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  • il y a 1 semaine
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:03Générique
00:13Patron et candidat sur la même estrade.
00:16Sept prétendants à la présidentielle conviés pour des échanges lors des rencontres du MEDEF.
00:21Ça s'est passé à Roland-Garros.
00:22Alors la facilité voudrait qu'on file, que je file la métaphore sportive.
00:26Qui a pilé le match ? Qui est monté au filet pour imposer son jeu et surtout évidemment son projet.
00:32Qui a été le nadal de la politique imbattable en fond de cour.
00:35Mais plus sérieusement évidemment il s'agit du projet pour la France.
00:38Nous allons en parler.
00:39Laisser place à nos invités pour en juger.
00:41A tout de suite.
00:42C'est le premier incontournable.
00:48Nous sommes déjà avec nos invités.
00:50Merci d'être là et bonsoir Olivier Besancenot.
00:53Bonsoir.
00:54Votre avis va être très intéressant.
00:57Vous êtes membre du nouveau parti anticapitaliste.
00:59Ancien candidat à la présidentielle.
01:00Je ne sais pas si vous avez déjà été invité à la table du MEDEF à une tribune avec les
01:05patrons.
01:06Non, pas à ma connaissance.
01:07Vous auriez accepté avec plaisir.
01:08Bien sûr, mais je n'aurais pas été ramasser les balles si vous voulez.
01:11Vous pensez qu'ils les ont trop ramassés ?
01:13Il y en a quelques-uns, j'ai eu l'impression.
01:14Vous allez nous dire de qui il s'agit, ça commence fort.
01:17Arthur Berdard, merci d'être avec nous et bonsoir à vous.
01:19Vous êtes éditeur à l'ex-politique à BFM TV et au Figaro Huit.
01:23Évidemment, vous êtes directeur délégué de la rédaction.
01:25Laure Closier nous accompagne.
01:26Bonsoir.
01:27Bonsoir, chère Laure, éditorialiste BFM Business.
01:30Chloé Morin également est avec nous.
01:32Bonsoir.
01:32Bonsoir.
01:33Politologue, essayiste et Bruno Jeudy, notre éditorialiste politique.
01:36Bonsoir Sonia.
01:37Et présent, et bien justement, Olivier Besancenot, vous nous avez dit qu'il y avait trop de candidats qui ont
01:42ramassé les balles, qui ont ramassé les balles, qui ont marqué des points.
01:45En tout cas, il y a eu des points qui ont été marqués, en tout cas des balles qui ont
01:48été échangées de manière assez vive sur le sujet de la dette entre Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon.
01:53Écoutons ce passage en particulier.
01:56Vous expliquez qu'on va brûler la dette et vous allez faire en sorte que la France finisse interdit bancaire.
02:01Je ne veux pas de ça. Je ne veux pas de ça. La France, elle a une parole, elle la
02:06tient et elle remet en ordre ses comptes, comme tous les autres pays l'ont fait, y compris lorsqu'ils
02:12étaient gouvernés à gauche, avec du sérieux.
02:15Ce n'est pas un gros mot. Et en tenant les engagements qu'on a pris. Donc je pense que
02:18la dette, c'est un sujet sérieux.
02:20C'est un sujet sérieux. Est-ce que vous estimez qu'il y a une sorte de cercle de la
02:25raison, de ceux qui sont sérieux d'un côté et de l'autre, qui voudraient brûler, congeler ou que sais
02:29-je encore cette dette ?
02:30Je pense que c'est un sujet éminemment politique.
02:33Edouard Philippe, qui ressemble à quelqu'un qui a été Premier ministre pendant très longtemps et qui a probablement participé
02:37à tout ça, a raison de souligner à quel point c'est politique.
02:39La question, c'est comment on l'envisage.
02:41Moi, je pars de l'idée, au long cours dans l'histoire du capitalisme, quand vous dépassez même la conjoncture
02:45immédiate,
02:46qu'il y aura de la dette publique tant qu'il y aura de la spéculation financière,
02:49parce que c'est un marché extrêmement juteux, qui est tellement juteux que les premiers à ne vouloir surtout pas
02:54se débarrasser de la dette, je pense que ce sont les libéraux.
02:57Donc, il y a une politique de répartition des richesses dans un sens toujours plus inégalitaire,
03:02et le système des déficits et de la dette, malheureusement, en fait clairement partie.
03:05Donc oui, c'est un sujet très sérieux qui touche en réalité à une question de société.
03:09Ce qui est notable là, avec ce début de discussion présidentielle, c'est que ça commence en effet sur les
03:14terres du MEDEF.
03:14Donc, comment dire, sans injurier personne, ça oriente un peu la discussion, ça imprime un petit peu la campagne.
03:20Ce sont des chefs d'entreprise.
03:21Imaginez qu'elle commence, je ne sais pas, dans l'université d'été de la CGT, par exemple.
03:25Pourquoi pas ?
03:26Elle ne commence pas là.
03:27Elle commence souvent à la fête de l'UMA, la rentrée politique, M. Besançois.
03:30Ce genre de discussion commune là, comme ça, c'est-à-dire une première estrade, pas à ma connaissance.
03:35C'est la première fois, de toute façon, ça n'était jamais arrivé.
03:37Et moi, je trouve ça intéressant plutôt que...
03:39C'est jamais arrivé, mais c'est arrivé là.
03:40Au moins que ça démarre sur les chapeaux de roue, sur le thème qui intéresse probablement le plus les Français,
03:44c'est quand même leur argent, ce qu'on en fait, comment on le dépense, comment on endette un pays.
03:49Je trouve que de ce point de vue-là, je vais vous dire, je les ai tous trouvés bons de
03:52leur point de vue à eux,
03:53si on regarde, parce que le débat est intéressant puisqu'il n'est pas terminé.
03:58Et je trouve intéressant que ça démarre là-dessus, justement, et y compris au MEDEF, et pourquoi pas,
04:02puisqu'en plus, je trouve que les patrons les écoutent religieusement,
04:05et il faut plutôt honneur, en tous les cas, à laisser les candidats s'exprimer sans être...
04:12– Pardon, avec un préalable qu'a souligné quand même Olivier Besançon, qui était intéressant,
04:15et c'est vrai qu'on les a reconnus, il y a deux anciens premiers ministres, ça n'a échappé
04:18à personne.
04:19Donc la question du bilan, quand même, puisqu'on parle de la dette, s'oppose aussi.
04:23Alors, est-ce que vous avez entendu un début de mea culpa,
04:28de reconnaissance, en tous les cas, d'un bilan, d'assumer de responsabilité ?
04:33– Oui, de la part de Gabriel Attal, oui, parce qu'il a commencé à dire,
04:35sur le logement, on n'a pas été bon, sur la politique de l'offre, on n'a pas été
04:39jusqu'au bout.
04:40On l'entend se détacher quand même du bilan d'Emmanuel Macron.
04:42Juste sur la question de Jean-Luc Mélenchon, c'est très intéressant,
04:45parce que le Jean-Luc Mélenchon de la semaine dernière n'est plus le même que celui d'aujourd'hui.
04:50Il dit, quoi, la dette au feu, vous me caricaturez, c'est pas possible,
04:54on ne peut pas avoir un débat sérieux.
04:55Enfin, je veux dire, c'est quand même lui qui l'a dit.
04:56Donc, quand on lui dit, c'est pas possible, il dit, oui, mais c'est pas toute la dette,
05:00c'est 18% de la dette.
05:01Après, on lui dit, oui, mais ça veut dire sortir de l'Europe.
05:03Il dit, attendez, vous m'avez mal compris, en fait,
05:05je veux discuter avec l'ensemble des partenaires européens,
05:08et on va trouver une solution ensemble.
05:10Enfin, ça n'a plus rien à voir avec ce qu'il disait la semaine dernière.
05:12On n'est plus du tout sur, on fout toute la dette au feu,
05:15et ça n'a aucun intérêt, ça a changé.
05:16Vincent, moi je veux savoir, est-ce que c'est une partie du système,
05:19vous l'appelez ainsi médiatique et politique,
05:21qui a caricaturé la proposition de Jean-Luc Mélenchon,
05:24ou est-ce que c'est lui-même qui varie, Jean-Luc Mélenchon, d'un jour à l'autre ?
05:28Mais on est exactement où il voulait aller,
05:30puisque de toute façon, il sait très bien que ce n'était pas possible.
05:32Donc, il nous a emmenés dans un débat qui n'a aucun sens,
05:35et puis maintenant, on arrive au fait de dire,
05:37il faudra discuter avec les autres États européens, évidemment,
05:40et puis en phrase complète.
05:41– Il y a quelques jours sur ce plateau à la place de M. Besancenot,
05:43Henri Guénaud, Henri Guénaud, ancien cancier de Nicolas Sarkozy,
05:46on ne peut pas dire qu'il partage les bancs de M. Besancenot,
05:49peut-être, je ne le sais pas, peut-être les huitquels.
05:51– Je ne sais plus, mais là aussi, ça sera une deuxième nouvelle,
05:54dans tout le cas, il y a des convictions politiques.
05:56– Oui, et il a affirmé que ce n'était pas impossible,
05:58et que c'était une question politique en réalité.
06:00– Ça ne marche jamais, pardon ?
06:01– Ça ne marche jamais.
06:02– Monsieur, est-ce que vous n'êtes pas le parti de l'impossibilisme,
06:05vous dites tout de suite que ça ne marche jamais ?
06:06– Oui, essayez, vous verrez, ça ne marche jamais,
06:08ça se termine toujours mal, les affaires d'annulation de dettes pour les pays.
06:10Dans l'histoire, ça a toujours été le cas.
06:11– Ça marche, mais ça porte un nom, c'est Frexit ou inflation.
06:14Ça marche, mais ça porte un nom.
06:15– Mais là, on refait le débat, sans arrêt, on revient sur ce que c'est possible ou pas possible.
06:19– Attendez, pardonnez-moi, moi je trouve que le débat est légitime.
06:21– C'est pas bon, mais au-delà de légitime,
06:22il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon qui l'a évoqué.
06:24Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs, il a ressorti sur les réseaux sociaux
06:26un extrait d'Aurore Laluc.
06:27Alors, Aurore Laluc, ça ne dit peut-être pas grand-chose à ceux qui nous regardent,
06:29mais c'est quand même la co-présidente de Place Publique,
06:31le parti fondé par Raphaël Glucksmann,
06:33qui elle-même plaidait pour cette même option,
06:35il y a quelque temps, dans une tribune, dans un journal,
06:37dans un grand quotidien national.
06:38Donc, si vous voulez, on ne fait pas seulement ni le jeu,
06:41ni le débat de Jean-Luc Mélenchon, c'est un débat qui existe,
06:43mais qui porte absolument un nom, ça s'appelle soit Frexit, soit inflation.
06:46– Mais on peut débattre que la terre est plate aussi, mais c'est…
06:48– Ça ne marche jamais.
06:49– J'ai pas encore fait le tour.
06:50– Mes amis, s'il vous plaît, est-ce qu'une dette peut être annulée ?
06:53À quoi sert une dette ?
06:54À investir ou à s'endetter de nouveau ?
06:56Qui détient notre dette ?
06:57Est-ce que ce sont en partie des créanciers étrangers ?
06:59Sommes-nous dépendants vis-à-vis de ces créanciers-là ?
07:01Moi, je trouve que c'est éminemment important.
07:03– C'est là qu'on voit l'art politique,
07:05la maîtrise politique de Jean-Luc Mélenchon,
07:07c'est-à-dire qu'on est, nous sommes, ce soir,
07:09et d'ailleurs depuis à peu près une semaine,
07:11sur son terrain politique, c'est-à-dire qu'il a défini le terrain de jeu,
07:14et donc, lui, adopte une position
07:17qui est volontairement, à mon sens, peut-être caricaturale au départ,
07:22qu'il a amendée et précisée devant le patronat,
07:25mais je pense que c'est une stratégie,
07:27et c'est fait pour que chacun se positionne par rapport à lui,
07:31et d'ailleurs ça a été le cas depuis une semaine,
07:33ça ne veut pas dire que le débat est illégitime,
07:35mais ça montre que je trouve qu'à ce stade,
07:38il y a assez peu de candidats à la présidentielle
07:40qui sont capables de faire ça,
07:41qui sont capables de lancer une mesure
07:43et de faire tourner tout le débat politique
07:45pendant une semaine autour de leur proposition.
07:48C'est quand même un débat récurrent,
07:50on parle de la Grèce,
07:51on peut prendre tous les exemples de ces dernières années,
07:54il y a une question qui pose une légitimité,
07:55qui est d'abord pour moi démocratique,
07:57c'est que ça ne soit pas confiné dans un débat d'experts,
07:59c'est pour ça qu'on pourrait imaginer qu'il y a un audit public
08:01pour savoir précisément ce qui se niche ou pas
08:03dans cette fameuse dette publique et qu'on y voit plus clair.
08:05Quand on parle simplement de la part de la BCE,
08:07en réalité c'est un peu l'arbre qui cache la forêt,
08:09parce que là c'est la partie qu'on pourrait se rembourser à nous-mêmes.
08:12Derrière ça, et moi ce qui m'intéresserait,
08:13c'est de connaître la part spéculative,
08:16purement spéculative,
08:17c'est-à-dire celle qui est liée à l'effet boule de neige,
08:19comme on l'appelle,
08:19c'est-à-dire celle qui fait que les intérêts
08:21deviennent plus importants
08:22que la croissance réelle de l'économie
08:26et du développement des richesses,
08:27et qui fait que sur cette part purement spéculative,
08:30qui est peut-être, mais là encore il y a des estimations,
08:32je vais terminer,
08:33pour moi en tous les cas,
08:35c'est la part peut-être un tiers de la dette
08:37sur laquelle on spécule directement,
08:39parce que quand on parle,
08:41on va emprunter au marché financier,
08:43c'est qui les marchés financiers ?
08:44C'est des banques,
08:45c'est des banques qui spéculent
08:46sur cette fameuse dette publique-là,
08:48donc il y a un mécanisme pour moi
08:49qui est absolument redoutable,
08:50et je vous dis qui est aussi vieux
08:51que le monde capitaliste,
08:52qui consiste à créer les déficits,
08:55non pas par plus de dépenses publiques,
08:57mais parce qu'il y a moins d'entrées,
08:59il y a moins d'entrées
08:59parce qu'on a une fiscalité
09:00de moins en moins justement redistributive,
09:04donc l'État en conscience
09:05se prive d'argent,
09:06l'État étant prêté,
09:08et donc maintenu artificiellement
09:10au bord du gouffre,
09:12l'État emprunte,
09:12à qui ?
09:13À des spéculateurs.
09:14Donc la moindre des choses,
09:15ça serait de commencer,
09:16si on estime que ce débat est légitime,
09:18précisément par un débat public,
09:19une commission,
09:20pour qu'on nous présente ça.
09:22C'est documenté,
09:23on sait que la part de la BCE
09:25de la Banque de France,
09:26c'est 18%,
09:26on sait que les investisseurs étrangers,
09:30en gros c'est 50% de la dette,
09:31c'est documenté déjà.
09:32Il y a une expression,
09:33vous dites,
09:34si je peux me permettre,
09:35vous nous avez manqué,
09:36le monde capitaliste,
09:37ça fait longtemps que je n'ai pas entendu.
09:39Il fallait que je revienne,
09:40vous êtes de retour.
09:42C'est Marx en fait,
09:43vous savez pas ?
09:43Oui, c'est bien.
09:45Il m'arrive d'avoir des références aussi
09:47qui peuvent vous surprendre.
09:47En 1852,
09:48explique exactement ça,
09:49c'est-à-dire que contrairement à ce qu'on pense,
09:50le déficit déjà à l'époque
09:52est le poste principal
09:53de l'enrichissement
09:54d'une toute petite classe.
09:56Mais face à vous,
09:57enfin face à vous en tous les cas,
09:58face au candidat,
09:59il y avait des chefs d'entreprises
09:59qui disent moins de normes,
10:01moins de taxes,
10:01évidemment moins d'endettements
10:02et vous dites monde capitaliste.
10:04Moi j'aimerais savoir
10:05comment vous les appréhendez,
10:07qu'est-ce qu'ils représentent pour vous ?
10:08On entend depuis quelques jours
10:09une petite musique qui revient,
10:11pas petite d'ailleurs,
10:12anti-riches,
10:13même qualifiant parfois,
10:14je ne confonds pas,
10:15chef d'entreprise et milliardaire,
10:16mais on parle de nuisibles.
10:18Écoutez ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon
10:19en arrivant justement à cette rencontre.
10:21Vous me direz
10:21si vous reprenez ce mot,
10:23tout simplement.
10:24Le Rassemblement national,
10:26c'est un parti lamentable
10:28et il y a des patrons lamentables.
10:29Ils se retrouvent.
10:30Et puis il y en a d'autres,
10:31non.
10:32Alors ils se retrouvent avec moi.
10:33Qu'est-ce que vous pensez d'eux ?
10:34Ils sont bien.
10:35Pourtant,
10:37je suis anticapitaliste,
10:38tout le monde le sait.
10:40Il y a des patrons lamentables.
10:42Je croyais que vous alliez
10:42me faire réagir sur Jean-Luc Mélenchon,
10:44anticapitaliste,
10:44et tout le monde le sait.
10:45C'est pour ça.
10:46Ah, ça vous fait réagir.
10:47Ce n'est pas une évidence.
10:48Donc bon, c'est bon à savoir.
10:49Si, si,
10:50ça fait partie de la discussion.
10:52Moi j'essaie de le prendre
10:53justement d'un point de vue du système,
10:54des classes,
10:55des forces sociales
10:56qui aujourd'hui s'accapare,
10:58vampirise,
10:59moi je dirais ça,
10:59oui, une grande partie des richesses.
11:00Mais pourquoi exalter
11:01cette lutte des classes ?
11:03La lutte des classes,
11:04elle n'a pas besoin de moi
11:04ni de Jean-Luc Mélenchon
11:05pour être exalté.
11:06Vous mettez un peu de bûche
11:07quand même dans la cheminée.
11:08Non, vous savez précisément,
11:09Warren Buffett,
11:09qui est un grand milliardaire,
11:10il y a quelques années,
11:11il disait non,
11:11ce n'est même pas une lutte de classe,
11:12c'est une guerre de classe.
11:13Et vous savez quoi ?
11:14C'est ma classe,
11:15celle des riches
11:15qui est en train de la gagner.
11:16Pas de moi,
11:17c'est de Warren Buffett.
11:17Donc la lutte de classe,
11:18elle est exacerbée.
11:19Aujourd'hui,
11:20on vit dans une société,
11:20pour ça je dis quand même,
11:21ça a un petit sens,
11:22quand on commence ou pas
11:23sur les terres du MEDEF,
11:24on aurait pu imaginer
11:25une campagne qui débute
11:25en disant combien d'écoles il nous faut,
11:27combien de services publics il nous faut,
11:28quel type de revenus
11:30on peut permettre.
11:30Enfin, moi je ne sais pas,
11:31je suis entouré comme beaucoup
11:32de tas de personnes
11:33qui vivent aujourd'hui
11:33un déclassement,
11:34un appauvrissement,
11:35une précarisation de la société.
11:37Les gens sont acquis,
11:37sont à deux doigts
11:38de péter les plombs.
11:39Je veux dire,
11:40il y a un tissu de solidarité.
11:41Donc ça,
11:42c'est quand même une réalité.
11:44Donc aujourd'hui,
11:44moi je parle de répartition des richesses.
11:46Nous sommes d'accord.
11:47Mais la richesse,
11:48pour moi,
11:48elle est fabriquée par là.
11:49Oui, mais monsieur Besançon,
11:50on peut avoir dans un meeting
11:52un ouvrier,
11:53un chef d'entreprise,
11:54on peut avoir un postier
11:55et un patron,
11:56c'est possible aussi,
11:57sans qualifier,
11:58soit des chefs d'entreprise
11:59et derrière eux,
12:00des millions de Français de la Manta,
12:01puisqu'ils votent pour un parti.
12:03Non mais moi je qualifie les choses,
12:04c'est-à-dire la petite,
12:05parce que je ne suis pas né non plus
12:05de la dernière pluie,
12:06le MEDEF qu'essaye de se faire passer
12:08en gros pour les défenseurs
12:09des artisans et des commerçants
12:10et des petits entrepreneurs,
12:11ça va à 30 secondes.
12:12La réalité,
12:13c'est qu'aujourd'hui,
12:13on a une espèce de complainte politique
12:15organisée par le MEDEF à la rentrée.
12:16On ne peut rien faire.
12:17Qu'est-ce qu'on fait ?
12:18Il y a trop d'impôts.
12:19Mais vous savez quoi ?
12:20Si on leur retire les impôts,
12:22comment ils vont les toucher
12:22les 211 milliards d'aides publiques
12:24qui vont aux entreprises
12:24en contrepartie ?
12:26Donc au bout d'un moment,
12:27c'est bien beau
12:27de bénéficier d'une politique.
12:29Ça fait longtemps qu'on ne vous a pas vus,
12:30mais le discours n'a pas changé.
12:31Alors ça va dans le sens
12:32de votre cohérence,
12:33mais disons...
12:34Il y a des choses sur lesquelles
12:35j'essaye de changer,
12:36c'est-à-dire l'urgence de la situation
12:38qui fait que moi je doute
12:40de beaucoup de choses
12:40et que le doute,
12:41je pense que ça participe
12:43à donner des convictions
12:44parfois différentes.
12:45Donc je bouge,
12:45mais sur l'essentiel,
12:46face à ce système-là,
12:48aujourd'hui,
12:48les entreprises du CAC 40,
12:49elles ont pété leur score
12:50de 40%.
12:51Le MEDEF, pour moi,
12:52vous me posez la question,
12:53représente ce camp-là
12:54dans le patronat
12:55et pas les plus petits.
12:55Oui, les mots,
12:56ce camp-là.
12:56C'est un camp patronal.
12:58C'est un syndicat
12:59d'un milieu social,
13:00c'est une réalité sociale.
13:02Ce qui a changé,
13:02c'est que le NPR,
13:03en revanche,
13:04ne présentera pas de candidat
13:05cette année à l'élection présidentielle.
13:06Vous rigoliez tout à l'heure
13:07en disant à Jean-Luc Mélenchon
13:08qui se définit lui-même
13:09comme anticapitaliste.
13:10Le NPR ne présente pas de candidat,
13:11vous l'avez vous-même été
13:12par le passé.
13:13Est-ce que ça veut dire
13:13que Jean-Luc Mélenchon,
13:14aujourd'hui,
13:14c'est votre candidat ou pas ?
13:15On a des discussions avec eux,
13:17on a décidé en effet
13:17de ne pas se présenter,
13:18ce qui a un sens politique.
13:26On continue à avoir des discussions
13:27et des désaccords.
13:29Et dans ce cadre-là,
13:31participer à une proposition
13:32qu'elle a l'air,
13:32de faire une candidature
13:33de rassemblement de gauche de rupture.
13:34Mais ça,
13:35je pourrais être tout à fait honnête,
13:36on n'a pas la main.
13:37Une question un poil provoquante.
13:39Est-ce que pour une fois,
13:39vous serez d'accord avec Laurent Nunez ?
13:41Est-ce que vous dites
13:41que la France insoumise
13:42est d'extrême-gauche ?
13:43Non, pour moi,
13:44la France insoumise
13:45n'est pas d'extrême-gauche.
13:46Donc même là-dessus,
13:47vous n'êtes pas d'accord
13:47avec Laurent Nunez ?
13:48Non, mais ça,
13:49ce n'est pas une nouveauté.
13:50Je ne vous aurais pas
13:51fait le pari de la réponse.
13:52Peut-être que je vais vous faire
13:52tomber de votre tabouret.
13:53Mais moi,
13:54je ne suis pas d'extrême-gauche,
13:54je suis de la gauche révolutionnaire.
13:55Si vous me demandez
13:56comment je me qualifie à moi,
13:58ce qui est extrême,
13:58c'est la violence de cette société.
13:59Il y a les projets,
14:00propositions contre propositions,
14:02je voudrais y venir
14:02parce qu'Edouard Philippe
14:03a dit qu'il fallait travailler plus.
14:05Je pense que là,
14:05cette petite musique aussi,
14:06on la connaît depuis un certain temps.
14:08Et par ailleurs,
14:09dans un excellent journal,
14:11Le Figaro, toujours.
14:13Il faut lire ce journal.
14:14Ça tombe bien, c'est un quotidien.
14:16Alors, ça tombe bien
14:17parce que là,
14:17les propositions,
14:18elles sont qualifiées
14:19de propositions choc.
14:20Il veut s'attaquer
14:21aux indemnités chômage.
14:22Il veut réduire ses indemnités
14:23à 12 mois.
14:24C'est d'ailleurs dans la ligne,
14:25lors, je le dis sous votre contrôle,
14:26d'Emmanuel Macron
14:27qui a toujours voulu inciter
14:28tous ceux qui sont sans emploi
14:29à retourner plus vite
14:31sur le marché.
14:32On va venir sur le fond.
14:34Mais très honnêtement,
14:35ce n'est pas un peu prendre,
14:36et quelle que soit
14:37ce qu'on pense des candidats,
14:38les choses un peu
14:39par le petit bout de la lorgnette.
14:40Notre pays a besoin
14:41d'investissement,
14:42a besoin de productivité.
14:44Cette musique,
14:44on l'entend depuis,
14:45c'est peut-être nécessaire,
14:46mais depuis des années.
14:47Vous qui êtes spécialiste
14:48de ces questions,
14:48comment vous avez appréhendé cela ?
14:50C'est-à-dire qu'Édouard Philippe,
14:51il a fait des déclarations ce matin
14:52avant d'arriver
14:53pour être bien accueilli.
14:54D'ailleurs, ça a été le cas.
14:56Les patrons étaient très contents
14:57qu'on propose de baisser
14:58à l'assurance chômage
14:59parce qu'ils considèrent
15:00que ce n'est pas assez incitatif
15:01aujourd'hui
15:02pour retourner au travail.
15:03Mais ce qui a vraiment émergé
15:05là, dans le débat aujourd'hui,
15:06c'est ce que je trouve intéressant,
15:07c'est qu'on a un thème de campagne
15:09sur lequel les candidats
15:10ne sont pas d'accord
15:10et sur lequel il y a eu un échange,
15:11ce sont les retraites.
15:13C'est-à-dire qu'on a eu
15:13des différences de point de vue
15:15exprimées avec un projet
15:16de société proposé
15:17par Marine Le Pen,
15:19avec Jean-Luc Mélenchon
15:20qui est complètement
15:21dans autre chose.
15:22Il y a eu une émergence
15:23là d'une discussion
15:25avec est-ce qu'on fait
15:26une réforme paramétrique
15:27avec la question de l'âge,
15:28avec des candidats
15:28qui refusent de se positionner.
15:30Édouard Philippe
15:30a à nouveau botté en touche
15:32parce qu'il ne veut surtout
15:32pas donner une borne d'âge.
15:34On a Gabriel Attal
15:35qui revient sur ce qu'il avait dit
15:37auparavant.
15:38C'est vraiment là
15:38où on a un sujet.
15:39Il faudra travailler
15:40plus longtemps quand même.
15:40Mais il ne donne pas d'âge.
15:42On lui a demandé peut-être
15:42six fois sur la question de l'âge
15:43et il n'a jamais répondu.
15:45Écoutons Édouard Philippe
15:46et l'analyse de Chloé Morin
15:47juste après.
15:49Tous les pays d'Europe,
15:51tous,
15:52ont eu le courage
15:53de dire,
15:54compte tenu de nos démographies
15:55et compte tenu de notre envie
15:57de préserver le modèle social
15:59et le pouvoir d'achat des actifs,
16:00nous allons devoir travailler
16:01plus longtemps.
16:02Le courage en France
16:04et ceux qui rasent gratis
16:05ne diront pas ça.
16:06Mais tous les autres
16:07doivent accepter de dire
16:08que oui,
16:09nous allons devoir travailler
16:09un peu plus
16:11si nous voulons préserver
16:12notre modèle social
16:14et notre richesse.
16:15Oui,
16:15et j'ajoute quand même
16:16les propositions
16:17sur l'indemnité chômage.
16:20C'est peut-être
16:22qu'il a considéré
16:22qu'il fallait encore
16:23durcir le ton.
16:24Il y a une étiquette
16:25de centriste mou
16:26qui lui colle à la peau.
16:28Ça vous fait sourire
16:28mais à raison ou pas.
16:30Donc il essaye
16:30de la décoller
16:31et il va aussi
16:32avec ces propositions.
16:34La question des retraites
16:35manifestement,
16:36ce sera l'un des sujets
16:38majeurs de la campagne
16:39et l'une des inconnues
16:41qui était jusqu'à ce débat
16:44c'était de savoir
16:44si Marine Le Pen
16:45finalement allait amender
16:46son projet
16:47puisqu'elle est taxée
16:48de socialiste
16:49et même de vouloir
16:50revenir aux retraites
16:52telles que proposées
16:55à l'époque de France
16:56la réponse est non
16:57et c'est intéressant
16:58parce qu'elle a
16:59complètement assumé ça
17:00et d'ailleurs elle a dit
17:01que ce n'était pas
17:02un sujet comptable
17:03pour elle
17:03mais que c'était
17:03un sujet de justice
17:05un sujet de société
17:06et donc elle a répété
17:08qu'on serait
17:09pour ceux qui
17:10commencent à travailler
17:11à 9 millions.
17:11Non mais elle ne bouge pas
17:12c'est-à-dire qu'au fond
17:13elle, elle veut enterrer
17:14la réforme
17:16puisqu'il ne faut rappeler
17:17à nos télésplicateurs
17:17que la réforme
17:19qui avait été votée
17:19en 2023
17:20elle est suspendue
17:21et s'il n'y a pas
17:23une autre qui vient
17:24prendre la place
17:25c'est celle de 2023
17:26qui s'appliquera
17:26à nos télésplicateurs.
17:27Au-delà des chiffres
17:28des paramètres
17:29ce qui me frappe
17:30je ne sais pas si vous êtes d'accord
17:31malgré tout
17:32on a compris
17:33c'est le monde anticapitaliste
17:34ce n'est pas votre monde
17:35celui des patrons
17:36même s'il y a des chefs
17:37d'entreprise
17:37de petite taille
17:39de très petite d'ailleurs taille
17:40mais c'est les retraités
17:42par rapport aux plus jeunes
17:43c'est les chômeurs
17:45par rapport aux actifs
17:46c'est les riches
17:46par rapport à ceux
17:47qui ont évidemment moins
17:48et qui souffrent
17:50c'est une société
17:51je ne sais pas
17:52qui vous fait rêver
17:53pour notre pays ?
17:54Non évidemment non
17:54c'est une société
17:55qui est complètement fragmentée
17:56qui est complètement éclatée
17:57je pense même
17:58qu'il y a plus
17:59que de l'atomisation
18:00Anna Arendt par exemple
18:01parlait de phénomène
18:02de désolation
18:03pour évoquer
18:04ce qui peut constituer
18:05une base sociale
18:06des phénomènes autoritaires
18:06je crois que ça
18:08y contribue
18:08énormément
18:09donc c'est une question
18:10extrêmement politique
18:11là aussi la question des retraités
18:12vous disiez que je ne change pas
18:13Edouard Philippe non plus
18:14visiblement
18:14puis la plupart des candidats
18:15que j'entends
18:16c'est la même musique
18:17d'une politique
18:17qui est appliquée
18:18dans tous les domaines
18:18qu'on vient d'évoquer
18:20réforme chômage
18:21retraite
18:21travailler plus longtemps
18:22baisser les indemnités
18:24bref
18:25au-delà de ce que je pense
18:26de ce type de réforme libérale
18:27vous imaginez que
18:28ce n'est pas que du bien
18:29on pourrait au moins partir
18:30du constat que visiblement
18:31ça ne marche pas
18:31puisque le chômage
18:32est à la hausse
18:33donc moi
18:34si j'avais une quelconque
18:36je ne sais pas
18:37un quelconque bras long
18:38vis-à-vis de la gauche
18:39y compris de la gauche de rupture
18:40ce serait de reprendre
18:41un certain nombre de revendications
18:42qui soient celles
18:43du thème
18:44du partage
18:44du temps de travail
18:46voilà
18:47le partage du temps de travail
18:48si aujourd'hui
18:48vous additionnez l'ensemble
18:50des heures travaillées
18:51par les salariés
18:52qui sont à temps complet
18:54et bien
18:54si vous les répartissiez
18:55non pas sur 21
18:5622 millions
18:57qui sont le nombre de salariés
18:58à temps complet
18:59mais 24 ou 25
19:00ou 26 millions
19:01c'est-à-dire que
19:02vous répartissez
19:03ce nombre d'heures
19:04en y intégrant
19:05les 3 à 4 millions
19:06de chômeurs
19:07et bien
19:08fatalement
19:08il n'y a pas besoin
19:09d'avoir fait l'ENA
19:10comprendre que vous avez réparti
19:12je termine
19:12dans cette explication-là
19:13comment vous répartissez
19:15le nombre d'heures travaillées
19:16par plus de bras
19:17plus de cerveaux
19:18vous avez réduit
19:19le temps de travail
19:19pas parce que vous voulez
19:21spécifiquement réduire
19:22le temps de travail
19:22mais parce que vous l'avez partagé
19:23j'imagine que vous ne partagez
19:25pas ce point de vue-là
19:25non mais c'est la démographie
19:26qui est importante
19:27c'est la mère des disciplines
19:29non mais pas que
19:29il y a la productivité aussi
19:30on pourrait rentrer dans les détails
19:31il y a la productivité
19:32même si elle a des problèmes
19:33aujourd'hui liés en particulier
19:34à des phénomènes
19:35on verra si c'est au long cours ou pas
19:36il y a aussi d'autres éléments paramétriques
19:38je vous dis simplement
19:39peut-être que ça ne vous parle pas
19:40que le mouvement ouvrier
19:41cette histoire longue
19:42de la gauche sociale politique
19:43à laquelle moi je me réfère
19:43elle est née historiquement
19:45sur ce type de revendications
19:468 heures de travail
19:478 heures de travail
19:48vous parlez comme s'il y avait
19:49plus d'actifs demain
19:50comme s'il y allait avoir
19:51de plus en plus de monde
19:52sur le marché du travail
19:52mais ça c'est faux
19:53non mais je vous explique
19:54que là il y a au moins
19:554 à 5 millions de personnes
19:57qui n'y sont pas
19:57et qui n'attendent qu'une chose
19:58c'est pouvoir y aller
19:59du côté des plus jeunes
20:00du côté des seigneurs
20:01donc peut-être que vous ne le partagez pas
20:03moi je propose une option
20:04qui est celle
20:05mais quoi la démocratie ?
20:06c'est le début en fait
20:07le début de quoi ?
20:08en fait quand vous avez
20:09moins d'actifs sur le marché du travail
20:11les problèmes ne sont absolument plus les mêmes
20:13madame la question des retraites
20:14n'est pas d'abord un problème démographique
20:16c'est un problème de répartition
20:17des mêmes mathématiques
20:18mais écoutez pardon
20:19c'est mathématique
20:21non c'est pas mathématique justement
20:22et moi je refuse
20:23et je refuse dans la matière
20:25tout est logique
20:26mais pourquoi les français
20:26seraient différents des allemands
20:28des espagnols
20:28socialistes d'ailleurs
20:30italiens
20:30qui ont tous porté
20:32l'âge de départ à la retraite
20:33à 65, 66, 67
20:36sur les moments d'éclat
20:37ça j'ai pas changé non plus
20:39ça nous fait un point commun
20:41si vous voulez comparer
20:42on va comparer tous les éléments
20:43ne sortez pas simplement
20:44l'âge de départ à la retraite
20:45des systèmes de protection sociale
20:46qui ne sont pas les mêmes
20:48le nombre de cotisations
20:49et d'annuités
20:50qui est un élément
20:50extrêmement important
20:51qui ne sont pas les mêmes
20:52la petite musique
20:53au-delà de ce que je pense
20:53c'est pour ça
20:54qu'on ne sera toujours pas d'accord
20:55sur cette question-là
20:55je conteste l'idée
20:57que ce soit une logique
20:58algébrique et mathématique
20:59c'est une question de société
21:01la cotisation sociale
21:02que vous passez
21:03à qualifier
21:04sur ces plateaux télé
21:05en permanence
21:05de charge sociale
21:06pour moi
21:07c'est du salaire socialisé
21:09c'est un choix de société
21:12la différence
21:12c'est que moi
21:12je ne veux pas
21:13le système de répartition
21:14Marine Le Pen
21:14elle ne dit pas
21:15que c'est du salaire socialisé
21:16elle dit
21:18c'est un choix de société
21:19et là vous êtes d'accord
21:19ça ne se prend pas
21:20le salaire socialisé
21:21ça veut dire
21:21que c'est une partie
21:22de nos revenus
21:23que nous mettons
21:24dans un pot commun
21:25vous ne voulez pas
21:26en réalité sauver
21:27le système de répartition
21:27alors que moi
21:28je veux le sauver
21:28je pense que
21:29si nous ne portons pas
21:32rapidement
21:3564, 65, 66
21:36et bien
21:37nous serons incapables
21:38de financer
21:38votre retraite
21:39la retraite
21:41c'est pas nouveau
21:43mais je peux vous poser
21:43une question
21:43parce qu'il y a quelque chose
21:44qui change dans la campagne
21:45que j'entends
21:46de plus en plus fort
21:47et de plus en plus décomplexé
21:48y compris à gauche
21:49puisque visiblement
21:50certains l'amènent
21:50c'est la question
21:51de la retraite
21:52par capitalisation
21:53c'est-à-dire d'en finir
21:54avec une partie
21:54de la retraite
21:55c'est député socialiste
21:56Philippe Brun
21:57qui assume
21:58je vous dis que là
21:58je note un glissement politique
22:00donc moi je pose cette question
22:01ça s'appelle la lucidité
22:02non ?
22:03non ça s'appelle du business
22:04et moi j'aimerais quand même
22:05qu'on m'explique
22:06parce que les capitalistes
22:08quand même
22:08ont plein de défauts
22:10dans l'idée que je me fais
22:11d'un type de société
22:12qu'on peut construire
22:12mais il faut le reconnaître
22:13un mérite
22:13en général
22:14c'est qu'ils ne placent pas
22:15leurs œufs
22:16dans un business
22:16qui est un business déficitaire
22:18alors moi je pose la question
22:18à tous ceux qui nous regardent
22:19ce fameux système de retraite
22:21de protection sociale
22:22qui est déficitaire
22:23qui a un boulin
22:24on ne peut plus
22:24on nous propose quoi ?
22:25de le capitaliser
22:26étrange
22:27moi je souviens la question
22:28je trouve que la question
22:31c'est qui ont ouvert un plan
22:32d'épargner de retraite
22:35défiscalisé
22:35et donc ils ont déjà
22:36déclenché ça
22:37non la question
22:37je ne dis pas
22:38la réponse
22:39la question n'est pas pertinente
22:40parce qu'elle est à l'envers
22:41c'est pas le système financier
22:43qui est investi
22:44dans le système social
22:46c'est pas du tout ça
22:47c'est pas les
22:48vous me dites pourquoi
22:50pourquoi les financiers
22:51ou le monde capitaliste
22:52investit aujourd'hui
22:53pour quelque chose
22:54veut investir
22:55c'est pas du tout
22:56comme ça que ça marche
22:57c'est à dire
22:57personne n'investit dans rien
22:58c'est pas ça
23:00peut-être que je me suis mal
23:01fait comprendre
23:01c'est possible
23:01je vous dis simplement
23:02qu'on entend de plus en plus
23:03de capitalisation
23:04ça veut dire quoi
23:04ça veut dire qu'on veut
23:05soumettre aux lois
23:07de l'économie de marché
23:08ça veut dire
23:08on cherche des solutions
23:09parce que vous voulez
23:11vous voulez pas financer
23:12je ne m'adresse pas
23:13particulièrement à vous
23:14je sais qu'on n'est pas d'accord
23:15mais dans l'optique
23:15qu'on ait un échange
23:17avec des options différentes
23:19des solutions différentes
23:19mais la protection sociale
23:21bon an mal an
23:21est un système
23:22qui est né
23:23après la seconde guerre mondiale
23:24et qui échappait
23:25bon an mal an
23:26au système de l'économie
23:27de marché
23:27les premiers
23:29à mettre sur le tapis
23:30les projets de capitalisation
23:31dans la retraite
23:32sont des assureurs
23:33et des assurances privées
23:34parce que pour eux
23:35vous prenez le budget
23:36de la protection sociale
23:37c'est un budget
23:37qui est supérieur
23:38d'un tiers à celui de l'Etat
23:39c'est de l'argent
23:40qui dort
23:40c'est de l'argent
23:41qui sommeille
23:42de leur revue
23:42je ne vous ai pas dit
23:43qu'ils étaient en train d'investir
23:44je pense qu'ils crèvent
23:45je ne pense pas
23:46que vous allez les convaincre
23:47et qu'ils vont qu'on vous convaincre
23:50je précise
23:51dans quelques instants
23:55après votre débat
23:56vif et très intéressant
23:57Alexandre Jardin
23:58sera avec nous
23:59je le précise
24:00parce que parfois
24:00parfois je dis bien
24:02et ça dépend peut-être
24:02qu'une partie de français
24:03en regardant
24:04non pas notre débat
24:06mais parfois
24:06le spectacle
24:07le nombre de candidats
24:08se disent
24:08mais quel théâtre
24:09est-ce que c'est à la hauteur
24:11véritablement des enjeux
24:12lui fait partie
24:12de ces gens
24:13qui ne se reconnaissent pas
24:14du tout dans l'offre
24:15et pourtant il y a
24:16une trentaine de candidats
24:17c'était très bon
24:18il y a peut-être plus encore
24:18vous voulez nous faire
24:20non
24:21Alexandre Jardin
24:22a totalement tort
24:22aujourd'hui c'était très bon
24:23c'était pas du tout du théâtre
24:24c'était très sérieux
24:25c'était très argumenté
24:26il a tort
24:27il n'a pas encore parlé
24:28arrêtez de faire
24:29de procès d'intention
24:29ça fait longtemps
24:30que je n'ai pas vu
24:30une entrée en campagne
24:31autant de tentés
24:32est-ce que vous
24:33pardonnez-moi Bruno
24:34de vous le dire
24:35de manière directe
24:36les conversations des français
24:37ne sont pas forcément
24:38les vôtres
24:38vous êtes la tête
24:40dans le guidon
24:40de ces débats
24:41je pense que les français
24:43qui ont regardé
24:43ont dû se dire
24:44c'était intéressant
24:44c'était concret
24:46c'était pas du théâtre
24:47écoutons Marine Le Pen
24:48sur la nécessaire
24:49réduction du train de vie
24:51de l'état
24:52moi il m'apparaît
24:53que le premier
24:54qui doit faire un effort
24:55c'est l'état
24:56et il doit baisser
24:58drastiquement
24:58son train de vie
25:00voilà ce que je viens dire
25:02parce que oui
25:02je suis très inquiète
25:03par la situation
25:04de la dette
25:05nous présenterons
25:06notre trajectoire
25:07de rétablissement
25:09des finances publiques
25:10avec 125 milliards
25:12d'euros d'économie
25:14pourquoi ?
25:14pas parce que ça me fait plaisir
25:16parce qu'il est absolument
25:17nécessaire de le faire
25:19mais je vais raconter
25:20les coulisses
25:21aux téléspectateurs
25:22vous me connaissez
25:23moi je suis capable
25:24pas de tout
25:25vous me rassurez aujourd'hui
25:26un peu
25:28mais dis-donc
25:29c'est vif
25:30bah oui parce que
25:31tout à l'heure
25:31le débat s'est engagé
25:32pour dire que Marine Le Pen
25:33n'avait pas changé
25:33alors c'est vrai que
25:34sur la question des retraites
25:35elle n'a pas changé son discours
25:36et c'est pas moi
25:36qui vais défendre
25:37ni le retour à 62
25:38et encore moins à 60 ans
25:39des retraites
25:40pour autant
25:41je pense que ce soir
25:42moi l'enseignement
25:44que je retiens plutôt
25:44de la prestation
25:45de Marine Le Pen
25:45c'est qu'elle a fait évoluer
25:47son discours
25:47sur deux points cruciaux
25:49d'abord elle propose
25:49un plan de réduction
25:50bien entendu
25:50de 125 milliards d'euros
25:52du train de vie d'État
25:53qu'elle présentera
25:54avant le projet
25:55de PLF 2027
25:56c'est-à-dire dans les prochaines semaines
25:57pour ceux qui nous regardent
25:58le budget 2027
25:59c'est demain
25:59c'est cet automne
26:00que Sébastien Lecornu
26:00doit le boucler
26:01devant le Parlement
26:02donc dans les prochaines semaines
26:03Marine Le Pen
26:03va nous proposer
26:04125 milliards d'euros
26:05d'économies
26:06on confoue souvent
26:07les économies
26:07avec l'effort budgétaire
26:08c'est pas la même chose
26:09les économies
26:10c'est-à-dire des réductions
26:11j'attends de voir
26:12et puis elle a dit
26:12une deuxième chose
26:13très importante
26:14Marine Le Pen ce soir
26:14elle s'est convertie
26:16à la règle d'or budgétaire
26:17c'est une révolution
26:19copernicienne
26:19dans le logiciel économique
26:20du Rassemblement National
26:21et je termine d'un mot
26:22pardon
26:22elle le fait au moment même
26:24où Le Figaro révèle ce soir
26:25que son conseiller économique
26:27conseiller spécial
26:28c'est un homme
26:28dont le nom ne dit rien
26:29c'est une information
26:30que vous nous donnez ce soir
26:31François Durvie
26:32quitte le navire
26:33du Rassemblement National
26:34c'est un conseiller économique
26:35polytechnicien
26:36quadragénaire
26:36qui avait été recruté
26:38par Jordan Bardella
26:38précisément pour
26:39c'est l'expression de François Durvie
26:40créer des ponts
26:41avec les milieux économiques
26:43et bien il nous dit ce soir
26:43qu'il n'est pas capable
26:44de défendre un programme
26:45dans lequel il ne croit pas
26:46il fait allusion
26:47à la réforme des retraites
26:48donc vous avez raison
26:49elle ne change pas sur ce point
26:50pour autant
26:50elle envoie des signaux
26:52sur la ligne économique
26:53sur les 125 milliards
26:54il ne fait pas grand chose
26:56pardonnez-moi
26:56les autres
26:56on attend de voir aussi
26:57soyons honnêtes
26:58avec tous les candidats
26:59elle va le dire
27:00elle va expliquer l'enjeu
27:01parce qu'en réalité
27:02tant que Jordan Bardella
27:03devait être candidat
27:05c'est vrai que les milieux économiques
27:07et notamment
27:08les grands patrons
27:09le trouvaient plus libéral
27:10et surtout plus malléable
27:12et évidemment
27:13depuis qu'elle a repris la main
27:15elle a toujours eu
27:16une ligne plus sociale
27:17et plus étatiste
27:18on va dire
27:19et donc on voit très bien
27:20dans les propositions
27:21qu'elle essaye de donner
27:23de faire quelques concessions
27:24donc sur la règle d'or
27:25effectivement moi
27:25c'est ce qui m'a surprise
27:26parce que je ne l'attendais pas
27:28mais même les 125 milliards
27:30on voit qu'elle a
27:31déjà j'ai trouvé
27:32en écoutant le débat
27:33qu'elle avait travaillé ces sujets
27:34oui mais
27:34mon avis le départ de Durvie
27:36ça veut dire qu'elle ne lâche rien
27:37sur les retraites
27:38or Durvie voulait lâcher
27:39sur les retraites
27:39et les économies
27:40on les fera avec les retraites
27:41c'est pas en supprimant
27:42Marine Le Pen
27:43et le RN du Nord
27:44le RN du Sud
27:45c'est que les arbitrages
27:47les arbitrages
27:48ont été faits pendant l'été
27:49et qu'elle essaye
27:51de trouver la ligne de crête
27:52entre ne pas décevoir
27:54son électorat populaire
27:55et en même temps
27:56conquérir notamment
27:57pas que les milieux économiques
27:58mais notamment les retraités
27:59qui sont le dernier bastion
28:01qui l'empêchait
28:02en quelque sorte
28:03d'accéder au pouvoir
28:04donc c'est très intéressant
28:05de savoir les arbitrages
28:06qui ont été faits
28:07et effectivement
28:08dans une équipe présidentielle
28:09il y a des tendances
28:10et puis on va attendre
28:12qu'ils déclinent
28:13leurs propositions
28:14et les précisions
28:15quoi qu'on en pense
28:16Marine Le Pen
28:17et Jean-Luc Mélenchon
28:18étaient très attendus
28:19aujourd'hui évidemment
28:20par les chefs d'entreprise
28:21par les responsables
28:22par les patrons
28:23cette affiche possible
28:25probable
28:26d'un duel
28:27pour vous
28:28Olivier Besançon
28:29qu'est-ce qu'elle incarne ?
28:29Qu'est-ce qu'elle dit
28:30de la France ?
28:31Jean-Luc Mélenchon
28:31Marine Le Pen
28:32face à face ?
28:34Ça veut dire
28:34qu'il y a une radicalisation politique
28:35une polarisation politique
28:37qu'on sent dans la société
28:38d'ailleurs au-delà
28:38des échéances électorales
28:39et qui rejoignent
28:40des sujets de fond
28:41alors au-delà
28:42des dynamiques électorales
28:42il y a ces questions
28:43qui j'espère seront traitées
28:44dans le cadre de l'élection
28:45et la réalité des prix
28:46de ce que racontent
28:47les uns les autres
28:47il y a des nuances en effet
28:48voire des contradictions
28:49dans l'extrême droite
28:50je ne le nie pas
28:51mais bon
28:51Marine Le Pen est attiste
28:52Donc vous dites
28:53extrême droite
28:54mais pas extrême gauche ?
28:56Oui de l'extrême droite
28:57Et pourquoi pas extrême gauche ?
28:58Parce que vous me demandez
28:59comment je me qualifie
29:00et je m'autorise
29:00voilà moi je les qualifie
29:01et je pense que ce qu'on a
29:02Moi si je vais jusqu'au bout
29:08est fondé historiquement
29:09par d'anciens Waffen-SS
29:10pour moi ça porte un nom
29:11c'est l'extrême droite
29:11Oui mais je vous parle
29:12de l'autre côté
29:13Non mais c'est pas grave
29:14Je vous pose la question
29:15très sereinement
29:16Mais moi je réponds
29:17très sereinement
29:17je continue à les qualifier
29:18comme ça
29:18J'ai essayé de souligner
29:20qu'au-delà de ces contradictions
29:21dans ce courant politique
29:22de l'extrême droite française
29:24là l'étatiste Marine Le Pen
29:26elle vient de se faire acclamer
29:27quand même
29:28par l'université
29:28Non sur ce thème là
29:29Sauf sur l'immigration
29:31Je parle de ce moment là
29:32puisque c'est le moment
29:33que j'ai regardé précisément
29:34quand elle propose 125
29:35Elle ment comme les autres
29:36Elle dit j'enlève
29:38tous les impôts de production
29:39L'état ne vit pas au-dessus
29:40de ses moyens
29:40en proportion du PIB
29:41Ce n'est pas vrai
29:42Mais vous avez le monopole
29:43de la vérité
29:44Comme les autres
29:45Donc tous les candidats là
29:46sont des bonimenteurs
29:48et vous et d'autres
29:49vous avez par contre
29:50le monopole
29:51Non elle ment comme les autres
29:52sur ce sujet là
29:52parce que là
29:53en tous les cas à droite
29:54et à l'extrême droite
29:54on entend cette musique là
29:55dans ce terrain politique là
29:58dans ce camp politique là
29:59Voilà je prétends
30:00là c'est pas ma vérité
30:01ce sont les chiffres officiels
30:03ceux du ministère de l'économie
30:04de l'INSEE
30:05Et puis si vous voulez
30:06derrière tout ça
30:06il y a la petite musique
30:07qui évidemment nous parle
30:08on parle en milliards d'euros
30:09donc nous on est largués
30:10sur le thème
30:10l'État devrait gérer
30:11son budget
30:12comme un bon père de famille
30:13Je me souviens que c'était
30:14Drafarin je crois déjà à l'époque
30:15Il y a une toute petite différence
30:16entre nous tous
30:17et nous toutes
30:17et l'État
30:19Sauf si vous avez un scoop
30:20à m'annoncer
30:21Moi je ne fixe pas
30:22mon revenu à la fin du mois
30:23C'est mon employeur
30:24qui le fait
30:25en l'occurrence la poste
30:26Je crois que c'est vrai
30:26pour nous tous
30:27L'État le fait
30:28puisque c'est l'État
30:29qui décide en conscience
30:29au centime près
30:31de fixer son budget
30:32avec les revenus fiscales
30:34Est-ce que c'est de ma faute
30:35à moi ?
30:35Si depuis des années
30:36quand je dis
30:37autant que les autres
30:38c'est aussi le bilan
30:38de ces politiques-là
30:39on a défiscalisé
30:41en particulier
30:42les plus riches
30:43au nom
30:44de la compétitivité économique
30:45et de l'emploi
30:46le rendez-vous
30:46n'est toujours pas là
30:47ça crée des déficits
30:48et ensuite on se retourne
30:49vers nous
30:49en disant
30:50maintenant il va falloir braquer
30:51Je voudrais juste terminer
30:52sur une chose
30:54Quand je parle
30:54de préoccupations concrètes
30:56moi ce qui m'inquiète
30:56c'est ce décalage
30:58je ne dis pas qu'il n'y a plus
30:59un débat d'idées
30:59dans ce débat-là
31:00loin de là
31:00mais je veux dire
31:02les préoccupations concrètes
31:03c'est quoi ?
31:03C'est qu'on a juste envie
31:04de pouvoir vivre décemment
31:05On a juste envie
31:07Mais non mais c'est vrai
31:07Qui parle à cette France
31:10invisibilisée ?
31:10Qui parle à ces
31:11je dis classes populaires
31:12mais c'est des Français
31:13de tous bords
31:14mais quand même
31:15à ces Français
31:16de classe populaire
31:16qui se sentent invisibilisés
31:18pas représentés politiquement
31:20méprisés économiquement
31:21et parfois
31:22relégués culturellement ?
31:24S'adresser
31:24nous on cherche à le faire
31:25avec d'autres
31:26des fois dans les mobilisations sociales
31:27on prend la main
31:28Je suis obligée
31:29d'être désagréable
31:29mais Olivier Besancenot
31:31combien de divisions ?
31:32Combien de divisions ?
31:33D'abord on est là
31:34on est là
31:35et même si j'étais tout seul
31:37je continuerai le combat
31:38contre l'extrême droite
31:39et pour continuer à dire
31:40qu'il y a une voix à gauche
31:40qui continue à s'adresser
31:42à ces couches populaires
31:42par ailleurs
31:43si vous prenez
31:43les dernières législatives
31:44quand il y a eu la dissolution
31:45le nouveau front populaire
31:46s'est adressé aux couches populaires
31:47pour le faire moi
31:48pour me poser la question
31:49à part dire que pour moi
31:50le sens de la politique
31:51ce qui me motive
31:52ce n'est pas des analyses
31:54algorithmiques
31:55mathématiques
31:55et des débats d'experts
31:56je vous dis
31:57la majorité de la population
31:58aujourd'hui
31:59on a ras-le-bol
31:59on est fragmenté
32:00on n'a qu'une envie
32:01c'est de pouvoir
32:01vivre dignement
32:03avec les siens
32:03c'est-à-dire pouvoir
32:04se nourrir
32:05se loger
32:06se chauffer
32:06s'éclairer
32:07s'éduquer
32:08c'est des choses simples
32:09ça pardon de le dire
32:10cette campagne électorale
32:11pour l'instant
32:11elle n'a pas de là-dessus
32:12on a beaucoup
32:13beaucoup de personnes
32:14qui pensent avoir
32:15rendez-vous avec l'histoire
32:15on crève
32:16de la volonté de pouvoir
32:18et il y a un autre sujet
32:18c'est le présidentialisme
32:19le présidentialisme
32:21aujourd'hui
32:21c'est vouloir
32:22le pouvoir
32:23entre les mains d'un seul
32:24il ne vous a pas échappé
32:25que vous êtes en France
32:26c'est la rencontre
32:26d'un homme
32:27ou d'une femme
32:28et du peuple
32:28vous savez qu'il y a
32:29une autre histoire en France
32:29qui n'est pas présidentielle
32:31qui n'est pas présidentialiste
32:32il y a aussi celle-ci
32:32on ne peut pas balayer
32:33d'un coup de plume
32:35une partie de l'histoire française
32:36mais il y a une histoire
32:37de la 5ème République
32:39je vous connais trop cultivée
32:41et avertie
32:41la 1ère République par exemple
32:43en 1793
32:44personne ne pleurait
32:45une espèce de figure
32:46laïque du roi
32:47qu'on aurait perdu
32:48personne ne voulait
32:49d'une forme de présidentialisme
32:51je vous préviens
32:52que même Jean-Luc Mélenchon
32:53se pense en homme providentiel
32:54Jean-Luc Mélenchon
32:56il faudra lui poser la question
32:56mais il prétend
32:58à une 6ème République
32:59si j'ai bien compris
32:59dans lequel le présidentialisme
33:01lui-même serait amené
33:01à disparaître
33:02en tous les cas
33:03vous me parlez de mes singularités
33:04moi je propose
33:05d'en finir avec le présidentialisme
33:06parce que le présidentialisme
33:07c'est on va voter pour un homme
33:09ou une femme
33:09qui va régler tous nos problèmes
33:10pour se rendre compte
33:11qu'une fois qu'il est élu
33:12il n'est même pas capable
33:12de faire ses courses tout seul
33:13donc ça on en a soupé
33:14Olivier Végellon
33:15l'une de vos singularités
33:16c'est que vous nous avez rejoints
33:17après votre journée de travail
33:18donc je vous en remercie
33:19toujours à la poste
33:20toujours fidèle au poste
33:21toujours fidèle au guichet
33:23derrière au guichet
33:24donc moins rendez-vous
33:25avec l'histoire
33:26plus avec le guichet
33:26bien parfois
33:27peut-être que les deux
33:28peuvent se rejoindre
33:29on verra qui sera au guichet
33:30en tous les cas
33:30pour notre proche
33:32merci beaucoup
33:32merci pour ce débat
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