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  • il y a 6 semaines
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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00:02Europe 1, 11h-13h, Eliott de Valais-Vous.
00:07Midi 3 sur Europe 1, la suite d'Eliott de Valais-Vous.
00:10On est ensemble jusqu'à 13h en direct avec un numéro 018203921, 018203921.
00:20Si vous souhaitez réagir en direct, c'est un appel non surtaxé.
00:24Nous sommes toujours avec Estelle Laffont, avec nos deux éditorialistes,
00:28Mathieu Haug, secrétaire général du Think Tank Le Millénaire,
00:31et Éric Revelle, de spécialistes en économie.
00:35Et ça va être au cœur de notre prochaine demi-heure.
00:38Si vous n'avez pas acheté le JDD à la mi-journée, foncez,
00:42parce que c'est un JDD absolument passionnant.
00:45Il revient sur l'événement littéraire de cette rentrée,
00:49à savoir le livre de Sarah Knafow, Le Casse du siècle.
00:53Sarah Knafow qui fait le procès de l'État dépensier.
00:58« Vous êtes victime », nous interpelle Sarah Knafow.
01:02Elle a traqué l'argent public dans le Casse du siècle.
01:05Elle livre son verdict.
01:07Ce que votre travail vaut vraiment, comment il le détruise,
01:11et ce qu'il vous en reste.
01:13Et elle propose 15 réformes capitales et 130 milliards d'économies par an.
01:19C'est un entretien fleuve qu'elle a pu accorder à notre excellent confrère et ami Jules Torres.
01:26Et c'est un polar fiscal qui est présenté par Sarah Knafow,
01:34où tout est chiffré, tout est recensé.
01:37Elle va partir d'un homme.
01:38Pour le coup, ça c'est une image.
01:41C'est, vous savez, la formule « Nicolas qui paie ».
01:46Elle part de la fiche de paie de Nicolas.
01:49Nicolas, c'est un salarié au salaire médian.
01:51Il gagne 2 079 euros net par mois.
01:55Et la moitié des Français gagne moins que lui.
01:58L'employeur de Nicolas verse 3 922 euros.
02:03Entre les deux, la moitié a disparu avant que Nicolas ait vu la couleur de son argent.
02:08Sur une carrière, un salarié à 2 000 euros net donne plus d'un million d'euros à l'administration.
02:15Vous avez bien lu, dit-elle.
02:17Et c'est sans compter la TVA sur tous ses achats, ses taxes locales.
02:21Elle accise sur son carburant, l'alcool, le tabac.
02:24Plus d'un million d'euros.
02:25De quoi acheter une maison comptant au bord de la mer.
02:30Au lieu de ça, en échange de son million d'euros,
02:34il obtient un État qui se fait pirater ses données fiscales.
02:37C'est encore arrivé dans la nuit de vendredi à samedi.
02:40N'équipe pas ses hôpitaux en climatisation.
02:42Ne parvient plus à éteindre ses feux de forêt.
02:45Ne tient plus ses frontières.
02:47Je peux continuer longtemps.
02:50Et Sarah Knafo nous permet de nous poser la question,
02:53et de vous poser cette question,
02:55où vont nos impôts ?
02:57Et pourquoi, dans un pays qui est champion du monde du prélèvement obligatoire,
03:03pourquoi notre service public fonctionne si mal ?
03:06Ce n'est pas les soignants qu'il faut remettre en question,
03:09ce n'est pas les pompiers, ce n'est pas les policiers, bien évidemment.
03:12C'est cet État obèse qui ponctionne, qui taxe, qui taxe.
03:16Et vous allez entendre les candidats de gauche à la présidentielle,
03:21Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, François Hollande,
03:25c'est le concours l'épine de la taxe et de l'impôt.
03:27Donc c'est vraiment au cœur de notre actualité,
03:30et c'est la priorité des Français, le pouvoir d'achat,
03:32que faire aussi de cette fiscalité galopante.
03:35Ça va être au cœur de notre prochaine demi-heure.
03:38Mathieu Hauck, le casse du siècle, elle parle de criminel.
03:42Exactement, on pourrait aussi dire qu'elle illustre parfaitement
03:46ce qu'est le grand appauvrissement,
03:48c'est le fait que l'État appauvrit les Français
03:50qui travaillent par cette fiscalité étouffante.
03:53Et là-dessus, on peut poser un constat,
03:55sans vouloir arroser de chiffres,
03:57que les Français comprendront, et nos auditeurs comprendront très bien.
04:001974, c'est la date du dernier budget à l'équilibre.
04:02Nous, on avait produit une étude sur l'histoire des budgets en France.
04:05Donc 1974, dernier budget à l'équilibre.
04:0734% du PIB est prélevé en impôts,
04:0934% est donc dépensé, équilibre.
04:12Depuis 1974, les impôts ont explosé,
04:15puisqu'on est passé record man des pays de l'OCDE,
04:17on est à 43%,
04:19donc les impôts ont augmenté de plus de 30%.
04:21Et pourtant, on n'a plus d'équilibre budgétaire,
04:24on est en déficit chronique.
04:25Ça veut bien dire que les dépenses ont explosé.
04:28Si je prenais une comparaison, par exemple, avec vous, cher Elliot,
04:32vos revenus à une situation T, vos revenus ont augmenté,
04:34et pour autant, vous êtes à découvert à la fin du mois,
04:38et pourtant, vos revenus augmentent.
04:40N'importe quel ami ou n'importe quel conseiller en patrimoine,
04:42vous dirait, M. Deval,
04:44c'est peut-être du côté des dépenses qu'il faut regarder,
04:46puisque vous dépensez beaucoup plus que ce que vous gagnez.
04:48Eh bien, c'est pareil pour l'État aujourd'hui.
04:49L'État dépense beaucoup trop.
04:51Et ce que dit Sarah Knafo, et elle a raison,
04:53c'est que finalement, l'État dépense beaucoup,
04:55mais pour quels résultats ?
04:57Sur les services publics, vous l'avez rappelé,
04:58ça ne fonctionne pas sur l'école, les urgences, la sécurité, etc.,
05:03mais également sur le social.
05:05Comment on peut dépenser autant dans le social
05:06et avoir près de 9 millions de pauvres ?
05:09Comment on peut dépenser autant sur le logement social
05:11et sur les aides, par exemple, au logement ?
05:13Et on a aujourd'hui 4,5 millions de Français
05:16qui sont mal logés.
05:17C'est tout ça, en fait, qui pose la question.
05:19Et pour autant, les Français s'appauvrissent
05:21jour après jour, année après année,
05:23de par cette fiscalité étouffante.
05:25Sur les dépenses, elle dit Sarah Knafo,
05:27savez-vous que nous dépensons aujourd'hui
05:30de 134 milliards d'euros de plus qu'en 2020 ?
05:33L'année du Covid et du quoi qu'il en coûte.
05:37Sans crise sanitaire, sans confinement,
05:39sans chômage partiel,
05:40Le plus stupéfiant, poursuit-elle,
05:43le total de ce que nous avons gaspillé
05:45depuis des années,
05:46qui se chiffre en milliers de milliards,
05:48n'existe dans aucun bilan comptable de l'État.
05:52Dire qu'il est incalculable n'est pas une image.
05:55Il n'a jamais été calculé par personne.
05:58C'est le crime parfait,
06:00celui dont l'étendue est un mystère
06:02pour les coupables eux-mêmes.
06:04C'est incroyable.
06:06Où vont nos impôts ?
06:07C'est la question qu'on vous pose.
06:0901-80-20-39-21,
06:11n'hésitez pas à nous appeler.
06:12Il faut quand même dire que collectivement,
06:15on a aussi voulu fermer les yeux,
06:17on est addict,
06:18on est drogué à la dépense publique.
06:20Pendant la crise du Covid,
06:21pour moi la principale erreur,
06:23on peut en discuter ou pas,
06:24c'est le confinement.
06:25Dès l'instant où vous confinez les gens
06:26et donc vous confinez l'économie,
06:28il faut mettre des milliards d'euros sur la table
06:31pour essayer de compenser en matière de chômage partiel
06:33ou de plans garantis par l'État
06:36pour nos entreprises.
06:38Maintenant, je vais vous dire une petite chose.
06:42Si demain,
06:44dans les mois qui viennent,
06:46il n'y a pas un effort considérable
06:47qui est fait sur la dépense publique,
06:50on peut imaginer,
06:51c'est tout à fait possible,
06:54que des institutions internationales extérieures
06:57nous prennent en main,
06:58nous prennent en main,
06:59même si on est la deuxième économie de la zone euro,
07:01pour nous obliger à faire des réformes.
07:04Parce que,
07:05pourquoi est-ce qu'on ne peut plus investir
07:07un euro d'argent public ?
07:08Vous savez, moi je suis assez keynésien
07:09sur la dépense publique.
07:10Si la dépense publique,
07:12et on en est très loin,
07:14fait de la croissance et de l'emploi,
07:15pourquoi pas ?
07:16Mais aujourd'hui,
07:17le service de la dette,
07:193500 milliards d'euros de dette,
07:201000 milliards depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir,
07:23ce service de la dette est tellement important,
07:25qu'en fait,
07:26on ne paye que les intérêts de notre dette,
07:28et on n'a plus un euro
07:29pour investir dans nos infrastructures,
07:31dans nos services publics,
07:33et donc,
07:33ce que vous soulignez tout à l'heure.
07:35Je rappelle quand même,
07:36je suis un peu l'économie du pays
07:38depuis quelques décennies,
07:39moi c'est la première fois
07:40que j'entendais un ex-gouverneur
07:42de la Banque de France,
07:43François Villeroy de Gallo,
07:44pour ne pas le citer,
07:45qui est parti vers d'autres horizons,
07:47dire,
07:47avant de quitter la Banque de France,
07:49on n'a plus un euro de valide,
07:51on n'a plus un euro en caisse.
07:52Vous voyez,
07:53c'est même plus la phrase de François Fillon,
07:55je suis à la tête d'un état en faillite,
07:57là vous avez le gouverneur
07:58de la Banque de France,
07:59Il aurait pu le dire un peu plus tôt.
08:01Très bien, très bien.
08:02Il a bon d'eau de le dire au moment où il part.
08:04Non, non, non,
08:04c'est pas ça,
08:04c'est le symbole,
08:05je me souviens très bien de sa déclaration,
08:07du premier banquier centrale du pays,
08:09qui dit en fait,
08:09on n'a plus un euro pour investir.
08:11Donc en fait,
08:12on est, pardonnez-moi,
08:13on est à poil.
08:14On est à poil.
08:15On est en direct avec Laurent Cappelletti,
08:18économiste et professeur
08:19au Conservatoire National des Arts et Métiers.
08:21Monsieur Cappelletti, bonjour.
08:24Bonjour, Eliott Daval.
08:25Merci de réagir en direct pour Europe 1.
08:29J'imagine que vous avez découvert
08:32l'entretien de Sarah Knafow,
08:34n'ont pas encore lu son livre,
08:35Le casse du siècle,
08:36mais c'est vrai que c'est la préoccupation
08:38des Français,
08:38le pouvoir d'achat,
08:39et c'est aussi une inquiétude
08:42qui est partagée par bon nombre,
08:44et une majorité de Français,
08:45ces prélèvements obligatoires
08:47qui ne cessent d'augmenter,
08:49et pourtant,
08:51on a du mal à voir une évolution positive
08:54de nos services publics.
08:56Alors, la question, elle est simple.
08:57Où vont nos impôts ?
08:59Alors, la problématique, effectivement,
09:04c'est d'un côté,
09:04il y a un ressenti
09:05de qualité de service public insuffisant,
09:08alors que de l'autre,
09:09on est le pays développé
09:12avec le taux de prélèvement obligatoire,
09:14finalement,
09:14plus de 45%,
09:17le plus important.
09:18Donc, il y a un écart,
09:19ça veut dire, en fait,
09:20qu'il y a des gros coûts cachés,
09:22voilà,
09:23dans nos services publics,
09:24et il faut s'y atteler,
09:25il faut les résoudre.
09:26Alors, dans l'entretien de Sarah Knafo,
09:29elle chiffre, en fait,
09:30le montant d'économies à réaliser
09:32par des gains de productivité,
09:33en fait,
09:34c'est ce qu'elle propose,
09:35de l'ordre de 130 milliards.
09:38Ce serait, en fait,
09:39c'est ce qu'il faudrait trouver,
09:40en effet.
09:41Donc là,
09:41il y a un point d'accord.
09:44Si on trouvait 130 milliards d'économies,
09:46on reviendrait sur un petit déficit
09:48complètement acceptable
09:49qui nous permettrait d'arrêter
09:50de nous endetter.
09:51Bref, ce serait...
09:52Et par ailleurs,
09:53effectivement,
09:55donc,
09:55toute la question,
09:56c'est que ces 130 milliards,
09:58ils sont à trouver en sorte,
09:59d'un côté,
10:00de faire des économies,
10:01mais de l'autre,
10:01d'augmenter le pouvoir d'achat
10:02des Français.
10:03Et là aussi,
10:04je trouve que la cible
10:06qui est de dire,
10:07on va réduire, en fait,
10:09les charges sociales
10:09qui sont prélevées sur le salaire,
10:11vous savez qu'on a
10:12un de nos gros problèmes,
10:14en fait,
10:14en termes de pouvoir d'achat,
10:15c'est qu'il y a un écart important
10:17entre le brut,
10:18sur votre feuille de paye,
10:20vous gagnez 3 000 euros par mois,
10:21par exemple,
10:22et en fait,
10:22en net,
10:23vous allez vous retrouver
10:24à 2 200,
10:252 300 euros.
10:26Et donc,
10:27toute la cible,
10:28et moi,
10:29je suis parfaitement d'accord
10:30avec ça,
10:31c'est que ces économies
10:32doivent servir,
10:33en fait,
10:33à réduire
10:34les charges sociales
10:36prévées sur les salaires
10:37pour rendre du pouvoir d'achat
10:38aux Français.
10:39Et si vous voulez,
10:40créer un climat,
10:41on va dire,
10:41d'attractivité du travail,
10:44j'allais dire,
10:45de retour au travail,
10:47et puis donc,
10:48de consommation.
10:49Voilà.
10:49Alors,
10:49je vous propose d'écouter,
10:50parce que c'est...
10:51Non,
10:51mais ne vous excusez pas,
10:52Thierry,
10:53c'est passionnant de vous entendre.
10:54Je vous propose d'écouter
10:56François Hollande,
10:57parce que ça va au-delà
10:58des mesures,
10:58des propositions,
10:59c'est la doctrine,
11:01c'est,
11:02si vous voulez,
11:03c'est une philosophie.
11:05Est-ce qu'aujourd'hui,
11:06la richesse est un problème
11:07dans notre société ?
11:09Quand j'entends François Hollande,
11:11qui revient à ses premières amours,
11:14mon ennemi,
11:15c'est la finance,
11:16l'ISF,
11:17je rappelle que,
11:18heureusement,
11:18qu'il y avait le Conseil constitutionnel,
11:19à l'époque,
11:20qui a retoqué sa proposition de taxation
11:22à 75%,
11:23rappelez-vous.
11:25Mais le discours de François Hollande,
11:28hier,
11:28était le même
11:29que celui d'Olivier Fort,
11:30et quand ce n'est pas Olivier Fort,
11:31c'est M. Glucksmann,
11:32qui, sur les droits de succession,
11:34veut s'attaquer
11:35au méga-héritage.
11:36Voilà, c'est sa formule.
11:38C'est toujours la même chose.
11:39C'est les ressources,
11:40c'est les richesses.
11:41Est-ce que c'est finalement
11:43la création de richesses
11:44qui est un problème en France ?
11:46Écoutez François Hollande.
11:48Il faut dire la vérité.
11:49Il y aura une augmentation
11:49de prélèvement.
11:50Qui doit payer ?
11:52Ceux qui doivent payer,
11:53c'est pour partie
11:54les plus favorisés,
11:55les plus fortunés,
11:56et pour partie,
11:57il faudra demander
11:58un effort à tous,
11:59mais pour aussi
12:00les entreprises.
12:02Il faudra payer,
12:03donc ce sera les plus riches.
12:04Il y aura un effort
12:05que tout le monde doit faire,
12:06mais surtout,
12:07et aussi les entreprises.
12:09Est-ce que l'alpha
12:11et l'oméga,
12:12pour sortir de ce déficit public,
12:14c'est l'augmentation des recettes
12:16et donc l'augmentation des impôts ?
12:19Alors bien sûr que non,
12:20parce qu'on est déjà
12:22au top,
12:23j'allais dire,
12:24des impôts.
12:25Non, la solution,
12:26elle est de deux ordres.
12:28Les économistes,
12:29on va dire,
12:30sérieux,
12:31et je me permets
12:32de me mettre
12:32dans cette catégorie,
12:34en fait,
12:34il y a deux piliers
12:35pour arriver à ça.
12:36Le premier,
12:37c'est un pilier,
12:38effectivement,
12:38qui est suggéré
12:40par Sarah Knafo,
12:41qui est, bien sûr,
12:43c'est du contrôle de gestion.
12:44C'est mieux gérer
12:45les dépenses,
12:45dépenser,
12:46arrêter celles
12:47qui sont inutiles,
12:48ce qui suppose
12:48de les mesurer,
12:49d'ailleurs.
12:50On ne sait pas,
12:51en France,
12:52finalement,
12:52combien rapport
12:53telle dépense,
12:54est-ce qu'elle est productive,
12:55est-ce qu'elle est improductive,
12:56ce qui crée après
12:57des problèmes,
12:57d'ailleurs,
12:57au moment de les réduire.
12:59Donc ça,
13:00c'est le premier point,
13:01mais il y en a un deuxième.
13:02Et là-dessus,
13:04c'est un peu la faiblesse
13:05de Sarah Knafo,
13:06vous me le permettez,
13:07c'est qu'il faut travailler
13:09plus et mieux.
13:10C'est la productivité.
13:12Pourquoi ?
13:12Parce que,
13:13globalement,
13:13on n'a pas du tout
13:14un problème
13:15qu'on crée trop de richesses
13:16et qu'il faut la taxer.
13:17C'est l'inverse.
13:18Il faut que nous créions
13:19plus de richesses,
13:21et notamment par le travail.
13:22Voilà.
13:23C'est les deux gros piliers
13:24pour s'en sortir.
13:25D'un côté,
13:26réduire toutes les dépenses
13:27improductives
13:28pour baisser les charges sociales
13:31sur les salaires
13:31en sorte que les Français,
13:32en même temps
13:33qu'on fait des économies,
13:34retrouvent du pouvoir d'achat,
13:36premièrement.
13:37Mais deuxièmement,
13:38au bout du compte,
13:39il en manquerait
13:40si on ne faisait que ça.
13:41Pourquoi il en manquerait ?
13:43Vous le savez,
13:44il y a de la balle
13:44sécurité,
13:46justice,
13:47recherche,
13:49santé,
13:49enseignement.
13:50Il y a malheureusement
13:52des besoins d'argent
13:54pour développer,
13:55améliorer les services publics.
13:57Et ça,
13:58ça ne peut venir
13:58que par la création
14:00de richesses additionnelles.
14:01Surtout pas en la taxant,
14:03en la stimulant.
14:05Laurent Capeliti
14:06est avec nous,
14:06économiste et professeur
14:07au Conservatoire national
14:08des arts et métiers.
14:10On est également
14:11avec un chef d'entreprise,
14:13Vincent,
14:13qui nous appelle
14:14depuis Bordeaux,
14:16et Thierry,
14:16qui nous appelle
14:17d'Angleterre.
14:18C'est intéressant ça,
14:19tiens.
14:19Thierry,
14:20un exilé.
14:21Bonjour Thierry.
14:22Oui,
14:23bonjour Elliot,
14:24exilé.
14:25Pas de cœur en tout cas,
14:26mon petit cœur
14:26il reste français.
14:28Mais bon,
14:28vos impôts,
14:29ils ne sont pas en France,
14:30visiblement.
14:31Non,
14:31ils sont en Angleterre.
14:33Ils sont assez élevés
14:33en Angleterre d'ailleurs également,
14:34l'impôt sur revenu.
14:35Ils sont moins élevés
14:37en Angleterre qu'en France.
14:39Alors,
14:39il n'y a pas de quotient familial,
14:40donc que vous ayez
14:41un enfant ou quatre enfants
14:42comme moi,
14:43vous payez la même chose,
14:44donc ça c'est déjà
14:44un peu moins favorable.
14:46Et la tranche la plus élevée
14:47est à 45%
14:48et vous l'atteignez
14:52relativement...
14:52Voilà,
14:52enfin il faut bien gagner sa vie
14:53mais si vous voulez,
14:54il ne faut pas être millionnaire.
14:55Bon,
14:56il y a moins de charges sociales,
14:57dit Mathieu Hock.
14:58Alors c'est vrai,
14:59il y a moins de charges sociales
15:00salariales et employeurs,
15:02ça c'est vrai,
15:02mais avec une couverture
15:03qui est moindre aussi.
15:04Au chômage,
15:04vous touchez pendant huit semaines,
15:05après c'est terminé.
15:07Alors,
15:07où vont nos impôts ?
15:08C'est la question qu'on se pose.
15:09Vous allez lire le livre
15:11de Sarah Knaffot,
15:12Le Casse du siècle.
15:13Est-ce que c'est un sujet
15:14qui vous passionne,
15:14qui vous intéresse ?
15:15Au-delà d'ailleurs
15:16de savoir si vous partagez
15:18ou non les idées
15:18de Sarah Knaffot,
15:20ce n'est pas du tout ça l'idée.
15:21C'est de savoir,
15:22c'est un sujet qui est majeur,
15:24tout le monde se pose
15:25cette question.
15:26D'ailleurs,
15:27je ne suis pas sûr
15:28que les auditeurs,
15:29moi je n'ai jamais regardé
15:30dans le détail
15:30ma fiche de paix.
15:32Jamais je me suis dit
15:32mais où...
15:33La regardez pas trop vite,
15:34Elliot,
15:35vous allez démoraliser
15:36et déprimer pour cette rentrée.
15:37En revanche,
15:38vous avez une sueur froide
15:39quand vous voyez
15:40ce que vous devez payer
15:42à la fin de l'année
15:43sur les impôts,
15:44sur le revenu,
15:45mais parfois vous avez
15:47finalement un...
15:48Non pas un redressement
15:49mais une...
15:51Vous n'avez pas été
15:51suffisamment prélevés
15:52à la source.
15:52Voilà,
15:53c'est reparti pour un tour.
15:54Parfois ça peut faire mal,
15:56Thierry.
15:57Oui, ça peut faire mal.
15:58Alors le livre de Sarah Knaffot,
15:59peut-être que je le lirai,
16:00je ne sais pas,
16:00j'apprécie certaines de ses idées
16:02mais je lis beaucoup d'autres choses
16:03donc je n'ai pas toujours le temps.
16:05Mais moi ce que je voulais dire
16:06c'est que la personne précédente
16:08a parlé de contrôle de gestion
16:09dont mentionnait Sarah Knaffot.
16:10Mais dans les entreprises privées,
16:11il y a un mot,
16:12un gros mot
16:13qui est assez proche du contrôle de gestion
16:14qui s'appelle l'audit.
16:15Et moi je suis pour
16:16qu'il y ait une centaine
16:18d'auditeurs indépendants
16:19dont on assurerait
16:20la confidentialité
16:20et l'anonymat,
16:21voilà,
16:22pour éviter de les pressions,
16:22vous en doutez,
16:23qui pendant un an
16:24auraient la mission
16:25de tout dépouiller.
16:25Parce que depuis 50 ans
16:27on est structurellement en déficit.
16:29Il ne faut pas oublier
16:29qu'avant 73,
16:31on dépensait ce qu'on gagnait.
16:32Qu'est-ce qui s'est passé entre temps
16:34alors qu'il n'y a pas grand-chose
16:35objectivement qui fonctionne ?
16:36Moi, mon avis,
16:37c'est soit il y a de la gabegie,
16:38vous savez ce qu'un plombier
16:39appellerait des fuites d'eau
16:40sur les canalisations,
16:41soit plus grave,
16:42mais il ne faut pas
16:42l'évincer cette idée.
16:44Il y a du vol
16:44ou de la corruption.
16:45Mais rien ne fonctionne.
16:47Moins de lits dans les hôpitaux,
16:48plus d'insécurité,
16:49les chefs d'état-major
16:50qui étaient démissionnés
16:51il y a quelques années
16:52parce qu'il n'y avait pas
16:52assez d'investissement dans leur nez,
16:53il n'y a pas de canadaire
16:54pour les pompiers.
16:55On dérembourse encore un peu plus
16:57les soins dentaires maintenant.
16:58Il n'y a rien, rien, rien
17:00qui fonctionne.
17:01Objectivement, quasiment rien.
17:02Et encore pire,
17:04vos données,
17:05elles sont piquées.
17:06C'est-à-dire que
17:07vous avez des piratages
17:09des données fiscales,
17:10donc ceux qui vous prélèvent
17:12les impôts,
17:12ils ne sont même pas fichus
17:13de protéger vos données.
17:14Alors je sais que je ne me fais
17:15pas que des amis,
17:16je vais me retrouver
17:17avec un contrôle
17:18après avoir dit ça
17:19dans les prochains mois,
17:20mais c'est quand même...
17:21Non mais le consentement
17:23à l'impôt viendra peut-être
17:24un jour cette question
17:25au cœur.
17:26Elle se pose parfois
17:27ci et là,
17:28mais le consentement
17:30à l'impôt,
17:30il est important
17:31au bout d'un moment.
17:33Oui, et que pensez-vous
17:34au lieu de faire un audit ?
17:35Parfois, il y a des maires
17:36qui prennent une mairie.
17:37Vous avez 100 fois raconté.
17:38Il faut faire un audit
17:39pour protéger l'anonymat de ces gens.
17:41La réponse de ceux
17:42qui refusent l'audit,
17:44c'est de dire
17:45écoutez, M. Thierry,
17:46vous n'avez toujours pas compris,
17:47l'audit pour les impôts
17:49et pour les finances,
17:50ça s'appelle la Cour des comptes.
17:51Voilà, c'est ça la réponse
17:52qui, je trouve,
17:53une réponse qui est réductrice.
17:55Ce n'est pas ça qu'il faut faire.
17:56C'est tout mettre à plat.
17:58Mais d'ailleurs,
17:58le prochain président
17:59ou la prochaine présidente
18:00de la République,
18:01est-ce qu'elle aura
18:02la capacité financière
18:04quand vous récupérez le Titanic
18:07de mettre en application
18:09les promesses que vous avez faites ?
18:11Moi, je souhaite bonne chance
18:13au président de demain
18:15ou à la présidente de demain
18:16parce qu'on est dans une situation
18:18qui est cataclysmique.
18:21On parlait de la dette tout à l'heure.
18:23C'est 3460 milliards d'euros de dette.
18:25Mais au-delà de la dette,
18:27c'est qui détient la dette ?
18:2952% de la dette
18:31est détenue par des étrangers.
18:33On ne sait même pas
18:34qui détient notre dette.
18:36Imaginez...
18:37Imaginez, vous êtes chef d'entreprise.
18:39Vous êtes chef d'entreprise
18:41et quelqu'un vient vous voir
18:42en vous disant
18:43« Moi, votre entreprise,
18:44je la trouve très intéressante
18:45et je vais investir massivement dedans.
18:47Mais je vais récupérer 51%
18:49de votre entreprise. »
18:51Vous n'êtes plus propriétaire
18:52de votre entreprise.
18:53Vous n'êtes plus le patron.
18:53Tout à fait.
18:54Donc, dans notre dette,
18:55nous ne sommes même plus
18:56les patrons de notre propre dette.
18:57Non, mais la grande différence, Elliot,
18:59c'est que quand vous passez
19:00des seuils de contrôle
19:00dans une entreprise,
19:01vous êtes obligé de le déclarer
19:03à l'autorité des marchés financiers.
19:04Mais vous savez
19:05ce que vous disiez tout à l'heure ?
19:06Et moi, j'écoute
19:07avec beaucoup d'intérêt
19:07la proposition de Thierry
19:08sur des auditeurs indépendants.
19:10Le mot clé, à mon avis,
19:11c'est indépendant.
19:12Pourquoi ?
19:12Parce que là,
19:13on va au bout d'une logique
19:14où on voit bien
19:15que la transparence n'est pas assurée.
19:17Amélie de Montchalin,
19:18qui était avant ministre du budget,
19:19qui s'est déportée, c'est vrai,
19:20depuis qu'elle est première présidente
19:21de la Cour des Comptes.
19:22En fait, regardez le symbole
19:24de notre République.
19:25C'est-à-dire qu'elle n'a pas voulu
19:29elle-même porter les rapports
19:30sur le budget
19:31qu'elle avait mis en place
19:33lorsqu'elle a été mise du budget.
19:34Encore, oui, il manquerait plus que ça.
19:34Déjà qu'on a mis l'agriculture
19:37d'Emmanuel Macron
19:37à la tête de la Cour des Comptes,
19:39c'est suffisant.
19:39Ce que je veux vous dire,
19:40c'est que là,
19:41le symbole de la non-transparence,
19:43il est poussé à son paroxysme.
19:45Comment, dans un pays démocratique,
19:48peut-on nommer
19:49l'ancien ministre du budget,
19:51président de l'institution
19:52qui est chargé de contrôler le budget ?
19:55Dans un État fantoche,
19:56dans un État fantoche
19:57qui n'est pas démocratique et indépendant,
19:59ça s'appelle comme ça.
20:00Thierry, vous avez quitté la France
20:01depuis combien de temps ?
20:0310-11 ans,
20:03mais je répète vraiment
20:04que mon cœur est en France.
20:05Ne vous inquiétez pas,
20:07vous avez le droit de vous lâcher.
20:08Il me t'a intervient.
20:09Vous avez le droit d'être un exilé.
20:11Je vous rappelle que le plus grand français
20:13était pendant très longtemps
20:14à Saint-Hélène,
20:15donc il n'y a pas de souci.
20:16Ah, je vous ai compris.
20:17Ah non, à Napoléon, d'accord.
20:18Je pense à un autre.
20:20Deux immenses personnages français.
20:24Je vous remercie, Thierry,
20:25de nous avoir appelés.
20:26C'était passionnant.
20:27N'hésitez pas à nous rappeler
20:29parce que c'est intéressant
20:29d'avoir le regard d'un Français
20:32aujourd'hui en Angleterre
20:34et de savoir comment ça se passe
20:35justement sur tous les sujets
20:37que nous traitons.
20:39D'ailleurs, les Britanniques
20:41suivent la politique en France ou pas ?
20:42Vous parlez un peu de la situation
20:44en France avec des Britanniques ?
20:46Non, pas tellement.
20:46Pas tellement.
20:48Eh bien, écoutez,
20:49ça s'appelle une question
20:49qui n'avait aucun intérêt.
20:51Laurent Cappelletti,
20:52un grand merci
20:52d'avoir réagi.
20:54Bonne journée.
20:54Merci, cher Laurent,
20:55économiste et professeur
20:56au Conservatoire national
20:57des arts et métiers.
20:58Ça s'active au standard.
21:00Vincent est en direct avec nous.
21:01Bonjour, Vincent.
21:02Bonjour, monsieur.
21:03Et c'est un chef d'entreprise
21:05qui nous appelle.
21:06J'attends avec impatience
21:07le livre « Le casse du siècle ».
21:10Sarah Ktafou a le courage
21:12de mettre sur la table,
21:13j'attends de voir le contenu,
21:14mais elle a le courage,
21:15en tout cas politiquement
21:16et même en tant que Française,
21:18de mettre sur la table
21:19des sujets qui nous concernent tous.
21:22Thierry,
21:23Thierry qui a mal du pays
21:25parce que quand je l'entendais
21:26parler d'Angleterre
21:26et qu'il expliquait
21:27qu'il faudrait faire un audit,
21:28mais vous avez raison,
21:29il y a des audits qui sont faits
21:31par les chambres régionales des comptes
21:32qui donnent des situations
21:33qui sont catastrophiques.
21:34Mais personne n'a le courage
21:35de mettre en œuvre
21:36les méthodes
21:37pour résoudre ces problèmes.
21:39En tant que chef d'entreprise,
21:41la situation,
21:41elle est compliquée.
21:42Elle est compliquée
21:43en tant que citoyen,
21:44elle est compliquée
21:44en tant que chef d'entreprise.
21:46Nous, on n'est que des collecteurs,
21:47on collecte l'argent
21:48en fonction d'un travail
21:49qui est fait d'une productivité,
21:50comme le disait l'économiste avant.
21:53Il y a des freins
21:54qui ont été mis dans nos pieds
21:57depuis longtemps,
21:58les 35 heures.
21:59Il y a une question
22:00d'intensité dans le travail,
22:02il y a une question
22:03de productivité,
22:04c'est ce qui revient
22:05à peu près au même.
22:06Alors, quelles sont les solutions ?
22:09Moi, je regarde
22:09ce qui se passe autour de moi,
22:10si je peux me permettre.
22:11Un, moi, je suis pour faire sauter
22:13le régime de fonctionnaires
22:15sur la territoriale.
22:17Pourquoi ?
22:18Parce que depuis Belle-Lurette,
22:20les politiques bordelais
22:21ont embauché leurs copains,
22:22leurs amis,
22:23les réseaux.
22:24Je prends juste un chiffre,
22:26le rapport
22:26Chambre régionale des comptes
22:27sur Bordeaux,
22:28année 2022.
22:29et j'invite
22:30tout un chacun
22:31des Français
22:31à comparer
22:32nombre de jours
22:33d'absence
22:34en termes
22:35d'arrêt général
22:37tout confondu,
22:38réel ou irréel,
22:3946 jours.
22:42C'est énorme.
22:4346 jours.
22:44Non, mais c'est énorme.
22:45Non, mais je pose juste la question
22:46à tous vos auditeurs.
22:47C'est Nicolas qui paye.
22:48C'est Nicolas qui paye.
22:59sur les arrêts de travail.
23:00C'est un autre sujet,
23:01mais c'est évidemment
23:02financé
23:03par le contribuable français.
23:06Il est midi 26.
23:08Merci de nous avoir appelé,
23:09cher Vincent.
23:09Dans un instant,
23:10on va partir en Islande
23:13parce que
23:14c'est un tournant historique.
23:16L'Islande
23:17dit non
23:18à une reprise
23:19des négociations
23:20d'adhésion.
23:22Il y avait un référendum
23:23ce week-end
23:24sur l'Union européenne
23:25et les Islandais
23:26ont dit non.
23:27On pourrait se dire
23:28mais l'Islande,
23:28c'est loin.
23:29Mais c'est l'image
23:31de l'Union européenne
23:32qui est frappée.
23:33C'est une humiliation
23:34pour van der Leyen
23:35et pour les européistes.
23:37C'est ça qui est intéressant.
23:39L'Union européenne
23:40telle qu'elle est aujourd'hui
23:41ne fait pas rêver.
23:43Ne fait pas envie.
23:45Ça dépend quel pays.
23:46Il y a certains pays
23:47qui rêvent d'arriver
23:48dans l'Union européenne
23:49et qui poussent
23:50des quatre fers.
23:51Mais les Islandais,
23:52ils ont dit
23:52cette Union européenne
23:53telle qu'elle est actuellement
23:54loin de nous.
23:56On en parle dans un instant
23:57dans la suite
23:57d'Eliott de Valais-vous
23:58midi 27 sur Europe 1
23:59et n'hésitez pas
24:00si vous souhaitez
24:01réagir en direct
24:01à l'émission,
24:02c'est un appel non surtaxé
24:0301-80-20-39-21.
24:05A tout de suite.

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