00:00Vous avez des outils formidables. Je parlais tout à l'heure du CDCS, le Centre de Crise et de Soutien,
00:05qui fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et qui a été conçu pour répondre à ce genre
00:10de crise
00:10lorsqu'il y a des Français qui sont disparus, dont on n'a plus de connaissance, qui ont été éventuellement
00:16enlevés.
00:17Et ce travail mêle à la fois du travail des agents diplomatiques sur le terrain, des consulats,
00:22et en même temps du travail des organisations humanitaires, qui elles-mêmes font le travail de secours sur place.
00:27Donc ça, c'est un outil formidable. Le problème, c'est que vous avez beaucoup de Français
00:31qui ne connaissent toujours pas ce système d'identification, notamment par le fil Ariane,
00:36et donc qui ne se signalent pas. S'ils ne se signalent pas, s'ils ne sont pas immatriculés sur
00:41place comme résidents,
00:42si ce sont des binationaux qui n'ont pas forcément d'attache avec la France très fréquente,
00:48eh bien ça va être compliqué de les retrouver, surtout dans une situation extrêmement confuse comme celle-ci,
00:52où le travail aussi avec les autorités n'est pas si simple que ça.
00:56Et vous avez raison de le souligner, parce que sur les 80 Français déclarés,
00:59le ministère des Affaires étrangères a précisé qu'il pensait qu'il y avait d'autres Français
01:03qui, eux, étaient présents sur la zone, sans qu'ils se soient déclarés officiellement
01:08au ministère des Affaires étrangères.
01:09Comment s'organise l'aide occidentale, François Clémenceau ?
01:12Là aussi, il y a une coordination qui, généralement, est mise en place soit par le pays d'accueil,
01:16lorsqu'il en a la possibilité, soit par les institutions internationales,
01:20comme les Nations Unies, qui ont plusieurs agences typiques dans ce genre de crise,
01:25à commencer par soit le commissariat aux réfugiés, soit le programme alimentaire mondial,
01:30soit l'Organisation mondiale de la santé.
01:33Mais, en vérité, ce sont souvent les pays hôtes qui travaillent de concert avec,
01:41par exemple, la France a l'habitude de travailler très fréquemment.
01:45Et là, on le voit sur son site d'information.
01:48Elle dit qu'elle travaille avec les Australiens, avec les Britanniques, avec les Européens.
01:52Pourquoi ? Parce qu'on a l'habitude de travailler ensemble,
01:54et on a l'habitude, en Européen, généralement, de proposer une solution.
01:58Alors, dans des situations de crise, ça peut être effectivement soit un peu long,
02:02soit un peu compliqué, parce que les réseaux de communication fonctionnent mal, etc.
02:05Mais, on ne travaille jamais seul. Jamais.