Ça fait partie, évidemment, de ce qu'on proposera aux Français.
00:12Mais cette immigration que subissent les Européens,
00:16le déménagement du continent africain sur le continent européen
00:18n'est évidemment pas un horizon possible.
00:21Édouard Philippe refuse le moratoire général de trois ans
00:23sur l'immigration légale,
00:25qui est pourtant demandé par Gérald Darmanin,
00:26qui l'a ralliée.
00:27Il veut continuer à accueillir des étudiants étrangers,
00:30donc pas de moratoire sur les étudiants,
00:31ou sur l'immigration de travail.
00:33En revanche, à Mayotte, où il s'est rendu,
00:34il dit qu'il faut revoir le droit du sol et le droit d'avis.
00:38Vous comprenez la cohérence dans ce que dit Édouard Philippe ?
00:41C'est le prolongement de la politique d'Emmanuel Macron.
00:43Il ne veut rien faire sur l'aide médicale d'État,
00:46il ne veut pas de référendum sur l'immigration,
00:49il ne veut pas continuer à accueillir des étudiants
00:52qui, en réalité, n'en sont pas
00:54et demeurent ensuite sur le territoire.
00:56C'est le prolongement de la politique migratoire d'Emmanuel Macron.
00:59Donc, Édouard Philippe, c'est la continuité,
01:00mais ça, ce n'est pas une vue de l'esprit,
01:03c'est la réalité, c'est le bilan,
01:05c'est le premier Premier ministre d'Emmanuel Macron,
01:07c'est la continuité de la politique d'Emmanuel Macron,
01:10originelle, d'ailleurs.
01:12Donc, je pense qu'il n'y a rien à attendre
01:13d'Édouard Philippe, de Gabriel Attal.
01:15Ce sont des gens qui voient l'immigration comme un projet.
01:18Pour eux, c'est un projet de société.
01:20Rien à attendre de ces gens qui ont comme modèle
01:22des pays communautaristes.
01:23Et pour vous, rien à attendre de l'immigration ?
01:25On n'a pas besoin de médecins étrangers, par exemple,
01:27pour faire fonctionner aux hôpitaux aujourd'hui
01:29ou dans les déserts médicaux ?
01:30Non, mais ce qu'on a besoin, c'est de former,
01:33ici, en France, parmi ces millions de chômeurs
01:34que nous avons, des gens pour des métiers
01:36dont nous avons besoin.
01:38Donc, c'est plus difficile, évidemment,
01:39de s'attaquer à la formation de médecins,
01:41aux problématiques de transport,
01:43aux problématiques de logement, etc.,
01:44que de dire qu'il faut faire venir
01:45de l'immigration de l'extérieur.
01:47Ça fait 30 ans qu'on nous bassine avec ça,
01:49en disant qu'il y a des métiers en tension
01:50et qu'il faut faire venir des gens du bout du monde.
01:53On fait rentrer, dans notre pays, 500 000 personnes.
01:55Une majorité de ces 500 000 personnes
01:58ne travaillent pas.
01:59Et ces métiers sont toujours en tension.
02:01Donc, on voit bien que ce n'est pas la solution.
02:02Donc, immigration zéro, pour vous ?
02:04Oui, non, mais il faut un moratoire sur l'immigration,
02:05ce que refuse Édouard Philippe.
02:07Trois ans ?
02:08Non, mais plus ?
02:09Il faut un moratoire sur l'immigration,
02:11j'allais dire, le plus longtemps possible,
02:13parce que nous ne pouvons pas, aujourd'hui,
02:15assimiler toutes ces 500 000 personnes qui entrent.
02:18Et je vous rappelle qu'Édouard Philippe
02:19a fait sauter aussi la banque,
02:22lorsqu'il était Premier ministre,
02:23notamment, sur le droit d'asile.
02:25Il a fait exploser les compteurs.
02:26Donc, des gens qui viennent nous donner des leçons,
02:28alors qu'ils ont tout raté,
02:30alors qu'ils ont ouvert la France à tous les vents,
02:33comme un hall de gare,
02:34ce n'est pas très crédible.
02:35Et surtout, il nous dit qu'il ne veut rien faire, finalement.
02:37C'est la continuité de la politique migratoire d'Emmanuel Macron,
02:40c'est la continuité de la catastrophe.

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