- il y a 2 mois
Retrouvez le replay de Hammet Week-end sur BFMTV
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On voulait revenir évidemment sur cette autre actualité, la course contre la montre au Népal
00:05pour tenter de retrouver des survivants après cette gigantesque coulée de boue survenue mercredi.
00:11Une vaste retue d'eau menace désormais de rompre et ça pourrait créer une nouvelle crue dévastatrice.
00:17Les secouristes doivent donc aller très vite.
00:20Le bilan lui s'alourdit, 579 morts et près de 2000 disparus
00:25et ils risquent malheureusement encore de s'alourdir à nouveau.
00:28Notre équipe de BFM TV est sur place à Katmandou.
00:32On va tout de suite aller retrouver Anji Luata à Katmandou.
00:35Bonsoir Anji.
00:37Des opérations de secours extrêmement délicates.
00:40Et pour toutes ces personnes qui n'ont plus de nouvelles de leurs proches, c'est évidemment l'angoisse.
00:50Oui et tout ça est lié en réalité.
00:52Ces opérations de secours sont délicates donc les gens n'ont pas la possibilité d'avoir des nouvelles de leurs
00:57proches.
00:58On en a eu le témoignage ici aujourd'hui simplement en vous montrant.
01:01Regardez ce mur où les gens viennent placarder régulièrement des photos de personnes portées disparues
01:08dans l'espoir justement d'avoir d'éventuelles nouvelles ou même dans l'espoir qu'ils aient été admis dans
01:14l'hôpital où nous nous trouvons,
01:16l'hôpital de Katmandou, l'un de ces hôpitaux à Katmandou.
01:19Ce que l'on peut dire effectivement, c'est que ces opérations, elles sont compliquées par plusieurs choses.
01:23La menace dont vous avez parlé, celle de cette retenue d'eau qui risquerait de céder à nouveau
01:28et d'engager de nouvelles crues dans cette vallée déjà dévastée.
01:32Il y a également les airs. Lorsqu'on levait les yeux au ciel depuis les débuts de la journée avec
01:37Willem Gay,
01:38nous apercevions ces nuages. Nous avons vu que le temps était à l'orage, que les hélicoptères avaient du mal
01:43à décoller,
01:44que tout cela était extrêmement compliqué parce que justement les conditions météorologiques le sont également.
01:50Et puis la troisième chose, c'est qu'on ne peut pour l'instant pas utiliser les routes.
01:53Celles qui sont inutilisables sont inutilisables. Celles qui sont fermées sont totalement interdites.
02:00Cela entraîne encore plus d'angoisse et d'incertitude pour les Népalais ici.
02:06Merci beaucoup Angie avec Willem Gay en direct depuis Katmandou au Népal sur le plateau avec nous.
02:13J'accueille Shivaram Bandari. Vous êtes franco-népalais. Vous êtes président de Népali Association en France.
02:21Vous avez, vous, des proches qui ont été directement touchés ?
02:27Oui. Bonjour Dédé. Nous avons perdu 5 nouveaux proches dans cette tragédie.
02:34Vous avez perdu 5 de vos proches ?
02:36Oui. Et si on parle aujourd'hui, on est encore en estimation. On n'a pas encore de chiffre actuel
02:43officiel.
02:44Dans notre village bas, il y a presque 150-180 des amis, des voisins qui sont disparus.
02:55Votre village à vous a été balayé par cette vague ?
02:58Nous, le village, il était un petit peu à la hauteur. Nous avons l'océan turc, il était dans la
03:04rivière Trisoli.
03:05Il s'appelle le Bajar, il s'appelle le Soleil Bajar. Elle était complètement ravagée.
03:11Et donc, il y a à peu près presque 120 maisons qui étaient complètement ravagées.
03:16Et pour l'instant, le bilan officiel, on n'en a pas encore. Mais quand on fait le compte entre
03:24amis, presque 150 ont disparu.
03:28Et on a réussi à...
03:30Dans ce village ?
03:31Dans notre village.
03:32Rien que dans le village.
03:33Un côté, un côté de nos villages. Il y a un côté de nos villages. Peut-être encore une trentaine,
03:40on n'a pas de nouvelles.
03:41Et donc, vous avez, vous disiez, 5 de vos proches dont vous n'avez aucune nouvelle, que vous n'arrivez
03:46pas à joindre depuis...
03:47Depuis le catastrophe.
03:48Depuis mercredi.
03:49Oui.
03:50Comment vous essayez d'avoir des nouvelles ? Comment on fait ? J'imagine, à quel point ça doit être
03:56terrible ?
03:58C'était terrible, oui. C'était plutôt du sentimentalement, c'était insupportable.
04:05Et on arrive à relever la tête pour essayer de communiquer parce que le rivière, très solide, il a complètement
04:11partagé deux côtés.
04:13Un côté, ça devient comme le moyen d'âge. Il n'y a plus de nouvelles, il n'y a
04:18plus rien.
04:19Ceux côtés, on arrive à rejoindre la communication avec le courant.
04:24Parce qu'il y a une partie où je suis née dans le village, il n'y a plus de
04:27courant.
04:28Là, c'était prévu, cet après-midi, pour rétablir le courant temporairement.
04:33Et donc, on essaie de rejoindre à Bidour, le district équateur.
04:40Il y a un centre où tous les sans-abris ont réussi à mettre dans un centre d'hébergement.
04:51À l'abri.
04:52Et est-ce que vous gardez espoir, quand même ?
04:57Honnêtement, c'est compliqué.
05:00C'est très compliqué parce que les amis, ils ont vu la situation.
05:06Ce qui s'est passé.
05:06En situation.
05:08Donc, quand on le témoigne avec eux, c'est très compliqué.
05:12Et notre voisin, qui est en face, s'appelle Bertraoti.
05:17Il était autour de trois rivières.
05:20Et là-bas aussi, c'était pareil.
05:22C'était un copain qui était venu aux États-Unis.
05:28Il était là pour sauver quelques vies.
05:31Et ce matin, j'ai eu une communication avec lui.
05:34Là, il est parti pour récupérer des premières nécessités pour les gens qui ont réussi à sauver la vie.
05:43pour rétablir dans le coin au chaud.
05:46Le bilan, je le rappelle, il est absolument terrible.
05:48579 morts, près de 2 000 disparus.
05:51Les secouristes tentent de retrouver des survivants.
05:54Mais malheureusement, les autorités, au fur et à mesure des jours, ont de moins en moins d'espoir.
06:01Et une photo qui illustre la violence avec laquelle cette vague s'est abattue sur ces villages dont vous parlez,
06:10dont vous êtes originaire.
06:12Là, ce sont les photos avant-après Gaël Musquet.
06:17À gauche, avant le drame.
06:19À droite, il ne reste plus rien.
06:21Les villages ont été rasés.
06:23Oui, complètement.
06:23Il faut comprendre que ce n'est pas juste de l'eau qui s'est abattue sur ces villages.
06:27C'est de l'eau chargée de glace, chargée de débris, chargée de roches, de limons, de sédiments.
06:33Et cette eau chargée est extrêmement abrasive, extrêmement descriptrice.
06:39On parle de volume qui se compte en millions de mètres cubes.
06:45C'est absolument titanesque en termes de volume.
06:50Et ces volumes de matière qui arrivent à ce poste frontière ou sur ces villages,
06:55il faut bien comprendre qu'ils vont accélérer à cause du dénivelé.
07:01Je parle sous le contrôle de Mika, mais on a des vitesses qui ne permettent pas,
07:08vous l'avez vu sur les images, à un homme, même en courant, c'est très compliqué d'échapper,
07:13impossible d'échapper à cette lame de fond.
07:16Et donc effectivement, là, ce sont des habitations, ce sont des installations électriques,
07:20ce sont des ponts qui ont cédé face à cette lame de fond dans cette vallée.
07:27– Un mot, puisqu'on parle justement de ces villages qui ont été littéralement emportés.
07:36Le Quai d'Orsay tente également d'avoir des informations.
07:42Difficile également pour les autorités françaises d'en savoir plus.
07:45Pour l'instant, quatre Français disparus, identifiés.
07:48– Oui, alors non, ça ce n'est pas le Quai d'Orsay qui nous le dit, Julie,
07:51ce sont les autorités népalaises.
07:52Du côté du Quai d'Orsay et de la diplomatie française,
07:55on ne donne pour l'instant aucun chiffre,
07:57ce qui est finalement assez habituel dans ce genre de circonstances,
08:01puisqu'on préfère avoir des informations fiables,
08:04un bilan relativement précis aussi,
08:06et surtout parce que c'est ça évidemment le plus important, Julie,
08:11être sûr que l'on a prévenu les familles des personnes
08:14qui sont potentiellement disparues ou décédées
08:17avant de faire une annonce publique.
08:19Donc la formule utilisée par le Quai d'Orsay est très prudente jusqu'à présent
08:23pour les circonstances, pour les raisons que j'évoquais à l'instant,
08:26consiste à dire qu'on est sans nouvelles d'un certain nombre de Français.
08:30Et s'agissant des autorités françaises…
08:31– Et qu'il est trop tôt pour donner un bilan chiffré.
08:32– On ne va pas plus loin et on ne donne pas pour l'instant de bilan chiffré.
08:35Il y a effectivement ce chiffre qui a été avancé par les autorités népalaises
08:39de quatre Français portés et disparus,
08:42mais qui n'est pas confirmé ou corroboré par les autorités françaises.
08:46– Par les autorités françaises elles-mêmes.
08:46Miko Bujon-Mérête, qu'est-ce qui complique l'accès à l'information ?
08:54Il y a la Chine aussi qui verrouille tout ça.
08:57C'est une zone particulière.
08:58– C'est une zone particulière.
09:00Si on peut revoir la carte avant-après que vous avez montrée il y a quelques instants,
09:04c'est en fait ici un poste frontière fondamental.
09:08Les deux rivières que vous voyez qui convergent ici et qui remontent vers le haut à droite de la carte,
09:15c'est en fait la frontière entre la région autonome du Tibet,
09:19donc côté chinois, et le Népal.
09:22Et donc ce poste frontière que vous voyez ici,
09:24juste avant ce pont sur le bas de l'image,
09:27c'est le poste frontière chinois de Diorong.
09:29Et ce pont-là que vous voyez avait déjà été détruit d'ailleurs l'année dernière,
09:33au mois de juillet 2025,
09:34à cause d'un tsunami ici,
09:38exactement de la même manière.
09:39Il a été reconstruit à la faveur des six derniers mois de 2025.
09:43Et ce pont vient d'être à nouveau détruit, bien sûr,
09:45comme vous le voyez sur les photos à droite.
09:46Donc ici, la géopolitique vient tout de suite, en plus,
09:51se superposer au drame.
09:52Parce que quand vous voyez effectivement ce poste frontière chinois,
09:55vous avez ici la principale route d'échange économique
09:59entre la Chine et le Népal,
10:0230% environ des échanges économiques entre les deux pays.
10:05Vous avez ici une zone qui devait peut-être accueillir
10:08des infrastructures majeures, ferroviaires ou énergétiques,
10:11pour les routes de la soie.
10:13Vous avez ici, surtout en réalité,
10:16l'un des très rares passages qui permet depuis plus de 1000 ans,
10:19effectivement, au commerce trans-himalayen d'exister.
10:22– Et c'est pour ça que la Chine a donc décidé de censurer les images.
10:28Les Chinois n'ont plus accès aux images du désastre.
10:32– Oui, effectivement, pour l'instant en tout cas,
10:34puisqu'on sait qu'il y a une équipe de la télévision chinoise d'État CGTV
10:39qui accompagne une équipe de sauveteurs.
10:41Donc des images sont en train d'être tournées.
10:42Elles seront diffusées sans doute dans les prochaines heures, Julie,
10:46mais dans les circonstances où, évidemment,
10:48pour les raisons que vous évoquiez,
10:49elles seront étroitement contrôlées.
10:51– Ce qui complique la tâche des autorités sur place,
10:56là, ils ont une petite fenêtre pour poursuivre les secours.
10:59Il y a ce lac désormais qui se remplit
11:02et qui menace de se déverser
11:05et de créer à nouveau une crue importante.
11:09Les autorités, ce matin, les autorités népalaises
11:12ont lancé une alerte aux inondations
11:13liées à la rupture de cette retenue d'eau.
11:16Les opérations de secours ont été interrompues
11:19quelques temps, elles viennent de reprendre.
11:23Mais la fenêtre est mince, Gaël.
11:26– Oui, il faut avoir en tête qu'une rupture brutale de ce barrage
11:30et on remet à zéro tout le travail qui a été effectué par ces sauveteurs
11:35pour récupérer, évidemment, le maximum de victimes en surface.
11:38On voit les images de ces sauveteurs qui essaient de récupérer
11:41ces personnes, ces malheureuses personnes, dans les limons,
11:45dans ces bouts qui sont légères,
11:47qui collent aux vêtements, qui compliquent la progression.
11:50– C'est une retenue d'eau qui est coincée par la boue
11:54et donc l'eau monte, monte, monte ?
11:55– Exactement, on a un pan qui a été complètement fragilisé
12:00par la première coulée.
12:01Ce pan s'est déversé dans cette rivière.
12:05Cette rivière continue de couler, sauf qu'elle a ce barrage.
12:08L'eau continue de monter, on est à plus de 3 millions de mètres cubes d'eau.
12:13Mais encore une fois, cette eau plus ce barrage,
12:16ce n'est pas juste de l'eau, c'est de l'eau
12:18avec des matériaux qui risquent de dévaler une nouvelle fois
12:22dans la vallée, de menacer la vie des sauveteurs,
12:25des victimes qui auraient potentiellement survécu
12:27mais qu'il faut secourir.
12:29Et c'est une zone qui est particulière
12:31parce qu'on n'a pas de plaines d'expansion de cette crue.
12:34On est sur un territoire qui est extrêmement vallonné.
12:37Et donc, se mettre en sécurité demande du temps.
12:41Ça veut dire qu'il faut monter.
12:42Les vallons ne sont pas forcément équipés de chemin,
12:45donc on a aussi de la végétation qui empêche.
12:47Donc il faut vraiment être avec un dispositif d'alerte
12:50pour pouvoir évacuer au maximum.
12:51Justement, sur la complexité de la zone,
12:55Fabien Brusson est avec nous.
12:56Vous êtes coureur dans l'Himalaya, vous êtes un amoureux du Népal.
12:58Vous avez vécu, vous, le tremblement de terre de 2015 au Népal.
13:02Et donc, vous connaissez très très bien cette région.
13:05Vous avez réalisé beaucoup d'expéditions dans ces montagnes.
13:09Qu'est-ce que vous pouvez nous dire, vous,
13:11de cette zone où le drame a eu lieu ?
13:14Alors, c'est une vallée très touristique.
13:18Et c'est vrai qu'énormément de touristes la prennent pour aller faire le Lantang en trek.
13:26Il y a également tous les pèlerins qui montent au lac Sacré.
13:31Et puis, comme l'a dit votre collègue,
13:34il y a le poste frontière et tout accès pour aller au Tibet,
13:38pour aller au Mont Kélache, pour les pèlerins,
13:40se fait par là.
13:41Et on le voit sur les images que vous avez passées,
13:44le poste frontière et tous les bus où des pèlerins ont été ravagés.
13:48Et c'est vrai que c'est une vallée qui est très très encaissée
13:51sur le début vers le poste frontière.
13:53Et c'est là, avec la fonte et la chute de ce glacier à 5900 mètres,
13:58qui a pris une vitesse extraordinaire.
14:01Vous annoncez 150 km heure, c'est peut-être même plus.
14:04Et donc là, il n'y a aucune chance,
14:06sur la partie haute de la vallée,
14:08de réchapper à cette vague de boue.
14:12Ce sont des...
14:13Et je m'adresse là en plateau à Amico Bujon-Mérède.
14:16C'est une zone où les inondations, les glissements de terrain
14:18sont fréquents pendant la mousson.
14:21Alors un, ils sont fréquents.
14:23Et deux, ils sont de plus en plus fréquents
14:25à la faveur à la fois des moussons qui sont de plus en plus fortes
14:28à cause du réchauffement climatique, premièrement,
14:30mais aussi à cause de la fonte du permafrost,
14:32permafrost ici rocheux essentiellement,
14:34qui provoque ou facilite encore plus ces glissements de terrain.
14:37Mais de cet ordre-là, c'est jamais vu.
14:42Alors de cet ordre-là, pour le coup,
14:44c'est pas jamais vu,
14:46mais effectivement, il faut remonter relativement loin dans l'histoire
14:48pour retrouver ce genre de vitesse,
14:50ce genre de détachement,
14:52bref, pour retrouver cette magnitude-là.
14:54Mais de fait, par exemple,
14:55quand j'ai travaillé sur la stratégie hydrogène du Népal,
14:58on a décidé justement de regarder
15:00quels étaient les bassins d'hydroélectricité
15:02qui pourraient justement servir cette stratégie hydrogène.
15:04Et on s'était dit,
15:05il faut absolument mettre cette stratégie sur l'est du pays
15:08parce que là, dans cette zone-là,
15:09dans ce bassin fluvial-là,
15:11il y a au moins 17 lacs glaciers
15:14avec une forte probabilité
15:16tout simplement de dépasser
15:19les frontières naturelles de ces différents lacs
15:21et donc de contribuer à ce genre d'événements.
15:24Exactement.
15:24Je voulais vous montrer une image
15:26parce qu'elle est parlante
15:28et elle dit beaucoup des opérations de secours
15:30qui sont en train de se dérouler en ce moment.
15:32Peut-être qu'on peut les analyser,
15:33les décrypter avec vous, Gaël Musquet.
15:35Ça, ce sont des chercheurs
15:36qui sont au bord d'un tunnel
15:38où sont coincés des ouvriers.
15:40Mais ce qui est saisissant,
15:42c'est comment ils opèrent.
15:44Ils sont allongés dans la boue.
15:46Ils ne sont pas à la verticale.
15:48Pourquoi ?
15:49Parce qu'on a des limons
15:50qui sont extrêmement légers.
15:51En fait, c'est des bouts qui sont très légères
15:53et donc se mettre à la verticale,
15:54c'est augmenter la pression sur cette surface
15:55et ils vont s'enfoncer.
15:56On est dans une vraie configuration
15:57comme des sables mouvants.
15:59Et donc, vous voyez qu'ils vont exclure
16:01ces victimes
16:04et ils vont toujours en amont,
16:06en arrivant sur le sol,
16:07tâter, voir si le sol
16:09peut résister à la pression
16:10d'une personne debout.
16:11Et quand ça n'est pas possible,
16:13il faut ramper
16:14pour éviter de s'enfoncer,
16:15de se noyer dans cette boue.
16:18Vous comprenez les efforts titanesques.
16:22On ne peut pas envoyer d'engin.
16:23Vous ne pouvez pas vous mettre debout.
16:26Vous êtes obligés de ramper.
16:27Ils ont quoi comme moyens
16:30pour mener leurs opérations de secours ?
16:31Alors là, on a beaucoup d'usages
16:33des hélicoptères
16:34qui permettent de transporter
16:36des unités légères
16:37pour pouvoir aller explorer
16:39et vérifier, évidemment,
16:41la présence ou pas de victimes
16:42et puis voir, évidemment,
16:43les élitruyers.
16:44Dans le cas où le sol est stabilisé,
16:46où on a des gravards,
16:48on a encore des routes.
16:51On a vu quelques excavatrices,
16:53des bulldozers, des pelleteuses.
16:55Mais là, vous comprenez
16:57que quand on a des humains
16:58à aller récupérer un à un,
17:00les engins ne sont pas forcément
17:02ce qu'il y a le plus approprié.
17:02Ils ne peuvent pas forcément
17:03s'engager, d'une part.
17:05Et en plus,
17:05on risquerait de blesser
17:07ces personnes
17:08au niveau, évidemment,
17:10de la manipulaire.
17:10Vous voyez là, sur l'image,
17:12le fait que cette personne,
17:13une fois qu'elle est descendue,
17:14elle va vérifier
17:15la qualité du sol,
17:17vérifier qu'elle puisse s'engager
17:20pour elle-même
17:20ne pas se retrouver bloquée,
17:22coincée, s'enfoncée
17:23et se noyer
17:24avant de porter assistance
17:25et secours.
17:26Pour plus,
17:26cette boue,
17:28elle a parfois des caractéristiques
17:30qui va se solidifier
17:31et devenir rigide
17:33comme du béton.
17:33On va pouvoir l'emprunter
17:34et marcher.
17:36Et parfois,
17:36en fonction des sols
17:37qui ont été grattés
17:39et qui se sont mal axés
17:40à cette eau,
17:41on va avoir des sols
17:43beaucoup plus mous,
17:44beaucoup plus liquides
17:45et qui représentent
17:45un danger de noyade.
17:46Et ici,
17:47il y a une différence très nette
17:48d'un point de vue technologique
17:49pour ces secours
17:50entre ce qu'on voit
17:50côté népalais
17:51qu'on voit ici,
17:52donc très humain
17:53plus hélicoptère,
17:54avec ce qu'on voit
17:54côté chinois
17:55ou côté chinois
17:56pour le coup,
17:57comme il y a
17:57toute cette industrie
17:58des drones
17:59et notamment des drones
18:00qui arrivent
18:00à emporter
18:01de grandes capacités,
18:03du 100 kg,
18:03130 kg et plus,
18:04on voit côté chinois
18:05à la télévision chinoise
18:07pour le coup,
18:07ça s'est bien mis en avant
18:08évidemment,
18:09toute cette dimension
18:10de on va élitreiller
18:11un à un des gens
18:13localement,
18:14on va recourir aux drones
18:15pour justement limiter
18:17les effets
18:18que Gaël décrivait.
18:19Donc tous ces éléments-là
18:20sont en train,
18:21d'un point de vue
18:21de la communication,
18:22de là aussi montrer
18:23une différence majeure
18:24entre un pays
18:25pauvre,
18:26très dépendant du tourisme,
18:27évidemment ici
18:28très impacté
18:29par ce drame-là
18:29et de l'autre côté
18:30la Chine,
18:31très impactée aussi
18:32mais qui met en avant
18:33cette dimension technologique.
18:34Merci beaucoup
18:34à tous les trois
18:35et merci tout particulièrement
18:37à vous Shivaram Bandari,
18:39franco-népalais,
18:40vous avez perdu
18:41cinq de vos proches
18:43et on espère de tout cœur
18:44que les secouristes
18:46les retrouveront.
18:48Merci à vous.
18:48Merci à vous.