00:00A l'étranger, question à François Clémenceau. Ce matin, que vient faire le directeur de la CIA à Moscou ?
00:05Visite surprise, hier, dans le contexte que nous connaissons, évidemment, et dont nous parlons avec vous tous les jours,
00:10à la fois l'Ukraine et le Moyen-Orient.
00:14Oui, exactement. Ça fait cinq ans qu'un patron de la CIA n'était pas venu à Moscou.
00:19La dernière fois, c'était William Burns. On était sous la présidence Biden.
00:22Et c'était à l'époque pour dire à Moscou, nous savons ce que vous faites à la frontière ukrainienne.
00:26Vous êtes en train de masser des troupes. J'espère que vous n'êtes pas en train de préparer l
00:31'invasion de l'Ukraine.
00:32Et depuis, il n'y a plus jamais eu de visites. Alors ça ne veut pas dire qu'il n
00:36'y a pas eu de contacts.
00:37Il y en a eu beaucoup, et notamment pour organiser des échanges de prisonniers.
00:41Mais là, on est dans un contexte très différent. On voit qu'il y a un pic d'attaques et
00:46de ripostes entre la Russie et l'Ukraine qui atteint des sommets.
00:49On voit également que sur le dossier du Moyen-Orient, il y a aujourd'hui, de la part de l
00:55'administration américaine,
00:57une volonté d'aller très loin dans les sanctions, y compris en allant punir tous ceux qui commercent ou qui
01:03coopèrent avec l'Iran, donc la Russie.
01:05Et puis, il y a des signaux qui sont partis des États-Unis à destination de la Russie.
01:10Un vote au Congrès cet été pour précisément accélérer et aggraver les sanctions contre la Russie et tous ceux qui
01:18commercent avec elle.
01:20On attend que Donald Trump promulgue cette loi une fois que la Chambre des représentants l'aura votée également.
01:25Et puis, il y a eu, et c'est assez paradoxal, aux Nations Unies, cette semaine, un vote pour condamner
01:32les frappes russes sur les civils ukrainiens.
01:35Et les États-Unis ne se sont pas associés à ce vote, comme s'ils voulaient garder encore l'idée
01:41d'une forme de neutralité pour pouvoir continuer à négocier entre les Russes et les Ukrainiens.
01:45La méthode maintenant, un seul mot, John Radcliffe, le patron de la CIA, est parti de Washington pour aller à
01:52Riga, en Lettonie, sur un vol gouvernemental.
01:55Mais en Lettonie, il a changé d'avion, il a pris un appareil militaire, un C-17, pour emmener à
02:01la fois son cortège et sa délégation.
02:04La Lettonie, Riga, c'est un pays de l'OTAN.
02:08Et il y a là-bas des Américains qui, en permanence et en rotation, protègent la Lettonie de toute possible
02:15agression russe.
02:17Donc ça aussi, c'est un message.
02:18C'est de dire, attention, l'OTAN est une ligne rouge.
02:22On ne la franchit pas.
02:24Si vous pensiez éventuellement frapper l'un de ces pays-là, eh bien c'est non.
02:28Et un dernier mot sur John Radcliffe, c'est un patron de la CIA, donc nommé par Donald Trump, qui
02:35est un ancien élu du Texas, un républicain, mais pas un trumpiste d'extrême droite.
02:41C'est quelqu'un qui a toujours eu des positions assez fermes contre la Russie.
02:46Et donc je pense que c'est aussi pour ça qu'on en voit lui, et non pas Steve Whitcoff,
02:50qui a toujours été celui qui était censé apaiser Vladimir Poutine.
02:54Ça n'a jamais marché.
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