[#Journal] Le 19H30 du 25 Août 2026
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00:07Musique
00:16Madame, Monsieur, bonsoir et bienvenue dans votre journal de 19h30 sur GMT TV.
00:22A la une, c'est mardi 25 août, le casse-tête des chefs d'établissement à l'approche de la
00:26rentrée scolaire entre injonction d'entretien des locaux et absence de budget dédié.
00:30La préparation des écoles russes semble à un véritable parcours du combattant, nous le verrons.
00:37Bienvenue à tous.
00:38Nous ouvrons ce journal avec la stratégie gouvernementale pour l'économie verte et la transformation locale entre le déploiement du
00:44Gabon infini et la relance stratégique de la filière bois.
00:47L'État ajuste ses mécanismes de financement et de gestion avec ses partenaires, les enjeux de ses arbitrages avec la
00:53rédaction.
00:54Impulse une nouvelle dynamique au grand projet économique du pays tout en préservant le capital environnemental.
00:59C'est tout le sens de la double réunion stratégique présidée le lundi 24 août 2026 par le vice-président
01:05du gouvernement, Hermann Imogo.
01:07Entouré du ministre des Eaux et Forêts, Maurice Antocheu à Logan, ainsi que des cadres clés du secteur,
01:12le coordinateur de l'action gouvernementale est passé à l'action sur deux dossiers majeurs.
01:17La concrétisation du programme Gabon infini et le redressement de la filière forêt bois.
01:22Porté par une enveloppe de 200 millions de dollars, soit environ 120 milliards de francs CFA déployés sur une décennie,
01:29le projet Gabon infini, financé conjointement par l'ONG The Nature Conservancy et l'État gabonais,
01:35entre dans une phase décisive.
01:37Ce programme d'envergure vise à marier préservation du patrimoine naturel, soutien aux populations rurales,
01:42face aux conflits homme-faunes et l'essor de l'écotourisme ou de l'agriculture durable.
01:47Cependant, avant le grand saut opérationnel, un travail d'ajustement institutionnel s'imposait dans la foulée du comité de pilotage.
01:54D'août dernier, les ministères partenaires, planification, économie, agriculture intérieure,
01:59ont formulé des exigences claires, réclamé une meilleure souplesse,
02:02dont le décaissement des fonds, garantir l'implication des communautés locales
02:06et aligner rigoureusement les projets sur le plan national de croissance et de développement.
02:11Pour Maurice Ntouché, à Legault, ces discussions permettent d'aboutir à une convention solide et partagée.
02:16L'objectif ultime, parvenir à la signature d'un cadre juridique et financier
02:20qui engage de façon transparente bailleurs et autorités nationales.
02:24Le second volet des échanges, c'est concentrer sur les urgences d'un secteur économique sous tension.
02:28En réponse aux directives du chef de l'État émises lors du Conseil pour l'investissement,
02:32le gouvernement affine sa stratégie pour préserver l'emploi et redonner du muscle aux entreprises forestières.
02:38Parmi les chantiers prioritaires, figure l'actualisation de la mercuriale des prix du bois,
02:42particulièrement dans la zone à régime privilégié de Nkoc,
02:45afin de mieux réguler les cours et sécuriser les marges.
02:48A cela s'ajoute l'assainissement des relations financières avec les industriels,
02:51notamment à travers l'appurement des détruisées et le remboursement accéléré des crédits de TVA,
02:55une bouffée d'oxygène indispensable pour reconstituer leur trésorerie.
02:58A travers ce tour de vie réglementaire et économique de l'exécutif gabonais,
03:03on a imposé une vision claire, maintenir l'engagement international du pays,
03:06de préserver 30% de ses écosystèmes, tout en bâtissant une industrie du bois robuste et attrayante.
03:12D'ici la semaine prochaine, une feuille de route détaillée sera soumise
03:15pour traduire ses orientations en mesures fiscales et logistiques concrètes.
03:19Comme l'a rappelé le vice-président du gouvernement,
03:21il s'agit avant tout de sauver des emplois locaux,
03:24d'assurer une exploitation rationnelle des forêts et de hisser la marque bois du Gabon
03:28au rang des tendards de qualité incontournable sur les marchés mondiaux.
03:32Mieux gérer pour mieux investir, c'est le défi majeur qui s'impose aux finances publiques gabonaises.
03:38Alors que l'État cherche à rationaliser ses dépensés, à sécuriser ses recettes,
03:41comment garantir un meilleur impact des ressources mobilisées sur le quotidien des populations ?
03:48Alors que l'État gabonais a vu son budget révisé à la baisse à 5495,2 milliards de francs CFA,
03:56la question du pilotage optimal de sa trésorerie devient cruciale.
04:00D'après une analyse de les échos de l'écho,
04:03la mise en place effective du compte unique du trésor
04:06constitue une piste majeure pour optimiser l'utilisation des déniés publics
04:11avant tout recours à l'endettement.
04:13Dans un contexte de tensions sur les finances publiques,
04:16le gouvernement gabonais a rectifié sa trajectoire budgétaire pour l'exercice 2026.
04:22La loi de finances rectificatives a ainsi amputé le budget global de 863 milliards,
04:28le ramenant de 6358,2 à 5495,2 milliards de francs CFA,
04:36consécutivement à un répli net des recettes de 879,8 milliards.
04:41Cette contraction a particulièrement frappé le secteur des investissements publics
04:45dont le budget s'est réduit de 968,1 milliards de francs CFA.
04:50Comme le souligne le journal Les Échos de l'écho,
04:53le problème ne réside pas uniquement dans le manque de recettes
04:56ou dans le volume des dépenses,
04:58mais dans la manière dont l'argent circule.
05:00Malgré l'effondrement des revenus,
05:02le montant des ressources de trésorerie en circulation
05:05demeure élevée, atteignant 2 251,8 milliards de francs CFA.
05:10Ce paradoxe met en lumière l'urgence d'une gouvernance financière renforcée
05:14où l'État doit d'abord recenser avec précision
05:17les fonds disponibles dispersés dans les rouages administratifs
05:21avant d'envisager de nouveaux emprunts.
05:23Pour rémédier à cette dispersion,
05:25la généralisation du compte unique du trésor
05:28apparaît comme la pierre angulaire de la réforme comptable.
05:31L'objectif principal de cette centralisation
05:34n'est pas de confisquer les budgets attribués aux entités publiques,
05:37mais de regrouper ces flux sous une visibilité unifiée.
05:41Cette approche doit permettre d'éviter qu'un secteur
05:44ne cherche des financements à court terme sur les marchés financiers
05:48alors que des liquidités dormantes restent inutilisées
05:51sur d'autres comptes publics.
05:52En définitive, la portée de cette réforme ne se mesurera pas
05:56uniquement au nombre des comptes clôturés.
05:58Selon la publication de Les échos de l'écho,
06:01le succès reposera sur la capacité des institutions
06:04à mieux programmer les paiements
06:06et à réduire le coût de la dette de court terme.
06:09En restaurant le suivi de sa trésorerie,
06:12le Gabon cherche à restaurer ses marges de manœuvre
06:14afin d'absorber ses charges globales
06:16et de sécuriser la relance de ses projets structurants.
06:20Et puis, il y a quelques semaines de la reprise des cours,
06:22leur est au dernier préparatif, nous vous le disons en titre.
06:25Pour bien accueillir la nouvelle année,
06:26nous avons fait le constat.
06:29À quelques jours de la rentrée des classes,
06:31prévues le 7 septembre 2026,
06:34les établissements scolaires s'activent
06:35pour préparer l'arrivée des élèves.
06:37Au lycée Jean-Hilaire Aubameyégué,
06:39l'ambiance est active.
06:41Plusieurs dispositions sont prises
06:43pour améliorer les conditions d'accueil
06:44avant la reprise des cours.
06:46Nous nous en tenons à la note de M. le secrétaire général
06:49du ministère de l'Éducation nationale,
06:51qui date du 18 août 2026,
06:54qui nous instruisait d'entretenir les salles de classe.
06:58Donc, la période étant celle-là qu'on va mettre à profit,
07:02celle qui viendra avant la rentrée administrative,
07:03j'ai demandé à mon personnel de venir ce matin.
07:07Nous allons faire la coupe de l'herbe.
07:09Et puis, d'ici demain au jeudi,
07:12nous allons nettoyer les salles de classe
07:13avec le personnel d'appui,
07:15donc la main de l'honneur permanente.
07:16Autre fait, un coup d'éclat pour les baptistes déjà vétustes.
07:20C'est Mme l'intendante qui a eu cette idée
07:23avec ce que nous avons eu comme reste de peinture
07:27quand on préparait les salles de classe
07:29pour le baccalauréat 2026.
07:31Donc, elle a pensé que toutes les retouches
07:33qui pouvaient être faites,
07:34elle va essayer de les faire pour le reste de la semaine.
07:36Donc, on va essayer de repeindre quelques endroits
07:39en fonction du matériel que nous avons.
07:41Au-delà de l'entretien,
07:43la direction mise également sur le plan sécuritaire.
07:46Avec l'appui des autorités compétentes,
07:48l'établissement bénéficie depuis quelques années
07:51de la présence d'une unité de police scolaire.
07:53Nous avons plutôt d'élèves qui escaladent les barrières
07:56parce que nous avons plus d'une trentaine d'agents de police
07:59qui essayent quand même d'être autour de l'établissement
08:03pendant les heures de cours
08:04ou lorsque l'établissement fonctionne normalement.
08:07L'objectif de ces préparatifs
08:09est de réunir les conditions nécessaires
08:11pour une bonne reprise des cours,
08:13mais aussi recevoir les élèves
08:15dans des dispositions adéquates
08:16pour réussir leur année scolaire.
08:18Un défi qui concerne désormais
08:20l'ensemble des établissements du pays
08:22attendus au rendez-vous du 7 septembre prochain.
08:25Un chiffre surprenant au cœur de l'actualité sociale.
08:28Seuls 4% des fonctionnaires ayant droit
08:31sollicitent aujourd'hui l'aide à la maternité
08:33proposée par la CPPF.
08:36On vous en dit plus.
08:37L'arrivée d'un enfant constitue un heureux événement.
08:41Elle s'accompagne irrémédiablement
08:42d'une lourde charge financière pour les ménages.
08:45Entre les consultations médicales obligatoires,
08:47les examens de suivi et les frais d'accouchement,
08:49le budget familial est rapidement mis à rue des preuves.
08:52Afin de soulager les agents publics,
08:55la Caisse de pension de prestations familiales
08:57des agents de l'État a mis en place une aide
09:00à la maternité s'élevant à 60 000 francs CFA par bénéficiaire.
09:03Pourtant, selon les données relevées par l'organisme,
09:07à peine 4% des agents de l'État en bénéficient actuellement.
09:10Ce chiffre particulièrement faible
09:12met en lumière un déficit d'accès majeur aux droits sociaux.
09:16À l'occasion du lancement d'une campagne
09:18de sensibilisation et d'information,
09:20la CPPF a tenu à clarifier la situation
09:23tout en fixant une règle stricte.
09:26L'octroi réoactif de cette prestation
09:29est formellement impossible
09:30pour les fonctionnaires qui n'en ont pas fait
09:33la demande à temps.
09:34Les allocations passées sont définitivement perdues.
09:37Plusieurs facteurs expliquent cette faible adhésion.
09:40D'une part, le déficit créant d'informations
09:43entourant ces prestations pourtant créées
09:45il y a près d'une décennie.
09:47D'autre part, la complexité des démarches administratives requises
09:50qui a longtemps découragé de nombreux agents.
09:53À contrario, l'allocation de rentrée scolaire
09:56est fixée à 62 500 francs par enfant
09:59et pour laquelle la CPPF est dotée d'une enveloppe annuelle
10:03de près de 5 milliards de francs CFA
10:05connaît un franc succès.
10:07Cette différence s'explique sans doute par le fait
10:09que les anciens responsables de la CPPF
10:12n'avaient pas suffisamment promu l'aide à la maternité.
10:15La campagne de communication actuelle offre ainsi
10:19une opportunité de réparation cruciale
10:21afin que tous les salariés de l'État concerné
10:24puissent enfin savourer un droit légal.
10:26Même si ces allocations n'ont pas pour vocation
10:29de prendre intégralement en charge
10:31les dépenses liées à la grossesse
10:32et à celles d'un nouveau-né viable,
10:35elles apportent un soutien financier direct fort appréciable.
10:38Au-delà de l'aspect pécuniaire,
10:41ces prestations poursuivent un objectif
10:43de santé publique essentiel.
10:44Inciter, encourager le suivi sanitaire régulier
10:48de la femme enceinte ainsi que du nourrisson.
10:50Il appartient désormais aux équipes de la CPPF
10:54de réussir leur pari d'information d'ici septembre
10:57pour que chaque agent concerné fasse valoir ses droits.
11:01Nous terminons ce journal dans le département du Comocéan.
11:04Pour rejoindre Donguila,
11:05les usagers doivent débourser 2 500 francs par trajet.
11:09Des tarifs de transport qui pèsent lourdement
11:11sur le portefeuille des ménages
11:12et isolent un peu plus les populations locales.
11:14Voyez ce constat signé, JMT TV.
11:17Enclavée et abandonnée à son propre sort,
11:20la ville de Donguila s'entre illustre de manière criante
11:23le calvaire quotidien des populations rurales de l'estuaire.
11:27Pour allier la commune de Ntoum, pourtant située à seulement 28 kilomètres,
11:32les habitants font face à un obstacle majeur,
11:34le coût du transport fixé à 2 500 francs CFA.
11:38Un tarif qui est encore difficilement supportable
11:41pour les habitants qui ne vivent que de l'agriculture et de la pêche essentiellement.
11:46Si une récente visite du chef de l'État avait allégé le poids de cette charge financière,
11:50il reste que la réalité est la même.
11:53La route est vraiment accidentelle, vraiment accidentelle, absolument.
11:58Et le tarif est toujours trop coûteux.
12:01C'est vrai que le président était là, il a réduit, parce qu'on était à 5 000.
12:05Nous sommes l'équité de 5 000 à 2 500, mais c'est toujours trop coûteux.
12:08Parce qu'on est à 28 kilomètres d'Ntoum.
12:10Mais malgré ça, c'est toujours difficile pour se retrouver en tout.
12:14Cette faillite des transports frappe de plein foie l'éducation des jeunes.
12:18Sans réseau de bus ni école immédiate,
12:20les élèves du PK28 doivent accomplir chaque jour une véritable épreuve physique.
12:25Quand les enfants sont ici, il va falloir commencer du PK28,
12:29on va jusqu'à 4 kilomètres ici.
12:31Ah, jusqu'à 4 kilomètres.
12:33Et les enfants, vraiment, ils ont chaud.
12:37Parce qu'ils font tous les matins 4 kilomètres à pied,
12:40et retenir tous les soirs 4 kilomètres.
12:42Mais une fois qu'ils ont leur examen,
12:44est-ce qu'ils sont contraints de partir en ville,
12:48ou ils sont obligés de rester ici ?
12:49Pour ceux qui restent ici, comment ils font pour allier Ntoum chaque matin ?
12:54Il y a la famille, amis et connaissances,
12:56qui habitent Libreville, Ntoum,
12:59à d'autres qu'on en voit en province.
13:00Un marathon de 8 kilomètres qui se présente comme une sanction injuste
13:04au simple droit à l'éducation,
13:06dont jouissent les enfants de Dongila.
13:08En abandonnant ce territoire et sa jeunesse,
13:10les pouvoirs publics condamnent les ménages
13:12à des sacrifices disproportionnés.
13:15À Dongila, tant que la route restera impraticable
13:18et le trajet fixé à 2 500 francs CFA,
13:20se déplacer ou instruire ses enfants continuera de peser
13:24comme une punition financière insupportable
13:26sur des familles déjà à bout de souffle et excentrées de la ville.
13:30Le chiffre de ce soir est 129 525,
13:33seul le nombre total d'assurés gérés par la CPPF,
13:36dont 102 447 actifs et 27 078 retraités.
13:41La source est directe en Fougabon.
13:44Le verbatim quant à lui est de Herman Imongo,
13:46vice-président de gouvernement.
13:47La source est la presse VPG.
13:49J'ai instruit le ministre de l'économie et celui des eaux et forêts
13:52de revenir sur l'essentiel des recommandations
13:54qui ont été faites lors du HCI.
13:56L'objectif est de rendre davantage compétitifs
14:00sur les marchés internationales les produits de notre forêt
14:02et pour cela, nous devons réorganiser les choses
14:04pour accompagner les opérateurs du secteur,
14:06sauver les emplois existants,
14:08booster la contribution à l'économie.
14:10Point final à ce journal.
14:12Merci à vous de l'avoir suivi.
14:13Bonne suite des programmes sur GMT TV.
14:15Bonne soirée chez vous.
14:26Merci à vous.