Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 mois
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accomagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00D'abord, donc, confiance et fidélité. Voilà ce que promet Jordan Bardella à Marine Le Pen.
00:07Il l'a fait ce soir sur BFMTV en marge d'un déplacement à Chalons.
00:12Il l'affirme, la page est tournée, c'est elle la candidate et il fera tout pour la faire gagner,
00:17tout en continuant à faire entendre sa différence sur des sujets majeurs, notamment la réforme des retraites.
00:23On va en parler. Mais d'abord, revenons sur ce sujet de prédilection pour le Rassemblement National.
00:28L'immigration et cette mesure phare, donc, pour la réduire drastiquement. Écoutez.
00:34Nous allons soumettre aux Français un texte, un projet de loi qui leur conviendra d'approuver par référendum.
00:42Nous leur proposerons la suppression du droit du sol. Nous leur proposerons...
00:46Surtout le territoire national, pas uniquement à Mayotte, par exemple.
00:50Non, non, la suppression. Le droit du sol est une exception en Europe.
00:53Vous avez beaucoup de pays, comme l'Italie, par exemple, qui n'ont pas le droit du sol.
00:56Et ce sont des grandes démocraties qui se portent très bien.
00:58La suppression pure et totale, pas uniquement liée à une condition de durée sur le territoire français ?
01:04La suppression du droit du sol. L'expulsion systématique des délinquants et des criminels étrangers.
01:09La priorité nationale donnée aux Français dans les aides sociales.
01:13Allons, droite au but. Je vais commencer avec vous, Antoine Léomand.
01:17Bonsoir, député. La France insoumise de l'Essonne.
01:20Qu'est-ce que vous répondez à cette mesure du Rassemblement national ?
01:25Dangereux, infaisable, raciste ? Vous dites quoi ?
01:28Elle est déjà connue, cette mesure du Rassemblement national.
01:30Et c'est bien la démonstration que ce parti n'a pas changé.
01:32C'était la première mesure mise en place par le régime de Vichy.
01:36Et la question du droit du sol, c'est une question qui est centrale dans l'identité nationale française.
01:40Il y a deux possibilités. Soit vous considérez qu'on a une identité ethnique, c'est-à-dire le droit
01:45du sang,
01:45c'est ce que propose le Rassemblement national.
01:47Soit vous considérez, comme l'ont fait les révolutionnaires de 1789,
01:50que nous avons une identité qui est politique et qu'être français, c'est adhérer à un projet politique
01:54qui est résumé sur le fronton des écoles et des mairies avec écrit « liberté, égalité, fraternité ».
01:59Ça, c'est ce que défend la France insoumise, ce projet-là.
02:01Le projet d'une identité politique de la France, c'est ce que nous défendons.
02:05Et le Rassemblement national, en défendant une identité ethnique,
02:07s'inscrit dans la pure tradition de l'extrême droite française.
02:10Et je le répète, c'est une des mesures, c'est une des premières mesures du régime de Vichy,
02:13avec notamment la dénaturalisation des personnes qui avaient été naturalisées,
02:17en particulier les Juifs et les Italiens.
02:19Voilà, c'était ça la mesure du Rassemblement national.
02:21Donc ensuite, moi j'ai une question.
02:22Qu'est-ce qu'on fait des gens qui sont français par le droit du sol à l'heure actuelle
02:26?
02:26C'est mon cas.
02:26Vous faites quoi ? Vous les dénaturalisez ?
02:28Non, mais c'est mon cas.
02:29J'ai vraiment du mal à comprendre.
02:31Mais justement, parce qu'aujourd'hui, la nationalité française, elle est galvaudée.
02:37Parce que ça a marché longtemps, parce qu'on avait un modèle d'assimilation qui fonctionnait
02:43et qui permettait que tous les jeunes Français, quelles que soient leurs origines,
02:47avaient cette même identité commune, se ressentaient de la même histoire,
02:50de référence, de valeurs en commun.
02:52Sauf qu'aujourd'hui, sauf si vous êtes totalement hors sol, M. Léaumant,
02:56mais vous avez un paquet de gens qui ont la nationalité française
03:00et qui vont vous dire eux-mêmes qu'ils se ressentent d'une nationalité exogène,
03:04qui vont parler des Français comme si c'était un peuple exogène,
03:06qui vont avoir des références de valeurs tout autres.
03:08Présentez-moi une personne comme ça.
03:08Mais soit vous moquez du monde.
03:11Présentez-moi une personne comme ça, je ne le connais pas.
03:12Moi, j'en connais des milliers.
03:15Quand je discute avec des gens, qui me le disent de manière très simple.
03:19Des gens qui me disent ça à propos d'autres personnes.
03:21Ah non, qui me disent qu'eux-mêmes sont, contrairement à vous,
03:23parce que vous étiez un privilégié en étant dans un petit collège privé, lycée privé.
03:27Moi, j'étais en lycée ZEP, M. Léaumant.
03:29Donc, je pense que ce type de réalité et le manque d'assimilation de gens
03:33qui parlent des Français comme si c'était un autre peuple,
03:36avec des gens qui ont eu la nationalité française,
03:38des jeunes qui ont eu la nationalité à 13 ans.
03:41C'est vous qui êtes en train de parler des Français comme si c'était un autre peuple.
03:43Non, justement, et donc on va redonner un sens.
03:45M. Léaumant, on va redonner un sens à la nationalité française.
03:50C'est-à-dire que ceux qui auront...
03:51C'est ça l'argument pour défendre la suppression du droit du sol ?
03:54Excusez-moi, je peux...
03:54Non, mais attendez, parce que c'est important.
03:56C'est ça l'argument ?
03:57L'argument, c'est qu'aujourd'hui, certaines personnes qui ont la nationalité française
04:00ne se ressentent pas des valeurs françaises
04:02et ne se ressentent pas françaises tout court.
04:04C'est quoi les valeurs que vous défendez ?
04:06Moi, je vous l'ai dit, c'est liberté, égalité, fraternité.
04:09Liberté, égalité, fraternité.
04:11Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.
04:12Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
04:15Oui, bien sûr, M. Léaumant.
04:16M. Léaumant, mais on peut reprendre la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens
04:19sur le droit de propriété qui est inviolable et sacré.
04:22C'est par ce que vous voulez remettre en cause.
04:23On peut reprendre la Déclaration à la base.
04:25Mais je vais vous dire ce que c'est qu'être français.
04:27C'est ça, le modèle Troisième République de gauche, normalement, que vous deviez idéaliser.
04:32C'est de se ressentir de mythes fondateurs communs, d'une histoire commune.
04:37C'est, par exemple, d'avoir une certaine vision de la femme, de l'homosexualité aujourd'hui.
04:43Aujourd'hui, les références de valeurs françaises, c'est ça.
04:45Mais quand vous venez de pays, je vais prendre un exemple.
04:48La Mauritanie.
04:49Vous savez, en Mauritanie, un blasphémateur est puni de peine de mort.
04:54Un apostat est puni de peine de mort.
04:55Une femme adultère est puni de peine de mort.
04:58Un homosexuel est puni de peine de mort.
05:00Quand, collectivement, ce type de valeurs sont acceptées dans la société
05:02et que vous venez ensuite sur le territoire français,
05:05il y a malheureusement des chances que beaucoup de personnes reprennent ces références de valeurs.
05:10Et peut-être que dans certains...
05:11Attendez.
05:12Peut-être que dans certains qui vont naître en France, qui sont d'origine mauritanienne,
05:16certains ne vont pas se ressentir de ce type de valeurs.
05:17Eh bien, ils obtiendront la nationalité française.
05:20C'est une absurdité.
05:21Ils obtiendront...
05:23Laissez le répondre, absurdité. Pourquoi ?
05:25Mais non, mais on a compris la logique.
05:28Il faut faire tourner la parole, s'il vous plaît.
05:30Absurdité, pourquoi ?
05:30Mais non, mais vous venez de parler de lois qui ne sont pas celles de notre pays.
05:34Il y a des lois dans notre pays.
05:35Tout le monde est sommé de les respecter.
05:36Et s'il y a des gens qui ne respectent pas la loi dans notre pays,
05:39ils sont puni de la loi.
05:41Sur la vision de l'homosexualité, de la femme, du blasphème.
05:44Même vous, vous avez évolué, vous êtes maintenant contre le blasphème.
05:47Dans votre partie, monsieur Nicolich, vous êtes soumis d'ailleurs à la vision de certaines personnes...
05:53Mais le droit au blasphème existe dans notre pays.
05:54Vous refusez la critique de l'homosexualité.
05:57Vous ne comprenez pas la différence entre le fait d'avoir le droit de blasphémer,
06:02ça fait partie des droits dans notre pays, ça fait partie de la liberté d'expression,
06:05d'ailleurs aussi garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
06:09Mais je n'ai peur d'aucune religion.
06:10Mais est-ce qu'on a le droit d'avoir peur et de critiquer, de se moquer de toutes ces
06:13religions ?
06:13Monsieur Nicolich, ce que vous venez de décrire, ça n'est pas la France.
06:17Et ce que vous dites dans votre programme,
06:19quand on vous demande de décrire l'identité française,
06:22vous dites que c'est une certaine vision de la femme.
06:24Pardon, déjà on ne dit pas une certaine vision de la femme,
06:26on dit une certaine vision des droits des femmes.
06:28Mais par ailleurs, vos responsables politiques tiennent des propos qui sont scandaleux.
06:32J'ai écouté monsieur Audoul l'autre fois,
06:34vous avez plus de points communs avec le gouvernement mauritanien que vous venez de décrire que moi.
06:40Pardon monsieur, sur le blasphème, non.
06:43Je voudrais entendre Martin Garagnon, ancien porte-parole de Renaissance.
06:47Que pensez-vous du débat auquel on assiste ?
06:50Et au fond, est-ce que vous pensez qu'il est important et nécessaire
06:53qu'on donne la parole aux Français sur ces sujets-là ?
06:56Déjà, je voudrais dire que démarrer un débat en attaquant directement sur un point Godwin,
07:00en parlant de Vichy tout de suite, ça me met toujours un peu mal à l'aise.
07:03Parce que de considérer que l'interrogation qu'on peut légitimement avoir sur notre modèle
07:09migratoire de manière générale, mais sur la question du droit du sol,
07:11et tout de suite un propos vichiste, c'est aussi considérer que vous avez en Europe
07:16un certain nombre de voisins, de pays voisins, qui ont le droit du sang et n'ont pas le droit
07:21du sol.
07:22Donc, est-ce que vous allez les considérer comme vichistes aussi ?
07:25C'est un problème.
07:27Deuxièmement, pour répondre factuellement à votre question sur la question du droit du sol ou droit du sang,
07:34le droit du sol est un modèle plutôt minoritaire.
07:36Et on voit bien, de manière... Moi, je vais essayer de prendre un peu le sujet de manière très pragmatique.
07:39Et l'idée d'un référendum sur ces questions ?
07:41L'idée d'un référendum, c'est toujours pareil.
07:42Moi, je ne suis pas contre les référendums.
07:44C'est d'ailleurs inscrit dans la Constitution.
07:46C'est une prérogative qui est ouverte aux parlementaires, aux présidents de la République.
07:50Il n'y a aucun problème là-dessus.
07:51La question du référendum, c'est à quel moment vous le faites ?
07:54Sur quel sujet vous le faites ?
07:55On sait bien que la Constitution n'autorise pas la proposition par référendum sur tous les sujets.
08:00Et la question de l'immigration en État, puisqu'on peut l'aborder sur un angle très particulier,
08:05mais je laisserai des constitutionnalistes en débattre.
08:06Mais en tout cas, vous ne pouvez pas le poser tel quel.
08:09Et deuxièmement, c'est quelles questions vous formulez concrètement ?
08:12Après, c'est une question de pédagogie.
08:13Expliquez aux Français aussi quelles vont être les conséquences d'un choix.
08:16Il faut éclairer aussi la question qui est posée aux Français.
08:18Ce serait quoi, par exemple, la question ?
08:20Je ne sais pas, puisque vous soulevez le sujet.
08:22Ce serait quoi la question, Alexandre ?
08:25C'est un point important que vous soulevez.
08:27Quelle serait la question ?
08:28Ce sera, par exemple, sur le référendum sur l'immigration qui pouvait mettre en place,
08:31le droit du sol fera partie des questions.
08:33Parce que je pense qu'aujourd'hui, il y a une large majorité de Français
08:35qui sont pour qu'on remette en cause le droit du sol,
08:37parce qu'ils voient bien qu'il y a eu plusieurs enquêtes d'opinion.
08:41C'est-à-dire qu'il y a eu des enquêtes d'opinion, monsieur.
08:43C'est-à-dire qu'il y a des enquêtes d'opinion, monsieur.
08:44C'est-à-dire qu'il y a des enquêtes d'opinion, monsieur.
08:48C'est-à-dire qu'il y a des enquêtes d'opinion, monsieur.
08:57Bernard Salanès est sondeur.
08:58Bernard, je ne vais pas vous mettre en difficulté.
09:00S'il vous plaît, on va revenir largement, évidemment, sur la présidentielle.
09:05Est-ce que les électeurs du Rassemblement national,
09:07sur cette suppression du droit du sol,
09:09sont totalement en adéquation avec ce que disent leurs dirigeants ?
09:15Les électeurs du RN, oui.
09:16En revanche, le sondage, je pense que vous parlez, date d'il y a deux ans,
09:22quand Gérald Darmanin a fait ses déclarations sur Mayotte.
09:24Non, ce n'est pas le sondage élabre, en tout cas.
09:26Je parle pour les nôtres.
09:28Les Français étaient très largement favorables
09:30à la suspension du droit du sol à Mayotte.
09:32Ils étaient très partagés, quasiment à 50-50,
09:35sur la suppression ou la remise en cause du droit du sol sur l'exagonal.
09:38Alors, je demande à ce qu'il y ait une vérification.
09:40Je vous dis qu'il y a un sondage, il y a deux ans que sorti,
09:42qui dit qu'il y a un sondage CSA de février 2024,
09:45qui donne 65%.
09:47Voilà, merci.
09:47Il y a un sondage IFOP de février 2025,
09:50qui donne 54%.
09:53Pour les deux pours,
09:55qu'est-ce que vous faites des personnes
09:56qui sont françaises à l'heure actuelle
09:58par naturalisation ou par droit du sol ?
10:00Vous en faites quoi ?
10:01J'en fais partie, M. Léomand.
10:03Je vous le dis, ils sont français.
10:05Il n'y a pas de retour en arrière.
10:06Il n'y a pas de retour en arrière.
10:07Le sujet, il n'y a pas de retour en arrière.
10:10C'est que pour les nouveaux.
10:11Oui, parce que le sujet...
10:12J'ai le droit de dire deux phrases.
10:14Je pense que vous avez eu l'occasion de dire deux phrases.
10:17Qu'est-ce que vous avez à dire ?
10:18Laissez-le répondre, du coup.
10:19Et après, j'aimerais entendre Nicolas Deména.
10:21Mais vous savez, ce n'est pas une infamie de ne pas être français.
10:24En revanche, aujourd'hui, la nationalité française,
10:26elle n'a plus de sens.
10:27Parce qu'on a abandonné notre modèle d'assimilation, notamment.
10:30Donc, ceux qui seront français,
10:33les jeunes qui naîtront en France,
10:35ils obtiendront la nationalité française
10:37s'ils se ressentent français.
10:39Certains qui sont nés ici,
10:40ce ne sera pas que par droit,
10:42que par une vie.
10:44Non, pas du tout.
10:45Parce qu'ils obtiendront la nationalité française
10:47après la vérification d'un ressenti français.
10:50C'est exact cas.
10:50Il faut bien faire la demande.
10:51Vous ne le savez même pas.
10:52Si, bien sûr.
10:53Non, ce n'est pas vrai, monsieur.
10:54Si ?
10:54Non, parce que vous savez, moi, je suis concerné.
10:56J'ai obtenu la nationalité française à 13 ans.
10:57Oui, parce que ça a changé depuis, à cause des gens comme vous.
10:58À 13 ans.
10:59Ça a changé quand vous ?
11:00Il faut faire la demande pour 13 ans
11:01et ensuite, vous l'obtenez automatiquement à 18 ans
11:04si vous avez un temps de présence sur le territoire, monsieur Léomand.
11:06Oui, sans discontinuité.
11:08Sans discontinuité.
11:08Voilà, parce que sinon, on a l'impression de la même chose, monsieur Léomand.
11:10Si jamais il y a une discontinuité, sinon on a l'impression de faire pas.
11:12Vous m'avez posé la question sur le référendum.
11:14Vous voyez comment ça commence ?
11:14Ça commence toujours comme ça.
11:16S'il vous plaît, j'aimerais bien qu'on ait un débat.
11:18C'est un débat intéressant, c'est un débat nécessaire.
11:20Et j'aimerais qu'on puisse le mener calmement.
11:23Oui, d'accord.
11:24Non, mais on n'est pas obligé de se hurler dessus.
11:26Alors, s'il vous plaît.
11:27J'ai hurlé ?
11:27Non, mais on n'entend que vous.
11:28Je suis obligé parce que sinon, je n'ai pas l'impression qu'il s'oppose de la malheur.
11:31Nicolas Demenac, et ensuite, on reviendra sur les questions que vous poseriez.
11:35C'est important, Nicolas Demenac.
11:38Est-ce que c'est faisable ?
11:39Il y a quand même un problème, d'abord, c'est que la Constitution ne permet pas ce référendum.
11:45Donc, pourquoi Jordan Bardella le ressort aujourd'hui ?
11:49Je pense qu'il y a deux raisons.
11:51La première, c'est de remettre l'immigration devant de la scène,
11:55parce qu'il n'en était guère question depuis plusieurs mois.
11:58D'ailleurs, le Rassemblement National avait été très discret,
12:01même pendant l'élection européenne.
12:02Là-dessus, ça faisait plusieurs mois, au fond,
12:04parce que considérant qu'il avait déjà suffisamment travaillé la question.
12:08Et le second point, c'est qu'il prépare une offensive contre le Conseil constitutionnel.
12:12Je veux dire, ça non plus, ils ne s'en sont pas cachés.
12:14Et comme le Conseil constitutionnel empêcherait de faire ce référendum,
12:17il s'agirait, au moment où il gagne, s'il gagnait l'élection présidentielle,
12:22il s'agirait d'emporter tout ça par la vague, porté par la vague.
12:25Donc, je dis que c'est un problème très dangereux.
12:28Et je terminerai juste en disant que quand j'entends mon voisin qui parle très fort,
12:32donc je ne peux pas faire autrement quand même,
12:34j'ai l'impression qu'au moment où la France a besoin de se rassembler,
12:38les Français d'être réunis,
12:39on va faire le tri entre ceux qui sont Français,
12:41ceux qui ne le sont pas, ceux qui le sont un peu,
12:43ceux qui le sont beaucoup, ceux qui ne le sont plus du tout,
12:45ceux qui ne l'ont été mais pas vraiment.
12:46Je trouve ça très dangereux, la pente dans laquelle vous nous entraînez.
12:49Mais pas du tout, M. Merck.
12:50C'est très clair ce qu'on est en train d'évoquer.
12:52C'est qu'on obtiendra la nationalité française
12:54si on se ressent Français.
12:56C'est la moindre des choses.
12:56On ne peut pas avoir la nationalité française
12:58si on ne se ressent pas Français.
13:00Moi, je voudrais vous répondre sur le référendum précisément.
13:02Pardon, mais c'est très compliqué quand même.
13:04C'est très arbitraire de décider
13:08qui se ressent Français de la bonne manière
13:10ou ne se ressent pas Français suffisamment.
13:13Mais moi, je vous invite à juste discuter aujourd'hui
13:16avec une grande partie de notre jeunesse, justement,
13:18qui est venue, issue de l'immigration
13:21et qui, malheureusement, pour plein de raisons,
13:23en tout cas, ne se ressent absolument plus Française, malheureusement.
13:26Ce n'est pas vrai.
13:27Mais si, c'est vrai, M. Léaumont.
13:29Encore une fois, je vous le dis,
13:30vous n'êtes pas en phase avec cette société-là.
13:32Mais alors, typiquement, sur les questions,
13:34le Rassemblement national arrive au pouvoir.
13:37Qu'est-ce qui se passe concrètement ?
13:39Excusez-moi de faire mon boulot.
13:40Qu'est-ce qui se passe concrètement ?
13:42Quelles sont les questions que vous poserez ?
13:43Je vous l'ai dit.
13:44Le droit du sol, il sera, même si, vous le savez,
13:47le droit du sol, une simple loi,
13:49permet de le remettre en cause.
13:51Aujourd'hui, c'est constitutionnel.
13:53Mais on le mettra quand même sur le référendum
13:54parce que c'est important d'écouter les Français.
13:56En revanche, pour que certaines mesures soient constitutionnelles,
14:00il faut que ça passe par un référendum.
14:02On peut penser à la priorité nationale,
14:04où là, peut-être que ça va être contesté,
14:05mais il y a quand même 71% des Français
14:07qui sont pour la priorité nationale.
14:08Et tous les sondages montrent à peu près 70%.
14:10Une idée qui vient quand même de la gauche
14:12avec M. Saint-Langro de la SFIO en 1931.
14:15C'était à l'époque pour l'emploi, pour protéger les emplois.
14:17Mais vous savez, aujourd'hui,
14:18il y a eu un sondage aujourd'hui, Elab,
14:20vous êtes à 10% chez les ouvriers,
14:21on est à 51%.
14:22C'était autant la gauche défendait les ouvriers
14:24que la gauche était pour la priorité nationale.
14:26Je peux répondre sur ça ?
14:28Justement, j'avais une question sur la priorité nationale.
14:31Non, pardon.
14:31Je peux pas développer les autres questions
14:33qu'on va poser dans l'Octurne ?
14:34Il y en a combien de questions ?
14:35La priorité nationale,
14:36ce que vous appelez la priorité nationale,
14:38on explique bien aux Françaises et aux Français
14:40de quoi il s'agit.
14:40Je suis allé regarder votre contre-budget de l'année dernière.
14:43Bien sûr.
14:43Donc, vous dites que vous voulez économiser 6 milliards d'euros
14:45en ne versant pas les prestations de solidarité aux étrangers
14:49qui n'ont pas au moins travaillé 5 ans en France.
14:51On est d'accord, c'est ça votre mesure.
14:52Ça veut dire qu'un étranger,
14:53il travaille sur le territoire de la République française,
14:56il paye des cotisations, il paye des impôts,
14:58il paye la TVA sur tous les produits qu'il achète,
15:00il n'a droit à rien.
15:01Sans qu'il ait travaillé durant 5 ans.
15:02Voilà, c'est ça.
15:03Cotiser durant 5 ans.
15:05Il est obligé de cotiser pendant 5 ans.
15:07Un Français, il cotise pendant une année,
15:08il a droit à ce pour qu'il cotise.
15:11Oui, parce que c'est différent.
15:12C'est quoi la différence entre un étranger qui travaille
15:15et un Français qui travaille ?
15:16Parce qu'on considère que quand la France,
15:20aujourd'hui, accueille des personnes,
15:22c'est justement pour qu'ils travaillent.
15:24Donc on doit payer des impôts.
15:25Et aujourd'hui, un immigré, vous le savez peut-être,
15:27je sais que vous êtes précis, M. Léomand,
15:29vous avez vu cette étude de l'INSEE,
15:31vous savez qu'aujourd'hui, un immigré
15:33touche 2 fois plus d'aide sociale
15:35qu'un non-immigré.
15:37Et pour les immigrés africains, c'est 3 fois plus.
15:38Vous savez pourquoi ?
15:39Alors dites-moi, M. Léomand.
15:41Il y a un moindre accès à l'emploi,
15:42il y a un moindre accès à l'éducation.
15:44Donc ça veut dire qu'on a un problème d'accueil
15:46de l'immigration et qu'on accueille beaucoup trop...
15:48Non, mais parce que, vous, votre vision,
15:50c'est de vous dire qu'on va accueillir le monde entier.
15:52Ce n'est pas grave s'ils ne travaillent pas.
15:53Les impôts des Français vont pouvoir faire en sorte
15:55de payer les impôts des entreprises
15:57pour payer pour le monde entier.
15:59C'est un modèle qui ne tient pas.
16:01Ce sont deux visions de la France
16:03qui s'affrontent, évidemment, sur ce plateau.
16:05S'il vous plaît, messieurs,
16:06j'aimerais entendre Thierry Arnaud.
16:08Sur la question de la faisabilité,
16:10on a quand même le sentiment, ce soir,
16:12que Jordan Bardella a déjà préparé ses arguments
16:15pour répondre à ceux qui leur disent
16:17« Non, ce n'est pas possible, il faut modifier la Constitution ».
16:18Oui, alors, le débat a déjà commencé ce soir,
16:20vous l'avez entendu sur notre plateau, Alice.
16:22Est-ce qu'on peut se prévaloir de l'article 11 de la Constitution
16:25pour organiser ce référendum sur l'immigration ?
16:29Alors, il y a déjà un critère qui est rempli
16:30par le Rassemblement National,
16:31puisque cet article en question, il dit que
16:33pour déclencher le référendum,
16:35il faut l'engagement d'au moins un cinquième
16:37des députés à l'Assemblée nationale.
16:38Le groupe du Rassemblement National à l'Assemblée
16:41dépasse légèrement ce quota,
16:42ils sont 21% des députés.
16:44Donc, de ce point de vue-là, ça fonctionne.
16:46Ensuite, il y a la question fondamentale,
16:48qui est celle du fond.
16:49Et ce que dit l'article 11 de la Constitution,
16:52je vais vous lire la phrase pour être très précis au mot près,
16:54parce que c'est là-dessus que portera le débat,
16:56qui a été modifié par la révision constitutionnelle de 2008.
16:59Il dit qu'on peut soumettre un référendum,
17:01je cite, un projet de loi portant
17:02sur l'organisation des pouvoirs publics,
17:04sur des réformes relatives à la politique économique,
17:08sociale ou environnementale de la nation
17:10et aux services publics qui y concourent.
17:12C'est la raison pour laquelle, sans doute,
17:13et c'est ce à quoi vous faisiez référence, Alice,
17:16dans ses propos,
17:17Jordan Berdella fait référence aux conséquences économiques
17:19de l'immigration.
17:21Il se prévalera sans doute aussi
17:23des conséquences sociales de l'immigration
17:26pour dire, on est dans les clous
17:28de cet article 11.
17:30Et donc, on peut, à ce titre,
17:31proposer, comme il l'a annoncé aujourd'hui,
17:35ce référendum aux Français
17:36à l'occasion, en même temps,
17:38que le premier tour des élections législatives
17:39après la dissolution.
17:40Et concrètement, comment ça se passerait ?
17:42Alors, ensuite, si on a bien compris,
17:45l'idée, c'est de soumettre un projet de loi.
17:47Donc, ça veut dire qu'il n'y aura pas une seule question.
17:49On dira, voilà le projet de loi
17:51proposé par le Rassemblement national
17:52avec un certain nombre d'articles
17:54et donc de mesures,
17:56dont le droit du sol,
17:57mais dont on a bien compris
17:57que ça ne serait pas la seule.
17:59Et donc, c'est sur un texte complet,
18:00ce projet de loi,
18:01que les Français seraient invités
18:03à dire oui ou non,
18:05mais on imagine bien,
18:06peut-être que ça va nous être confirmé
18:07dans la prochaine minute,
18:08que la lecture que fait
18:11le Rassemblement national
18:11de cet article 11
18:13donnera lieu à débat
18:14et peut-être, évidemment,
18:15à recours devant le Conseil constitutionnel.
18:16Est-ce que, vous,
18:17il y a certaines des mesures
18:19qui vous séduisent
18:20dans ce que propose
18:21le Rassemblement national
18:22pour lutter contre l'immigration ?
18:23Une fois de plus,
18:24avant de répondre sur le fond,
18:25quand même une en bas.
18:26Parce qu'il y a eu une surenchère aussi
18:27dans votre camp ces derniers jours,
18:28de la part d'Édouard Philippe,
18:30de la part de Gabriel Attal.
18:31Une prise de conscience aussi.
18:31Une prise de conscience
18:33qui s'imposait.
18:33Mais si vous me permettez,
18:34je suis une remarque quand même
18:34sur la forme.
18:35Vous avez typiquement,
18:36depuis 15 minutes,
18:37ce que risque d'être
18:38cette campagne pré-présidentielle,
18:40pré-électorale.
18:41Vous avez deux visions de la France
18:42qui ne s'écoutent pas,
18:44qui ne se parlent pas,
18:44qui s'invectivent,
18:45qui hurlent dessus.
18:47Et voilà.
18:47Moi, je refuse de rentrer
18:48dans cette espèce de joute verbale
18:49où on ne s'écoute pas.
18:50On est effectivement sur un débat.
18:51Moi, j'ai beaucoup apprécié
18:52les débats qui ont pu avoir lieu,
18:54notamment à l'AREF cette semaine,
18:55où on peut être en désaccord,
18:56mais on s'écoute
18:57et on se respecte.
18:58Demain, personne ne peut prétendre
18:59incarner l'unité nationale.
19:00Oui, mais la forme était différente.
19:01C'était chacun son tour.
19:01Oui, mais là, en l'occurrence...
19:02Là, ils sont face à face.
19:03Ils discutent.
19:04C'est vrai que ça pourrait
19:04être un peu moins entendu.
19:06Mais pour vous répondre
19:08sur le fond, effectivement,
19:09parce que voilà,
19:10on en parlera après,
19:11mais on va poursuivre
19:12de toute façon le débat
19:13toute la soirée.
19:14Il y a une prise de conscience
19:15qui, effectivement,
19:15c'est imposé.
19:16Et l'exemple type,
19:17c'est une fois de plus,
19:17moi, je veux qu'on analyse aussi
19:18cette question-là
19:19sous l'angle du pragmatisme.
19:20C'est l'exemple de Mayotte
19:21qui a un département français,
19:22je le rappelle,
19:23en même titre que la Corrèze
19:25ou l'Alsace,
19:25c'est un département français
19:26qui n'est pas en métropole,
19:27qui n'intéresse pas grand monde,
19:29sauf lorsqu'il y a des campagnes
19:30où on y va
19:30parce qu'il faut se montrer,
19:32mais qui est quand même l'objet.
19:34Je ne parle pas
19:34des conditions climatiques
19:35qui ont effectivement...
19:36Vous dites ça pour Edouard Fripp ?
19:37Non, non, je parle de manière générale.
19:38Vous êtes qui, d'ailleurs, vous ?
19:39Gabriel Attal ou Edouard Fripp ?
19:40Moi, je soutiens celui
19:42qui sera capable
19:43de faire gagner les idées
19:44qui sont les nôtres.
19:44Moi, je suis un fidèle
19:45d'Emmanuel Macron depuis 2017.
19:47Ce que je constate,
19:48et on en parlera, je pense,
19:49avec les sondages,
19:49c'est que lorsqu'on est divisé,
19:50je parle dans notre camp,
19:52ex-majorité présidentielle,
19:54bloc central,
19:54vous l'appelez comme vous voulez,
19:55si on y va diviser,
19:56on perd.
19:57Donc, moi, je suis au-delà
19:58de la question de personne.
19:59Chacun, c'est d'ailleurs
20:00toujours assez amusant à entendre,
20:02mais ce n'est pas propre
20:02à notre famille politique,
20:08soit je vois ce qui se passe au PS,
20:10ce n'est pas forcément mieux.
20:11Donc, moi, ce que je constate,
20:12c'est qu'à l'heure actuelle,
20:13si on y va en ordre dispersé,
20:14parce qu'on a deux candidats
20:15à déclarer pour le moment,
20:16on peut en avoir trois ou quatre demain,
20:18on ne sera pas là au deuxième tour.
20:19Ça, c'est ce que confirme,
20:21évidemment, le sondage
20:22de Bernard Salamé.
20:23Moi, c'est ma préoccupation du moment.
20:24Une fois de plus,
20:24moi, je ne suis pas
20:25un professionnel de la politique,
20:26donc je milite pour des valeurs,
20:28pour des idées, des convictions,
20:30et je veux que celle-ci
20:31arrive à convaincre les Français.
20:33Et voilà.
20:34Concrètement,
20:34dans ce que propose
20:35le Rassemblement National,
20:36et puis après,
20:36on parlera de la réforme des retraites,
20:37est-ce que, par exemple,
20:38vous vous dites oui
20:39à l'expulsion systématique,
20:40parce qu'on parle beaucoup
20:41du droit du sol,
20:41mais l'expulsion systématique
20:43des délinquants
20:44et criminels étrangers ?
20:46Vous vous souvenez,
20:47c'est un débat
20:47qui a déjà eu lieu
20:48sous la présence
20:48de François Hollande, etc.
20:50Ce n'est pas une nouveauté.
20:51Moi, sur le principe,
20:52je suis tout à fait disposé
20:53à ce qu'on ouvre tous les débats.
20:54Question du droit du sol,
20:55du droit du sang, etc.
20:56Après, à mon sens,
20:57il faut que ça respecte
21:03sur le principe,
21:04il n'y a pas de débat tabou.
21:06Quand M. Léon commence
21:07par démarrer sur Vichy,
21:08c'est une façon
21:09de clore le débat.
21:10Moi, je trouve ça
21:10assez mortifère.
21:11On ne peut pas interdire
21:12aux Français
21:13de se poser des questions légimes.
21:14Après, c'est comment
21:15on pose ces questions
21:16et comment on y répond.
21:17Pour vous répondre
21:18sur cette question-là,
21:19effectivement,
21:19à partir du moment
21:20où on le constate,
21:21on l'a vu à Mayotte,
21:23on le voit à Ceuta
21:24il y a encore quelques jours,
21:25lorsque vous constatez
21:26qu'effectivement
21:26la gestion des flux migratoires
21:27à l'échelle européenne
21:28est problématique
21:29et en tout cas
21:30est difficilement tenable
21:32sur le moyen terme.
21:33Je ne parle même pas
21:33du long terme
21:34parce que quand on aura
21:35des réfugiés climatiques
21:36qui se chiffreront
21:36par dizaines de millions,
21:38on sera quand même
21:38dans des situations
21:39qui seront encore
21:39bien plus difficiles à gérer.
21:41Donc dès maintenant,
21:42effectivement,
21:42il faut prendre
21:42un certain nombre de mesures.
21:44Sur les réfugiés climatiques,
21:45je pense que c'est
21:46un autre débat.
21:46C'est quoi les mesures ?
21:48C'est noyer plus
21:49de gens dans la mer.
21:50Donc là, vous êtes en train
21:51de dire que mon propos
21:53revient à noyer
21:54des gens dans la mer.
21:55Moi, je n'ai pas eu
21:56l'occasion de répondre.
21:57C'est extrêmement grave
21:58quand même comme accusation.
21:59C'est extrêmement grave.
22:00Moi, je suis un criminel
22:01qui jette des gens
22:01dans la mer.
22:02Vous dites quand on va avoir
22:04les réfugiés climatiques,
22:05ça va être encore pire.
22:06Donc il faut prendre
22:06dès maintenant des mesures.
22:07Les mesures qui permettent
22:09de limiter ce type
22:10de réfugiés climatiques.
22:11Les mesures qui sont prises
22:11par contexte à l'heure actuelle.
22:13Les mesures qui sont prises
22:16à l'heure actuelle
22:16par l'Union européenne,
22:18ça consiste à
22:21des gens qui se noient
22:22dans la mer.
22:23Oui, mais ça va jeter
22:23les gens dans la mer.
22:24Pour le coup,
22:25c'est un peu caricatural.
22:26Non, ce n'est pas
22:26qu'il a résumé
22:27sa réaction comme ça.
22:28C'est l'humanitaire.
22:29On n'a jamais laissé
22:30quelqu'un se noyer délibérément,
22:31arrêter de faire passer
22:32la France ou l'offense
22:33de l'ordre pour des criminels.
22:35C'est parfaitement abject.
22:36Quand il s'agit d'accueillir
22:37un bateau qui sauve
22:38des gens en mer,
22:39c'est toute une histoire
22:39au niveau européen.
22:40On les laisse mourir ?
22:41Est-ce qu'on les laisse mourir ?
22:42Vous avez entendu
22:44ce qu'avaient dit
22:44les gens de votre propre
22:45camp politique la dernière fois
22:46qu'il y avait un sujet
22:47que c'était l'association
22:48SOS Méditerranée
22:49qui avait recueilli des gens
22:50et il y avait tout un débat
22:51pour savoir si on accueillait
22:52un bateau qui contenait
22:52je ne sais plus combien.
22:54Revenons à la prise de parole
22:55de Jordan Bardella.
22:56On avance, désolé.
22:57Il y avait plusieurs thèmes
22:58qui avaient été posés
23:00et moi je veux vous dire
23:00pourquoi ça m'agace.
23:01Oui mais attendez,
23:01excusez-moi,
23:02voilà un deuxième thème
23:03qui va vous intéresser.
23:04La réforme des retraites,
23:06intéressant.
23:06On ne peut pas dire
23:06qu'on s'agace comme ça
23:07et je suis désolé,
23:08moi je trouve ça extrêmement choquant
23:09les propos qui sont tenus
23:10et ici et ici.
23:11Oui et vous faites entendre
23:12votre différence.
23:14Je trouve que c'est une vision
23:14de la France
23:15qui est tellement contradictoire
23:16avec ce que nous sommes
23:17politiquement.
23:17le fait, s'il vous plaît.
23:19Non mais c'est vrai que
23:19je voudrais qu'on avance.
23:20C'est vrai que moi je suis d'accord
23:21avec M. Garagnon,
23:22je peux me permettre.
23:22Vous accusez tout de suite
23:27en commençant par dire
23:28c'est lichiste ou autre.
23:29Moi je peux vous dire
23:30la même chose,
23:30je peux vous dire
23:31que votre vision de dire
23:32que les gens sont des racisés,
23:34donner l'identité des gens
23:35sur la couleur de peau,
23:36être pour des réunions non mixtes,
23:37c'est-à-dire des réunions
23:38où on classe les gens
23:38selon la couleur de peau,
23:39avoir M. Coquerel
23:42qui dit que les élus
23:43doivent avoir la même couleur de peau
23:44selon des territoires,
23:45c'est une racialisation
23:46de la démocratie
23:47qui ressemble aux lois vichistes
23:48et aux nazis.
23:49Je peux vous dire
23:49la même chose M. Léomant.
23:52Mais je vous le dis.
23:52Allez, avançons s'il vous plaît.
23:54Parce que nous on a une vision
23:54justement de l'identité spirituelle.
23:57Quand on devient français
23:58sur son conseil,
23:59je voudrais qu'on avance.

Recommandations