- il y a 6 semaines
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Les Vraies Voix avec Paolo Antonio, Madi Seydi, Nicolas Corato
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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-08-29##
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NewsTranscription
00:01200 élus de droite et du centre appellent à une primaire ouverte dans une tribune publiée dans le Figaro.
00:08Décontenancée par la multiplicité des candidats, les errements des sondages, la palette idéologique de ce qu'il convient d'appeler
00:14la droite,
00:15les électeurs de droite voient dans l'exercice de la primaire une bouée de sauvetage.
00:19Notre débat de ce soir, hashtag présidentiel.
00:22Une primaire de la droite est-elle nécessaire ?
00:25Dites-nous ce que vous en pensez au 0826 300 300, nous en débattons, donnez-nous aussi votre point de
00:31vue sur les réseaux sociaux
00:32et nous accueillons évidemment celui qui est une des pièces maîtresses de l'équipe des Vraies Voix de l'été,
00:39Louis de Kerr-Gorlet.
00:40Bonsoir.
00:41Bonsoir Frédéric, bonsoir à tous.
00:42Vous êtes prêt pour la dernière aussi ?
00:44Exactement, affûté.
00:45Alors parlez-nous de cette primaire de la droite parce que ce n'est pas encore fait.
00:48Non, pas du tout.
00:49C'est vrai qu'on pose la question est-ce qu'il faut une primaire de la droite ou pas,
00:52alors on la pose cette question à nos auditeurs, mais je crois que certains électeurs de droite se posent aussi
00:56cette question.
00:57Si on prend le cas des Républicains et de leurs adhérents par exemple,
01:00le 19 avril, ils ont choisi Bruno Retailleau comme candidat.
01:03Mais parce que les adhérents dans un choix avaient exclu eux-mêmes la possibilité d'une primaire de la droite,
01:08ils ont dit on choisit directement Bruno Retailleau.
01:10Donc on pensait le débat régler.
01:12Oui mais voilà, vous le disiez, il y a deux jours dans le Figaro,
01:15Hervé Morin, président des centristes, avec plus de 200 élus de droite et du centre,
01:19appelle à une primaire ouverte.
01:20Donc quand on pose la question d'une éventuelle primaire de la droite finalement à Bruno Retailleau,
01:25le candidat à Les Républicains, il reste plutôt beau joueur.
01:29Je n'ai jamais dit non par principe à la primaire, jamais.
01:32Ce que j'ai dit seulement, c'est qu'entre ceux qui ne veulent pas de la primaire,
01:37par exemple Édouard Philippe, et ceux qui, voulant la primaire, veulent des périmètres différents,
01:42certains veulent Mme Cnafot, d'autres Mme Cnafot,
01:45d'autres que ça aille jusqu'à moi ou avant moi, peu importe.
01:47Mais s'il y a une primaire, je l'affronterai.
01:49Moi vous savez, depuis un an, depuis un an, j'ai affronté à deux reprises le suffrage interne de nos
01:55adhérents.
01:56J'ai peur d'aucune compétition.
01:58Bon, il est plutôt beau joueur, parce que Madi Saidi, je me retourne vers vous,
02:02a priori le candidat de la droite en général, c'est l'héritier du RPR, de l'UMP, etc.
02:07Il a été choisi et il accepte, c'est plutôt beau joueur.
02:10Oui, effectivement, et puis à droite, on n'a pas la culture de la primaire en réalité.
02:15À chaque fois, c'est un candidat qui, quelque part, sort du lot et tout le monde se met derrière
02:19lui comme un seul homme.
02:20Sur la dernière, ça a été grave.
02:22Il y a quelques années, on a voulu le faire parce que c'était à la mode, parce que la
02:25gauche l'avait fait.
02:25Et honnêtement, ça s'est mal terminé.
02:27Et là, je suis complètement d'accord avec François Hollande, ça crée des divisions.
02:32Et après, c'est très difficile de recoller les morceaux pour faire campagne, tous, contre un seul homme.
02:38Et derrière un seul homme.
02:39Et juste une chose que je voulais ajouter, c'est qu'à la limite, si on fait une primaire, c
02:43'est une primaire intrapartie.
02:44Je ne vois pas pourquoi est-ce qu'on va ouvrir, pourquoi on va aller faire une primaire avec Renaissance,
02:47avec d'autres.
02:48Mais alors, justement...
02:49Que les élèves fassent leur primaire entre eux.
02:50Justement, parce qu'il y a une réorganisation du paysage politique,
02:53et il faut qu'on en sache un petit peu plus sur cette notion de droite.
02:57C'est à vous, Louis.
02:57Oui, exactement. Parce que dans les candidats favorables à cette idée de grande primaire de la droite et du centre,
03:03vous avez notamment David Lissnard, le maire de Cannes, président de l'Association des maires de France,
03:07et fondateur du mouvement Nouvelle Énergie.
03:10J'ai un principe de réalité.
03:11C'est que la division, l'éparpillement sur le centre droit et la droite, fait perdre.
03:18Ce n'est pas à moi de délivrer des titres de compatibilité républicaine des uns ou des autres, etc.
03:24Je ne veux pas être assimilé au macronisme, je ne suis pas d'extrême droite, mais vient qui veut à
03:27la primaire de droite.
03:28Vient qui veut...
03:29Alors, est-ce que vous dites de droite ou de droite et du centre ?
03:32Vous dites quoi ?
03:32De droite et du centre, si vous voulez, mais vient qui veut, dans cette primaire de droite,
03:37comme il y a une primaire de gauche qui s'organise...
03:38Alors, vient qui veut et qui vote ?
03:39Et qui vote, pardon, mais la primaire de gauche ?
03:41Bon, c'était au micro de...
03:43D'Apolline de Malherme, d'Apolline de Malherme, qu'on salue, évidemment.
03:46Alors, ça tombe bien, nous avons un centriste en plateau, Paolo Antonio.
03:48C'est vrai que pour un cendriste, ça doit être frustrant, cette idée du droite et du centre.
03:53Parce que le centre, Atal, il est plus gauche que droite.
03:57Enfin, je ne sais pas, non ?
03:58Ah oui ?
03:59Il est au centre, il n'est ni de droite ni de gauche.
04:04Mais ce qui est important, et je suis un peu...
04:08David Lissnard, que je respecte beaucoup,
04:11vient qui veut, c'est ouvert, enfin voilà, c'est un petit peu...
04:15Prenez Raphaël Guzman aussi, hein ?
04:16Voilà, on peut prendre Guzman.
04:18On ne sait pas trop qui va venir, on ne sait pas trop...
04:21Voilà, où ça démarre, où ça s'arrête.
04:23Ce qui est important, évidemment, c'est qu'à un moment donné,
04:26tous ces gens-là et tous ces candidats qui s'accumulent, effectivement.
04:30Encore Xavier Bertrand, qui s'est ajouté hier.
04:34Il y a un moment donné où il va falloir...
04:35Il s'est dit qu'il s'ajouterait.
04:36Oui, oui, oui.
04:37Il va falloir que tout ce petit monde se rassemble quand même à un moment donné.
04:43Mais pas avec le centre, on est d'accord, c'est ça.
04:45Mais ce n'est pas les mêmes que le centre.
04:47Alors, vous dites droite et centre ou droite ?
04:49Non, mais de la droite et du centre.
04:51Et donc, avec Gabriel Attal, sur la question de la primaire,
04:57il faut quand même se souvenir que la primaire,
04:59c'est souvent une mauvaise idée, quand même.
05:01Souvenons-nous, à droite, Valérie Pécresse en 2021.
05:05Souvenons-nous, à gauche, Benoît Hamon en 2017.
05:08Donc, la question du mode opératoire,
05:11pour départager un petit peu tout ce monde-là,
05:13est la vraie question.
05:14Moi, je dis ça, je ne dis rien.
05:16Vous êtes centriste.
05:17Si vous faites primaire, droite, centre, vous tuez le centre,
05:20puisque, de fait, le centre est plus à droite qu'à gauche.
05:22Donc, ce n'est plus le centre.
05:23Louis de Kergorlet.
05:24Justement, vous parliez de Gabriel Attal.
05:26Il était aussi sur BFM hier.
05:28Et on lui posait la question, par rapport au sondage,
05:31on voit quand même deux candidats sortir,
05:33donc Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
05:35Et bien, lui, en fait, il profite de cette idée de primaire
05:39pour un peu décider de tous ces candidats,
05:41cet amas de candidats au centre et à la droite.
05:43Et du coup, il reste ouvert à cette idée de primaire du centre et de la droite.
05:47On écoute.
05:47Que disent des responsables politiques ?
05:49Ils disent, à juste titre, je crois,
05:50Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, une dynamique.
05:52Entre les deux, vous avez des candidats
05:53qui sont globalement dans la marge d'erreur.
05:55Il n'y a pas de favoris.
05:55Vous en avez même certains.
05:56J'ai vu Hervé Morin ce matin avec plusieurs centaines d'élus locaux.
06:00Qui demandent une primaire.
06:01Une primaire, c'est bien la preuve.
06:02Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux
06:04qui demandent une primaire, c'est bien la preuve
06:05qu'il n'y a pas de candidats qui se distinguent,
06:07naturels ou favoris.
06:08Est-ce qu'il faut la faire, cette primaire ?
06:08Moi, je ne l'ai jamais écartée.
06:11Je me retourne vers vous, maintenant, Nicolas Corato.
06:14Ce n'est pas l'homme de gauche que je sollicite,
06:16c'est le politologue.
06:17Ça peut ressembler à quoi...
06:19Vous n'allez pas être déçus.
06:22Ça peut ressembler à quoi une primaire de la droite ?
06:25Ça a un sens.
06:26Si on fait quoi ?
06:27De CNAFO à Attal ou pas ?
06:30Dites-nous.
06:31Est-ce que j'oserais dire que la droite a un problème d'identité ?
06:33Eux qui aiment tellement ce terme,
06:36mais nécessairement, on le voit bien.
06:38Oh, le tacle !
06:39Vous avez juste un double tacle, Madi.
06:41Ça ne ressemblera à rien,
06:43parce qu'en fait, tout ça est très hypocrite.
06:46Cette question n'existe,
06:48et on va se dire des choses,
06:49et Gabriel Attal est très transparent et très franc,
06:52n'existe que parce qu'Edouard Philippe
06:54est en chute libre dans les sondages,
06:56et que la droite n'a plus de champions
06:59qui pourraient être qualifiés
07:02de manière quasi certaine au second tour.
07:05Donc, cette histoire de l'appel des 200 élus du centre,
07:09c'est un signal de panique à bord.
07:12Finalement, la primaire, et vous l'avez raison,
07:14c'est surtout un révélateur de faiblesse
07:16ou de désorganisation d'un camp.
07:17Et donc, je suis tout à fait à l'aise,
07:18puisque la gauche en organise une aussi,
07:20ce qui veut dire à peu près la même chose.
07:22Donc, ça ne ressemblera à rien,
07:26parce que ça ne réglera rien,
07:28et que le vrai sujet, c'est de savoir
07:31si aujourd'hui, je vais vous dire,
07:33un parti politique, ça sert à deux choses.
07:36Préparer un projet, sélectionner des candidats.
07:39Ce que prouvent les primaires,
07:41à gauche comme à droite,
07:42c'est que les partis politiques ne servent plus à rien,
07:44ils n'ont plus de projet,
07:45et ils ne sont plus capables de sélectionner des candidats.
07:48Sauf pour deux d'entre eux, le RN et LFI.
07:51qui sont les seuls mouvements qui travaillent,
07:53pardonnez-moi de le dire,
07:55les seuls mouvements politiques
07:56qui travaillent depuis dix ans à la conquête du pouvoir.
07:58Et donc, pour conclure cette présentation,
08:01parce qu'après, on va voir Sandra,
08:02notre auditrice fil rouge,
08:03notre ministre de tout à l'heure,
08:04qui va réagir.
08:05Et puis, bien sûr, on va les gratouiller.
08:08Pour terminer, donc, Louis.
08:09Oui, un petit peu le symbole du grand flou
08:11que vous évoquiez, Nicolas.
08:13C'est Xavier Bertrand,
08:15qu'on ne l'attendait pas hier.
08:17C'était du côté du MEDEF,
08:18lors d'une interview,
08:19le président de la région des Hauts-de-France,
08:21qui n'est pas encore,
08:22mais sera candidat.
08:23C'est ce que je disais tout à l'heure à Bruno Antonio,
08:26c'est-à-dire qu'il a annoncé qu'il le serait.
08:27Voilà, il attend un moment
08:29pour se déclarer, on ne sait pas quand.
08:31Et il répondait un peu à une interview
08:33tac au tac,
08:33où il évoquait aussi rapidement
08:35la question d'une éventuelle primaire.
08:37On l'écoute.
08:37Faut-il une primaire de la droite et du centre ?
08:39Non, on n'est pas obligé de refaire les conneries à chaque fois.
08:41Êtes-vous candidat à l'élection présidentielle ?
08:44Je le serai.
08:45Vous le serai.
08:46Simple et clair.
08:47Bon, et lui, il dit que c'est une connerie.
08:48Voilà.
08:49Bon, merci, Louis de Kerr-Gorlet.
08:51On vous retrouve tout à l'heure pour l'info en plus.
08:53Vous, vous restez avec nous,
08:54les auditeurs de Sud Radio,
08:55parce que c'est maintenant à vous
08:56de nous dire ce que vous en pensez.
08:58Une primaire de la droite est-elle nécessaire ?
09:020826 300 300,
09:03plus la chaîne YouTube,
09:04plus vos réactions sur les réseaux sociaux.
09:08C'est à vous de vous prononcer
09:09en même temps que nos trois vrais voix
09:11qui sont là.
09:12Nicolas Corato, Madi Saïdi,
09:13Paolo Antonio.
09:1517h20,
09:16Les Vraies Voix Sud Radio.
09:17Procédure PDP,
09:19PA engagée,
09:20PEPOL certifiée,
09:21présente.
09:22Les Vraies Voix Sud Radio,
09:2417h19,
09:26Frédéric Brindel.
09:27C'est un flou total
09:28sur toute la partie est
09:30de l'hémicycle
09:31quand on se place
09:32en face des députés.
09:33En quoi les LR
09:34de Bruno Retailleau
09:35se distinguent-ils
09:36des horizons
09:36d'Edouard Philippe,
09:37lui-même confondant
09:38avec la renaissance
09:39de Gabriel Attal,
09:41de Cnafot à Bayrou,
09:42en passant par les probables candidats
09:44Lysnard,
09:44Bertrand,
09:44la course à la présidentielle
09:46de la droite
09:46a de quoi interroger.
09:48Notre grand débat ce soir
09:50est la question posée.
09:53Une primaire de la droite
09:54est-elle nécessaire ?
09:56Hashtag présidentielle.
09:58Vous réagissez.
09:59Nous sommes avec nos trois vrais voix.
10:02Paolo Antonio,
10:03conseiller municipal de Chavine,
10:05Madi Saïdi,
10:05directrice en conseil
10:07en communication d'influence,
10:08et Nicolas Corato,
10:09phantopolitologue
10:09et président fondateur
10:10du think tank
10:11Place de la République.
10:13Tiens, allons 0826 300 300
10:15chez l'ami Zach.
10:17Il a été gentil avec vous,
10:19Sandra, Zach ?
10:20Toujours.
10:21Oui.
10:22Bon, très bien.
10:23Zach qui est l'homme
10:26qui fait briller
10:27le standard de Sud Radio.
10:28Alors vous, primaire ou pas ?
10:30Est-ce que c'est une bonne chose
10:33d'avoir cette primaire à droite,
10:35Sandra ?
10:36Alors, moi, je ne pense pas
10:37que ça soit nécessaire
10:38pour plusieurs raisons.
10:40La première, c'est que là,
10:41on ne parle que de personnes
10:43et pas de projets.
10:44Et en fait, c'est justement
10:45ce qui fait défaut aujourd'hui
10:47à nos politiques.
10:48Ils se disent les meilleurs.
10:50Balance deux, trois petites infos
10:51qui peuvent aller chez certains électeurs.
10:54Et puis après,
10:55ils ne misent que sur leur popularité.
10:58Et ça, je ne trouve pas ça bien.
11:00Ensuite, monsieur Rotaillot
11:03a été légitimement élu président des LR.
11:07Oui, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
11:09Oui, oui, tout à fait.
11:10La machine des primaires
11:12a plutôt fait perdre la droite
11:13jusqu'à maintenant
11:14et n'a pas forcément été
11:15très avantageuse
11:16pour la gauche non plus.
11:18Xavier Bertrand,
11:19il fait de l'auto-teasing.
11:21C'est un nouveau concept.
11:23Donc, je ne suis pas...
11:25Voilà.
11:26Il vient, il est LR,
11:27il n'est plus LR,
11:28il est macroniste.
11:29Ça dépend des moments.
11:30Monsieur Attal,
11:31je ne vois pas ce qu'il y réfère
11:32dans une primaire de la droite.
11:33Oui, on est d'accord.
11:34Vu son origine,
11:35enfin, je trouve...
11:36Et je ne pense pas
11:37qu'il y réfère de là-dedans
11:38à part pour racoler un petit peu
11:40sur les terres
11:41de monsieur Édouard Philippe.
11:43À part,
11:44il s'est explosé les choses.
11:45Et puis alors,
11:46les élus locaux
11:47qui demandent ça,
11:48moi, j'aimerais les voir
11:49parce qu'il ne faut pas oublier une chose,
11:50c'est que les élus locaux
11:51ne sont pas les électeurs.
11:53On parle toujours de personnes
11:55et les électeurs n'appartiennent
11:57même s'ils peuvent adhérer à un parti,
11:59ils n'appartiennent pas à ce parti.
12:00En même temps,
12:01ils sont tout seuls à voter.
12:03En même temps, Sandra,
12:04comme dirait un président de la République
12:06qui est resté dix ans au pouvoir,
12:09la primaire sert aussi,
12:11quand même,
12:11à préciser le projet.
12:14Tout à l'heure,
12:14vous disiez,
12:15c'est bien le nom,
12:15mais la primaire va permettre
12:17de voir la différence du projet aussi.
12:19Non, quand même ?
12:21C'est ça, ma question, en fait.
12:22Moi, je pense qu'ils peuvent débattre
12:24de leur projet.
12:25Par exemple,
12:26moi, j'aime beaucoup M. Lissnard aussi,
12:28et je trouve que lui,
12:30il déroule, en fait.
12:31Il présente,
12:32il dit où est-ce qu'il veut agir,
12:34sur quoi il veut agir.
12:35Alors, peut-être qu'il n'aura pas la main sur tout,
12:37parce qu'entre le Conseil constitutionnel
12:39et l'Europe,
12:40je ne suis pas sûre
12:40qu'il puisse décider
12:41de tout ce qu'il annonce.
12:43Malheureusement,
12:43à moins de donner la voix
12:45aux Français
12:46et de passer en référendum
12:47certaines choses.
12:49tant qu'aux autres,
12:50ils ont déjà été ministres,
12:52si on prend M. Attal,
12:54M. Édouard Philippe,
12:55très longtemps.
12:57Ça, ça y est,
12:58ça a commencé.
12:59Je pense qu'on va la ressortir,
13:00ils vont l'entendre
13:01pendant un temps de mois.
13:02Ben oui, l'héritage, l'héritage.
13:04Super, Sandra.
13:04Merci.
13:05Vous restez bien sûr avec nous,
13:06parce que vous êtes notre auditrice
13:07fil rouge.
13:08Bon, Madi Saidi,
13:09ça peut...
13:10Vous n'êtes pas pour la primaire,
13:12vous l'avez dit,
13:13mais si vous deviez y voir
13:15un avantage, quand même,
13:17pour les auditeurs,
13:19j'allais dire,
13:19mais les auditeurs électeurs
13:20de droite.
13:22Mais moi,
13:22le seul avantage que je peux voir,
13:24ce serait un avantage
13:26intrapartis,
13:26au sein de chaque parti,
13:28mais pas une primaire ouverte
13:30sur toute la droite.
13:31Ça n'a pas de sens.
13:32Même au niveau des projets,
13:33au niveau des valeurs
13:34qu'ils portent.
13:35Je ne sais pas,
13:36quelqu'un qui porte
13:36un projet libéral,
13:37c'est peut-être pas celui
13:39qui est un projet conservateur.
13:41Comment on fait ?
13:41Donc, à mon avis,
13:42il va y avoir un vrai problème
13:43sur les valeurs
13:44et sur le projet
13:45qu'on veut porter.
13:46Oui.
13:46Il y a plusieurs droites,
13:47Paolo Antonio ?
13:48Oh oui,
13:49a priori,
13:50il y a plusieurs droites.
13:51Si j'en veux pour preuve,
13:54les candidats de droite
13:56déjà déclarés
13:58ou...
14:00Oui, mais certains
14:01sont très proches.
14:02Est-ce qu'il y a
14:02des grandes familles
14:03de droite, quand même ?
14:04Oui, bien sûr.
14:05Alors, est-ce qu'elles sont réconciliables ?
14:06Est-ce qu'on peut faire
14:07une primaire de la grande droite ?
14:08Moi, ce que je voudrais rappeler,
14:10quand même,
14:11c'est l'objectif final.
14:12C'est-à-dire qu'à un moment donné,
14:14si on ne veut pas
14:14de deuxième tour
14:16LFI-RN,
14:17il va falloir que tout ce petit monde
14:18se mette d'accord
14:19et, effectivement,
14:21ne présente qu'un seul candidat.
14:22C'est pour ça que, tout à l'heure,
14:23vous appeliez à ce que Attal
14:24fasse la primaire.
14:25Mais il faut un sens politique,
14:28quand même.
14:28Enfin, on peut avoir
14:29plus que trois candidats,
14:31la présidentielle, non ?
14:32Oui, mais s'il y a
14:34deux ou plus candidats
14:36de la droite et du centre,
14:38il est à peu près avéré,
14:40ou en tout cas,
14:41les projections le disent,
14:43aucun d'eux ne sera
14:44au second tour.
14:45Donc, il va falloir
14:46que tout ce petit monde
14:46s'entende à un moment donné
14:47et se rassemble.
14:49Donc, on parle de quoi
14:50quand on parle de cette primaire
14:51de la droite et du centre,
14:53ouverte ou pas ouverte,
14:54avec ou sans Sarah Knaffo.
14:57On parle du moyen
14:58d'arriver à ce rassemblement.
14:59Et ce rassemblement,
15:00il peut être atteint
15:01et obtenu
15:02avec d'autres moyens
15:04qu'une primaire.
15:06Je rappelle qu'aujourd'hui,
15:08il y a déjà un comité de liaison
15:09qui existe
15:09entre les équipes
15:11d'Edouard Philippe
15:12et les équipes
15:12de Gabriel Attal
15:14qui se parlent tous les mois.
15:15D'accord, mais est-ce qu'il y a
15:16une entre Gabriel Attal
15:17et Bruno Rotaillot ?
15:18C'est ça aussi la question ?
15:19Je ne crois pas.
15:20Non, je ne pense pas
15:21qu'il puisse y en avoir.
15:22Vous le confirmez,
15:24Nicolas Corato ?
15:25Il ne faut quand même
15:26pas prendre les électeurs
15:27pour des idiots.
15:28Il faut une crédibilité,
15:29une cohérence.
15:30Oui, et ce qui est étonnant,
15:32c'est qu'ils n'arrivent pas
15:34à s'entendre
15:34pour trouver un candidat unique
15:36à la présidentielle,
15:38alors que depuis la dissolution,
15:40ils se sont entendus
15:41pour travestir et détourner
15:43le résultat
15:44des élections législatives.
15:45Mais non,
15:46c'est pas ça !
15:48C'est le jeu de l'Assemblée.
15:50Ces gens qui aujourd'hui
15:51vous disent
15:52qu'il faut une primaire
15:53parce qu'ils n'arrivent pas
15:54à trouver un candidat unique
15:55ont réussi à s'entendre
15:57et à trouver une solution
15:58pour prendre en main
15:59le gouvernement
16:00depuis deux ans.
16:01Vous n'auriez pas été heureux
16:02en Allemagne,
16:03Nicolas Corato ?
16:03Parce qu'il travaille justement
16:05avec le compromis.
16:06Non, c'est pas une cohésion.
16:08C'était un arrangement.
16:10C'est même, je dirais,
16:11une forme de turpitude
16:13démocratique.
16:14Je le dis
16:15parce qu'il faut vous dire
16:16la vérité
16:17et qu'on est dans une station
16:18par le vrai.
16:19Oui, c'est le seul.
16:20Très franchement,
16:21il s'agirait de créer
16:24un gouvernement
16:24et si demain
16:25le gouvernement Le Cornu
16:27est mis en minorité
16:29à l'Assemblée nationale,
16:30ne vous inquiétez pas,
16:31les mèvres vont s'entendre
16:32pour garder Matignon.
16:33Et bizarrement,
16:34ils ne sont incapables
16:35de s'entendre
16:35pour aller à la présidentielle.
16:37On voit bien effectivement
16:38qu'il y a une forme
16:40de sophisme
16:40et de tartufferie
16:42dans le débat
16:42qu'on nous offre aujourd'hui.
16:43Le sophisme ?
16:45Oui.
16:45Ah oui, c'est l'art du bonheur,
16:47du plaisir.
16:48Le sophisme,
16:48c'est l'art du travestissement
16:49de la pensée.
16:50Oui, voilà, c'est ça.
16:52Oui, ça date des Grecs
16:56qui jouaient avec l'art
16:57de la rhétorique.
16:57Je voudrais pas dire
16:58que c'est vieux comme la droite.
17:02C'est aussi pas mal de gauche quand même.
17:04Et vous en êtes
17:05l'exemple,
17:06parce qu'en termes de sophisme,
17:07vous êtes un très bon tribun.
17:08Ah bah, je le prends
17:09comme un compliment.
17:10Voilà,
17:10mais c'est pour ça
17:11que vous êtes là.
17:12Tout est une question
17:13de perception.
17:14Alors voilà,
17:14c'était donc une parenthèse
17:15de 40 secondes,
17:16mais Madi Saïdi,
17:19qui est pour vous
17:19le meilleur candidat
17:20de droite
17:21aux prochaines élections présidentielles
17:22et quel est le schéma
17:23à droite ?
17:24On va dire donc,
17:25il y a Marine Le Pen
17:26d'un côté
17:26et dans l'axe droite-centre,
17:29combien faut-il,
17:30qui, quoi, comment ?
17:30Vous êtes de droite,
17:31allez-y.
17:33Alors moi,
17:33ma famille traditionnelle,
17:34en tout cas de là
17:35d'où je viens,
17:35c'était l'RPR,
17:36c'était l'UMP,
17:37je n'ai pas été LR en revanche,
17:39donc j'étais en tout cas
17:41plutôt proche de ce parti.
17:43Maintenant,
17:43si on raisonne
17:45sondage,
17:45si on raisonne réalité,
17:46je pense qu'aujourd'hui,
17:48LR malheureusement,
17:49c'est tellement perdu
17:50pendant ce quinquennat.
17:52Un coup,
17:52ils sont macronistes,
17:53un coup,
17:53ils ne le sont pas,
17:54un coup,
17:55ils sont LR,
17:55un coup,
17:56ils ne le sont plus.
17:57Finalement,
17:57ils ne sont plus audibles,
17:58même leurs électeurs
17:59aujourd'hui se sont barrés.
18:00LR,
18:01c'est un parti,
18:02malheureusement,
18:02qui est une coquille vide.
18:03Moi,
18:03j'ai connu LR sous Sarkozy,
18:05270 000 adhérents,
18:06c'est autre chose.
18:07Donc,
18:07il faut une primaire
18:08si LR n'est pas le primaire.
18:09Mais pas forcément.
18:10Enfin,
18:11il ne faut pas forcément.
18:12Vous allez avoir
18:12Lysnard,
18:13Bertrand.
18:15Ou alors,
18:16s'il y a une primaire,
18:17c'est en interne,
18:17c'est juste LR
18:19que Renaissance,
18:21que les adhérents en Renaissance
18:23départissent,
18:24soit à l'Ontario.
18:25LR,
18:25ça a déjà plus ou moins eu lieu
18:27parce que Retailleau,
18:28le problème,
18:28c'est que Lysnard est sorti
18:30et qu'il y a Édouard Philippe.
18:31dans ce que je dis,
18:32pas de primaire,
18:33ça ne fait que diviser.
18:34Le parti est déjà suffisamment divisé.
18:35À un moment,
18:36il faut accepter.
18:36Ils ont choisi
18:39leur candidat.
18:40C'est le président du parti,
18:41c'est lui qui va y aller.
18:42C'est tout.
18:42Alors,
18:43allez-y jusqu'au bout
18:44de votre point de vue,
18:45Paolo Antonio.
18:46Dans la primaire
18:47de droite et du centre,
18:47vous mettez qui ?
18:49Allez-y,
18:50deux têtes,
18:51deux mémoires.
18:52Gabriel Attal,
18:54Édouard Philippe,
18:56Bruno Retailleau,
18:57je vous ai.
18:59David Lysnin,
19:02Xavier Bertrand,
19:04quand il leur a décidé.
19:06Vous mettez Éric Ciotti ?
19:07Non,
19:08je présente.
19:09Je rappelle qu'Édouard Philippe
19:11ne veut pas...
19:11Je le tacle
19:12parce qu'il soutient un peu
19:13Gabriel Attal et Édouard Philippe.
19:15Éric Ciotti
19:15qui, de mémoire,
19:16est quand même
19:16en accointance
19:18avec le R.
19:20Donc,
19:20on est d'accord
19:21que ce n'est plus du tout
19:21l'union des droites.
19:23Édouard Philippe
19:23ne veut pas de...
19:26Précisons qu'Édouard Philippe
19:27ne veut pas de primaire.
19:29Pour qui est primaire,
19:30il faut que tout le monde
19:30soit d'accord pour y aller.
19:32Nicolas Corato,
19:33vous avez,
19:34allez,
19:3540 secondes.
19:35C'est un bel exercice
19:37de sophisme
19:38pour nous dire
19:41le schéma idéal
19:42pour la droite,
19:42pour que la droite
19:43gagne aux élections.
19:45C'est quoi ?
19:45Une primaire ?
19:46C'est quel candidat ?
19:47C'est comment ?
19:48Moi,
19:48je pense que l'arbitrage
19:49c'est les sondages
19:50qui vont le faire ?
19:52Que la primaire,
19:53telle que c'est parti,
19:54ça ressemble
19:55à une vaste
19:57fumisterie,
19:57y compris pour
19:58les acteurs principaux.
20:00Et que dans ce cadre-là,
20:01celui qui a intérêt
20:02à ce que ça dure
20:03le plus longtemps,
20:04c'est Gabriel Attal
20:04qui est en train
20:05d'organiser les choses,
20:07qui a été très bon
20:08hier au MEDEF,
20:09qui a été peut-être
20:10bien meilleur
20:11qu'Édouard Philippe
20:12et que Gabriel Attal
20:14attend patiemment
20:15que finalement
20:16sa remontée
20:17dans les sondages
20:18se confirme
20:19pour s'imposer,
20:20je précise
20:21que c'est celui aussi
20:22qui a le plus
20:23de moyens financiers
20:24puisqu'il a peut-être
20:24un parti
20:25qui a été longtemps
20:26au pouvoir,
20:26qui a beaucoup d'élus
20:27et donc beaucoup
20:28de subventions
20:29et de moyens
20:29et que l'argent
20:30dans les présidentielles
20:31en France,
20:32ça n'est pas anecdotique.
20:34Nicolas Corato,
20:35allez,
20:35dans un instant,
20:36on donne le résultat
20:37de la consultation
20:37que vous avez donnée
20:39les auditeurs
20:39de Sud Radio.
20:4117h20,
20:42les vraies voix Sud Radio.