00:00Alors, on en parlera dans un instant.
00:02Peut-être une réaction à Thierry Vatrigan,
00:03ensuite on pondera à François et Marianne.
00:05On parle beaucoup de bureaucratisation en France,
00:08à juste titre, mais on a aussi une bureaucratisation
00:10de la discipline à l'école, parce que
00:11chaque sanction, vous regardez, ça exige
00:14un dossier, une réunion,
00:16une négociation, ce qui veut dire que
00:17l'autorité du professeur est à chaque fois provisoire.
00:20C'est le temps de l'appel.
00:21On fait remonter hiérarchiquement, et puis à la fin
00:24c'est les parents qui vont
00:26en tout cas décider de donner,
00:27avoir leur mot à dire, et un mot qui est
00:29assez important. Encore une fois, ça vient
00:31d'une confusion volontaire,
00:34instruite et
00:36descendante du niveau de l'éducation
00:38nationale. Je prends un exemple, 2013,
00:40rappelez-vous, François Hollande qui est président de la République
00:42et Vincent Payon est ministre de l'éducation
00:44nationale. Qu'est-ce qui s'est passé
00:45cette année ? On a eu un tournant historique
00:47et sémantique, c'est-à-dire que pour la première fois,
00:49les textes émanant de l'éducation nationale
00:52définissaient le bien-être
00:54comme la priorité de la politique
00:56d'éducation. C'est-à-dire, ce qui est
00:58au cœur de l'éducation, c'est le bien-être
00:59et la bienveillance. Donc on demande aux professeurs
01:02le bien-être et la bienveillance. Les parents,
01:04ils ne sont pas bêtes, ils entendent ça. Mon enfant est malheureux
01:06parce qu'il a une mauvaise note ? Le bien-être a la bienveillance.
01:08Mon enfant est sanctionné parce qu'il a parlé ?
01:09Bien-être et bienveillance. Et donc vous avez cette confusion
01:12entre le parent et le prof
01:14qui est décidé, entretenu
01:16et préparé. Donc tant qu'on n'aura pas
01:18remis chacun à sa place,
01:20qui doit faire quoi ? On ne pourra jamais régler le problème.
01:21Merci.
01:22Merci.