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  • il y a 2 mois
Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce lundi, Pascal Praud revient sur les "dingueries" de la gauche, à l'image des propos de Manon Aubry qui décrit les riches comme des "nuisibles".

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Transcription
00:00Avec Mayalen Trémolet, que vous connaissez bien évidemment, Gérard Carrero, Richard Millet, Joachim Lefloquimade,
00:06Thomas Bonnet, on va parler de la présidentielle dans une seconde, les dingueries de la gauche, d'une certaine manière,
00:11ce qu'on entend.
00:12Mais puisque Gérard Carrero est avec nous, et c'est ce que j'ai entendu le plus durant cet été,
00:16les gens, je le disais tout à l'heure à Romain Desarbres, ils venaient vers nous,
00:19et ils nous disaient vous allez avoir une année terrible, cette présidentielle va être peut-être horrible,
00:27d'une violence inouïe, et vous qui êtes le plus ancien autour de cette table,
00:31et qui avez connu toutes les campagnes présidentielles depuis 1958,
00:35celle qui arrive, celle qui arrive, qui est décisive, sans doute pour la France,
00:41peut, j'espère qu'elle ne le sera pas, mais d'une violence inouïe.
00:44Elle commence bien en tout cas, parce qu'elle commence par, moi j'ai été pris de vitesse si j
00:48'ose dire,
00:49parce qu'on est quand même que le tout début de la rentrée, on n'est même pas à la
00:53rentrée scolaire encore,
00:54et déjà on a une surenchère par jour, complètement dingue,
01:00déjà par une formation qui est effectivement LFI,
01:03qui fait maintenant le concours de la grosse, comment dire, j'allais dire la grosse bêtise,
01:09mais enfin bon, disons, de la grosse démagogie chaque jour,
01:14avec la dernière en date étant celle d'hier,
01:16où on nous dit qu'une famille, une famille où un homme et une femme ont des enfants,
01:23et vivent comme avant, c'est un exemple de l'extrême droite.
01:28Alors là vraiment, j'en étais...
01:30On verra ce que les Français décident, mais c'est vrai que Laurent Tessier a fait une excellente chronique,
01:34et vous pourrez l'écouter chaque jour sur Europe 1,
01:37je rappelle qu'on est sur Europe 1, bien sûr, jusqu'à 11h,
01:39et puis on pourra l'écouter également sur CNews, il était sur CNews à 8h46,
01:41et il y a ce tweet de Manon Aubry qui parle de nuisibles,
01:46et qui a...
01:47Alors, quand on parle de mettre des cibles sur des familles,
01:53voilà, c'est pas ce tweet-là que je voulais vous montrer,
01:57c'est le tweet où elle met famille Arnaud, famille Mullier, etc.,
02:02et c'est un tweet qui est intéressant, si j'ose dire,
02:05et elle les appelle les nuisibles.
02:07Est-ce qu'on l'a le tweet ?
02:09Donc voilà, c'est pas le bon tweet qu'on a montré,
02:11mais je voudrais qu'on l'écoute, Manon Aubry,
02:13parce qu'effectivement, l'argent est au cœur, souvent on l'a dit,
02:16l'argent est le cœur de tout ça,
02:18parce que ces gens ne sont que militants,
02:21ils ne peuvent faire qu'une chose dans leur vie, être des militants,
02:24ils ne peuvent pas travailler, ils ne savent pas,
02:27donc ils peuvent être militants.
02:29Et ils parlent au nom des autres, manifestement,
02:34mais je ne suis pas sûr que tout le monde pense comme eux,
02:36et écoutez ce qu'a dit Manon Aubry.
02:38– Mais c'est là où moi j'en suis venue à cette conclusion,
02:43que taxer les riches, c'est pas suffisant,
02:46et que si l'on veut être clair dans une société
02:50où on va remettre les choses à l'endroit,
02:52c'est qu'il ne faudra pas seulement taxer les riches,
02:55mais interdire les milliardaires,
02:58parce que s'il n'y a plus de milliardaires,
03:00alors il n'y a plus personne qui détient les médias,
03:02s'il n'y a plus de milliardaires,
03:04il n'y a plus personne qui massacre la planète,
03:06comme l'a décrit Cyrielle.
03:09Et je vais même plus loin,
03:10d'un point de vue purement économique,
03:13qui est ce sur quoi moi j'ai beaucoup travaillé.
03:15Si on regarde dans le détail,
03:18je veux vous convaincre aussi
03:19à quel point les milliardaires sont des formes de nuisibles.
03:24J'assume.
03:24Je sais, il y a déjà des extraits qui vont être pris.
03:27Regardez, les insoumis trouvent que les milliardaires sont des nuisibles.
03:30Oui, oui, j'assume.
03:31Allez-y, faites un extrait.
03:35Et je crois qu'il y a des gens qui sont d'accord avec moi.
03:38Madame Aubry, il faut lui dire,
03:39on va prendre l'exemple du Parisien.
03:41Le Parisien a perdu 75 millions d'euros par an.
03:43Le Parisien, c'est Bernard Arnault,
03:44qui effectivement, c'est LVMH.
03:46Mais s'il n'y a plus Bernard Arnault,
03:47il n'y a plus de Parisiens.
03:49Tu mets la clé sous la porte,
03:52puisque le Parisien perd de l'argent.
03:53Donc le modèle économique de Madame Aubry,
03:56ça serait intéressant de l'écouter.
03:57C'est la subvention par l'État.
03:58Eux, c'est la subvention de l'État,
04:00la subvention publique pour tout.
04:02C'est leur modèle.
04:03Mais on voit ce que ça a donné.
04:04Pour régler la famille, d'ailleurs.
04:05On voit ce que ça a donné.
04:06Ça s'appelle la Pravda.
04:07C'était la réagulation d'un imaginaire historique,
04:10celui de la terreur.
04:11C'était la vision de Gracchus Baboff,
04:13de l'égalité parfaite.
04:15Et c'est, vous l'avez dit aussi,
04:16une incompréhension des lois fondamentales de l'économie.
04:19Comme si les patrons n'avaient pas des parts dans les entreprises,
04:21comme s'ils ne créaient pas des emplois,
04:22comme s'ils ne participaient pas à la croissance.
04:24On est quand même un pays où on a un jeune sur deux
04:26qui envisage de quitter la France dans les années à venir.
04:29Si on veut inverser ce mécanisme,
04:30alors il faut rendre aux jeunes travailleurs
04:32les fruits de leur travail.
04:33Et il faut recréer une économie...
04:34Mais au-delà de ce que vous dites,
04:36ce qui est intéressant,
04:37c'est que beaucoup de jeunes sont sensibles à ce discours.
04:41Les jeunes diplômés.
04:42Diplômés et déclassés.
04:43Mais pas tous les jeunes.
04:44Il y a aussi une jeunesse, la patriote.
04:45Il y a aussi un déclassement des jeunes.
04:47Ça, c'est invéniable.
04:48C'est aussi compliqué pour beaucoup.
04:50Mais vous avez parfaitement raison.
04:51C'est ce qui explique, bien sûr,
04:53vous avez parfaitement raison,
04:54mais ces jeunes gens, ils sont sensibles.
04:56C'est-à-dire que la sociologie de jeunes journalistes,
04:59de jeunes universitaires, de jeunes profs,
05:01de jeunes diplômés, bac plus 5, etc.,
05:04ils sont sensibles à ce discours-là.
05:06Les dingueries de la gauche, Richard Millet ?
05:08Oui, le mot dinguerie me gêne un peu.
05:09Oui.
05:10Je le comprends parfaitement dans ce contexte.
05:12Je pense qu'au contraire...
05:12C'est gentil, dinguerie.
05:14Oui, non, mais il n'est pas assez fort.
05:16Oui, parce qu'on dirait autre chose.
05:17Je pense que c'est une logique extraordinaire
05:20qui vient de très loin, vous l'avez dit.
05:22Une logique de gauchisme qui vient de, par exemple,
05:25de Proudhon, pour la propriété, c'est le vol, vous voyez,
05:27que Mme Aubry finalement reprend, d'une certaine façon.
05:30Et le wokisme américain trouve son apparition ici la plus parfaite.
05:35Donc, ce n'est pas une dinguerie,
05:37c'est une logique de pouvoir, de prise du pouvoir plutôt.
05:40Richard Millet qui sera avec nous toute la saison,
05:42et vraiment, on vous remercie d'être avec nous.
05:44Vous apportez une touche littéraire à nos débats.
05:48Et puis, vous nous parlerez peut-être de cette rentrée littéraire aussi.
05:50Elle est catastrophique, mais bon, je ne comprends pas.
05:53Je dirais pourquoi.
05:55Pourquoi elle est catastrophique ?
05:56Non, non, mais je voudrais revenir sur Mme Aubry.
05:59Oui.
05:59Les mauvaises langues disent que plaignent le serpent qui l'a mordu.
06:04Oui.
06:04Vous savez, le...
06:05Oui, Piron.
06:06Voilà.
06:07Oui, mais on ne va pas faire d'attaque personnelle.
06:09Ce n'est pas personnel, c'est tout.
06:12L'écologiste mordu par un serpent, je trouve ça très...
06:15Oui, mais on ne va pas rentrer là-dedans.
06:17Mais pourquoi la rentrée littéraire est-elle catastrophique ?
06:20Vous avez lu tous les livres ?
06:20C'est un cache-misère, si vous voulez.
06:22Parce qu'au fond, la rentrée littéraire sert à dire que l'édition...
06:26Enfin, cachée plutôt que l'édition va de plus en plus mal,
06:28que les librairies ferment les unes après les autres, etc.
06:31Ça aussi, ça fait partie de la France de Macron.
06:33Les librairies ferment.
06:34Il n'y a presque plus de lecteurs.
06:37Oui, mais les librairies ferment, mais les magasins de fringues aussi ferment
06:41parce que tu as Internet et que tu achètes tes robes ou tes livres via Internet.
06:45Vous me parlez de la rentrée littéraire.
06:48Donc, je vous dis, il y a les librairies qui ferment.
06:51Effectivement, il y a Internet.
06:52Emmanuel Macron ne tient pas la plume des écrivains.
06:55Il n'est pas responsable de tout.
06:59Je veux dire, c'est un ensemble de choses.
07:00On ne peut pas séparer la question de la librairie, de l'édition, etc.
07:03Les librairies, d'ailleurs, qui sont plutôt sociologie et les filles.
07:07Exactement.
07:09Il y a même des libraires à Paris.
07:11J'ai eu une expérience incroyable.
07:13Ma fille habite New York.
07:14Elle vient en France.
07:15Elle veut acheter un certain nombre de livres qu'elle a repérés.
07:19Évidemment, ma fille est plutôt de tendance, disons, souverainiste.
07:24Elle cherche les livres de Philippe de Villiers, de Zemmour.
07:29Les libraires l'envoient pêtre en disant, madame, nous ne vendons pas ces livres-là.
07:34Elle ne pouvait pas imaginer qu'à Paris, aujourd'hui, des libraires ayant pignon sur rue,
07:40refusent de vendre les livres de Philippe de Villiers ou de Zemmour.
07:42C'est la même sociologie que les journalistes, les jeunes journalistes, etc.
07:47C'est les mêmes.
07:48Ce vit en résistance.
07:49Exactement.
07:49Alors, Clémence Guettet, dans Les Dingueries de la gauche.
07:52Bon, elle, elle veut un paxe pour l'amitié, on l'écoute.
07:56Clémence Guettet, qui est une des figures de la France Insoumise.
07:59L'amitié, c'est une valeur souple, gratuite, libre, extrêmement valorisée, d'ailleurs, dans notre société,
08:06mais qui n'est pas du tout reconnue par l'État, par la loi, etc.
08:10Le fait est qu'aujourd'hui, la famille traditionnelle, vous l'avez dit, elle est survalorisée.
08:14Le couple, majoritairement couple hétérosexuel, la famille avec des enfants,
08:19comme institution, prônée d'ailleurs par la droite, par les réactionnaires de tout temps et de toute époque,
08:24est accompagnée par l'État, par le système socio-fiscal, par les aides sociales, etc.
08:28Or, aujourd'hui...
08:29Pas seulement par la droite, et avec aussi Clémence Guettet comme objectif de faire en sorte que la démographie reparte,
08:35que l'on puisse faire des enfants pour financer le modèle social.
08:38J'en parle dans le livre, quand M. Macron parle de réarmement démographique,
08:41sans s'intéresser une seconde aux causes, c'est-à-dire pourquoi on fait moins d'enfants aujourd'hui dans
08:44notre pays.
08:45Peut-être que c'est la crainte du futur, le changement climatique,
08:48peut-être que les femmes ne sont pas du tout accompagnées pour le moment du postpartum, dans leur carrière, etc.
08:53Bref, aucune cause n'est remise en question, et M. Macron participe en ça, d'une bataille idéologique qui est
08:58celle de l'extrême droite.
08:59C'est une forme d'extrême-droitisation de la société que de revenir à cette famille traditionnelle.
09:03Oui, j'estime que c'est un combat antifasciste, je viens de vous expliquer pourquoi la famille traditionnelle,
09:08pas besoin de vous rappeler la devise de la France pétainiste,
09:10mais pourquoi la famille traditionnelle et la question de la natalité a toujours été associée à l'idéologie d'extrême
09:17-droite.
09:18Quand j'entends ce qu'elle dit Thomas Bonnet, ou Mayanen, parce qu'effectivement elle parlait aussi de la place
09:22des femmes,
09:22Mayanen, il y a deux choses qui m'intéressent.
09:24Est-ce qu'elle pense ce qu'elle dit ? Première chose.
09:27Est-ce qu'elle dit ça parce qu'elle pense que c'est quelque chose qui peut marcher, entre guillemets,
09:33ou autrement c'est tout simplement bête ?
09:36On a le droit de dire que c'est très bête, de dire que la famille traditionnelle et les extrême
09:40-droite,
09:40on a encore le droit de dire ça j'espère ? C'est très bête ce qu'elle dit.
09:43Elle appelle à légiférer si vous voulez, donc sur l'amitié avec par exemple un paxe amical,
09:47la possibilité de demander à une amie de participer à un congé paternité par exemple,
09:53un congé paternité ou maternité du coup, qui viendrait aider une autre amie.
09:57Mais le principe c'est quoi ? C'est la déconstruction, la déconstruction de la famille,
10:01c'est de légiférer sur tout et à cela s'ajoutent quand même des phrases qui sont hallucinantes
10:05comme par exemple le fait que c'est un combat de l'extrême-droite réactionnaire.
10:09La famille cellule de base de la société, c'est depuis Aristote.
10:11Elle explique que de tout temps, l'extrême-droite a prôné ça, la famille, comme une idéologie,
10:17mais pas du tout, c'est comme ça que s'étaient construits les sociétés
10:20et il n'y avait pas d'orientation politique à ça ou à une autre.
10:23Par contre, ça révèle une volonté de déconstruction de LFI
10:26qui se voit dans énormément d'autres domaines.
10:27On le voit avec la question des milliards.
10:29C'est quoi le but ?
10:31Ce qu'on note quand même, c'est que là, ils sont prêts à LFI.
10:33Non mais c'est quoi le but ?
10:34C'est segmenté. Là, ça s'adresse à un public, un électorat urbain, jeune,
10:38qui je pense est très à l'écoute de discours en revanche.
10:43Pourquoi ? Je ne comprends pas pourquoi.
10:45Parce que les jeunes, ils n'ont pas envie d'avoir des enfants.
10:48Il y a des modèles familiaux, des modèles d'organisation de la société
10:51qui sont rejetés par une partie de la jeunesse.
10:54Alors, ce n'est pas forcément énorme, mais ça correspond à un petit militant,
10:59dans les villes notamment.
11:00Après, moi, je pense que là où c'est intéressant,
11:02c'est qu'elle s'adresse à cet électorat-là.
11:05En revanche, dans les quartiers populaires,
11:07les familles issues de l'immigration sont très attachées
11:09aux notions de famille, à l'inverse.
11:10Donc là, ça ne marchera pas du tout.
11:11Je serais curieux de voir si Clémence Guettet tiendra le même genre de discours
11:14si elle veut s'adresser à cet électorat-là.
11:16Richard Millet.
11:17Madame Guettet avait déclaré il y a quelques jours, me semble-t-il,
11:20que l'amitié, en revanche, c'était de gauche.
11:23Vous voyez ?
11:24Donc, c'est un peu n'importe quoi.
11:26Je ne vois pas pourquoi l'amitié serait de gauche
11:28et la famille serait de gauche.
11:29Mais tout ce qui est à gauche, ce sont des notions positives,
11:33et tout ce qui est à droite, pour Madame Guettet, c'est une horreur.
11:35La famille, c'est une horreur, et l'amitié, c'est...
11:37Aimer ses enfants, c'est d'extrême droite pour Madame Guettet.
11:41Mais aimer quelqu'un qui est...
11:43Mais ce qui est une horreur, c'est la famille traditionnelle,
11:47celle que nous avons toujours connue, avec un homme, une femme et des enfants.
11:51Oui, mais elle peut évoluer d'ailleurs, cette famille.
11:54Voilà, elle a évolué, tant mieux.
11:56La famille recomposée, ça peut marcher.
11:59La famille homoparentale, ça peut marcher.
12:02Dans sa démonstration, elle fait une restriction.
12:04Si la famille est une famille recomposée, comme vous dites,
12:07ou si c'est une famille formidable,
12:09puisqu'elle a un mari qui est issu de l'Afrique
12:12et une femme qui est blanc,
12:15et ils vivent le contraire, c'est une famille très bien.
12:17Et que les femmes nous laissent tranquilles aussi.
12:18Ou ça ne va pas pour eux, c'est une famille blanche.
12:22Mais parce que ce sont des militants.
12:26Ils ne veulent qu'une chose.
12:28En fait, ils ne peuvent pas être productifs.
12:30Ils peuvent être dans une nomenclature type URSS,
12:36et c'est leur rêve.
12:38Parce qu'ils n'ont pas les places dans la société du capitalisme.
12:41C'est une société de compétition, le capitalisme.
12:43Ils ne sont pas assez bons.
12:46Elle n'est pas assez bonne, Mme Guettet,
12:48pour être un grand avocat,
12:50un grand chef d'entreprise,
12:52un grand journaliste.
12:53Elle ne peut être qu'une chose, militante.
12:55C'est ça !
12:58Mais comme ces gens ont parfois...
13:00Il y a beaucoup de psychologie là-dedans.
13:02Il ne faut pas enlever la psychologie.
13:04Mais c'est très organisé aussi.
13:05C'est une volonté de déconstruction
13:06dans énormément de strates de la société,
13:08y compris dans la France.
13:09Oui, enfin, on va dire le contraire.
13:10Je pense que c'est plus une carte personnelle
13:12qui joue.
13:12C'est l'idée que le privé politique
13:13est qui est en vie présente à gauche.
13:15Je ne suis pas sûr qu'elle pense ce qu'elle dit.
13:17Mais qu'elle pense ce qu'elle dit ou pas.
13:18La France Insoumise est très, très bien organisée
13:20pour ce début de campagne.
13:21D'ailleurs, on ne parle que d'eux.
13:22Ils arrivent à imposer les thèmes économiques
13:24sur la table.
13:25Ils arrivent à imposer.
13:25Pour l'instant, ils s'imposent comme...
13:27Richard Millet.
13:28Comme je disais tout à l'heure pour Proudhon,
13:30il y a aussi Gide qui a déclaré
13:31il y a plus d'un siècle,
13:32famille, je vous hais.
13:33Et c'est quelque chose
13:34qui a fait florès.
13:35Je veux dire, tout le monde l'a cité.
13:37Tous les intellectuels de gauche
13:38ont repris ce genre de phrase.
13:39Vous voyez ?
13:40Et ça a abouti à Mme Guettet.
13:41Je vous ai souvent cité Michel Onfray
13:43qui m'avait dit que tous les révolutionnaires
13:45étaient des ratés.
13:46Tous.
13:47Ils avaient tenté des choses avant.
13:48Ça n'avait pas marché.
13:49Ils avaient tenté d'être écrivains.
13:51Ils avaient tenté d'être avocats.
13:52Et ils trouvaient avec la révolution
13:53une place qu'ils n'auraient pas eu sans.
13:55Et quand vous voyez
13:57ceux qui ont dirigé l'URSS,
13:59c'est la même chose.
14:00Évidemment que ces gens
14:01ne peuvent être que militants
14:02et dictateurs.
14:03Ou en tout cas,
14:04ils ont une forme de...
14:06Ils sont tentés par l'autoritarisme.
14:07C'est l'idée, par ailleurs,
14:08que le privé politique
14:09qui est omniprésent à gauche
14:11depuis les années 60
14:11et qui a fait énormément de mal.
14:13Et ce qui me frappe,
14:13c'est que le discours
14:14de Mme Guettet
14:15se veut subversif.
14:16Mais en réalité,
14:16en s'attaquant à la famille traditionnelle,
14:18elle s'attaque à une cible facile.
14:19On est dans un pays
14:20où la déconjugalité explose.
14:21Les naissances sont plus bas
14:22depuis 45.
14:23Il y a de plus en plus
14:23de couples sans enfants.
14:25Marx, qui est une référence
14:26qui parlerait beaucoup, je crois,
14:27à Clémence Guettet,
14:28avait une phrase pour ça.
14:29Il disait mettre une gifle
14:30à sa grand-mère.
14:31On est en plein là-dedans, je crois.
14:32Joachim Le Flockimade
14:33sur Europe 1 et sur CNews.
14:35C'est la rentrée ce matin.
14:36Nous sommes le 27 août
14:37et on va écouter
14:37Sandrine Rousseau
14:39qui nous avait manqué.
14:40Vous nous régalez ce matin.
14:41Mais non,
14:41mais c'est des dingueries
14:42de la gauche.
14:43Mais c'est assez intéressant
14:44parce que Gérard aussi,
14:45il a connu
14:46d'autres campagnes électorales.
14:47Il y avait un certain niveau
14:47de campagne.
14:48Même un certain niveau.
14:50Bon, là, on en est rendu
14:51à ce qu'allez devant
14:52des chasseurs.
14:54Écoutez ce que dit
14:55Mme Rousseau.
14:56Écoutez.
14:58Il va nous falloir
14:59nous affronter
15:00à cette ouverture
15:01de la chasse
15:01et j'espère.
15:02Et je vous le dis ici,
15:03j'espère vraiment
15:04que nous serons nombreux
15:05et nombreuses
15:05à aller dans les forêts,
15:07dans les campagnes,
15:08dans les lisières,
15:08sur les chemins.
15:09C'est parce que nous serons là,
15:11debout,
15:11face à eux,
15:12physiquement,
15:13qu'enfin,
15:14qu'enfin,
15:17ils prendront conscience
15:19de la réalité
15:20de ce que nous sommes.
15:21Quand je parle
15:22de la psychologie,
15:23vous voyez quand même
15:24le visage
15:25de Mme Rousseau.
15:27Vous voyez comment elle parle.
15:28Enfin, on est maintenant
15:29sur des gens
15:29qui sont un peu illuminés.
15:31C'est intéressant d'ailleurs
15:33de voir pourquoi
15:33ça marche tant.
15:35Pourquoi ça trouve
15:36un écho
15:37auprès de tant de gens ?
15:40Il y a 30 ans,
15:41ça n'aurait pas eu
15:41un écho.
15:43Richard Millet.
15:43Vous m'avez tout à l'heure
15:44empêché de citer
15:45Voltaire à propos
15:46de Mme Aubry,
15:48mais là,
15:49vous faites quelque chose
15:50qui n'est pas bien,
15:51semble-t-il,
15:51du point de vue
15:52politiquement correct.
15:53Pourquoi ?
15:53Parce que vous parlez
15:54de l'extase
15:55qui saisit peut-être
15:56Mme Rousseau.
15:57Elle s'enivre
15:58dans ses propos.
15:59Vous avez parfaitement raison.
16:00Je vous taquine
16:01un peu là-dessus.
16:01Je pense.
16:02Je pense qu'il y a
16:03quelque chose
16:04manifestement qui...
16:05Quand vous voyez
16:05la tête sinistre
16:06de M. Caron à côté,
16:07il y a une espèce
16:08de tête de révolutionnaire
16:09russe de province.
16:10Vous voyez,
16:11c'est quand même effrayant.
16:12Ça commence bien.
16:14Le concept du révolutionnaire
16:16russe de province
16:16est assez intéressant.
16:17Donc, il y a quelque chose
16:19qui est effectivement
16:20de l'ordre de la psychologie
16:21qui peut nous intéresser.
16:23ça peut toucher des gens.
16:25Oui.
16:26Pourquoi ?
16:27Parce qu'au fond,
16:28le discours du centre mou
16:32est quelque chose de fade.
16:35C'est fade.
16:36Leurs visages aussi sont fades.
16:38Tandis que là,
16:39c'est un peu spectacle.
16:40On est dans la politique
16:40spectacle aussi.
16:41Je pense qu'ils l'ont compris
16:43d'ailleurs.
16:43Parce qu'il y a beaucoup
16:43de colère dans le pays aussi.
16:45Il y a une recherche
16:47de radicalité.
16:47En effet, ça retrouve un écho
16:49parce qu'il y a de la colère
16:49dans le pays.
16:50Elle s'exprime de manière différente.
16:52Soit par LFI,
16:53soit par d'autres parties.
16:54Mais il y a une colère.
16:55Ça, c'est indéniable.
16:55Et donc, ils essaient
16:56de la capter.
16:57Et Sandrine de Rousseau,
16:58elle s'en fait l'écho.
16:59On le voit très bien
16:59dans sa manière de parler.
17:00Et puis, dans les dingueries
17:01de la gauche,
17:02Yari Mahassane,
17:02il y a dit également
17:03qu'il faut-il abroger
17:06la loi apologie du terrorisme.
17:08Eh bien, écoutez
17:09ce qu'elle répond.
17:10Faut-il abroger
17:11l'infraction
17:12d'apologie du terrorisme ?
17:14Faut-il abroger
17:15l'apologie du terrorisme ?
17:17Bah, oui.
17:18Faut l'abroger.
17:21On est dans un programme
17:22sur l'abrogation
17:24du délit d'apologie du terrorisme.
17:26Il faut dire
17:27qu'ils sont nombreux
17:27à être visés
17:28par des plaintes
17:28et des enquêtes.
17:29Yari Mahassane est convoquée
17:30à la fin du mois d'octobre
17:31elle-même
17:31pour l'apologie du terrorisme.

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